Ép.78 | Arnaud Burkel et Adams Wardani - Ils voyaient Bishop's à 0-8 dans le RSEQ

Episode 78 • October 16, 2026 • 00:59:32
Ép.78 | Arnaud Burkel et Adams Wardani - Ils voyaient Bishop's à 0-8 dans le RSEQ
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Ép.78 | Arnaud Burkel et Adams Wardani - Ils voyaient Bishop's à 0-8 dans le RSEQ

Oct 16 2026 | 00:59:32

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[00:00:00] Speaker A: Ils pensaient tous qu'on allait être 0-8 en partant. Que ce soit McGill, que ce soit Montalison, que ce soit les Carabins, ça va être la même chose. Ta performance, ça vient de toi. [00:00:08] Speaker B: Adam Wardany, t'es fondateur du camp 3S et coach des Porteurs de Ballon aux Orphans du Triolet. Arnaud Burkiel, t'es joueur de ligne défensive pour les Gators de l'Université Bishop. [00:00:17] Speaker C: The best off-season is no off-season. Un kid au secondaire va pouvoir performer et se démarquer en étant gros, ce qui va lui permettre d'aller au prochain niveau, c'est qualité athlétique. [00:00:25] Speaker A: Les résultats, c'est un outcome que tu peux pas contrôler du tout, tu vois. Le confort, c'est ce qui va te détruire un jeune. [00:00:32] Speaker B: Le retour à l'SEQ, je pense que ça, ça l'a choqué plusieurs personnes. [00:00:37] Speaker A: On savait ce qu'on pouvait faire, on savait qu'on était là, on savait qu'on était rendu, tu vois. On a joué contre les Carabins, Friday, Nightlights. Genre, t'sais, c'était fou, là. Dans cette ligue, tout le monde peut battre tout le monde. [00:00:46] Speaker B: Bonjour tout le monde, bienvenue sur Le Game On, je suis votre host, Gamrochefort, et aujourd'hui, je suis très content parce qu'on revient sur un camp que j'ai eu la chance d'être un ambassadeur cet été. Le camp 3S. J'ai ici un duo, Adam et Arnaud, qui représentent le camp 3S, fondateur Adam, Arnaud t'a aidé beaucoup, ce que j'ai pu comprendre, aussi joueur actif pour les Gators d'Université Bishop, donc tu vas aussi nous partager présentement en saison, donc tu vas aussi nous partager un peu les insights de qu'est-ce qui se passe présentement Je suis très excité. Merci les boys d'être là aujourd'hui. Surtout que c'est la dernière minute, mais c'est super cool. [00:01:29] Speaker C: Merci à toi de l'invitation. [00:01:30] Speaker A: Merci beaucoup. [00:01:31] Speaker B: Ça me fait extrêmement plaisir. Avant qu'on commence, avez-vous un petit mot à partager? [00:01:35] Speaker C: Tous les gars que je coach présentement, ils connaissent William Rochefort. Ça veut dire qu'il fait une excellente job à couverture médiatique au niveau secondaire. Il faut lui donner son shout-out. Je suis là pour ça. Shout-out William, tu fais une belle couverture. Puis c'est important, je trouve, de faire cette couverture-là parce que nous, quand on jouait, on ne l'avait pas nécessairement, puis ça donne la visibilité nécessaire pour accéder au prochain niveau. Je pense que tu fais un excellent job. Fait que keep it up, buddy. [00:02:01] Speaker B: Thanks, man. [00:02:02] Speaker A: Il a tout dit. Il a tout dit, c'est bon. [00:02:03] Speaker B: Sounds good, sounds good. Écoute, les boys, je l'ai expliqué avant, mais tout pour les gens qui vont découvrir aujourd'hui. Chaque personne qui vient sur mon podcast a droit à une introduction. Fait que les boys, voici votre intro. Adam Wardany, t'es fondateur du camp 3S et coach des Porteurs de Ballon aux Orphans du Triolet. Arnaud Burkel, t'es joueur de ligne défensive pour les Gators de l'Université Béchat. Adam, on a partagé le terrain ensemble à Lenoxville pendant une saison, si je ne me trompe pas. [00:02:33] Speaker C: Si tu ne comptes pas la COVID, une saison, oui, effectivement. [00:02:36] Speaker B: Tu as ensuite transféré avec les Griffons du cégep de l'Outaouais. Tu as ensuite commis à l'université de Sherbrooke. Finalement, avais-tu joué une saison avec l'université? [00:02:44] Speaker C: Non, malheureusement. [00:02:45] Speaker B: Malheureusement. Donc, cette année, tu as décidé de lancer le camp 3S, un camp pour les jeunes de football et les joueuses de flag football secondaire au cégep. Du côté d'Arnaud, tu es français. Tu as décidé de venir continuer ta carrière de football à Thetford. Ensuite, tu as joué une saison, si je ne me trompe pas, avec le Rougeor. [00:03:09] Speaker A: J'en ai joué trois. [00:03:10] Speaker B: Trois saisons? [00:03:11] Speaker A: Trois saisons. Première saison, je n'ai pas eu mes papiers à temps. Donc complètement, j'ai vraiment juste fait des entraînements, je pouvais même pas travailler, même pas aller à l'école. Et ensuite après j'ai fait deux saisons, et après j'ai transféré à Bishop. [00:03:23] Speaker B: Donc, trois saisons, mais t'en as joué deux avec l'Université Laval. En janvier 2025, tu décides de transférer avec les Gators de l'Université Bishop. Adam et Arnaud, bienvenue sur Le Game On, c'est un plaisir de vous avoir aujourd'hui. Ça me fait extrêmement plaisir. Le camp 3S, moi je me rappelle Adam, la fois que tu m'avais écrit, tu m'as dit Will, je veux te parler de quoi, je prépare quelque chose. Tu m'as dit, je prépore un camp, puis j'aimerais ça que tu m'aides pour mettre ça de l'avant, être un ambassadeur, commanditer et tout ça. Première chose que j'ai dit, c'était oui parce que ça me fait extrêmement plaisir. C'est sûr que j'allais être un ami, probablement, mais deuxièmement, c'est parce que c'est en région. Puis moi, c'est important pour moi. Mais c'était quoi l'étincelle? Qu'est-ce qu'il t'a dit? Ben écoute, faut que je fasse ça. [00:04:12] Speaker C: Ok. Je vais t'avouer, l'idée n'est pas sortie de nulle part. À la base, je viens de l'Outaouais. Puis en Outaouais, moi je faisais partie d'un camp qui s'appelle Coach M. C'est un peu l'idéologie que j'essayais d'avoir, la même chose que Coach M. Puis tu sais, j'ai fait partie de ce camp-là quand j'étais au niveau collégial. Puis en plus d'être la référence en termes de préparation physique, Coacham, il permettait vraiment aux athlètes d'avoir du plaisir et de ne pas sentir que tu venais pour t'entraîner et que ce soit une task, mais vraiment que tu allais avoir du fun avec tes chums. Ce modèle-là, je l'avais et j'étais assez proche des deux owners. On a Pascal Ménard, un de mes bons amis, et Amine Messry qui est décédé l'année passée, malheureusement, à son âme. C'est un peu de leur rendre hommage de ce beau camp-là qu'ils ont fondé en Outaouais. C'est un peu ça leur idéologie. La communauté, le football, la communauté, puis la famille. Puis je pense que c'est ça que j'ai essayé d'apporter à Sherbrooke dans un milieu où on a plus de 7 écoles secondaires, 2 écoles collégiales, 2 programmes compétitifs universitaires. Fait qu'on a toutes les ressources en ce moment pour que ce modèle-là fonctionne. Fait que c'était juste de le transporter, puis donner toutes ces belles ressources-là, puis apporter tout ce beau monde-là à la même place pour les jeunes à Sherbrooke. [00:05:26] Speaker B: Est-ce que t'es fier? [00:05:27] Speaker C: Écoute, c'est probablement, j'ai tout le temps des petits projets à chaque fois, mais ça c'est un de mes petits projets que je suis le plus fier, parce que ça vient seulement de moi, mais entre autres, j'ai eu le support de plein de gens, puis c'est là que j'ai vu que la communauté de football, on est capable de se rassembler pour faire des grosses choses. [00:05:44] Speaker B: Ça, je vais donner 10 pouces là-dessus, mais la communauté foot est vraiment nice, honnêtement, au Québec. Ça pourrait être intéressant, ça. En France, communauté foot, je sais que là, ça a pas mal évolué. Bonjour tout le monde, ici William Rochefort. Je vais juste prendre 30 secondes de ton temps avant que cette excellente émission commence pour te remercier d'avoir pris le temps, à travers toutes les émissions que tu aurais pu choisir, d'écouter la mienne d'aujourd'hui. J'mets énormément d'heures, beaucoup de travail à travers mes études, les projets entrepreneurials, ma vision pour sortir toutes les semaines des émissions exceptionnelles. J'ai un objectif pour l'automne. J'veux atteindre les 1000 abonnés d'ici Noël. Présentement, peu importe la plateforme sur quoi que t'écoutes, abonne-toi, ça serait super cool. Ça coûte rien, ça me soutient énormément à développer. mon projet, le podcast. Sur ce, je te remercie beaucoup. Prenez le temps d'écouter cette émission-là. C'était William. Peace. [00:06:38] Speaker A: Ça a pas mal évolué avec le flag, justement. Du coup, avec le sport, c'est vraiment devenu... La Fédération française a vraiment poussé le flag. Mais tu sais, je trouve qu'en France, ça a vraiment explosé, on va dire dans les années 2016-2017. Mais ça a vraiment... Avant c'était un sport de haut niveau. Donc moi j'étais sportif de haut niveau quand j'avais 17 ans, quand j'ai commencé le foot. Mais maintenant ça a complètement arrêté. Ça a shut down ça et ils ont tout mis sur le flag. La Fédération Française, tout sur le flag. Donc c'est vraiment... Tu sais, des camps comme ça en France, on en rêverait d'en avoir un, tu vois. On rêverait d''avoir ça. Donc c'est pour ça que quand il m'a dit directement reach out pour ça, j'ai adoré le projet parce qu'on n'a pas ça en France. [00:07:21] Speaker C: qui a dit oui en 30 secondes. [00:07:25] Speaker B: Ah ça c'est incroyable man, que tu aies voulu t'impliquer comme ça, d'aider. Mais tu sais, pour revenir à ce que j'allais dire sur la communauté, c'est que quand j'ai décidé de lancer le podcast, je voyais tout de suite, peu importe qu'ils me connaissent ou qu'ils ne me connaissent pas, tout de suite les gens voulaient partager, ils m'écrivaient et je trouvais ça vraiment important. Je trouvais ça cool, mais ce que je trouvais vraiment important c'est que Moi, personnellement, je veux rester proche de ces gens-là. Fait que c'est pour ça que, t'sais, je peux me permettre encore de, vu que j'ai quand même une communauté qui est assez très, encore très nichée, pis j'ai pas encore la plus grande communauté, j'essaie de répondre à tout le monde, j'essaye d'être là pour chaque personne. Mais je trouve ça vraiment beau, toute cette communauté-là, ce partage-là. 3S. Il est écrit sur vos gilets. C'est quoi ça veut dire pour les gens qui le savent pas? [00:08:16] Speaker C: Ça là, j'étais chez moi, puis je voulais remettre tous les piliers dans un nom. Speed, Skills, puis l'allocation Sherbrooke 3S. Mais tu sais, l'objectif, c'est que le nom soit court pour que tu puisses dire, ah, viens-tu à 3S? Puis pas que ça devienne, viens-tu à un nom de genre 7 mots, puis que ça fasse pas de sens. Tu sais, 3S, c'est rapide, puis tu comprends déjà de quoi on parle. Pour moi, c'était important que ça soit court, puis ça réunit tout ensemble, fait que 3S. [00:08:44] Speaker B: très bonne doucement. Speed, skills, est-ce que c'est ce qui manque selon toi dans le développement des jeunes? [00:08:52] Speaker C: Je pense que surtout à bas âge, mettons un kid au secondaire va pouvoir performer et se démarquer en étant gros et puissant. Mais par contre, ce qui va lui permettre d'aller au prochain niveau, c'est ses qualités athlétiques. À quel point il est capable de freiner accélérer, changer de direction. Tout ça, c'est un développement athlétique qui est beaucoup plus important, je pense, que ton développement par position parce qu'il faut que tu le fasses avant tout ça. C'est la base, c'est ta fondation, puis je pense qu'avoir le contrôle de ton corps sur un terrain de football, ça a des impacts énormes. Tu sais, c'est sûr qu'un offensive lineman ne va pas nécessairement le faire de la même manière qu'un receveur, mais au final, c'est... The name of the game is speed, puis c'est une game où tu dois être capable de changer de direction le plus rapidement possible. Donc, je pense que vraiment ton développement athlétique, c'est une qualité très importante. Je ne sais pas si Arnaud, tu veux rajouter là-dessus. [00:09:44] Speaker A: Oui, pour moi, c'est vraiment le skill. Ça, tu peux l'améliorer plus avec le temps, mais vraiment, plus tôt, tu travailles justement le changement de vitesse, l'accélération et aussi le fait d'être coachable. C'est vraiment un truc qui est très souvent oublié, mais admettons un très bon joueur qui n'est pas coachable, il ira pas à gros niveau parce que tu peux pas le coacher donc ça sert à rien. Et moi j'ai trouvé justement avec tous les groupes qu'on avait, que les jeunes, j'ai jamais vu ça de toute ma vie, ils étaient coachables, on leur disait, moi quand on m'avait appris ça, ça m'a mis trois semaines avant de bien le faire, une rep, deux rep, c'est bon c'est parti, ils vont le faire bien. C'est vraiment ça pour moi les deux gros piliers on va dire. [00:10:23] Speaker B: Dans le développement, ce que tu parles, il y a gros du muscle memory. Il y a des trucs, peu importe la position qu'au football, ça se ressemble, j'ai l'impression. Les types de mouvements, les types de déplacements, les shuffles, les backpedals, les spins. Il va falloir même que, peu importe la position, tu vas probablement en faire. Ça, c'est intéressant que vous êtes allé là parce qu'il y a des choses que ça prend juste des reps. Tu sais, à faire, à faire, à faire, tu sais. Fait que c'est pour ça que si tu pars à la base, surtout quand t'es jeune, là, c'est pas tout le monde qui, mettons, qui réagit à la différence. Puis tu sais, quand on est jeune, on bouge bizarre des fois, tu sais, on grandit, pis tout. [00:10:58] Speaker C: T'as entièrement raison. Je pense qu'à les fondamentaux, c'est la base, là. Pis tu sais, tu vas aller sur YouTube pour aller trouver des drills, parfois, c'est complexe pour rien, tu sais, parce qu'au final, tu travailles tes fondamentaux, pis on peut pas parler du camp sans parler de Thomas Desrosiers pis Marco Bérard, tu sais, on parle de vitesse. Je t'ai vraiment impressionné à quel point juste les fondamentaux de course, A-Skip, B-Skip. Tu apprends à quelqu'un à courir, à quel point ça a un impact énorme sur le développement des gens. C'est incroyable parce qu'ils ne savent pas courir. Puis cet aspect-là, à la base, on a fait des tests au début et à la fin pour voir à quel point ça m'a vraiment surpris. Je m'attendais vraiment. Il y a des tests, on avait jusqu'à 10-15 d'amélioration dans certains tests sur certains jeunes. Pour moi, je m'attendais à avoir du développement, mais pas autant énorme. Puis je pense que ça vient des fondamentaux qu'on a été capable d'implémenter. Comme tu parles, tu sais, le muscle memory, tous ces trucs-là, c'est les fondamentaux. Oui. [00:11:59] Speaker B: 100 %. Ça, c'est vraiment... Le flag football féminin et du football OK. Pourquoi t'as ajouté le flag? [00:12:10] Speaker C: Je pense qu'à la base, le flag football, c'est un sport qui est en émergence complète. On est tous d'accord là-dessus. [00:12:17] Speaker B: Je suis dans une grotte, ce n'est pas ça, je pense. [00:12:19] Speaker C: C'est ça. Tu as juste besoin d'ouvrir Instagram et tu vas voir à quel point c'est énorme. Juste le fait que ce soit aux Jeux olympiques en 2028, ça montre à quel point c''est un sport qui a pris beaucoup de place. Je pense que pour moi, le flag football au camp 3S, c'était de donner l'opportunité, les mêmes opportunités qu'on donne aux jeunes garçons, puis le donner aux jeunes filles. À la base, les jeunes filles, c'est un peu triste à dire, elles sont un peu laissées à eux-mêmes dans leur développement athlétique off-season, parce qu'il n'y a pas vraiment de gens qui le font. Puis je pense que c'est important de donner les mêmes ressources que tu pourrais donner aux gars et aux filles si tu veux avoir... On parle beaucoup de sport féminin, la place du sport féminin. Ça a autant d'impact chez les filles que chez les gars. Pourquoi on ne leur donnerait pas les mêmes ressources? Puis c'est un peu ça. Puis après, une autre affaire aussi, c'est que les couches de football, c'est deux sports complètement différents. Dans le sens où on va pouvoir t'apprendre à faire une cote pour faire ton digue, mais le digue va être couru d'une manière complètement différente en 5 contre 5, en 12 contre 12. C'est dans le sens où le terrain est plus petit, c'est une game complètement différente. Il te faut des coachs qui ont joué au flag football. à mon avis, pour pouvoir mieux coacher le flag football. Puis c'est ça que je suis allé chercher. On a Charles Vérot, qui est l'ancien head coach du Varéor, présentement le coordonnateur défensif au flag football. On a Floraly côté Bois-Vert. Safia Moutambay, qui nous a aidé énormément par rapport à ça. C'est tous des gens qui sont sortis de ce milieu de flag football-là, qui viennent redonner aux filles. Puis je pense que c'est ça, c'est de donner les mêmes opportunités aux filles qu'aux gars. [00:13:54] Speaker B: Moi, ce que j'ai trouvé vraiment incroyable... First, le vibe était vraiment sick. Quand j'étais allé, j'ai trouvé ça vraiment sick. C'était un bon vibe. La musique, le mélange de tout, les gens étaient impliqués. Il y avait aussi différents styles. Une chose, le camp, il n'y a pas beaucoup d'opposition. J'ai fait quelques camps quand j'étais jeune. Il n'y a pas beaucoup d'opposition. On avait des one-on-one et tout ça. C'était des deux bars. C'était cool. Mais si je peux parler du flag, J'ai trouvé que l'implication et le vouloir des filles de flag football, c'est à prendre en note. [00:14:28] Speaker A: C'est impressionnant. [00:14:29] Speaker B: C'est impressionnant. [00:14:30] Speaker A: Et dans tout, que ce soit le vendredi qui était football justement, donc flag avec des oppositions, mais pendant l'agilité, pendant les sprints, les questions c'est... je parlerai des gars après mais genre les filles elles venaient me parler après l'entraînement pendant 15 minutes elles venaient me dire ok là qu'est ce que je peux faire sur mon pas là tu m'as dit ça est ce que je... genre c'était j'ai jamais senti ça de toute ma vie comment elle voulait justement s'améliorer semaine après semaine tu vois Ça c'est insane, [00:15:00] Speaker B: mais je l'ai remarqué et j'ai eu une athlète de Team Canada, Laurent Molymore, sur le podcast et elle m'expliquait tout son processus de son entraînement pour se préparer à ça. j'ai jamais accoté même pas un peu ce qu'elle fait là. C'est incroyable. Tu peux supposer qu'il y a différents types de personnes dans la vie, mais moi je trouve que la communauté FLAG, les filles qui font du FLAG en ce moment, sont ultra impliquées, puis je trouve ça vraiment magnifique. [00:15:30] Speaker C: Ils ont toutes fait ça par eux-mêmes. C'est ça qui est le plus beau là-dedans, c'est que la plupart des équipes sont gérées par les filles, puis tout ce beau programme-là a été fait par les filles. Pour moi, c'est que du positif à leur donner. Gros shout-out aux filles de flag football qui ont bâti ça. Puis au Québec, on a du flag football de bon niveau. [00:15:53] Speaker A: C'est du très gros talent. [00:15:54] Speaker C: C'est du gros talent. Tu regardes l'équipe canadienne, c'est pas pour dire la majorité, mais une bonne partie, c'est des Québécois, Québécoises. [00:16:01] Speaker B: Il y en a juste une qui n'est pas québécoise. [00:16:03] Speaker C: C'est ça. [00:16:04] Speaker B: C'est une ontarienne. Puis elle a déménagé au Québec pour jouer aux XO. [00:16:08] Speaker C: Ça montre la qualité du flag football qu'on a au Québec. Puis ça vient entièrement des filles. Gros shout-out. [00:16:14] Speaker B: Effectivement. En finissant, ma dernière question que j'aurais sur le 3S, c'est qu'est-ce que tu dirais que, mettons que le moins bien n'était. Puis ensuite, j'aimerais ça que tu me dises qu'est-ce que tu aimerais changer pour l'année prochaine, justement. [00:16:27] Speaker C: OK. Je pense qu'une affaire qu'on pourrait améliorer, c'est les niveaux, je pense, d'être capable de mieux séparer les niveaux. Il y avait des gens qui étaient beaucoup plus intermédiaires, d'autres débutants, puis des gens très expérimentés. Pour le meilleur encadrement possible, il aurait fallu qu'on puisse faire des catégories un peu plus, mettons, les gars qui sont plus expérimentés, qui vont au niveau collégial, puis les gars de secondaire 3, 4, avoir leur développement à eux séparés, pour favoriser le meilleur encadrement. Je pense que c'est ça qu'on a à mon avis. [00:16:59] Speaker A: Moi, mon avis, c'était plus justement sur les filles, parce qu'admettons, il y en avait, par exemple, un groupe où c'était un groupe d'amis. Donc, admettons, c'était des filles qui venaient de commencer le flag à cette année-là. Donc, elles se sont craquées, elles se sont dit, écoute, là, on a un camp 3S, on aimerait trop venir. Il y en a qui ont été là pendant le premier. Il y avait une première phase de camp. Ils ont dit, tous les parents disaient que c'était incroyable. Donc, elles sont allées à la deuxième phase du camp. Donc, c'est des filles vraiment qui ont qui ont starté le flag presque avec nous. Donc là, il faut vraiment c'est vraiment, je peux pas dire ace keep, ça veut pas ce que c'était un ace keep. Donc il faut que t'apprennes la base, tu vois. Donc c'est juste ça, même faire peut-être une introduction pendant deux semaines avant pour juste introduire un peu les mouvements de base. Oui c'est ça, je pense diviser un peu les trucs. [00:17:41] Speaker C: C'est deux coachings complètement différents d'apprendre à quelqu'un à jouer puis juste de peaufiner des détails. Il faut que tu puisses le faire séparément parce que sinon tu nuis au développement des deux. [00:17:52] Speaker A: Oui, c'est ça. [00:17:53] Speaker B: Une chose qui m'avait énormément marqué, puis ça je pense que je t'en avais parlé Adam, mais à un moment donné, j'osais avec un gars, je lui donnais un petit coaching point d'un one-on-one. il m'a dit, j'ai dit «ah toi tu joues pour le fun» il me dit t'sais ben moi j'ai arrêté de jouer en fait j'ai pas eu d'opportunité pour aller jouer au cégep tout ça fait qu'il dit moi je suis là parce que j'aime jouer au foot pis y'avait un camp cet été pis là j'étais comme ok c'est là que tu sais que ça marche t'sais quand t'as des gars qui aiment juste le sport man pis ils veulent juste en faire mais qui ont juste pas eu l'opportunité au prochain niveau qui viennent participer à ça c'est... C'est quand même nice pour Richard. Je pense que juste pour ça, c'est une victoire. [00:18:31] Speaker C: Je sais exactement de quel gars tu parles. Puis, il y a un gars qui avait arrêté le football, je vais pas dire son nom, mais il avait arrêté le football. Puis, il a été capable, par la suite, de recommencer à aller au niveau collégial. après le camp, ça lui a donné les ressources pour être capable justement de pallier à toutes les choses qu'il avait besoin pour aller au collégial. Quand il m'a dit ça, j'étais très, très fier. J'étais très, très fier parce que c'est un peu ça notre mission, c'est d'amener du point A au point B. Dans ce cas-là, c'est être capable de relancer une carrière de football. [00:19:02] Speaker A: C'est magnifique. [00:19:03] Speaker B: Je suis curieux de vous entendre, les gars, Je pense que le sport nous a tous appris des choses dans la vie. Puis, pour moi, c'est très important d'ici, sur mon podcast, qu'on en partage. À chacun de votre rôle, j'aimerais que vous me partagez une leçon que, selon vous, le sport vous a amené, qu'aujourd'hui, vous sert dans votre vie. [00:19:23] Speaker A: Moi, je pense que c'est l'assiduité, en vrai. L'assiduité, donc vraiment... L'assiduité que j'ai mis dans mon foot, là c'est plus quand je suis arrivé universitaire parce que je me suis pris une énorme claque niveau universitaire. Quand j'étais au collégial, c'était aussi assez sharp, mais là on passe un cran, je suis arrivé rouge et or, tout est calculé, donc c'est vraiment cette transition-là qui m'a fait vraiment mal et qui a presque changé toute ma vie. Que ce soit en retard, maintenant j'arrive dix minutes en avance à tous mes meetings. C'est vraiment l'assiduité que je mets dans mes cours, je vais les mettre au foot, je vais les mettre avec ma copine, je vais les mettre avec tout le monde. Donc c'est l'assiduité dans toute ma vie que j'ai vraiment améliorée avec le foot. [00:20:04] Speaker B: Ça c'est sick. [00:20:05] Speaker C: Moi je pense que c'est la réponse à l'adversité. Dans toutes les carrières de n'importe quel joueur de football, il va y avoir un moment où tu vas avoir de l'adversité. Puis c'est prendre un recul, être capable de dire, OK, j'ai fait ça de mal, prendre responsabilité de ça. Puis qu'est-ce que tu vas faire pour que ça n'arrive plus? Je pense que ça, c'est plus gros que le football. Tu peux mettre ça dans toutes les sphères de ta vie. Puis au travail, moi, ça m'aide énormément. C'est des trucs que tu mets dans ta boîte à outils. Je pense que... Il y a beaucoup de gens sur le milieu du travail qui ont fait du sport, peu importe que ce soit le football ou n'importe quel sport au niveau compétitif, ils ont ça dans leur boîte à outils parce qu'il y a un moment dans ta carrière où il va falloir que tu frappes un mur d'adversité, puis il faut que tu te relèves. Puis je pense que même à l'ENOX, on l'a vécu beaucoup avec beaucoup d'adversités, je pense, puis c'est un peu ça, c'est d'être capable de traverser tout ça, puis à la fin, continuer à aller à la chaque pratique, travailler fort pour être meilleur, puis c'est ça un peu le football, le sport en général qui peut apprendre un athlète, c'est ça. [00:21:02] Speaker B: Je trouve ça vraiment beau ce que vous partagez les gars, puis tu vois, en vous écoutant, ça me fait penser à une petite expérience personnelle que j'ai présentement. Et tu vois, je pense que ça, j'allais un peu le développer aussi à cause du foot, mais tu sais, tantôt, je vous expliquais qu'en ce moment, je suis en stage, puis je travaille avec des gens qui ont des limitations. Il me va vraiment comme le leader, je suis leur référence. C'est là que des fois je ressens un peu les skills de speech d'avant match, où il faut que j'y prépare ou peu importe. Je voulais juste te partager comme ça parce que ça m'a fait penser à ça. C'est des petits trucs... au sport, que tu parles ou tu ne parles pas, tu le fais quand même un peu, que ce soit par tes actions, par tes mots, peu importe. Je trouve ça... Merci d'avoir partagé ça, les gars. Tu coaches aussi au triolet, non? Puis, j'aimerais aussi, en fait, on mélange les deux. On va parler un peu du trio parce qu'en ce moment, la saison commence pour le trio, mais aussi le développement des gens. Moi, quand j'étais là, j'ai joué, pour mettre du contexte, j'ai joué trois saisons avec le trio-là. Fait que j'ai fait le sport études, j'ai tout fait, puis c'est vraiment un très beau programme, il est très très bien monté. Qu'est-ce que tu remarques en ce moment que selon toi, et peut-être, justement overrated dans le coaching ou dans le développement des jeunes au secondaire? [00:22:22] Speaker C: Je comprends. Moi je pense qu'au secondaire, tu sais on en a parlé tantôt, ton développement athlétique est très important. Tu sais, outre que tout l'aspect technique du football, je pense qu'il faut que les jeunes fassent du sport. The best off-season is no off-season. Si t'es capable de jouer au basket, surtout au secondaire, t'as l'opportunité de le faire parce que t'as pas nécessairement tout le côté compétitif du collégial et de l'université. T'as le temps de jouer au basket? Va jouer au basket. Tu veux faire des ligues de flag football? Va jouer au badminton. L'athlétisme. Tout ça, c'est des choses que je pense qu'il faut que les kids fassent pour devenir des meilleurs athlètes. C'est sûr, il faut que tu prennes ça à cœur. Je pense que c'est correct, le côté technique, c'est très important aussi. Mais je pense qu'il faut que tu profites du fait que tu es au secondaire et que tu as le temps de le faire pour juste te développer comme athlète avant, à mon avis. [00:23:16] Speaker B: Plusieurs muscles, tu es différent, tu vas travailler. [00:23:18] Speaker C: Exact. C'est Christian McCaffrey, je pense, qui disait ça. «The best off-season is no off-season.» Pour moi, au niveau secondaire, c'est vrai à aucun autre niveau. [00:23:32] Speaker A: Souvent quand tu fais deux sports, même tous les gars dans la NCA, admettons, moi je parle de ma position, mais les D-Line qui faisaient un sport de combat, même de la boxe, ils avaient des mains beaucoup plus rapides que les autres. Du judo, ils avaient une meilleure transition de hanche. Admettons, un de mes meilleurs amis, Yuan Miangui, qui était à Laval avant, Taekwondo, niveau super haut, il était aux Jeux Olympiques, tout ça, et il a transitionné sur le foot, et lui justement, il a des hanches vraiment, vraiment rapides. On le voit directement que la transition a fait vraiment du bien d'être à sport à haut niveau, mais c'est vraiment important. [00:24:11] Speaker C: Les sports de combat, c'est aussi un bon exemple qui peut ajouter beaucoup au plus value de la carrière d'un joueur de football, effectivement. [00:24:20] Speaker B: Je ne l'avais pas vu de moi-même. Je ne suis pas dans cet environnement, mettons, des sports de combat. Mais pour l'aspect d'autres sports, j'avais Samuel Giger, vous l'avez vu pas tant longtemps sur le podcast, Samuel Giger, un chaboukoua qui a joué dans la NFL. C'est un receveur. C'est ça qui est incroyable. C'est un receveur. Il a joué avec les deux frères Manning. Big guy. Puis il me disait que lui, quand il était à l'université, il essayait tout le temps de travailler sur des points qu'il était bon, mais qu'il savait qu'il n'était pas le meilleur. Puis à l'université, il était dans l'équipe de foot. Il était dans l'équipe de track aussi. Puis tous les extras qu'il faisait, genre gym, track, puis dans le foot, ben il dit, ça m'a permis de me démarquer. Parce qu'après ça, j'étais arrivé dans les camps, j'étais arrivé... Puis, il était comme «Chris, il est donc bien vite, tu sais, il est pas le plus gros, pas le plus grand, mais... Il est ultra rapide, il a un bon gabarit, on pourrait peut-être essayer de faire de quoi, tu sais.» Fait qu'encore un exemple de, tu sais, peu importe le niveau, je sais pas à quel point aujourd'hui c'est applicable, mais je me dis si le fait... [00:25:21] Speaker C: Je pense qu'on ne fait pas assez le mix, justement, du track puis le football. Parce que, tu sais, comme coach, mettons, je peux te montrer comment faire un escape, un b-skip, mais la meilleure personne à le faire, c'est quelqu'un qui a fait ça toute sa vie. Puis, je pense que le mix des deux, la plupart des gars qui sont vraiment performants, c'est des gars qui ont fait du track. Tu sais, au niveau, aux States, Tous les gars qui ont fait du track, c'est directement applicable au football. C'est de la vitesse pure, c'est de la vitesse linéaire. Au final, je pense que le track et le football devraient plus souvent faire plus de mix ensemble. [00:25:55] Speaker B: Je suis curieux, le triolet, comment ça va présentement? Je suis un peu ça, bien sûr, mais je veux t'entendre en tant que coach qui est là présentement. L'équipe, elle commence jeune équipe, beaucoup de vétérans. [00:26:09] Speaker C: On a une équipe très, très jeune. La plupart de nos partants, c'est de secondaire 4. Pour donner une idée, toute notre ligne offensive, c'est que des secondaires 4. C'est bon pour le futur. C'est sûr qu'en ce moment, ça nous donne un petit peu moins de maturité, surtout au niveau physique. Mais on a un futur très, très positif pour le programme du triolet, entre autres parce qu'on est très jeune. Juste le fait que nos partants, ce sont des secondaires 4, la plupart du en secondaire 4, c'est souvent un gars qui va s'améliorer, temps, qui va prendre le temps de regarder le gars qui est devant lui, qui est en secondaire 5, puis get better pour l'année prochaine. Là, c'est des gars qui prennent des snaps à chaque game, qui get better. C'est sûr et certain que ça va leur donner un step de plus l'année prochaine, effectivement. On est très jeunes, je trouve. On a une équipe qui est avec beaucoup de vouloir, les kids sont là, ils restent après la pratique. Moi, j'ai rarement vu des kids qui s'entraînent quatre fois par semaine, puis qu'après la pratique, ils décident de lancer la balle avec leur chum. Beaucoup de kids au triolet qui font ça, ils mangent du foot. Ils mangent du foot! [00:27:13] Speaker B: Ça, c'est insane. [00:27:14] Speaker C: Ouais, ouais, ouais. Puis c'est ça qui fait la différence, je pense, dans ton développement, à quel point t'aimes ton sport. Puis c'est des kids qui ont décidé, d'aller faire dans une école où le football, c'est sport-études, c'est un peu le football puis l'école, c'est leurs deux parties prenantes. Je pense que c'est ça la différence dans notre programme, on a des kids qui veulent jouer. [00:27:33] Speaker B: Let's go man, t'es en top, j'ai envie de dire. Arnaud, cette question-là est plus pour toi. Cet été t'as coaché, t'as aidé au développement des jeunes, on en a parlé avec le camp 3S. On t'a parlé au début que c'est des choses que vous aurez rêvé avoir en tant qu'athlète en France. Je suis curieux de t'entendre au niveau du développement justement du jeune athlète, si tu avais à comparer, mettons, ce que tu as vécu ici au Québec et ce que tu as vécu chez toi en France. [00:28:01] Speaker A: Bien sûr. [00:28:02] Speaker B: Comment tu le décrirais? [00:28:04] Speaker A: Bien déjà, déjà en se tartant, C'est juste un start au niveau de l'école. Admettons, nous à l'école, en France, en tout cas c'est ce que je vois là et quand j'étais petit, on a une heure de sport par semaine à l'école. Une heure de sport par semaine et de plus en plus ça avance, moins de personnes font du sport. C'est ce que je vois, c'est ce que je parle avec justement des familles en France, tout ça. Donc moi, j'aurais tellement aimé justement grandir au Québec et avoir tout ce panel de sports que je peux faire. Moi, j'aurais fait six sports si j'étais au secondaire ici. Admettons, si tu fais du soccer en France, oui, tu vas être accompagné, mais t'as genre 67 millions de Français, t'en as 10 millions qui font du soccer. Tout le monde fait du soccer. Donc, oui, au niveau du soccer, tu vas être accompagné. Mais si tu fais un truc un peu en extra, moi, je fais du tennis. Je sais, ça se voit pas, mais je fais du tennis, tennis. Encore, j'avais quelques ressources, tout ça. Mais tu fais un sport un peu mineur, comme le football américain, comme on l'appelle en France. Tu peux rien faire. Moi, j'ai eu un de mes meilleurs amis qui vraiment m'a coaché quand j'étais petit. Donc, lui, il m'a donné tout son bagage. Mais sinon, tu n'as rien en France. C'est ce que moi, j'ai vécu. C'est mon truc personnel. Mais de ce que je parle avec tout le monde, tu n'en as rien. Peut-être en région parisienne, parce que moi, je viens d'une région un peu plus reculée. Région parisienne tu dois plus savoir de choses mais sinon t'es pas accompagné tu vois. Donc en voyant justement le camp 3S, et tu sais Adam il est pas très vieux là, donc de voir que quelqu'un de ce stage là, il arrive à faire un truc aussi sharp, aussi gros, et qu'il y ait du développement, quand il l'a dit de l'amélioration, moi j'ai jamais vu des gens s'améliorer aussi vite tu vois. Donc, t'sais, d'améliorer des gens comme ça, ça m'a fait tellement plaisir et j'aimerais tellement que ça se retransmette en France. Donc, si je peux une fois retourner en France, c'est le faire. 3S en France et c'est bon. [00:30:02] Speaker B: Ouais, exact, exact. [00:30:03] Speaker A: On enlève le troisième S de Chabot qui est... [00:30:05] Speaker B: On va l'appeler 2SF. [00:30:10] Speaker C: C'est ça, c'est ça. [00:30:12] Speaker B: C'est bon. T'es rendu à Templin au Québec? [00:30:16] Speaker A: Non, en fait là j'ai temps plein, [00:30:18] Speaker B: c'est-à-dire... Est-ce que tu retournes sur en France? [00:30:21] Speaker A: Je sais pas, parce que j'ai ma draft CFL l'année prochaine. [00:30:26] Speaker B: Ok, nice! [00:30:28] Speaker A: On croise les doigts. J'ai plein de plans, j'ai ma copine donc on ne sait pas ce qu'on va faire. Mais c'est un plan justement de retourner en Europe, peut-être même jouer... Il y a plusieurs ligues maintenant dans lesquelles je peux jouer encore en Europe. On va voir comment ça va se faire. [00:30:44] Speaker B: Au niveau des ligues professionnelles, par contre, c'est quand même bien développé là-dessus en France. [00:30:51] Speaker A: En France, on a l'ELF. Là, il s'est divisé en deux ligues. Deux ligues majeures. C'est quand même assez développé. Mais tu as des pays, l'Allemagne s'est vraiment poussée à son maximum. Il y a plein d'Allemands en NFL. Déjà, ils sont énormes. Les Allemands sont énormes. Ils sortent des hauts-lines énormes, des dix-lines énormes. Donc, tu sais, il y a vraiment deux équipes professionnelles en France en ce moment, genre en AFL, AFLE, tout ça, mais je pense que plus ça va avancer, plus ça en aura. [00:31:21] Speaker C: Penses-tu que la EFL, ça se tape avec la CFL ou c'est vraiment deux niveaux? [00:31:27] Speaker A: Admettons, moi, j'ai plein d'amis à moi qui sortent universitaires, qui vont là-bas. Ils sont gros. Parce que t'as des Suisses qui font genre 6 pieds 7, t'as des Allemands qui font 6 pieds 9, qui sont là-bas. Mais niveau football, la CFL, tu regardes ça, c'est un niveau qui est un peu en dessous de la NFL. Mais pour moi, je trouve que c'est vraiment un monde complètement différent. [00:31:50] Speaker C: Moi j'étais surpris quand je vais voir les games des Alouettes, à chaque fois je me dis comment ces gars-là ne jouent pas dans l'NFL. [00:31:55] Speaker A: C'est un niveau de fou, tu vois. Il y a des gars NFL, des ressortissants NFL, qui n'arrivent pas à jouer en CFL. Parce que ce n'est pas le même tempo, c'est beaucoup plus grand. C'est tough la CFL. [00:32:06] Speaker B: J'avais des athlètes professionnels sur le podcast qui me disaient ça. Ils me disaient que la majorité des starters dans la CFL, donc les 12 partants sur le terrain, offensives, défensives et special teams, ont déjà eu minimum un contrat dans la NFL. À part, mettons, les Canadiens. Fait que le niveau se ressent. Puis moi, plus que je creuse la question, plus je me rapproche que c'est une question de timing. Souvent, il y a ça. Puis aussi, chaque équipe de la NFL, on leur... Comment est-ce que... Your feature player. [00:32:45] Speaker A: Oui, bien sûr. [00:32:46] Speaker B: Le feature player, Patrick Mahomes, Travis Kelsey. si Jomar Gibbs, des gros gars comme ça. Ou est-ce que dans CFL, il y en a un peu moins? Ben là, il y en en a. Là, on entend plus parler, là, si les Alouettes sont ultra-forts. C'est le fun, mais c'était vraiment plus ça qui ressortait quand je posais les questions, puis j'étais comme... Des superstars. Ouais, exact. Les feature players, il y en plus. [00:33:10] Speaker C: Des Lamar Jackson, là. [00:33:11] Speaker B: Exact, des Lamar. Puis, c'était un exemple que Mathieu Betz m'avait donné. Il m'avait parlé de Khalil Mack. Il me dit, tu sais, ce gars-là, Personne pouvait faire des reps contre lui parce que y'a personne qui était assez bon. [00:33:23] Speaker C: T'es malade. [00:33:24] Speaker B: Il disait «one hand jab» et le O-Line ne pouvait plus rien faire. Il avait le contrôle sur lui et c'était «Kalil McAttack». [00:33:35] Speaker A: Il est malade ce mec. C'est quelque chose. La CFL, comme tu as dit, même moi je suis allé les voir une fois, le niveau d'athlétisme de ces gars c'est assez fou. Quand tu vois des gars dans la CFL, le niveau de changement de direction, le niveau de... Surtout dans les Special Teams, c'est des dogs. C'est des dogs, ils s'arrachent la tête à chaque jeu. C'est vraiment cool à regarder. [00:34:03] Speaker B: Surtout qu'ils ont pas mal plus de reps, ces Special Teams, à cause du 3 essais sur le football canadien. Arnaud, j'aimerais qu'on parle rapidement de ton parcours. Tu as choisi Thetford pour venir au Québec. Pourquoi Thetford? Tu peux m'expliquer un peu le cheminement, disons, jusqu'à... Qu'est-ce qui t'amène jusqu'à Bishop? Puis quand t'es rendu à Bishop, j'ai préparé autre chose. [00:34:27] Speaker A: T'as d'autres trucs? OK, parfait. Donc, moi, en fait, j'ai commencé le foot, comme dit, dans mon petit village à côté de chez moi. Après, je suis allé au Pôle France. Donc, le Pôle France, c'est une structure de haut niveau qui n'existe plus, malheureusement, aujourd'hui. Je suis all-out, mais ça n'existe plus. Mais je suis allé au Pôle France, je suis resté deux années là-bas. Et eux, en fait, on a une entente avec le Québec. Donc admettons, nous, on paye moins cher en école qu'admettons les gars... On paye comme les gars d'Ontario, si je me souviens bien. Mais c'est... On a vraiment une entente et dans les cégeps, tu sais, t'as Jonquière, Ted Ford... T'as Victoriaville, encore quelques équipes comme ça. Et eux, justement, chaque année, on avait un try-out entre nous et les équipes québécoises venaient chez nous. Genre, venaient en France. Ils venaient en France et tu faisais 40 yards, tu faisais genre quelques trucs. Et moi, j'ai été par Tedford, toutes les équipes. Et moi, Tedford, il y a vraiment plein d'amis à moi qui allaient là-bas. Mes amis les plus proches, j'ai dit que je signe direct. Mon père était fan du Québec aussi donc il a dit vas-y signe mon fils, on va pleurer mais vas-y. Donc ouais Thetford, bien passé, j'ai fait que 4 matchs à Thetford parce que j'étais vraiment magané, je suis arrivé. Avant j'étais linebacker mais j'ai switché d'e-line juste quand je suis arrivé à Thetford. Et puis après, écoute, j'ai reçu quelques calls d'université. Puis après, on a dit Rouge et Or. J'hésitais beaucoup entre Rouge et Or, Bishop et Gigi's. Donc c'était mes trois équipes, on va dire, dans la bataille. J'ai choisi Rouge et Or à la fin pour plein d'aspects. Et puis c'était un bon choix. Donc je suis allé là-bas. Première année, comme dit, pas eu mes papiers et tout ça. deux années où j'ai pas eu l'opportunité de jouer et je pensais que justement moi je devais jouer. Je suis pas parti pour rien de la France. J'ai fait beaucoup de sacrifices pour moi-même, pour mes parents, pour tout le monde. J'avais vraiment envie de me donner une chance parce que j'étais un peu déçu de tout ce qui se passait. Puis après, écoute, j'avais le choix entre plusieurs autres équipes, mais dès que j'ai arrêté, j'ai direct appelé Bishop parce que je m'entendais très bien avec Chérif. Très, très bien. Ma famille avait un feeling directement avec Chérif, donc on a dit écoute, on signe directement un B-shop et puis ouais c'est ça j'ai signé justement comme t'as dit en janvier et j'suis arrivé j'ai fait les comptes mars, les comptes mai puis après ben on a ride sur Trinicum et puis voilà. [00:37:07] Speaker B: Ça c'est fou, mais sais-tu quoi? J'pense que tout est à ton honneur mais en fait si moi j'me mets dans ta situation en fait juste j'vous vois généraliser ok? J'pense que peu importe t'es qui tu mérites de jouer genre Dans le sens que si on y va sur un point plus me, myself and I, quand tu arrives à choisir une équipe, on voit qu'il y a un plan pour que tu joues. Si tu vas juste dans une équipe pour être assis sur le banc, pas juste parce que tu veux gagner une Coupe Vanier, t'es-tu un fan de foot ou un joueur de foot? [00:37:44] Speaker A: Moi, le dénominateur, pourquoi j'ai choisi Laval, je vais dire direct, c'est parce que Glenn était le coach de D-Line. Donc j'ai dit, vu que moi, j'avais aucune technique. Moi, en fait, on m'avait recruté parce que j'étais fort, je courais vite, tout ça. Moi, je me suis dit, écoute, je vais mettre tout mon truc sur Glenn, il va me coacher, tu sais, il y en a. Tu sais, je suis arrivé à B-Shop avec un bagage de D-Line, tu sais, où genre, tu sais, les coachs, des fois, ils me disent genre, wow, tu connais plein de trucs. Ouais, mais parce que, tu sais, En vérité, ce n'est pas mon knowledge à moi, c'est mon knowledge à Glenn que je transmets directement ici. Après, j'ai vraiment kiffé améliorer ce knowledge-là. J'ai 100 pages sur Insta de knowledge de foot et de D-line. C'est vraiment ça. Et puis, j'adore le coaching aussi. C'est pour ça que j'ai un peu tout mixé. C'est ça. [00:38:33] Speaker B: La qualité de coaching de Glenn, si t'avais à me le noter, sur 10? [00:38:37] Speaker A: De coaching? 10. [00:38:39] Speaker B: Ah ouais? Qu'est-ce qui te l'a le plus marqué? [00:38:41] Speaker A: Ben t'sais, lui, il fait énormément de tape, énormément de trucs, énormément de... Il regarde énormément de choses de football. Donc t'sais, il a coaché Mathieu Betts aussi. Il a coaché vraiment plein de monstres. Il a eu sa shot aux États-Unis aussi. Donc t'sais, c'est vraiment... En termes purs, surtout pour les gars à l'intérieur, genre les D-Taco, c'est le meilleur coach D-Taco au pays, D-Line. Glenn c'était quelque chose. Des fois même tu peux dire que c'est un peu picky, mais c'était des pas genre en mode le pas il va être moins d'un yard, un peu trop loin et ça va changer toute ta rêve. Donc admettons des coachs qui diraient genre, admettons, je ne sais pas si je dirais une connerie, Dans une autre équipe universitaire, tu vas faire un loop, on va dire, et tu vas mal tourner tes hanches, mais tu as fait le jeu. OK, c'est bien. Mais non, là t'as fait le jeu, on s'en fout, c'est la préparation qui compte et ce qu'on veut c'est que la préparation te mène au match et c'est ça qui compte. C'est aussi le truc que j'ai trouvé entre Laval et Bishop, c'est vraiment la préparation et la progression vient avant les résultats. mais genre vraiment avant les résultats. Les résultats, c'est un outcome que tu ne peux pas contrôler du tout, tu vois. Chérif le dit tout le temps, tout le temps, tout le temps. Quelque chose que tu ne peux pas contrôler, tu n'as pas à mettre de temps là-dessus. Tu ne peux pas le contrôler, ça ne sert à rien, tu vois. Donc, toute la vie, tu vas l'apprendre et c'est là où tu vas contrôler ce que toi, tu peux faire, tu vois. Mais tout ce qui arrive, les outcomes, les résultats, il faut laisser la vie faire. Il faut laisser la vie. [00:40:25] Speaker B: La seule chose que tu contrôles vraiment, c'est ce que tu fais maintenant. Qu'est-ce qui vient? Le résultat de ça, tu le contrôles pas. Ça, c'est incroyable. Masterpiece qui est en train de sortir là, man. C'est vraiment cool pour vrai que t'aies ressorti cet apprentissage-là de cette expérience-là au Rouge Or, pis que ça soit transférable sur tout. Sérieusement, c'est... incroyable. t'as partagé rapidement que t'avais choisi Bishop parce que t'avais une super bonne relation avec Sherif. Sherif, j'ai lu sur le podcast, quel humain, incroyable. L'autre jour, votre game contre McGill, j'étais là pis je pendais mon véhicule pendant que vous vous rentriez pour la demi pis j'ai croisé dans le stationnement Sherif qui attend tout le temps, il est tout le temps le dernier à rentrer. Pis je passe à côté de lui, «I will» il me donne un câlin pis tout «Bienvenue» tout, j'étais comme «What?» Incroyable. Non mais j'ai trouvé ça honnêtement vraiment incroyable parce que j'avais jamais parlé à Shérif avant que je l'invite sur l'émission. On a eu une discussion qui était exceptionnelle puis ensuite les seules discussions que j'avais eues c'était via les réseaux, je ne savais jamais vraiment reparler en personne et que là je le revois plusieurs mois après notre dernière discussion qui m'accueille, j'étais comme... J'ai énormément de respect pour ça. Je trouve ça vraiment incroyable. En tout cas, moi c'est une chose que je retiens de chez Riff, c'est que je vais faire un effort pour être humain comme ça avec les gens que je rencontre parce que c'est tellement important, je trouve ça vraiment cool. Puis je peux comprendre pourquoi... t'as autant accroché avec Chérif. Mais à part Chérif, j'ai pu comprendre aussi que la vraie raison c'est parce que tu voulais vraiment avoir une vraie chance de jouer. [00:42:12] Speaker A: Exactement, tu vois. Et tu sais, du coup, parce qu'il y a une trêve, tu peux pas leur parler pendant qu'il est en saison. Donc on a appelé directement après, et tu sais, moi je lui ai dit, j'ai pas dit je veux jouer, mais tu sais, admettons, est-ce que je vais être traité comme tout le monde? Et tu sais, je suis arrivé, J'ai fait mes cheats, j'ai fait tout ça. Moi je voulais vraiment être traité comme tous les joueurs et pouvoir, si tout est bon, avoir ma place sur le terrain. Donc ouais, c'est ça. L'ambiance, j'aimais vraiment bien. Il y avait vraiment plein de choses qui se concordaient. En plus, avec ma copine, on avait décidé qu'on allait au même endroit. Je n'avais pas envie de l'emmener à Saskatchewan. C'est plus ça. Donc c'est vraiment un choix qui s'est fait très très vite parce que j'ai adoré quand j'avais fait ma visite, quand je t'ai retourné, j'ai vraiment adoré le vibe donc c'est ça. [00:43:00] Speaker B: Le retour à RSEQ, je pense que ça, ça l'a choqué plusieurs personnes. L'affaire qui est le fun c'est que toi t'as vécu les maritimes et t'as aussi vécu la RSEQ. Tu le vis en ce moment je devrais dire. Ça change quoi dans le vestiaire? Qu'est-ce qui a changé avec le retour? En fait, je ne sais pas si «changer» est le bon mot, mais j'ai envie de dire... C'est quoi la vision du retour en RSEQ par Becha? [00:43:32] Speaker A: Tu sais, je te parle de Sheriff H24, mais en fait, c'est notre culture. [00:43:36] Speaker B: Qu'est- [00:43:37] Speaker A: ce qu'on amène sur le terrain, c'est que notre opponent, C'est pas, on n'y apprête pas de temps, mais c'est vraiment, on se contrôle sur nous. On essaie de faire à chaque fois des 1 vs 1 contre nous. Et que ce soit McGill, que ce soit Montalison, que ce soit les Carabins, ça va être la même chose. Ta performance, ça vient de toi, tu vois. Donc dans le vestiaire, ça n'a rien changé, entre guillemets. On est la même équipe, on a le même ADN, on a la même chose. On a les mêmes, pas les mêmes jeux, mais tu sais, la même... c'est ça la même ADN tu vois mais ça a vraiment rien changé de ma vision à moi mais comme ce que ce qu'on avait parlé avant c'est moi j'ai pas joué entre guillemets dans la AUS j'ai juste admettons parce que je me suis blessé directement donc j'ai pas pu avoir l'occasion de jouer en AUS mais ouais non c'est ça ça ça a pas vraiment changé tu sais dans la tête des gars tu sais du rat poison là tout ce qui était autour ça c'est c'est des trucs qu'on essaye pas de reach qu'on essayait pas d'avoir Mais tu sais, quand on a eu notre victoire contre Sherbrooke, ça a été vraiment en mode, ah ouais, Bishop a remporté une victoire. On n'était pas surpris, on savait ce qu'on pouvait faire, on savait qu'on était là, on savait qu'on était rendu, tu vois. Donc c'est vraiment... Moi, ça n'a pas trop changé, on va dire, le switch. [00:44:52] Speaker B: C'est plus... dans l'air, auto... [00:44:56] Speaker A: Tu sais, toujours au Québec, moi c'est ça que j'ai... Admettons, avant, j'ai un peu kiffé aller prendre l'avion. On va pas se mentir, c'est vraiment cool. [00:45:03] Speaker B: C'est un vibe. [00:45:04] Speaker A: Mais tu sais, pour les autres équipes qui devaient aller prendre huit jours de bus, c'était terrible. Mais non, c'est ça, on a joué contre les carabins, Friday Night Lights, genre, tu sais, c'était fou. Genre, de voir ça, ça fait genre... Ça faisait combien de temps? Ça faisait huit ans. 8 ans, 10 ans qu'on n'était pas là. [00:45:25] Speaker B: 2016. [00:45:26] Speaker A: C'est vraiment un retour qui a fait parler de nous et on essaye de montrer notre culture à travers ça. Je pense que c'est ça. [00:45:36] Speaker B: J'aime ça. Aussi, c'est l'aspect de rester soi-même. Cherif le sortait beaucoup. Mais aussi, j'ai l'impression que c'est beaucoup Je pense que les attentes ne sont pas tant élevées envers BU. L'aspect médiatique autour, je pense que c'est une bonne affaire. Mais en même temps, c'est un peu comme tu dis, c'est un peu du poison. [00:45:59] Speaker A: Tiens, admettons qu'on a gagné contre Sherbrooke. Tout le monde était là genre en mode ok et là du coup ça a switché, t'es là genre en mode ah bah non on est tous derrière Billou, ah bah non on est tous... Mais tu sais, si tu le prends au pied de la lettre, si tu prends vraiment ça directement, Ça va te monter à la tête. Nous, là, c'est comme si... Encore, c'est du 0-0, là. On va être là, genre «Ah ben, Biou, maintenant ils peuvent battre eux, ils peuvent battre eux parce qu'il y a un différentiel». Non, ça marche pas comme ça. Dans cette ligue, tout le monde peut battre tout le monde. C'est une ligue avec un talent tellement haut que genre... Si tu prends une équipe à la légère, c'est sûr que tu vas te faire battre. C'est sûr que tu vas te faire battre. Donc c'est ça. [00:46:43] Speaker B: Vous jouez qui en fin de semaine? [00:46:44] Speaker A: On joue Concordia. [00:46:45] Speaker B: Concours. Est-ce que vous jouez aussi? [00:46:46] Speaker A: Homecoming. [00:46:47] Speaker C: Oh, Homecoming. [00:46:48] Speaker B: Malheureusement, je ne peux pas être là. J'étais à Québec moi demain. [00:46:51] Speaker A: Ah oui, c'est un beau match. [00:46:53] Speaker B: Ah ouais, incroyable. Mais j'aime ça que tu me partages ça. Je suis content parce que pour moi, mais pas juste pour moi en fait, pour plusieurs fans, je pense, c'est plus de foot à Sherbrooke. Deux opportunités de plus d'avoir le Rouge et Or, ben toutes les universités en fait, à Sherbrooke. [00:47:13] Speaker A: Ça fait vivre. [00:47:14] Speaker B: Exactement. On a vu la game à BU, à BU comment c'était plein. J'ai hâte de voir ici à Sherbrooke [00:47:21] Speaker C: C'est sûr qu'on est là. [00:47:23] Speaker B: J'espère. Pour ce jeu-là, j'avais fait des demandes avec les communications à Sherbrooke, parce que j'étais comme, il faut loader le stage, je vais vous aider durant la semaine à faire du contenu, le plus pour pousser ça. J'ai envie de dire, on verra. [00:47:41] Speaker C: C'est sûr que ça va aider. [00:47:43] Speaker A: C'est toujours bien d'avoir une compétition, pour moi c'est sain, c'est du sport, admettons même quand je faisais Rouget hors carabin, c'est sain à la fin, c'est tes amis que t'affrontes, t'as pas envie de les blesser, t'as pas envie de... Donc c'est vraiment, de rajouter la Coupe du Maire admettons, c'est vraiment moi je trouve que c'est tellement bénéfique pour le Québec. Les gars maintenant qui vont, admettons, être recrutés par Sherbrooke ou par B.U., ils vont dire genre, ok, je vais vivre ce moment-là. Tu sais, contre Sherbrooke, là, c'était fou. Contre un stade aussi gros aussi, là, ça va être fou aussi, tu vois. Non, c'est vraiment de l'attractivité encore en plus. C'est que bénéfique pour la Ligue, je trouve, tu vois. [00:48:21] Speaker C: 100%. [00:48:22] Speaker B: Je respecte beaucoup le knowledge que t'as du football québécois. C'est quand même vraiment cool pour moi. Genre, c'est nice. [00:48:29] Speaker A: C'est plus mes amis, on va dire, qui... Moi, je suis fan de foot, en premier lieu. Et les Québécois sont tellement fans de foot québécois que moi, ça vient me chercher. Parce que c'est admettons, là on parle de ça soit ça, mais que ce soit même les alouettes ou que ce soit au niveau secondaire. Les gars, admettons, ils me parlent de leur secondaire tout le temps. Ils me parlent de leur juvénile, ils me parlant de leur truc. C'est quelque chose qui est ancré en eux. Donc moi, de voir ça, j'aurais tellement kiffé aller au secondaire. J'ai fait genre quatre matchs au Cégep. J'aurais tellement kiffé faire mes quatre années au Cégeps, mes trois années au Cégep. Cette appartenance-là, moi, j'aimerais. C'est ça qui me rend fou. J'adore ça. [00:49:09] Speaker C: On a du bon football au Québec pour eux. Puis du bon coaching surtout. [00:49:13] Speaker A: À tous les niveaux. [00:49:15] Speaker C: À tous les niveaux. Puis je pense aussi, tu sais, on parle de coaching, puis au secondaire, je crois que c'est là où tu as le plus d'impact chez les jeunes. À mon avis, c'est au secondaire parce que, tu sais, c'est là où tu bases, tu fais la fondation du joueur. Puis c'est là qu'il va être capable de se baser là-dessus pour après ça, «build up» toutes les petites choses. Mais la fondation en tant que telle est vraiment importante. Je pense aussi que Un jeune au secondaire ne va pas nécessairement aller au collégial après. C'est une bonne partie qui va arrêter le football après secondaire 5. Mais c'est toutes les choses qu'il va être capable de mettre dans sa boîte à outils avec ça. Comme coach, c'est ça qui est le fun de coach au secondaire, c'est cet aspect-là. Il y a le joueur de foot, mais il y a l'individu qui était capable de lui donner plein d'outils, comment tu peux répondre à l'adversité, ta responsabilité face à tes erreurs. C'est ça qui est le fun de coacher les plus jeunes, c'est que tu leur apprends beaucoup de choses. Notre mission première, c'est sûr, c'est de t'aider au football, mais ça dépasse beaucoup plus que ça quand ça devient un individu, tu parles avec un humain. C'est ça qui est le fun, je trouve, pour les plus jeunes. [00:50:21] Speaker A: Pour contrebalancer, c'est vraiment le camp qu'on a fait au Main avec Adam. Là, c'était un aspect de foot, mais c'était un aspect qu'on voulait instaurer de la méritocratie, chez de la nous, méritocracy. parce que là on n'a pas choisi, ok, on prend les cinq meilleurs, on va dire ok, non, qui est-ce qui était assidu aux entraînements, qui est- ce qui était coachable, qui voulait vraiment mettre le travail, qui le méritait en fait. Donc c'est vraiment ça qu'on a voulu mettre en place pour le camp au Main pour qu'ils puissent compétitionner et pour leur faire un cadeau. On a sacrifié un dimanche, sacrifié c'est pas le bon mot, mais genre vraiment on a enlevé un dimanche Pour eux, on a même plus kiffé qu'eux. [00:51:03] Speaker C: C'est l'apprentissage. [00:51:06] Speaker A: On a tellement kiffé ce camp-là qu'on avait envie de leur redonner quelque chose. [00:51:11] Speaker C: À la fin du cas, moi et Arnaud, on s'est regardés et on s'est dit la même chose. on coach pour faire des trucs comme ça. [00:51:19] Speaker A: Ouais, 100%. On en aurait fait genre entre les semaines. [00:51:23] Speaker B: C'est incroyable. [00:51:24] Speaker C: C'est de donner une opportunité à des jeunes. Beaucoup de jeunes ne savent même pas qu'il y a des camps aux États-Unis. Leurs parents ne le savent pas non plus. De pouvoir leur donner l'opportunité d'aller voir ce qui se fait au plus haut niveau au monde, parce que les États-Unis, c'est ça. c'est pour ça que je coache. C'est exactement ça. C'est être capable de donner des opportunités. À la fin, on se regarde et on se dit, c'est pour ça qu'on coache. [00:51:45] Speaker A: Ah ouais, t'sais, on est arrivé, on est parti à 2h du matin, on est revenu à 21h, genre. [00:51:51] Speaker C: Tard. Tard, vraiment tard. [00:51:54] Speaker A: T'es complètement mort, mais on est... Tellement aimé. [00:51:58] Speaker B: Incroyable. En finissant sur B.U., qu'est-ce que les gens sous-estiment, selon toi, cette saison des Gators? [00:52:09] Speaker A: Ils sous-estiment tout le monde. Moi je trouve que c'est vraiment... Déjà, ils pensaient tous que... J'aime pas parler de ça, mais ils pensaient tous qu'on allait être 0-8 en partant. Déjà en partant, ils nous ont pas vu jouer, ils nous ont pas vu truc. Ils regardaient même pas les matchs des U.S. qui nous disaient qu'on allait finir 0-8. Mais ils sous-estiment tout notre aspect. Comme ce que je t'ai déjà dit, nous, c'est vraiment sur la progression qu'on essaye de faire ça. Je ne te dis pas qu'on était nuls au début et qu'on va être très forts à la fin. Mais ce que je te dis, c'est que là, on essaye de build un truc avec les gars. On essaye de build une confiance entre chacun. Les gars qui sont à côté de moi, je sais à 100% qu'ils vont faire leur job. Les gars derrière moi aussi. Notre défense, elle a tout mangé sur ce qu'on a pu faire. L'attaque, ça a commencé doucement, mais ça commence vraiment à reach tout ça. Donc tu sais, ils sont en train de tout... Comment est-ce que je pourrais dire ça? Mais tu sais, ils sous-estiment tout, on va dire, pour moi. Pour moi, ils sous-estiment tout. [00:53:09] Speaker B: C'est un bon point. Ouais. C'est un bon point. En finissant, les gars, c'est une question que j'aime poser sur mon podcast. En fait, je l'ai demandé à la majorité de mes invités. Si vous avez un conseil à donner, que ce soit pour, dans votre cas, pourquoi pas un jeune que vous coachez. Que ce soit un conseil, peu importe. Pour un jeune qui a des rêves, qui a des ambitions, que ce soit dans le sport, que ce soit, peu importe, dans sa vie personnelle, qu'est-ce que vous lui diriez? [00:53:36] Speaker C: Tu vas manquer 100% des shots que tu prends pas. Faut que tu t'essaies. Au pire, tu réussiras pas, mais c'est avec ces échecs-là que tu vas pouvoir devenir la personne que tu aspires à être. Faut que tu t'essaies, shoot ton shot. Si ça rentre pas, t'auras appris de ça, right? Learn every time you can. Every time you can. Pis c'est ça cet aspect-là aussi. Si tu fais une erreur, qu'est-ce que tu peux faire de mieux après pour, plus que ça arrive, prendre accountability sur tes erreurs. C'est ça, d'après moi, le plus gros... [00:54:10] Speaker A: C'est à peu près la même chose pour moi, mais c'est plus le confort. Moi, je te dirais, le truc qu'on a instauré, justement, même avec 3S, mais ça, c'est un peu moins... Les jeunes, de plus en plus, sont dans le confort, admettons. Genre, admettons, moi, j'aurais eu ce qui... 3S, je me serais démené de fou. Les gars se démènent. C'est pour te dire que des fois, les personnes sont genre, j'ai fait ma rep, je vais trottiner un peu à la fin. Puis voilà, le confort, c'est ce qui va te détruire un jeune. C'est ce qui va te... Admettons, j'avais même regardé Benjamin Saint-Just et tous les gars-là, ils n'avaient jamais une zone de confort. Jamais, jamais, jamais. À chaque fois, ils essaient de reacher ce qu'il y a à côté. Et c'est comme ça que tu t'améliores, tu vois. Non, c'est ça. Moi, j'ai tellement kiffé être avec les jeunes de 3S justement parce que cette zone de confort, ils me l'ont levée presque à chaque entraînement. [00:55:05] Speaker C: Tu vois, Arnaud, à chacun de ses entraînements, ça, c'est un shout-out. les détails. Si tu pars à 5 verges, tu vas à 5 verges. Ça n'a probablement pas un impact sur ton outcome athlétique, mais dans ta tête, tu vas avoir fait ta rep à 100 %, tu vas avoir fait 5 verges, pas 4, pas 4,5, 5. Tu donnes à 100 %, c'est un mindset que tu as, que tu donnes à chaque rep. Puis, il y a un peu cette mode-là, genre d'être nonchalant, puis juste d'être comme, OK, je suis bon sans nécessairement travailler. C'est pas un flex. Donne-toi, all right? Le coach, il veut te voir te donner. Fait que donne-toi, puis tu vas donner toutes les possibilités pour toi d'avoir du temps de jeu, puis d'être le meilleur joueur que possible. Puis ça, c'est dans toute la vie, pas nécessairement juste au football. Donne-toi à 100 %. Sauf pas non-châlin. [00:55:55] Speaker A: J'ai rien d'autre à dire, c'est ça. [00:55:57] Speaker B: Merci les gars d'avoir partagé ça. Comment on peut vous contacter l'année prochaine, version 2? Est-ce qu'on a envie de se lancer ou on laisse ça? Sinon, bien sûr, 3S sur les réseaux. On peut toujours vous suivre, poursuivre les news, tout ça. [00:56:14] Speaker C: L'année prochaine, ce n'est pas encore officiel, mais on compte le refaire. On va refaire ça, une version 2 améliorée. Donner accès encore aux jeunes à de la qualité de coaching comme on a fait. Puis être capable de reproduire une version 2 qui est corrigée. Fait que toutes les erreurs qu'on avait faites, on ne les refera pas. On va avoir une version améliorée. Puis déjà là, la visibilité sur les réseaux, ça nous aide énormément. Notamment toi, tu nous aides énormément. Puis juste de repost quand les gars font des gros jeux, ça nous aide. Je pense à un gars, Samy, juste la semaine passée. Il a passé sur l'esprit sportif, tu sais, un de tes amis, puis c'est de voir à quel point qu'il y a des gars qui font notre camp, qui sont capables de se démarquer dans leur équipe. C'est une recrue au niveau collégial, puis il est déjà dans le top 10 des Rushing Yards, je crois, au niveau collégial. Tu sais, c'est le fun de voir... [00:57:01] Speaker B: Il était à Saint-Hyens, hein? [00:57:02] Speaker C: Ouais, Saint-Hyens. Exact. Wiki Year. Puis tu sais, c'est un gars qui est allé à chaque pratique, qui s'est donné, qui a suivi Arnaud, qui nous a suivi, tous ses coachs. Puis c'est ça, c'est de montrer que tout est possible si tu te donnes. C'est exactement ça. [00:57:15] Speaker B: J'aimerais ajouter, tantôt tu parlais de la mode d'être non chalente, moi la seule chose que j'aurais à dire de ça c'est, tous les joueurs que vous voyez qui sont rendus à ce point là, n'ont pas été nonchalants. Ils ont donné les reps, ils se sont pointés, ils ont été présents. Eux, ils n'arrêtaient pas à 5, ils arrêtaient à 6. Il fallait qu'ils se rendent à 5, mais ils allaient à 6. Je voulais juste prendre le temps de partager ça parce que je trouve ça important et j'ai beaucoup, beaucoup de misère. aux demi-mesures. C'est comme, j'ai beaucoup de misère. Pourquoi tu ne voudrais pas vivre l'excellence? Pourquoi tu... Pourquoi pas... En fait, je ne dirais pas de l'excellence, mais je voudrais dire, pourquoi tu ne veux pas te dépasser toi-même? Tu parlais de zone de confort, mais c'est en agrandissant ta zone de confort. En fait, c'est en brisant ta zone de confort que tu agrandis ta zone de confort, donc... [00:58:13] Speaker A: C'est aussi, admettons, quelque chose que tu vas faire en entraînement, tout le temps, tu vas le faire en match. Donc admettons, si à chaque fois, on va dire, on te fait un... Ouais, tu dois toucher la ligne, tu touches pas la ligne, admettons, ton cut va être beaucoup moins rapide, tu vas faire moins de terrain. Admettons, on va dire un out et un out à 5, tu le fais à 4, peut-être qu'il y a le DB qui est plus vite sur toi. C'est plein de petits trucs. Et plus, si tu dis, OK, là, je peux aller à 5 yards, en fait, je suis 4,5. Le jour prochain, ça va être 4, le jour prochain, ça va être 3,5. Ça va jamais aller en s'améliorant. Toujours faire plus, quitte à ce que tu aies un bad day, c'est cool. C'est bon pour moi, la semaine prochaine, tu vas t'améliorer, c'est good. Mais si c'est ça pendant cinq semaines, je vais un peu passer moins de temps sur toi. C'est plus ça. [00:59:04] Speaker C: Effectivement. [00:59:05] Speaker B: Merci les gars d'avoir partagé ça. Donc tout le monde, c'était le Game On podcast. Je vous invite aujourd'hui, Adam Ornani, Arnaud, c'est un plaisir les boys. Merci d'avoir participé et d'avoir joué le jeu aujourd'hui sur mon podcast. C'est très apprécié les boys. [00:59:21] Speaker A: Merci à toi.

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