Maxime C. Dupuy – Sa carrière de joueur, 2 titres européens & la culture gagnante qui transforme McGill

Episode 1 March 28, 2025 01:23:58
Maxime C. Dupuy – Sa carrière de joueur, 2 titres européens & la culture gagnante qui transforme McGill
Game on : L'expérience football
Maxime C. Dupuy – Sa carrière de joueur, 2 titres européens & la culture gagnante qui transforme McGill

Mar 28 2025 | 01:23:58

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[00:00:00] Speaker A: Le balado que tu t'apprêtes à écouter, tu peux pas l'entendre ailleurs. C'est une exclusivité. C'est trop chaud. [00:00:30] Speaker B: There you go. All right. Coach Maxime Chaput-Dupuy, tu es originaire de Saint-Hubert. Tu as commencé le football chez les Rebelles de Saint-Hubert de 2001 à 2008. Tu as ensuite rejoint les Coucours de Champlain-Lenoxville, occupant le poste de demi-défensive de 2009 à 2011, puis à McGill de 2012 à 2014, où tu as gradué en 2016 en figurant sur les Principals Student Athletes Honor Roll. Félicitations pour ça. Tu as fini ta carrière au junior avec le South Shore Bruisers. Ça, il va falloir s'en reparler, Coach Mac, je n'étais pas au courant de ça. Après ta carrière sur le terrain, tu t'es tourné vers le coaching. Tu as été entraîneur pendant trois ans à l'école secondaire La Frontalière de Coex School. Tu as passé trois ans en France comme commentaire défensif des Black Panthers, une équipe de Division 1 avec laquelle tu as remporté le championnat de la Ligue européenne de football en 2017 et le titre national français en 2019. Par la suite, tu es devenu DC pour les Cougars de Champlain-Lenoxville de 2019 à 2023, où tu m'as coaché, durant lesquels tu as contribué à remporter le Boulder en 2019. En 2022, tu décroches le titre de champion de l'Est du Canada avec Équipe Québec dès moins de 16 ans. En 2024, tu es nommé collateur défensif de l'Université McGill. et tu amènes, pour ta première année, l'équipe en playoff, pour la première fois, je pense, depuis 2019, si je ne me trompe pas. Félicitations pour ça. Coach Max, bienvenue sur le Game On, qui est le nom officiel de mon podcast. Écoute, right off the bat, moi, je voulais parler un peu de où tu avais starté avec le football, en fait. Tu sais, ta passion, elle part de où? Tu sais, tu as commencé en 2001. Ça fait quand même longtemps. Tu avais quel âge quand tu as commencé le football? [00:02:21] Speaker A: Ça va plus loin que 2001. Mon père était dans le monde du football pendant des années. J'étais 25-30 ans comme joueur, entraîneur. Il a travaillé pour les Alouettes de Montréal, le département des ventes. Il a été vraiment impliqué dans ce domaine-là. Évidemment, il m'a transmis cette passion-là. Mon père a été coaché par un homme qui s'appelle George Wids, qui était le président d'Irabe de Saint-Hubert à l'époque quand mon père avait 12-13 ans, qui a lui ensuite fondé les archers de Schlaga dans Schlaga Maisonneuve à Montréal, puis les Aces de Pointe-Saint-Charles. Je te dis tout ça parce qu'en fait, j'ai commencé à jouer pour les Aces à 5-6 ans. J'ai commencé à jouer officiellement au Atom à 9 ans avec Hiram de la Saint-Hubert. J'ai commencé à jouer officiellement au Atom à 9 ans avec Hiram de la Saint-Hubert. Pour moi, c'était clair que ça allait faire partie de ma vie pendant longtemps. J'ai toujours été passionné par ce sport-là. Ça a toujours été un sport qui m'a poussé à me dépasser et qui me permettait d'avoir du plaisir. Dès mon plus jeune âge, je suis né quasiment sur le terrain. [00:03:50] Speaker B: Tu étais à quelle position quand tu as commencé? [00:03:55] Speaker A: J'ai joué carrière la majorité de mon enfance. Dès 9 ans, j'étais carrière, un petit cocher. Dans le temps, mon équipe, c'était les Ravens de Baltimore. Puis la même année, Michael Vick est rentré dans l'NFL. Michael Vick, c'était un gaucher numéro 7, il courait partout. Puis je me suis vite identifié à lui quand j'étais jeune. J'étais évidemment pas aussi athlétique que Michael parce que lui, on s'entend qu'il a une belle carrière, mais c'était comme mon idole quand j'étais jeune. [00:04:28] Speaker B: Est-ce que c'est de là d'où vient le numéro 7? [00:04:32] Speaker A: Non, ça, ça vient de mon père aussi. Mon père a joué avec le numéro 7. Mon père a joué avec le numéro 7 pas mal toute sa carrière. Quand j'étais jeune, je parle de Mike Hovick, mais évidemment, mon père m'ayant transmis sa passion, il était un idole de jeunesse pour moi pendant longtemps. Donc, j'ai arboré le numéro 7 pratiquement toutes mes saisons. Je te dirais, j'ai eu ma première année en 2001, j'avais 56. Je jouais cahiers et linebacker. Dans le temps, je m'étais fait parler de Lawrence Taylor, numéro 56. C'était mon numéro que j'avais choisi. Sinon, j'ai pratiquement toujours eu le numéro 7. [00:05:13] Speaker B: Moi aussi, j'ai eu le numéro 56 à cause de Laurence Taylor. J'avais un de mes coachs qui m'avait craqué là-dessus quand j'étais jeune, genre moustique. Il m'avait dit « tu veux le numéro 56? Je connais un mon gars. » J'étais comme « qui? » Il dit Laurence Taylor. Je commençais à aller voir. J'étais comme « ok, je vais être comme lui aussi. » Mais aussi, j'ai joué backer en commençant. [00:05:32] Speaker A: Je pense à la génération de mes parents, de nos parents, parce que nos parents ont pas mal la même âge. Dans la génération de nos parents, Lawrence Taylor, c'était comme un idole. Début des années 80, milieu des années 80, c'était la machine. C'est un idole de jeunesse pour eux autres qui nous ont transmis Riverpoint. [00:05:48] Speaker B: Est-ce que tu as joué contre les Bulldogs de Sherbrooke ou ça fait trop longtemps? Parce que les Saint-Hubert ensemble, c'est un club, ça fait longtemps que ça existe. Chez Sherbrooke, il n'y a pas duré longtemps. Je pense qu'aujourd'hui, ça n'existe plus, malheureusement. Parce que moi, j'ai joué contre Saint-Hubert quand je jouais à Sherbrooke pour les Bulldogs. [00:06:04] Speaker A: Quand moi, je jouais au football mineur, Sherbrooke ne faisait pas partie des équipes contre qui on jouait. Puis tu vois, les Rebels aussi, maintenant, c'est pas mal décédé. C'est un club, Saint-Hubert, qui a été fondé en 1978. et qui est pas mal décédé aujourd'hui. Il n'y a plus de média, il n'y a plus rien. Ça s'est effacé complètement à travers les années. [00:06:25] Speaker B: Tu as un CV quand même assez impressionnant aussi avec le football, dans l'intro que je viens de dire. Dis-moi, c'est quand que tu as décidé de dire que le football, ça a donné ton métier? [00:06:39] Speaker A: Bien, tu sais, ça s'est passé sur quelques étapes, je te dirais, mais la première étape, c'est quand je me suis rendu compte que je n'allais pas jouer à ce sport-là pour gagner ma vie. Tout de suite, j'ai compris que c'était la deuxième option que je pouvais faire pour rester dans ce game-là. C'est peut-être arrivé assez tôt, je te dirais, 17-18 ans. J'ai fait des équipes du Québec dans ces âges-là. J'ai eu l'opportunité de le faire deux fois, 2008-2009. Dès ce moment-là, j'étais comme, Oui, je fais l'équipe du Québec, mais je ne fais pas partie. Dans les 40 ici, ce n'est pas moi qui vais jouer pro. Je m'en suis rendu compte assez vite. J'ai eu l'opportunité de croiser un coach à Champlain ma dernière année, comme DC, qui était mon DC cette année-là, M. Louis Parent, qui est encore aujourd'hui impliqué avec les Cougars dans les alumni et ces choses-là. Il a été coach pendant des années, coach Lou. C'est quelqu'un qui m'a vraiment donné la piqûre du coaching. C'était un pédagogue. hors normes, vraiment spécial. Lui m'a mentionné à ce moment-là qu'il me verrait comme un entraîneur plus tard. On dirait que ça s'est resté avec moi. C'est quelqu'un encore aujourd'hui que j'ai très haute estime. Quand j'ai une patch-off comme coach, j'essaie de me remémorer les moments où il me coachait en me disant « peut-être que lui, c'est ça qu'il ferait aujourd'hui ». C'est quelqu'un qui m'a beaucoup influencé dans mon parcours. Je te dirais que c'est dans ces années-là, probablement dans mes années à Champlain, que je me suis dit « tu sais quoi, je pense que c'est ça que je vais faire plus tard ». [00:08:09] Speaker B: Ah oui, ok, quand même. Aussitôt que ça. Mais t'es quand même jumpé quand même pour aller à McGill. Juste avant de jumper sur ton parcours universitaire, si t'avais un conseil à donner à quelqu'un qui a mon âge, mettons, qui aimerait ça faire carrière dans le football, que ce soit professionnel ou comme toi un peu, aller voir le coaching, tu penses que ce serait quoi un conseil? [00:08:29] Speaker A: Compte pas tes heures, man. Genre, tu sais, bien honnêtement, Fais-le pour les bonnes raisons, fais-le pour ta passion, puis assure-toi que c'est vraiment ce que tu peux faire. Que ce soit comme athlète professionnel ou comme coach professionnel, on gagne bien avec ça. La réalité, c'est que ça va demander des sacrifices, ça va demander des heures. Comme athlète collégial ou universitaire, parce que je l'ai fait, on pense qu'on met beaucoup de temps. Quand je m'entraînais l'été, je m'entraînais l'hiver. Je suis tout le temps ici, je mets des heures et j'essaie de me dépasser. Je faisais tout ce qui était à mon pouvoir pour être la meilleure version de moi-même. Maintenant, tu changes de l'autre côté. coach ou même comme athlète professionnel. Et tu te disais finalement, tu comprends pas quand t'es un joueur à quel point ça demande du temps et à quel point ça demande de l'effort et des sacrifices externes. Fait que tu sais, fais-le pour les bonnes raisons. Parce que si tu le fais pour le fame ou tu le fais pour être en haut de la pyramide, tu vas vite te rendre compte que tu t'écartes. Faut vraiment que t'aimes ça. Et si c'est le cas, ben, man, fonce. N'aie pas peur de prendre des risques. N'aie pas peur de... Je l'ai fait. Il n'a pas peur de prendre des risques. Il n'a pas peur de cogner à des portes que tu penses qui sont fermées et qui te donnent toutes les chances de réussir. Si t'es bon, ça va marcher. [00:09:47] Speaker B: C'est simple comme ça. C'est vrai que si t'es bon, il y a beaucoup de travail à faire là-dedans aussi, mais c'est vrai que le talent a quand même un gros impact sur ta carrière. Pourquoi t'as choisi McGill, après Chamblain? [00:10:06] Speaker A: À l'époque, en toute franchise, j'ai eu une carrière correcte à Champlain. J'ai été partant, j'ai fait partie, je pense, des solutions pendant mes années-là. J'ai eu du plaisir. Mais tu sais, je n'étais pas un joueur. Comme je l'ai dit tantôt, j'avais déjà remarqué que je n'allais pas jouer trop. Mes options en finissant collégial n'étaient pas nécessairement autant disponible que certains autres athlètes, donc j'étais assez limité dans mes options, et j'ai décidé de vraiment mettre la force sur mon éducation. Je me suis dit «Mégil, c'est la meilleure université au Canada, et si le foot ça ne marche pas down the road comme coach, au moins j'aurais un CV qui a de la lueur, et j'aurais fait un bac qui a de la lueur et qui va m'ouvrir des portes par la suite.» Ça a été vraiment mon choix, et à ce moment-là, Il y avait un gros vent de renouveau à McGill, un peu comme on a vécu cette année. On avait un nouveau coach qui s'en venait en patte-bois, qui venait de gagner le bol d'or. On avait une grosse classe de recrutement, des Louis Guimond-Motta, des Nick Gaudreau, des gars qui avaient été MVP et All-Star en Division 1. un vent d'un engouement qui était cool. Ce n'était pas une décision que je prenais de reculons non plus. Je me disais, je vais avoir une super bonne éducation et je m'en vais dans une situation où c'est forcé d'admettre qu'ils ont l'air de vouloir faire changer les choses et s'en aller dans la bonne direction. C'est ça qui m'a fait choisir McGill à l'époque, tout simplement. [00:11:39] Speaker B: Tu as quand même réussi à finir sur « The principal student-athlete on a role ». Qu'est-ce que ça veut dire exactement? Moi, je ne connais pas ça. [00:11:48] Speaker A: C'est comme à Champlain, il y avait, c'est le bien du liste dans l'eau tout simplement. Maintenir une moyenne académique supérieure à un certain point qui est un, si je ne me trompe pas, c'est 3,5. J'ai jeté en haute 3.5 de moyenne sur 4 simplement. En gros, c'est avoir des bonnes notes à l'école. [00:12:11] Speaker B: Est-ce que c'est un enfoiré que vous mettez beaucoup d'emphase pour vos athlètes en ce moment, les nuts? [00:12:18] Speaker A: Absolument, c'est quelque chose à McGill que je trouve vraiment fascinant. Pour l'avoir fait à Champlain, le support académique et ces choses-là, on a des pertes d'études, on a fait beaucoup d'emphase là-dessus. La réalité, c'est qu'à McGill, dans notre recrutement et dans le type d'individus qu'on recherche, C'est pas quelque chose qu'on met de l'avant. On recrute des bons étudiants. McGill nous oblige à faire ça essentiellement, comme tu rentres pas sinon. Fait qu'on n'a pas besoin de mettre d'affaires sur des périodes d'études ou ces choses-là. Notre structure et la demande académique de McGill nous permet d'avoir des étudiants de haut niveau. Est-ce qu'on met de l'enfance là-dessus? Absolument, on va mettre de l'enfance là-dessus dans la sélection des individus qu'on recrute. Mais après ça, ça se fait par soi-même en toute franchise. [00:13:09] Speaker B: Parce qu'en plus, on va en reparler un peu tantôt, mais cette année est une année record en plus pour votre recrutement. C'est assez fou. Je regardais ça justement avant qu'on commence et que vous êtes rendu à 40 joueurs, de recruter ou quelque chose de même, c'est assez fou. Puis des gros noms aussi qui ont sorti, c'est ça qui est le plus impressionnant là-dedans. On a travaillé fort. Ça, je ne suis pas inquiet, je ne suis pas inquiet. Mais avant de jumper là-dessus, est-ce que tu peux me dire en fait, entre ton parcours, en fait, C'est quelle phase de ton parcours qui t'a permis de plus grandir en tant que personne? Que ce soit universitaire, collégiale... Je pense que quand on joue au foot, quand on est jeune, ça forge un peu notre caractère, mais comme perso, pour moi, l'Annexville, ça a complètement changé ma vie. Juste la personne que je suis devenue aujourd'hui, ça m'a permis de ne pas avoir tout de cul dans la bouche. Il faut que tu travailles si tu veux les affaires. C'est pour ça que j'ai énormément de gratitude. Mais moi, j'ai envie de savoir, toi qui as aussi joué universitaire, C'est quel parcours qui t'a permis de vraiment grandir en tant que personne, puis d'être la personne que tu es aujourd'hui, en fait? [00:14:13] Speaker A: Ben, tu sais, je pense que j'ai deux gros moments qui m'ont vraiment fait... ou deux grosses périodes qui m'ont vraiment fait cheminer, tu sais. Je pense que comme toi, la période à Lenoxville m'a vraiment permis de devenir, ben, de trouver qui j'étais. Tu sais, un, ma passion dans le coaching, dans les studios, c'est vraiment de développer à Champlain, comme je l'ai mentionné avec toi. avec Coach Lou, mais aussi, ça a été un reality check pour moi en toute franchise. Tu sais, moi, à Saint-Hubert, comme joueur de foot, bantam, midget, mettons que ça allait bien mes affaires, jouer quart arrière, faire l'équipe du Québec, tu sais, je pensais que j'étais rendu, là. Tu sais, je pensais que j'étais de chute. Comme on dit, puis là, t'arrives à Champlain, puis là, oh, un petit peu, finalement, il y a d'autres bons joueurs de foot au Québec, puis je suis loin d'être le meilleur joueur qui est ici, puis il va falloir que je trouve une autre façon de contribuer à l'équipe et d'améliorer notre équipe et de trouver mon rôle là-dedans aussi. Ça m'a vraiment fait changer un peu ma philosophie et ma manière d'approcher la game, le sport, le foot. Ça, c'est vraiment un gros point. Moi, tout habitait dans le coin de Lenox. Je partais de la maison, je partais chez mes parents, apprendre à vivre en appartement. Tout ça en même temps, évidemment, ça a été un gros moment pour moi, une grosse période de changement. Puis ça m'a permis de grandir énormément. Puis l'autre que je ne peux pas ignorer, dû au fait que je coach aujourd'hui pour gagner ma vie, c'est les trois années que j'ai faites en France. Parce que t'arrives là-bas, loin de la maison encore une fois, expatrié, pas de ressources, je ne veux pas dire pas de ressources parce que j'étais quand même choyé pour la réalité là-bas. Je coachais les trois positions. Chaque semaine, on jouait des systèmes différents. Je coachais contre des gars qui avaient coaché un petit tabouret et un FL Europe. C'est ma première job de coach. Je ne sais pas trop où je m'en vais. Ça a été un événement formateur incroyable pour moi. Ces deux périodes-là m'ont permis de grandir énormément. Puis autant, oui, au niveau football, parce que là, évidemment, on parle de foot un peu, mais comme je t'ai dit, humainement, tu sais, à 17 ans, partir de la maison, puis apprendre à cuire ton riz, puis faire ton lavage, je n'avais jamais fait ça de ma vie, tu sais. Puis m'en aller en France à 25 ans, être à 6 heures de décalage horaire, puis 6 000 kilomètres de la maison. Puis là, tu viens de perdre une game, puis tu n'as pas de solution, puis tu n'as pas de coach de position, puis tu te dis « Hey, boy, boy, là, qu'est-ce que je fais ici, là, tu sais, comment je m'arrange? » Fait que c'est des moments qui m'ont permis de forger, d'avoir confiance en moi, de me dire que je suis capable de passer à travers cette étape-là, cette épreuve-là. It is what it is. [00:16:52] Speaker B: Chris, je ne savais pas que tu étais allé là à 25 ans. Oui. Donc, tu as fini ton bac et tu es parti après. [00:17:02] Speaker A: Oui. Dans le fond, les trois années que j'ai coaché à la Frontalière, je jouais à l'Enux, les trois années que j'ai coaché à la Frontalière à l'hiver, Puis dès que j'ai fini de jouer au junior, je suis parti en Europe. J'ai fini en juin 2016 mon bac, puis en décembre 2016, j'étais parti en Europe. [00:17:18] Speaker B: Ok, j'avais de la misère à faire la Thaïlande au début, mais c'est ça, tu as découvert un peu ta passion pour le coaching parce que tu le faisais déjà à l'Enux en plus, puis après ça, direct, après tu as jumpé en France, aïe aïe. [00:17:30] Speaker A: À fond, je le dis tout le temps, je n'ai jamais eu de vrai job. J'ai eu une job étudiante, puis après ça, j'ai coaché. Je n'ai comme jamais eu de vrai emploi. [00:17:39] Speaker B: Ben écoute, quand t'aimes ce que tu fais, je pense que t'es pas supposé avoir d'autre job. [00:17:43] Speaker A: Non, non, ça c'est un bon point, mais moi je le vis vraiment. [00:17:49] Speaker B: Je suis choyé dans ce livre. T'as fini ta carrière à South Shore Bruiser. C'est où? C'est quoi? C'est-tu du… comment on appelle ça déjà? Pas une ligue de garage, mais c'est ça. [00:18:05] Speaker A: Dans le fond, dans l'Ouest canadien, c'est vraiment présent. Il appelle ça la CGFL. C'est le Canadian Junior Football League. C'est très gros. Dans l'Ouest canadien, il y a des gars qui jouent là et qui jouent pro direct. Ils sont drapés à partir de ça. Je pense à un gars comme Shaq Johnson qui a joué avec moi à McGill. Ça n'a pas fonctionné à McGill au niveau de l'académie. Il est allé jouer au junior et là, il joue dans le CFL depuis 10 ans. Il y a des gars dans l'Ouest qui jouent au junior et qui jouent trop direct. Au Québec, cette ligue-là de la CGFL n'existe plus vraiment au Québec. Je dirais que le dernier club qu'il y a eu, c'était les Couloirs de Saint-Léonard, avec les frères Yadoluka qui coachaient là dans le temps. Danny Machocha même coachait là à l'époque. C'était comme un monument du football, le junior à Saint-Léonard. Mon père a joué dans cette ligue-là dans les années 90. Tu te rappelles, le Saint-Hubert, à l'époque, il y avait un club, ils ont été champions canadiens dans cette ligue-là. Fait qu'il y a un moment où c'était très gros au Québec. Là, maintenant, cette ligue-là, elle n'existe plus au Québec, mais on a notre propre ligue junior qui s'appelle la QGFL, la Quebec Junior Major Football League. Puis c'est le même principe. C'est 18-22 ou 18-24. C'est les joueurs qui sont en parallèle de l'école. Dans notre équipe aux juniors, on avait de toutes les sortes. J'avais des gars qui avaient une job d'électricien qui venait jouer au foot le soir. J'avais des gars qui étaient à l'université comme moi, qui avaient lancé l'école, qui avaient lancé l'apprentissage sportif, qui jouaient là. On avait de tout genre. Je me rappelle la dernière année, en 2016, quand on a gagné le championnat de la Ligue, défensivement, on avait quatre gars qui avaient fait de Team Canada, deux gars, trois gars de Team Québec, cinq anciens universitaires, des gars qui avaient joué au collégial dix-huit-un. Les douze partants défensivement ont été loadés. On aurait pu jouer universitaire demain, ça n'aurait pas été un problème. Mais c'est une ligue qui est comme ça, qui est vraiment disparate, t'sais, où t'as un peu de tout là-dedans. C'est plus sérieux qu'une ligue senior, là, ou de garage, comme tu dis. T'sais, dans le sens où on a trois pratiques par semaine, il y avait des walkthroughs, t'sais. Il y avait une structure, mettons. Mais ça reste pas aussi sérieux que du football universitaire ou collégial, là, t'sais. Il y a pas de meeting, il y a pas de préparation physique, là, t'sais. Fait que t'avais des gars comme moi qui allaient à l'université, pis qui venaient de finir de jouer universitaire, qui s'entraînaient, pis qui étaient sérieux là-dedans. Pis mon Mac Bakker qui est un de mes chums depuis qu'on a 7 ans qui était chauffeur de bus pis qui s'en prenait pas, c'était comme un mix. [00:20:37] Speaker B: Ah c'est hot pareil, je connaissais vraiment pas, je connaissais pas ça, je voulais qu'on s'en parle, j'avais pas fait de recherche, je voulais voir de où ça sort pis qu'ils s'en parlent. Est-ce que c'était à Montréal que tu jouais à ça ou t'es vraiment allé dans l'Ouest pour jouer pour d'autres choses? [00:20:51] Speaker A: Non, ça c'est au Québec dans le fond, je jouais sur une équipe sur la rive sud de Montréal. Pis dans le fond, La Ligue, il y avait une équipe à Châteauguay, une équipe à Longueuil-Saint-Hubert-Saint-Julie, une équipe à Laval, une équipe à Montréal, une équipe à Ottawa. Il y avait six équipes dans le fond au Québec. C'était une bonne petite Ligue quand même. Comme je t'ai dit, il y avait des gars universitaires dans chacun des rosters. Il y avait des très bons joueurs et il y en avait d'autres qui étaient Il avait continué à jouer après le Midget, mais il n'avait jamais joué plus haut niveau que ça. C'est un peu un mix de tout. Mais je te dirais que mes trois années à McGill, pour faire un parallèle, ont été difficiles mentalement pour moi. Au niveau foot, j'ai eu des gros moments à me questionner. Si j'aimais encore ça, jouer, parce que c'était pas facile. Puis quand je suis parti de là pour aller jouer aux juniors, j'ai vraiment retrouvé le fun de jouer, la piqueur de jouer. J'ai comme retrouvé un paquet de mes chums que j'avais joué avec eux à la tombe moustique, puis oui, Bantam Midget. C'était comme jouer avec mes chums dans le parc. Ça, c'était vraiment cool. Ça m'a redonné un deuxième souffle pour cette game-là, qui, comme aujourd'hui, encore une fois, fait partie de ma vie. J'ai eu du fun incroyable. On a eu deux années super, deux années d'affilée en finale. J'ai adoré ces moments-là. L'autre chose, c'est que c'était une équipe qui appartenait à mon père. Mon père était propriétaire de cette équipe-là. Quand je suis retourné jouer, ça me permettait de jouer pour mon papa. La dernière fois que c'était arrivé, j'avais 12 ans. C'était vraiment un retour aux sources. [00:22:36] Speaker B: Fait que dans le fond, quand tu dis, c'est ça, fait que tu finissais, parce que ton bac c'était fini en 2016. Fait que, mettons, de 2014 à 2016, t'as joué au South Shore en fait. J'ai joué mes deux dernières années d'université. [00:22:48] Speaker A: Dans le fond, j'ai joué au South Shore Bruisers. J'ai été à McGill jusqu'à tout juste avant la saison 2015. Au mois d'août 2015, j'ai décidé de ne pas revenir à McGill dans le fond. J'ai donc transitionné à ce moment-là vers les Satchel Losers pour finir mes deux années d'éligibilité. [00:23:09] Speaker B: Puis là, à 25 ans, tu t'en vas en Europe. Je sais qu'on en a parlé un peu tantôt, mais je vais aller un peu plus... Je vais deep dive un peu là-dedans parce que c'est quand même... Moi, personnellement, je ne connaissais pas le football en Europe avant qu'on en parle ensemble, quand tu me coachais à l'Enux, puis tu nous racontais un peu des histoires. Mais parle-moi un peu de ton expérience que tu as eue là-bas. En 25 ans, comme tu disais, tu es parti de chez toi. Pas beaucoup de ressources, tu coachais six positions. On s'en va où, là? [00:23:41] Speaker A: Bien, tu sais, dans le fond, j'ai vraiment été chanceux parce que moi, je cherchais une équipe pour aller jouer. Je voulais continuer ma carrière, mais je cherchais une équipe pour aller jouer. J'avais eu deux offres de contrat en Hongrie et en République tchèque. Puis j'ai été chanceux, dans le fond, de me ramasser avec Tonon, qui, lui, cherchait un joueur entraîneur qui pouvait coacher leurs défensives, être coordonnateur défensif, et être joueur en même temps. Jouer dans les championnats européens au besoin. Parce que ce qu'il faut comprendre là-bas, c'est que dans le championnat français, t'avais le droit à deux imports internationaux. Donc canadiens, américains, mexicains, japonais, les quatre championnats majeurs. Puis en championnat européen, tu avais le droit à deux supplémentaires. Ce qui fait que moi, dans le championnat, je suis français, je faisais juste coacher. Dans le championnat européen, j'étais admis. J'étais un coach. J'étais genre joueur-entraîneur, j'avais mon wristband sur ma ceinture et je collais avec mon… Mon cas ché était sur mon résidence, c'était un peu particulier. Je cherchais un gars qui était un jeune coach ici parce qu'ils venaient d'avoir un changement d'entraîneur-chef. Coach Hippo, Fabien Ducousseau, qui était à l'entraîneur-chef à l'époque, était un jeune coach. C'était la première année qu'il allait être à la barre du programme. Il ne voulait pas amener un coach d'expérience qui allait avoir un « power struggle » entre Hippo et cette personne-là qui arrivait de l'étranger. Je faisais comme le profil qu'il voulait dire. Un gars qui était encore capable de jouer, qui était jeune, qui s'entendait dans le coaching. Fait qu'ils ont comme pris une chance sur moi. Faut comprendre que Tonon-Les-Bains, où je coachais, c'est probablement le ou le deuxième plus gros programme en France. T'as le Flash de la Courneuve, pis Tonon-Les-Bains, c'est comme les deux gros programmes français. Fait que j'ai été chanceux, j'étais arrivé dans un programme qui est dans une toute petite ville. Tonon-Les-Bains, c'est une minuscule comme ville, pis c'est une ville qui vibre au football. C'est un stade de 5 000 personnes, pis les matchs d'Europe, c'était bien plein. C'était vraiment, vraiment cool. C'était une belle ambiance. On avait des partenaires privés et des partenaires monétaires financiers assez intéressants. Ça permettait d'avoir une qualité de vie qui était cool. Le matin, je pouvais aller m'entraîner. La fin de semaine, des fois, j'allais skier dans les montagnes dans les Alpes. Et de jour, je coachais au foot. C'était quand même un vibe vraiment cool. Quand je suis arrivé là-bas, je n'avais jamais vraiment été coordonnateur par rapport aux cadets à la frontalière. Il faut que tu gagnes. Comme je l'ai dit, c'est une grosse organisation, donc ils prennent ça au sérieux et ils s'attendent à ce que tu performes, entre guillemets. Moi, je suis quelqu'un de fier, donc je voulais faire les choses comme il faut. Donc là, achète des livres, commence à regarder des podcasts, commence à regarder des cliniques en ligne, comment coacher la D-Line, comment coacher la Linebacker, me mettre plus à niveau avec les fronts, les pressions, ces affaires-là, toutes des choses Moi, je jouais Free Safety. C'est correct, couverture 3, couverture 4, c'est bon. Mais là, blitzer le biais-gap et attaquer un garde, c'était comme une autre histoire. J'ai vraiment eu besoin de m'adapter et de me faire une mise à niveau là-dessus. Et j'ai vraiment été chanceux parce que j'étais jeune, je coachais des gars qui étaient plus vieux que moi. Je coachais un chirurgien de 35 ans et je coachais un gars à Baptiste-Loire qui avait joué à l'équipe de France pendant 12 ans. C'était genre une légende en France. C'est mon middle light backer. J'ai été chanceux que les gars m'accueillent là-dedans et m'embarquent avec moi. Dès notre première année, on a gagné le championnat européen, on s'est rendu à la finale française. J'ai coaché un gars cette année-là qui venait de Delaware, qui avait joué en NCA Division 1, qui aujourd'hui est l'entraîneur chef d'un des plus gros high school des États-Unis, à Glassboro. C'était pas un pinel, c'était mon safety, puis il fallait que je coache ce gars-là. Tout un joueur de foot, probablement. Bien meilleur joueur de foot que moi, je n'ai jamais été. Donc, d'embarquer tous ces gars-là dans ce qu'on fait, je pense que ça m'a permis d'apprendre des nouvelles techniques de leadership aussi, comment mixer tout ça, tu sais, apprendre à mixer la nouvelle culture, le différent mix de joueurs, apprendre les nouvelles positions. Je suis arrivé le 30 ou le 31 décembre, puis let's go, mon chum, on commençait à pratiquer le 4 janvier. Donc, c'était, ouais, c'était quelque chose. C'était quelque chose. J'ai eu du plaisir incroyable. [00:28:16] Speaker B: Est-ce que tu conseillerais à des gars d'ici d'aller vivre l'expérience du football en Europe? [00:28:22] Speaker A: 100%. Tu vois, cette année, Olivier Roy, qui est un carrièreur de Crocordia, qui a une carrière à Crocordia incroyable, joue présentement à Cannes, si je ne me trompe pas. Il a posté une photo sur Instagram il y a une semaine. J'ai envoyé un message pour le féliciter d'être là-bas. Il disait que s'il y avait quoi que ce soit, il pouvait m'écrire. Je trouvais ça nice qu'il soit là et qu'il en profite au max parce que je l'avais fait. Je pense que n'importe quel joueur… Évidemment, tu as la chance de jouer CFL, vas-y. C'est un no-brainer. Mais pour les gars, leur carrière ne s'arrête pas comme ils veulent ou se termine différemment. Comme Go Man, va jouer en Europe, va avoir du fun, va t'immerser dans une différente culture, va apprendre des nouvelles choses. Moi, j'ai eu l'opportunité de voyager. J'ai fait l'Italie, la Suisse, l'Allemagne, la République tchèque, l'Autriche, l'Islande, l'Espagne, la Suisse. L'Allemagne, je me suis promené. J'ai des histoires à dormir debout de là-bas. J'ai eu du plaisir incroyable. C'est quelque chose que je n'aurais probablement jamais fait si je n'étais pas allé coacher là-bas aussi longtemps. Pour moi, c'est un no-brainer. [00:29:31] Speaker B: Si tu as l'opportunité de le faire, vas-y. Le calibre est quand même bon. Si tu avais à comparer le calibre que tu coachais, tu le qualifierais à quel calibre ici au Québec et au Canada? [00:29:44] Speaker A: Ça, c'est une vraiment bonne question. Je me suis déjà fait lancer des tomates pour avoir fait cette comparaison-là. Je te donne un exemple. Ma femme, la mère de mes enfants, Valérie, est venue en France la dernière année. Elle a vu 3 ou 4 games. Quand elle est revenue à Champlain la première année, après le premier match qu'elle a vu de Champlain, elle m'a dit « Oh, c'est vraiment moins fort qu'en France. » d'un oeil de spectatrice. J'ai envie de te dire que c'est à peu près le même genre de calibre que Collégiale du 0-1, je te dirais. C'est des adultes, c'est des hommes. Je coachais un gars avec l'oso jacquin. Je donne toujours lui comme exemple parce qu'il a été judoka ou lutteur presque professionnel. Il est presque allé aux Olympiques dans les championnats français là-bas. C'est un athlète hors normes. Il n'y a pas rapport. Je n'ai pas coaché d'autres athlètes comme lui dans mes 10 ans de coaching. Mais il venait de commencer à jouer au football. Des fois, les risques, les hausses, c'était… Je me rappelle d'avoir pogné l'air après lui plus qu'une fois, mais par contre, des gars de même, je n'en ai pas coaché d'autres. Il n'y avait pas de sens. Les athlètes sont plus haut niveau. Il y a des gars qui ont joué à la deuxième année Schneider-Terminor. Il y avait un camp avec les Giants de New York dans la NFL. Je n'ai pas coaché d'autres gars qui avaient des camps dans la NFL. Le calibre des individus comme ça, C'est plus fort que du collégiativisme, évidemment, sauf que la structure, l'organisation, c'est vraiment moins bon. Là, je te dirais que ça ressemblerait à ça, mais c'est plus vieux. C'est des gars d'âge universitaire pour la majorité. C'est un peu ça. [00:31:33] Speaker B: T'as-tu… parce que t'as quand même gagné deux championnats là-bas, c'est quand même vraiment… c'est quand même impressionnant. Puis en plus, tu disais que dans ta première année, t'as réussi à gagner un championnat. T'as-tu des histoires un peu de ces championnats à nous rencontrer? [00:31:48] Speaker A: Bien, la première année, on gagne le championnat d'Europe. Le premier match, c'est un tournoi en trois phases dans le fond. Fait que t'as une phase de qualification, par exemple demi-finale, finale. Puis la phase de qualification, on joue… on reçoit Prague à la maison. Puis on grandit comme 41-34, match à couteau tiré. Puis je me rappelle encore, comme c'était hier, il y allait… Tu sais, là-bas, c'est du football de la ronde, c'est des règles américaines. Fait qu'il y allait trips avec l'ISO boundary, puis il nous couvrait speed option, tu sais, du côté court du terrain. Puis là, ils nous ont fait mal là-dessus. Ça, je me rappelle comme si c'était hier. Après ça, match numéro deux, on s'en va à Berlin. Joué contre les Berlin Adlers. Ça fait près de 20 ans qu'il n'y a pas une équipe française qui a battu une équipe allemande dans ces championnats. [00:32:39] Speaker B: Oh, 20 ans! [00:32:40] Speaker A: Presque 20 ans. On va là-bas pour encore une 14-13. On joue dans le stade où Adolf Hitler a fait son dernier speech pendant la Deuxième Guerre mondiale. Je t'en parle, j'ai une frisson de vapeur. Ça n'a pas de sens. On gagne 14-13 ce soir-là. Ce soir-là, je peux te garantir qu'on a eu du fun, mettons. Cette game-là, en plus, ce qui est fou, c'est que le match de qualification contre Pratt, notre Américain, DB qui vient de Delaware, qui était notre meilleur joueur, mettons, il se fait suspendre pour coup à la tête. Le match de demi-finale, je suis habillé et je joue la game contre Berlin, à Berlin. Il faut que je calle la game avec mon wristband. Premier jeu de la game, ça court en side zone. Il faut que je frappe le running back de l'autre bord. Le gars a joué à Frippo-Illinois l'année d'avant en division 1 NCAA. C'est comme « OK, qu'est-ce que je fais? » Je suis-tu vraiment en train de vivre ça? C'est des trucs incroyables. Puis on a gagné ce match-là, la finale, à la maison. On reçoit les Rhinos de Milan. Puis les Rhinos de Milan, c'est une équipe, à ce moment-là, qui entraîne un chef, il est dans le Hall of Fame de la NCAA. [00:33:55] Speaker B: Hall of Fame. OK, mais c'est vraiment du gros foot, là. Attends un peu, là. Je ne m'attendais pas à ça, là. Je ne m'attendais vraiment pas à ça. [00:34:03] Speaker A: C'est hype. L'entraide en chef, tu sais, dans le film « Ninety Double A », c'est... Si tu checks sur Internet, l'inventeur du pistol-offense, le porteur de ballon derrière le carrière, c'est lui qui a été comme... Le gars qui a trademarké ça, c'est l'inventeur de ce style d'attaque-là, tu sais. Leur carrière s'appelle... Son autre ami, c'était Pryor, c'est pas Terrell Pryor, évidemment, mais c'était un grand Américain qui joue du speed option, puis du triple option, puis qui court partout, puis qui a joué NCAA Division 1. Et là, on joue contre eux autres en finale. Quand j'apprends que le coordonnateur à l'attaque, l'autre bord, qui je vais coacher, est dans le hall of fame de la NCA, et son carrière partant, il a joué NCA 10-1. Là, je suis comme, ouais, là… Mes souliers, je me sens un petit peu dans mes bottines, comme, gros, j'ai une méchante job cette semaine. On a gagné contre eux autres à la maison, ce game-là. Ce récit de trois événements-là, je pense que c'est une histoire particulière. [00:35:06] Speaker B: Oui, c'est exceptionnel. [00:35:08] Speaker A: Puis cette année-là, on a perdu le championnat français contre la Courneuve. La deuxième année, on perd le championnat français contre la Courneuve encore. Puis après ce match-là en 2018, je me rappelle comme si c'était hier, j'ai demandé d'avoir un lunch avec le président du programme à l'époque, ben à l'époque encore aujourd'hui, Ben Sirouet. Puis j'ai dit à Ben là, Ben, on revient pis on va le gagner. Je reviens pis je veux revenir pis on va le gagner. Puis je suis revenu juste au Québec six semaines, puis j'étais reparti en France pour préparer l'année d'après. Puis là, j'ai été mis en charge de préparation physique. Puis cette année-là, bien, on est allé jusqu'au bout, puis on a gagné le championnat français en 2019. Puis je me rappelle, après la game contre Chipo, l'entraîneur-chef, c'est encore lui l'entraîneur-chef de la troisième année. Puis tu sais, c'est un homme de peu de mots, très… introverti. C'est pas quelqu'un d'extravagant. Après la game, un gros hug, les yeux plein d'eau. C'était dans notre tête, ça faisait trois ans qu'on voulait se rendre là. On a réussi finalement à le faire. C'est une autre belle histoire. de dépassement de soi, puis de trouver des solutions, puis de se rendre jusqu'au bout. Ça fait que, tu sais, c'est deux événements qui, encore aujourd'hui, marquent ma carrière de coach. C'est probablement l'un des événements que je suis le plus fier, encore aujourd'hui. [00:36:25] Speaker B: Est-ce que les... Tu sais, tu disais que tu es retourné au Québec cette semaine, tu es retourné là-bas après ça pour, tu sais, coacher les gars, les entraîner. Est-ce que c'est organisé un peu comme, tu sais, les programmes, mettons au collégial, comme mettons à Champlain, tu sais, les gars, ils font quoi durant la journée? Est-ce qu'ils font juste du foot? C'est-tu comme des pros? Comment ça marche? [00:36:45] Speaker A: Ça, c'est vraiment particulier dans le sens où, tantôt, je te disais, je coache un chirurgien de 35 ans. C'est un mix de tout. Tu as des joueurs qui sont payés. À Tonneau, comme je te disais, on était quand même bien nantis. Il y avait des joueurs qui étaient payés pratiquement à temps plein pour être là à l'année. Et eux sont, entre guillemets, des pros. Après ça, tu as les imports. Il y a cinq imports par année, deux internationaux et trois Européens. Eux, quand ils viennent, ils font juste du foot. Ils sont payés à temps plein pour faire ça. Mais après ça, Cédric Charpio, qui était chirurgien en Suède du genre, qui venait jouer contre nous autres. Tu as un mix de tout. Tu as du monde qui était là tout le soir et du monde qui était là tout le temps. C'est vraiment des cas de coordonnées. Tout ça, toutes les réalités de tout le monde ensemble, c'était... C'était de la job. Mais tu vois, la troisième année et depuis ce temps-là, Ben a mis sur pied un programme qui s'appelle Panthers Pro, Pro Performance. Et il a de plus en plus professionnalisé ça. Ça fait que les joueurs ont une job au sein du club, les joueurs sont entraînés, il y a un préparateur physique à temps plein pour eux autres. qui est un des anciens joueurs que j'ai coaché et qui fait ça maintenant. Ils sont vraiment, vraiment bien développés et avancés. J'étais peur que tout le monde joue encore des joueurs français, mais maintenant il y a une nouvelle ligue qui s'appelle la ELF. qu'il y a la European League of Football qui, elle, est une ligue pro. Les autres, les gars, sont tous payés. Donc, là, tu parles d'encore un autre niveau. Ça n'existait pas quand j'étais là, mais maintenant, c'est rendu ça la grosse ligue. [00:38:22] Speaker B: Quand les gars se font repêcher ou se font inviter à des camps, est-ce que les gars... Je ne connais pas le cheminement des Européens, mais est-ce qu'ils n'ont pas le choix de passer par, mettons, les Black Panthers pour ensuite se faire repêcher? Dans l'ELF, tu veux dire? Dans le fond. [00:38:55] Speaker A: La manière que ça fonctionne en Europe, c'est pour avoir l'équipe, pour avoir une équipe pro, mettons, tenons les mains, pour avoir un club pro, ils sont obligés d'avoir les mineurs. Donc, ils sont obligés d'avoir les moins de 17 ans, les moins de 19 ans. Fait qu'eux ont de facto un club formateur où ils forment des joueurs, mettons, un peu comme au soccer, l'impact, leur mini-impact, tu sais, qui crée des… qui ont des joueurs qui sont issus de ça. Mais maintenant, ce qui est triste un peu avec le football européen, c'est que, en tout cas du moins en France, c'est qu'il n'y a pas beaucoup d'aide financière gouvernementale qui est octroyée, avec la majorité des partenariats qui viennent du privé. Ce qui fait qu'il y a beaucoup de joueurs qui manquent de ressources et eux, ils vont s'expatrier. C'est pour ça qu'on a autant de Français qui jouent au Québec. C'est pour ça qu'il y a autant de Français maintenant qui vont jouer dans des juco, dans des prep aux États-Unis. Donc on a de moins en moins, pas de moins en moins, mais les meilleurs restent de moins en moins en France. Ce qui est bon pour moi aujourd'hui à McGill parce que là j'essaie de les repatrier pour aller chez nous. Mais pour le football là-bas, ça leur fait mal. [00:39:56] Speaker B: Le stress d'un joueur pis du coach, parce que toi t'as vécu les deux, pis moi je me rappelle avant de commencer une game, pis un peu si t'as joué dans des championnats, est-ce que le stress est pareil, le stress est différent, parce que là c'est... là tu passes d'un joueur à la personne qui gère le groupe de jeunes que tu vas amener sur le terrain. Il y a-tu des façons... comment c'est le stress-là? Est-ce que t'es encore stressé en fait? [00:40:24] Speaker A: Stressé, non. Je te dirais que j'étais plus stressé comme joueur que comme coach. Le stress, comme l'anxiété de performance, c'était pire comme joueur. Comme joueur, je dis tout le temps que c'est sur mes épaules. Je ne peux pas l'échapper. Il faut que ça aille bien. Il faut que je fasse ce que j'ai à faire. Il faut que j'aille à une bonne game. Je ne peux pas laisser tomber mes teammates. Comme coach, on dirait que c'est moi qui ai tout fait de la préparation. C'est moi qui ai fait le plan. Quand j'arrive au match, je suis plus dans le sens… Je sais où on s'en va. Je sais ce qu'on va faire. C'est comme moi qui ai le contrôle. On dirait que je suis moins… stressé. Par contre, j'ai toujours l'aspect fébrile. Avant chaque game, j'ai les goosebumps, puis je suis une règle cardiaque dans le tapis, puis j'ai hâte que ça commence. Je suis moins stressé aujourd'hui que je l'étais. Je suis excité, tu sais, t'as joué pour moi. Je suis un coach intense, tu sais. Je reste intense, je reste excité, puis j'ai hâte que ça commence, mais j'ai pas… J'ai moins le stress de me dire « what if ». Quand je jouais, des fois, il y avait le « what if » dans ma tête, « what if I do wrong », « what if I'm not good enough », « what if ». Là, je suis comme « hey, je sais ce qu'on fait, j'ai fait mes devoirs, j'ai fait mon travail, laissons les joueurs exécuter ». Ça va bien aller. Je suis un peu plus de même aujourd'hui comme coach que je l'étais quand même avant. [00:41:46] Speaker B: En parlant d'intensité, j'aimerais commencer à parler de McGill 2024. Moi, je pense que c'est une bonne affaire. Surtout pour toi, je suis vraiment content que tu ailles à l'université. On avait parlé une couple de fois quand j'étais à Lenox. On t'a écoeuré un peu avec ça aussi, si tu allais finir universitaire. Comment c'est arrivé? T'as-tu le droit d'en parler? Comment c'est arrivé l'histoire de finalement tu décides d'aller coacher? Y'a-tu des choses que tu as le droit de dire? Parce que j'ai envie de savoir comment c'est arrivé le fait que t'as dit « je vais aller à McGill ». [00:42:21] Speaker A: Alors c'est une bonne question. Je pense pas qu'il y a rien que j'ai pas le droit de dire dans le fond. Y'a pas de secret de polichinelle ou quoi que ce soit. Mais t'sais, moi d'entrée de jeu, t'sais depuis 2019 que j'étais à Champlain, J'ai toujours été ouvert à l'idée d'aller coacher universitaire parce que c'était un objectif à moyen et long terme où, t'sais, c'est, c'est, c'est, c'est, c'est, c'est, c'est, c'est, c'est, c'est, c'est, c'est, c'est, c'est, c'est, c'est, c'est, c'est, c'est, c'est, c'est, c'est, c'est, c'est, c'est, c'est, c'est, c'est, c'est, c'est, c'est, c'est, c'est, c'est, c'est, c'est, c'est, c'est, c'est, c'est, c'est, c'est, c'est, c'est, c'est, c'est, c' quelque chose que je voulais faire. J'ai toujours écouté aussi les propositions ou les discussions que j'ai eues à droite et à gauche. Jusqu'au moment où avec mes guildes, ça n'avait jamais vraiment fonctionné. La réalité, c'est que d'un autre côté, je ne cherchais pas absolument à m'en aller parce que j'ai joué à Champlain. Je suis fier de ce programme-là. C'est un programme que j'ai tatoué sur le cœur bien, bien fort. et que j'étais vraiment fier de coacher cette équipe-là. Pour moi, à chaque année, on était à l'écontainer et à chaque année, on pouvait gagner. Ça, c'est un feeling qui est incroyable de dire qu'à toutes les années, tu peux te rendre jusqu'au bout. Tu peux faire partie des deux équipes en finale, puis tu peux être l'équipe championne. J'adorais ça, puis ça me trillait, puis j'avais un plaisir fou à coacher à Champlain. Puis l'autre chose, à travers ça aussi, c'est plus ça faisait longtemps que j'étais là, plus c'était dur pour moi de m'en aller. Dans le sens où là, Tu sais, toi, t'es un gars que j'ai recruté, que j'ai coaché pendant trois ans, que j'ai vu graduer. Mais là, il y en a encore plein à Champlain. Les deuxièmes et les troisième années de l'an prochain, c'est tous des gars que j'ai recrutés encore. Fait que c'est tous des gars que j'ai des relations particulières avec eux autres. Puis on va parler de recrutement, j'imagine, tantôt, mais t'as vu aussi la vague de recrutement à McGill. Je pense que ça montre le lien que je crée avec ces gars-là. Fait que, tu sais, on aurait plus avancé, plus stédué de m'en aller. Fait que plus, il fallait que ce soit vraiment une opportunité singulière. Puis, je serais pas parti de Champlain pour aller coacher une position, je serais pas parti de Champlain pour aller être recruteur. Moi, ce que je voulais, c'était avoir l'opportunité d'être coordonnateur à ce niveau-là. Quand l'opportunité à McGill s'est présentée, c'est sûr que j'ai fait mon due diligence, j'ai dit, sais-tu quoi, pourquoi pas? C'est une discussion que j'ai eue avec ma femme aussi. J'ai nommé Valérie tantôt, je l'en nomme encore. C'est une sainte, t'as une mère exceptionnelle, elle me supporte, elle me challenge aussi là-dedans. Quand l'opportunité s'est présentée, elle m'a dit, arrête de niaiser, vas-y, tu verras bien ce que ça donne. Fait que j'ai fait le processus d'entrevue et j'ai eu l'opportunité d'avoir cet emploi-là. Ça n'a pas été une décision qui a été facile à faire parce que même pour postuler, ça m'a pris 7-10 jours avant de décider de postuler. Ça n'a pas été une décision facile. Une fois que j'ai postulé, le processus s'est enclenché. Je ne regrette pas ma décision du tout. Pour deux raisons. Un, je ne regrette pas ma décision parce qu'on est de bonne saison, parce que ça va bien, parce que j'aime travailler avec les gens avec qui je travaille. Je pense que coach Shoup, c'est un très beau leader, c'est un gars qui qui est à l'écoute de ces joueurs, qui est un gars de chez moi qui est très, très spécial. C'est le fun de travailler avec lui. Ça fait six semaines que je suis en congé de paternité. Ça me laisse tranquille. Ça aussi, j'apprécie ces valeurs familiales qui sont vraiment présentes. Je trouve que c'est le fun de travailler avec quelqu'un comme ça. J'ai retrouvé des amis avec le coach Morinplante et le coach Khaled Hicks. Ça fait des années que je connais. Travailler avec ces deux gars-là, c'est vraiment cool. J'ai découvert Colin Tennant, que je ne connaissais pas autant, qui est notre coordonnateur à l'attaque. Je trouve qu'on a une belle équipe. C'est le fun de travailler avec du monde aussi. Ça fait changement à Champlain où c'était un petit peu... J'étais souvent dans mon bureau, dans mon bureau tout seul. Ça, c'était là une forme. Puis l'autre chose que je suis content aussi, c'est que les gars ont un bon nostre. Je suis parti de Champlain, mais je ne suis pas parti. Ça ne s'est pas bien passé. Il y a n'importe quelle chose négative qui est arrivée. Je pars. Le problème, c'est Éric Bolduc qui prend ma place. Il fait une grosse job défensivement. JF avec Vincent à l'attaque. Coach Mike avec le recrutement. Tout le staff a fait une méchante job. Les gars ont gagné le bazar. Une des grosses parties qui étaient dures pour moi de partir, c'était de ne pas laisser tomber les joueurs que j'avais recrutés. De voir qu'ils ont gagné et qu'ils sont rendus jusqu'au bout, je me disais, Ce que je leur avais promis, c'est arrivé pareil, donc au moins, je suis en train de être tranquille. C'est un peu ça, je trouve que c'est le meilleur des deux mondes. [00:47:32] Speaker B: « Seize up », c'est juste ça que j'allais dire. Mais je ne le savais pas, je pensais que pour avoir une job de coach universitaire, je pensais que ça marchait par invitation. C'est toi qui as postulé. [00:47:49] Speaker A: Mais dans le fond, mes guides, ce qu'ils ont fait, c'est qu'ils ont ouvert la job publiquement. Tout le monde pouvait postuler, mettons. Moi, j'ai décidé de postuler après avoir eu des discussions avec des alumni, puis après avoir eu des discussions avec Coach Shoup aussi. Coach Shoup m'a tendu une perche. J'ai parlé à quelques anciens aussi qui étaient qui faisait partie du comité, des comités de sélection, qui avait des hints sur les comités de sélection. Puis, comme je te dis, ça n'a pas été tout de suite. Ça a pris, je dirais, 7 à 10 jours où Val et moi, on en parlait tous les jours. Parce que c'est quand même un gros commitment. Je n'habite pas proche de McGill. Moi, j'habite à Saint-Py dans le coin d'Ange-Gardien. C'est une bonne trottinette, pareil. Il y avait quand même des implications familiales. On a décidé de faire le mouv' ensemble. [00:48:40] Speaker B: C'est quoi le processus d'entrevue? Tu parlais d'entrevue tantôt, je suis quand même curieux, est-ce que c'est comme une entrevue de job? [00:48:48] Speaker A: Et moi, sur le processus ou le board d'entrevue, il y avait quatre personnes, dont évidemment Coach Chou, le directeur des sports, une femme des ressources humaines, puis aussi une femme qui s'occupe de notre programme d'équité, ça s'appelle Women in Sport en gros, donc c'est l'équité homme-femme dans le monde du sport. J'avais quatre personnes qui étaient là, puis des vraies questions, des mises en situation, des questions sur Évidemment sur les équipes Léo, sur le football, la gestion de groupe et le leadership, mais aussi beaucoup de questions sur juste les relations interpersonnelles et comment tu gères une telle situation. C'était une bonne entrevue, c'était le fun. [00:49:32] Speaker B: Est-ce qu'ils t'ont challengé pas mal sur le football? Tu disais qu'ils t'ont posé des questions sur les équipes Léo, mais à quel point ils sont allés « deep » là-dessus? [00:49:42] Speaker A: Ben, tu sais, Alex avait ses questions. Je me rappelle pas exactement, mais trois, quatre, cinq questions. Moi, j'avais préparé un document avec des réponses à ces questions. Quand on est tombé dans la portion football, j'ai donné un document à tout le monde. Même la dame des ressources humaines qui n'a aucune idée de ce qu'est le football me suivait pour me répondre à ce que je lui donnais. On a parlé de philosophie, on a parlé d'expédier, on a parlé de comment créer un plan pour un adversaire. C'était pointilleux, mais globalement, Assez global quand même. C'était pas nécessairement comment j'enseigne le shuffle technique ou comment j'enseigne l'off-man. C'était plus genre explio schématique. Puis en fait, c'est ça ma job. Je suis coach ballateur. L'aspect technique, j'ai des coaches en dessous de moi qui gèrent ça. [00:50:41] Speaker B: Fait que là, t'as l'entrevue, t'es accepté. C'était quoi ta première étape que t'avais à faire? C'est quoi la première chose que t'as faite quand t'es arrivé dans ton bureau d'ici à McGill? Parce que là, t'en reprenais une grosse job. Rien contre les anciens coachs qui étaient là, ils ont fait une bonne job aussi. Sauf que là, t'arrivais pis, on va en reparler aussi, mais là, vous voulez amener une nouvelle mentalité à McGill, un nouveau monde, une nouvelle équipe à grandeur. Comment tu fais, qu'est-ce que t'as fait pour tout te ramener à la maison pis juste prendre contrôle de ça? [00:51:19] Speaker A: La première chose qu'Alex nous a demandé de faire, c'était vraiment d'avoir un exit meeting ou un entrance meeting avec tous les joueurs. J'ai rencontré chacun des joueurs un à un, qui me parlent de leur background. J'ai posé des questions sur leur famille, sur qui ils sont, leur situation de football, c'était quoi, le nombre d'années. Apprendre à connaître chacun des joueurs essentiellement. Ça a été le step numéro un. Après ça, le step numéro deux, ça a été de bâtir notre staff. Il ne faut pas oublier que je suis rentré en poste fin mars et dès le 1er mai, le camp d'entraînement était là. J'avais un mois pour rencontrer les joueurs, faire un staff et préparer le camp d'entraînement dans mes camps. Fait que je te dirais que mon premier mois, je l'ai vu passer demain. [00:52:08] Speaker B: Ah ouais, c'est un gros mois. [00:52:09] Speaker A: Ah ouais. Puis en même temps, Coach Soup était entraîneur chef de l'équipe du Québec. Moi, je me suis ramassé avec la job de D.C. pour l'équipe du Québec l'été passé. Du même coup, mettons, j'ai eu les deux jobs en même temps. Fait que là, on était dans l'écart d'évaluation de l'équipe du Québec en même temps. Fait que là, il y avait aussi le staff de Team Québec préparer ça. Fait que mettons que le premier mois est allé assez vite. La première chose que j'ai faite, c'est vraiment rencontrer les joueurs, préparer le staff, puis après ça, se préparer pour le. [00:52:45] Speaker B: Quart de printemps essentiellement. C'est arrivé vite. Oui, c'est arrivé vite. Effectivement, un mois pour te préparer à tout ça, puis on va se le dire, c'est de la job. Moi, je te voyais travailler, puis tu mettais des heures comme… Je parle, il n'y a pas une personne qui met autant d'heures que toi, je pense, qui a du cœur. En tout cas, c'était le fun. C'est une des raisons aussi pourquoi c'était le fun de jouer pour toi, en fait. c'est que t'avais une réponse à tout. T'étais hyper passionné pis en tout cas, c'était facile en fait. Oui, c'était compliqué dans le sens que t'amenais tes schemes, t'avais tes façons de jouer à la game qu'il fallait que tu comprennes parce que tu comprenais pas. Surtout dans Hell Week, si tu comprenais pas la première journée, t'étais normal pour le reste. Mais ça, c'est une affaire que j'aimais, c'est qu'on te posait des questions pis t'étais tout le temps là pour les gars pis pour ça, c'était vraiment sur la coche. Pis là, vous l'amenez une nouvelle version de McGill. T'as été dans des équipes championnes dans le passé. C'est quoi que ça prend pour créer une équipe championne? Vous êtes là, vous êtes rentré, t'as ton staff, sur quoi vous travaillez? [00:53:48] Speaker A: L'année passée, dès le camp au mois de août, et même avant ça, dès la fin du May Camp, je pense que la première affaire, ça a été de rebâtir une culture d'équipe, une cohésion de groupe. Ça a commencé avec l'entraînement d'été avec coach Monty, Yannick Morin-Planck, qui s'occupe de la préparation physique avec nous autres, qui a ramassé des gars tout l'été. Après ça, dès qu'on est arrivé au mois d'août, coach Claude a fait un gros job avec la psychologie sportive, la cohésion de groupe, on a eu des ateliers de cohésion de groupe avec Coach Gould, où on a littéralement rebâti notre culture d'équipe. C'est quoi nos valeurs fondamentales? C'est quoi qu'on veut accomplir comme groupe? C'est quoi nos objectifs? C'est quoi les artefacts qui nous représentent? C'est qui est-ce qu'on est, nous autres? C'est qui McGill Football? Donc ça, ça a été comme la grosse première partie de transition. Puis là, avec le recrutement qui était, qui continuait en marche, puis là, avec le recrutement qu'on a fait, t'sais, la prochaine phase, je pense, ça va être, je pense, la prochaine phase, ça va être de bâtir, t'sais, de continuer à bâtir cette culture d'équipe-là avec les nouvelles personnes qu'on a rentrées. Et je pense qu'il y a ça, il y a un gros changement qui a été fait dans la, dans l'approche qu'on a au recrutement, dans la façon, dans les individus qu'on a recrutés maintenant pour les prochaines années. C'est des gars qui fit les valeurs actuelles du programme. C'est des gars qui vont nous permettre de rebâtir des fondations solides, et je pense qu'à court terme, ça va être ça l'objectif. Coach Yann, encore présentement avec la préparation physique, fait un gros, gros job d'inclure les gars et de s'assurer qu'on travaille tous dans la même direction. Puis nous, les deux coordonnateurs, coach Chou, c'est de rajouter là-dessus et de s'assurer que ces valeurs-là qui sont véhiculées, ça va dans la bonne direction. Ta question, c'est quoi que ça prend pour gagner? Ça prend un groupe uni et soudé. Ça, c'est la base de la base. Parce que tu peux être ultra talentueux, si tout le monde tire de son côté, ça ne fonctionnera pas. Il faut un objectif commun, il faut un but commun. C'est là-dessus qu'on est en train de bâtir. Présentement, c'est de garder les gars dans un groupe soudé, d'avoir une ligne directrice qui s'en va tout le monde dans le bon sens. Et l'autre chose que ça prend pour gagner, veut, veut pas, c'est du talent. Il faut tout ça souder pour qu'il y ait du talent, parce qu'il y a des équipes soudées dans notre conférence. qui gagnent pas, tu sais. Il y a des équipes très talentueuses dans notre conférence qui gagnent pas non plus. Les équipes qui gagnent, c'est des équipes soudées, puis qui ont, bien, t'en fous un ou deux spéciales. Si t'en as aucun, maintenant, elle marche pas, tu sais. D'accord. Tu sais, là, notre job, ça a été ça, cette année, c'est de ramasser les un ou deux ou trois, ouais, si t'en as 15, c'est tant mieux, mais les un ou deux ou trois spéciaux, puis l'autre, c'était de ramasser du monde qui fiquait dans nos valeurs, tu sais. Puis je me rappelle d'un livre que j'ai lu, qui est un de mes anciens joueurs en Europe qui m'avait donné, Si je ne me trompe pas, c'était « The Seven Seas to Building a Championship Team », quelque chose comme ça. C'est Mike Smith qui avait écrit ce livre-là, qui est un ancien head coach de l'NFL. Dan Quinn, qui est head coach présentement avec les Washington Redskins, Washington Commanders, a fait des épilogues aussi. Il y a des choses qu'il disait, c'était « La meilleure façon de maintenir une culture d'équipe, c'est de choisir des gens qui « fit » ta culture d'équipe ». Puis nous, on a la chance, quand on recrute du monde dans nos sports, de choisir les gens qu'on veut recruter. En bowling, c'est eux qui ont le dernier mot, donc on peut en perdre, mais on n'est pas obligé de recruter du monde qu'on ne veut pas. Ça, c'est un gros plus, je pense, dans notre réalité. Puis de mettre de l'emphase sur choisir les bonnes personnes, choisir du monde qui fait ce qu'on veut faire, ça va juste nous aider à bâtir cette culture-là. [00:57:38] Speaker B: C'est quoi les valeurs que vous avez instaurées? [00:57:43] Speaker A: On a un nouvel acronyme que je vais garder peut-être plus à l'interne avec nos gars. [00:57:56] Speaker B: Mettons qu'il pourrait représenter un peu le programme que vous êtes en train de construire, ça serait quoi? [00:58:02] Speaker A: Je vais t'en donner deux grandes lignes. On est le plus vieux programme de foot au monde. 1874, c'était le premier match entre McGill et Harvard à Harvard et le deuxième la même année à McGill. C'est les deux premiers matchs de foot de l'histoire. [00:58:21] Speaker B: Harvard n'a plus de clubs de foot en plus, je pense. [00:58:24] Speaker A: Harvard, oui, mais Ivy League. [00:58:27] Speaker B: OK, ils sont dans Ivy League. [00:58:31] Speaker A: Pour moi, c'est une tradition. Il faut que ce soit une de nos malheurs. Il faut qu'on soit honoré, qu'on soit fier de ça. Pour avoir été à Champlain comme joueur et entraîneur, Les gars sont fiers de jouer à Champlain, de quoi d'incroyable, t'sais. Puis quand tu viens pas à Champlain, tu comprends pas. Puis quand t'es à Champlain, tu te dis « Oh my God, je m'attendais pas à ça ». Puis quand t'en sortes, tu t'en rends encore plus compte, on dirait, t'sais, c'est comme, c'est big, là, t'sais. Bien, faut qu'on ramène cette honneur-là puis cette tradition-là, t'sais. Puis je pense que ça, c'est quelque chose qu'on va travailler d'acharnement à ramener. Ça va aussi passer par les alumni. Je pense que Coach Shoup fait une grosse job à travailler avec le président de nos alumni, Vincent Garnier, pour ramener ça dans le giron du programme. Ça, c'est une grosse partie. Et l'autre valeur, pour moi, qui est évidente, c'est l'excellence. On est la meilleure école au Canada, point à la ligne. Si t'es capable d'être compétitif comme ça à l'école, Parce que pour rentrer à McGill, c'est compétitif, c'est ultra contingenté. Si t'es compétitif assez pour être capable d'avoir des bonnes notes pour rentrer à McGill, t'es quelqu'un qui fait partie de l'excellence dans ce domaine-là. Pourquoi pas appliquer cet acharnement au travail-là dans les autres sphères de ta vie? Si on est capable de recruter des gens qui sont ultra compétitifs, ils devraient être compétitifs autant sur le terrain qu'à l'école. Pour moi, c'est évident. Ça ne sera peut-être pas le meilleur joueur à 19 ans, mais il est tellement compétitif, il veut tellement s'améliorer, et il a tellement eu l'objectif d'excellence en arrière-plan qu'à 22 ans, il va peut-être être meilleur que tous les gars de 19 ans qu'on n'a pas réussi à recruter. C'est un peu ça. Si tu es fier de jouer pour McGill parce que tu comprends la tradition, tu comprends le passé, et tu es quelqu'un qui… qui veut l'excellence dans tout ce que tu entreprends, c'est toi qu'on veut. C'est ce genre d'individu-là qu'on veut recruter. Ces deux valeurs, je pense, sont deux des valeurs qu'on a mises de l'avant dans ce qu'on essaie d'accomplir. [01:00:48] Speaker B: Je suis 100% d'accord avec toi. Tu sais, pour reprendre l'exemple de Champlain, c'est tellement vrai. Je rencontre Joe Flag, à Star les morts du soir. Il a tous les âges. Je rencontre des messieurs, je les vois avec leurs shorts de Lenox. Je vais les voir, « Hey, t'as joué en quelle année toi? » Ils me disent « J'ai joué en 2012, 2011. » « Ah ben, t'as avoué? » C'est des choses que, si tu es allé à Lenox, comme tu dis, tu le comprends. C'est une des raisons aussi, je pense, pourquoi Lenox est un des meilleurs programmes. Ce n'est pas le meilleur programme collégial au Québec. C'est parce qu'on a notre culture, puis notre histoire, puis elle ne meurt jamais. Quand tu es un rookie, tu arrives à Lenox, les vétérans, leur job, quand tu rentres, c'est de te montrer c'est quoi Lenox. Pis j'en parlais encore avec d'autres gars justement à l'université qui venaient me voir pis ils savaient que j'avais joué à Lennox pis eux ils avaient joué à d'autres programmes collégiales pis j'avais joué contre eux, ben on avait joué contre eux aussi. Pis ils me disaient, c'était comment vraiment Lennox? Je veux comprendre parce qu'on vous connaît tous un peu mais on vous connaît pas vraiment pis on sait tous que vous êtes des mongols par contre pis on aime pas jouer comme vous autres. Bonne nouvelle. Non, j'ai dit, écoute, moi c'est pas compliqué, Linux, ça a vraiment changé ma vie, mais c'est... C'est comme tu dis, j'ai dit, tu sais, tu peux pas comprendre c'est quoi si tu y vas pas. Tu peux pas expliquer ça à quelqu'un. Fait que je pense que c'est une super bonne valeur que vous essayez d'amener. Je pense que c'est les bonnes bases pour construire un programme qui va avoir pas mal de sens. [01:02:27] Speaker A: Mais tu sais, il y a quelque chose à Champlain qui... C'est Champlain qui a toujours été un programme gagnant, tu sais. Fait que c'est facile d'être fier, c'est facile d'avoir les anciens qui reviennent et qui donnent un coup de main à les alumni parce que t'es fier parce que le programme gagne, tu sais. Fait que, tu sais, à McGill maintenant, c'est d'essayer de ramener les anciens qui ont fait partie de ces gardes-là, tu sais. Les équipes des années 80 qui ont gagné la Coupe Vanier, les années 90 qui ont gagné les championnats québécois, les années 2000 qui ont gagné la Coupe Bondsmoor. C'est de ramener ces anciens-là, qui ont vécu des belles années, de les re-rendre fiers, tu sais. De leur dire, « Hey, c'est encore possible, là. Don't worry, on est capables. » Puis, bien, l'année qu'on a eue, je pense, donne un air d'aller à ça, le recrutement aussi. Il ne faut pas s'asseoir sur nos lauriers parce qu'il y a des bonnes équipes, il y a des bons coachs dans cette ligue-là. Il faut continuer à travailler. [01:03:21] Speaker B: En parlant du recrutement, cette année vous avez une saison de recrutement exceptionnelle. J'ai regardé juste avant qu'on commence le tableau des joueurs qui ont été recrutés universitaires au Québec dans la Ligue LSEQ. J'ai pas besoin de dire que vous avez passé la gratte en bon québécois. C'est assez impressionnant. C'est quoi le petit secret sauce? C'est quoi que vous avez fait? Vous avez ramassé... le meilleur recevoir de l'édition 1 l'année passée. Vous avez eu... Criff, combien de gars de l'ENA qui sont signés avec vous cette année, encore une fois, qui ont gagné le bol d'or? C'est pas des petits noms. C'est quoi que vous avez fait? C'est encore une affaire de culture, comme tu dis. Oui, il y a le côté... Tu connais les boys, mais c'est plus que ça aussi, je pense. [01:04:25] Speaker A: T'sais, je veux dire... Je pense qu'il y a plusieurs choses qui rentrent là-dedans. La chose numéro un, comme je te disais tantôt, c'est l'excellence académique en attire quelques-uns. Il y a des gars, je pense à certains gars de Champlain ou du CNDR, par exemple, il y avait 34, 33, 36 de Cotter. C'est des gars qui sont hors-nom académiquement. Donc, si tu mets l'école d'avant avec ces gars-là, c'est sûr que ça leur parle. On est boosté à l'école, pourquoi choisir ailleurs qu'à la McGill si tu rentres à la McGill? Ça, c'est un no-brainer. L'affaire, c'est que dans les années passées, si tu finis 0-8 ou 1-7, c'est dur de convaincre ce gars-là. Parce que là, il a beau être bon à l'école, bienvenue à l'école. J'aime aussi le football. Le fait qu'on ait eu une bonne saison, je pense que ça nous a aidés. Quand je dis une bonne saison, je veux dire une meilleure saison, parce que ce n'était pas encore au niveau de ce qu'on aimerait avoir. C'est un très gros pas dans la bonne direction. Donc, d'avoir gagné des games, ça l'a aidé. L'excellence académique, ça l'a aidé. Et l'autre chose, je pense que le staff, les cinq gars qu'on a là, on est jeune. Coach Chou, c'est le plus vieux, il n'a même pas 40 ans. Donc, on est un jeune staff, on est dynamique. On est du monde qui compte pas leurs heures, qui sont passionnés. Je pense que ça, ça aide aussi. On joue dans le plus beau stade au Québec. [01:05:53] Speaker B: Ça, c'est fou. Vos installations, c'est vraiment malade, ça, par contre. [01:05:58] Speaker A: Il y a des choses à améliorer et il y a des choses qu'on travaille à améliorer. Mais quand tu rentres dans le stade Percival-Monson et que tu regardes le stade, tu te dis « wow ». « Je vais jouer ici tout le temps. » « Ah oui, tout le temps, c'est ça qu'on joue. » Il y a des gros plus à McGill. Je pense que c'est juste une question de les mettre de l'avant. Je pense que cette année, une autre des choses, je parlais d'excellence tantôt, mais l'excellence donne l'excellence. Quand on a un gars comme Ambroise Duplessis-Giroux qui commite chez nous au mois d'octobre et qui nous permet d'annoncer son commitment pendant le bol d'or, Ambroise, c'est probablement le meilleur DM au Québec depuis plusieurs années. Puis t'as joué avec d'ailleurs. C'est spécial. Quand ce gars-là décide de se marquer à McGill, tout d'un coup, il y a des gars ailleurs que c'est comme « oh boy, on peut jouer avec ce gars-là ». Moi, je suis choisi à la McGill, je joue avec ce gars-là. Je ne vais pas tout seul. Il y en a un autre. Les huit autres gars de l'Enux, c'est pareil. C'est des Chris Weir, Panay Raymond, Chevalier, Poméville. Alexis Rivet, Léo Brasé, Isaac Sirouat, c'est tous des gars qui viennent de gagner le bol d'or. Il y en a plusieurs d'entre eux qui avaient gagné le bol d'or juvénile en plus. C'est des gars qui sont connus, qui ont un nom, qui amènent une prestance. Quand tu es un bon joueur de foot, tu veux jouer avec des bons joueurs de foot. Je pense qu'il y a un peu de tout ça. On a convaincu quelques-uns avec les silences académiques. Puis le fait que notre saison allait bien et qu'elle avait vraiment un pouce dans la bonne direction. Après ça, c'est devenu un snowball effect. Je peux jouer avec mon chum, je peux jouer avec tel gars avec qui j'ai confiance, je peux jouer avec lui qui est bon. Et c'est une des choses que... Je parle pour ma part que j'ai mis beaucoup d'emphase aussi après ça, c'était d'aller chercher des joueurs qui avaient des caractéristiques de leadership hors du commun. Il y a des gars qui ne sont peut-être pas les mêmes profils, peut-être pas des aussi gros profils que des Ambrose ou des Nathan Carian ou des Jerry Momo, mais qui ont... été des grands, grands leaders dans leur programme. Je pense à un gars comme Zachary Girard, pour part, à Valleyfield, qui est peut-être un gars qui est un petit peu moins « connu ». Il vient d'être nommé Noir et Or de l'année dans son programme. En ce moment, dans le gym, les gens le voient aller et on est comme « wow, ok ». Le gars, il se bat, puis il travaille fort, puis ça va être un leader dans ce groupe-là. et d'amener des gars qui ont du charisme, qui ont du caractère, qui sont des leaders naturels, qui n'ont pas froid aux yeux de mettre les heures et le travail, ça aide. dans notre culture. C'est ce genre d'individus-là qu'on veut avoir. C'est ce genre d'individus-là qui sont prêts à se dépasser qu'on veut avoir. Puis, encore une fois, tu penses à la liste des noms de gars qu'on a recrutés, il y en a plus qu'un des gars de même. Un Justin Duhamel de FX de Garneau, qui a fait de l'équipe du Québec, qui a été trois ans partant là-bas, qui est un gars qui C'est rempli de qualité de leadership, du charisme, qui n'a pas peur de travailler, qui n'a pas peur de prendre la parole, qui a peur de s'entraîner fort, qui va amener la barre à tout le monde, à être plus haut. C'est ça que tu veux. Tu veux t'améliorer. Tu l'as vécu à Champlain. Tu es un très bon joueur de foot à l'entraînement, qui avait un très gros background, qui arrivait avec beaucoup, beaucoup, beaucoup de « high praises ». Là, tu rentres et tu dis « OK, je ne suis pas le seul, il y en a d'autres. » C'est ça qu'on veut créer. Ça prend du temps. [01:09:23] Speaker B: Mais c'est vraiment, encore une fois, la culture, c'est vraiment bon. Si je redonne encore l'exemple de Lennox, si vous essayez d'amener vraiment ce côté-là, dans le sens que, quand t'arrives à McGill, Kriff, il y en a d'autres des bons, c'est pas moi Superstar non plus, il va falloir que je me batte pour être là. Moi, personnellement, c'est ce qui m'a resté accroché, parce que ça m'a permis de me coller au gars. de faire des bons chums, qui aujourd'hui je leur parle encore, même ça fait 3 ans que j'ai fini le nucs, pis on va se parler toute notre vie, pis ça te permet à vouloir aller plus loin en fait. Pis moi je pense que, oui c'est le foot, mais c'est plus grand encore que ça, ça peut vraiment t'amener des bonnes choses. Là, on va avoir un groupe assez jeune, je pense, l'année prochaine. Toi, qui as quand même de l'expérience avec les groupes qui sont jeunes, comment tu gères ça une saison avec un groupe qui a autant de rookies? [01:10:23] Speaker A: Écoute, comme je disais tantôt, j'étais encore congé de maternité, donc en ce moment, je ne gère pas. Je fais plus du bronze bébé un peu et j'essaie de déconnecter complètement. Mais mon objectif, avant le camp de printemps. Je te reviens, un an passé, en avril passé, je suis arrivé tellement tard qu'en toute franchise, j'ai imprimé mon playbook bleu, je l'ai mis rouge, puis j'ai dit aux gars, voici ce qu'on joue en fait. C'était pratiquement tout ce que j'ai collé. [01:10:52] Speaker B: Aller jouer au foot, ouais. [01:10:56] Speaker A: Puis tu sais, j'ai fait aucun meeting avant le make-up, puis pendant le make-up, j'avais aucun meeting d'installation. Fait que les gars avaient reçu l'install avec des clips vidéo, Puis c'était comme les meetings, c'était des Q&A. Genre, posez-moi vos questions. Il n'y avait pas de meeting. Mon objectif, vu que je retourne la semaine prochaine travailler, ça va être à partir du... de la semaine prochaine, ils vont avoir des meetings chaque semaine pour permettre à ces jeunes-là, parce qu'on a déjà vraiment beaucoup de gars à l'école, ce qui est positif pour nous autres, c'est dès, dès, dès février, de rentrer ces bases-là, ces rudiments-là du système. Je fonctionne Je fonctionne comme je fonctionne, puis tu sais comment je fonctionne. Je suis vraiment plus un gars qui est « rule based ». Avec moi, il n'y a pas un dessin sur un papier, puis c'est ça qu'on joue. Il y a de la compréhension derrière ça et des ajustements. Mon objectif, c'était de rentrer les schemes de base, la base du système, mais tellement en profondeur, que les gars aient vraiment les bonnes bases. dès maintenant, qu'on soit capable, au mois d'août, de jouer rapide et d'être confiant. Je pense que la pire chose que je peux faire avec un groupe jeune comme ça, c'est d'essayer d'en rentrer trop, et que les gars soient stressés et jouent sur les talons. C'est un groupe jeune, et moi, ça fait 10 ans que je suis dans mon système. Eux autres, pour la plupart, ça va être l'année zéro. Si je rentre les trucs de l'an 10 tout de suite, ils n'ont pas les bases de l'an zéro, ils peuvent avoir des problèmes. Ça va être de rentrer ça à la base et essayer de les mettre le plus possible en confiance entre eux. Puis l'autre chose, les gars le savent déjà, ça va être la compétition à l'interne. Sur la ligne défensive, on a rentré 12 D-Line. [01:12:43] Speaker B: Quand même. [01:12:44] Speaker A: C'est kickstart. C'est un peu comme… L'analogie que je vais faire, c'est que j'ai douze chiens qui veulent l'os. Moi, je lance l'os au milieu et ils me disent « Ah ouais, battez-vous. » C'est qui le club? C'est qui qui réussit à s'en sortir? C'est qui qui joue? C'est qui qui prend les reps? C'est qui qui sort du lot? Ça va être un peu ça à court terme. Les mettre dans une situation où ils sont confortables, à l'aise, confiants, pour que quand j'enlève la laisse, Tout le monde est capable de partir après là. Tout le monde est capable de se battre également. Ça va faire sortir certains gars là-dedans. Ça revient à ce que je disais tantôt avec le recrutement. J'ai recruté des gars qui sont des forts leaders. J'ai parlé de Jacques Girard pour fort. J'aurais pu te parler de Mathieu Proulx. J'aurais pu te parler de Logan Toutain, Justin Laflamme. Des gars de même que je sais qu'ils ont la compétition. Pressure breeds diamonds. Ces gars-là, ils vont être meilleurs avec la pression. Ils vont être meilleurs avec la compétition. C'est ça mon objectif. Je vais les mettre avec des balles solides. Ils sont à l'aise, ils sont good. Maintenant que vous êtes good, C'est qui qui performe, c'est qui qui a le joueur. Et de cette façon-là, je pense qu'on va juste laisser les gars exécuter, puis avoir du fun, puis se trouver là-dedans. Puis bien, on rebâtira les layers du playbook as we go. Je m'entends déjà avoir besoin de dire à des gars comme... comme Pamé-Raymond et Ambrose qui ont joué trois ans dans mon système à ELEVIL RELAX. Commençons par la base, eux autres vont vouloir aller trop vite. Mais en reculant un peu, même pour eux autres, ça va permettre de se remettre les bases à neuf et d'être prêt à rebâtir là-dessus. Je pense qu'on va juste bénéficier là-dessus. [01:14:25] Speaker B: Ça va créer de la compétition aussi un peu à l'interne. Je pense que c'est tout le temps bon de n'en voir. Moi, à l'Enexville, on en avait tout le temps de la compétition. Puis les roasters bougeaient quand même souvent aussi. Non, ça va être intéressant. J'ai vraiment hâte de voir la saison prochaine. Pour finir, Mac, j'ai deux questions. Une qui ne me repose pas en tête pendant que tu parles de ça. Est-ce que tu penses que, OK, à part côté ressources, whatever, est-ce que tu penses que notre football universitaire, on devrait avoir le droit de review les calls? [01:15:05] Speaker A: Oh boy! La réponse facile à ça en tant que coach, c'est oui. Si on met les ressources financières, la télé, le ci, le ça, pourquoi pas? Si on est capable de se rendre à un niveau où on peut le faire, puis c'est viable, c'est équitable pour tous, absolument. La réalité, est-ce que je pense que ça, ça va arriver dans un futur proche? Non. C'est-à-dire qu'on a une technologie à ce moment-là pour garder les séquences vidéos sur la sideline. [01:15:41] Speaker B: Ça, c'est vraiment... [01:15:42] Speaker A: Il y a des stades au Québec que ça ne marche pas. Il y a des stades sur ces quatre-là que ça marche bien, puis il y a des stades sur ces quatre-là que c'est le dawa. Ça fait que si ça, ça ne fonctionne pas, comment je fais le mandat à l'arbitre? de, t'sais, de rely sur quelque chose qui n'est pas fiable, c'est impossible. Ça n'a pas de sens. Si c'est pas équitable pour tout le monde parce que ça fonctionne une fois, pas l'autre fois, j'aime mieux qu'on reste avec ce qu'on fait là. Il y a une chose que je me suis rendu compte cette année, c'est que les arbitres sont vraiment ouvert d'esprit à poser des questions. On avait des échanges avec les refs toutes les semaines cette année. Pour certains calls, quand on avait des questions, on pouvait les envoyer. Nos arbitres universitaires, Ils travaillent fort pour des gars qui sont « amateurs » parce qu'ils sont payés, mais ils ne sont pas de temps plein nécessairement là-dedans. Ils ont d'autres jobs. Ils font de méchantes jobs. Ça m'a vraiment ouvert les yeux d'une autre façon. Je n'ai jamais été quelqu'un qui criait après les riffs comme un malade, mais ça m'est arrivé de perdre patience des fois. Aujourd'hui, après une année d'université, je me dis « oh boy ». Il faut une méchante job d'analyser tout ça sur le fly, puis se préparer pour les games, puis on est chanceux de les avoir. Puis la réalité, c'est qu'il nous faut de la relève d'arbitre parce qu'on en manque au Québec, puis de mettre une caméra sur le sideline, puis de leur dire là, vous avez le droit d'utiliser ça quand ça vous tente, puis que ce ne soit pas fiable, puis ça va juste créer plus de run, puis ça va rendre leur job encore plus difficile, puis je pense qu'ils font déjà une job les plus honnêtes, la meilleure, qui sont capables de faire avec les ressources qu'ils ont, puis ils en font une sacrée bonne d'ailleurs, pour la majorité du temps. Fait que t'sais, pour le un call qui manque dans un game, on verra pas fois qu'il sera du combat. Après ça, si la technologie nous permet de le faire et qu'elle est fiable, c'est sûr que oui. Mais pour l'instant, je pense pas que c'est. [01:17:38] Speaker B: Écoute, c'est parfait de même. Écoute, je m'attendais un peu à ça aussi. C'est normal. Un jour, ça va arriver, je pense. Mais on verra bien. Pour finir avec toi, Max, je voulais te parler... En fait, je voulais te demander, c'est quoi ta mission, comme dit ici? [01:18:01] Speaker A: Ma mission? [01:18:02] Speaker B: Exact. Il n'est pas obligé d'être comme DC, mais en ce moment, tu es coach à temps plein. Tu l'as dit tantôt, ça risque d'être moins long terme. Tu es dans un bon programme et là, vous êtes en train de construire une nouvelle culture. Je pense que tu as envie de la voir vivre, cette culture-là. C'est quoi ta mission en ce moment comme coach? [01:18:28] Speaker A: Si je te réponds mission, mission, je te dirais que mon objectif comme entraîneur, c'est de permettre aux jeunes hommes que je coach de grandir dans ce qu'on fait. Évidemment, être à McGill, d'obtenir une éducation de haut niveau, de permettre d'avoir un job et de s'installer avec, potentiellement avoir une famille plus tard et d'avoir des bonnes valeurs. Pour moi, ça, c'est ma mission. Est-ce que je peux J'ose espérer que je vais être capable de faire ça avec mes propres enfants, de leur transmettre une passion et de leur donner les bonnes bases pour réussir dans la vie. Je l'ai toujours dit à ma femme, je l'ai toujours dit aux gens qui me côtoient, mes chums, moi j'ai toujours pris mes joueurs comme mes petits frères. Je suis pas assez vieux pour dire que t'es mon gars, t'es trop proche de moi, on a 10 ans de différence. Mais tu sais, dans ma tête, t'es comme mon petit frère. Bien, comment je traiterais mon petit frère? Moi, je vais être là pour toi, je vais t'aider, je vais te donner les outils si je peux pour que tu réussisses. Mais tu sais, d'un autre bord, je me gênerais pas pour te le dire si tu fais des négliges. Ma mission, c'est peut-être d'être ça, d'être un peu, sans dire un modèle, mais être une personne qui est là pour t'écouter. Oui, je te coach. Oui, je suis tough quand c'est le temps de coacher parce que ma job, c'est de gagner des games de foot. Je suis un compétiteur et je veux gagner. Mais en bout de ligne, c'est est-ce que tu aimes ton expérience? Est-ce que tu sors d'ici grandi? Est-ce que tu as les outils pour réussir comme personne? Utiliser ça comme joueur de foot, great. Ça fait aussi partie de mon travail. Ma mission, c'est vraiment ça, de donner les outils pour réussir comme individu. Des fois, ça ne veut pas dire que ça va être des réponses le fun que tu vas avoir. Ça ne veut pas dire que ça va toujours être facile. Ça ne veut pas dire que je vais tout te donner cuit dans le bec. Ça fait partie de ça, la vie, je pense, comme jeune homme, d'apprendre à manoeuvrer à travers tout ça. Ça, je dirais, c'est ma mission. Si tu me parles d'objectifs, j'ai plein d'objectifs pour gagner les games de foot. La mission globale, pourquoi j'aime autant ça, c'est vraiment ça. C'est passer le temps avec vous autres. Moi, je me dis que quand un gars sort de Champlain et qu'il est content de revenir, ou quand un gars sort de McGill et qu'il est content de revenir, qu'il est content de revenir nous voir, et qu'il apprécie le temps qu'il a eu, et qu'il se dit « Crim, je sors grandi, je sors avec des meilleurs outils, je sors avec une meilleure personne », je pense que j'ai réussi ma job. Si on a gagné un championnat à travers ça, great. Si on n'en a pas gagné, on va travailler plus fort pour en gagner. J'espère que ça vous a plu. Merci. [01:20:57] Speaker B: Ça fait 100% du sens, parce que je me vois un peu dans ce que tu disais. En tout cas, ça fait pas mal le sens. Ton rôle de grand frère, comme tu dis. Écoute, moi je l'ai vécu à l'Enux. Personnellement, tu étais la personne que je côtoyais le plus parce que je jouais en défensive. Je ne veux pas t'avoir eu un gros impact sur ma vie, juste en général. Pour ça, je te remercie, mais je te rassure, ça marche. En tout cas, pour moi, ça a marché. Ben écoute, dernière minute, on va en profiter. Parle-moi d'un objectif pour la prochaine saison, mettons à court terme, objectif pour la prochaine saison. [01:21:39] Speaker A: Ouais, ben t'sais... J'ai des objectifs dans ma tête que j'aime mieux pas mettre de target sur le dos, donc je vais les garder dans ma tête. Je veux qu'on améliore notre saison de l'an passé. Je pense que je parle vraiment, je vais parler vraiment défensivement, parce qu'à l'attaque, je pense que Coach Chou, Béloa, Colin et les jeunes qui arrivent, notre ligne à l'attaque revampée, Je pense que l'an passé, par la force des choses, par le fait que les gars n'étaient pas nécessairement habitués à ce que je faisais, par les blessures, le roster qu'on avait, tu sais, je me rappelle à l'époque-là, je me rappelle à l'époque-là, je me rappelle à l'époque-là, je me rappelle à l'époque-là, je me rappelle à l'époque-là, je me rappelle à l'époque-là, je me rappelle à l'époque-là, je me rappelle à l'époque-là, je me rappelle à l'époque-là, je me rappelle à l'époque-là, le deuxième groupe de quatre games, avant la semaine cinq. J'étais dans mon bureau et là je me disais « Oh, boy, boy. » Ça fait quatre semaines qu'on n'a pas de front de base. À chaque semaine, je lance des affaires sur le whiteboard et on essaie que ça colle. On recommence comme toujours à zéro, on dirait. Parce qu'on avait des blessures, on avait des rosters qui changeaient. Mon objectif vraiment cette année, c'est de stabiliser tout ça. Comme je l'ai dit à nos joueurs, moi je jouais l'année passée comme lance zéro. La transition, puis là, on est vraiment dans la meilleure. Là, on va devenir qui on est, on va créer notre vraie identité défensive, puis là, on va se mettre à jouer. Mon objectif, c'est ça. Si on joue le style de foot que je veux et qu'on le joue bien, on va avoir du succès. Le succès, c'est pas un objectif. Que notre processus soit meilleur va être mon objectif à court terme. [01:23:22] Speaker B: Amen to that. C'est juste ça que j'ai à dire. Merci, coach Max, d'avoir accepté de faire partie de mon podcast. J'apprécie énormément. Coach, je vais te dire, prends soin de toi. Je vais arrêter le record.

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April 02, 2025 01:10:33
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Ep. 2 Kevin Régimbald-Gagné – Si tu veux vraiment jouer pour le Vert & Or, écoute ça

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