Episode Transcript
[00:00:00] Speaker A: Non, les coachs, ils faisaient rien. C'était que Peyton. Puis la même chose durant les matchs, parce que tous nos coachs étaient sur la sideline, en train de discuter ensemble ou donner un look à la défensive. Pendant que nous, on faisait comme un walkthrough, un jog through.
Puis c'est Peyton qui roulait tout. Puis là, les gars, ils n'en revenaient pas.
[00:00:18] Speaker B: J'avais
[00:00:25] Speaker A: pas de plan. J'ai jamais vraiment eu de plan. Comme je te disais, je suis jamais arrivé à quelque part pis c'était moi le meilleur. La grosse partie c'est le timing pis la chance.
[00:00:36] Speaker B: Ça, c'est insane pour vrai.
[00:00:38] Speaker A: Puis dans ces années-là, l'équipe d'athlétisme de l'Université de Sherbrooke était vraiment, vraiment forte, surtout en sprint. Donc, de courir avec ces gars-là, de s'entraîner avec ces gars-là, ça m'a vraiment permis d'aller chercher encore plus de vitesse, encore plus de rapidité.
Puis ultimement, c'est ça qui m'a démarqué, disons. Quand on a eu terminé l'église physique, puis on entrait en chef à ce moment-là, c'était André Bolduc. Le scout des côtes est allé voir, puis il a dit, Ton jeune, il a beaucoup de style, il est très rapide, je l'ai vu sur le terrain, je pense qu'il pourrait avoir du potentiel. Est-ce qu'il pourrait sortir demain matin, 30 minutes avant la pratique, puis j'aimerais ça lui faire faire des drills.
[00:01:23] Speaker B: Bonjour tout le monde, ici William Rochefort. Je vais juste prendre 30 secondes de ton temps avant que cette excellente émission commence pour te remercier d'avoir pris le temps à travers toutes les émissions que tu aurais pu choisir d'écouter la mienne d'aujourd'hui. Je mets énormément d'heures, beaucoup de travail à travers mes études, les projets entrepreneurials, ma vision pour sortir toutes les semaines des émissions exceptionnelles. J'ai un objectif pour l'automne. Je veux atteindre les 1000 abonnés d'ici Noël. Présentement, peu importe la plateforme sur quoi que t'écoutes, abonne-toi, ça serait super cool. Ça coûte rien, ça me soutient énormément à développer.
mon projet, le podcast. Sur ce, je te remercie beaucoup. Prenez le temps d'écouter cette émission-là. C'était William.
Peace. Bonjour tout le monde. Bienvenue sur La Game On. Je suis votre host, William Rochefort. Et aujourd'hui, je suis vraiment content parce que dans cet épisode, on va raconter c'est quoi que ça prend vraiment, physiquement, mentalement et humainement, j'ai envie de dire, pour vivre du sport au plus haut niveau.
Avec moi, j'ai la chance de recevoir aujourd'hui Samuel Julliard, un athlète qui a joué en NFL, CFL et a fait les Jeux olympiques.
Merci Sam d'être ici ce soir, d'accepter qu'on prenne un moment ensemble pour qu'on puisse se jaser, te parler de ta carrière, de voir qu'est-ce que cette carrière-là t'a permis de devenir comme personne, qu'est-c'que t'as appris et peut-être inspiré cette prochaine génération qui voudrait peut-être un jour atteindre les sommets, j'ai envie de dire, que t'as atteint.
C'est vraiment gentil que tu prennes un moment.
Avant qu'on commence, t'avais-tu un mot à partager?
[00:03:02] Speaker A: Ben merci pour l'invitation, c'est très apprécié, puis j'ai hâte d'échanger avec toi, de partager.
[00:03:09] Speaker B: Let's go!
Chaque personne qui vient sur mon podcast a un droit à une introduction.
Donc, Samuel, je t'ai préparé une petite intro.
La voici. Samuel Gigard, tu es un ancien receveur de passes de la NFL et la CFL, aussi Olympien à Bobsleigh.
Tu es originaire de Sherbrooke.
Tu es un athlète depuis très jeune. Je crois que tu as commencé en ski alpin.
Pour ensuite commencer le football, c'est avec les Cougars de Champlain-Lenoxville que tu vas jouer ton cégep. À l'université, tu décides de rester en région pour rejoindre la jeune équipe du variable de l'université de Sherbrooke pour trois saisons, de 2005 à 2007.
Tu détiens le record de l'équipe pour les verges de réception en une saison. Tu vas apparaître sur l'équipe étoile canadienne. Tu vas faire trois fois l'équipe étoile RSEQ. Tu vas être aussi joueur offensif du East West Bowl.
En 2008, tu as repêché 8e choix au total par les Tiger Cats de Hamilton dans la Ligue canadienne de football.
La même année, tu vas signer comme agent libre dans la NFL avec les Colts d'Indianapolis.
Tu vas aussi jouer sur l'équipe de pratique des Giants de New York.
Donc, deux fois, tu vas jouer avec les frères Manning.
Tu reviens ensuite dans la Ligue canadienne de football avec les Alouettes de Montréal et ensuite les Eskimos d'Edmonton.
Finalement, en 2012, tu es recruté sur l'équipe nationale de bobsleigh.
Avec les années, tu vas participer à plusieurs compétitions internationales, dont une présence aux Jeux olympiques de Beijing.
Samuel Giguère, bienvenue sur Le Game On, c'est un plaisir de t'avoir aujourd'hui.
Tu es probablement l'un des rares athlètes qui a joué dans la NFL et dans la CFL, mais qui en plus a une participation aux Jeux Olympiques. C'est quand même fou. J'ai vraiment l'impression que tu as été un grand athlète. On va se le dire tout de suite. Je ne sais pas comment toi tu le vois, mais pour quelqu'un qui est normal, qui n'a jamais pratiqué de sport de haut niveau, je trouve ça vraiment, vraiment impressionnant.
Mais pourquoi le sport était si important pour toi dans de pratiquer toute ta vie jusqu'à te rendre au plus haut niveau?
[00:05:36] Speaker A: Merci pour l'intro premièrement.
[00:05:38] Speaker B: Ça me fait plaisir.
[00:05:41] Speaker A: Pourquoi le sport? En fait, depuis que je suis tout jeune, je pense que j'ai toujours eu ce désir-là de bouger, de me défouler, de me dépasser.
Le jeu, pour moi, quand j'étais jeune, c'était très, très important. Puis on dirait que le sport, rapidement, c'est devenu une priorité pour moi. J'avais besoin de bouger chaque jour. J'avais besoin de me défouler. J'avais vraiment beaucoup d'énergie.
Après ça, j'ai commencé à avoir du succès.
Ça a toujours été la recette gagnante. J'ai du fun, je m'amuse avec des amis, j'ai du succès sur le terrain.
Pour moi, c'était comme un cercle de renforcement positif.
Comme j'avais toujours du bon feedback et des bons feelings, peu importe le sport que je faisais, de fil en aiguille, j'ai gravé les échelons.
[00:06:59] Speaker B: Est-ce que c'est... C'est quoi l'histoire derrière les débuts du football? Si on retourne vraiment dans les débuts, parce que tu as commencé... En fait, dans les recherches que j'ai trouvées, ton premier sport aurait été le ski, si je ne me trompe pas.
Tu avais commencé le football ensuite.
Mais ramène-nous dans les débuts. Ça ressemblait à quoi? Pourquoi le football? C'était l'aspect compétition?
[00:07:23] Speaker A: En fait, quand j'étais tout jeune, mes parents m'ont inscrit à plusieurs sports, le ski alpin entre autres.
J'ai fait du baseball, j'ai fait du soccer, j'ai fait du taekwondo, tout ça au primaire.
C'est me toucher un peu à plein de choses. Puis c'est seulement au secondaire. En fait, j'ai même joué au basketball. En secondaire 1, j'ai fait un sport de basketball.
Puis en secondaire 2, j'ai changé d'école.
Puis à cette nouvelle école secondaire-là, il y avait un programme de football.
Puis moi, je n'avais pas vraiment eu de contact avec le football avant ça.
Mais quand on m'a donné l'opportunité de jouer, tout de suite, j'ai voulu essayer.
Rapidement, je suis tombé en amour avec ce sport-là.
Ça a été le début d'un long parcours sur plus de 20 ans.
[00:08:25] Speaker B: Plus de 20 ans, c'est crazy ça.
Plus de 20 ans, tu dois en avoir appris des leçons, tu dois en avoir fait des erreurs, tu dois avoir eu des bons coups aussi.
Je suis curieux, comment est-ce que le sport nous permet de grandir selon toi?
[00:08:45] Speaker A: De plusieurs façons, tout le monde a une relation un peu différente avec le sport.
Personnellement, je pense que ce n'est jamais arrivé que j'intègre une équipe ou un nouveau sport, que je grimpe de niveau, puis que ce soit très facile pour moi ou que je sois de loin meilleur que tout le monde.
À chaque fois que je commençais un nouveau sport ou que je commençait un nouveau niveau, que ce soit mes premières saisons au cégep ou ma première saison à l'université, il y avait toujours beaucoup de temps et d'efforts à mettre pour pour atteindre ce niveau-là, pour pouvoir encore une fois avoir du succès à ce prochain niveau-là. Je pense que ce challenge-là, ça m'a toujours énormément motivé.
Et pour répondre à ta question, qu'est-ce qu'on peut tirer du sport, pour moi, ça a été ça. Ça a été de surmonter des obstacles, de faire face à l'échec et puis de persévérer pour finalement avoir du succès.
[00:10:02] Speaker B: Quand je t'écoute, j'ai l'impression que j'entends que c'était plus par amour du sport que tu le faisais que de vraiment... Souvent on parle de... On a des rêves, on a des ambitions, on veut jouer au plus haut niveau.
Puis jusqu'à quel point on veut vraiment y aller, on peut se le demander. Mais j'ai l''impression que quand je t'écoute, j'entends quelqu'un qui était juste passionné par le sport puis les défis.
Puis ça, je trouve ça exceptionnel.
[00:10:30] Speaker A: C'est peut-être aussi parce que je ne connaissais pas le foot très jeune, mais pour moi d'avoir une carrière professionnelle au football, ce n'était pas un rêve que j'entretenais depuis que j'étais tout jeune. C'était vraiment plus à l'université.
Pas qu'il y ait eu un déclic, mais que j'ai réalisé, peut-être que oui, je pourrais faire ça comme carrière. Peut-être que ça pourrait devenir un métier pour moi, l'athlète professionnel.
Avant ça, je pense que j'étais vraiment dans le moment.
J'étais vraiment un peu, comme tu disais, avec l'amour du sport.
Je profitais de où j'étais.
Je ne me suis jamais vraiment projeté dans l'avenir jusqu'à l'université. C'est vraiment là où, quand on a commencé à avoir des dépistards, des scouts qui venaient au match, quand on a été invité au East-West Ball, par la suite au East-West Shrine aux États-Unis, c'est vraiment là où le déclic s'est fait. Mais avant ça, je ne peux pas dire que c'est un rêve que j'avais en tête.
[00:11:43] Speaker B: Avant qu'on parle, parce que ça fait partie beaucoup de ton parcours universitaire, tu sais, clairement.
L'affaire qui est intéressante, pis j'ai envie de faire un shout-out parce que t'es allé au Cougar de Champlain-Lenoxville.
J'ai joué là aussi.
Avant qu'on embarque avec l'université, j'ai quand même envie qu'on en parle rapidement.
On en parle avant qu'on enregistre, mais ça c'est vraiment intéressant.
Les deux, on a joué à Lenoxville, mais deux générations complètement différentes.
Je suis curieux de t'entendre comme un bon alumni.
C'était quoi la culture de Lenoxville dans tes années?
[00:12:23] Speaker A: Ouf!
[00:12:23] Speaker B: Ouf! J'aime ça, ça s'enlève près de moi.
[00:12:28] Speaker A: À Lenoxville, quand j'étais là, on avait vraiment une culture de «work hard, play hard» ou peut-être même «work hard, play harder». Ça a été des années tumultueuses, mais ce que j'ai vraiment apprécié de là-bas, c'est À Lenoxville, le bassin de recrutement était quand même assez large pour un tout petit cégep du Québec. On avait beaucoup, beaucoup de joueurs qui venaient de l'Ontario, des joueurs qui venaient des maritimes aussi. À ce moment-là, je pense qu'il y avait moins de joueurs qui allaient vers des prep schools américains.
plus de joueurs qui venaient jouer au collégial dans ce temps-là, au collégial 3A, maintenant en première division.
Donc à cause de ça, le niveau de talent était très, très élevé, ce qui était moins distribué qu'avant, qu'aujourd'hui plutôt. Donc, comme le niveau de talent était très élevé. Les pratiques, comme les matchs, C'était toujours très difficile, toujours un challenge.
Toutes les périodes, ça se fait perdre un contre un, routes en l'air, les périodes de team, c'était toujours one versus one, les partants contre les partants.
Donc ça s'est amené à être dépassé chaque jour.
C'était vraiment ça la culture.
Je pense que comme équipe, dans ces années-là, on manquait peut-être un petit peu On était... Parce qu'en fait, les trois années que j'ai joué là, on n'a pas remporté de bol d'or, même si les trois années, on avait nettement le talent pour le faire.
On s'est rendu à un seul bol d'or qu'on a perdu.
Mais je pense qu'on était... On manquait beaucoup de retenue, beaucoup de discipline, mettons.
[00:14:29] Speaker B: OK, je comprends.
[00:14:31] Speaker A: Ouais.
Puis c'est pour ça qu'on n'a pas joué à notre plein potentiel.
Mais reste que c'est des années avec lesquelles, quand je repense, je garde vraiment les bons souvenirs.
[00:14:45] Speaker B: 100%, c'est sûr. Écoute, les années de cégep, je ne sais pas à quel point c'est différent ou comment ça allait évoluer à travers les années et tout ça.
Mais une chose que moi je peux dire, c'est que mes années au cégep m'ont vraiment permis de grandir en tant que personne. Je suis sûr qu'à travers le sport, à travers ça, ça t'a permis aussi d'aller encore plus loin.
Ça m'a fait penser aussi, avant qu'on enregistre aussi, tu parlais de Coach Albert, que présentement, j'ai envie de te faire une petite tribune, vu que tu m'as fait penser à ça tantôt, que toi, il t'a coaché aussi. Coach Albert, qu'aujourd'hui, malheureusement, est décédé.
Repose en paix, Coach Albert.
Il a marqué ma génération comme il a marqué la tienne.
Ça, c'est exceptionnel, honnêtement.
C'était quelle bonne personne, quel bon coach.
Donc, je voulais quand même prendre un moment pour glisser ça.
[00:15:45] Speaker A: Ben oui, Coach Al, on en parlait un petit peu avant que tu débutes l'enregistrement, mais c'était vraiment un excellent coach.
Un bon monsieur qui a vraiment dévoué sa carrière, sa vie, j'ai envie de dire, au sport, au sport étudiant.
C'est un bonhomme qui m'a coaché, mais qui m'a aussi enseigné les maths au secondaire.
Quel dévouement au service des jeunes, ce monsieur-là.
[00:16:16] Speaker B: À l'Université de Sherbrooke, la Varéor a eu un énorme impact sur ta carrière, ce que j'ai pu comprendre.
Alors que l'équipe est encore assez jeune, tu décides de faire le pas aux Varéors.
Pourquoi, pour quelle raison, t'as décidé de dire écoute, moi je vais rester à Sherbrooke, je vais aller jouer au varéor, ou avec le talent que t'avais, je suis pas mal sûr que t'aurais été probablement capable de choisir une autre université. Donc pourquoi le varéor à Sherbrooke?
[00:16:47] Speaker A: Ben, pour un paquet de raisons, pis je me rappelle de ces années-là, pis les fêtes là, le recruiting tour là où tu passes d'une université à l'autre pis... pis t'sais j'ai pas... j'ai pas senti... j'ai pas senti que... que j'allais avoir... qu'il y avait quelque chose de mieux ailleurs, premièrement. Deuxièmement, moi ma blonde à l'époque qui est mon épouse aujourd'hui...
Elle était une année plus vieille que moi, puis elle était déjà à l'université de Sherbrooke.
Alors ça, c'est sûr que ça m'a motivé à rester à l'université de Sherbrooke, puis à déménager pour l'école.
Puis après ça, on était une gang de Lennox qui sont allés en même temps.
J'avais des bons amis qui intégraient.
Puis comme il y avait aussi de l'effervescence, mais c'était excitant de contribuer à l'essor d'une nouvelle équipe. Je pense que ma première année, c'était seulement la troisième année de l'équipe à l'université.
Quand t'arrives comme joueur recru, puis là on dit, on va construire la tact autour de toi, tu vas être impliqué à l'offensive, tu vas être impliqué sur des unités spéciales, donc tu vas avoir le ballon entre les mains souvent dès ton année recrue, ce qu'aucune autre université ne voulait me garantir.
J'ai toujours pensé que le sport avait une durée limitée.
dans toute la vie d'un athlète. La fenêtre où t'es un athlète, où tu peux jouer ton sport, ben ce temps-là, non seulement il est défini, mais il est très court. Pis j'ai jamais pensé que j'allais jouer jusqu'à la mi-trentaine.
Fait que pour moi, c'était important de tout de suite être sur le terrain, tout de suite être impliqué.
Pis le coaching staff aussi, que je connaissais bien à l'Université de Sherbrooke, parce que je m'entraînais là déjà. Même en étant allé à notre ville, l'été, on s'entraînait à l'université parce que les infrastructures étaient meilleures là-bas.
Je connaissais bien le coaching staff.
Tout ça mis ensemble a fait en sorte que ce n'a pas été un choix difficile pour moi d'aller à l'université de Sherbrooke.
[00:19:35] Speaker B: Tu disais qu'il voulait entourer l'offensive autour de toi, la construire.
Je suis curieux, c'était quoi ton «edge », c'était quoi ta spécialité quand tu étais joueur receveur?
[00:19:45] Speaker A: Oui, j'ai joué receveur en fait ma première année à Lennox, j'étais running back. Puis à ma deuxième année, j'ai passé receveur.
Puis mon edge, je pense que ça a toujours été ma vitesse.
Dès l'université, ça a été un bon avantage pour moi.
Puis sinon, encore une fois, c'était que L'équipe était très jeune, alors il n'y avait pas de joueurs, il n'y avait pas de receveurs qui étaient en cinquième année, qui étaient des joueurs établis à l'université. Donc c'est ça, il y avait cette opportunité-là pour moi.
[00:20:29] Speaker B: Quand, mettons, tu avais les recruteurs de la NFL qui te regardaient, tu penses qu'est-ce qui t'a fait ressortir du lot pour te donner une chance, c'était vraiment au niveau de ton speed,
[00:20:44] Speaker A: Oui, c'est définitivement ça.
Je me rappellerai toujours, je n'ai pas eu d'intérêt de scout, de dépisteur NFL avant le East-West Bowl. Le East-West Bowl, c'est un match des étoiles, ça se dispute au printemps. Mais durant la semaine de préparation avant le East-West Bowl, on a des tests physiques.
Puis c'est quand on a fait les tests physiques, quand on a fait le 40 belges, en fait, que là... Puis par chance, il y avait des dépisteurs NFL qui étaient là. Puis c'est quand on a fait ces tests-là que je l'avais tombé dans l'oeil, finalement.
[00:21:28] Speaker B: T'as juste fait trois saisons.
Qu'est-ce qui est quand même assez cool, universitaire? Tu sais, aujourd'hui, on parle plus dans du 4, du 5, si tu veux vraiment pousser ou si t'es légible, bien sûr, pour le faire.
Pourquoi seulement trois saisons? T'avais-tu un plan? T'as-tu une opportunité qui t'a permis d'aller ailleurs?
[00:21:47] Speaker A: Non, encore une fois, je n'avais pas de plan. Je n'ai jamais vraiment eu de plan.
[00:21:52] Speaker B: C'est fou ça!
C'est fou que tu n'aies jamais eu de plan, c'est malade. C'est juste la vie qui t'a amené là. Ça a fait partie du voyage, du processus.
[00:22:00] Speaker A: Encore, ça vient au fait que l'Université de Sherbrooke, c'était une jeune équipe.
Et comme il n'y avait pas de joueurs C'est qu'ils venaient de compléter leur... Souvent, c'est quand tu complètes ta troisième année. Mais là, ton année suivante, c'est ton année où t'es éligible au repêchage. Donc, c'est des joueurs qui s'en vont à leur quatrième année, qui vont participer au East West Bowl.
À l'Université de Sherbrooke, au Val-et-Or, il n'y avait pas de joueur qui s'en allait à leur quatrième année qui avait vraiment une shot qui était digne, si tu veux, d'aller.
Il y en avait, mais il n'y en avait pas beaucoup.
Puis cette année-là, au Vaillant, on a envoyé quatre joueurs, dont moi, qui venait seulement de compléter sa deuxième année. Mais c'est comme si, vu qu'on n'avait pas un gros bassin de joueurs, on n'avait pas On n'avait pas tant d'athlètes que ça.
J'ai pu aller là une année plus tôt que prévu.
Quand je suis allé là, c'est comme s'il a commencé à y avoir un buzz, un peu d'engouement.
Puis après ça, je suis revenu pour ma troisième année au Warrior.
Ça s'est pas bien été.
J'ai pas eu de blessures, j'ai pu avoir des bonnes stats durant toute la saison.
Après ça, j'ai été invité au Swiss Swing Game aux États.
Je sais pas si c'est encore le cas aujourd'hui, mais dans le temps, ils invitaient deux Canadiens. Un pour l'équipe de l'Est, un pour l'équipe de l'Ouest.
Moi, j'ai participé avec l'équipe de l'Est.
Puis, de fil en aiguille, comme l'intérêt continuait de grimper, puis en même temps, J'étais tout prêt de terminer mon bac, tu sais, après trois ans.
Donc, tu sais, j'ai toujours pris des cours à chaque session de façon à faire ça rapidement.
Puis, comme pour les circonstances, vraiment, tu sais, comme je finissais ou j'étais tout prêt de finir mon bac, quand je quittais l'université, il me manquait quatre cours pour graduer.
Puis avoir eu un plan, peut-être que je me suis arrangé pour que ce cours-là soit terminé.
Mais non, c'est ça.
J'ai presque fini mon bac. Les équipes étaient intéressées.
Fait que je me suis déclaré une année plus tôt finalement que prévu pour le draft.
[00:24:29] Speaker B: Ayoye, c'est quand même... Ça, c'est vraiment fou pour eux. Mais écoute, c'est... C'est... Il a le talent, mais le timing... Le timing aussi est quand même... Est quand même fou.
Tu sais, souvent on parle de... Il y a plusieurs athlètes professionnels en fait que j'ai reçus sur le podcast qui m'ont parlé de leur entourage.
Tu sais, il y avait des mentors, il y avait des coachs qui les ont beaucoup, beaucoup aidés.
Je voulais t'entendre là-dessus.
Comment tu t'entourais toi? Est-ce que tu as eu de l'aide de coachs peut-être, de mentors qui t'ont aidé?
Je veux t'entendre. Je pense que ça, c'est quelque chose qui n'est pas beaucoup mis de l'avant.
Mais tu sais, si je peux partager ça avant que tu répondes.
Moi, ça m'a beaucoup aidé, en fait. Après avoir quitté le football, j'étais un peu perdu. Puis j'avais remarqué que des fois, j'avais juste besoin de parler à du monde qui était d'autres personnes que ma famille.
Puis ces gens-là aujourd'hui sont un peu devenus des coachs de vie, des coachs dans des projets, un peu des mentors.
Je suis heureux de t'entendre. Est-ce que toi, à travers ton parcours, tu as eu ces personnes-là?
[00:25:34] Speaker A: Ben oui, absolument. Absolument.
J'aurais pas eu la carrière que j'ai eue si je n'avais pas eu l'appui et le coaching de ces entraîneurs-là.
L'entraîneur chef qui était à l'Université de Sherbrooke, celui qui a démarré le programme à l'Université de Sherbrooke, Alain Lapointe. Lui a été vraiment instrumental dans mon développement, non seulement comme athlète, mais aussi comme être humain.
Lui, je lui dois beaucoup.
André Bolduc, qui s'est amené en relève.
Lui aussi, je lui dois énormément. Je te dirais qu'André, c'est lui qui m'a vraiment permis, tantôt je te disais, d'atteindre le prochain niveau et de performer au prochain niveau.
André, c'est vraiment lui qui m'as permis d'atteindre le prochain niveau et de continuer mon développement.
Quand lui s'est amené au RAS, il n'y a pas si longtemps qu'il avait lui-même terminé sa carrière professionnelle, C'est pas rare qu'il mettait ses spikes de foot durant les pratiques.
C'est vraiment des beaux souvenirs pour moi. Tout le temps passé avec André, parce qu'il a dit non seulement être entraîneur chef, mais c'est aussi lui qui était coach du receveur.
Ces deux gars-là à l'université m'ont énormément aidé.
Puis sinon, ma première année, on a eu un coach de recevoir. Malheureusement, il n'a pas fait toute la saison parce que c'est un gars de Québec qui s'appelait Pierre Yannichello.
Il joue au GR.
Puis quand il a terminé sa carrière universitaire, il a commencé à coacher un petit peu.
Sauf que lui, il descendait de Québec pour venir aux pratiques à Sherbrooke.
Puis tu peux comprendre que ce n'était pas facile. Malheureusement il n'a pas fait toute la saison.
Mais je pense que c'est comme le premier qui m'a vraiment mis l'idée dans la tête Tu as les outils nécessaires pour jouer professionnel. Ça a été cool.
Quand moi, je ne pensais pas à ça, d'avoir quelqu'un d'autre qui disait, je ne sais pas si tu as pensé à ça, mais c'est une possibilité.
Donc oui, ces gars-là m'ont énormément aidé. Puis sinon, mes coéquipiers.
Comme je te l'ai dit, quand on était à Lenox, Des athlètes incroyables qui étaient là, des gars qui ont eu des carrières professionnelles, des gars qui ont eu des parcs d'écoeur universitaires incroyables aussi.
Puis à l'université, quand je suis arrivé à l'université de Sherbrooke, il y avait des athlètes, même si on était une jeune équipe, même si on n'était pas, si on a toujours eu de la misère contre les gros groupes, mais reste qu'il y avait toujours une dizaine de joueurs qui étaient extrêmement athlétiques et qui m'ont beaucoup aidé. Je peux juste penser à Pierre-Luc Labbé, qui a été secondaire dans la Ligue canadienne de football pendant sept ou huit saisons, si je me souviens bien.
Lui, ça a été un partenaire d'entraînement incroyable, ça a été un coéquipier incroyable.
Quand tu parles d'athlètes signés, lui, c'était vraiment à l'image de ça. Lui m'a appris beaucoup.
Mais même d'autres gars qui n'ont pas eu de longue carrière. Je pense à Pascal Fils, qui n'était pas encore de ballon dans ces années-là.
Alain Dorval, un gars que j'ai connu par la suite, mais avec qui je n'ai pas joué. Simon Chabon de Campo, un receveur.
Même si on était une jeune équipe et qu'on n'a jamais eu beaucoup de succès comme équipe, il reste qu'on avait un noyau de joueurs.
qui était très fort.
Puis c'est grâce à eux aussi que j'ai pu continuer à me développer par la suite.
[00:29:30] Speaker B: C'est fou, je pense que tu vois, en repensant, on a tous des coachs. En ce moment, j'y pense, puis j'en ai, on a tous des coachs qui nous ont vraiment marqués.
Mais quand on prend le temps vraiment de penser à ce qu'on se rappelle vraiment de notre sport, de notre foot, souvent c'est la gang de boys, c'est les gars avec qui on allait jouer sur le terrain le samedi.
Mais quel beau moment.
Je suis curieux, y'a-tu des conseils qui t'ont donné, qui t'ont marqué, qui t'ont aidé pour le futur, avant qu'on «jump» dans l'aspect professionnel de ta vie?
[00:30:05] Speaker A: Ben, je te dirais à la pointe spécifiquement, les conseils, je pense que les conseils à lui qui m'ont le plus aidé, c'est premièrement d'avoir une discipline.
chose que je n'avais pas nécessairement au sujet.
Puis deuxièmement, c'est de vraiment faire le focus sur ce qui est important, puis de trouver ce qui est important pour toi.
Puis après ça, prendre des actions pour que ce qui est important pour toi, bien, ça se réalise. Les objectifs que tu te fixes, ça se réalisent.
Toutes les à-côtés, toutes les niaiseries qui ne sont pas importantes, de justement les mettre de côté, de les écarter et ne pas perdre de temps avec ça.
Puis ça, ça a fait une énorme différence. Je pense que si je n'avais pas eu ce conseil-là à cet âge-là, je n'aurais probablement pas eu le coeur professionnel.
Ensuite de ça, André Bolduc, c'est vraiment au niveau du football, au niveau du route running.
Je n'étais pas très Moi, en anglais, c'est «polished». J'étais pas très «polished» pour courir des tracés.
Puis lui, ses conseils, puis toutes les répétitions qu'on a faites.
Puis André, durant l'off-season, c'est lui-même qui me lançait les ballons.
Puis on en a passé du temps ensemble à courir des tracés dans le vide, puis à courir le même tracé vingt fois pour qu'il soit parfait.
Au niveau technique, c'est Jean-Noël pour André.
[00:31:52] Speaker B: Une chose qui revient beaucoup dans la majorité des athlètes avec qui j'ai discuté, qui ont atteint des niveaux professionnels, tout récemment des niveaux internationaux avec le flag football, la tendance qui revient souvent c'est l'extra, les habitudes que tu fais à l'extérieur de les activités d'équipe.
Une chose que j'ai remarqué, c'est que si moi je me mets en perspective, c'est sûr qu'au cégep, il y a l'aspect qu'on est jeune aussi, puis c'est peut-être un peu différent, mais quand je regarde, les meilleurs athlètes souvent, ou ceux qui veulent vraiment se démarquer, ont tendance à donner le petit extra de plus, de rester sur le terrain, de faire les 20 routes de plus.
C'est peut-être, c'est sûr en fait, je pense que c'était Kobe qui disait ça, ou Jordan, je ne sais pas, mais il disait, Si tu fais que pratiquer avec ton équipe, tu vas être comme ton équipe ou tu vas être comme les joueurs. Mais si tu fais l'extra, tu vas être l'extra ou quelque chose comme ça.
Mais tu sais, ça revient un peu à ce que tu dis. Parce qu'on a tous des rêves, on a tous des ambitions.
On s'entraîne à chaque jour pour arriver à ces fameux rêves-là.
Mais le pire là-dedans, c'est qu'il n'y a personne Personne qui connaît le futur. Je suis sûr que quand tu étais dans ces années-là, tu t'aurais dit que dans six mois, tu allais être à Indianapolis, en train de retourner déboter. Tu aurais peut-être eu de la misère à y croire.
[00:33:23] Speaker A: Ouais, effectivement.
[00:33:25] Speaker B: C'est ça qui est le plus fou là-dedans.
[00:33:28] Speaker A: Ouais, ouais. Puis tu sais, en parlant d'extra, tu sais, quand je suis arrivé à l'université, je te disais que mon wedge, c'était toujours ma vitesse. Mais quand je suis arrivé en université, il y en avait d'autres joueurs rapides.
Ce n'était pas comme au cégep. Donc rapidement, j'ai compris que si je voulais retrouver ce côté-là, si je voulais redevenir le gars le plus rapide sur le terrain, il fallait que j'aille courir avec des gars qui étaient plus vite que moi. C'est pour ça qu'à l'université, j'ai joint l'équipe d'athlétisme et j'ai commencé à faire du sprint avec l'équipe de track.
Dans ces années-là, l'équipe de l'université de Sherbrooke était vraiment forte, surtout en sprint. Il y avait des sprinters qui ont été aux Jeux olympiques, des gars qui ont couru en bas de 10, au 100 mètres. Quand tu penses à un gars qui court dans les 9 secondes, c'est du serious speed. Donc de pratiquer durant l'hiver avec eux, je faisais la saison indoor, je ne faisais pas la saison endoor, mais je faisais le 60 mètres.
Donc de courir avec ces gars-là, de s'entraîner avec ces gars-là, Ça m'a vraiment permis d'aller chercher encore plus de vitesse, encore plus de rapidité.
Puis ultimement, c'est ça qui m'a démarqué des autres.
[00:34:53] Speaker B: ça c'est insane pour vrai que tu ailles faire aussi partie de l'équipe de track.
C'est quand même nice, mais tu vois, tu as trouvé une façon d'aller te chercher un edge d'un autre côté.
Tu ne veux pas, c'est sûr que c'était que du positif à gagner. Mettons, si on regarde du côté plus sportif, le fait que tu pratiques tout de suite tes membres, tes jambes, tes muscles à courir des sprints comme ça, tu vas arriver au printemps, tu vas arriver à l'automne.
tes jambes vont être moins fatiguées, tes jambes vont déjà être habituées à faire des longs sprints, tout ça.
Ça, c'est crazy qu'à l'université, tu ailles faire ça parce qu'on sentait qu'un sport universitaire, ça demande quand même pas mal.
Mais que tu ailles pratiquer ça en plus des études, c'est quand même impressionnant pour vous.
[00:35:38] Speaker A: Pour moi, comme je te disais, d'entrée de jeu, Ça fait juste partie de toi, de l'eau.
Et tu sais, durant l'hiver, si on avait des stretches, on n'avait pas vraiment de pratiques, on faisait juste faire un peu de course le matin ou on avait des entraînements de muscu, c'est comme si, pour moi, cet aspect de compétition-là, il fallait que j'aille le chercher. Donc, pour moi, la venue de l'athlétisme, ça me permettait de continuer à compétitionner, de continuer à me dépasser puis à me défouler.
[00:36:19] Speaker B: Est-ce que tu penses qu'ils séparent un athlète normal d'un athlète qui atteint les plus hauts niveaux? Puis quand je parle de plus hauts niveaux, on peut prendre tes exemples, que ce soit dans les Jeux olympiques, que ce soit les Jeux dans la NFL, dans la CFL, de ceux qui ne se rendent pas.
[00:36:36] Speaker A: C'est un paquet de facteurs. Je te dirais qu'il y a une grosse partie qui est le timing et la chance.
[00:36:46] Speaker B: Je veux t'entendre là-dessus. On parle souvent du timing. Tu n'es pas le premier qui m'en parle.
C'est pour ça que c'est intéressant.
Quand vous parlez de timing, c'est quoi que vous voulez dire par là?
[00:36:59] Speaker A: Ce que je veux dire par là, premièrement, il faut être chanceux au football parce que c'est un sport où les risques de blessures sont assez élevés. Si je m'étais fait un ACL, dans le genou à ma troisième saison, bien, je n'aurais pas joué pro à ma quatrième saison.
Ou si au East-West Bowl, il n'y avait pas eu de délépisteurs de la NFL qui étaient présents, mais peut-être que cet engouement-là ne serait jamais arrivé. Mais mon nom n'aurait jamais circulé dans dans les rangs de la NFL.
Donc, il y a une composante de chance. Il faut que le scout soit là quand tu fais ton 40 marches. Il faut que le scout, après ça, soit là pour voir tes matchs. Il faut qu'il mette la main sur le game tape.
Puis, à travers tout ça, il faut que tu sois capable de rester en santé.
Donc, c'est ça que je veux dire quand ça prend une composante de chance.
Ensuite de ça, est-ce qu'il sépare un athlète qui atteint les rangs professionnels avec un athlète qui ne le fait pas?
Est-ce que l'athlète qui va atteindre les rangs professionnels va aimer ça autant que celui qui ne se rend pas dans les rangs professionnels?
De façon générale, je pense que pour faire tous ces sacrifices-là, il faut que ton amour du sport soit plus garanti.
Il doit y avoir des exceptions ou des gars qui aiment le foot énormément, mais qui ne se rendent pas.
Mais je pense que de façon générale, pour faire tous ces sacrifices-là, pour passer tout le temps, les efforts, il faut que tu aimes le sport, il faut que t'en aies besoin.
Donc ça, c'est une des choses. Puis après ça, il faut être capable de... Quand le coaching...
C'est comme je te l'ai dit, j'ai eu la chance d'avoir d'excellents mentors, mais il faut que tu sois prêt à recevoir ce coaching-là, ces conseils-là. Donc, je pense que c'est une combinaison de ça.
Puis, après ça, il ne faut pas se leurrer non plus. Ça prend quand même les talents, les...
Faut que tu aies la génétique pour.
Moi, je répondais très bien au training de course et ma vitesse a toujours augmenté suite à ça.
Donc, il faut que tu aies ce bagage-là.
Faut que tu sois athlète pour te rendre professionnel. Mais après ça, je pense qu'il faut que tu aies un amour du sport.
Faut que tu sois capable de prendre le coaching, puis faut que tu sois chanceux à la fin du jour.
[00:39:58] Speaker B: Est-ce qu'aujourd'hui, tu pratiques encore? Cours-tu encore? Tu pratiques-tu encore un sport? Peckleball, t'es rendu à l'âge d'aller à du peckleball?
[00:40:08] Speaker A: Non, non, non.
Mes parents, mes parents sont en train d'entraîner en peckleball à tous les jours, je pense.
Mais non, moi, je ne suis pas rendu là. Je te dirais que j'essaie de courir encore un peu, mais pas assez à mon goût.
Je te dirai que là, en ce moment, le travail, les enfants... J'ai deux filles. J'ai la chance d'avoir deux filles de 10 et 14, bientôt 15 ans.
Les deux font beaucoup de sport.
Donc, c'est vraiment ça qui m'occupe.
Puis le temps pour s'entraîner, pour courir.
J'en ai moins que j'en avais.
Donc j'aimerais ça, oui, j'aimerais ça courir. J'adore courir, pis t'sais, je vais encore sortir faire des sprints, je vais encore sortir faire des intervalles.
J'essaie de faire des skips une fois de temps en temps. J'ai vraiment besoin de courir, pis pas juste faire de jogging.
J'aime jogger une fois de temps en temps, mais pour moi, les sprints, courir vite, j'adore ça.
[00:41:10] Speaker B: Ah ouais?
Le thrill de...
[00:41:13] Speaker A: J'ai juste à aller dans le fond.
J'essaie de sprinter encore de temps en temps, mais ce n'est pas aussi souvent que j'aimerais.
[00:41:24] Speaker B: Ta carrière professionnelle.
Au repêchage de la Ligue canadienne de football en 2008, les Tiger Cats te sélectionnent 8e choix au total.
Mais tu signes plutôt avec les Colts d'Indianapolis.
L'objectif, as-tu toujours finalement été d'aller dans la NFL une fois que tu as su qu'il y avait une opportunité? Comment la discussion pour l'opportunité de la NFL est arrivée finalement? Comment tu as eu cette opportunité-là?
[00:42:00] Speaker A: Comme je te disais, au East West Bowl, on a eu les tests physiques, puis au milieu de la semaine, Je pense que ça revient un peu au fait que je faisais du track dans ce temps-là parce que je pense que l'organisation de l'histoire, ça changeait un petit peu. Mais dans ces années-là, les tests physiques étaient après une pratique. Donc, on avait notre pratique le matin, vraie pratique, quart écolette pendant deux heures, on rentrait dîner, puis après ça, on avait les tests physiques.
[00:42:34] Speaker B: Quand même «rough».
[00:42:35] Speaker A: Oui, quand même «rough».
Tu te doutes bien que les 40 verges, personne n'a battu ce record-là. Mais comme j'étais en «track shape », je venais de finir ma saison d'athlétisme, j'avais des bonnes jambes, je suis sorti et j'ai couru le 40 verges le plus rapide de tout le monde, de l'équipe de l'Est et de l'Ouest.
Après ça, il y avait un scout pour les causes qui était là durant la semaine.
Quand on fait des tests physiques et qu'il y a des scouts, on va voir tous les scouts qui vont se mettre au finish. Là, ils ont tous leurs stopwatch, leur chronomètre à la main. Ils vont timer eux-mêmes, même s'ils ont un temps officiel. Eux, ils se mettent là et ils timent aussi.
Quand on a eu terminé les tests physiques, mon entrée en chef à ce moment-là, c'était André Bolduc, et c'était sa première année à la base du barrière, le scout des coachs est allé voir.
Il a dit «ton jeune, il a beaucoup de speed, il est très rapide, je l'ai vu sur le terrain, je pense qu'il pourrait avoir du potentiel. Est-ce qu'il pourrait sortir demain matin, 30 minutes avant la pratique, puis j'aimerais ça lui faire faire des drills?
Fait que là, on a dit bien sûr. Fait que le lendemain matin, je suis sorti sur le terrain, le scout avait trouvé un quarterback, il avait trouvé un DB, puis là, pendant 30 minutes, on a couru, je pense qu'on a fait deux tracés différents seulement.
Pis le DB savait exactement quel tracé je faisais.
Pis t'sais, le but c'était juste de me shadow, c'était pas de, comme, comme il savait où il s'en venait.
Mais là, t'sais, je pense le premier round qu'on a fait, c'était comme un petit speed-out, t'sais.
Pis le scout, il dit «Ok, cours un speed-out.» Fait que là, je fais le tracé, j'attrape la balle.
Il dit «Ok, fais le même tracé, mais là, je veux voir un regular cut, t'sais un square cut.» Fait que là, je fais ça.
Il a dit ok, là je veux voir un speed cut.
Là je fais mon speed cut. Il dit ok, parfait, mais là je veux qu'à l'instance de prendre 5 pas avant de commencer ta cut, prends en juste 3.
Ok, je fais ça. Ok, là j'ai vu que tu driftais un peu à la fin de ton route, je veux que tu reviennes downhill, je veux que tu reviennes vers le ballon.
Parfait. Fait que t'sais, on a fait le même tracé, puis après ça je pense qu'on avait fait comme un espèce de poste, ou quelque chose de plus dans l'angle. Fait que pendant ce temps-là, Je pense que lui, il voulait juste voir s'il était capable de prendre le coaching. Est-ce qu'il était capable de se faire donner un conseil et de l'appliquer sur le terrain. On a fait ça. Après ça, il reste la semaine de pratique.
On a joué le match et j'ai eu un super bon match. Tu l'as dit dans l'intro, j'ai eu le prix pour le joueur français du match.
Ça fait que ça a comme été une semaine de rêve, une semaine où tout a super bien fonctionné.
Puis à la fin de cette semaine-là, le coach, le scout des coachs, a dit à André, écoute, pour la prochaine saison, après chaque match, envoie-moi le game tape. Je veux voir le match. Donc c'est ça, on lui a envoyé les matchs, les vidéos après chaque semaine, après chaque match.
Puis après ça, c'est sûr que durant la saison, ça continue d'avoir un buzz. Il y a d'autres scouts qui sont venus au stade voir les matchs. Puis après ça j'ai été au East West Shrine l'hiver après ma dernière saison, ma troisième saison.
Mais les Colts étaient là depuis le début. Même quand c'est arrivé le repêchage, la fin de semaine du repêchage. J'ai pas été repêché.
Quand le repêchage est terminé, il y a une couple d'équipes qui ont appelé pour m'offrir un contrat comme agent libre, dont les Colts. Mais comme les Colts étaient là depuis le début, avaient démontré de l'intérêt depuis le début, pour moi, ça faisait... Ça faisait du sens. J'avais aucun doute en fait d'aller dans une autre équipe que celle-là.
[00:47:14] Speaker B: Par curiosité, c'était qui les autres équipes? Te rappelles-tu c'était qui?
[00:47:18] Speaker A: Il y a plusieurs équipes qui ont appelé pendant la fin de semaine.
Les Packers étaient l'une d'elles, les Dolphins étaient l'une delles, mais eux ne m'ont jamais offert un contrat.
L'équipe qui m'a offert un contrat, c'est les Jets, en plus de l'école.
[00:47:35] Speaker B: Nice.
C'est fou, le moment que ça a dû se passer, ça a dû quand même être assez impressionnant.
Quand t'es arrivé là-bas, c'est quoi que t'as le plus surpris, au niveau peut-être des installations, de l'organisation?
On parle quand même d'un autre niveau en termes, si on compare à universitaire, j'ai envie de dire.
[00:47:58] Speaker A: Bien, tu sais, tu vas toujours me rappeler la première fois que tu rentres dans le vestiaire, surtout ces années-là, Les Cols d'Indianapolis faisaient juste gagner des matchs. Moi je suis arrivé là en 2008.
Ils venaient de gagner le Super Bowl en 2006.
Ils avaient perdu en playoff en 2007.
Donc le vestiaire était rempli de Hall of Famers. Puis c'est drôle parce qu'il y avait deux semaines, c'était la cérémonie d'intronisation dans le Temple de la Renée.
Ils font ça à chaque début de pré-season dans la NFL.
Puis cette année, Adam Vinatieri se faisait intranuser.
Fait que les cons avaient bien dit un gros party. Fait que je suis descendu là-bas, à Kenton, il y a deux semaines, pour faire le party.
C'était vraiment cool de revoir tous les anciens coéquipiers.
C'est drôle parce que là, maintenant, il y en a plusieurs qui ont le gold jacket du Temple Aeronomy. Adam Vinatieri, bien sûr.
Edward Freeney, Pete Manning, Tony Danji, Bill Pullians qui était le directeur à ce moment-là.
Si je me remets à la première journée, le vestiaire c'était que des stars, que des Hall of Fame, que des gros noms.
C'est sûr qu'il y avait Pete Manning comme quarterback.
C'était ma première année, c'était la dernière année à Marvin Harrison. Reggie Wayne était là, Dallas Clark était là, il y avait Joseph O'Day comme running back, il y avait Bob Sanders, il y avait Dwight Freeney, il y avait Robert Mathis. C'est tous des gars qui ont été parmi les meilleurs, les meilleurs à leur position. Donc de côtoyer ces gars-là, ça a été des années incroyables.
[00:49:52] Speaker B: Ayoye, est-ce que tu disais que t'es allé au party pour le Deuce fans, c'est légendaire. Est-ce que dans ces années-là, t'as réussi à créer une bonne relation avec ces gens-là?
La dynamique d'équipe était bonne.
Te considérais-tu comme tes chums ou plus des connaissances ou des coéquipiers?
Je suis curieux, la relation que t'as réussi à créer avec ces gens-là, c'est insane.
Moi, je te regarde avec la tête de fan.
[00:50:21] Speaker A: Ouais, non. J'avais de très bonnes relations avec la plupart des gars. C'est sûr que quand t'arrives là-bas à 22 ans, pis t'as des gars sur le roster qui ont 30, 35 ans. Marvin Harrison, c'était en saison, je pense qu'il avait 36.
Pis moi, le p'tit cul de 22, il avait pas d'affaires avec moi.
Surtout que lui, comme c'était sa dernière saison, il était pas mal check-out.
Reggie Wayne avait déjà plus de 30 ans aussi, Rick Manning aussi.
C'est pas la même relation. J'ai gardé contact, encore aujourd'hui, avec les gars qui étaient mon année recrue.
Dans mes années, les gars les plus connus, t'as Pierre Garçon, qui a vraiment une longue carrière dans l'NFL.
Encore aujourd'hui, c'est un bon chum. Sinon, des gars qui sont un peu moins connus, Mike Hart, qui est maintenant coach de running back à Boston College cette année, mais il a été longtemps à Michigan comme coach à l'offensive, ces deux gars-là. Sinon, un de mes bons chums qui a joué safety, il n'a pas joué longtemps parce que lui s'est blessé aux genoux, Jamie Silva.
un très bon ami.
C'est plus des gars qui avaient mon âge. On est rentrés en même temps, on avait la même année recrue.
[00:51:45] Speaker B: T'as-tu un «Welcome to the League» moment?
[00:51:49] Speaker A: Non, j'en ai jamais eu.
Comme je te le disais, je suis jamais arrivé à quelque part et c'était moi le meilleur.
Il n'y a pas une fois où ça a été plus vrai que quand je suis arrivé avec les causes d'Indiana Police.
Oui, chaque pratique, chaque pratique, c'était un welcome to the NFL pour moi. Je te dirais que le premier vrai, par exemple, c'était sur l'unité spéciale. Dans ces années-là, sur les unités spéciales, pour les kick-off, kick-off-return, on avait le droit à un wedge. On avait le droit à quatre gars qui formaient un mur.
Moi, j'étais retourneur, donc j'attrapais le ballon, puis devant moi, j'avais quatre gars, des fois des hauts-lines, des fois des dé-lines.
En fait, souvent, pas tout le temps des dé-lines, mais souvent même des hauts-lines, un haut-line un peu plus petit, un peu plus athlétique, c'est comme le sixième homme ou le septième homme qui jouait sur kick-off-return.
Mais pour pour briser ce mur-là, c'est comme t'avais un wedge, mais t'avais aussi des wedge-busters, c'est ce qu'on appelait, t'sais. Fait que c'est des gars qui descendaient à fauteuil, et ils allaient juste rentrer dans le mur, t'sais, mais quand ces gars-là, ils réussissaient à passer dans le mur, ben après ça, ils étaient capables de geler, t'sais!
Fait que les contacts que j'ai eus sur les unités spéciales à ce moment-là, ça a été très rough.
Je me rappelle même, tu sais, les premiers matchs pré-saison, on a évacué.
Puis justement, c'est Adam Benetteri, qui était le directeur à ce moment-là, qui m'avait vu sur le terrain, puis qui était allé voir, parce qu'au départ, je n'avais aucun rep en special team.
Puis Benetteri est allé voir le commentaire des unités spéciales, puis il a dit «Hey, le petit Canadien, il est vraiment quick. Tu devrais l'essayer retourneur. Tu devrais le mettre sur kick-off aussi.» Le premier match pré-saison, je me retrouve kick-returner, ce que j'étais habitué de faire.
Mais aussi, il met au milieu sur kick-off, direct dans le wedge.
Quand t'arrives avec 40 verges de l'élan, pis de l'autre bord t'as un gars qui fait 290-300 qui arrive avec 40 verges de l'élan pis ça te prend un head-on collision, c'est pas des moments gagnants.
[00:54:31] Speaker B: C'est fou ça.
[00:54:35] Speaker A: Ça a été des années fleuries.
[00:54:40] Speaker B: Quel bon moment. Tu as quand même réussi à faire… Tu as fait trois saisons avec les coachs.
[00:54:49] Speaker A: En fait, avec les coachs, je me suis fait libérer. Je me suis fait couper après mon troisième temps d'entraînement. Cette première saison, j'ai passé sur le Practice Squad toute l'année.
Deuxième saison, je suis revenu.
Ça allait super bien.
À la fin des OTAs, c'est comme les pratiques de printemps, qui finissent fin juin.
Durant une pratique, je me suis cassé la jambe.
[00:55:16] Speaker B: Tu t'es cassé la jambe?
[00:55:18] Speaker A: Oui, j'ai dû être opéré.
Puis, je suis revenus seulement vers la mi-saison.
Après ça, j'ai passé une couple de semaines à me remettre en forme.
Puis, quand j'ai réintégré l'équipe, j'ai été ce qu'on appelait dans ce moment-là le 53 men roster. C'est là que j'ai joué mes premiers matchs de saison 1 hier.
Puis, c'est cette année-là aussi où on s'est rendu au Super Bowl.
C'est la saison où on ne faisait que gagner les matchs. On était rendu à 14-0, mais 16 matchs dans ces années-là dans l'NFL.
C'est seulement quand on a mis tous nos partants sur le banc pour les deux derniers matchs, pour les garder en santé, pour les permettre de se reposer, que l'on a perdu nos deux derniers match. On aurait probablement fini 16-0 la saison, mais on a fini 14-2.
Après ça, les préalables jusqu'au Super Bowl.
Malheureusement, on a perdu le Super Bowl contre les Saints cette année-là.
Mais ça, ça a été une super année. Puis après ça, quand je suis revenu pour mon troisième camp d'entraînement, pour ma troisième année, c'est là où, à la fin du camp, je me suis libéré.
[00:56:39] Speaker B: Est-ce que t'as-tu eu des snaps au Super Bowl?
[00:56:44] Speaker A: En fait, pour le Superbowl, je n'étais pas à l'uniforme. Maintenant, je pense que ça change un petit peu, mais dans la saison 8, tu avais 53 gars sur le roster.
Tu pouvais en habiller seulement 45.
Donc, tu avais toujours 8 gars, ce qu'on appelle des «healthy scratchs». Ils ne sont pas à l'uniforme, donc moi, je faisais partie d'eux.
[00:57:08] Speaker B: T'as joué avec les deux frères Manning, parce que t'as eu un passage avec les Giants aussi, court passage je crois, Practice Squad aussi.
[00:57:15] Speaker A: En fait, quand je me suis fait libérer des Colts, deux semaines plus tard, ben en fait, je pense le lendemain, les Giants m'ont appelé, j'étais allé faire un workout là-bas, pis ils m'ont dit «on n'a pas de la place sur le roster tout de suite, mais on va voir ce qui se passe dans les prochains jours.» Fait que, je pense qu'une semaine, Une semaine plus tard, ils m'ont rappelé pour que j'aille sur leur équipe d'entraînement. J'ai passé cette saison-là sur l'équipe d'entrainement.
Puis à la fin de cette saison-là, on est tombé en lock-out. Il y a eu un lock-out dans l'NFL.
Ça fait qu'on n'a pas eu d'off-season du tout, du tout. Je l'ai passé ici.
Je suis redescendu à New York une couple de fois pour faire des espèces de mini-camps, juste les joueurs. C'était comme des players-only practices, parce que justement on était en lock-out, fait qu'on se retrouvait, les gars des Giants, on se retrouvait sur des terrains d'école secondaire, puis on pratiquait juste nous autres.
Mais c'est ça. Après ça, finalement, le lock-out a terminé juste la veille que les camps d'entraînement devaient commencer.
Ça fait que là, on s'est tous rapportés au camp d'entraînement.
Puis une semaine, je te dirais, après que les camps se sont commencés, je me suis blessé.
Je me suis déchiré l'aile.
Puis ça, ça a mis fin à ma saison, puis ça a mis fin à la NFL en même temps.
[00:58:49] Speaker B: Avec les deux frères Manning, qu'est-ce que t'as appris de... En fait, je dirais, qu'est ce qui t'a le plus marqué d'avoir fréquenté... C'est sûr que t'as plus fréquenté Peyton que Eli, mais t'es quand même côtoyé quelques instants. Qu'est-ce qui t'a le plus marqué de côtoyer probablement deux carrières qui font partie des meilleures carrières qui ont jamais existé dans la NFL?
[00:59:13] Speaker A: Ouais, écoute, ces deux gars-là étaient extraordinaires à la position carrière.
Je te dirais que si j'avais à les comparer les deux… Peyton était plus vireux qu'E-Line.
Donc au niveau athlétique, c'est sûr qu'il était rendu moins rapide, il était rendu qu'il lançait moins loin. Mais au niveau cérébral, au niveau de lire la game, lire les défensives adverses, Peyton n'avait pas d'égal. C'était vraiment… vraiment le coche en haut direct, puis en haut de tout le monde, selon moi. Moi, je l'ai vécu à chaque semaine. Quand on allait dans le meeting room, ce n'était pas le couranteur offensif qui avait le cliqueur pour regarder le tape. C'est Peyton qui reculait, qui passait, qui pointait avec le laser. «Regarde ici. Regarde la défensive. Regarde ce qu'ils font là. Regarde le shake du DB. Moi, je veux que tu cours ton round comme ça.» C'est lui qui renaît le meeting.
et durant les pratiques aussi. Dans la NFL, peut-être que ça a changé, mais dans ces années-là, les pratiques sont toujours fermées aux médias. Les médias vont venir pendant la période de warm-up, pendant le réchauffement au début de la pratique, mais après ça, ils sortent. Ils ne peuvent pas être là.
Sauf que la dernière pratique, là, ils ont le droit d'être là. Puis souvent, les gars qui faisaient le panel, que ce soit de CBS ou de Fox. Les gars, les analystes, ils venaient sur le bord du terrain.
Ça, c'était notre troisième pratique de la semaine, notre dernière vraie pratique.
Ils n'en revenaient pas. À chaque fois, ils se disaient, Les coachs, qu'est-ce qu'ils font? Parce que tous nos coachs étaient sur la sideline, en train de discuter ensemble. Ils donnaient un look à la défensive. Ils étaient sur le terrain, en défensive, pendant que nous, on faisait un walk-through, un jog-through.
Puis c'est Peyton qui roulait tout.
Puis là, les gars, ils ne revenaient pas.
Les coachs, ils ne font rien. Les coachs font rien. Non, les coachs ne faisaient rien. C'était que Peyton.
Puis, la même chose durant les matchs. Peyton, 95% du temps, il était no huddle. C'est lui qui collait les jeux sur la ligne de mêlée.
Mais dans son headset, c'est très, très rare que le commentateur offensif lui donnait des jeux.
Souvent, il revenait sur le banc après une drive, puis là, il disait, «Ok, j'ai vu qu'ils ont fait ci, j'ai vu qu'ils ont fait ça. En second and long, ils vont montrer ce jeu-là. Ou en first and ten, ça va être cette boîte-là qu'ils vont montrer.
Donc, je pense qu'on pourrait peut-être, s'ils nous redonnent ces looks-là, on devrait peut-être faire ce jeu-là, ce jeu-là.» Et Peyton, il fait comme «Ok, oui, c'est une bonne idée. Non, je ne pense pas.» Peu importe, mais il prenait ça en note. Mais après ça, quand il allait sur le terrain, c'est lui qui collait les jeux.
Des fois, le commandant offensif pouvait dire «Si il donne tel look, mets un speed art à droite.» ou «Si il donne ce look-là, check en course.» Mais il ne disait jamais un jeu que Peyton récitait après.
Il disait deux ou trois options et après ça, Peyton décidait.
Ce qui l'a différencié et ce qui a fait en sorte qu'il était si dominant, c'était sa façon de gérer l'offensive, de lire ce que les défensives adversent et de trouver les failles et les faiblesses.
C'est incroyable qu'on lui ait été dominant.
[01:03:09] Speaker B: Imagine le niveau d'IQ que tu as de la game, de comprendre tout va tellement vite durant une game. Il pensait tout à ça. C'est ultra impressionnant.
J'avais Anthony Auclair qui me parlait de son expérience avec Tom Brady.
Il me contait ça aussi.
Le coach était là, mais il était juste là. C'était Tom qui faisait tout.
[01:03:40] Speaker A: Je n'ai pas le misère à le croire.
[01:03:41] Speaker B: Ces gars-là, c'est un coach dans un joueur.
Quand c'est rendu à ce niveau-là, c''est une autre histoire. Il disait que quand il est arrivé dans sa semaine de Super Bowl, il ne savait aucun sens à quel point il savait tout, tout, tout, sur les chiefs.
[01:03:57] Speaker A: Ce qu'il faut savoir aussi, c'est qu'Eli et Peyton ne jouaient pas dans la même division.
Peyton était dans la EFC avec les coachs, puis Eli dans la NFC avec Eli. C'était très rare qu'ils jouaient l'un contre l'autre. C'était quand même très rare aussi qu'ils jouaient contre les mêmes adversaires.
À chaque fois que tu es dans la NFC, tu vas jouer plus souvent contre des équipes de la NFC et vice-versa.
En préparation d'un match, Eli et Peyton remplissaient des cahiers, des cahiers et des cahiers de notes. Il y avait des cahiers pour chacune des équipes, chacune des défensives.
Si nous, les côtés, on jouait contre une équipe que les Giants étaient habitués à jouer contre, Eli envoyait le cahier de notes à Peyton et vice-versa. Si Peyton envoyait le cahier de notes à Eli, ces deux frères-là s'aidaient à être capable d'identifier les failles, les faiblesses des défensives adverses.
Ça, je ne l'ai pas vu ailleurs.
Je n'ai pas l'expérience où deux gars dans deux équipes différentes s'aidaient comme ça à avoir du succès sur le terrain.
[01:05:19] Speaker B: Ça, c'est ultra impressionnant.
La fraternité est là, mais ça, c'est... Honnêtement, je suis... En fait, c'est là que tu comprends à quel point que... C'est là que tu comprends pourquoi ces athlètes-là se sont rendus avec.
autant de talent, autant de succès, j'ai envie de dire. C'est ultra impressionnant.
En 11 saisons de football professionnel, tu as joué en NFL et en CFL, tu as fait Hamilton, Montréal et Edmonton. As-tu des moments marquants de ton passage en Ligue canadienne de football?
[01:06:02] Speaker A: Ouais, ben oui.
Ça a été des super belles années, j'ai adoré ça.
L'équipe qui m'a repêché, c'est Hamilton.
On a piqué à deux coupes grises ensemble.
Ça a été super.
Souvent, le monde me demande c'est quoi la différence, le niveau entre la Ligue canadienne et la Ligue NFL.
Ce que j'aime répondre, c'est que Pour la majorité des joueurs sur les deux rosters, il n'y a pas une si grande différence que ça, parce que bien souvent, tu vas avoir des gars qui vont jouer un contrat dans la NFL, ils n'en auront pas un deuxième et ils vont venir jouer dans la Ligue canadienne. C'est les mêmes gars, ils sont juste 3-4 ans plus vieux. Sauf que dans la NFL, tu as peut-être 5, 6, 7, 8 gars dans chaque équipe qui sont nettement Une cochonne de tout le monde.
Des Pete Manning, des Reggie Wayne, des Marvin Harrison, ce genre de gars-là.
Et après ça, c'est pas pour rien que le roulement dans la NFL est si grand et que la carrière moyenne est de 3 ans.
Donc ces gars-là qui jouent juste un contrat, comme moi, qui font 3-4 ans, puis après ça ils viennent dans la Ligue canadienne de football, le talent s'équivaut beaucoup.
Mais non, j'ai adoré mon expérience.
C'est sûr qu'à Montréal, ça a été plus difficile dans ces années-là. Il y avait beaucoup de turnover, beaucoup de changements au niveau du coaching staff. On a eu énormément d'entraîneurs chefs, de coordonnateurs offensifs qui se sont passés dans les joueurs aussi. Je pense qu'une année, j'ai eu dix carrières différentes. Dans une saison, 18 matchs, quand tu passes dix carrières différentes.
[01:07:50] Speaker B: C'est énorme. Comment se fait gagner?
[01:07:53] Speaker A: C'est très, très difficile.
Oui, et puis quand les coachs se font conrédier à mi-chemin dans la saison, c'est toujours très difficile. Les trois années à Montréal ont été dures.
Puis après ça, ma dernière saison, j'ai joué à Edmonton. C'était super le fun aussi.
Du coup, je garde de très bons souvenirs de la Ligue canadienne.
[01:08:16] Speaker B: Tu dirais que ce serait où ton plus grand apprentissage de tout ce parcours de football?
[01:08:22] Speaker A: Ma réponse est probablement différente aujourd'hui qu'elle aurait été il y a 10 ans, ou il y a 15 ans, ou il ya 20 ans. Aujourd'hui, c'est sûr que je suis prêt à prendre un peu de recul avec tout ça.
Puis le fait que j'ai des enfants aujourd'hui, ça me permet de mettre beaucoup de choses en perspective. Pendant longtemps, le sport, c'était ma priorité, mais c'était tout, c'était mon monde en entier.
Puis j'accordais énormément d'importance à ça, probablement trop d'importance à ça.
Aujourd'hui, Quand je repense à tout ça, ça a été des belles années, ça a été de belles expériences, mais c'est juste une partie de l'expérience humaine.
Il y a beaucoup de choses qui, aujourd'hui, ont beaucoup plus d'importance pour moi.
Sinon, si je regarde des leçons que je tire de football, puis du sport en général, C'est tous les outils que j'ai accumulés pour faire face à des problèmes, faire face à des obstacles, surmonter ces obstacles-là.
La vie, c'est beaucoup de la résolution de problèmes, que ce soit dans le sport, dans ta vie professionnelle, dans ta vie personnelle.
Comment tu fais pour pour résoudre ces problèmes-là, comment tu fais pour que ça aille bien, pour que tu aies du succès, que ce soit encore une fois sur le terrain de foot ou dans ta vie professionnelle.
Toutes ces leçons-là, je les utilise encore aujourd'hui, même si je ne suis plus athlète.
[01:10:23] Speaker B: En plus de jouer au football professionnel, tu as fait partie de l'équipe nationale de bobsleigh.
Tu as réussi à participer aux Jeux olympiques, Est-ce qu'il y a une ressemblance entre les sports professionnels?
Qu'est-ce qui peut t'amener, du jour au lendemain, à dire «Je vais faire du bobsleigh» et être assez bon pour dire «Écoute, on a besoin de lui dans notre équipe».
[01:10:50] Speaker A: Le bobsleigh, je me rappelle quand j'étais jeune, C'est toujours un sport, quand je regardais les Olympiques à la télé, qui m'intéressait. J'ai fait tri alpin.
La vitesse, la descente, c'est des trucs que j'aimais.
Le bobsleigh m'a toujours paru un sport excitant.
Il faut savoir qu'à l'équipe nationale, le bobsleigh recrute énormément.
dans les rangs universitaires, que ce soit au football ou en athlétisme.
Puis moi, le premier contact que j'ai eu avec eux, c'est pendant des compétitions d'athlétisme, justement.
Ils ont toujours justement des scouts qui viennent, qui vont voir les sprinteurs, puis ils m'avaient approché pendant que j'étais à l'université pour me dire On pense que tu aurais du potentiel. Est-ce que ça tente d'essayer? À ce moment-là, je leur avais dit que je me concentre vraiment sur le football. C'est ma priorité, mais peut-être plus le temps. Après ça, j'étais allé dans l'NFL.
L'NFL, c'est 12 mois par année. Surtout quand tu n'es pas un joueur établi. Quand tu es un bubble player comme moi, c'est 12 mois par année.
J'avais mis une croix là-dessus, mais quand je suis revenu dans la Ligue canadienne de football et qu'il y avait une saison morte, il n'y avait pas d'entraînement organisé avec l'équipe durant leur saison, je me suis dit pourquoi pas essayer de jumeler les deux, la Ligue canadienne et l'équipe débossée.
Je leur ai envoyé un courriel, puis je leur ai dit, on s'était parlé quand j'étais à l'université, j'aimerais essayer.
Puis le centre d'entraînement canadien est à Calgary, donc j'ai été aller à Calgary pendant une semaine pour essayer ça, puis j'ai adoré, j'ai eu la piqûre.
Puis pour la plupart des joueurs de foot, les aptitudes qui permettent d'être bons au foot se transposent très bien au bobsleigh. C'est de la puissance, c'est de la vitesse, c'est de l'explosion.
Puis il faut aimer aussi le contact parce que ça brasse pas mal dans une silhouette de bobsleigh.
Donc c'est ça, j'ai aimé ça et j'ai vu que je pouvais être bon.
Après cette semaine-là, j'ai essayé le bobsleigh.
J'ai joué ma saison avec les Tire 4 et quand la saison finit, il y a des standards à atteindre au bobsleigh.
Je suis retourné à Calgary pour faire ces standards-là et après ça, tout de suite, on m'a fait une place sur l'équipe nationale.
[01:13:37] Speaker B: L'équipe Tadassar qui t'amène aux Jeux olympiques.
Avant qu'on finisse, j'aimerais que tu me parles un peu de cette expérience-là.
As-tu des histoires marquantes de ces Jeux olympiques? Qu'est-ce qui t'a le plus marqué de cette expérience olympique?
[01:13:52] Speaker A: Les Jeux de Beijing, c'était super.
Mais il faut savoir que j'étais allé en 2018.
aux Jeux Pyeongchang en Corée, quatre ans plus tôt. Malheureusement, je n'ai pas pu compétitionner. C'est probablement une des raisons pour lesquelles je suis retourné à Pékin.
Mais il faut savoir que pour se qualifier pour les Jeux olympiques, on a une saison de Coupe du monde.
Puis on a une coupe du monde, une compétition à chaque fin de semaine ou à chaque semaine.
On a huit coupes du monde. Puis avec nos résultats, on accumule des points. Puis si t'accumules assez de points, elle a été qualifiée pour les Jeux.
Donc en 2000, en fait, je commençais avec l'équipe nationale en 2012.
En 2014, à ce moment-là, il n'y avait personne sur l'équipe qui conjuguait football ou qui conjuguait un autre sport avec le bobsleigh. Puis l'entraîneur-chef, à l'époque, de bobsleigh, avait dit «si tu veux faire partie de l'équipe olympique, il faut que tu lâches le foot pour cette saison-là, il faut que tu te concentres 100% bobsleigh.» Puis moi, à ce moment là, je n'étais pas prêt à faire ça.
Donc, je n'ai pas compétitionné du tout l'année des Jeux du Sochi, l'année 2014.
Mais j'avais toujours envie de participer aux Jeux olympiques.
Donc après je suis retourné, ils ont changé d'entraîneur chef. Je suis retourné au sein de l'équipe nationale.
J'ai fait trois saisons de Coupe du Monde. Parce qu'il y a des Coupes du Monde, même quand c'est pas une année olympique, c'est jusqu'à la fin, plutôt que d'avoir les Jeux olympiques, t'as les championnats du monde.
Fait que j'ai fait les trois saisons.
Puis là, on arrive à l'année olympique de 2018.
Puis durant une Coupe du Monde, on a un gros crash.
Puis moi, je me blesse durant ce crash-là.
Puis on était peut-être à un mois, cinq semaines des Jeux, je pense.
Donc, je suis allé aux Jeux.
J'essayais, depuis le moment de ma blessure jusqu'à la compétition, j'essayais de revenir à 100% pour être en mesure de compétitionner.
Mais malheureusement, je n'ai jamais été à 100%. Je n'ai jamais revenu à 100% pour pouvoir compétitionner, Ces Jeux-là, où j'étais là, j'étais blessé et je n'étais pas en mesure de compétitionner.
Ça a été amer comme feeling.
C'est pour ça que même à 36 ans, en 2022, j'avais toujours envie de vivre l'expérience olympique, mais non seulement de vivre l'expérience, mais de compétitionner durant les Jeux.
Si je pense aux moments les plus marquants, c'est probablement la cérémonie d'ouverture.
Quand tu entres dans le stade et que l'annonceur présente l'équipe canadienne. Là, tu as le manteau de l'équipe canadienne.
C'est là que tu te rends compte vraiment que tu représentes ton pays.
C'est un moment marquant, c'est un moment qui est plein d'émotions.
C'est drôle à dire, mais c'est plein d'humilité. Tu te sens très privilégié, tu te sens choyé de pouvoir, d'avoir cette chance-là, cet honneur-là de représenter ton pays aux Jeux olympiques.
Ça, ça a été un moment marquant. Après ça, une compétition, c'est une compétition. Que ce soit les Jeux olympiques, ou que ce soit une Coupe du monde, ou que ce soit une course dans le parc, pour moi, ça a toujours eu le même feeling. Donc, la compétition des Jeux, Je ne trouve pas que ça a été différent des autres.
Mais c'est vraiment ça, le rentrer dans le stade et réaliser que tu représentes ton pays, ça c'est marquant.
[01:18:11] Speaker B: Quelle histoire!
Est-ce que c'est la retraite?
[01:18:17] Speaker A: J'aimerais ça dire que non, parce que pour vrai, je continuerais à compétitionner. C'est sûr que là, je viens d'avoir 41. J'ai moins de gaz que j'en avais, mais il y a des journées où je me lève et je me dis, les Jeux de 2030, J'aimerais très bien y participer, t'sais.
Pis c'est drôle parce que là, on vient d'avoir les championnats du monde de flag, aussi. Pis là, je regarde les matches sur YouTube, t'sais, pis là je me dis «Ah, ça serait cool, les Jeux olympiques d'été.» Mais à 41 ans, les chances sont nulles.
que ce genre de choses se réalisent. Surtout que, tu sais, je te le disais, j'ai deux enfants aujourd'hui qui, eux, ont leur propre monde, ont leur propre sport.
Puis je pense que je me réalise beaucoup en les accompagnant, tu sais, puis en étant juste la personne de support en arrière.
Puis ça, ça avait beaucoup d'importance aujourd'hui.
Fait que je pense, je penserais Je pense qu'il va revenir au sport, il va être en train d'être avec toi, mais il y a toujours une partie de moi qui est encore un athlète dans l'âme, encore un compétiteur, et j'aimerais ça pouvoir compétitionner encore aujourd'hui.
[01:19:47] Speaker B: Juste pour le fun, penses-tu que tu serais capable de compétitionner aujourd'hui dans la forme que tu es dans l'équipe canadienne de flag?
[01:19:58] Speaker A: Je ne sais pas.
Ce serait naïf de dire «ah oui, c'est sûr », parce que c'est la réalité. Là, j'essaie de rester actif, de m'entraîner. Je te dis que j'aime ça faire des sprints, mais je suis très, très, très loin d'avoir le même volume d'entraînement. J'étais à des années-lumières de volume d'entrainement que j'avais quand j'étais un athlète professionnel. Donc, j'ai aucune idée comment mon corps réagirait, si je serais capable de supporter ce type d'effort-là, ce type de volume d'entraînement-là, que tu n'as pas le choix d'avoir quand tu veux participer aux Jeux olympiques. Donc, la réponse, c'est que je n'en ai aucune idée.
Si je serais capable ou pas.
[01:20:48] Speaker B: En finissant Samuel, merci, j'ai vraiment apprécié notre discussion. Quelle expérience que tu as vécue à travers toute cette carrière-là?
Mais chaque personne qui vient sur mon podcast n'échappe pas à cette question.
Si tu avais un conseil à donner pour la prochaine génération d'athlètes, de jeunes qui, peut-être un jour aussi, ont des rêves comme les tiens, ce serait d'aller jouer professionnel, peut-être de participer aux Jeux olympiques, qu'est-ce que tu leur dirais?
[01:21:20] Speaker A: Je leur dirais ceci, et je pense que ça s'applique au sport, mais ça s'applique à n'importe quoi.
Ce serait de dire, je vais le dire en anglais parce que je trouve que ça sonne mieux, figure it out and get it done. Durant ma carrière d'athlète étudiant, vu qu'on était à l'Université de Sherbrooke, spécifiquement, vu qu' on était une nouvelle équipe, on n'avait pas beaucoup de ressources, on n'avait pas beaucoup d'argent, on n'avait pas un gros coaching staff.
Il y a des longues périodes où on n'avait même pas de coach de receveur.
Donc à ce moment-là, je n'avais personne pour me donner des drills, je n'avais personne pour me donner du feedback, mais j'ai trouvé une solution.
J'allais sur YouTube durant mes pauses, puis j'allais regarder des drills de foot, puis là, je prenais ça en note, puis là, quand on arrivait à la pratique, je disais «Hey, aujourd'hui, on va faire ça».
J'avais personne pour m'aider à développer ma vitesse. Je me suis dit, je vais aller, je vais joindre l'équipe d'athlétistes et comme ça, je vais voir des gars qui sont plus rapides que moi et comme ça, je vais avoir, je vais augmenter ma vitesse.
Puis c'est ça, tu sais, des fois, tu n'as pas tout le temps quelqu'un qui te prend par la main, tu sais, et tu n'as pas tout le temps quelqu un qui va te montrer le chemin ou qui va te donner les outils nécessaires. Figure it out and get it done.
T'es capable d'aller chercher ce que t'as besoin, mais il faut juste que tu le fasses.
[01:22:57] Speaker B: Merci d'avoir partagé ça, Sam.
[01:23:00] Speaker A: Merci, ça m'a fait plaisir.
[01:23:01] Speaker B: Pour tout le monde, c'était le Game One Podcast.
Notre invité aujourd'hui, Samuel Giger.
Merci, Samuel. Quel bel échange, sérieusement. C'est très apprécié que tu aies pris le moment aujourd'hui.
[01:23:14] Speaker A: Ça m'a fait plaisir, William.