Episode Transcript
[00:00:00] Speaker A: Moi, je suis en panique. Puis il me dit « Nick, je t'en dois une, on va aller gagner le match. » Puis au final, triple OT, puis c'est Xavier Gervais, notre field goal kicker avec moi qui hold, qui fait le kick de la victoire. Quelle soirée
[00:00:10] Speaker B: à Lenox. Nicolas-Pierre Masse, des cofondateurs du podcast « Sans stress », animateur sportif et ancien receveur étoile
[00:00:17] Speaker A: des Gators de Bishop. Ma mère m'inscrit à ça, puis elle me dit, « Regarde, tu vas le foot, le basketer, va jouer. » Et c'est là que j'apprends vraiment le foot et je
[00:00:24] Speaker B: tombe en amour avec le foot. T'as
[00:00:25] Speaker A: choisi l'université, Béchat, pour quelle raison? Va à l'endroit qui te veut le plus. Moi, c'est ce que je dis. Pis pas te promet le plus. Bishop avait probablement plus besoin que moi que les autres équipes à l'époque, que c'était une belle opportunité d'avoir une opportunité de jouer, mais surtout, humainement, j'avais beaucoup connecté avec les gens. T'sais, moi, au final, j'ai pas joué pro comme 95 du monde, pis j'ai joué
[00:00:44] Speaker B: toutes mes snaps football universitaire, man. L'an
[00:00:47] Speaker A: dernier, t'as décidé d'aller en Europe. Moi et Léo, on avait ce débat-là sur le podcast. Mettons que tu prends les champions de la Coupe Vannier, puis les champions de l'ELF de l'an dernier, je pense quand même qu'il y a un petit avantage
[00:00:56] Speaker B: aux champions de la
[00:00:57] Speaker A: Coupe Vannier. C'est quoi la vision? J'aimerais vraiment ça dire sur le podcast, c'est concret. En 2028, si je peux être aux Olympiques pour commenter le flag football, DeStroing faisait son one-on-one à Londres. Léo a tué son ACL à ce moment-là. Fait qu'il pouvait pas participer lui-même. Bien moi, puis ça donne qu'on est en bi-week avec Bishop. Hey!
Peux-tu prendre un avion demain?
On s'en va au one-on-one The Destroying, tu participes, puis après on s'en va à la Game NFL à Londres, on va
[00:01:20] Speaker B: faire une vidéo YouTube.
J'appelle Shérif.
Donne-moi 30 secondes de ton temps, j'ai deux choses importantes à te dire.
Premièrement, je veux prendre le temps de te remercier d'être là à tous les vendredis, d'écouter mon show. Ça représente le monde pour moi, j'apprécie énormément. C'est vraiment un rêve qui est devenu une réalité.
Deuxièmement, en parlant de rêve, c'est un rêve qui fait juste commencer.
Donc, si t'es nouveau ici, S'il vous plaît, faites comme les 27% des gens qui me suivent cette application-là et abonne-toi. Voici ma promesse envers toi.
Je vais tout faire en mon pouvoir pour rendre ce show-là le meilleur possible maintenant et dans le futur. Je vais aller chercher les invités que vous voulez avoir sur le podcast, que vous voulez entendre et je vais continuer à faire ce que vous aimez tant du show du vendredi.
Sur
[00:02:17] Speaker A: ce, dans ma chambre d'étudiants, merci.
Puis ça sent l'audience.
Le premier conseil que j'ai eu quand on a commencé sans stress, en fait le premier compliment que j'ai adoré quand on a commencé sans stress, c'était j'ai l'impression d'être like a fly in the wall. Puis d'écouter deux bons amis parler. Puis que je suis là, je suis avec vous dans le salon. Puis ça j'ai dit ok, on
[00:02:53] Speaker B: a quoi? On a quelque chose.
[00:02:56] Speaker A: Les premiers commentaires sont tellement
[00:02:58] Speaker B: satisfaisants. Oh
[00:02:59] Speaker A: mon dieu, ben oui.
Ouais, ouais. Attends, il y a du monde qui m'écoute. Moi, jusqu'à aujourd'hui, si je me fais arrêter par quelqu'un, « Hey, c'est toi le pote de foot? » Je fais genre, tu dirais « Ben le nique, ça fait trois ans, tu t'es fait arrêter une couple. » Je fais « Pour de vrai? T'écoutes le pub! On dirait que j'y crois pas, qu'il y a du monde derrière les chiffres, genre du monde tangible. Donc ça, c'est très cool. » Pis
[00:03:20] Speaker B: devant ma maman, ça c'est vraiment cool quand je vais faire été. Elle est comme «
[00:03:23] Speaker A: nice ». Ça m'est pas encore
[00:03:25] Speaker B: arrivé devant mes parents, moi, mais ça m'arrive. Ben oui, c'est sûr, c'est sûr. Ça m'arrive. Pis c'est hot, là. Moi, je suis comme « mais voir que j'ai des gens qui m'aiment ».
[00:03:32] Speaker A: C'est sûr que, t'sais, j'étais
[00:03:34] Speaker B: à Sherbrooke, j'en rejouais juste à Sherbrooke, pis t'sais, Oui, il y a un écosystème aussi. Oui, c'est ça, exact. Il y a un écosystème. Je ne pense pas que si je vais à Montréal, peut-être que si je suis dans l'écosystème qui ressemble un
[00:03:45] Speaker A: peu à
[00:03:45] Speaker B: ce que je fais dans mon pod, peut-être que je vais me faire reconnaître. Oui, absolument.
Mais à Sherbrooke, je me suis fait reconnaître quand même plusieurs fois. J'étais allé à la game de volley justement, l'autre fois, je me suis fait reconnaître par un gars. Fait qu'encore le gars il disait « je suis un gars de Gatineau, je suis venu voir ma blonde, elle est à Sherb genre, pis je lui dis « ah je vais venir voir
[00:04:01] Speaker A: la game de volley, pis
[00:04:02] Speaker B: je te croise.
» J'suis comme « what? » Il dit « j'aime ton pod, je l'écoute, je fais « what the hell? » J'trouve que c'était vraiment sick.
Pis moi y'a une chose, J'ai pas encore fait de mon intro, tout ça, au pire aller.
Je sais, Chris, je le garde ou je le garde pas, je trouve ça intéressant qu'on en parle, mais moi, il y a une chose qui me tient énormément à cœur, c'est quand quelqu'un vient me voir puis me reconnaît, je vais tout le temps, mais tout le temps prendre le temps de me tourner.
de lui parler, lui demander son nom. Pour moi, c'est hyper important. Il faut que tu mettes un visage, puis il faut créer une relation avec ces gens-là. Je trouve ça hyper important.
[00:04:46] Speaker A: Je
[00:04:46] Speaker B: ne sais pas. Moi, je tournerais la médaille. Comment je voudrais être traité? Probablement de cette façon-là.
L'exemple du gars que j'ai croisé, Au volleyball, j'ai pris le temps de prendre son nom, je me suis informé, j'ai dit « Hey, tu viens jouer au foot ici l'année prochaine, qu'est-ce que tu fais, on va parler un
[00:05:07] Speaker A: peu de tes plans. » On a socialisé un peu et c'était juste nice de le rencontrer.
Les premiers commentaires sont tout le temps le fun. Non, je suis d'accord. Puis c'est important.
Un, on n'est pas Justin Bieber. Le plus que je me fais arrêter dans ma vie, c'est une fois par semaine. Genre, si ça arrive deux fois dans la semaine, je capote.
Je peux prendre le temps de dire merci. Puis deuxièmement, à quel point j'aurais l'air d'un hypocrite si, quand je suis assis sur un podcast comme le tien ou sur le mien, je suis chaleureux, je discute avec les gens, puis là, on me croise dans la rue, puis j'ai l'air bête, puis je suis comme...
Donc non, c'est sûr, pis c'est tellement satisfaisant. Le truc qui est ma passion, qui est mon petit bébé et que je travaille dessus tous les jours, tu m'arrêtes dans la rue pis tu me dis que tu l'aimes.
Des fois, justement, je râle et je veux trop parler avec la personne. Je suis comme « OK, mais là, tu joues au foot? » « Non, non, je joue pas au foot. » « OK, mais comment ça, t'aimes mon truc? » « Ben, je sais pas, j'ai un ami qui joue au foot pis j'aime
[00:05:59] Speaker B: ça. » « OK, OK, oui. » La personne est comme « OK, mais ben... » La personne, elle voulait juste m'arrêter vite fait. Pis moi, je suis full dans la convo, fait que je te comprends à 100 %. T'sais, l'affaire aussi...
qui est le fun avec ça, c'est les relations que t'es capable de créer de ça.
Je trouve ça
[00:06:19] Speaker A: vraiment...
[00:06:20] Speaker B: Je trouve ça magnifique.
Puis le côté... Comment je dirais ça? C'est comme tu dis, le travail et tout ce que tu mets, c'est... Quelqu'un qui m'arrête, peu importe comment je me sens, Tu peux faire ma journée. Exact.
C'est sûr que tu l'as déjà senti, mais le feeling de quand quelqu'un fait quelque chose qui est gentil envers toi, tu te sens un peu apaisé. C'est la même affaire quand tu te sens... Je trouve ça vraiment cool.
Bonjour tout le monde, bienvenue sur Le Game On, je suis votre host William Rochefort et aujourd'hui, j'ai la chance de recevoir avec moi un premier joueur qui n'est pas professionnel, créateur de contenu, animateur de podcast, football, Nicolas Pierremas, bienvenue. C'est vraiment cool que tu aies pris le temps de te déplacer jusqu'à Sherbrooke, partir quand même de la Rive-Nord de Montréal, venir jusqu'à Sherbrooke, qu'on prenne
[00:07:25] Speaker A: le temps de se jaser. J'apprécie énormément que tu aies pris le temps. J'ai vraiment hâte. Ça fait déjà une heure qu'on parle off the record, mais quelle discussion qu'on va avoir. C'est vraiment smart.
Merci sérieusement d'être là. Merci à toi pour l'invitation, man. Ça
[00:07:40] Speaker B: me fait plaisir.
On disait que j'écoute ton pod depuis l'épisode 3, où je l'ai découvert.
Donc, ça me fait plaisir d'être là maintenant pour l'épisode plus de 44. C'est le fun de voir l'évolution et d'en faire partie.
Ça me fait plaisir. Écoute, tu connais un peu comment ça fonctionne, mais chaque personne qui vient sur mon podcast a le droit à une introduction.
Quelle introduction que je t'ai préparée?
La voici.
Nicolas-Pierre Masse, T'es cofondateur du podcast Sans Stress, t'es animateur sportif et ancien receveur étoile des Gators de Bishops.
C'est avec les nomades du cégep de Montmorency que tu poursuis ton parcours collégial.
En 2021, tu décides de te joindre aux Gators de l'Université Bishop, avec lesquels tu vas être AUS All-Star Offensive Player, joueur offensif de l'année. Tu as une participation au East-West Bowl. Tu vas être invité au combine de la CFL et gagnant du Lonely Bowl 2024 en troisième outil.
À travers ta carrière de joueur, tu vas aussi poursuivre ta passion pour la création de contenu, et de l'animation.
En 2025, tu décides de traverser l'Atlantique pour aller jouer avec les Geneva Seahawks en Suisse.
Aujourd'hui, t'es podcaster, animateur, annonceur et grand passionné de football.
Nick Piermoss, bienvenue sur la Game On. C'est
[00:09:09] Speaker A: un plaisir de t'avoir.
Pour les gens qui connaissent pas nécessairement, j'ai envie qu'on retourne un peu dans le temps.
J'aimerais que tu nous racontes ton histoire, d'où tu viens, comment le football a commencé pour toi jusqu'à aujourd'hui. Premièrement, merci Will.
Quelle présentation.
Je suis déstabilisé, non, c'est vraiment pro ce que tu fais, c'est cool.
Merci. J'ai commencé le football quand j'avais... qui est la vraie histoire, là, que je
[00:09:39] Speaker B: raconte...
[00:09:40] Speaker A: que je pense que j'ai très peu
[00:09:41] Speaker B: raconté.
[00:09:42] Speaker A: C'est quand j'avais 9 ans. Quand j'avais 9 ans, on m'a inscrit au Dragon de Laval, au football civil. Je sais que toi, t'as joué au football civil à Sherbrooke. Exact. Ouais, j'ai écouté ça dans la télé. Nice. Et moi, j'étais un gars de basket. Moi, j'adorais le basket.
Ma mère m'avait inscrit très, très tôt, j'avais 6 ans, un truc de basket de la ville, une initiation au basket. Mais pour moi, c'était le Super Bowl. C'est ce qu'on rend cette initiation au basket. Moi, j'y allais pour gagner.
Et de là, je suis allé à une école primaire, éventuellement, qui avait du basket, équipe de l'école. Donc moi, depuis le primaire, je joue pour l'école. C'est un truc que je trouvais très cool dans la structure scolaire.
Et à côté de ça, j'avais un ami à l'école qui joue au football.
Puis c'est sûr qu'en grandissant, moi je regardais l'NBA à la télé, puis genre le Super Bowl, donc c'était les deux sports qui m'intéressaient. Ma mère m'a inscrit pour le football de la ville. J'ai détesté ça. J'étais... Oh my God, j'étais tellement poche, man, c'est nul. On me mettait, tu sais, à cet âge-là, si on te met genre « the end Corner, déjà, c'est suspect. T'es The End puisqu'on te dit cours, cours tout droit. Puis on mettait Corner, on disait va deep, mais on lance pas la balle à cet âge-là.
Puis je suis The End, puis moi j'ai toujours eu la carreur que j'ai aujourd'hui, donc ça faisait pas de sens que je sois The End. », Donc, j'ai joué cette saison-là, j'étais numéro 69, mais c'est pas moi qui l'ai choisi, tu comprends? Pourquoi je suis numéro 69 à DB?
tous les signes étaient là du fait que j'étais pas bon, mais je réalisais pas, ma mère connaissait pas plus le foot que ça, elle m'avait inscrit et tout.
J'ai pas aimé ça, j'ai dit je rejoue plus jamais au foot.
Et long story short, en sortant du primaire, on m'inscrit au secondaire où ma grande sœur allait.
Puis on me dit pas nécessairement, tu sais tu suis ce que tes parents te disent et tout, on me dit pas qu'il y aurait pas de basket à cette école-là.
Moi je demande même pas vraiment, j'assume qu'il va y avoir du basket, j'ai joué au basket toute ma vie à l'école.
Et au final, deux semaines avant qu'on rentrait en secondaire 1, il y avait les inscriptions pour le foot.
Longtemps avant, il y avait les inscriptions pour le foot, mais deux semaines avant, les joueurs qui s'étaient inscrits au foot pouvaient se présenter à l'école. On avait un camp de deux semaines avant que l'école commence.
Ma mère m'inscrit à ça, puis elle me dit « Regarde, le foot, le basketeur va jouer.
» Et c'est là que j'apprends vraiment le foot, et je tombe en amour avec le foot, parce que pendant deux semaines... Tu sais, au Collège Régina-Sumter, qu'il n'y a plus de football aujourd'hui, juste du flag, dans un de ces quartiers-villes, une école privée, mais très...
classe moyenne. Beaucoup d'enfants issus de parents qui sont issus des immigrations de deuxième génération, troisième génération, des immigrants de deuxième ou troisième génération, ou des enfants d'immigrants, qui sont en classe moyenne mais qui veulent, qui se disent « Hey, je pense que mon enfant pourrait, si je lui donne cette école-là, ça pourrait l'aider dans sa carrière, dans son parcours. » Donc, pas nécessairement des gens qui sont très football.
et les coachs à l'époque le savaient, et donc ce camp de deux semaines, c'était les trois premiers jours, on était dans une classe, puis on apprenait le foot, genre voici les dimensions du terrain, voici les règlements. Moi je m'y connaissais quand même, mais tout plein de jeunes avec moi d'origine marocaine, algérienne, haïtienne, que moi je suis moitié haïtien d'ailleurs.
qui connaissait pas le foot. Il y avait deux gars dans l'équipe qui avaient déjà joué au foot, puis c'était deux petits Québécois, justement. Puis eux, c'était comme notre capitaine la première année et tout. Et c'est Alexandre Desjardins, qui aujourd'hui, il était le coordonnateur offensif de Grassel. Maintenant, il est rendu... Il aide comme assistant offensif parce qu'il a accepté le rôle de coach en chef de Team Canada Flag Football féminin. C'est notamment lui qui a parti la ligue de flag football universitaire féminine qu'on
[00:12:57] Speaker B: connaît aujourd'hui au Québec.
C'est lui qui
[00:13:01] Speaker A: m'a appris le foot, je lui donne tout son crédit.
C'est parti de là, après j'ai joué secondaire à cinq, puis le foot est devenu trop grand dans ma vie, selon ma mère.
C'est devenu mon truc principal.
Est-ce qu'ils t'ont switché à l'offensive après? Ah oui, c'est ça, c'est ça l'excuse, ben oui, ben oui. Fait que quand j'arrive à Régina-Sumter, encore une fois, je suis DB.
Je joue DB pendant les deux premières saisons.
Puis à la fin de la deuxième saison, c'est une drôle d'histoire, je me chicane avec le carrière de l'équipe, qui était le fils du coach en chef.
Pas Alexandre Desjardins, mais Alexandre qui était notre ossi. Puis le coach en chef, en gros, il a dit « Garde, vous
[00:13:38] Speaker B: deux, vous êtes importants pour l'équipe, vous
[00:13:40] Speaker A: êtes deux qui êtes fortes, vous allez être amis, ça ne va pas se passer comme ça. Nick, tu joues recevoir. » C'est le QB, fait que tu vas jouer receveur, pis là vous allez arrêter de vous
[00:13:46] Speaker B: chicaner, mettons.
Fait que
[00:13:48] Speaker A: de là, t'es devenu receveur. De là, je suis devenu receveur, pis j'étais pas, je voulais pas du tout jouer receveur. J'étais vraiment fâché de ça, là. Moi, dans ma tête, j'étais Asante Samuels. Je
[00:13:56] Speaker B: sais pas si tu te rappelles c'est
[00:13:57] Speaker A: qui.
Non, je sais pas. C'était un début
[00:14:00] Speaker B: des Eagles qui avait un highlight
[00:14:02] Speaker A: spécifique où il plaquait vraiment
[00:14:03] Speaker B: fort, sans
[00:14:04] Speaker A: aucune... T'sais, pas de formule, il plaquait avec sa tête et tout, pis moi, j'essayais d'émulate ça à
[00:14:09] Speaker B: l'époque.
C'est fou, c'est
[00:14:13] Speaker A: à partir d'une
[00:14:13] Speaker B: chicane.
J'ai intercepté, j'ai lancé la
[00:14:17] Speaker A: balle
[00:14:17] Speaker B: sur lui. Ton collège où es-tu allé?
Régina. Régina
[00:14:27] Speaker A: Assumpta, c'est du latin. Ok, ok. Je ne peux pas te
[00:14:30] Speaker B: dire
[00:14:30] Speaker A: ce que ça veut
[00:14:30] Speaker B: dire.
Mais oui, collège Régina Assumpta à Hunsic.
[00:14:34] Speaker A: Ah,
[00:14:34] Speaker B: c'est à Hunsic? Oui, Hunsic Quartier. Ok,
[00:14:36] Speaker A: c'est sur l'île de Montréal? Exact. Ok, nice.
T'es quoi ton origine? Tu dis Haitienne? Oui, c'est ça. Ma mère est Haitienne, mon père est Québécois. Ok. Donc, je suis moitié-moitié. Oui, très bien.
Choisis Montmorency par la suite. Oui.
[00:14:50] Speaker B: C'est pour quelle raison t'as choisi Montrancy? Ça aussi c'est une drôle d'histoire.
[00:14:53] Speaker A: En fait, malgré tes grandes recherches,
[00:14:57] Speaker B: ça aurait été presque impossible à trouver parce que j'en parle pas
[00:14:59] Speaker A: beaucoup. J'ai allé à Vanier avant d'aller à Montrancy. Puis j'ai joué trois ans à Vanier.
Ok, veux-tu savoir un fun fact? Sur ton ODO, t'es encore à Vanier. À Vanier Cheetah.
Bon ben voilà. Je n'étais pas sûr, je ne comprenais pas, je n'en parlerais pas. T'inquiètes, c'est comme moi qui fais du contenu sur Internet, donc c'est pour ça. Mais en gros, en sortant de Régina-Sumta, j'ai fait les trials de Team Québec, vers la fin, je ne me rappelais plus exactement tes camps dans le processus scolaire à ce moment-là. Puis, je me suis rendu jusqu'au dernier camp, à mon époque, il était à Rigaud, je ne sais plus où c'est rendu.
Et là, on me donne l'équipement, tu fais comme partie de l'équipe, et au final, il reste comme cinq cotes.
Et les cinq gars qui se font cut, eux ils ne prennent pas l'avion. Mais tu as quand même le gear et le tax refund. Ma mère avait apprécié le tax refund à l'époque.
À ce moment-là, je pense que j'ai commencé à avoir un peu plus de visibilité.
Parce que Régina, on se jouait en secondaire, division 2B, école privée à cette époque.
On comptabilisait même pas les statistiques sur un site internet et tout. Donc, à part si un recruteur venait te voir, il pouvait même pas regarder tes stats. Donc, c'était beaucoup de bouches à oreilles.
Je pense que j'étais aussi allé, oui, j'étais allé au showcase de Athletic Academy, qui existe encore.
Shout out à Adrian Davis.
Et ça, c'est mon parcours à Team Québec, parce que tu fais comme trois grosses étapes de Team Québec avant de te rendre à la fin, mélangé avec Athletic Academy, qui m'avait fait avoir beaucoup de...
d'intérêt de Lenox, qui ne m'avait jamais vu jouer en personne.
Et c'était notamment que deux des QB, Thomas Bolduc, que tu dois connaître, puis Guillaume Renaud-Dumoulin, à l'époque, qui a arrêté le foot scolaire après Lenox, qui, eux, étaient, à cette année-là, les deux grosses recrues qu'ils avaient signées. Notamment, ils jouaient en division 1, puis Renaud-Dumoulin jouait en division 1B, puis ils avaient signé les deux recrues parce que Arruda, Michael Arruda, il partait. Puis ils allaient comme Pete pour devenir le starter, puis idéalement le QB des trois prochaines années à Lenox.
Ces deux gars-là avaient parlé de moi à Jonka ou aussi de l'époque, parce que je les avais aussi rencontrés à Bruno-Eppel, qui était une école de foot à l'époque. Anyways, tout ça pour dire, Lennox me recrute, m'invite à leur camp de recrut, moi je suis capote, ils venaient de gagner le bol d'or et tout, j'y vais.
Après le camp de recrut d'une fin de semaine, on me dit « Ah, tu peux signer une lettre d'intention ». Moi je rentre à la maison, j'en parle à ma mère, puis ma mère elle me dit « Non ». Elle m'a dit non, t'as 16-17 ans, tu vas pas partir à Lenoxville comme ça et tout.
Et là, je m'étais déjà mis à l'idée que je voulais jouer de Division 1, parce que soudainement, les équipes me recrutent, j'ai le calibre dans ma tête, et que je voulais jouer en anglais. Parce que dans tout le processus de recrutement de Lenox, ils parlaient de l'anglais, la NCEA, etc.
Et donc, quelle équipe anglophone de Division 1 existe sur l'île de Montréal? Vanier. Donc, je me suis présenté à une pratique ouverte.
Lennox avait fait une annonce, parce que j'avais commit, je pense, quand même, malgré que ma mère avait dit non. Anyways, Vanier voit l'annonce que j'ai commit et me dit « T'es pas à Lennox toi? T'es des grands rivaux. » Puis je lui dis « Ouais, mais je dois rester sur l'île de Montréal. » Puis là, ils m'ont dit « Bien, viens-t'en ici. » C'est comme ça que j'ai fait trois saisons à Vanier, j'ai beaucoup appris, c'était un bel environnement, mais au final, j'ai jamais...
J'ai jamais éclos en tant que joueur. J'étais tout le temps cinquième receveur, quatrième receveur.
C'est pas une équipe qui m'avait recruté. J'avais comme walk-on, si tu me permets l'expression. Même s'il n'y a pas de scholarship, on se comprend.
Et j'ai senti ça. À chaque année, on reloadait avec... Des gros noms, Nick Sennac qui revient, qui est aujourd'hui un de mes bons amis. Un bon ami à Léo aussi, mais devant moi, l'année d'avant, on avait Samuel Emelius qui est aujourd'hui le meilleur recevoir canadien de la CFL selon certains.
Il y avait tellement de gros joueurs, pis qui n'avaient pas mon style, c'était des athlètes.
de haut niveau, moi j'étais plus un route runner, plus un technicien.
Vanier c'est pas l'équipe qui te fait courir des routes très très complexes, c'est l'équipe qui dit qu'on va te battre les autres équipes avec des hooks puis des fades. Puis là, s'il y a un jeune qui nous écoute, il dit « Vanier, me semble qu'ils sont pas bons », mais à l'époque, Vanier c'était très très bon, toujours il faisait les playoffs.
Une mauvaise année à l'époque pour Vanier, dans le temps, c'était 5-5, 5 victoires, 5 défaites. Ça c'était une année de merde, vraiment mal vue.
alors qu'aujourd'hui, ça fait trois ans qu'il rushe un peu, mais avant ça, c'était une équipe tout le temps 8-2, 9-1, 7-3 c'était une mauvaise année, 5-5 c'était l'année de merde. Donc je suis allé, j'ai beaucoup appris en termes, je suis devenu plus athlétique, je suis devenu plus un dog, si ça me permet l'expression, d'être entouré d'autant de gars qui allaient partir MCI puis qui allaient jouer pro après.
Ça élève ton niveau athlétique d'un cran.
Mais
[00:19:42] Speaker B: après trois ans, que, encore une fois, je
[00:19:45] Speaker A: suis tout le temps comme un role-player, je pensais
[00:19:47] Speaker B: que je pouvais faire plus.
Puis j'avais fait... Pour
[00:19:50] Speaker A: moi, le deal, c'était trois ans.
Fallait que tu joues trois saisons pour un cégep. Parce qu'à chaque année, je me disais, je pourrais transférer, mais non, je trouve que c'est pas loyal. T'as fait ton parcours complet collégial à Vannier. J'ai juste fait six mois, à un moment donné.
Puis le six mois, c'était pour une dernière saison. Exact, une saison bonus pour essayer de me faire recruter à
[00:20:09] Speaker B: l'université.
Puis c'est
[00:20:11] Speaker A: la meilleure décision de ma vie parce que c'est là que je rencontre Léo, qui est devenu mon associé d'affaires, dans plein d'affaires, puis un de mes meilleurs amis.
Puis c'est là que j'ai eu une grosse saison, ma seule grosse saison universitaire, puis c'est là que j'ai des offres universitaires, puis j'ai pu jouer universitaire.
Oh my god!
Puis aujourd'hui c'est drôle, mais à l'époque là, j'étais en tabarnak de ça. J'étais très fâché. J'étais comme, j'ai jamais donné mon opportunité.
À l'époque, à mon âge de 18-19 ans, ça m'avait vraiment fait perdre ma confiance en moi et mon amour du foot. Aujourd'hui je ne le reveux pas du tout.
les coachs qui font la meilleure chose pour leur équipe, mais à cette époque-là, ça m'avait vraiment affecté, pas juste ma confiance en moi au football, ma confiance en moi en tant qu'être humain.
Donc, gros shoutout à
[00:21:00] Speaker B: Fred Morissette, Charles Heroux, qui m'ont accepté à un moment
[00:21:04] Speaker A: donné, qui m'ont dit de venir.
Mind you, je ne reste pas longtemps, je fais une saison.
Puis ça s'est super bien passé.
J'ai des amis encore aujourd'hui du parcours à Momon, puis c'est grâce à cette saison à un moment
[00:21:16] Speaker B: donné que j'ai eu de l'intérêt envers ça.
Oh my god, moi je pensais que c'était le contraire. Ok, non non non. Ouais parce que normalement, je vois ce que tu veux dire, tu dis je suis ta momo pis après je vais avaler. Ouais. Mais non non, je pensais D1 à D2. Et non, de D2 à D1.
Oh my god, mais props man, c'est hot ce que t'as fait. Pis, c'est honnêtement, Je comprends à 100% ce que tu as vécu à Vanier. Comment ça t'a joué mentalement.
Moi, j'ai exactement vécu la même situation à Lenoxville. Je t'explique ma situation.
Moi, je jouais ici en Beau-Triolet.
Puis, toutes mes années de foot, J'ai toujours été un joueur d'impact.
Tu sais, un peu la superstar, tu sais, le safety qui faisait les gros jeux, tu sais.
Puis, tu sais, qui blitz, sac du corps, tu sais, toutes les... Imagine toutes les piques, les piques, c'était à deux secondes la fin pour gagner le match, genre... J'arrive à l'Enux, où est-ce que là, je réalise que je suis comme, OK, en fait, tout le monde est de même site, là.
Puis moi, je suis arrivé où est-ce que... Ben, Lennox avait gagné en 2019 le Boulder. Moi, je suis arrivé en 2020, la COVID. Mais
[00:22:36] Speaker A: tu sais, à part
[00:22:37] Speaker B: la COVID, l'équipe était hyper jeune parce que toutes les vêtes avaient gagné dans les d'avant. Puis la défensive, j'étais genre... Sur deux joueurs en défensive, je pense qu'il y avait juste deux vêtes. Le reste, c'était tout, tout, tout des rookies.
Puis moi, j'étais...
Team 1, safety, start. Là, j'étais comme, oh my God. Dans un gros programme. Dans un gros programme. Puis moi, ce qui est arrivé, c'est qu'au lieu de jouer au foot, j'ai essayé de... En fait, je passais mon temps à essayer d'impressionner les coachs. Ce qui se fait, je me mettais hyper, beaucoup trop de pression.
Ça m'a brisé mentalement.
Puis l'affaire qui est plate, c'est que ça m'a coûté après ça... Ça m'a coûté ma carrière de foot un peu...
Je n'irais pas le dire dans ma règle, mais ça m'a coûté mon spot de starter plus. C'est ça que je devrais dire, en fait.
Ça m'a détruit mentalement, puis à un moment donné, j'étais tellement à terre mentalement, puis j'étais un peu tout seul là-dedans, tu sais, que j'ai eu de la misère à remonter. Mais, comme tu as dit, j'ai
[00:23:35] Speaker A: beaucoup de gratitude avec ça, parce que ça nous a forgés à devenir les gens qu'on est devenus aujourd'hui. Mais je comprends tellement ce que tu as vécu.
Fait que là, tu as fini ma mort en scie.
Là, tu as été capable de te faire recruter pour aller universitaire, mais tu as choisi l'université Bishop, pour quelle raison? Ça, c'est drôle, surtout aujourd'hui, je trouve que c'est une université qui est plus attrayante avec les dernières années, mais au moment où je choisis Bishop, c'est probablement l'université la moindre erreur possible pour beaucoup. Pas pour moi, mais pour beaucoup.
Puis c'est le fait que... La saison où je décide d'aller à Bishop, c'est la dernière saison qui vient d'être jouée, c'est 2019.
Bishop était parti dans la AUS en 2007. Avant de partir dans la AUS pour la saison 2007, 2014, 2015, 2016, ils se font... peut-être pas 14, 15, 16, ils se font planter au RSCQ, mais vraiment là, aucune victoire ou une victoire. Ils vont à AUS les deux premières années, ils se font planter à AUS, la pire conférence au pays selon tout le monde, right?
Ich, là, en 2019 par contre, il y a Charles Aubry, qu'aujourd'hui, beaucoup de monde, il n'a pas continué le foot, donc on oublie son nom, mais qui lui avait joué à Lionel Gros.
qui était à la Bishop, et en 2019, ils se sont rendus en finale de conférence des Maritimes.
Fait que là, c'était quand même intéressant, le programme. Je pense que c'est la première fois en 5-6 ans que Bishop joue pour 500. Donc, quand ils m'ont invité à une visite, je l'ai considéré. Parce que ce que j'avais vécu aussi à Vanier, c'est que moi, quand j'avais choisi Vanier 3 ans auparavant, je n'avais même pas considéré Momo. Je croyais que Momo, c'était un programme qui n'est pas chandail. Puis au final, j'ai fini à Momo en D2, qui était à partir de là, ils avaient descendu.
et j'ai eu une expérience incroyable. Pas juste footballoise, humaine. Donc je m'étais dit, je ne crache sur aucune équipe maintenant dans le prochain processus. Tu ne vas pas juste à l'équipe qui est shiny et qui est le fun.
Le foot, c'est un cycle. Aujourd'hui, on parle de Montbrancy, c'est un très bon programme en D2 qui va peut-être monter en D1, puis Vanier, on a peur qu'il relègue. Le
[00:25:31] Speaker B: foot, ça change constamment.
[00:25:33] Speaker A: Donc, j'ai considéré Bishop et j'ai fait ma visite à Sherbrooke et à Bishop la même journée, justement.
Puis, fun fact, à ce moment-là, j'ai rencontré Léo Sartelle à Montbrancy, qui lui aussi, la seule saison qu'il a fait à Montbrancy, c'est l'année où moi, j'ai fait ma seule saison à Montbrancy. Un an, là. – Léo joue au Québec. – Oui, oui. En fait, non, parce qu'il a eu des problèmes de famille. Il n'a jamais pu jouer. Mais Léo avait joué deux ans auparavant à Saint-Hyacinthe.
Il a gagné un Boulder Collegial Detroit à Saint-Hyacinthe. De là, son papa est tombé très malade.
Son papa qui est décédé aujourd'hui, donc rest in peace à son papa, que j'aimais beaucoup.
Son papa est tombé malade pour la première fois à ce moment-là. Léo est rentré au pays.
Et là, il restait deux ans en France. Puis là, il s'est dit « Hey, il me reste un an d'indigibilité, je veux revivre l'expérience au Canada.
» Il commette à Momo. Je commette à Momo. Les deux avec un an d'indigibilité. On ne se connaît pas là. J'ai déjà vu sa vidéo YouTube une fois, mais je ne sais pas c'est qui. Puis là, un jour, je me fais ajouter au groupe Facebook. Puis je vois Léo Sertel, puis je me dis « Ça me dit de quoi? » Puis là, j'appelle un de mes bons amis, puis il dit « Ben oui, c'est le Français, on a checké une vidéo YouTube de lui il y a un mois. » Puis c'est là que je faisais non. Là, je l'écris. Moi, j'étais déjà allé en France une fois. J'avais rencontré des gars de foot. J'écris à Léo.
Je lui envoie les playbooks parce qu'il allait seulement nous rejoindre l'été. Puis là, on développe une amitié à distance.
J'avais juste dit, je suis nouveau recevoir à Momo. J'entends que t'arrives.
Viens-tu bientôt? Il me dit non, j'arrive seulement en août. J'ai dit, je t'enverrai tous les playbooks. Je suis là tout l'hiver.
parce que j'ai fait un peu plus de six mois finalement. Anyway, j'envoie à Léo toutes les infos, puis quand il a atterri pour le Candou, l'amitié s'est faite instantanément.
Et fast-forward, au final, il y a des problèmes de papiers, il ne peut jamais jouer cette saison-là.
Moi, je finis ma saison, puis là, c'est le temps des visites universitaires.
Léo, entre-temps, il s'est tourné vers les vidéos un peu plus. Il a dit, regarde, je peux soit rentrer au pays, en France, puis être déçu que mon rêve québécois n'ait pas marché, puis je n'ai pas pu jouer ma dernière année d'éligibilité collégiale, Je me dis que si je suis dans un pays où le foot est encore plus développé qu'en France, je peux aller filmer.
du foot universitaire, du foot collégial. Je peux utiliser ma caméra pour faire des trucs le fun sur mon YouTube. Donc, quand c'est le temps de mes visites, je cherchais quelqu'un pour me conseiller de toute façon,
[00:27:38] Speaker B: qui connaissait le foot.
Il cherchait du
[00:27:39] Speaker A: contenu. On est allé faire... Je visite l'Université de Sherbrooke, je visite l'Université Bishop.
On a fait Gigi's aussi, mais pas sur YouTube, sur Instagram. Ils ne voulaient pas YouTube.
Puis les autres universités que j'ai visitées dans mon processus, donc Concordia puis Montréal, Léo n'était pas disponible, les dates qui étaient à la main. Donc, on a fait ça. a Il été recruté par beaucoup d'universités. Quand même, quand même. C'est des universités-là. J'avais parlé aussi beaucoup à York, mais le moment où ils
[00:28:03] Speaker B: voulaient que je prenne le train, la pandémie a frappé, fait que je ne peux pas aller faire cette visite-là. Je fais une visite virtuelle. Puis York, au final, tant mieux que je ne peux
[00:28:11] Speaker A: pas aller. Maintenant, ça se replace un peu.
Mais avant... Donc, oui.
Ces six mois quelques à Momo m'ont permis de me faire recruter par Montréal, Concordia, Ottawa, Bishop, Sherbrooke et York.
C'est fou pareil, hein? Ces 6 mois-là, cette décision-là que t'as prise, dans le fond de toi, en fait, c'est que tu voulais juste pas arrêter le foot ou tu voulais vraiment aller à l'université? Je savais que je pouvais aller à l'université de toute façon pour étudier, mais je trouvais que j'avais du... Tu sais, il y a deux types de personnes qui jouent pas dans une équipe. T'as la personne talentueuse que le staff, ça marche pas. T'es talentueux, mais... tu n'es pas ce qu'on recherche pour l'équipe, puis il y a le gars qui a juste besoin de faire mieux. À chaque année, je me disais, il faut que je fasse mieux, il faut que je fasse mieux. À chaque année, je me disais, c'est ma faute. Ce n'est pas Vanier qui ne me fait pas jouer, c'est moi. Il faut que je monte plus. Mais à la fin de la troisième année, j'étais convaincu que j'avais tout montré, que j'avais vraiment mis tous les efforts. Et donc, je ne peux pas croire que je ne suis pas assez bon pour jouer. Je ne suis juste pas dans leur plan à eux, je pense que je peux aller le prouver quelque part d'autre.
Et si j'arrive à le prouver quelque part d'autre,
[00:29:14] Speaker B: après, il faut vraiment que je le prouve à l'université.
Ça fait que c'était ça. C'était un peu ça. Il y avait comme un feu en moi que je vais montrer. Ces trois années que j'ai perdues au cégep, je m'en vais les chercher au prochain niveau. Je ne vais jamais pas start un match universitaire. C'était comme ça mon plan si quelqu'un m'offrait de jouer universitaire. Très bonne mentalité. J'aime ça le côté... Je trouve ça mature à ce moment-là.
t'as été accountable.
C'est pas Vanier, c'est moi. Si je joue pas, c'est moi.
Je pense que ça, c'est une tendance,
[00:29:49] Speaker A: les high achievers, les gens qui...
Les gens qui ont réussi, mettons, dans le sport, tout ça, je pense à Tom Brady, il en parle souvent de ça quand il parle de sa carrière, tout ça, c'est que s'il y a une affaire qu'il faisait, ça partait de lui. Et je pense que c'est une belle mentalité qui a été amenée. Qu'est-ce qui t'a accroché de Bishop? Oui, c'est ça. Quand je fais la visite avec Léo à Bishop, on rencontre Grégoire Noël, qui lui est un Français qui travaille comme coach assistant à Bishop. Puis Grégoire, c'était un passionné, il savait qui Léo était par rapport à YouTube. Léo, pour ceux qui ne savent pas, c'est un YouTuber football en France.
Et j'ai trouvé que la connexion ultra humaine, j'ai connecté rapidement avec Greg, j'ai connecté rapidement avec Alex Vertullo, qui m'avait fait la visite à l'époque, qui était aussi de l'époque. Et je connaissais Sherif de ce qu'il avait fait à CVM.
Je savais aussi que Sherif avait...
fait des belles choses avec Joël Soucy dans son temps à CVM. Joël Soucy qui est un receveur qui ensuite a continué à McGill, qui aujourd'hui est un super bon ami à Benjamin Saint-Just. C'est un peu son right hand man dans beaucoup d'affaires. C'est drôle, aujourd'hui je travaille avec Benjamin Saint-Just quand on book Benjamin Saint-Just pour des affaires, mais on passe souvent par Joël, par Joël Soucy.
Donc, puis Joël, qui est un receveur « build » comme moi, petit, très « crafty », mais Sherif l'avait utilisé comme un « receiver one ». Puis je savais que c'est pas tous les coachs qui avaient cette… Beaucoup de coachs que leur receveur principal, c'est genre Malick Méga.
C'est un gars de 6'4 qui peut faire tout.
Tu peux être un très bon petit slot-back qui fait des rounds, mais moi, tu serais un receveur 2, 3, 4. Chez Rich, je savais qu'il pouvait utiliser un receveur comme ça, un prototype X, mais il pouvait aussi utiliser un receveur comme moi.
Tout ça me parlait, mais j'étais comme... Ce serait encore plus cool si je prouvais à tout le monde que je pouvais start au caravane. Au fond de moi, je savais que je pouvais.
Aujourd'hui, les gens vont me dire que je ne pouvais pas. Moi, je pensais que je pouvais.
Donc j'ai eu ce gros dilemme. Puis au final, je suis vraiment content que Léo est venu avec moi parce que d'avoir la perspective d'un gars qui connaît autant bien son foot, qui a fait la visite avec toi, qui l'a vécu, trois des cinq visites ou six visites qui ont été faites, je me rappelle, mais avec toi, ça t'aide à t'asseoir puis dire qu'est-ce que t'en penses, qui qui m'a promis des affaires, qui qui savait l'air vrai.
Et au final, on est venu à la conclusion que Bishop avait probablement plus besoin que moi que les autres équipes à l'époque, que c'était une belle opportunité d'avoir une opportunité de jouer. Mais surtout, humainement, j'avais beaucoup connecté avec les gens.
Je connaissais Sherif, j'aimais sa mentalité. Il y avait de quoi faire aussi. Il y avait un projet sur 4 ans d'aller gagner un Loney Bowl.
Puis c'est ce qui m'a accroché. Petite école aussi. Le fait que c'est une petite école, ça m'a permis après de créer plein d'affaires là-bas que jamais j'aurais pu faire dans les grosses écoles.
[00:32:37] Speaker B: Puis aujourd'hui, on travaille avec les grosses écoles. Fait que c'est Bishop qui m'a donné mes premières opportunités de création de contenu, qui fait qu'aujourd'hui, j'ai des vidéos avec l'Université Laval, j'ai des vidéos avec l'Université de Montréal. Je travaille pour les carabins. Tu sais, c'est comme...
Je pense que c'est le underdog.
Tous les désavantages que les gens nommaient pour Bishop, je
[00:32:56] Speaker A: les voyais comme des avantages potentiels. Donc, je suis allé. C'est intéressant le point que tu amènes sur la
[00:33:01] Speaker B: façon
[00:33:01] Speaker A: comment tu as choisi le programme.
Mettons, si tu avais un conseil à donner là-dessus. Aujourd'hui, mettons un athlète qui part collégial, qui va aller universitaire. Je sais que vous avez une grande audience aussi française. Mettons qu'il y a des Français qui veulent s'en aller. Comment tu choisis ton université en fait?
Je pense qu'à la fin de la journée, numéro un, programme académique. Ça, c'est plate, tout le monde meurt. Non-brainer. Hockey, on le sait. Ton programme académique. S'il y a une école qui n'a pas le programme académique que tu veux faire pour ta vie, puis l'autre est là, il n'y a plus de choix à football. Parce qu'à la fin de la journée, t'es chance de jouer pro, mon frère.
Bon, soyons honnêtes.
Après ça, on va dire que les deux écoles ont ton programme académique.
Va à l'endroit qui te veut le plus.
Moi, c'est ce que je dis. Pis pas te promets le plus.
C'est là que c'est difficile à décipher, parce que des fois, il a y des coachs qui sont des vendeurs de chars, et je n'ai aucun coach en tête.
Tu prends ton produit, c'est normal. Mais va à l'endroit où tu auras le plus de chances de faire des erreurs et qu'on te laisse continuer à faire des erreurs. En gros, là, il y a deux types de... J'ai vécu, j'ai été dans plusieurs locker rooms. Il y a des locker rooms dans lesquels j'ai été dans ma vie où on cherche une raison de pas me faire jouer. T'as vu, t'as fait une erreur là, fait que c'est l'autre qui passe. Puis, il y a d'autres locker rooms où on cherche une raison de te faire jouer. Puis, t'as assez joué au football pour le savoir.
Puis, dans toutes les équipes aujourd'hui de football, dans tous les locker rooms, il y a un kid que quand il fait une erreur, les coachs sont comme « Ouais, mais... Oh, il est tellement fort! » Puis, il y a l'autre qui... C'est pour ça qu'il joue pas.
Mais ils ont fait la même erreur. Puis je ne dis pas que les coachs aiment plus l'autre. Non, non, ce n'est pas parce qu'ils le trouvent plus beau, plus gentil. C'est qu'ils pensent, à la fin de la journée, le coach, c'est son salaire.
C'est comme ça qu'il nourrit sa famille, c'est comme ça qu'il aide sa femme, ses enfants.
Bon, c'est important pour lui que le joueur qui pense qu'il est mieux placé pour réussir et pour qu'il garde sa job soit mis sur le terrain. Ben, va au coach que tu penses qu'il pense plus que... Selon lui, il y a plus de chance que tu sois dans cette équipe-là que dans l'équipe des gars qui sont... Non, toi, tu n'es pas prêt.
C'est tout. C'est aussi simple que ça. Ça n'a pas rapport avec l'équipe, elle joue dans quelle conférence.
Ça n'a pas rapport avec l'équipe, elle passe sur quelle chaîne télé. Ça n'a pas rapport avec l'uniforme, le Nike ou Under Armour ou
[00:35:11] Speaker B: Adidas.
Est-ce que les filles vont trouver ça cool quand tu vas dire que tu joues à Laval? Non.
Est-ce que tu vas jouer ou pas?
Ça, c'est ton effort, ton travail, tes skills, mais est-ce qu'on va te donner
[00:35:21] Speaker A: plus d'opportunités de jouer ou moins d'opportunités de jouer? Puis au fond de toi, tu le sais. Au fond de toi, tu le sais vraiment. Mais la majorité des kids, ils ne
[00:35:28] Speaker B: se
[00:35:28] Speaker A: l'avouent pas.
Il y en a souvent aussi qui disent que les gens qui ne jouent pas à Laval ou à Montréal, si tu prends ceux qui ne jouent pas, juste avec ces deux équipes-là, tu pourrais faire une équipe qui gagne. C'est la phrase à chérif ça.
Je suis convaincu qu'à Laval ou Montréal, dans leur équipe 2, il y a peut-être une équipe qui vient dans la compagnie. On le saura jamais. Exactement. Parce qu'ils sont sur le banc.
Moi j'invite des gars qui se sentent dans cette possibilité-là, de peut-être choisir autrement. Puis je suis pas en train de dire... Moi j'ai beaucoup hésité d'aller au Carabin. C'était 50-50. Il y avait Sherbrooke aussi dans le mix. Mais au final c'était Carabin ou Bishop.
Je suis persuadé que j'aurais eu un parcours plaisant au Carabin. Il y a plein d'histoires au Carabin, à Laval, à Western, de gars qui ont benché 4 ans, qui ont joué leur 5e année et qui ont adoré.
Mais dans le foot universitaire, il y a très peu de gars. Au final, je n'ai pas joué pro, comme 95 du monde. J'ai joué tous mes snaps football universitaire.
Tout.
Tout, tout, tout, tout, tout, tout. Wow. C'est fou, là. J'ai pas raté un match.
Les années que j'ai perdu au Cégep, je me suis rattrapé à l'Uni. Puis il y a tellement de monde qui peut... La majorité des gars peuvent pas dire ça. C'est limité, le nombre de snaps universitaires. C'est tout joué.
Jamais je vais regretter ça de ma vie.
C'était incroyable. J'ai tellement eu de plaisir. J'ai tellement pris du rap football. J'ai tellement appris. J'ai tellement de souvenirs qu'aujourd'hui, si je rejoue au foot un jour ou pas, c'est pas grave. J'ai vraiment maximisé mon football. Puis j'ai des histoires de gars quand j'ai fait ce commitment.
en 2020. Ils m'ont dit, mais qu'est-ce que tu fais?
Regarde, change ton comédie. Surtout l'année COVID où on avait tous le droit de partir. Viens au caravane. Je me rappelle, on faisait des
[00:37:10] Speaker B: one-on-one cette année COVID-là.
[00:37:13] Speaker A: On faisait des un contre un avec plein de gars CFL parce que la ligue avait fermé.
Plein de gars USports et tout. Puis j'avais vraiment bien performé parce que je suis un one-on-one guy. Genre même aujourd'hui, je suis bien meilleur en one-on-one qu'en foot. C'est vraiment mon truc. C'est route-running. Le DB, il est désavantagé. Le QB, il n'a pas de D-line. Fait juste, tu sais, bon. Puis j'avais… – T'es le gars technique. – Exact.
Mais j'avais bien réussi, la vidéo est sur YouTube, sur la chaîne de Léo si vous voulez voir que je ne le dis pas la mort, j'avais bien réussi contre plein de DBCFL qui étaient là.
Puis à la fin, il sait qui il est, je ne vais pas dire son nom, un gars du carabin me dit « Hey, tu ne vas pas aller perdre ton temps à Bishop, tu vas venir au carabin, c'est une joke, tu as commis à Bishop, tu as vu ce que tu viens de faire à des DBCFL, on va t'utiliser.
» C'était ça la mentalité, c'était comme « Regarde, t'es bon, tu ne peux pas aller jouer à Bishop. » Puis...
Ce gars-là, il a fini par avoir une belle carrière à la
[00:38:00] Speaker B: fin, mais les trois premières années, j'étais All-Star, Offensive Player of the Year,
[00:38:05] Speaker A: on m'invite où il souhaite, on commence à me dire « Hey, tu vas peut-être jouer si FL t'aurais une shot. » Lui, il était sur le banc.
Puis on avait le même talent. Tu comprends-tu? Fait que je dis pas qu'il... Puis au final, je suis sûr qu'il est content de son parcours, mais... J'ai jamais échangé
[00:38:20] Speaker B: avec lui. Jamais de la vie. J'ai adoré mon parcours. Puis voilà.
T'as eu tous tes snaps. T'es resté en santé, man. C'est hot, ça. Je suis très chanceux. Là, ça commence à me rattraper, par contre. My God, depuis le drop, j'ai mal. J'ai mal partout. Je me blesse aux flaques. Mais pendant l'uni, non, j'étais très... C'était vraiment genre... Shout-out au staff de Bishop, par contre. J'avais tout le temps mal quelque part, mais on m'a toujours gardé pour les matchs. Mais c'est cool, man.
Tu as joué tous tes snaps, ça veut dire que tu t'entraînais bien, que tu étais en santé.
Parce que c'est ça, justement, j'avais vu un de tes posts que tu disais, tu sais, j'ai jamais été blessé, j'ai joué tout. Là, tu me dis que tu as joué tous tes snaps universitaires, puis là, tu commences à avoir des bobos. Je pense que
[00:38:58] Speaker A: c'est même, ça s'est fini en Suisse
[00:38:59] Speaker B: en plus. Ouais, exact, exact. On va arriver là-dessus, mais... Mais tu sais,
[00:39:04] Speaker A: tu parles de stats, tu sais, des
[00:39:05] Speaker B: gars qui joueront jamais pro, tu sais, là, pas longtemps. Je faisais de la recherche là-dessus, justement.
Puis...
Top of my head, je ne suis pas sûr à 100%, mais de mémoire, c'était en gros 99% des athlètes ne joueront jamais professionnel, mais 80% des joueurs de football arrêtent de jouer au football à 18 ans. Oui, ça ne m'étonne pas du tout. Quand j'ai
[00:39:34] Speaker A: vu ça, j'étais comme, on parle souvent d'entonnoir dans le sport.
Il est encore plus étroit qu'on pensait. C'est crazy ça. Ça m'a fait réfléchir à... Écoute, moi je jouais dans un programme assez régional, au triolet, seule équipe, division 1, en Estrie.
J'ai pourtant pensé à ça, j'étais comme... T'es le seul programme en Estrie, on était énormément de
[00:40:01] Speaker B: joueurs en
[00:40:02] Speaker A: sport-études, énormément.
Mais dans tous les gars, Honnêtement, je pense qu'on est dix gros max qui sont allés jouer au cégep. Puis c'est un programme D1 de secondaire. Maintenant D2 je pense, mais à l'époque D1.
Fait qu'imagine les gars qui jouent en D2, en D3, D3B, il y en a plein. Le gars qui joue à neuf, peut-être un dude aux cinq ans qui sort jouer au cégep. C'est ça, c'est vraiment... C'est un luxe de jouer au foot universitaire.
Ah, vraiment? Ben oui, on compare aux États-Unis et on se dit ben non... Non, non, c'est un luxe, c'est un vrai luxe.
Pour ajouter à ce que tu as dit, sur un roster, tu te présentes au camp. Je ne sais pas pour toutes les équipes, mais à Bishop, on se présentait à des camps d'entraînement chaque année en automne. On était des fois 100, 108, 109, 107.
Sur ça, tu as 52 gars habillés à la maison, 47 habillés à l'extérieur, au 48, et US. Dépendamment des conférences, ça peut changer d'un ou deux personnes. 52 à la maison, 48 à l'extérieur. Je viens de te dire, il y a 100 gars qui se sont présentés au camp d'entraînement. 100 gars qui ont fait tous les entraînements, les pratiques, qui se réveillent le matin, les meetings.
Moins de la moitié qui rentrent dans l'avion pour aller jouer
[00:41:14] Speaker B: le match.
Sur
[00:41:15] Speaker A: les 48 qui sont dans l'avion pour jouer le match, il y en a combien qui touchent le terrain?
Tu sais, il y a des douze starters en offense, douze starters en defense. On va dire, là, huit gars special team parce que t'as beaucoup de gars qui cross-over, pis on va dire que t'as cinq back-up qui embarquent.
Au final, t'as des gars qui ont pris l'avion qui ont même pas touché au terrain, ils ont fait le warm-up.
Ouais, c'est ça.
Fait que là, d'être starter tous les matchs de ta carrière, pis de jouer tout, c'est un... c'est pas un luxe, là, c'est un super luxe. Parce qu'en plus de ça, il y a les blessures. On a eu Hassan Dossoz sur le podcast que j'ai avec Léo.
C'est pas encore sorti l'épisode, mais Hassan est un joueur exceptionnel, mais il a perdu deux ans de sa carrière à cause de blessures. Quand tu penses à tous ces paramètres-là, il y a un truc que Sherif faisait avant chaque année à Bishop que je trouvais vraiment cool. Il montrait le nombre de secondes. Il disait si tu joues tous tes snaps sans faute, voici le nombre de secondes que tu veux jouer au
[00:42:02] Speaker B: foot universitaire. Tu peux les convertir en minutes.
Puis au final, tu réalises que c'est ça une carrière.
Si en plus de ça, tu vas aller faire des chouettes. Ouais, le coach là-bas, il ne
[00:42:13] Speaker A: m'apprécie pas tant que ça. Puis il y a genre huit gars sur leur board en haut
[00:42:16] Speaker B: de moi, mais comme, je vais réussir. Peut-être, peut-être que tu vas réussir. Peut-être que tu vas aller perdre ton temps au football aussi.
C'est seulement toi qui peux le savoir.
Non, 100 %. Mais ça, je m'en rappelle, il m'en avait parlé sur le podcast, tu sais, chez Riff. Ça, ça m'avait mis en perspective, tu sais.
J'avais aussi...
J'avais eu Rémi
[00:42:36] Speaker A: Débien. Il m'avait dit... J'ai joué avec Rémi en 2021. On est allé en finale des conférences. Après, il m'a coaché.
Il m'avait
[00:42:45] Speaker B: dit... En fait, c'est Chérif qu'on avait parlé, mais lui, il avait vraiment mis beaucoup d'emphase là-dessus. Rémi m'a dit, une carrière de foot, même si tu prends juste universitaire, mais même si tu prends depuis que tu as commencé, en réalité, T'as joué combien de temps de football? Quand on dit jouer au foot, c'est 6 secondes par sifflet, max. T'as beaucoup plus pratiqué, t'es beaucoup plus entraîné, t'as beaucoup plus appris en meeting que t'as joué en match.
Donc, profit disant, t'es… Honnêtement, si ça peut être une tribune un peu pour partager un message, moi je pense que c'est important d'avoir un peu de gratitude de ça et de prendre au moins Au moins, juste de prendre un peu de recul et de réaliser que
[00:43:30] Speaker A: vous êtes quand même
[00:43:31] Speaker B: chanceux, les athlètes qui jouent dans un sport universitaire.
C'est du haut niveau.
Là, on parle beaucoup de foot, mais il n'y a pas longtemps, je me suis un peu impliqué dans d'autres sports. Au varéage, c'était avoir le volleyball.
Moi, dans ma tête, il n'y avait rien que le foot qui était vraiment... Big time. Oui, c'est ça. Mais finalement, le volley, les gens sont sharp, ils ont des pratiques, ils font du tape, il y a autant d'implications. Le basket, le track. Oui, tout ça, c'est là que ça m'a fait réaliser que c'est toujours un sport universitaire, c'est...
C'est un sport universitaire. Ce que tu vis au foot, dis-toi que c'est la même affaire que les gens vivent dans les autres sports. C'est juste que c'est d'autres sports différents. Le niveau est là, l'adversité est là, l'entonnoir est autant là.
C'est vraiment cool. Tu m'as parlé de chérif. La mentalité de chérif, moi, c'est ce qui m'avait accroché. Il y a une chose que j'ai dit à plusieurs personnes que j'ai rencontrées par la suite qui m'ont demandé.
des questions du genre, toutes les coachs que tu as rencontré, c'est qui ton épisode préféré ou whatever, c'est dur à dire. Par contre, il y a une chose que moi, me marquait de Sherif, c'est qu'après l'épisode, après avoir parlé avec ce monsieur-là, j'ai réalisé que probablement que Sherif aurait été une
[00:44:46] Speaker A: des personnes pour qui je serais allé jouer.
Mais moi, je veux t'entendre là-dessus. Qu'est-ce que la mentalité de Sherif, qu'est-ce qu'il apporte à l'équipe, ta vision de joueur, Moi, il y a une chose qu'il avait dit dans le podcast, c'est « What's the side of the dog inside of you? » Puis moi, j'étais comme, ok, c'est quand même sick, la façon comment qu'il amène le foot, le play-by-play.
Moi, c'est quoi l'impact que ça a eu sur toi, sur ta carrière de joueur? Je pense que Chérif est encore mieux placé que moi pour parler de sa philosophie, mais je peux dire des trucs que peut-être qu'il ne va même pas nécessairement lui dire, mais que moi j'ai vécu. Tu vois ce que je veux dire?
Je pourrais réenchérir sur sa philosophie, puis je me rappelle à un moment donné dans un match, moi-même en train de dire « what is next? ».
La culture se mesure sur tes comportements et tes actions. Tes comportements, en fait, c'est tes actions, c'est comment tu agis à vue d'elles. Puis au football, c'est quoi un comportement? C'est une rep. En gros, chaque rep, on reset à chaque fois. On se définit par la rep. Pas le résultat de la rep, mais la qualité de la rep.
Puis ça, Shérif l'exprime vraiment bien et c'est vrai que ça m'a modelé.
Un truc que je pense Sherif réalise même pas, que moi j'ai beaucoup apprécié de lui, ça je veux t'en parler, c'est... Sherif, il a un certain âge, il coache depuis des années, il a fait plusieurs générations, c'est un avocat de formation, pis il m'a laissé créer tout le contenu que j'ai créé pendant tout le processus. Léo arrivait... All access à un locker room, faisait confiance de poster des vidéos YouTube. C'est moi qui roulais l'Instagram d'un point de vue contenu. J'avais aussi Damien Chou et René Zivat qui m'aidaient beaucoup. Mais je veux dire en termes de faire des capsules, parler devant la caméra, c'était tout le temps moi.
Puis je vais dans le locker room, je filme les gars, j'arrive avec un concept, je le pose. Il m'a jamais dit que j'étais une distraction.
Il m'a jamais dit genre « Hey, Tu sais, le contenu, tu peux arrêter là, genre on est l'équipe des maritimes, le monde trouve qu'on n'est pas la meilleure conférence, puis on n'a même pas encore gagné un championnat, peut-être qu'on devrait se calmer. Non, non, non. Il a toujours compris, il a toujours eu la vision de comme, ouais, moi je m'occupe, tu sais, Sherif s'occupe du foot traditionnel, mais si en plus de ça, j'ai des joueurs qui aident avec tout le côté comme notoriété, réseaux sociaux, être cool pour les jeunes, ça va aider. Alors que je pense, je pense, peut-être que je vais me tromper, mais qu'il y a plein de coachs qui m'auraient dit, hé, arrête. Puis au final, C'est fou parce que plus mes années ont avancé à Bishop, plus il y a des... Il y en a sûrement... C'est seulement ceux qui sont venus me le dire, mais il y a plein de jeunes qui sont venus. Je dis jeunes. Il y a plein de recrues qui arrivaient et qui me disaient « Hey, ma visite à Bishop, c'était la vidéo YouTube de toi et Léo. » Parce que c'était la pandémie, mon année de visite.
Ou un autre, « Hey, j'écoute votre pod, Jean, puis ça fait partie de la raison pourquoi je suis arrivé à B-Shop. » Je me suis fait dire ça au moins cinq fois à B.U. Puis les coachs aussi, maintenant que je suis à B.U., des fois, je me fais message par les coachs. « Hey, tel tel jeune, il suit toi, puis Léo, il hésite entre nous, puis tel tel école, peux-tu y écrire? » Puis juste lui parler de ton parcours.
que Chérif avait la présence d'esprit de nous laisser, de nous faire confiance. Aujourd'hui, moi et Péléon, on se fait engager par des compagnies ou des équipes sportives professionnelles pour faire du contenu. Je comprends qu'aujourd'hui, on peut regarder pis ça, ben, je leur ai fait confiance aussi.
Au début, là, on était pas tant crédibles.
Tu comprends-tu?
Puis le shérif lui disait, ouais vas-y. Tout en me rappelant à l'ordre pour plein d'autres affaires. Tu sais, je suis quand même un joueur de foot, il fallait qu'il me rappelle. Hey Nick, t'as raté un livre. Hey Nick, t'étais l'affaire. Mais il me laissait aller pour le contenu, genre. Puis tu sais, je me lève dans l'avion, je me levais avant tout le monde pour nous filmer dans l'avion. Tu sais, plein d'affaires qu'il laissait aller. Léo, à chaque fois que Léo il venait à Bishop, il y avait une case.
Il avait accès à notre nourriture, il avait accès à nos facilities pour qu'il fasse du contenu. Il n'était pas payé. Puis ça,
[00:48:25] Speaker B: ça aide. Aujourd'hui, quand tu es en France, tu demandes aux kids, les universités au Québec, ils disent Laval, Montréal, Buchotte.
C'est-à-dire, alors qu'on n'a pas gagné de Coupe Vanier, nous. Je dirais que ça, c'est le main thing que je donnerais à Sherif.
C'est un hard-ass, il est très coach de foot sérieux, il demande une crédibilité, puis une intention, un niveau d'implication très sérieux, mais il comprend la game des nouveaux médias.
Il ne participe pas nécessairement, mais il comprend vraiment plus que tu t'attendrais d'un homme de son âge avec son bagage. Moi, comment je le vois?
Je le vois d'une façon de plus, c'est un peu son héritage, c'est un peu la façon comment il t'a formé un peu.
Il te voyait aller. Puis peut-être que c'était une façon de te pousser à justement vouloir faire ce que tu voulais vraiment faire.
Je trouve ça beau. Puis c'est vrai, il y a le côté aussi plus business, ce côté de la vision, puis mettre de l'avant le programme. Il faut que ça fasse partie de la vision.
Ce serait malhonnête de dire que ça ne faisait pas partie de la vision.
Mais en même temps,
[00:49:33] Speaker A: je pense qu'il y a aussi un côté de... C'est un de mes athlètes. Si c'est ma façon de l'aider, pourquoi pas?
En tant que coach, je pense que c'est une belle façon de... Tu sais, si tu veux investir dans tes joueurs, bien ça c'est une façon de le faire. Il a vu que toi tu voulais aller... Tu voulais sortir du lot en travaillant sur certains contenus, tout ça. Peut-être que lui, c'est une façon qu'il s'est dit, écoute, si je peux l'investir dans lui en faisant ça, boum, ça pourrait être cool.
Oui, et tu sais quoi? Je pense que je ne le voyais pas comme ça quand j'étais jeune, plus jeune. Je ne sais pas s'il va être content que je dise ça, mais récemment, Shérif, il s'est abonné à notre Patreon.
Il nous a croisés, moi et Léo. On était au match de Laval contre Bishop en pré-saison 2025. À la fin du match, il nous a dit, T'sais, les gars, genre, je veux vous encourager, c'est cool ce que vous faites et tout. Pis, t'sais, ça venant de mon head coach qui m'a beaucoup aussi, genre, discipliné, là, t'sais, c'est ça, un head coach aussi, là, c'est comme, hey, lève plus, fais ça. C'est vraiment cool. Avec du
[00:50:29] Speaker B: recul, oui, je pensais à aider le programme.
Je pense que ça prenait un homme qui, aussi, qui fait confiance. T'sais, j'aurais pu faire un scandale ou un truc comme ça aussi. Mais aussi, peut-être que je réalisais même pas, pis il m'encourageait à aller plus loin dans mes trucs. Pis aujourd'hui, concrètement,
[00:50:43] Speaker A: il le fait. Alors, il met un peu de son argent personnel pour supporter les frais du podcast, c'est vraiment comme... Je ne m'attendais jamais à ça, puis
[00:50:50] Speaker B: ça m'a
[00:50:50] Speaker A: fait vraiment chaud au cœur, à Léo aussi.
Donc, c'est Charles Chérif.
For real.
[00:50:55] Speaker B: Il a fait partie
[00:50:57] Speaker A: aussi des premiers invités que j'ai eu sur le podcast.
Il a accepté à venir, il m'a fait confiance. C'est des choses que tu n'oublieras jamais. C'est cool. Ça prend juste un qui dit oui et après ça, ça commence. Mais le premier, on ne l'oublie pas. Fun fact, c'était la seule affaire qu'il a refusé de toute notre parcours sans stress. Il ne voulait pas
[00:51:16] Speaker B: être sur le podcast pendant que je jouais encore. Ah ouais? On le disait tout le temps. Il était
[00:51:21] Speaker A: comme non. Il ne voulait pas.
Ça me l'avait vu. Non, pas encore. C'est rare qu'on ait
[00:51:28] Speaker B: moi et Léo
[00:51:29] Speaker A: au
[00:51:30] Speaker B: Canada en même
[00:51:31] Speaker A: temps.
[00:51:31] Speaker B: Puis quand on l'est, on est encore plus rarement à Sherbrooke.
Puis encore plus, les
[00:51:35] Speaker A: moments où on l'est, c'est la
[00:51:36] Speaker B: saison. On ne va pas
[00:51:37] Speaker A: prendre le temps d'un head coach. C'est souvent la saison morte. J'essaie de convaincre un Français de venir ici l'hiver.
qu'il n'a pas besoin de... Il a besoin de partir de son... Il fait combien à la banque d'hiver? Genre 15 degrés, je crois. Oui, exact. Ton nom, des fois, il peut faire 8, 7, mais il n'a pas de verglas. Victoire au loanable. Oui. En troisième outil. Oui.
Raconte-moi un peu, c'est quoi le moment marquant? Qu'est-ce qui t'a marqué de ce moment-là? Oui, j'ai une histoire pour toi. Ah, vas-y. Je suis prêt.
Avant qu'on ait un OT, je salue, il n'y a personne qui raconte ça, puis merci, il n'y a personne à date qui est allé sur une plateforme pour raconter cette histoire-là, parce qu'on l'a dit beaucoup, cette histoire-là, depuis que c'est arrivé, c'était quand même cool comme expérience, puis premier championnat en 40 ans pour Bishop, ou 30 ans en tout cas.
Et la réalité, c'est qu'avant d'aller en triple OT, on avait une chance de gagner le match.
Puis c'est à moi qu'on a lancé le ballon.
Puis, on ne l'a pas complété, ça le passe. Puis moi, à ce moment-là, je pensais que, bien un, ma carrière vient de terminer, puis je viens de laisser tomber tout le monde.
Et en gros, je t'explique ce qui se passe.
Là, je ne sais pas les détails exacts, mais en gros, on a la balle et on perd par, il me semble qu'on perd par trois.
Quelque chose de même, mais c'est nous qui avons le ballon. Puis là, on se dit, on va avancer. Puis il reste deux minutes au match. On va avancer, on va marquer un touchdown pour gagner le match ou on va kicker un field goal pour tailler la game. Notre running back, il ne fumble pas. Il ne fumble pas. Marco Brunez, un mexicain, un power back, il fumble.
Et eux, ils prennent la balle.
Essentiellement, la game est terminée, là. C'est... C'est fini.
Ben, par miracle, Gab Royer, que ça tu l'as entendu, il réussit à... Eux, là, ils ont juste à mettre des genoux, puis la game est finie.
Il faut qu'ils aillent chercher quelques first down, mais ils finissent par aller chercher le first down, puis là, ils ont juste à mettre un genou, là. Si tu regardes... Le temps qu'ils restent sur le cadran, mathématiquement, ils n'ont qu'à mettre un genou, puis au pire, ils vont devoir faire un punt, puis pendant que la balle va être dans les airs, la game est finie. Tu vois ce que je veux dire? Ils décident de ne pas faire ça. Ils se disent non, là on va courir la balle, on a un power back. Ils avaient le running back qui avait statistiquement fait le mieux en AUS cette année. On va donner à notre power back, puis on va gagner le match. Si on a un first down, là c'est vraiment fini.
Gab Royer, jeune de Sherbrooke, star du football sherbrookeois, pop la balle. Fait que là il reste, quand même genre 20 secondes, fait qu'on a la chance d'aller gagner le match. Peut-être moins que 20 secondes, il reste genre 10 secondes. Puis ils ont fumble la ligne de 15, on peut aller gagner le match, tu comprends?
et on call le jeu qui avait marché toute l'année, on engrouche du slot grand côté, je traverse la formation full speed, les joies du football canadien, j'arrive avec un élan, puis je cours un out-route. Mais le gars, il doit me suivre, parce qu'on savait que ça allait être du men. Le gars, il doit me suivre, puis là, je l'ai leveraged, puis je vais courir mon out. Puis je le fais dans la end zone, puis malheureusement, puis je vais pas le blâmer, je vais même pas le nommer, le QB, il lance comme si c'était de la zone, puis que je dois juste me tourner comme un hook reverse, mais au final c'est un out moi, je sais que c'est main, fait que je cours full speed.
Donc il lance comme où je suis pas. Je réussis à planter mon pied, puis je dive, puis je touche à la balle avant que le DB réussisse à l'intercepter.
En gros.
Donc là on reste dans le match. Puis au final on kick le furgold, puis on dive, puis on va OT1, OT2, OT3. Sauf que c'est le moment là, où moi j'ai touché à la balle.
Moi, dans ma tête, j'aurais pu l'attraper.
Et là, il faut qu'on aille en OT, il faut que je continue à jouer au football, puis c'est moi le holder sur field goal.
Fait que déjà, il faut qu'on aille tie le match avant d'aller en OT. Puis moi, je suis comme, oh my God, on vient de perdre le match sur notre bread and butter play à moi et le QB, tu comprends? Je vais le nommer, c'est Justin Quirion. C'est un stud, c'est le meilleur QB, un des chefs des dernières années. Il est incroyable, j'adore. Puis je marche vers Q, puis il me dit, Nick, je suis en doyenne, on va aller gagner la game.
Puis moi, je suis en panique. Parce que un, c'était notre opportunité de gagner le match. Deux, il y a aussi le côté personnel. J'aurais qu'avec le dernier walk-off touchdown pour le Lonely Bowl.
Fait que je suis, pour la première fois de ma carrière au foot, je suis comme trop pris par les émotions. J'ai plus de contrôle. Puis il me dit, « Nick, je t'en dois une, on va aller gagner le match. » Puis
[00:55:54] Speaker B: au final, Triple OT, puis c'est Xavier Gervais, notre field goal kicker, avec moi qui hold, qui fait le kick de la victoire, puis quelle soirée à Lenox.
Quelle soirée à Lenox, puis Q est venu me voir, il m'a dit « Je t'ai dit! Je t'ai dit! » Puis jusqu'à aujourd'hui, c'était un running gag. Je suis venu au Q, tu m'as enlevé le tachyderme, je lui ai dit « Ah, t'aurais pu l'attraper. » Mais ouais, il y a personne qui rappelle ça, je pense qu'on est trop heureux d'avoir… On l'avait la game à ce moment-là, on l'avait.
Folle histoire, man. Ça, c'est hot. Mais tu vois, c'est une affaire que j'aime
[00:56:26] Speaker A: aussi du podcast, c'est le fun d'aller chercher les histoires d'en même que les gens ne voient pas. Il y a tellement d'affaires qui se passent sur un sideline de foot, sur un terrain de foot. Même les gars qui sont sur le sideline, c'est même pas le trois-quarts qui se passe pendant que les Jeux
[00:56:38] Speaker B: se passent. C'est
[00:56:39] Speaker A: ça qui est hot. Folle histoire. Dans
[00:56:41] Speaker B: ton post du Lonely Bowl que tu as
[00:56:44] Speaker A: fait, sur IG, je te cite, tu dis « They say that dreams come true and when they do, that there's a beautiful thing.
» C'était quoi le rêve? C'était que Bishop gagne un championnat. Je pense qu'en 2020, en rentrant à Bishop, c'est ce que Sherif nous vendait. Il disait, regarde, on est parti de la RSEQ parce qu'on est une plus petite école. Puis, il faut comprendre, à la fin de la journée, Bishop, c'est une école de 2000 étudiants, man. 2000, trop. Oh my God. C'est plus petit que mon école secondaire. Il y a plus de profs à Sherbrooke. Ben, qu'est-ce qu'il y a d'excellent là-bas? Tu vois, la différence, l'Université de Sherbrooke, si tu enlèves, je pense, le campus Longueuil, c'est à peu près 30 000 étudiants. L'Université de Montréal, si tu comptes les trois campus, c'est à peu près 60 000 étudiants.
Imagine, toi qui es en
[00:57:24] Speaker B: entrepreneuriat, qui
[00:57:24] Speaker A: comprends la business des choses, imagine le nombre d'argent en termes de financement, le nombre de ressources pour aller recruter des joueurs, le nombre de possibilités de programmes, parce qu'à la fin de la journée, c'est quoi le premier truc qu'on a dit tantôt?
Qu'est-ce que je conseille à un gars qui décide quelle université? Il faut qu'on ait ton programme. À Bishop, il y a des programmes qu'on n'offre pas juste par notre taille.
Ouais, le monde on est ici en 2007 quand Bishop a décidé de quitter pour l'AUS, mais même dans l'AUS, Bishop c'est la plus petite école.
C'est crazy.
Bishop s'est batté avec des écoles de plus de minimum 30 000 étudiants, puis là il se bat avec des écoles de 6 000 étudiants, mais ça reste la plus petite école, en égalité avec Mountain Lesson, ça dépend des années. Ça dépend de combien d'élèves ils prennent dans chaque année.
Même là, c'était quelque chose d'audacieux de dire on va devenir un powerhouse
[00:58:07] Speaker B: dans cette conférence-là.
Puis en
[00:58:09] Speaker A: 2020, Sherif m'a vendu, puis à moi, puis à tous les autres gars de ma cohorte, qu'on allait réussir à l'intérieur de notre cohorte, qu'on allait gagner un championnat de conférence, redonner à Bishop ses fleurs de noblesse, parce que Bishop avait gagné les championnats à l'époque. Avant que les écoles francophones commencent à « take over » le foot québécois, c'était les francophones à la Bishop et à la Concorde du Jeux.
et qu'on allait réussir.
Puis, que ça arrive à ma dernière saison d'éducabilité, c'était comme, c'est trop beau le script qui a été créé, à la maison. On l'a roasté le lundi.
À la maison, en tripoloti, avec l'ascenseur d'émotions.
Je pense que j'ai le game winner. Je ne l'ai pas.
Là, je pense que j'ai laissé tomber toute mon équipe. Parce que Q, il dit à QB, Justin Curieux, on l'appelle Q, il me dit « Ouais, c'est moi, j'ai mal lancé la balle. » Mais moi, je me dis peut-être que c'est le feu de l'action. Je me dis peut-être que non, peut-être que c'était zone. Puis au final...
même pas 30 minutes plus tard, j'ai un rôle différent, je dois holder pour mon kicker. Mind you, en triple OT, c'était que des kicks. J'ai holdé chaque kick. Puis holder, c'est la position que tout le monde s'est dit, on s'en fout. Mais la réalité, oui, on s'en fout, à part si tu rates. C'est un vrai stress. Ce n'est pas un rôle de... Non, non, c'est un rôle de notre vie. Si on rate ce kick, on ne joue plus.
Donc là, avec un rôle différent, un rôle de support, j'avais la chance de quand même gagner.
Puis Xavier, qui lui a un parcours exceptionnel, se met de haut et
[00:59:28] Speaker B: de bas. Xavier,
[00:59:30] Speaker A: c'est un QB. C'est un QB qui a décidé de devenir kicker quand il a réalisé que ça allait... Pour aider l'équipe, puis de rentrer ça entre les deux poteaux. Pour
[00:59:37] Speaker B: la ville de Lenox au complet, le staff, le dean de l'école, les élèves, les gens pleuraient, man. J'étais dans les estrades, les gens, on pleurait. Moi, je pleurais, les profs pleuraient. C'est
[00:59:46] Speaker A: comme, il y a un championnat de bishops, tu sais, du monde qui care, ils bleed purple depuis des années.
L'équipe parle, l'équipe parle, l'équipe parle, mais eux, ça les affecte. C'est leur équipe de communauté. Eux, c'est des Lenoxois. C'est tellement hot. C'est pour ça que j'ai dit ça. C'est un quote de J. Cole, un de mes rappeurs préférés. Ce n'est pas moi qui l'ai inventé. Ça vient d'une de ses chansons.
Man, folle histoire. C'est vraiment, vraiment hot, sérieusement. C'est vrai que dans des petites communautés comme ça, ils ont le droit d'être fiers.
C'est quoi que ça prend pour être une équipe championne?
Man, avec du recul, ça prend un bon court de vétéran.
Parce que l'année d'après, juste là, la saison qu'on vient de voir, Bishop était considéré les favoris, il vient de gagner un championnat, c'est normal. Ça s'est moins bien passé, puis je n'étais pas dans le locker room, mais j'appelais tout le temps.
Cette année-là, j'avais commencé à être de cohost sur le podcast de Persevere.
Take it or leave it, Persevere, une page de foot anglophone.
la plus grosse page de foot anglophone You Sports au monde. C'est les plus gros au Canada qui couvrent le football universitaire canadien.
Et on me demandait tout le temps, tu sais, je suis l'ancien de Bichat, donc dans le podcast, on me disait, qu'est-ce qui se passe à Bichat? Puis j'appelais tout le temps pour avoir des scoops, puis c'était vraiment juste le lac de leadership. Pas les joueurs All-Star, pas le flashy receveur ou le Maryland backer, Gabriel, non, c'était genre Christopher Kramer.
qui était notre linebacker de quatrième année, qui à chaque année avait tranquillement pris un peu plus d'importance dans l'équipe, jamais été un joueur flashy, ça a jamais été la star jusqu'à sa dernière année, il jouait comme une star, mais... c'est lui qui, c'était le quarterback de la défense. Sans cliché, là.
« Hé, toi, va là. » Même si Gab, qui était notre star, oubliait de quoi, Kramer, il disait « Non, non, non, regarde, rappelle-toi dans le film, là, on a ajouté tellement, va dans ce gap-là. » Pis il perd un gars comme ça. Ou dans le locker room aussi, s'il y avait des tensions, quelqu'un qui faisait moins bien, c'est Kramer qui allait voir la personne. Pis pas juste Kramer, plein d'autres vétérans à chaque groupe de position.
Je pense que j'étais un de ces vétérans-là à receveurs, par exemple. Il y avait des vétérans à DB, C'est ça que ça prend. Ça prend beaucoup de talent, une équipe à maturité, mais surtout un corps de leadership important.
Puis tout ça doit se mélanger en même temps avec un peu de chance. Puis là, je pense que
[01:02:02] Speaker B: c'est comme ça que tu peux gagner un championnat. Puis même là, je dis ça spécifiquement dans ma conférence cette année-là au Foot Universitaire au Québec, je n'en ai aucune idée de savoir quoi gagner un championnat NCAA, je n'en ai aucune idée de savoir quoi gagner une Grey Cup, je n'en ai aucune idée de savoir quoi gagner une Coupe Vanille,
[01:02:15] Speaker A: mais je peux te dire de l'extérieur, ça peut avoir l'air facile de gagner les maritimes.
J'ai essayé pendant quatre ans avec des gars, mes frères et le coaching staff, puis c'est arrivé une fois, puis c'était extrêmement difficile. Mais c'est, oui, je te dirais le core de leadership.
Merci d'avoir partagé ça, man. Serieusement.
Puis, écoute, c'est pas parce qu'on est dans la ligue la plus facile, entre guillemets, que c'est pas difficile, tu sais. Je pense, ça reste du bon foot pareil. Ça reste du foot universitaire.
Comment est-ce que le football t'a forgé? Qu'est-ce que tu as le plus appris sur toi-même dans toutes ces années de football?
C'est une bonne question, ça. Je te dirais la résilience, le fait... Tu sais, les choses dans la vie ne vont pas arriver instantanément. Certaines choses, oui. Il y a des trucs dans lesquels tu es extrêmement talentueux, tu essaies, tu es le premier, tu es meilleur que tout le monde, tu es là, wow! Puis il y a des choses que tu es moins bon que tout le monde.
Tu es là, hein, mon Dieu! Puis il y a des choses que tu es au middle of the pack, mais à la fin de la journée, la répétition ne va jamais te nuire. Faire quelque chose constamment, si tu aimes ça, ou que tu trouves que c'est important de le faire, puis tenter de t'améliorer à chaque fois, il y a quelque chose de... Humbling, là-dedans. J'ai oublié le mot en français.
Mais il y a surtout... Humble. Oui, c'est ça. Ça t'aide à développer ton humilité. Parce que tu te dis, mais mon Dieu, je suis vraiment moins bon que je pensais.
Mais ça développe aussi des petites victoires. Puis, c'est cliché, mais notre génération où tout est quand même plus rapide. Notre téléphone, c'est de la dopamine instantanée. C'est un reward instantané. De développer ton cerveau à aller chercher des rewards.
difficile, puis un peu à chaque fois, genre t'augmentes un tout petit peu ton bench press, t'augmentes un tout petit peu ton ankle in, tu deviens un tout petit peu plus rapide à ton 40 verges.
Ça c'est quelque chose que je pense que le football m'a amené, qui va toujours me set apart de beaucoup de monde, pas parce que c'est une mauvaise personne, mais juste qu'ils n'ont pas eu ce luxe-là. Je pense pré-internet, pré-le monde globalisé, quand on était des sociétés un peu plus agriculteurs par exemple, ou même le monde travaille dans des usines, T'avais pas besoin de jouer au football pour apprendre
[01:04:14] Speaker B: ces leçons-là. La vie était difficile. Aujourd'hui, la majorité d'entre nous, les citadins, on se réveille le matin, on est sur notre ordi, on prend un petit café, on regarde la série qu'on aime.
Tout est à portée de main, tout est facile.
Le foot, de manière vraiment bien, c'est pas trop dangereux. C'est un bon mix. T'apprends à apprécier que les choses sont difficiles, que ça prend du temps.
Puis après, tu peux extrapoler ça à tout dans ta vie. C'est pas pour rien qu'il y a beaucoup de joueurs de sportifs, d'universitaires, quand ils sortent dans le marché du travail, dans l'entreprenariat, ils se démarquent des autres.
Donc, oui. Ça l'apporte tellement
[01:04:51] Speaker A: plus qu'on peut le penser, là, d'être...
d'avoir joué, d'avoir fait partie d'un locker room dans « My Man », c'est quelque chose qu'on ne réalise pas. C'est Charles-Antoine Sinod qui me le disait. Il me disait « On a tellement plus à offrir qu'être juste un joueur de foot. » C'est ça qui est « hot » et que tu l'as réalisé, c'est « hot ». Même moi, d'une façon, je l'ai remarqué et ça m'a beaucoup aidé.
En finissant sur B.U., grosse nouvelle de B.U. R.S.E.Q. Je veux savoir, écoute, tu as l'air pas mal au courant de ce qui se passe.
Mais je veux savoir, qu'est-ce que t'en penses?
C'est quoi la vraie raison, tout ça? De ce que j'ai compris, la réalité c'est que Bishop, le staff de football, n'avait aucun problème à retourner dans la RSEQ. C'était même un plan éventuel, mais pas tout de suite.
Si c'était une décision qui aurait été prise que par le Football Operations Part of Things, ça aurait été pris après un deuxième, un troisième, un quatrième championnat. Une équipe qui est plus solide, une culture qui est plus solide, une culture qui est plus prouvée. Une culture est solide, mais il faut la prouver. Un championnat, c'est un championnat.
L'important dans la vie, c'est confirmer les choses.
Ceci étant dit, il y a eu des tensions du côté « operations » de la AUS, donc les dirigeants de la Conférence des maritimes semblaient avoir des réticences par rapport au fait que Bishop était là et que Bishop commençait à devenir un programme qui pourrait devenir un programme qui reconfirme et que, attends, mais là, peut-être qu'on ne va pas avoir à domicile la conférence maritime alors que le nom, c'est les maritimes. Peut-être Bishop qui va hoster une fois pour deux ans.
Ça ne tombe pas.
Et nos équipes comme Saint-Effex, comme Saint-Mary's, qui sont nos équipes
[01:06:33] Speaker B: dominantes
[01:06:34] Speaker A: depuis quelques années, ils doivent deux fois par année prendre le bus, s'ils se rendent en pleuve, pour aller à Bishop. C'est cher, il faut payer des hôtels, et c'est ça. Les maritimes ont commencé à se plaindre à ce niveau-là.
De ce que j'entends, c'est Saint-Effex qui s'est un peu plus plaint.
Puis, un des deals potentiels, ça c'est dans des articles internet, ça peut être trouvé et vérifié, comme quoi, ils ont proposé à Bishop de dire, OK, on va host. Si on se rend en finale de conférence, on le fait à Halifax.
On se dépourvoie de notre droit de hoster si on est les premiers de la saison régulière. Puis Bishop n'était pas confortable avec ça. Voilà.
Et comme quoi, il y aurait eu même une équipe au milieu de la saison, au début de la saison 2015 qu'on vient de jouer, ça s'alignait pour que Bishop domine encore.
Finalement, ce n'est pas ça qui s'est passé. Mais avant que Bishop finisse par perdre des matchs contre les gros clubs de la Conférence maritime, il y a un des clubs de la Conférence maritime qui a dit « Nous, c'est notre dernière saison si Bishop y joue.
» Apparemment.
C'est tout ça. C'est ce cocktail-là. Et c'est là que la direction de l'Université Bishop a commencé à dire Ça nous coûte
[01:07:47] Speaker B: cher à nous
[01:07:47] Speaker A: aussi d'aller dans
[01:07:48] Speaker B: les maritimes, on paie l'avion, on peut peut-être replacer ses fonds dans une équipe RSEQ.
Maintenant, sur mon avis personnel, si tu
[01:08:01] Speaker A: trouvais
[01:08:02] Speaker B: que tu n'étais pas l'équipe la plus riche dans la conférence des maritimes, Bonne chance financièrement, pas football-wise, mais financièrement dans la conférence québécoise. Et c'est ça mon stress. C'est oublier la qualité des joueurs, la qualité du coaching, la qualité du scheme.
Le football, c'est un business qui coûte très très cher à opérer jour après jour. C'est 100 joueurs, du staff, de l'équipement, de la nourriture, des ressources.
Est-ce que Bishop a le budget pour compétitionner dans la conférence où le budget est le plus haut au pays?
Je ne sais pas.
C'est la question. Voilà. À suivre. Ouais, exact. À suivre.
Mais pour mettre en perspective, le football universitaire, c'est le seul sport universitaire qui est à la
[01:08:51] Speaker A: télé. Ouais.
Juste
[01:08:54] Speaker B: pour donner une idée à peu près de la grosseur du sport, il ne serait pas à TVA Sports, ça coûte cher à TVA Sports de se
[01:09:00] Speaker A: déplacer et les stades ne sont pas équipés en télé. Il faut toute l'équipe, ça coûte des milliers de dollars. Si TVA Sports se déplace dans des stades comme Sherbrooke, Carabin, tout ça, c'est parce qu'il y a une demande.
Le côté business de ce sport-là, il est là.
Non, c'est hot. T'as-tu un petit hot take pour la prochaine saison où tu vas... Je sais que là t'es vendu, t'as pas de vieux, mais... L'affaire qui pourrait être cool, c'est le retour de la Coupe du maire. Ici, ça pourrait être cool. La rivalité Sherbrooke. Oui, ça, ça pourrait être cool. Je pense que... Pourquoi pas?
Moi, c'est un peu à ma tête. Je voulais peut-être pousser un peu pour ça, Jacky. Il me semble qu'il y avait les gars des mêlées. Je ne sais plus si c'est Arnaud qui
[01:09:43] Speaker B: l'a sorti ou Brendan Bisson,
[01:09:45] Speaker A: qui lui, est un gars avec qui j'ai joué à Montrency, qui travaille pour les mêlées. Il n'est pas
[01:09:48] Speaker B: devant la caméra, mais il les aide dans toute la structure.
Je pense que c'est lui qui a fait un tweet où il disait qu'on devrait avoir un Rivalry Week au Football Rescue maintenant qu'il y
[01:09:58] Speaker A: a le retour de Bishop. On
[01:09:59] Speaker B: a une semaine où on a un Laval-Montréal, on a un Concordia-McGill, puis on a un Bishop-Sherbrooke. Ce sont tous mis à la télé par TVA cette semaine-là.
Puis ça pourrait être vraiment le fun. Parce que maintenant
[01:10:11] Speaker A: on a trois rivalités. Les deux écoles anglophones, le Montréal-Québec, puis les deux écoles de Sherbrooke. C'est le fun.
C'est sûr que ça marche. Il y a des idées. Moi, mon hot take, c'est que Bishop pourrait aller chercher un match contre Sherbrooke.
J'adore ça, mec. Moi, j'étais excité. C'est le fun parce qu'à ce temps-là, Je parle pour moi, j'ai hâte d'aller à Sherbrooke.
On les voyait toutes les universités, mais là, ça va être aussi à Béchat. Là, t'as deux fois plus de... Exact, on va tous se promener et tout ça.
C'est vraiment cool.
2025, l'an dernier, t'as décidé d'aller en Europe, suivre un peu ton parcours de foot.
Comment tu as eu l'opportunité en fait pour aller jouer là-bas? Dans le fond, c'est un site qui s'appelle Europlayers, que j'invite tous les joueurs québécois qui s'apprêtent à finir leur parcours, qui ne vont pas jouer en CFL, de s'inscrire dessus. Puis c'est un site, il faut comprendre qu'il y a les ligues de football en Europe, comment ça fonctionne, il y a des quotas de joueurs européens.
Souvent, il y a le quota du joueur natif. Je suis une équipe en Allemagne, j'ai le droit que 80% de mon roster soit allemand. Ensuite, j'ai le droit à 10% de mon roster, ou 15% de mon roster qui peut être européen. Ensuite, j'ai le droit à quelques joueurs qui peuvent être nord-américains.
Et ces joueurs-là, ils cherchent leurs joueurs américains. Normalement, ils veulent des Américains, des gars des États-Unis.
Puis après, ils settlent pour des Canadiens. On est comme les Américains B,
[01:11:37] Speaker B: on est moins bien vus. Mais c'est cool, si tu négocies bien tes affaires, ton vol est payé, ton logement est payé. Des fois, tu peux avoir à dire de nourriture, un moyen de transport de tes
[01:11:47] Speaker A: données. Ton gym est payé et tu as un salaire. Moi, la première fois de ma vie, j'étais sur un scholarship toute ma vie, toute ma carrière universitaire à Bishop. Je n'ai pas payé pour l'école.
mais je n'ai jamais été payé pour jouer au foot.
Là, cette expérience à Genève, j'ai été payé pour jouer au foot, c'est quand même... J'ai encore moins de personnes sur la Terre qui ont été payées à jouer au football, donc c'est une case vraiment cool à cocher personnellement. Tu as trouvé comment le... Là, tu as joué universitaire au Québec, tu n'as pas joué pro, mais je suis curieux de savoir la différence de niveau.
Si tu avais à comparer, tu comparerais ça à quoi?
C'est une bonne question. C'est difficile à comparer parce qu'il faut comprendre que la structure du foot en Europe, à part les deux grandes ligues récentes qui sont les ligues comme pro-semi-pro, mais les structures des ligues de pays qui existent depuis longtemps, c'est comme pour eux, pour les Européens, c'est l'équivalent du football civil.
Dans le sens qu'eux, ils font juste s'inscrire au club du coin font des try-outs, s'ils ont assez de monde, s'ils n'ont pas assez de monde, tout le monde fait l'équipe. Puis ensuite, il importe 2-3 joueurs. Puis ces gars-là sont souvent des joueurs de Calais qui ont joué à l'Uni et qui sont payés, logés, accommodés. Des fois, les Européens, mettons que tu es une équipe allemande, tu vas chercher un Autrichien, lui, il n'est peut-être pas payé, mais il est accommodé et tout. Ces gars-là augmentent le niveau, mais il y a de tout. Il y a le gars local qui joue senior.
qui est très bon.
Tu sais, il joue depuis 15 ans, il s'entraîne à côté, il regarde du foot et tout.
Tu as aussi le gars local qui a commencé l'an dernier. Mais mélangé à ça, tu as un gars qui a joué à Texas A&M il y a 5 ans aux États-Unis, puis depuis il joue en Europe.
Donc, c'est la disparité de niveau qui n'a aucun sens.
Puis quand tu es un import, tu vas être aligné contre l'autre import si possible. Donc, à Genève, quand j'ai joué receveur, le DB devant moi, c'était un gars qui était un All-American NCAA des deux.
Quand je jouais DB, il me demandait de couvrir le receveur américain de l'autre équipe.
Tu comprends? C'est sûr que si on arrive et que l'autre équipe, leur import, c'est juste des all-in, je suis correct. Quand j'étais aligné devant un Européen, c'était...
Collégial, Division 3, Division... Quand t'es aligné devant un Américain, des fois, ça feel comme le U-Sports, même plus, dépendamment de c'est qui l'Américain.
Ça, c'est les ligues de pays. Maintenant, depuis 2-3 ans, il y a la European League of Football.
Là, c'est un peu compliqué parce que pile là, dans cette off-season actuelle, ils viennent d'avoir un dispute, puis la ligue se sépare en deux.
Il y a la moitié des équipes qui partent, qui forment la AFLE, American Football League Europe.
Puis les autres équipes qui sont restées avec l'ELF, ils
[01:14:23] Speaker B: ont un brand,
[01:14:24] Speaker A: il s'appelle le EFA, European Football Association. Fait que là, j'ai bien hâte de voir si ça va fonctionner, deux ligues dans un continent où le foot n'a pas une super culture.
Mais ça, ces ligues-là, là, ça joue au foot. Tous les Européens qui sont dans ces équipes-là, ils jouent depuis longtemps, ils ont presque tous des parcours, soit au Canada, soit aux États-Unis.
ou au pire, ils ont joué en Allemagne, ils ont joué dans des gros pays européens.
Puis après, ils vont chercher des imports. Puis là, les imports, ce n'est pas des gars qui ont joué en NCAA des deux, là. Non, c'est des gars qui ont été cut de la NFL, cut de la CFL. OK, wow, comment... Exact. Puis là, ces ligues-là, ça joue au foot. Ça, je comparerais à U-Sports en termes de calibre, mais...
Si, moi et lui, on avait ce débat-là sur le podcast, mettons que tu prends les champions de la Coupe Vanier, puis les champions de l'ELF de l'an dernier, je pense quand même qu'il y a un petit avantage aux champions de la Coupe Vanier, parce qu'ils sont rodés.
Même si le niveau fait plus de sens, en termes du calibre de joueurs global, ils pratiquent pas tous les jours,
[01:15:20] Speaker B: ils ont pas des meetings tous les jours, parce que les Européens de l'équipe, ils
[01:15:23] Speaker A: ont des day jobs.
Donc on est quand même plus, tu sais, nous on a un camp d'entraînement complet, on lift tout ensemble toute l'hiver. Les gars sont dans l'équipe depuis 4-5 ans, ces équipes européennes-là, c'est souvent des mercenaires, c'est des gars qui viennent pour 1 an, 2 ans. Donc, le meilleur joueur de l'équipe européenne, sur le moment, il est meilleur que ton meilleur joueur USports parce qu'il est de chez l'NFL, il est de chez la CFL.
mais globalement, on va peut-être les battre en exécution. Ça donne une idée de ça ressemble à quoi l'Europe comparée au Canada, à mon avis, mon humble avis. Intéressant. J'ai pu comprendre aussi que c'était le choc culturel un peu qui t'avait bralé.
J'étais beaucoup allé en Europe comme créateur de contenu ou commentateur, descripteur, fait que j'avais vu du foot en Europe, mais de vivre le manque de sérieux de certaines équipes, dans le day-to-day, dans les pratiques, dans la manière de traiter les blessés et tout, en sortant de Bishop ou en Un affaire à Bishop, c'est que c'est vraiment, vraiment sharp toute la sortant de l'équipe, c'était vie vraiment d'un joueur de football qui joue pour l'Université Bishop. un moment Accès aux où j'ai du foot en physios, vu Europe. les facilities, l'horaire, la muscu et tout.
J'étais comme pas prêt à... Premièrement, j'étais vraiment chanceux, je suis resté en santé à Bishop. Puis là, j'arrive en Europe et pour la première fois, je vais recevoir ADB toutes les matchs. Ça fait que je me blesse rapidement.
Je me blesse rapidement et...
et il n'y avait pas tant de ressources. Voilà, c'est juste ça. Après, moi, je ne suis pas allé jouer en Allemagne ou en Autriche, qui sont des gros, gros pays. Je suis allé jouer en Suisse, qui est un pays où il y a beaucoup d'argent, mais ce n'est pas le pays le plus développé football-wise. C'est souvent
[01:16:58] Speaker B: comme ça, ton tout premier contrat que tu vas signer en Europe, tu vas aller dans un pays un peu moins
[01:17:02] Speaker A: développé football, tu pètes la ligue, puis après, là, on te fait un peu plus confiance. Parce que souvent, les équipes européennes, elles veulent que tu aies quand même un background européen.
dans ton football, parce qu'ils savent très bien que t'as des gars qui arrivent des États-Unis et qui transitionnent super bien. T'as des gars qui arrivent des États-Unis, qui sont comme « mon dieu, c'est tellement mal organisé » et ils transitionnent mal. Ils sont trop habitués à être bien traités. Tu sais, tu viens de UCLA et tu veux jouer en Europe, ton choc de comment t'es traité va être fou.
C'est sûr.
C'est sûr, on fait juste parler, mettons, collégial ici, moi perso, j'ai été très bien traité, je suis collégial. Ouais, ouais, ben t'es à l'énoxo. Mais ouais, t'as pas un locker room en Europe. Tu traînes ton équipement avec... Certaines places, oui, mais tu traînes ton équipement.
Ton physio, c'est peut-être un joueur de l'équipe, pis c'est genre 30 minutes avant
[01:17:50] Speaker B: la pratique,
[01:17:51] Speaker A: il met une chaise à côté,
[01:17:52] Speaker B: même s'il pleut, pis là, il traite
[01:17:53] Speaker A: deux secondes.
Tu sais, c'est... Faut que t'aimes le foot, là. Ça ressemble à du foot senior, mais t'es payé, tu te voyages complètement gratuit, tu pratiques deux fois à semaine, tu joues des fois une fois aux deux semaines. Tu voyages, tu promènes en Europe, tu découvres le continent, tu fais des échanges culturels incroyables, tu rencontres des gens, tu deviens ami avec des gars qui... Tu n'es jamais censé les croiser. Tu vis des choses incroyables. Tu joues des positions que tu n'allais pas jouer. Charles-Antoine, quand il est allé jouer en Europe, il jouait au QB. La dernière fois qu'il avait joué au QB, c'était au secondaire.
C'est fou. Moi, j'ai joué au safety, man.
Déjà que tu jouais au DB aussi. Je jouais pour toi. C'était vraiment cool.
Au final, moi, ça s'est courté. Je suis resté un mois.
J'étais là pendant quatre matchs. J'en ai coaché deux. Je suis coach aussi de l'équipe junior. Puis j'étais Special Team Coordinator de l'équipe adulte dans laquelle je jouais. C'est moi qui runnait le kickoff et le kickoff return.
Après un mois, je me suis déchiré l'esquiot, mais j'allais rester quand même, j'allais finir la saison, mais surtout j'avais des problèmes de visa. En gros, il y a toute une question de visa et tout, puis mon équipe, encore une fois, dépendamment où tu vas, c'est pas tant organisé. Ils m'ont
[01:19:08] Speaker B: dit ton visa va être fait, ton visa va être
[01:19:09] Speaker A: fait. Puis au final, le gars qui était comme président du club, il avait notre âge, il n'avait jamais fait des demandes de visa dans sa vie.
Donc voilà. Moi, le conseil que je peux donner à quelqu'un qui veut aller en Europe, découragez-vous pas de mon histoire, c'est incroyable l'Europe. Juste allez dans des programmes établis. Des programmes qui ont eu beaucoup d'imports et tout. Nous, on est allé à un programme qui voulait devenir un programme établi, puis qui était bien content d'avoir moi et un autre créateur de contenu pour aider à la visibilité. Puis au final, ils avaient des bonnes intentions, mais ils n'ont pas été capables de les appliquer. Voilà.
Mets-toi à l'inverse, comment eux perçoivent le football au Québec? Oui, c'est une très bonne question.
Les Français connaissent très bien le football au Québec et les joueurs français veulent venir au Cégep. Pour eux, c'est un stepping stone pour les États-Unis. C'est comme leur rêve. Un jour, je vais aller aux États-Unis, mais au Québec, ils parlent français.
Le foot est peut-être un peu moins bon qu'aux États-Unis, mais il est bien meilleur qu'en France.
mon opportunité de voir si je suis capable de jouer dans le continent, puis après peut-être aller aux États-Unis, en Annecy. Là, récemment, ce qui est drôle, c'est qu'il y a un nouveau président de la Fédération française du foot américain. Moi, je suis quand même beaucoup impliqué dans le foot en France, puis récemment, j'ai été invité dans une émission pour débattre avec lui, une mission de foot française en ligne. Pour débattre? Oui, parce que lui, son nouveau hot take, c'est le Québec nous dépouille nos joueurs français.
Et la France, on doit limiter ça, puis on doit arrêter ça. Il faut qu'il y ait une limite de joueurs français qui peuvent partir au Québec parce qu'on les perd. Puis au final, on n'a plus de championnat junior. On n'a plus de championnat pour les jeunes français.
Puis là, on a eu un gros débat sur ça. Puis moi, j'ai dit, le Québec, on perd nos meilleurs joueurs aux États-Unis.
Puis on ne dit pas qu'on va faire des règles pour ne pas qu'ils partent, on essaie d'améliorer notre football québécois.
Fait que c'est à vous d'améliorer votre football français pour que les kids, ça ne soit pas comme « Hey, je suis un peu bon, il faut que je cours en Québec. » C'est « Je suis un peu bon, si je suis dans un bon programme, une bonne structure européenne, je peux rester ici.
» Puis ça aide que des équipes professionnelles qui commencent à se créer comme dans la Ligue européenne dont je te parle, pour que ces jeunes-là aillent des...
des perspectives d'avenir dans leur pays, en Europe. Parce qu'au Québec, oui, tu rêves des États-Unis, mais la réalité, c'est que tu peux jouer secondaire ici, cégep, uni, CFL. Fait que là, je viens de te créer un parcours potentiel, aussi rare soit-il, potentiel où tu peux t'éduquer avec le foot toute
[01:21:23] Speaker B: ta vie et
[01:21:23] Speaker A: ensuite en vivre.
En Europe, il n'y a pas ce parcours linéaire que je viens de t'écrire. En tout cas, il vient d'arriver et il n'est pas sûr. Même quand tu joues dans la Ligue européenne, si tu as un passeport européen, tu n'es pas payé un salaire pour en vivre à l'année longue.
Donc, pour toutes ces raisons-là, les kids rêvent du Québec. Ils rêvent encore
[01:21:40] Speaker B: plus des États-Unis. Mais aujourd'hui, tu penses que tu l'as vu, le nombre de Français qu'on a
[01:21:45] Speaker A: dans nos sports collégiales. bon joueur, juste dans les carabins qu'il vient de gagner la Coupe Vanier, je pense à Luca Dembélé? Non, ce n'est pas Dembélé. En tout cas, le running back, le running back numéro 4, j'ai oublié son nom.
C'est un français? Oui.
Le safety numéro 8, j'ai oublié son nom aussi, je m'excuse. Hassan Nousseau, que tout le monde connaît. Juste là, trois français. Il y a un o-line aussi, un center. Le starting center, c'est un français. C'est tous des gars qui ont commencé à genre, aux Diables Rouges de Villepinte, aux Météores de Fontenay-sous-Bois. C'est tous des gars qui ont commencé leur foot civil en France.
Yo, c'est hot ça.
Mais qu'ils t'aillent débattre, c'est quand même pas possible. Ça finit comment ça? On est
[01:22:30] Speaker B: venu... Il a dit
[01:22:32] Speaker A: qu'il
[01:22:32] Speaker B: était d'accord avec mon point, que c'est
[01:22:33] Speaker A: à
[01:22:33] Speaker B: la France d'améliorer ses infrastructures, mais qu'ils ne pourraient pas améliorer leurs infrastructures s'ils perdent tout l'argent. Puis il a dit à la fin de la journée, Nick, vous là, Nous, on est 60 000 licenciés de football américain en France. Si j'en perds 200 à chaque année au Québec, je pense que ça fait beaucoup plus mal que vous qui perdez 200 québécois aux États-Unis.
Le football, c'est implanté dans votre culture. Nous, c'est un sport tierce et pire. C'est genre le huitième sport, le dixième, quinzième sport. Nous, déjà, on trouve qu'on est petit comparé au hockey, mais ça reste une culture du foot au Québec et on ne va pas manquer de jeunes. Non, c'est ça, exact. Voilà. La majorité ont fait plusieurs sports pareils.
[01:23:08] Speaker A: Exact.
Le foot est là, la majorité des écoles en
[01:23:11] Speaker B: ont, puis le civil est encore bien implanté.
Je peux comprendre le point.
La création de contenu.
Pourquoi tu t'es lancé, en fait, dans la création de contenu? Parce qu'on va pas se le cacher que moi, ça va faire un an que je suis un peu là-dedans, de créer un podcast, de poser des choses sur les réseaux.
C'est quand même un step. En fait,
[01:23:34] Speaker A: bon, ça dépend pour qui, mais...
Moi, j'avais une certaine vision des choses, donc j'étais prêt à sauter le gap. Mais c'était après avoir parlé avec certains de mes amis, puis d'autres personnes dans mon entourage, que j'ai remarqué qu'en réalité, c'est vraiment pas tout le monde qui est prêt à faire ça. Est-ce que tu t'es fait niaiser un peu au début?
Sais-tu quoi?
Je sais pas si c'est dans mon tempérament de personne ou que les gens sont juste trop gênés de me le dire, mais je me suis pas fait tant niaiser que ça. Des fois, Je vais avoir des calls genre, « Ah, c'est l'influenceur de football. » Mais tu sais, rien de... Rien de négatif. Exact. Rien de négatif. Pourquoi toi, t'as décidé de te lancer? Ça s'est fait organiquement, je t'avoue.
On recule un tout petit peu. J'arrive à me lancer en 2019.
Puis, il y a un Français qui débarque, c'est le seul Français de l'équipe.
Puis, il a une grosse personnalité.
Puis, il est content d'être là, mais il est content d'être là. Et moi, En 2019, personnellement, je n'étais pas extrêmement content d'être à un moment-ci. Je voyais ça comme un échec. Je voyais ça comme, je viens de gaspiller mes trois dernières années, puis c'est ma dernière chance. J'ai 21 ans, j'étais encore au cégep, alors que moi, j'étais un bon étudiant. Moi, je voulais graduer en deux ans et demi. J'étais à la quatrième saison collégiale, je n'ai pas d'offre universitaire, bon.
Puis là, je rencontre un Français, je rentre dans l'hôtel, il est moins beau que celui de Vanier.
Tout se compare au négatif.
Puis les autres, tout est comparé au positif, tout est meilleur qu'en France, tout est plus nice, c'est juste trop cool. J'ai traversé le pays, j'ai une autre opportunité de jouer au foot.
Puis ça, ça m'avait... Je trouvais ça...
C'est comme
[01:25:07] Speaker B: magnétique.
La
[01:25:09] Speaker A: positivité, ça va toujours aller plus loin que la négativité. Donc ça m'a, assez rapidement, ça a pris peut-être une semaine, puis j'ai dit « je suis posh là, je suis vraiment négatif pour rien ». Et en même temps, on développe une amitié. En même temps, Léo, c'est un grand travailleur, puis il voyait bien que je connaissais mon foot, et donc on s'entraîne à côté, il me pose des questions. Je m'entraînais beaucoup, mais il m'incite à m'entraîner encore plus. « Hey, on va-tu au terrain et tout? » Donc, lui, Il apprend beaucoup footballistiquement de moi à ce moment-là, mais moi, je le vois aller à ce moment-là, il est YouTuber à temps plein. C'est comme ça qu'il paye ses études, c'est comme ça qu'il paye toute sa vie, lui. Pour vrai? Ouais, Léo, le dernier job qu'il a eu, c'était... c'était 2016, dans un hôtel. Après ça, il est toujours bête sur lui-même, je fais mon YouTube, donc... cette amie avec qui je commence à passer plus de temps, lui, il voit comment je travaille footballistiquement, mais moi, je le vois comment il travaille dans ce monde de la création de contenu. Puis au début, je trouvais ça juste intéressant. Je commençais à lui donner des idées, poser des questions, recommander des choses. Au Québec, il n'y a personne qui fait ça, puis on parle quand même la même langue. Tu devrais exploiter le Québec.
Et de fil en aiguille, j'apparais dans les vidéos.
On a fait des vidéos où on s'entraînait toute la COVID, et il me filmait. Il me disait « Nick, parle à la caméra, explique l'entraînement qu'on fait », parce que c'était moi, lui, Dudley Jones, qui a joué au Carabin, René Stimé qui a joué à Ottawa. Plein de receveurs qui venaient comme ça, et c'est moi qui runnait les drills, parce que c'était ma session. Les gars étaient comme « Écoute, Nick, dis-nous ce qu'on fait ». Il a filmé ça et mis ça sur YouTube. Là, il y a des retours, des commentaires. Il y a toujours eu une audience quand même établie.
« Hey, c'est qui lui? Il est cool! » Donc là, je commençais à prendre des followers sur Instagram.
Puis là, tranquillement, « Léo, fais tes affaires à toi aussi. Filme du contenu et tout. » Mais au moment où ça s'est concrétisé, c'est à ma deuxième annonce à Bishop, il y a un de mes quickie-pieds à l'époque, David Chaloux, qui me dit « Hey, j'aimerais ça qu'on parte un podcast.
parce que j'avais déjà commencé à faire du contenu avec Gators Football. On dirait que je n'étais pas confortable à créer du contenu sur ma page.
J'aidais Léo dans ses affaires, » puis Bishop avait besoin de quelqu'un qui handle l'Instagram.
Pourquoi pas? Donc, je faisais des capsules, amenais Icebat Confessions, on est tous dans l'Icebat pendant le camp. Je pose des questions aux gars pendant qu'ils sont dans l'Icebat. Je rentre dans le locker room, puis je demande ton style de fille. Ça, j'ai compris. L'université n'avait pas tant celui-là en particulier, mais des trucs de même. J'avais pris des photos des gars, le trend, les gars sur Facebook. Tu prends la photo de quand ils sont jeunes, tu les fais réagir. Des choses comme ça.
Des stories, jour de match, des trucs comme ça.
Et un gars qui s'appelait David Chalut m'a dit « Hey Nick, j'aimerais ça partir un podcast de football pis j'y pensais à toi.
» Pis là, moi, j'aimais vraiment le podcast de Pat McAfee à l'époque. Là je lui avais dit « Ok, on le fait avec deux autres coéquipiers de Bishop.
» Pis j'avais mes deux gants en tête.
Mais je lui ai dit « Attends par contre, parce qu'il y a Léo avec qui on dit qu'on devrait partir un podcast depuis comme un an et demi maintenant.
Laisse-moi juste lui dire que je pars ça avec toi par respect.
parce que ça fait un an et demi que j'y suis pu, puis ça se tagne.
Léo, il disait « je ne veux pas faire un podcast à distance » ». J'appelle Léo ce jour-là, je dis « ouais, à part si tu me dis qu'on part notre podcast demain, je vais lancer un podcast avec des gars de Bishop, on part notre podcast demain ». Il était comme « non, non, non, je ne te pars pas ». Et c'est là que son stress est parti, puis c'est là que je pourrais dire que j'ai assumé, OK, je suis un créateur de contenu, puis...
Ça a déboulé sur tellement de choses, man.
Entre-temps, j'ai eu ma première expérience télé, fait qu'en 2023, je voyage en France pour filmer des épisodes du podcast, puis Léo joue en finale française de foot américain, puis la finale est broadcastée sur YouTube, mais aussi broadcastée sur une chaîne française qui s'appelle Sport en France, qui normalement ne broadcaste jamais le foot, mais il broadcaste pour les finales, à l'époque en tout cas. Maintenant, il broadcaste des matchs importants aussi.
Puis j'arrive pour regarder Léo, puis dans le train, en route, j'ai atterri à Paris, puis il faut que je prenne le train pour aller à la finale qui est dans l'est de la France. Puis dans le train, je croise la Fédération française de football américain. Toutes les dudes qui, eux, s'en vont au match pour commenter le match, faire les articles. Puis il y a un gars qui s'appelait Brice, ben qui s'appelle encore Brice Jacques-André Coquin, qui, lui, faisait du contenu foot en France, puis il me dit « Hey Nick, Puis lui, c'était le commentateur du match. Je disais « Hey Brice! » On se connaissait sur Instagram.
« Hey, j'étais avec tous les gars de la Fédé.
Justement, on n'était pas sûrs, mais les gars t'ont reconnu de loin. Ils disaient « Hey, je pense que c'est le gars du podcast avec Léo.
Viens, on s'assoit. » Fait que là, on s'assoit, on parle pendant tout le ride de train.
Puis long story short, quand j'arrive en France, on m'offre d'être le sideline reporter pour ce match. Je n'ai jamais fait de la télé de ma vie à ce moment-là. Fait que là, je le fais, ça se passe bien. On m'offre de refaire l'année d'après. Ça se passe bien. L'année d'après, les championnats européens de flag football se font hoster à Paris. On m'offre d'être ambassadeur et commentateur pour la Fédération internationale de flag football.
L'année d'après, je gradue de Bishop.
TVA Sports m'offre d'être le sideline reporter, comme j'ai fait en France, pour la finale du bol d'or, Collège LD1. Fait que j'ai fait le Nox contre CNDF à Trois-Rivières.
J'ai fait le halftime cette même saison
[01:30:02] Speaker B: du match Concordia-McGill pour
[01:30:04] Speaker A: parler de Bishop qui allait peut-être sortir des maritimes.
J'ai été commentateur pour Issue2.tv pour le soccer universitaire.
Le championnat de soccer universitaire en fait, j'ai commenté les Carabins, Toronto, les Patriotes de Lucky TR. Puis là, tout récemment, La même saison, on m'a contacté pour être annonceur maison pour le Collège André Grasset. J'ai fait du stade.
De là, on m'a contacté pour faire le flag football du Carabin, le premier championnat USports officiel.
C'est là que j'ai rencontré la fille du Carabin qui gère ça. Maintenant, je fais le volleyball depuis cette saison, cet hiver, du Carabin.
Pourquoi je t'ai dit tout ça, c'est pas pour me vanter ou quoi que ce soit, c'est pour te dire, ce podcast-là a déboulé à une passion que j'ai découvert, puis à des... Je gagne ma vie aujourd'hui de tout ce que je viens de te nommer ensemble.
J'ai pas de job, vraiment.
C'est ça mes jobs, c'est des jobs. C'est quoi la vision?
J'aimerais vraiment ça, de plus en plus, parce que avant on dirait que j'avais pas de vision claire, je veux juste continuer.
Mais là, plus je touche à des affaires, j'aimerais vraiment ça être commentateur temps plein. J'aimerais vivre mon but en 2028. Je vais le dire sur le pot, comme ça c'est concret. En 2028, si je peux être aux Olympiques, pour commenter le flag football, ça serait extraordinaire. C'est pour ça que j'ai accepté le gig de soccer, que j'accepte le volleyball, parce que je ne pense pas, peut-être que je me trompe, mais je ne pense pas qu'aux Olympiques, ils prennent un spécialiste de flag football. Non, ils veulent quelqu'un qui peut se faire 2, 3, 4 sports.
Depuis deux semaines, je suis inscrit à une école pour les gens qui sont en médias comme moi, mais qui veulent se professionnaliser. Puis, les enseignants, c'est tous des gens qui ont un micro, soit à la radio, soit à la télé.
Puis, j'ai déboursé pour cette formation parce
[01:31:56] Speaker B: que je me suis dit, ça y est, là, c'est pas juste... c'est plus juste le fun, c'est plus juste, eh bien, ça marche. Non, non, je vais me donner les moyens comme au football. On s'entraîne au football, mais là, je m'en vais me chercher une formation parce que moi, j'ai pas un bac en journalisme, j'ai fait des études en administration.
Donc, c'est une école qui est réputée, des gens comme Didier Horméjuste me
[01:32:11] Speaker A: l'ont recommandée,
[01:32:11] Speaker B: par exemple.
Puis c'est ça, j'ai hâte de
[01:32:15] Speaker A: voir. Je
[01:32:16] Speaker B: finis avec ça, j'avais complètement oublié. J'ai dit, il faut que je lui
[01:32:18] Speaker A: donne son shout-out.
[01:32:19] Speaker B: J'ai eu la chance de faire un reportage pour RDS, qui est
[01:32:22] Speaker A: passé
[01:32:22] Speaker B: sur les ondes RDS à Londres pour l'NFL, à cause que moi et Didier, on a connecté à travers le podcast, puis il trouvait ça nice,
[01:32:29] Speaker A: puis il m'a donné une opportunité.
Des fois, je n'y crois pas encore, mais c'est... Il faut que ça continue. Non, exact. Je te le souhaite, man. Sérieusement, c'est hot.
T'as pris le step, pis c'est hot
[01:32:44] Speaker B: de voir ça. C'est fou, man.
[01:32:45] Speaker A: T'sais,
[01:32:45] Speaker B: les gens que
[01:32:46] Speaker A: tu vas rencontrer pis
[01:32:47] Speaker B: tu sais
[01:32:47] Speaker A: pas
[01:32:47] Speaker B: où est-ce que ça peut t'amener, mais je veux pas... Ça, c'est une question de contact, pis qui t'as rencontré, qui tu connais, pis ça t'amène là.
Mais, man, c'est hot. Je te le souhaite. 2028.
2028.
Je vais te voir, man. J'aimerais ça. Je vais te voir, man. Je vais t'écouter. J'aimerais ça. C'est vrai, c'est
[01:33:02] Speaker A: rendu en 2028. Ça va être un sport officiel, man. À l'épreuve gymnaste.
Ça va être très sick. Ça t'a permis aussi de voyager beaucoup. Exact. Ton podcast, mais aussi la création de contenu, tout ça.
La dernière, t'es allé à football. Londres, c'était le football. À l'NFL Academy, il me semble. Exact. On est allé faire NFL Academy, puis le match de la NFL Broncos Jets.
On était envoyé par RDS et NFL International.
Comme ça, on a eu accès et on était rémunérés. C'était vraiment le fun. Tu as fait aussi São Paulo. Oui.
Raconte-moi un peu. Ça, c'était NFL Canada. NFL Canada. Oui.
Raconte-moi un peu l'expérience de tout ça.
Tu as vécu, juste en général, les matchs de foot, la NFL, Tu me disais que l'NFL Canada voulait un peu de contenu. Je suppose que c'est parce que tu as des passe-médias. Tu n'es pas aux places où les gens sont habituellement. C'était quoi la perspective, l'expérience de ça? Oui, c'est incroyable. Ce qui est vraiment cool des matchs NFL à l'international, c'est que c'est des petits Super Bowls. Je pense que dernièrement, un des représentants de l'NFL a dit ça au Nouvelle. Il a dit ça sur un article journal.
J'ai toujours senti que c'était ça, mais je ne savais pas que la NFL le voyait comme ça. C'est pas un match de saison régulière, parce que c'est un endroit où on y va soit une fois par année, ou quelques fois par année comme Londres, ou pour la première fois comme Paris, ça a été annoncé.
C'est pas une célébration des deux équipes qui jouent, c'est une célébration du foot. Tu vas au match et il y a des jerseys de toutes les équipes. Il y a des jerseys de college football, il y a des jerseys des équipes locales. C'est vraiment comme tout le monde qui aime le foot. Il faut comprendre qu'en Europe, t'as les passionnés de foot.
C'est très niche, mais t'as aussi plein de monde.
« Ah, votre sport bizarre d'américain où vous mettez des casques. » Fait que ces gens-là, ils se sentent un peu comme tout le temps oppressés, là, c'est pas le bon mot, mais ils se sentent tout le temps comme niaisés par les fans de soccer, les fans de handball, les fans des sports comme rugby, les fans des sports plus crédibles sur le continent européen. Donc eux, quand la NFL vient, c'est comme, enfin, c'est une célébration de nous, notre communauté, nous qui y croient depuis longtemps, tu sais, genre depuis le temps de la NFL Europe, mettons. Donc, mais comment on a des accès, c'est toujours...
C'est toujours bizarre, c'est jamais clair, mais en gros, t'sais, Léo, c'est le plus grand créateur francophone de football au monde, aujourd'hui. Puis moi, j'ai fait des études en administration, fait que quand j'envoie un e-mail, c'est comme ça que je le vends. C'est plus facile pour moi de vendre mon associé que pour lui de se vendre. Ça, ça aide, par exemple, quand il y a un match en France, c'est clair que pourquoi t'inviterais pas le plus grand créateur francophone de l'année?
Ensuite, quand c'est des pays comme le Brésil, puis c'est un peu plus difficile pour nous d'avoir un accès, c'est là que j'avais fait le podcast, j'avais eu 2-3 opportunités à la télé.
On a le podcast, pardon, j'avais eu 2-3 opportunités à la télé. À travers tout ça, j'ai rencontré Didier. Didier, c'est quelqu'un qui... J'avais aussi chaque match à l'international, j'embarquais sur le podcast à Didier pour que son audience ait un accès au match international.
Et de là, j'ai développé une relation avec Didier, puis je sais que Didier, c'est...
C'est un icône RDS, depuis qu'on est petits, il a été parodié par les Simpsons. Donc je savais que si j'avais une idée de quelque chose, je pouvais tout le temps le proposer à Didier. Ça ne veut rien dire que... Il faut que tu le proposes à Didier, mais il faut qu'il soit down. Après, il faut qu'il le propose à son producteur, puis il faut que le producteur soit down. Puis dans les réseaux aujourd'hui, excuse-moi, dans la télévision aujourd'hui, ils coupent de l'argent, ils ne sont pas en train d'en ajouter.
Ce qui aide, c'est que moi et Léo, on est une équipe de deux. À deux, on a un gars de son, on a un monteur, on a un idéateur, on est la fille qui gère le voyage. Fait que nous, on demande notre cachet à moi et Léo, puis on fait tout. On t'amène, on te donne la vidéo clé en main pour te mettre en onde. Alors qu'une équipe, une production de télé, normalement, ça voyage avec du monde, tu comprends. Donc c'est là, je pense, qu'on vient tirer notre épingle du jeu. Puis ce qui a aidé, c'est que l'année d'avant, À son propre compte, Léo habitait en France, puis moi je jouais encore au Hobby Shop, puis il y avait un match NFL à Londres, puis Destroying avait parlé à Léo parce qu'on avait créé des événements un contre un à Paris et à Montréal dans l'année.
Puis ça avait bien fait sur YouTube, celui à Paris a fait 350 000 vues, celui de Montréal a fait 500 000 vues.
Et ça a été vu par Destroying, parce qu'il ne veut pas que Destroying, s'il était intelligent, il va tout regarder, c'est sa compétition ou les gens qui s'inspirent de lui, peu importe. Puis ça a vu, hey, il y a du monde en français qui ont repris mon concept.
Destroying a DM Léo.
Destroying est en France, il voulait aller voir un match.
Il a demandé « around » puis quelqu'un a dit « Oh, il faut que t'écries à Léo Sartel », genre c'est Léo Sartel le créateur de foot français, fait qu'il a « DM » Léo.
Ils ont gardé contact, puis « Destroying » faisait son one-on-one à Londres, en même moment, la même semaine qu'il y avait les matchs NFL à Londres.
Léo éteint son ACL à ce moment-là. Fait qu'il pouvait pas participer lui-même.
Puis il se dit « Qu'est-ce qui est vraiment bon en one-on-one, que mon audience aime beaucoup, puis qui le ferait? » Ben moi, pis ça donne qu'on est en bi-week avec Bishop. Je reçois un appel.
« Hey, peux-tu prendre un avion demain? » On s'en va au one-on-one The Destroying, tu participes, pis après on s'en va à la game NFL à Londres, on va faire une vidéo YouTube.
J'appelle Sherif.
T'es pas un grand fan de l'idée, on est en pleine saison là.
Il me dit, garde ça low-key, vas-y. Ça je suis chaleureux d'assumer ça. Je leur dis pas à tout le monde juste vas-y et puis le monde le saura après. J'y vais, j'ai raté une pratique à cause de ça pour te le dire.
J'y vais, je finis 4e du 1-on-1. Ils sont sur YouTube là, they're destroying 1-on-1 Londres. Et puis sur la chaîne Alléo.
Et de là, le lendemain, on va au match NFL à Londres puis on fait une vidéo YouTube.
Vraiment nice. Puis j'ai dit, allez ouais, on devrait interviewer le monde dans la rue, puis leur demander s'ils connaissent les équipes NFL pour faire un quiz, puis on regarde juste les mauvais. Tu sais comme les quiz de Guinentel qu'on était petits, puis on le met, puis on est comme,
[01:39:09] Speaker B: regarde, le monde de l'année, ils connaissent même pas la NFL, mais
[01:39:11] Speaker A: c'est une blague, genre.
Fait que quand, fast forward l'année d'après, on propose ça à Didier, Didier propose ça au producteur, le producteur dit, ouais, mais vous avez-tu déjà fait ça? Ben oui, on a déjà fait ça.
On envoie la vidéo YouTube, il dit, j'adore le concept.
Pis là, ça a cliqué. Là, on était comme, ok, on peut, on a toujours fait ça à notre compte, mais même, je dois le donner à Léo, moi j'étais un étudiant universitaire, il a fait ça à son compte, sur son YouTube, on peut s'associer
[01:39:34] Speaker B: maintenant à des plus
[01:39:35] Speaker A: grosses entités, pis aller couvrir nos coûts, pis quand même générer du revenu à travers la chaîne YouTube, à travers le podcast.
C'est là qu'est venue l'idée de faire un tour du monde. C'est le World Tour Football
[01:39:47] Speaker B: 2025. On est allés voir du foot
[01:39:48] Speaker A: au Japon,
[01:39:49] Speaker B: au Brésil, à Londres. On voulait aller voir le foot au Mexique, mais au final, ça ne s'est pas fait.
Malade, man.
C'est pas long, vous allez aller voir Tommy au Mexique? Oui, bien c'est ça, c'est ce qui manquait. On était censé aller voir Tommy au Mexique, mais tu comprends, il y a la logistique. Puis le moment, le mois, on était disponible pour aller voir Tommy au Mexique.
Il se faisait trade d'équipe, puis là, c'était comme compliqué.
Puis il faut comprendre qu'avant, toutes les plantes que moi et Léo, on avait, c'était compliqué parce que j'étais à Bishop. Il fallait que je paye mon loyer, puis tout. Ça fait que c'est quand j'ai gradué qu'on était comme, OK, là, on a comme un... On a le temps. Ouais, on a comme des... un petit genre six mois, on peut... on tente tout. Puis après, on utilisera tout ce qu'on a filmé, puis on le leveragera pour... pour des jobs, pour des sponsors, pour des... voilà.
Fait que... Ayoye, c'est fucking sick, man. Thanks, man. Je prends les notes, là. C'est vraiment la note... T'sais, ça, c'est...
[01:40:42] Speaker A: Pour être dans ce monde-là aussi, t'sais, c'est... voilà, t'sais, c'est la façon comment qu'on le fait,
[01:40:47] Speaker B: puis... J'en avais beaucoup parlé avec Didier, ça...
À l'extérieur du podcast, on avait parlé beaucoup de tout ça, puis il m'avait conseillé sur certaines choses, puis c'est cool même de voir comment vous, vous l'amenez, comme différentes perspectives. C'est quoi votre stratégie à vous, parce que veux, veux pas.
C'est notre vie aussi. On veut vivre de tout ça. C'est le fun, on aime ça. Pourquoi pas essayer de rendre ça rentable, puis en même temps d'avoir du fun, puis de continuer à créer encore plus du meilleur contenu.
C'est vraiment hot. Moi, les histoires de one-on-one, moi j'avais en tête de faire un camp, mais...
On s'en jasera, mais moi je suis intéressé. Si jamais vous voulez collaborer ou whatever, on pourrait faire de quoi. Puis, c'est le faire de quoi de big. Moi, je suis un gars qui aime bien faire big.
Fait qu'on pourrait essayer. Je sais que votre premier, c'était genre 1000 piastres au gagnant. Exact. On a donné 1000 piastres au gagnant, les deux. Celui en France et celui à Montréal.
Vraiment sick. Mais là, on pourrait essayer. On va essayer. En tout cas, j'ai plein d'idées. On s'en jasera de ça. Je suis vraiment ouvert à ça. J'aimerais
[01:41:50] Speaker A: vraiment ça.
participer, en tout cas. Le football, vous avez fait ton world tour.
Ça t'a permis d'aller voir Benjamin Saint-Just, que tantôt tu as cité, qui a eu tes bons amis.
Vous avez fait un podcast avec qui était vraiment très intéressant. Je trouve que vous avez touché des bons points.
Je ne reviendrai pas sur le podcast avec Ben. Il est sur votre chaîne YouTube, tout ça.
Moi, ce que j'ai envie de savoir, c'est qu'est-ce que vous, vous avez appris de lui? En fait, moi, j'ai envie de savoir qu'est-ce que des gens comme Benjamin Saint-Just, pourquoi ils sont là? Oui, il a le talent, il a plein de choses, mais moi, je pense que ça va au-delà de juste être bon.
Il y a une raison pourquoi ces gars-là, ils font partie de la NFL, qu'ils jouent en plus et qu'ils sont starters. Qu'est-ce qu'eux font de différent?
de la majorité des athlètes qui ne se rendent pas, mettons, ou qui peuvent être dans l'NFL, mais qui sont sur l'équipe de pratique, disons.
Mon opinion là-dessus.
Premièrement, il y a des trucs tangibles. Premièrement, Ben, il avait un talent extraordinaire, au football. Ça, c'est clair, on a été précis. Même si ça s'est développé plus tard, il y a beaucoup de monde qui vont dire, c'est drôle aujourd'hui, il y a des gens, moi je trouve ça drôle, qui aiment dire, moi quand j'étais à Curie-Antoine-Label avec Ben, c'était mon backup. On a parlé de ça avec Ben sur les podcasts. C'était même pas Ben le meilleur début de l'équipe, c'était moi. Bon, OK. Mais Ben avait un talent, ça c'est clair.
En plus de ça, Ben avait les intangibles. Ben est 6'3, il est longiligne, il n'a pas de grande matière grasse, il a des longs bras, des longs segments, il course très vite.
Donc déjà, une habilité physique qui fait du sens, les mensurations qui font du sens.
Et là ensuite, c'est là qu'il faut ajouter l'obsession pour le football. Ben, il capote sur le foot. Il check tout. Il check tous les receveurs, comme si c'était un tout-in-of-the-game, mais réellement. Puis ensuite, un work ethic exceptionnel. Ben, il nous expliquait que quand il a commencé à faire ses camps pour commencer à avoir du recrutement aux États-Unis, il y a eu du monde à Montréal qui me disait « T'es même pas le meilleur joueur à curé, t'es même pas le meilleur joueur à CVM.
Pourquoi tu vas faire des camps aux États-Unis? Tu te prends pour qui? » commence par être le meilleur joueur ici avant de rêver grand. Sauf que Ben, son père avait une vision aussi, puis il a poussé derrière lui ça aussi, l'écosystème autour de toi.
Et il est allé faire le camp Rival, si je ne dis pas de bêtises, Under Armour, je ne veux pas foirer son histoire, c'est bien documenté, on a fait deux podcasts avec lui, et le premier documente vraiment cette histoire-là, mais il est allé...
faire les Grands États-Unis malgré que ce n'était pas une star encore au Québec. Puis au final, c'est le camp à Michigan où c'est Jim Arbaugh qui lui donne sa première offre. Sa première offre aux États-Unis, c'est le Jim Arbaugh à Michigan.
Il fallait que lui croie en lui, malgré que toutes les ressources, toutes les gens crédibles autour de lui à ce moment-là disent non, non, non. Puis au final, c'est Jim Arba qui est beaucoup plus crédible que tous ses collègues. Il dit non, toi tu peux jouer, tu peux jouer en NCAA. Puis même là, il y a eu de l'adversité. Il arrive à Michigan, ça ne se passe pas comme il voulait, après une couple d'années. Au final, la medical retire.
Michigan a dit, regarde, on ne veut plus te donner d'offres, au final, après quelques années. Puis là, il se dit, tu sais quoi, I better myself again.
Il part à Minnesota. Il fait un an à Minnesota.
De là, il se fait inviter au Senior Bowl. Il domine le Senior Bowl. De là, il part à Washington. Il commence à avoir une carrière exceptionnelle. Il y a un « deep year ». Le monde commence à l'insulter sur les réseaux sociaux. Ça lui dit « go back to Canada » l'an dernier avec Washington. Il dit « ouais », il signe un « proof of deal » avec les Chargers. Ça s'est super bien passé.
C'est ça. Ça prend les « intangibles » que j'ai nommés tantôt, puis en plus de ça, le « work ethic » exceptionnel. En plus de ça, une confiance en soi qui...
que personne a.
En plus de ça, un écosystème. T'as pas besoin que tout le monde croit en toi, mais si ton papa il te pousse, ça aide, ou ta maman, ou ta soeur, on s'en fout. Tout ça ensemble avec un peu de chance, si tu peux te blesser.
ça crée un joueur à l'NFL. Pis Ben, en plus de ça, je pense pas que ça aide, hein, mais je tiens à le dire, c'est une excellente personne. Ben, je le connaissais pas, ni d'Adam, ni d'Eve, c'est pas quelqu'un avec qui j'ai grandi, on n'a pas d'amis en commun, pis un des premiers guests qui a dit oui à sans stress, il a dit, tant que vous venez ici, pis moi pis Léo, faut pas nous dire ça.
One thing about moi pis Léo, c'est qu'on rentre dans un avion, on s'en fout. J'avais 200 d'économie en tant que disant, si le vol coûte 200 $, je rentre dans le vol.
et on est allés voir à Washington, puis il nous l'a dit après le podcast à Washington, il a dit, il y a tellement de monde qui me demande d'être sur un podcast, je suis le joueur québécois à NFL, mais non, il y a d'autres gars, Mathieu Bergeron, etc., mais à ce moment-là, c'était lui.
Vous êtes les seuls qui se sont déplacés.
Les premiers gars qui ont dit, ben, on rentre dans un avion, on arrive.
Puis de là, on a développé une relation, puis...
Pour de vrai, Ben, je suis tellement chanceux de dire que quand j'ai une idée, il m'écoute. Ça veut pas dire qu'il dit oui, mais juste le fait que j'ai un joueur NFL, que si j'ai une idée, il dit OK, laisse-moi l'écouter. Quand on part au Brésil, puis on est dans sa chambre d'hôtel, puis on fait trois vidéos en collaboration avec NFL Canada, « Ouais, NFL Canada a eu l'idée, mais au final, j'en parle à Joël Soucy, dont je te parlais, qui était le receveur avec Chérif CBM, qui lui en parle à Ben, pis Ben est comme « Ouais, ouais, si vous venez au Brésil, on le fait. » T'sais, c'est ça, c'est... Fait que... – Wow. – Ouais, pis pour revenir à... Excuse, je suis un crossover, Ben, c'est pour ça, à mon humble avis qu'il est en NFL, mais aussi la raison pourquoi moi et le monde, on est disables.
qui ont l'air bizarres et privilégiés,
[01:47:16] Speaker B: c'est qu'on a
[01:47:16] Speaker A: l'audace de demander, mais quand on
[01:47:18] Speaker B: demande à quelqu'un, on fait aussi, genre, le travail. On
[01:47:21] Speaker A: dit pas, « Hey, on peut-tu avoir une opportunité? » On est comme, « Hey, regarde, on pense qu'ici, il y a une