Ép.49 | Jocelyn Thibault - Derrière le masque d'un gardien de la NHL

March 19, 2026 01:24:00
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Mar 19 2026 | 01:24:00

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[00:00:00] Speaker A: Personne, c'est ça. Je me suis fait foutre dehors de mon primaire. Ils ont littéralement amené mon père à l'école pour dire «you're not going to succeed here». [00:00:05] Speaker B: Damien Moose-Alford, t'es receveur de passes pour les Saints, la Nouvelle-Orléans dans la NFL. [00:00:11] Speaker A: Moi, dès que j'ai commencé à marcher, basically, c'est là que j'ai commencé à faire du sport. Mon père m'a toujours dit «je m'en fous, qu'est-ce que tu fais dans la vie, mais tu vas faire du sport jusqu'à tant que t'es plus capable de le faire». Puis, quand j'ai compris son message quand j'étais plus vieux, Quand j'étais plus jeune, je le faisais juste pour m'amuser, mais c'est aussi le fait que ça m'a préparé pour où je suis maintenant. [00:00:28] Speaker B: Pourquoi t'as décidé de traverser la frontière aussi tôt? [00:00:30] Speaker A: Ce que j'ai fait avec ça, c'est que moi, je voulais juste jouer au foot. Des opportunités comme ça, ça va toujours venir. À la fin de ta carrière, à [00:00:39] Speaker B: Syracuse, t'as décidé de changer vers l'Utah. [00:00:43] Speaker A: Moi, je sais qu'est-ce que je veux pour ma carrière, mais pour de vrai, l'histoire de l'Utah, c'était... Ça, c'était probablement le seul temps de ma vie que ça a vraiment changé mon mental, au point que je voulais lâcher le foot. C'est ça le joke avec moi et mon trainer. On a couru long, mais on a couru vite. Quand tu cours le 40, tout le monde est visé sur toi. Tu vois les scouts avec leurs choses dans leurs mains, près que tu cours. [00:01:02] Speaker B: En 2025, t'es le premier choix au repêchage de l'allée canadienne de football Mais [00:01:07] Speaker A: dès que j'ai vu les Maroches et j'ai vu que c'était Calgary, j'étais comme, OK. Comme là, c'est là, reality kicked in, puis j'étais comme, j'étais content, mais je sais qu'il y a du work qu'il faut que je fasse. [00:01:16] Speaker B: C'est quoi que ça prend pour être un bon recevoir? [00:01:17] Speaker C: Consistency. [00:01:18] Speaker A: Il faut que tu sois bon une game sur dix. Il faut que tu sois bon dix games sur dix. [00:01:22] Speaker B: Qu'est-ce que la NCAA t'a fait réaliser sur toi? [00:01:24] Speaker A: En tant que Canadien, anything's possible. [00:01:29] Speaker B: Bonjour tout le monde, bienvenue sur La Game On, je suis votre host, William Rochefort, et aujourd'hui, on fait un pas en NFL, Damien Alford en studio. Premier joueur CFL NFL plus qui vient en studio. J'ai envie de dire plus NFL que CFL présentement parce que tu viens toujours de signer avec les Saints. J'ai hâte qu'on en parle, folle expérience. Je suis sûr que c'est... Ça va être une belle expérience pour toi. Mais merci, man, de t'avoir déplacé, d'être là en studio. [00:02:01] Speaker A: Merci, merci pour m'avoir. [00:02:02] Speaker B: Ça me fait extrêmement plaisir. J'ai entendu dire que t'avais une super belle histoire, puis pas beaucoup connu au Québec. Donc c'est le temps de la mettre de l'avant. J'ai hâte de voir comment on pourrait peut-être inspirer... à partir de ce que tu as appris d'un jeune de Montréal qu'aujourd'hui. Et là, surtout que t'es jeune, t'as 24 maintenant. C'est vraiment... Chaque personne qui vient sur mon podcast a le droit à une introduction. Donc, Damien, voici ton intro. Damien Moose-Alford, t'es receveur de passes pour les Saints de la Nouvelle-Orléans dans la NFL. T'es né à Montréal. T'es un show-off sorti des aigles d'or de Dalbevio. Assez jeune, tu vas traverser la frontière. Tu vas aller jouer en Floride avec les Mustangs de MacArthur High School. En 2020, tu choisis de porter les couleurs des oranges avec l'Université de Syracuse. Après quatre saisons avec les oranges, tu rejoins pour une saison l'Université de Utah. L'an dernier, tu deviens le premier receveur québécois à être sélectionné au premier choix au repêchage de la Ligue canadienne de football depuis 2014 par les Stampeders de Calgary. Après une très bonne saison recrue, en janvier dernier, tu t'en viens à une entente avec les Saints de la Nouvelle-Orléans pour accomplir ton rêve et de jouer finalement à la NFL. Tu atteins les plus grands niveaux. Damien, bienvenue sur The Game On, c'est un plaisir de t'avoir aujourd'hui. Pour les gens qui vont en prendre à connaître aujourd'hui, Damion, comment le sport est entré dans ta vie? D'où ça a parti pour toi le football? [00:03:53] Speaker A: Mais de base, mon père c'est un joueur de rugby. Ma mère faisait du netball, so le sport c'était toujours dans ma vie. Mes soeurs ont fait du sport, ma soeur c'était une joueuse de basket. Puis j'ai commencé le soccer quand j'avais 3-4 ans. Moi dès que j'ai commencé à marcher, basically, c'est là que j'ai commencé à faire du sport. Mon père m'a toujours dit, je m'en fous, qu'est-ce que tu fais dans la vie, mais tu vas faire du sport jusqu'à tant que t'es plus capable de le faire. Quand j'ai compris son message quand j'étais plus vieux, quand j'étais plus jeune, je le faisais juste pour m'amuser, mais comme c'est aussi le fait que ça m'a préparé pour où je suis maintenant. [00:04:28] Speaker B: C'est... Yeah. Qu'est-ce que t'as compris de ce message-là? [00:04:34] Speaker A: Juste que... Juste, my whole, like, mon parcours, en général, juste... Don't give up. Comme même si c'est tough, puis t'as plus envie, tu vas à des pratiques, t'es comme, ah, j'ai plus envie, j'ai pas envie de me lever à 6 heures du matin, Comme, lève-toi, puis va le faire, parce que trust me, il y a des bénéfices à faire ça. Puis c'est ça que mon père m'a montré. Même maintenant, il se lève à 4 heures du matin, il va travailler. Puis j'étais réveillé à 4 heures du matin, puis je me suis levé. J'étais comme, pourquoi tu travailles un samedi? Il m'a dit... Je vais aller travailler. Puis j'étais comme, OK. Puis j'étais comme... C'est pour ça que j'ai eu cette mentalité-là, parce que c'est à cause de mon père. Mon père, il a encore cette mentalité-là, puis il a arrêté le sport. C'est faux. [00:05:21] Speaker B: C'est un superbe héritage que ton père te laisse. Tu vois, un matin, j'ai regardé une entrevue de Martin Saint-Louis, le coach en chef des Canadiens de Montréal. Il disait que quand le cadran sonne à 6 heures, ce n'est pas... La motivation, à ce moment-là, qui frappe, c'est pas la passion, c'est la discipline. C'est est-ce que tu vas t'enlever ou pas. [00:05:49] Speaker A: C'est ça. Est-ce que tu vas peser sur Snooze ou pas. [00:05:52] Speaker B: Exact. [00:05:52] Speaker A: Des fois, t'as envie, mais t'es comme, il faut que je m'enlève parce que sinon, tu vas te dire, un autre cinq minutes. Ça peut arriver, mais si t'es toujours en train de faire ça, Oui, exactement. [00:06:06] Speaker B: Tu ne peux pas commencer à les stacker après ça. C'est ça. C'est autre que, je parle, on est jeune, c'est sûr que c'est à travers nos expériences personnelles qu'on grandit à travers ça, les gens qui nous entourent aussi. C'est super important, mais c'est hâte que tu aies eu cette réalisation-là. D'un côté, tu es côté avec ton père, mais aussi avec le sport, c'est cool que tu aies eu cette réalisation-là. parce que moi, j'essaie de mon côté. C'est tough, man, mais écoute, c'est de se garder la vision en tête. Souvent, nos rêves, tout ça, c'est plus grand que tout ça. Puis, comme tu dis, crois en toi, puis jamais avoir en tête la possibilité que ça ne va pas arriver. Tu as joué à la Bellevue. Comment as-tu commencé le football? Parce que le sport a fait partie de ta vie. Parce qu'à un moment donné, tu as commencé le football. Donc, comment est-ce que ça s'est arrivé dans ta vie? [00:07:04] Speaker A: L'histoire de comment j'ai commencé le foot, c'était drôle. Parce que de base, j'étais joueur de basket. J'ai fait le soccer, après j'ai transitionné au basket. J'ai commencé à Dalbe, je faisais du soccer et du basket. J'ai commencé le basket à cause de ma soeur, fun fact. Puis là, je suis en train de jouer, mes amis allaient jouer, puis les coachs sont venus me parler. Moi, je ne voulais pas jouer au foot, je voulais jouer au basket. Je m'en foutais du foot. Ils sont comme, viens, non, non, non. Moi, je m'enfuiais des lifts, tout ça, je ne voulais pas aller. Je ne voulais pas aller. Ou je trouvais des excuses pour ne pas aller à la pratique, juste pour aller jouer au basket. Je n'avais juste pas envie. Après, j'ai fait ma première saison à Cadet. J'ai réalisé que j'avais acheté un talent. Les coachs ont mis dans ma tête, écoute, you're going to go far in life, trust me. Just trust us and everything is going to work out. Je l'ai dit d'écouter. The rest is history. J'ai fait ce que j'avais à faire, puis c'est ça. [00:08:04] Speaker B: C'est quand même fou. T'as quand même le body type d'un joueur de basket. [00:08:08] Speaker A: C'est ça, exactement. [00:08:09] Speaker B: Surtout que quand je regardais ton premier ou ton deuxième post sur IG, c'est toi qui mosses, genre littéralement, deux kids à côté de toi. J'ai l'impression que ça, c'est vraiment ton type de joueur que t'es. Genre deep threat, genre grosse balle dans les airs, puis t'utilises ton body type. C'était en quelle année, ça? T'étais qui? [00:08:32] Speaker A: Ça, c'était... Je pense que c'était ma deuxième année de Juvie, je pense. Ouais, je pense que c'était dans la vidéo que tu parles. Je pense que c'était ma deuxième année. Parce que j'ai joué avec... Ouais, c'était ma deuxième année. 100 %. Parce que la première année, j'étais avec les Vettes. J'étais jeune avec les Juvies. J'étais même pas sourd des Juvies. J'étais sourd des cadets. J'étais sourd des cadets, puis j'ai monté Juvie. puis j'ai joué avec les Juvies, j'ai start, puis tout ça. [00:09:03] Speaker B: C'est-tu un talent naturel ou...? [00:09:06] Speaker A: Dans un sens, oui, puis c'est aussi le fait que, comme, mon père, il est... Like, his mentality, c'est comme... C'est un joueur de rugby, c'est ça. Dans ma tête, même au basket, il me dit, «Don't be soft. Don't be soft.» Puis il savait que je n'étais pas soft. Il voulait juste l'ancrer dans ma tête pour qu'il y ait un switch qui se cloche dès que je touche le field. Puis c'est exactement ça qui est arrivé. Moi, je m'en foutais que j'étais jeune. Moi, j'étais avec les Ezekiels, les Jonas, tous ces gars-là. Les gars plus gros que moi. Puis moi, je m'en foutais, je suis allé là, puis j'ai fait que je suis alpha. [00:09:39] Speaker B: Quand moi je jouais au football civil, j'étais late. En termes de date de naissance, j'étais late. Moi je faisais justement partie... qui allait avec les plus vieux tout le temps. Fait que, écoute, j'avais pas ta grandeur, mais moi, j'étais vraiment le plus petit, genre. Dans les deux termes, j'étais le plus petit. Fait que t'apprends à jouer, mais justement, ça te joue là. C'est que t'as quelque chose à prouver, t'sais. Fait que t'sais, moi, c'est pour ça que, d'un côté, je peux comprendre ce que tu dis, parce que quand t'arrives avec les plus vieux, c'est que t'as quelque chose à prouver, t'sais. Tu peux pas juste t'asseoir sur le fait que je suis juvénile, puis je devrais être canadais. T'as décidé de traverser assez jeune la frontière. Là, tu m'as dit que t'avais [00:10:21] Speaker A: un [00:10:21] Speaker B: talent quand même développé, mais aussi quand même un peu inné à ce stage-là. sportif naturel. Pourquoi t'as décidé de traverser la frontière aussitôt? Comment c'est arrivé, en fait? T'as vu l'opportunité à cet âge-là, c'est jeune? [00:10:37] Speaker A: Pour de vrai, l'affaire avec ça, c'est que moi, je voulais juste jouer au foot. Dès que je foutais le basket. Dès que l'opportunité s'est présentée, moi, je savais pas. Moi, je faisais juste... J'allais à l'école, je faisais ce que j'allais faire. Moi, j'étais comme, OK, je vais aller... J'étais en train... J'ai visité Vannier, en fait. Parce que moi, je m'attendais au Resto Canada. Pis là, y'a un coach, mon coach à Dalby, coach Gilles, y'a des contacts. Il m'a dit, écoute, y'a la possibilité d'aller en Floride. Tu décides maintenant ou c'est ça, comme c'est fini? Ça, j'étais comme, OK. J'ai parlé avec mon père. Ils ont parlé avec mon père. Ils ont dit, mon père était correct. Pis même pas une semaine, j'étais parti. Ouais, ouais, ouais. J'ai pris mes affaires, ciao. L'aéroport. [00:11:24] Speaker C: Eh! [00:11:25] Speaker B: T'as même pas regardé en arrière. [00:11:26] Speaker A: J'avais pas le choix de le faire, pour de vrai. Parce que j'étais comme... Des opportunités comme ça, ça va toujours venir, trust me. Ça, that happens once in a blue moon. Puis, when it presented itself to me, no looking back. [00:11:45] Speaker B: C'est quoi le pire qui va arriver? [00:11:46] Speaker A: Le pire qui va arriver, c'est que je vais retourner au Canada. Ça, c'est le pire. De base, je vais revenir, j'allais cégep, université, puis je pourrais retraverser la frontière. It is what it is, mais ça avait marché. [00:12:01] Speaker B: C'est hot. Pas de regrets? [00:12:03] Speaker A: Non, zéro. [00:12:05] Speaker B: Mettons, si t'avais à comparer, quand toi t'es allé là-bas, C'était high school? [00:12:10] Speaker A: Yeah. [00:12:11] Speaker B: Quel âge? [00:12:12] Speaker A: J'avais 17. [00:12:14] Speaker B: Ok. [00:12:14] Speaker A: J'allais avoir 18. [00:12:15] Speaker B: Ok, ok. Fait que t'as pas été là longtemps. [00:12:18] Speaker A: Non, juste un an et demi. [00:12:19] Speaker B: Ouais, c'est ça, un an et demi. [00:12:20] Speaker A: J'ai fait grade 12, basically. [00:12:23] Speaker B: Ouais. [00:12:23] Speaker A: Non, grade 12. J'ai oublié c'est quoi exactement ici, mais grade 12, yeah. [00:12:29] Speaker B: Ben, c'est entre secondaire 5 pis mettre ton première année cégep. [00:12:32] Speaker A: Yeah, basically, ouais. C'est ça, première année cégep. [00:12:35] Speaker B: Pis t'as choisi Syracuse. [00:12:38] Speaker A: Yeah. [00:12:39] Speaker B: Pourquoi Syracuse? [00:12:41] Speaker A: Si tu regardes la liste des écoles que j'aurais pu choisir, Syracuse, c'était l'école parce que les coachs de base, comme le head coach qui était là quand moi j'étais là, Dino Babers, toujours en contact. Venaient à plusieurs de mes games. Ils sont venus me parler pendant le warm-up. Ils m'ont appelé. J'étais en train de parler avec eux pendant 10 minutes. Je voyais qu'ils avaient du love. J'ai fait un unofficial visit. Je suis allé là, j'ai aimé l'école, tout ça, puis je suis retourné encore pour une visite officielle. Je suis allé visiter Syracuse deux fois. Même avant tout le processus, tout ça, je suis déjà allé à Syracuse. À cause de ma soeur qui joue au basket, elle faisait des tournois à Syracuse. Moi, je savais déjà c'était quoi, Syracuse. Mais moi, je n'attendais pas que j'allais me rendre où j'allais me rendre, puis retourner à Syracuse. C'est un faux moment. [00:13:35] Speaker B: T'as dit que t'avais eu plusieurs équipes. J'ai pas vu toutes les équipes. [00:13:38] Speaker A: Je m'en rappelle plus exactement. I don't remember the list, mais il y avait au moins 15. I'd said Power 5. [00:13:46] Speaker B: Oh my God. [00:13:48] Speaker A: Puis j'ai choisi Syracuse. [00:13:51] Speaker B: C'est sick ça. C'est fou à quel point ils regardent tout partout. Est-ce que l'high school que t'as été, c'est un high school qui est quand même reconnu aussi dans... [00:14:02] Speaker A: On avait juste beaucoup de talent sur l'équipe. Beaucoup de talent. Deux gars que je joue avec sont à l'Inferno maintenant. Pour vrai? Yeah. [00:14:10] Speaker B: Oh, si. [00:14:11] Speaker A: Quelle position? Ruben Hippolyte, il était avec Chicago. Et Kevin Knowles, il était avec les Chiefs. [00:14:17] Speaker B: Si. C'est de quelle position ces gars-là? [00:14:20] Speaker A: DB et Linebacker. [00:14:22] Speaker B: Ça doit être fou, comment des fois tu dois réaliser que les gars qui t'as croisé ou les gars qui t'as vu aujourd'hui sont professionnels. C'est crazy, mais ça doit te faire réaliser aussi à quel point tous les gars que t'as connus ne se sont jamais rendus. C'est fou aussi. [00:14:42] Speaker A: C'est donnant, donnant. [00:14:43] Speaker B: Exact, c'est donnant, donnant. C'est vraiment quelque chose. En arrivant à Syracuse, C'est quoi le travail que tu faisais, mais que personne ne voyait, pour te permettre de vraiment faire une place dans l'équipe? [00:14:59] Speaker A: Pour de vrai, quand je suis rentré, c'était durant la COVID. Ça, de base, je ne voyais rien. C'était dead, campus était vide. Ça, c'était le meilleur temps pour moi de «lock-in» sur mes études, parce que moi, de base, je n'aime pas l'école. Mais le fait que c'était l'école en anglais, c'était comme, OK, je peux le faire, c'est faisable. Puis les cours étaient en Zoom, non, non, non. Puis Trust Me COVID, c'était comme le pire temps, parce que c'était sur Zoom, puis personne voulait être là, là. On voulait être dans des... We want to be in classrooms. Puis je voyais du monde, caméras fermées. Tout le monde, caméras fermées. Moi, j'étais comme, yo, moi, je ferme mes caméras aussi. Moi, je vais faire ce que j'ai à faire, mais comme, je vais écouter, mais je ne vais pas vraiment être là. Au moins que ça ne m'a pas affecté parce que j'étais quand même «locked in» dans le sens que je ne voulais pas échouer et retourner au Canada. Mais le «work» comme tu as dit, c'était vraiment juste... faire des choses que... Je ne sais pas comment expliquer exactement, mais «just do the work that people are not watching». C'est comme pratiquer. On pratique avec l'équipe, c'est le fun et tout, mais qu'est-ce que tu fais après ou avant les pratiques? Moi, j'allais sur le terrain avec les gars, puis j'attrapais des balles. On allait sur les jugs. Après, lift, jugs, chaque fois, c'était comme... C'est des routines que j'influençais les gars à faire avec moi. Puis ça a juste... Je voyais les gars venir avec moi à chaque fois, puis ça a juste commencé ça. Ça m'a aidé moi, puis ça a aidé les gars aussi. [00:16:27] Speaker B: C'est hot, man. T'as eu vraiment le... En fait, j'ai l'impression, en fait, ce que j'entends, c'est que t'es un gars qui est quand même assez leader, tu vas pousser les gars à venir avec toi, à vouloir être meilleur aussi. [00:16:37] Speaker A: Ouais, moi, je suis du genre de comme «lead by example». Je ne vais pas être le leader qui va crier sur toi. Moi, pour le reste, je ne suis pas ton père. Fait que tu t'en fous parce qu'à la fin de la journée, tu sais qu'est-ce que tu fais. [00:16:50] Speaker B: Exact. [00:16:51] Speaker A: Comme ma dernière année, j'étais captain. Moi, je m'entendais pas avec captain parce que moi, je suis pas le genre qui est vocal. Moi, je suis le genre qui lead by example. Moi, je vais faire ce que j'ai à faire. Puis si tu me suis, tu me suis. Si tu me suis pas, je m'en fous. Je ne vais pas être là avec toi en train de crier, même sur le terrain. Je suis compétitif, mais je ne vais pas crier sur toi parce que je sais que moi, je ne vais pas me faire crier dessus. Pourquoi je vais faire ça à toi? Parce que moi, si je me fais crier dessus, je sais qu'il y a un «switch» dans ma tête qui va «clusher », puis j'en «snap». Puis c'est ça. [00:17:21] Speaker B: C'est sick, man. Est-ce que dans la CFL, c'était aussi quelque chose que tu fais? Mais rookie, je ne sais pas, le rôle que t'aimais un peu? [00:17:29] Speaker A: Rookie, j'étais rookie. [00:17:31] Speaker B: Oui, c'est ça. [00:17:32] Speaker A: Oui, je n'ai pas de voix en tant que rookie. J'ai basically recommencé à Ground Zero. Mais pour l'inverse, les vétérans qui étaient là, je les suivais. Comme j'ai dit, lead by example. Moi, je l'ai, j'étais captain, tout ça. I was at the peak in college. Là, je suis back to the bottom, learning from the vets parce que de base, première année dans la CFL en tant que professionnel. Il faut que j'apprenne des autres garçons. Je ne peux pas juste rentrer là et dire, oui, je connais tout. Impossible. Ça va commencer à marcher. [00:18:01] Speaker B: L'affaire qui est le fun, c'est que... t'as tout de suite reconnu qu'il fallait que tu t'accroches aux bonnes personnes, puis apprendre à eux. Ça, c'est une chose que j'ai remarquée. Les joueurs ou les athlètes qui cherchent à se rendre à des plus hauts niveaux, ils sont vraiment en mode éponge. Ils vont aller voir les gens, ils vont aller voir les vêtes. Ils vont dire, qu'est-ce que tu connais, qu'est-ce que tu apprends, je vais te suivre dans tes pas parce que moi aussi, je veux me rendre là. C'est vraiment, tu parles d'être «lock-in». Est-ce qu'il y a un meilleur feeling qu'être «lock-in »? [00:18:38] Speaker A: Non, pour de vrai, non. Parce que quand tu es «locked-in» dans quelque chose, c'est comme «you have tunnel vision». Comme si tu étais dans une mentalité de comme... Même quand... Je vais reculer un peu, je ne vais pas parler de CFL. Dès que j'ai su que j'avais l'opportunité de me rendre professionnel, C'est là que j'étais comme, OK, là, le switch, il faut que... I need to flip the switch, like, ASAP. Parce qu'avant, j'étais comme... Je ne sais plus si nonchalant, mais comme... Tout le monde est nonchalant quand on est jeune. Quand je suis parti de Floride, je suis allé à l'université. I was coasting. Et là, quand j'ai vu que... J'ai commencé, j'étais devenu capitaine, j'ai commencé à start, tout ça, les gars regardaient moi. C'est là que j'étais comme, OK, now I need to... I need to do what I got to do. And then... C'est impossible que je connais tout en tant que joueur de foot, trust me. Parce que quand je vais aller avec les Saints, je recommence à zéro. C'est juste vraiment aller là et apprendre. [00:19:45] Speaker B: Quand t'es capitaine NCA, c'est parce que, justement, les coachs te voient, te rendent jouer professionnel. [00:19:52] Speaker A: L'affaire avec Syracuse, la décision de capitaine, c'est pas les coachs qui le font. C'est les joueurs. Y'a du monde qui aurait pensé, ouais, c'est les coachs. Non, c'était les joueurs. Puis quand moi, parce qu'on était dans une team meeting, on écrit na-na-na. Moi, je ne m'attendais pas que ce soit moi. Moi, je suis juste là, OK, we're cheering, na-na-na. Après, le coach Babers a commencé à parler. Puis comme, le moment que lui parle, si je sais qu'il parle de moi, je vais le savoir, même si ils disent mon nom. Il parlait, il parlait, j'étais comme impossible à dire mon nom. Après, il a dit mon nom, j'étais comme, OK. C'était fou, j'étais comme, damn. Quand même, lui, je voyais dans sa face, il était fier parce qu'il était là pendant toute ma carrière. Juste ce moment-là, j'étais comme «damn». Pour le reste, j'étais sur le bord de pleurer, mais je pense pas que j'ai pleuré, mais j'étais sur le bord de pleurer parce que j'étais comme «damn». Mon ancien coéquipier, Mathieu Belgevin, captain aussi, l'année avant ça. Ça, c'est avoir deux captains québécois «back to back », c'était comme «carrying the torch» basically. [00:21:01] Speaker B: Non, exact. C'est ça, c'est vraiment sick. Surtout que les joueurs, C'était pas juste [00:21:12] Speaker A: le Receiver Room, c'était l'équipe au complet. Parce qu'il y a plus de monde, le Receiver Room était stack, mais c'était comme, c'est pas ça qui va faire que je vais gagner facilement. C'était les autres gars aussi. Mais c'est aussi la relation que j'avais avec les gars dans la groupe. Je les entraînais avec eux, mais quand c'était le temps d'être sérieux, ils voyaient que j'étais sérieux. Des fois, en pratique, il y a des moments où tu peux niaiser parce que tu sais ce que tu as à faire. Tu peux niaiser pour «bring up the juice », mais à part ça, «locked in». Je ne suis pas là pour niaiser, je suis là pour «work». Parce qu'après, je sais que quand la pratique est finie, meeting, puis après, je vais faire quelque chose que je n'ai pas envie de faire, puis c'est étudier. Je vais prendre avantage de ce que j'ai pendant que je suis sur le terrain, puis le reste, c'est le reste. [00:22:00] Speaker B: Non, exact. T'as parlé de Mathieu. [00:22:03] Speaker A: Je suis curieux. [00:22:04] Speaker B: T'as joué avec lui il y a un an, plus vieux que toi, deux ans? [00:22:08] Speaker C: Deux, je pense. Ouais? [00:22:09] Speaker A: Ouais. [00:22:10] Speaker B: Fait que t'as joué avec... t'as joué avec deux ou trois ans? [00:22:13] Speaker A: Deux ans. [00:22:13] Speaker B: Ouais, deux ans. Est-ce que... est-ce que tu le voyais qu'il y avait le potentiel de jouer professionnel, de jouer dans l'NFL? [00:22:21] Speaker A: Ouais. [00:22:21] Speaker B: Ah oui? [00:22:22] Speaker A: Ouais. 100%. 100%. Parce que notre base, Quand j'étais là, puis quand il était là aussi, puis j'étais le starter, puis il était de mon bord. J'étais toujours à gauche, moi. Puis lui, il était à gauche aussi. Ça, je le voyais. Quand je faisais des jeux que je bloquais, puis je le voyais, j'étais comme «damn». Ça, j'étais comme «ouah, ouah, ouah». Moi, je le savais déjà. Moi, quand il s'est fait draft, j'étais là à son draft, à Victor. Ça, j'étais comme… Moi, je savais déjà qu'il y avait le potentiel. Même aujourd'hui, on se parle, puis je suis fier de lui. J'ai juste envie d'aller le rejoindre puis... Non, exact. C'est ça. Faut que ça m'enferme. [00:23:01] Speaker B: C'est quoi l'impact qu'il y a eu un peu sur toi, ta vision de jouer professionnel sur ta carrière de foot? [00:23:06] Speaker A: De un, c'était mon captain. Je suivais lui. J'étais toujours avec lui, like, outside the field. C'était pas juste on est sur le terrain ensemble, on est boys en armes, après on sort du terrain, on n'est plus boys. Non, c'était off and on, on était les boys. C'est juste les choses qu'il me disait aussi, comme il savait que j'avais le potentiel aussi, il voulait juste qu'il me voie au work. Puis, Durgat-Québec, on était beaucoup dans l'équipe, là, mais on est tight. Il me parlait, il me motivait, puis il m'a dit, écoute, you can do it, trust me. Je l'ai fait. La job n'est pas finie. Je l'ai fait. J'ai terminé la phase 1. [00:23:53] Speaker B: Exact. Phase 1, premier chapitre. [00:23:55] Speaker A: Exactement. [00:23:56] Speaker B: C'est quoi la prochaine page? C'est hot. Mais tu vois, je respecte vraiment ça, le fait que tu aies... Tu as réussi à avoir un impact sur une équipe au complet pour justement que tu sois choisi à être capitaine. Ça montre beaucoup sur la personne que tu es. Parce qu'il y en a beaucoup qui ont des talents, qui ont beaucoup de talents, mais qui sont des pricks. Tu sais que les gens ne les aiment juste pas, tu es sûr que tu en as en tête. Mais l'affaire qui est le fun, c'est que tu as choisi d'être la personne qui a... même dans les moments où est-ce qu'on peut chiller pour avoir du fun, t'es le fun d'être around, mais quand c'est le temps de grinder, c'est que les gars veulent être avec toi parce qu'ils savent que tu vas grinder. C'est vraiment sick. À la fin de ta carrière, à Syracuse, t'as décidé de changer vers Utah. C'était quoi le plan derrière ce changement-là? [00:24:49] Speaker A: Le plan, c'était vraiment quelque chose qui s'est passé avec mon agent. J'ai expliqué les histoires, j'ai dit, Babers est parti. Ça, il s'est fait… He got fired. Ça, de base, mon head coach est gone. La seule personne qui est là, qui peut voter pour moi, c'était mon coach de recevoir. Mais lui, il changeait de position. Il allait coach chez Titan. So, j'allais avoir un nouveau receiver coach. Just like I'm getting a whole new coaching staff. Puis le head coach est venu. On s'est parlé, tout ça. Mais c'est juste qu'on s'attendait pas sur les mêmes choses. Puis moi, je sais ce que je veux pour ma carrière. So, j'ai décidé de partir. Je voulais graduer en premier de base. J'ai interprété en retard. J'ai pris le risque d'interpréter en retard, mais aussi pour gagner le fait que j'ai mon diplôme de Syracuse. Moi, je m'en fous. Il n'y a personne qui va prendre ça de moi. J'ai mon diplôme. J'ai fait ça. Je suis parti. Je suis arrivé à Utah durant l'été. J'ai fait ce que j'allais faire. Les coachs m'ont dit, écoute, on veut que tu viennes ici pour jouer. Moi, je suis comme, OK. Je vais aller là-bas, je vais faire ce que je dois faire, je vais grimper comme si je faisais à Syracuse, puis la saison va commencer, puis au moins je vais toucher le terrain, tu comprends? J'essaie mon mieux de faire mieux que ce que j'ai fait à Syracuse la dernière saison, parce que c'est ça que je voulais faire. Sinon, j'aurais pu déclarer après à Syracuse, mais c'est comme si j'avais encore quelque chose à prouver avant de partir. Je suis allé à Utah, première game, je n'ai pas joué, puis je voyais le pattern, je n'étais pas en train de jouer. Ça, c'est là que ça a commencé à jouer avec mon mental. Ça a joué avec mon mental, ça a joué avec mon mental. Les coachs me disaient rien. Ils me disaient rien, ils me disaient rien. J'étais allé voir mon coach à certains points parce que j'étais comme, qu'est-ce qui va arriver? Est-ce que je vais jouer Nannan? Il me dit, sois patient. On va te mettre sur le terrain bientôt, Nannan. Moi, je suis pas un idiot. Moi, je sais quand t'es entré en MBS. Ça, j'étais comme, OK, tu sais quoi? Je vais pratiquer. Parce que de toute façon que notre team était, notre offense, c'est pro star. C'est complémentaire de comment mon playbook était à la circuit. Moi, j'étais comme, OK, c'est pro star, c'est les mêmes choses qu'ils disent dans la NFL, CFL. Je pratique plus que je joue dans les games. Moi, je me suis mis dans la mentalité. J'ai accepté le fait que je ne vais pas jouer. J'étais comme, OK, je vais juste aller go hard and practice. Go hard and practice, je vais étudier les jeux, les signaux, plus que les autres gars parce que j'ai plus de temps. Donc, j'ai fait ça, puis quand c'était la fin de la saison, j'étais comme… J'allais transfert encore. J'allais transfert à FAU, mais j'étais comme… Non. Il y a trop de choses qui se sont passées pour que… C'est trop de choses compliquées. J'étais comme, tu sais quoi, je reste clair, puis fuck, qu'est-ce que je vais faire, puis… C'est ça. Mais pour l'inverse, l'histoire de Utah, c'était… Ça, c'était probablement le seul temps de ma vie que ça a vraiment géré mon mental. Au point que je voulais lâcher le foot. Parce que de un, je suis à Utah, je suis Midwest. Je suis loin, là. [00:27:51] Speaker B: T'es loin, oh, c'est bien réel. [00:27:53] Speaker A: Puis je suis tout seul. C'est comme pas pour dire que «I get home », c'est juste le fait que je peux pas juste rentrer chez moi comme si j'étais à Syracuse. Syracuse, c'est quatre heures de ma maison. Utah, j'étais comme... C'est ça, je fallait que... Puis j'étais tout seul dans mon appart, comme j'avais personne à parler avec parce que je voulais pas parler à personne. Ça, j'étais toujours dans ma tête. Puis comme je savais déjà que j'allais me lever, puis... J'allais pratiquer, puis j'allais pas jouer. Puis l'affaire qui a joué aussi dans mon mental, c'est qu'il me disait rien, puis il me faisait voyager pour les games. Chaque game, chaque game away, il me faisait aller. Puis après, à un certain point, j'ai dit comme, si je suis pas pour jouer, pourquoi je travaille? Puis après, il me disait, on veut que t'apprennes. Non, non, non. Ça, j'étais comme... «We're halfway into the season and you still want me to learn », c'est comme… Moi, c'est ça que je me suis dit dans ma tête. [00:28:43] Speaker B: T'as un vêt' de quatre ans entier aussi. [00:28:45] Speaker A: C'est ça. Ça me dit «je veux que t'apprennes». C'est ça que les questions ont commencé à pop-up. Est-ce qu'il ne joue pas parce qu'il ne connaît pas son playbook? Non, non. Mais c'est vraiment pas ça. Parce qu'il ne savait pas comment mettre sur le terrain. Parce qu'il y a des gars en avant de moi qui ont fait des promesses. [00:29:02] Speaker B: Qui a fait des promesses? [00:29:03] Speaker A: They made promises to other guys qui étaient en avant de moi. Quand j'ai réalisé ça, j'étais comme «c'est bon». [00:29:10] Speaker B: fait que c'est beaucoup plus politique. [00:29:12] Speaker A: Oh, yeah, yeah, yeah, yeah, yeah, yeah, yeah, yeah. Puis ça aussi le fait que c'était NIL. C'était le spark de NIL. C'est pour moi que j'essayais déjà. Moi, je suis pas allé à Utah pour aller à NIL. C'est juste la fin. Moi, c'est que j'avais juste deux options. C'était Oklahoma State ou Utah. Le porto fermait comme j'avais. Pour le reste, j'ai quand même passé 7 jours pour choisir. Puis Oklahoma State me parlait pas comme ça. Ça, j'étais comme, je vais juste aller à l'école que, obviously, they want me there. Puis c'est ça qui est arrivé. Si j'avais pas gradué de Syracuse, j'aurais déjà... C'est important pour moi d'être gradué de Syracuse. Moi, ce qui est passé à Utah, j'étais comme OK, ouais. Ça m'a testé mentalement, mais à ce point-là, tu ne peux pas me briser mentalement comme ça. Ça ne va pas être facile, trust me. [00:30:02] Speaker B: Non, exact. Tu as gradué en quoi à Syracuse? [00:30:04] Speaker A: J'ai gradué en Human Development and Family Science. En 2024, j'ai gradué. [00:30:08] Speaker B: Il n'y a rien qui peut t'enlever ton diplôme. C'est ça qui est le fun. [00:30:11] Speaker A: Oui, c'est ça. [00:30:12] Speaker B: Tu avais le foot comme priorité, puis avoir tes études, avoir ton diplôme. C'est vraiment sick. Est-ce que tu décrirais la situation à Utah comme une des plus dures que tu as vécues dans ta carrière? [00:30:26] Speaker C: Yeah, 100 %. [00:30:27] Speaker A: Parce que je ne jouais pas. Je suis allé de starter, team captain, à sitting on the bench, je travaille chaque away game, je suis habillé, même pas en tracksuit. Quand il y en a un, il ne me laissait pas. Je suis allé en tracksuit, dress, warm-up. J'arrive, la game commence, je sors le manteau de la game. [00:30:49] Speaker B: Damn, ça c'est tough, man. [00:30:50] Speaker A: Ça se traduit, c'est tough. Mais il fallait que je reste fort mentalement sur ça. [00:30:55] Speaker B: Exact. Comment t'as fait pour surmonter cette étape-là? Parce que, en fait, pour te donner du contexte, bon, j'ai jamais joué une CI, mais moi j'ai vécu exactement ça qui est ce que t'as vécu. On n'a pas toutes les mêmes réalités non plus, mais... Si je mets ça en termes faciles, en termes simples, que tout le monde comprenne, j'ai vécu exactement ça. Fait que je sais c'est quoi. Êtes-tu le bain, puis... Ah, t'es 13th guy, t'es tout le team. Arrête de me dire ça, là. C'est comme, tu sais... Comment est-ce que t'as passé à travers ça? [00:31:26] Speaker A: Ma famille. Parce que je sais pourquoi je le fais. I know my why. My why, c'est ma famille. Comme... Pourquoi je vais... I'm gonna be selfish, puis dire, ah, je vais lâcher le foot. Parce qu'ils sont en train de me bench. Comme... My future, le film que j'ai sur The Syracuse, je savais déjà que ça allait... It can hold enough weight pour me rendre où je veux me rendre. C'est juste vraiment l'année que j'ai faite, après Syracuse, c'était juste pour, comme j'ai dit avant, prouver que je peux faire mieux. Puis ça n'a pas marché, ça n'a pas marché, mais à la fin de la journée, comme tu vois, je me suis fait drag fuck à lui. Ça ne m'a pas dérangé. [00:32:07] Speaker B: Mais c'est... C'est fou, pareil, c'est... C'est une folle histoire ça, vraiment. Folle histoire parce que même si on marche sur un nuage des fois et on peut penser que tout va bien, ça prouve que même... le first overall pick du 2025 CFL Draft, il a vécu des affaires la même. Ça nous met tous humains et on a tous des challenges, mais c'est comment tu vas réagir et comment tu vas ressortir de ces challenges-là qui font la différence entre les winners et les losers. Mais non, c'est hot, man. J'allais te demander si tu avais des histoires marquantes de ton parcours NCA, sur le côté plus positif maintenant, qu'est-ce qui t'a marqué? Des histoires un peu de ce... Juste [00:32:51] Speaker A: les gars qui étaient là avec moi. Comme, hors du football, juste la fraternité que j'ai créée avec les gars. Il y a des gars que je parle avec jusqu'à ce date. Puis, comme c'est mes frères. J'ai pas de frères, moi, de base. J'ai trois soeurs. C'est ça, les gars que j'ai joués au foot avec pendant les quatre ans que j'étais à Syracuse, c'est littéralement mes frères. Je peux les appeler quand j'ai besoin de quoi, si j'ai envie de parler, ils vont être là pour moi. Même chose avec eux. Donc, comme, juste ça. Puis sur le terrain, c'est juste... l'année dernière année, ma dernière année. Pour le reste, je me suis mis dans la mentalité cette année-là. J'étais captain, je pensais à ce que j'allais faire. Il y avait un peu de controversie parce que la situation de Carioz, on ne pouvait pas lancer la balle. Ça m'a challengé un peu, mais pour le reste, j'ai over comme ça. Puis la saison, je l'ai eue, j'étais content. J'ai bien fini ma carrière à Syracuse, c'est vraiment juste ça que je veux dire. C'était le fun, pour l'heure, c'était le fun. À un moment donné, ça a un haut et un bas, mais là, je suis content que je ne sois pas à l'université. À un moment donné, pour moi, si je n'étais pas retourné, je ne pourrais pas le faire. [00:34:01] Speaker B: Non. [00:34:02] Speaker A: Non. [00:34:03] Speaker B: Pour quelles raisons? Est-ce que c'est parce que dans ta tête, tu es ailleurs, tu as passé à la prochaine étape? [00:34:07] Speaker A: C'est vraiment pas ça. C'est juste là, avec le NIL, NCAA, c'est rendu fou maintenant. Trust me, c'est rendu fou. Parce que comme tous les jeunes veulent l'argent, ils ne sont pas vraiment committed à l'école, qu'ils veulent être là. Comme si, par exemple, je suis arrivé à Syracuse, j'ai choisi Syracuse parce que je savais que it was the best fit for me. Pas parce que je me faisais payer. Je ne suis pas allé là pour me faire payer. Je suis là, full scholarship, je ne fais rien à m'inquiéter. Si je n'étais pas rentré à Syracuse et que j'étais dans le milieu de l'NIL, ça serait une sorte d'histoire, peut-être. Mais c'est pas pour moi, personnellement. Je veux dire juste en général. Money comes into effect. Et il y a des fois les parents qui rentrent dedans. J'ai entendu l'histoire et j'ai vu les choses. J'étais content que je ne sois pas allé à l'université. Je suis content que je sois rentré. Quand je suis rentré, Covid, il n'y a rien qui se passe. Puis grind, grind, grind, build a name for yourself, puis vive ta vie. [00:35:12] Speaker B: En fait, qu'est-ce qui t'arrive un peu de dénaturaliser un peu le côté culturel des équipes? Ce que je comprends, c'est que les NIL ont un gros impact là-dessus, parce que les joueurs, pas tout le monde... [00:35:24] Speaker A: Ouais, tu sors pas tout le monde, mais c'est ça que tu vois. [00:35:26] Speaker B: Ouais, c'est ça. Pas la majorité, mais une partie de ces joueurs-là ne vont pas dans des programmes qui veulent vraiment aller, mais ils vont plus parce que lui me donne 100 000 de plus que l'autre. [00:35:36] Speaker A: Exactement. C'est exactement ça. C'est exactement ça. C'est fou, mais je suis content que je n'étais pas avec lui dans ça, trust me. Parce qu'il y a des gars qui... Comme si, par exemple, je vais créer un scénario. Comme si, par exemple, je vais aller à une école. Je m'en vais à... On va jouer, on va étudier au Syracuse. Je m'en vais à le Syracuse, puis ils ne m'offrent rien. Je vais là, ils me disent, tu vas aller là, tu vas faire ce que tu vas faire, tu vas start... Puis un gars qui était commit à, je ne sais pas, à... Quelle équipe? ACC. Il était commit à Pitt. Puis après, Syracuse l'a offert, l'argent pour venir là. Il va flip sur Pitt pour venir à Syracuse. Puis là, ça va affecter moi parce que moi, I'll get pushed to the side. Parce que là, le gars qui vient, il s'est payé plus que moi. Techniquement, dans un sens. Puis ça, il va être obligé de jouer. Ça, c'est la même chose quand t'es professionnel. So, the aspect of... College, ça va devenir professionnel dans les années qui viennent. [00:36:41] Speaker B: C'est wild, ça. [00:36:43] Speaker A: C'est comme si tu regardes en jouant. J'étais dedans, ça, je le sais. Mais je garde mon esprit, parce que ça m'a pas affecté, moi. Mais je le vois, puis c'est comme... Je parle avec mes coachs, qui sont des coachs secondaires, puis on est comme... Yeah, c'est fou, mais... C'est ça qui voulait commencer, c'est ça qui est arrivé. [00:37:02] Speaker B: Exact, c'est ça. C'est rendu la nouvelle réalité, donc on n'aura pas le choix de s'adapter à ça, mais c'est fou, man. Je ne le voyais pas de cette façon-là, man. Je trouve ça plate pour le côté culturel des équipes, parce qu'il y en a qui ont tellement des belles... Il y a des programmes qui vont tout le temps rester des powerhouses et qu'on connaît la culture de ces places-là, mais c'est plate que des petites écoles perdent des bons joueurs juste parce qu'une autre grosse école a offert plus gros, mais elle serait vraiment allée là. C'est juste que la grosse école m'offre ça. La différence, je pense, quand professionnel, puis quand t'es college, c'est justement, t'es à l'université. Il y a l'école, il y a... Je peux comprendre quand t'es professionnel que quand le gars, ils prennent un bet sur toi. C'est vraiment ça, ils prennent un bet sur quelqu'un. Fait qu'ils mettent de l'argent sur toi. Toi, t'as une valeur en tant que personne. Là, tu mets ça, tu mets une valeur sur un étudiant. C'est quand même tough. [00:38:03] Speaker A: C'est ça. Imagine, tu devais payer un gros chunk d'argent. T'aurais plus envie d'aller à l'école. [00:38:09] Speaker B: Il y a ce côté-là. [00:38:10] Speaker A: Tu n'aurais plus envie d'aller à l'école. [00:38:11] Speaker B: Exact. [00:38:12] Speaker A: Si tu regardes sur les réseaux de transfert pour d'autres, il y a des gars qui transfèrent à chaque année. Il y a des gars qui transfèrent chaque année. Tu transfères cinq fois. Tu n'es pas «established» dans l'école. Tu ne peux pas construire un nom pour toi-même si tu vas à une école pour une saison. [00:38:31] Speaker B: Oui, c'est ça. [00:38:32] Speaker A: C'est ça que je commence à faire. C'est pour ça que moi, avec Syracuse, je suis resté là tous mes quatre ans. J'ai gradué et après, je suis parti. Donc là, je sais que mon nom et mon héritage à Syracuse, ça reste, parce que d'un, je suis un capitaine de l'équipe. Puis j'étais là de rookie à senior. [00:38:54] Speaker B: Ton nom aussi, c'est ton CV, veux-vous pas? [00:38:58] Speaker A: C'est ça. [00:39:00] Speaker B: Quand tu te fais repêcher ou tu te déclores pour la NFL, la CFL, les coachs... [00:39:05] Speaker A: Ils vont se poser des questions, pourquoi tu as transfert? Exact. Pourquoi tu as transfert chaque année que tu transfères? [00:39:10] Speaker B: Exact. En tout cas, moi, je serais un coach, je me poserais des questions. Je regarde un gars, ça fait quatre ans qu'il est en même place, il a été capitaine. Bon, là, tu regardes ses stats, il y a un bon style de joueur qu'on veut. Je pense que c'est plus vendeur seul qu'un gars. En fait, ce que je comprends, c'est qu'il y en a qui utilisent plus ça comme un genre de money move. Plus un comme, regarde, je suis bon au foot, mais je ne me vois pas vraiment jouer pro. [00:39:31] Speaker A: Il va essayer de faire les money moves. [00:39:33] Speaker B: Exact. C'est juste genre, OK, mais regarde, je suis bon au foot, puis je peux me faire quelques 100 000, quelques 10 000 piastres. Pourquoi pas, tu sais, je vais me déplacer, je vais achecaner. [00:39:41] Speaker A: C'est ça. [00:39:42] Speaker B: Ça, c'est la décision de chacun. [00:39:44] Speaker A: Moi, personnellement, je ne pourrais pas faire ça, Kudos to the guys who do it, mais je ne peux pas faire ça. [00:39:49] Speaker B: C'est ça. C'est quand même spécial. Qu'est-ce que la NCAE t'a fait réaliser sur toi et sur ta carrière? [00:39:58] Speaker A: En tant que Canadien, anything is possible. À NCAE, quand tu regardes ça quand t'es jeune, t'es comme... t'es aux States, t'es dans les gros stades. C'est différent du Canada. Le terrain est différent, tout est différent. The tradition is different. Tu te rends là et être dedans, en tant que Canadien, tu te rends là et tu te dis «OK, I can do this». Comme tu peux compter avec les Américains, comme ça. «Ah, on va dire parce qu'on vient du Canada qu'on n'est pas comme les joueurs de foot.» C'est ça qu'ils font des fois. Ils disent que les Canadiens ne seront pas les meilleurs au foot. Quand tu regardes clairement dans la NCAA, il y a les Canadiens qui dérangent. Tu vois, il y a des Canadiens qui dérangent, ouais, 100%. [00:40:42] Speaker B: Le running back, D. Rodgers. [00:40:43] Speaker A: C'est ça. [00:40:44] Speaker B: Il est fucking fort, ce gars-là. [00:40:45] Speaker A: Il a la dalle, lui. [00:40:45] Speaker B: Ouais, man. C'est un Québécois, en plus. [00:40:47] Speaker A: Je sais. [00:40:48] Speaker B: Je sais pas si tu le connais, tu? [00:40:50] Speaker A: Ouais. Antoine Deslauriers. [00:40:52] Speaker B: Antoine Deslauriers, c'est un beast, ce gars-là. [00:40:54] Speaker A: Exactement. C'est comme des Québécois. Le pipeline de Canada-États-Unis NCAA, Je te garantis qu'il y a du talent qui vont partir du Québec, qui vont aller là et qui vont dominer. J'ai oublié, il y a un joueur de l'université de Laval qui est parti à Colorado State. C'est ça, c'est un exemple aussi. Tu peux faire un an, deux ans à l'université ici, mais les coachs de l'NCAA sont situés là-bas. Pour les Canadiens qui sont ici et qui pensent qu'ils ne peuvent pas mourir en NCAA, non, non. Trust me, il y a des coachs qui regardent. Ils vont continuer à regarder parce qu'ils savent qu'on a différentes mentalités ici. [00:41:33] Speaker B: Ça prouve qu'il y a de la place. C'est comme tu dis, ce n'est pas parce qu'on est moins bon nécessairement. On a tendance à souvent les mettre sur un piédestal. On ne devrait pas les mettre sur un piédestal, on devrait plus voir ce qu'ils font et essayer de s'inspirer de ça. Ce que je me rends avec ça, c'est que quand tu es un joueur, on prend l'exemple de Jordan Lessard. Je le connais Jordan, je l'ai déjà côtoyé. Le plan de tout ça, c'est que j'ai fait mes années à Laval. First team All-Canadien, c'est deux, trois premières années. Il a start, ben il s'est dit, moi je sais-tu quoi, ben moi je veux jouer dans l'NFL. Fait que pour aller chier, j'étais dans mon step dans l'NFL, il a fait le step de la NCA. Exact. Il a fait le step de la NCA, pis t'sais, il se voit pas jouer trois, quatre saisons là-bas, lui c'est une, deux saisons, pis let's go. Next step. Fait que c'est le fun de voir qu'il a des opportunités, pis la seule différence c'est que nous on est 40 millions, eux autres sont 400 millions. Quand t'as dix fois plus de personnes, t'sais, tu vas en avoir des talents un peu plus qui vont sortir, mais... C'est... c'est vraiment hot. C'est quoi ton plus grand apprentissage du sport? [00:42:57] Speaker A: mon plus grand apprentissage... Comment être structuré. Ça, c'est... ça, c'est le plus gros. [00:43:04] Speaker C: Comme... [00:43:05] Speaker A: Faire des choses avec ma tête sur mes épaules. Comme... Même dans la vie, tous les jours. Soit, comme, il faut que j'ai un plan. Pas juste faire... faire dans ma tête, dans... Il faut que je me tienne dans un... I need to hold myself accountable to certain things I do. Si je sais que je peux me remettre dans une situation qui peut m'affecter, il faut que je me rappelle que, comme, écoute, il y a tes parents qui vont t'affecter, ta famille qui va t'affecter. Puis même si j'ai pas mon juge sur mon dos, je sais qu'il y a mon autre famille sur mon dos. Comme Alfred est toujours sur mon dos, même si je vais au dépanneur. Puis imagine, je vais au dépanneur, Je suis comme, ah, je veux voler un bonbon. Dès que je prends la faute, mon nom est affecté. Même si je n'étais pas un joueur de foot, mon nom est affecté. Si je n'étais pas me tenir avec le mauvais monde, mon nom est affecté. Puis si ça affecte moi, ça va affecter ma famille aussi. Parce qu'ils vont dire, «Oh, tu es Alford?» Ah, toi, non, non, non. Mais le fait que je représente mon dernier nom de la bonne façon, c'est ça qui est mon plus grand accomplissement. [00:44:13] Speaker B: Non, c'est «it follows you to the grave». [00:44:15] Speaker C: Exactement. [00:44:16] Speaker B: C'est tellement important. Si on compare à l'argent, l'argent, tu vas toujours pouvoir en faire, tu vas tout le temps en avoir, mais la réputation… [00:44:27] Speaker A: C'est ça, comme tu peux vivre ta vie et te dire «je veux de l'argent, je veux de l'argent, je veux de l'argent », ça va vivre une belle vie. It's the reputation you build for yourself, ce que tu builds pour ta famille. The rooms that you step into, le monde que tu vas rencontrer, quand tu vas les parler, ils vont comprendre juste avec le fait que tu te comportes. J'ai rencontré du monde que je ne savais pas que j'allais rencontrer. Ma tournée m'a emporté quelque part. Moi, je suis juste rentré là, je parlais, parlais, et là, il me dit que c'est des multimillionnaires qui étaient là. Moi, je ne sais pas. Moi, je m'en fous de l'argent. Moi, c'est juste «building a reputation for myself». Donc, quand le monde va me voir à la télé ou «wherever », ils vont dire «lui, on le connaît comme c'est un bon kid». Moi, je sais qu'il n'y a personne qui peut parler mal de mon nom. Parce que je ne me tiens pas à ça. L'image que je perçois, c'est un gars qui a sa tête sur ses jambes. [00:45:29] Speaker B: C'est vraiment… parce qu'il n'y a Il y a beaucoup de gars qui ont de la misère avec ça. Il y a beaucoup de talents aussi qui se sont perdus parce que, justement, c'est qu'est-ce qu'ils faisaient après les pratiques ou à l'extérieur de l'école qui étaient... qui brisent leur réputation, qu'ils brisent leur talent, mais c'est autre. Ça me fait penser... C'est qui la personne la plus impressionnante que t'as rencontrée? [00:45:54] Speaker A: Je t'ai surfé, c'était Brandon Marshall. [00:45:56] Speaker B: No fucking way! [00:45:57] Speaker C: Yeah. [00:45:59] Speaker A: Et Chris Carter aussi. J'ai rencontré Chris Carter à cause de FAU. [00:46:05] Speaker B: Pour vrai? [00:46:05] Speaker A: Yeah. Chris Carter est là-bas. J'ai rencontré lui. J'ai sauté, j'ai parlé avec lui. Hall of Famer en plus. [00:46:13] Speaker B: Ça, c'est sûr. Comment tu as les opportunités de… [00:46:19] Speaker A: Parce que FAU, il travaillait pour FAU. Je pensais qu'il était… Je ne sais pas le nom. Mais il était là pour aider. Il était là. ressources pour que les gars parlent avec lui. Puis quand j'étais dans le processus, quand j'allais transfer à FAU, c'était le processus que je parlais avec lui, puis il a regardé mon type, puis il a vu mon talent. Il faisait des petits jokes, non, non, non, mais quand les coachs font des jokes comme ça, je sais déjà que c'est parce qu'ils croient en toi. Unfortunately, j'ai pas eu l'opportunité de jouer à FAU pour que j'aie moins mon talent, mais juste le fait que j'étais capable de m'asseoir avec lui puis avoir des discussions, c'est un blessing. [00:46:59] Speaker B: Non, c'est sûr que c'est un blessing. Vraiment sick. En route vers les pros. Par la suite, j'ai vu que ton pro D, t'avais quand même bien performé. [00:47:08] Speaker A: Yeah. [00:47:09] Speaker B: 4-4-6, que t'as enregistré, Fortier Dash, ton 40 virges. 4-4-6 à 6 pièces 6, 224 livres. [00:47:19] Speaker A: Yeah. [00:47:20] Speaker B: Man. [00:47:21] Speaker A: Je ne t'ai même pas supposé courir à 224. C'est ça qui est fou. Je t'ai supposé courir à 215. Je ne sais pas à qu'est-ce que j'ai mangé, mais à la weigh-in, j'étais lourd. J'ai couru lourd, puis j'ai couru un 4-4-6. C'est ça le joke avec moi et mon trainer. On a couru lourd, mais on a couru vite. [00:47:42] Speaker B: Exact. Comment ça se passe, un prodé comme ça, parce que toi, c'était pas le combine. [00:47:49] Speaker A: Non, c'était le Big 12 Prodé. Le setup, c'était un peu comme le combine. C'est pratiquement la même chose. On est allé à Texas, j'étais là, j'étais logé, puis j'ai fait mes testings, les choses qu'on fait avant, puis c'était comme un combine. C'était vraiment comme un combat, parce que les caméras sont... Quand tu cours le 40, les caméras sont... Tout le monde est visé sur toi. Tu vois les scouts avec leurs choses dans leurs mains, près que tu cours. À la fin, au 40, tu vois les coachs. Ça, c'était comme... Damn. Mais moi, la force, c'est qu'avec moi, ce qui est... qui est quand même cool, parce que je suis rentré là, Personne, parce que j'avais transferté, je me suis mis dans le porto après Utah. Techniquement, je n'ai même pas souhaité d'être là. J'ai eu mon agent qui a parlé avec lui et qui m'a dit qu'il allait déclarer qu'il était à Utah et qu'il pouvait le faire. Il a dit oui. Je suis allé là. Personne ne savait que j'étais qui. Personne. Sauf le monde de CFL. Les équipes de l'NFL me connaissaient pas comme ça. Pas comme ça, ils me connaissaient pas comme ça. Obviously, ils savent chez qui, mais comme, ils savaient pas que j'allais aller là puis faire qu'est-ce que j'allais faire. Je suis allé là, j'ai couru. Le premier, j'ai couru un 4-5-1. Puis je parlais avec mon trainer. Il est comme, je t'ai garanti que tu vas courir en bas d'un 4-5. C'est ça qu'il m'a dit. Je suis comme, all right, but say less. Je me suis primé, je me suis mis dans la têche, je suis comme, you know, listen. J'ai besoin de courir vite. J'ai besoin de courir lentement. Je ne suis même pas stressé. J'ai PR sur mon bench. J'en ai là. [00:49:31] Speaker B: C'est fou. [00:49:32] Speaker A: Littéralement, je suis allé là parce que je n'ai rien à perdre. Je savais déjà qu'il y avait une équipe CFL qui allait me prendre, peu importe. à cause de la discussion que j'ai eue. Mais juste le fait que je suis allé là, I didn't want to go prove something quelqu'un. I'm not washed. Ça va pas dire parce que j'ai pas joué à Utah que je suis pas un... I'm not a good football player. Puis c'est vraiment juste aller là puis prove people wrong. C'est ça la mentalité que j'ai maintenant, to be honest. Aller quelque part and just prove people wrong. [00:50:01] Speaker B: Je pense que c'est une bonne mentalité à avoir. [00:50:03] Speaker A: Mais pour l'heure, j'ai une mentalité là depuis le secondaire. Parce que trust me, il y a des profs qui me disaient Côté études, il y a des profs qui me disaient, «Ah, tu vas pas te rendre loin. Non, non. Tu vas pas te rendre loin.» Ils me disaient toujours, «Non, non, non.» Même primeur. Oh, qui l'a encore? Primeur. Je me suis fait foutre d'ordre de mon primeur. Personne, c'est ça. Je me suis fait foutre d'ordre de mon primeur parce qu'ils ont littéralement amené mon père à l'école pour dire, «He's not going to succeed here. Il faut qu'il change d'école.» Quoi? J'ai pas exposé l'école, mais ouais, c'est ça. Je me suis fait foutre d'ordre d'une école primeur. Pas à cause de mon comportement, juste parce que ils croyaient pas que j'allais succéder à l'école. Sur le fait que j'ai mon diplôme, je suis joueur professionnel au niveau. Toutes ces preuves-là, tout le monde qui m'en doute, non, non, non. It was just fuel to the fire the whole time. [00:50:56] Speaker B: Yo, ça c'est... Yeah. Fire, je sais pas comment l'expliquer. [00:51:01] Speaker A: C'est vraiment... Ouais, quand je dis au monde comme... Like, the real rundown of, like, the gritty. Comme, c'est comme, oh, damn. Comme, je n'étais pas supposé d'être ici. Comme, il y a du monde qui dit, oh, I'm not supposed to be here. Je suis littéralement pas supposé d'être ici. Trust me. Parce que j'aurais pu lâcher, j'aurais pu lâcher l'école avec ce que j'aurais pas joué au foot. J'aurais pu lâcher dès que j'ai commencé, même avant que je commence le secondaire. J'aurais pu dire, je ne veux plus faire de sport. Je ne veux même plus aller à l'école. Dès que je ferai plus du temps, j'aurai arrêté le sport et l'école. Mais pour le reste, j'étais comme, si je fais ça, je laisse tout le monde qui a dit qu'il ne pouvait pas le faire, gagner. Je ne peux pas faire ça. Je ne peux pas être dans... Je ne peux pas être dans la bonne tête et savoir que les gens qui ont dit qu'ils ne pouvaient pas le faire ont gagné. Donc, c'était juste ça. [00:51:52] Speaker B: Donne-leur pas raison. Yo, man, ça, c'est hot. Je respecte ça, man. C'est inspirant, man. Qu'est-ce que tu dis? Sérieusement. C'est vraiment... Tu sais, ça me fait penser à Utah. Ça m'a même affaire. Tu les as pas laissés gagner dans ce sens-là, c'est que... Yo, tu me fais pas jouer, mais sais-tu quoi? Je vais tout te donner en pratique, je vais aller faire mon Pro-D, puis... Man, ça a fini comme ça a fini, mais c'est vraiment hot, sérieusement, je respecte ça, sérieusement, c'est fucking inspirant pour vrai. Toute cette histoire-là, wow, man. [00:52:25] Speaker A: Il y a beaucoup de monde qui connaît les stuff. [00:52:27] Speaker B: Je suis content que tu prennes le temps et que tu en partages ici. Moi, c'est tout ce que je veux de ce podcast-là. C'est venir partager ces histoires-là. Il y a de l'apprentissage là-dedans. Moi, j'écoute ça et je suis assis en face de tout et je suis comme «yo». Moi, j'apprends en ce moment. Moi, je prends des notes. Je ne joue pas au foot, mais ça s'applique autant à ma vie d'étudiant, dans mes projets de podcast, dans mes projets de start-up. C'est comme pis... Tu vas en avoir des gens qui doutent de toi, tu sais. Et c'est comme... C'est juste... C'est ce que t'es ici, c'est... En tout cas... C'est... Man... C'est... Sérieusement, c'est... C'est vraiment... Fait que toi, le sentiment de l'imposteur, tu connais pas ça, là. [00:53:10] Speaker A: Moi, je suis... Moi, j'ai une mentalité que si t'es pas là pour me supporter, je te connais pas. Comme pour, littéralement, quelqu'un peut être en avant de ma face pis dire... Il y a du monde qui peut venir ici avec moi et me dire, «Ah, t'es trash, t'es poche, t'es poche.» Moi, je ne les donne pas mon attention du tout. Même mes amis, ils viennent avec moi des fois et ils savent que tu parles tout seul parce que I'm a brick wall quand tu dis des conneries comme ça. Mais c'est drôle quand eux, ils le font, mais quand c'est du monde qui ne me connaît pas, c'est comme là, tu le fais pour essayer d'avoir une réaction. Moi, à la fois, je ne vais pas réagir avec mes actions. Je vais réagir avec... Je ne vais pas réagir pour me battre. J'ai pas le temps pour ça, là. Je réagirai par mon travail que je fais. Puis là, ça va être comme, oh, damn. C'est comme, je t'ai dit que... je t'ai dit que je suis cut. Je suis pas... je suis pas là pour... pour niaiser avec du monde, non, non, non. Je suis là pour... De ne pas laisser... [00:54:16] Speaker B: Tu sais, ça, c'est littéralement de... laisser passer tout le non-sense. C'est juste la brume, c'est juste tout le monde qui veut être déconcentré. Mais non, c'est vraiment impressionnant. Tu peux dire que tu étais supposé de courir à 215 livres, de courir à 224. En tout cas, sur le weight, parle-moi un peu de ta préparation. C'est quoi, en fait, J'ai envie de te concentrer sur... Selon toi, c'est quoi le truc à ne pas négliger quand tu t'en vas dans des combines, puis tu te prépares pour aller jouer professionnel? [00:54:53] Speaker A: Ton sommeil. C'est dur d'avoir comme... Tu peux être dans ta tête, oui, je comprends, non, non, mais comme quand j'étais au Pro D, mon agent m'a resté tranquille, mon trainer m'a resté tranquille. J'étais juste dans ma chambre, j'ai fait mes préparations, j'étais juste zen dans mon bulle. comme je n'étais pas en train de stresser, de dire «je suis d'accord avec ça, je suis d'accord.» Non. Parce que c'est quand tu es en train de penser que «ah, il faut que je fasse ça.» Non. Tu dois essayer de prouver aux gens qui tu es. C'est là que tu risques de… je ne suis pas pour tout le monde, mais tu risques de te déchouer un peu. Mais comme si tu vas dans la mentalité de «je vais aller là-bas et faire ce que je dois faire.» Et les résultats sont les résultats. Littéralement comme avoir un chip sur les jambes. Puis c'est ça que j'avais, puis je suis allé là. Je voyais des gars qui s'étaient stressés, là. J'étais là, j'étais comme... Ah, c'est sûr. Ah ouais, ça va, ça va. Parce que la part d'être Canadien, c'est comme, you know, t'as deux ligues, là. Il y a CFL ou NFL. Moi, en tant que Canadien, je suis là, je suis comme... I'm gonna do what I gotta do. Parce que je suis pas allé aux campagnes de CFL. So, basically, moi, au Pro-D, maintenant, je fais mon campagne de CFL. Je fais les deux en même temps. Moi, j'étais comme, «If I don't catch the eyes from the NFL, c'est sûr que le CFL regarde.» Il y avait des recruteurs du CFL qui étaient là. Je savais déjà comment c'était. C'est vraiment juste aller dans la situation et ne pas être stressé. C'est dur. Je peux le dire maintenant qu'on ne va pas stresser. It's easier said than done. C'est pas si profond, détend-toi. [00:56:39] Speaker B: C'est probablement qu'à ce moment-là, t'as eu un peu de stress, mais c'est pas ce qui faisait partie de ta tête. [00:56:46] Speaker A: C'était pas un mauvais stress, c'est un bon stress. [00:56:47] Speaker B: Exact, c'est ça. En fait, t'as su comment travailler avec pour avoir le succès que t'as. T'as pas fait comme les autres qui se sont écrasés là-dessus pour justement essayer d'impressionner quelqu'un ou whatever. Mais ça, c'est beaucoup dans ta préparation, man. Je pense que c'est dans comment tu te prépares, dans la mentalité. Encore une fois, ça revient au mental, man. C'est fou à quel point, plus tu vieillis, cette game-là devient plus mentale qu'autre chose. Parce qu'à ce niveau-là, tout le monde sont bons. Tout le monde court vite. Fait que... C'est rare comment tu te prépares mentalement, mais c'est hot, man. C'est pas compliqué. Moi, j'ai hâte de courir en bas de 5. Je vais courir en bas de 5. C'est pas genre, «Ah, man, j'ai pas [00:57:26] Speaker A: couru en bas de 5, man, fuck.» C'est hot, man. C'est ça. [00:57:30] Speaker B: C'est hot, man, sérieusement. Ben, écoute, tu me fais penser. En disant ça, la première question qui me vient en tête, en fait, c'est, c'est quoi la mentalité qui sépare les athlètes qui atteignent des niveaux, des sommets de leur sport, de ceux qui n'atteigneront pas ces sommets? [00:57:54] Speaker C: Mais la fois avec le monde qui [00:57:55] Speaker A: sont déjà au sommet, c'est trouver des manières de comment rester là. Il y a du monde qui devient… comme, they get comfortable with where they're at. Je ne sais pas si c'est la même chose à faire, mais moi je considère… I won't recommend doing that. Si tu es bon à ce que tu fais, il faut que tu te rappelles que you can get replaced at any time. Et pour le monde qui est en bas du sommet et qui essaie de se rendre en haut, il ne faut pas que tu regardes en haut et que tu te dises que c'est impossible, genre je suis fatigué, non, non. Même les jours où t'as pas envie, t'es comme, ah, j'ai envie de lâcher tout. Je peux le dire sur le podcast, ah, c'est facile à dire sur le podcast, mais en réalité, c'est pas facile. Oublie pas que, comme j'ai dit avant, you're representing your family. Pas juste toi. Oui, tu fais ça pour toi, mais il y a la famille aussi. Et pour les athlètes qui sont ici. c'est tough, obviously, il faut qu'il travaille, il faut qu'il balance travail, école, foot, comme c'est tough. Moi, pour de vrai, je donne mes props à les gars qui font ça, parce que moi, personnellement, je pourrais pas faire ça. Non, non. Parce que, comme, moi, je trouve, comme, il y a des trois, c'est ça, ton focus va être sur l'un de plus que l'autre. Puis si t'es plus focus sur le foot, travail, Tu ne te focuses pas sur le travail, tu n'as pas d'argent pour payer tes choses. L'école, tu es focût sur l'école, ça peut affecter ton travail. Il faut que tu trouves un balance. Et balancer trois choses comme ça, à un jeune âge, jeune âge-ish, c'est tough. À la place d'aller quelque part, la seule chose qu'il faut que tu te focusses dessus, c'est tes études et le foot. Et les autres, tes études. C'est une grosse différence. C'est pour ça que pour les gars qui sont ici, les gars qui sont au Canada, ou comme je sens général, qui n'ont pas le privilège d'avoir un faux scholarship, je les donne leurs propres. Puis je n'ai pas le choix de faire ça parce que c'est... Collège, je sens général, balancing foot, puis l'école, c'est tough en général. C'est juste tough and it's life. Donc, je balance tous ces trois-là. Yeah. Got to give them their props. [01:00:15] Speaker B: Fait que c'est sûr que t'étais mieux d'être ramassé ici. [01:00:18] Speaker A: Ouais, c'est pour ça que je t'ai dit. Parce que si moi j'étais ici, je pense pas que je pourrais faire ça. Parce que de base, j'ai pas travaillé un jour de ma vie. [01:00:28] Speaker B: Yo! [01:00:29] Speaker A: J'ai jamais travaillé de ma vie. [01:00:30] Speaker B: Ben en fait, travailler en termes de travail, travail... T'as une job étudiante, genre. [01:00:37] Speaker C: D'accord. [01:00:37] Speaker A: Comme pas... Non. Si je veux améliorer, par exemple, je suis jamais allé travailler au subway ou quelque chose. J'ai jamais fait ça, moi. J'ai fait ça au secondaire parce que, de base, j'étais en FMS. Le mot que tu apprends, c'est quoi, FMS? C'est là que tu vas, quand l'école te dit que tu peux pas retourner en régulier, on va te mettre dans ça, puis tu vas faire ces formations métiers spécialisés. Littéralement, ils te préparent pour que, directement, quand t'as fini le secondaire, tu te fous au travail. [01:01:11] Speaker B: Dans le fond, c'est comment dire ça poliment? C'est une école... En fait, c'est littéralement l'école pour les gens qu'ils ne voient pas le futur en eux. [01:01:27] Speaker A: Ish, dans un sens. C'est pour ça qu'ils l'avaient à Dalbé, FMS puis FPT. Quand j'étais dedans, j'étais comme... Je sais pas quel jeu ils essaient de jouer avec moi, mais comme je t'ai dit, I'll never let nobody tell me I can't do something. Moi, je savais que... Je savais c'était quoi. Parce qu'il y avait un chart dans la classe qui montrait... Tu vois, les aiguilles, ça te dit si tu fais ça, tu peux aller là, là, là. FMS, c'était boum, boum, boum. Ça, c'était... Ouais, c'était... Tu commences le secondaire, tu fais FMS, formation spécialisée, DEP. Il n'y a pas de retournée au régulier. C'est pour ça que quand ma décision pour partir au States, c'était clear, il fallait que je t'aille. Je suis parti. [01:02:14] Speaker B: Ça, c'est fou, man. Juste le fait de partir NCA, man, ça a dû enterrer quelques-uns, mais... C'est fou, hein? Souvent, c'est ces gens-là qui vont revenir en rampant après, man. [01:02:27] Speaker A: Puis... Oui, le monde qui va... Je sais c'est qui qui m'ont dit que j'étais pas capable de faire les choses. S'ils viennent me parler, puis ils disent, ah, félicitations. Je vais dire merci. Mais en réalité, c'est pas un merci sincère. C'est comme un merci que... Merci à qui? mais pardon, plus jamais. [01:02:44] Speaker B: Ouais, c'est ça, exact, exact, exact. Exact, c'est un «I told you». Alors 2025, t'es le premier choix au repêchage de la Ligue canadienne de football. La première chose qui m'est venue en tête quand j'ai lu l'article sur ton repêchage, c'est est-ce que tu le sais si tu vas être premier au repêchage? [01:03:08] Speaker A: Tu as des hints, mais tu n'es pas sûr à 100 %. Moi, je ne suis pas sûr à 100 parce qu'à cause de ce que j'ai fait au Pro-D, il y avait la NFL qui était sur moi. Il y a des équipes qui sont comme, pourquoi? On ne sait pas si on va le signer, first, non, non. Parce que si elle a pourtait d'aller à la NFL, straight off of getting recruited, then ça ne sert à rien. Comme tu as dit, c'est… Comment tu le dis? Pas un sacrifice ou un gamble. [01:03:39] Speaker C: C'est un bet. [01:03:39] Speaker A: C'est un bet, basically. Si t'es là, t'es draft, top five, c'est parce qu'ils veulent que tu sois là. C'est ça. Mais... Quand j'ai reçu l'appel, pour l'instant, j'étais surpris. Mais dès que j'ai vu le numéro et que c'était Calgary, j'étais comme, OK. Comme là, c'est la réalité Kingston. J'étais content. Mais quand je suis content à un point que j'ai accompli quelque chose, je ne sais pas comment le procéder. Parce que je sais que, oui, je suis content dans le moment, mais je sais qu'il y a du work qu'il faut que je fasse. Je ne vais pas être comme, OK, ouais, je suis rendu, non, non, non. Il faut que j'aille là, il faut que je work. Quand je me suis fait pick-up par Calgary, je savais déjà que c'était ça qu'il fallait que je fasse. Puis je suis allé là, puis j'ai la saison de jeu, puis je suis content. Il y a des situations qui sont arrivées que je n'étais pas en accord avec, mais pour l'heure en général, avec les gars qui étaient là, c'était une bonne saison. [01:04:36] Speaker B: Tu me diras si ça sonne un peu de cette façon-là, mais... C'est un peu comme, admettons, quand j'ai parti le podcast. J'étais tellement dans le processus, puis la vision dans ma tête est tellement grande que... J'ai réussi des belles choses. Ça va bientôt faire un an que je poste à toutes les semaines un podcast. C'est hot, tu sais. [01:04:57] Speaker A: C'est ce qui t'a fait affaire en plus. [01:04:58] Speaker B: Exact. C'est préparer, c'est démonter, c'est de faire les reels, c'est beaucoup de préparation, c'est le branding derrière ça, à travers les études, en fait, tout. Les invités que j'ai, c'est hot, de rencontrer les gens que je rencontre, les gens qui décident de venir un peu comme toi aujourd'hui. Mais on aurait dit que je suis tellement dans le processus, puis la vision est tellement grande, puis je sais que j'ai beaucoup de travail à faire, que je ne suis pas capable de réaliser les petites wins moi-même. Je ne sais pas si tu as un peu eu ça pour t'expliquer. [01:05:22] Speaker A: Tu es blindé à ça. Parce que tu sais ce que tu veux accomplir. C'est comme, oui, les petits succès, they're here and they're still fun, mais comme tu sais, you can't dwell on that. [01:05:34] Speaker B: Exact. [01:05:34] Speaker A: Il faut que tu… Oui, celebrate it, you accomplished that, boom. Mais comme il y a d'autres, ça ne finit pas là, le travail. C'est ça, je pense que le monde, they lose a little bit. Comme ils ont accompli quelque chose, puis ils sont comme, OK, je suis good. C'est comme si tu gagnais 5 millions, puis t'es comme, ok, je suis good. Je peux vivre ma vie, puis... Non. Non, non, non. Generational wealth. [01:06:01] Speaker B: Exact. [01:06:02] Speaker A: C'est ça la mentalité qu'il faut que t'aies. Il faut pas que tu settles. Et avec le monde qui est entouré de moi, je ne suis pas entouré... Je ne suis pas entouré de gens qui aiment se settler. Ça, c'est aussi le monde que tu tiens avec. Parce que si t'es comme... Si, par exemple, l'exemple de 5 millions. Tu gagnes ton 5 millions, puis le monde, c'est comme... «Oh, t'es good. Tu peux chill.» Non, non. Ça va rentrer dans ta... Comme tu peux pas que ça rentre dans ta tête, mais ça va rentrer dans ta tête, puis t'es comme... «OK, ouais, je suis actually chill. Je peux chill.» Puis c'est là que tu tombes dans le trap. [01:06:32] Speaker B: Fly with the eagles. [01:06:34] Speaker C: Exactly. [01:06:35] Speaker A: Not with the pigeons. [01:06:36] Speaker B: Exactement. That's cool. Je me dis qu'il doit y avoir quand même une certaine pression d'être le premier choix au repêchage. Est-ce qu'il y en a eu une? Est-ce que tu l'as senti? C'est les mêmes attentes pour tout le monde? [01:06:49] Speaker A: Ouais. Moi, j'étais prêt, d'ailleurs, parce que je sais pas mal sûr de qu'est-ce qui est arrivé à Utah. J'ai pas joué. Moi, dès que j'avais l'opportunité d'aller sur le terrain, que j'allais prendre avantage. J'avais pas le choix de prendre avantage, parce que retourner sur le terrain, en plus, en tant que professionnel, c'est comme «ouh, OK». Puis quand on a fait notre pre-season game contre BC, puis j'ai fait le catch, j'étais juste… J'avais attrapé la balle, j'étais comme «OK, là, ça commence». [01:07:24] Speaker B: Le Foucault. C'est en pré-saison, ça? [01:07:27] Speaker A: Contre B.C., ouais. Moi, je m'attendais pas. J'étais chill. J'étais mollo, je n'étais pas stressé. Je sais qu'il y a des yeux sur moi, mais je suis calme. Parce que c'est pour ça qu'ils m'ont draft. Je suis first overall pour une raison. Je ne vais pas aller là et commencer à stresser. Ce n'est pas comme si c'était une surprise. Si c'était une surprise, je serais... Là, tu as un autre type de pression. Mais je sais que je suis capable de faire quoi. Ils ont confiance en moi, j'ai confiance dans le programme, j'ai confiance dans les Jeux. Ça, c'est juste aller là et jouer sans stress. C'est ça que j'ai fait. [01:08:05] Speaker B: Ça a payé. [01:08:07] Speaker A: Ça a payé big time. [01:08:10] Speaker B: Moi, j'avais en tête que... En fait, je me disais, vu que t'es first overall, je me disais, bon, tes chances de jouer sont quand même un peu plus élevés. Je pense qu'il y a quelqu'un qui est deuxième, mettons deuxième round. Mais ce que j'entends, c'est que les attentes, peu importe qui, sont les mêmes. Est-ce que tu joues un peu à ces special teams? C'est-tu pas le même? [01:08:38] Speaker C: Oui, j'ai joué sur les special teams cette année. [01:08:39] Speaker A: J'ai joué sur kick-off, return. Ils vont avoir beaucoup mis dessus parce qu'obviously, il y a du monde qui sont craqués sur ces choses-là. Mais quand les Rotations ont changé et les vétérans sont revenus, ils m'ont mis sur kick-off-return. C'est le fun. Parce que moi, juste être sur le terrain, c'est un blessing. C'est ça. [01:09:04] Speaker B: Moi, il y a un joueur qui m'a dit, c'était Marco Dubois. Marco Dubois, Tynan Clearwater. [01:09:08] Speaker A: Marco est allé à Dalvi en plus. [01:09:10] Speaker B: Oui, c'est vrai ça, c'est vrai. [01:09:12] Speaker A: C'est vous. [01:09:12] Speaker B: Oui, c'est vrai ça. Il m'a dit, une affaire, c'est d'être polyvalent. Surtout quand tu es Canadien dans le CFL, d'être polyvalent le plus possible. Parle-moi de ton premier touché dans la CFL. J'ai vu ce jeu-là, est-ce que tu te rappelles? Peux-tu m'expliquer un peu comment ça s'est passé en fait? [01:09:30] Speaker A: De base, ça c'était un projet que j'ai fait pour être coureur. C'est ça qui est drôle. Je faisais courir un whip. Puis là, j'ai juste couru, puis comme j'ai fait mon motion, j'ai couru. Puis je voyais qu'il n'y avait personne à côté de moi. Puis après, Vierge a lâché la balle, j'ai attrapé la balle, puis j'ai tourné ma tête, j'ai vu le touchdown, puis j'étais comme «Yeah, I got the first one». Comme pour le reste, J'étais tellement excité parce que j'ai pas touché depuis que je suis allé au Circus. J'étais tellement excité que je voulais même pas faire de célébration. J'ai regardé le crowd, j'étais comme «OK, I'm here now». Après, je suis allé célébrer avec les gars. [01:10:12] Speaker B: C'est fou que tu n'étais même pas supposé faire ce jeu. [01:10:16] Speaker A: Oui, c'était fou. C'est un moment drôle. [01:10:19] Speaker B: Exact. Ça fait juste s'en rajouter. Mais écoute, tu étais là. La bonne est arrivée. Tu as joué au foot. C'est un peu ça. T'avais-tu un «Welcome to the League» moment? [01:10:32] Speaker A: Oui. C'était contre Toronto. Non, c'était contre Toronto. J'ai couru un drag. C'était le bon round cette fois-ci. Puis j'ai attrapé la balle, j'ai essayé de former un gars. J'étais comme, OK, I'm back. Puis là, j'arrive au sideline, mais je n'étais pas sûr si je devrais m'éclater ou si je devrais mettre mon épaule. J'étais hésité dans les deux. Puis là, il est venu m'éclater. Comme il est rentré en dessous de moi, il est rentré en dessous de mes pads, j'ai tombé, j'étais comme «damn». Mais comme je l'ai pas senti comme ça, mais comme je l'ai senti le lendemain, j'étais comme «damn». Il y a des gars dans la server qui frappent fort. Mais à part ça, j'étais chill. [01:11:15] Speaker B: Est-ce que c'est le plus gros hit que tu t'es jamais fait frapper? [01:11:18] Speaker C: Non. [01:11:18] Speaker A: Ah non? Je me suis fait frapper à Syracuse. C'était dans le pile. Après, il y a juste quelqu'un qui est venu et m'a frappé. Je pense que c'était contre Notre Dame. Il est venu me frapper et ça m'a clutché fort. Oh my God. J'étais comme, damn, je voyais les étoiles pendant un coup. [01:11:39] Speaker B: OK. Oh shit, t'as pas manqué. [01:11:41] Speaker A: Mais c'était du clean hit? Je sais pas. À chaque fois que je regardais le vidéo, je voyais pas. Il est juste venu rentrer et tu ne vois pas mon corps du tout. Jusqu'à temps que les gars me lèvent. Mais quand les gars m'ont levé, tu voyais ma jambe à bocaux. Quand tu te fais lever comme ça et tes jambes à bocaux, habituellement, c'est parce que tu t'es fait sonner fort. Mais ça, c'était le plus gros que j'avais pris. Trust me, ça n'a pas fait du bien. [01:12:10] Speaker B: Il n'y a personne qui veut se faire frapper de cette façon-là. [01:12:13] Speaker A: Non, pas moi. [01:12:15] Speaker B: Avant, tu sais, quand on parlait de tes premiers choix de repêchage, j'ai écouté, tu sais, ils ont mis sur les réseaux l'appel que tu avais eu. Puis dans l'appel, le coach lui dit, «Ah, tu sais, je sais que tu t'en vas faire des mini camps à l'NFL, non, non, non.» On aurait dit qu'il mentionne, tu sais, là, je ne suis pas ici pour spéculer, rien, mais on aurait dit qu'il mentionne ça juste parce que, justement, il a peur que tu partes. [01:12:36] Speaker A: Moi, je sais de quoi tu parles, oui. Mais pour de vrai, parce qu'ils savent le talent que j'ai. Puis comme... Tu me draftes en premier, puis comme tu as dit, c'est un «gamble». Donc, ce n'est pas un «gamble », mais… Moi, je les ai dit, écoute, si ça ne marche pas, avec les camps, je vais venir à Calgary, puis je vais vous donner mon 100 jusqu'à tant qu'une autre situation se présente. Mais si ça ne se présente pas, mon vrai engagement, c'est à Calgary. Même dans la saison, le moment où on disait, «tu vas à la Ligue, tu vas à la Ligue », I'm in the league. What are you talking about? Comme, je suis dans ma saison, puis tu me parles de la NFL. Je ne suis pas focus sur ça. Moi, je suis focus de finir ma saison dans la CFL, puis whatever happens after, happens. Puis c'est ça le problème, des fois, avec le monde. Ils aiment ça influencer le monde à dire, à chiffre leur mentalité. Parce que si j'étais dans ma tête, puis j'étais comme, damn, j'ai acheté la partie de la NFL. Durant la saison, je suis comme, ah, je peux faire comme si je m'en foutais. C'est pas la bonne mentalité à avoir. Souvent, j'étais comme, écoute, je vais focus sur ma saison CFL. les situations vont se présenter après, puis s'ils ne se présentent pas, ils ne se présentent pas, mais ils seront présentés, puis j'ai plein d'avantages. [01:13:53] Speaker B: Rester focus sur ce que tu as à faire. Puis ça, c'est que t'es en saison, pareil. T'es en saison, donc pourquoi tu te concentres ailleurs? [01:14:00] Speaker A: Exactement. [01:14:01] Speaker B: C'est juste performe, performe là. [01:14:03] Speaker A: Exactement. [01:14:05] Speaker B: Le reste va suivre. Je suis curieux, les rookies minicamps, j'ai eu quelques joueurs qui sont venus sur podcast qui m'ont conté un peu comment. Toi, tu as vécu comment cette expérience-là? [01:14:16] Speaker A: J'avais juste fait les Chiefs. [01:14:18] Speaker B: Au final, t'as juste fait les Chiefs? [01:14:19] Speaker A: Ouais, j'ai juste fait les Chiefs parce que, comme j'ai dit, comme j'ai dit au coach de Calgary, si l'école des Chiefs va pas, doesn't go good, and I don't, like, I don't get picked up, I'm straight to Calgary. Je vais pas aller faire d'autre camp, j'ai pas le temps de faire ça, là. [01:14:36] Speaker C: So, je suis allé aux Chiefs, c'était [01:14:38] Speaker A: quelques jours, je suis allé là, j'ai dominé, j'ai fait ce que j'avais à faire. Les coaches étaient très impressionnés, je me suis pas fait prendre. Je n'étais pas fâché. J'étais comme... Je vais aller au Calgary. Je vais aller au Calgary. Je vais aller au travail, faire ce que j'ai à faire. Et les autres camps que j'étais supposé faire, je les ai juste annulés parce que... Je suis juste parti et c'est ça qui est ça. [01:15:05] Speaker B: Ça a quand même bien tourné. Ça, c'est cool le fait que tu aies gardé ta parole là-dessus. Je pense que s'il y a bien une chose... Tantôt, on parlait d'être la personne que tu es, et tu es une personne qui a une tête sur ses épaules. Ça revient à ça. Non, coach, tu me pries, je vais aller faire mon camp, mais si ça ne marche pas, j'avoue que je suis... À quel point c'est difficile de jouer professionnel, de se rendre professionnel? [01:15:35] Speaker A: C'est difficile parce que tu sais pas à quoi t'attendre. Mais c'est comme même chose que quand t'es à l'université, préparation. Puis tu pratiques plus que tu joues, soit dans les pratiques, il faut que tu donnes à 100% jusqu'à temps que ça devienne... Tu comprennes les concepts, tu comprends la défense, tu comprends contre qui tu vas, studying film. Comme j'ai réalisé en tant que professionnel que comme, how important film is. I was watching film in college, mais comme en tant que professionnel, it's really important parce que il faut que tu regardes certaines choses que les gars font que ça peut être un avantage pour toi. Puis si tu vas dans un game et que tu sais qu'il va faire quelque chose et que tu peux t'attendre à anticiper, ça te donne un avantage à faire un toucher ou te faire «hold up» à la ligne. [01:16:28] Speaker B: L'attention au détail, c'est ça. Tantôt, on parle un peu d'opportunité avec l'NCAA. C'est sûr que la différence, c'est que pour aller jouer au professionnel, il faut que tu te fasses prendre. C'est la grosse différence. Mais l'attention des états, le tape, surtout quand on est jeune, on ne veut pas en faire. Mais c'est hot, man, de voir que... En fait, tu reconnais que tu peux vraiment aller chier un edge avec ça. Ça me fait penser. C'est quoi que ça prend pour être un bon recevoir? [01:17:05] Speaker C: Consistence. Faut pas que tu sois bon comme si il y a une saison de dix games. Faut pas que tu sois bon une game sur dix. Faut que tu sois bon dix games sur dix. Les choses que tu penses que t'as fait de bon cette game-là, il vient de go back and watch film, puis corriger ce que t'as à corriger, si t'as fait des erreurs à corriger, and continue to grow. Parce que si tu penses que ce game-là, j'ai fait ce que j'avais à faire, j'ai eu deux touchés, non, non, non, 150. Je veux parler de ma game contre Sask, deux touchdowns, 156 vels. J'aurais pu dire, OK, moi je suis chill, je peux faire la même chose que j'ai fait la semaine passée, la semaine prochaine. [01:17:45] Speaker A: Non. [01:17:46] Speaker C: Il y a des choses que j'ai faites ce game-là que je veux corriger. Par exemple, maintenant que je tenais la balle, les petits trucs. [01:17:56] Speaker A: Faut que tu changes, faut que tu [01:17:57] Speaker C: trouves quelque chose à améliorer à chaque semaine, semaine en semaine, parce que tu vas devenir un meilleur joueur de foot à la fin de la journée. Puis, pour si ton équipe, si ta team se rend au play-off, ça te donne plus d'avantage à devenir meilleur. C'est vraiment juste... Il y en a qui disent que [01:18:18] Speaker B: les balles les plus difficiles à attraper, c'est les balles... [01:18:22] Speaker A: Les plus faciles. [01:18:23] Speaker B: Exact. [01:18:24] Speaker A: Yeah. Trust me. Même moi, trust me, oh my God. À Syracuse, on était en train de [01:18:31] Speaker C: faire nos hurdles, puis j'étais gassed. [01:18:37] Speaker A: J'avais fait un comme le bloc puis go. J'ai fait, je l'ai battu. Easiest catch que je pourrais faire dans ma vie, échapper là-bas. À cause que I was weak mentally. I was weak because of my fatigue. Après que ça, ça est arrivé, j'ai fait un gros catch après, mais c'est comme… [01:18:58] Speaker C: Même les coachs, ils ont été impressionnés parce qu'ils ont vu que j'étais fâché. [01:19:02] Speaker A: Ils ont vu que j'étais dans ma tête, mais comme ils ne m'ont pas mis sur le banc, ils savent qui je suis, ils savent ce que je suis capable de faire. Je suis rentré, puis j'ai fait un gros silent catch après, puis j'étais chill pour rester à la game. Les drops à l'arrivée en tant que recevoir, c'est comme… Oui, tellement t'as été que tu as attrapé tous les balles, non, non. Like, engrave that in your head. Mais comme si t'échappes la balle, c'est pas la fin du monde. Va pas te mettre en dépression parce que t'échappes la balle. Sois fâché, oui, sois fâché. Comme ça arrive, c'est normal, t'es humain. Mais comme, next play. Comme, tu vois, tous les coachs qui m'ont coaché, ils sont toujours en train de dire ça, next play mentality. Parce que c'est arrêter les choses. Si t'es là, puis t'es dans ta tête, comme c'est dur de shake back. Puis quand t'es dans ce slump-là, c'est pas facile. [01:19:54] Speaker B: C'est une roue qui tourne après, puis... [01:19:56] Speaker A: La roue va pas arrêter. [01:19:57] Speaker B: C'est ça, exact. C'est quel niveau d'engagement que ça exige? Là, je parle... Tu parlais tantôt d'NCA, mais ici, je parle plus côté... professionnel, d'atteindre tes objectifs, d'atteindre les plus hauts niveaux. C'est quoi le... Qu'est-ce que ça prend vraiment? C'est quoi les sacrifices que tu dois faire, les engagements que tu dois faire, c'est quoi le niveau? [01:20:22] Speaker A: Ton temps. [01:20:24] Speaker C: Comme, il faut que tu comprennes que, [01:20:26] Speaker A: comme, c'est par ta famille, ça, comme, tu vas toujours les voir. S'il faut que tu te déplaces, comme, par exemple, moi off-season, Je sais qu'il faut que, si il faut que je pars pour deux semaines, aller m'entraîner quelque part, j'ai pas le choix de le faire, même si je veux passer du temps avec ma famille, comme c'est des sacrifices qu'il faut que je fasse, parce que je sais que c'est pour mes bénéfices. C'est comme des sacrifices comme ça que, comme, basically ça. Comme ton temps, il y a des heures, tu vas travailler peut-être des sept heures par jour. Le recueil, le stretch, tout ça. Comme c'est ça, it goes hand in hand. Puis comme si tu... Take those things for granted. Il y a du monde qui fait plus que toi ce jour-là. C'est ça. [01:21:13] Speaker B: C'est fou pareil. C'est tout le temps une question un peu de... C'est sûr que c'est «How bad do you want it?» C'est pas ça. C'est tough Ben, des fois ça peut être... Tantôt tu parlais de balance et tout ça, mais le temps, c'est sûr que... C'est dans tout aussi, tu sais. Des fois, tu vas peut-être pas sortir avec les chums en soirée. [01:21:41] Speaker A: C'est exactement parce qu'ils pratiquent le lendemain. C'est exactement ça. Tu veux t'amuser pendant que t'es jeune, mais c'est un sacrifice. Comme j'ai pas eu même… [01:21:52] Speaker B: – Mais je suis sûr que tu regrettes pas. [01:21:53] Speaker A: – Non, vraiment pas. [01:21:54] Speaker B: – Et voilà. [01:21:54] Speaker C: – Vraiment pas. [01:21:55] Speaker A: Parce que moi, je préfère être dans ma chambre en train d'étudier mes plays ou je sais pas, je sais pas, à la place d'être dehors en train de boire. [01:22:03] Speaker C: C'est comme… [01:22:07] Speaker A: Tu ne peux pas avoir ça. Il n'y a rien de fun à te saouler un jeudi soir. Jeudi, vendredi ou samedi, ça ne sert à rien. Comme on est samedi maintenant, je ne vais pas aller sortir boire tout ça. Non, moi je vais être chez moi en train de… Je prends soin de mon corps, puis oui, je vais aller voir mes amis, mais on ne va pas se comporter comme si on avait 18 ans. On a 24, 25. On n'a pas le temps d'aller faire des conneries comme ça. C'est vraiment ça. Just really finding balance. [01:22:34] Speaker B: C'est quoi que les gens, des fois, peuvent croire de ta situation en ce moment, comme joueur professionnel, mais qui est complètement faux? [01:22:43] Speaker C: Qui est complètement faux? [01:22:45] Speaker A: Ouf! [01:22:48] Speaker C: That I'm above anyone. That's a good one. [01:22:51] Speaker A: Ça, c'est un bon. [01:22:52] Speaker C: Il y a du monde qui regarde les joueurs professionnels et qui se disent [01:22:54] Speaker A: «they're on top of the world». [01:22:56] Speaker C: Là-bas, en tant que joueur professionnel, oui, je suis là à l'NFL maintenant, mais I'm still a regular person. Je ne vais pas me promener et dire «tasse-toi, je suis là à l'NFL». [01:23:07] Speaker A: Je ne suis pas le roi. J'ai accompli quelque chose pour moi-même, je n'ai pas besoin d'en baisser parce que c'est mon succès. Du monde qui fait ça, je ne crois pas le monde qui fait ça. [01:23:25] Speaker B: Si tu mets du côté des fans de la NFL, Ça, c'est autre, en fait, ce que tu dis, parce que c'est... Tu sais, ça, c'est plus, encore une fois, la personne que t'es. T'es pas le genre de personne à te mettre un piédestal sur les gens, mais l'affaire qui est quand même cool, en fait. Moi, ce que je réalise en ce moment ou, tu sais, des fois, c'est que... Par exemple, tantôt, quand tu marchais sur le campus, t'as probablement croisé des gens ou peu importe. Mais l'affaire, c'est que ces gens-là, ils ne réalisent pas qu'ils ont passé à côté d'un athlète qui joue professionnel. Tu le mets sur le côté fan, c'est quand même cool. Je ne vais pas le cacher, mais c'est là que tu te dis dans la vie, tu ne sais jamais qui tu peux rencontrer. C'est ça qui est quand même fou aussi. Ça, je peux totalement comprendre. Des fois, les jokes de mon oncle qui sont comme, «Il fait des millions à jouer dans la NHL.» C'est cette fameuse expression-là, mais ce n'est pas parce qu'il est là, il a sûrement qu'il est meilleur que tout le monde. [01:24:24] Speaker C: Tout le monde a leurs struggles, trust me, parce que mental health is a real thing aussi. Tu peux avoir tout l'argent du monde, Mais si ta tête est off, money doesn't mean nothing. [01:24:37] Speaker A: C'est pour ça que je dis, enjoy life, but you don't have to think. Life shouldn't be run because of your pockets. C'est des morts que tu fais, les morts que tu rencontres. That's the richest thing you can have. Pas juste avoir l'argent. Tu peux avoir 10 millions de dollars, [01:24:55] Speaker C: puis être tout seul. [01:24:57] Speaker A: Tu vas pas être content. [01:24:58] Speaker B: Non, exact, c'est ça. [01:24:59] Speaker A: Trust me, tu vas pas être content. [01:25:01] Speaker B: Ça, je peux être d'accord avec toi. C'est sûr que ton entourage, c'est hyper important. On est des gens socials aussi, même si... C'est important d'avoir ce côté-là et d'être entouré des bonnes personnes. C'est la famille, man. [01:25:17] Speaker C: C'est ça. C'est important, trust me. C'est très important. [01:25:21] Speaker B: J'avoue que moi, non plus, je ne voudrais pas être tout seul. Peu importe l'argent que tu fais. [01:25:24] Speaker A: C'est ça. Tu ne veux pas. [01:25:25] Speaker B: C'est fou, ça. C'est fou. [01:25:27] Speaker A: Quand tu y penses, c'est très dur. [01:25:29] Speaker B: Oui, c'est ça. Côté mental, c'est sûr que quand tu joues au professionnel, t'as le même stress. Faut que tu performes pareil. C'est comme ça que tu payes ton hypothèque. C'est ces choses-là aussi. [01:25:43] Speaker A: En plus, si t'as ta femme, tes kids, c'est un autre stress. Moi, je suis chill. Moi, j'ai pas de femme, pas de kids. C'est juste moi et ma famille. Je suis positif. Mais je parle comme dans le futur. C'est sûr qu'il y aura un différent stress qui va me frapper parce que, obviously, je veux recommencer ma famille et tout ça. C'est un autre... Je vais être obligé d'approcher certaines choses différemment. C'est juste ça. [01:26:09] Speaker B: C'est ça. Quand tu vas vivre ces étapes-là, c'est sûr que tu vas grandir en tant que personne. [01:26:15] Speaker A: C'est ça, exactement. C'est sûr que je n'aurai pas la même mentalité que j'ai maintenant, présentement, assis ici, que je vais avoir dans les prochains cinq ans de ma vie. [01:26:23] Speaker B: mais je suis sûr que tu vas être encore meilleur à ce moment-là. [01:26:26] Speaker A: 100%. C'est ça le but. [01:26:27] Speaker B: Exact. Tu n'arrêteras jamais de grandir. C'est la mentalité que tu as, Ben. Le mindset. J'ai découvert beaucoup de choses aujourd'hui, Ben, sérieusement. C'est hot que... on devrait s'efforcer de mettre plus d'avant les gens qui ont du succès comme toi, nos athlètes au Québec, tout ça. Là, c'est les Jeux olympiques, donc oui, il y a beaucoup de Québécois qui sont là et qui ont des maîtrises, on les met de l'avant, c'est le fun. Mais à part aux Jeux olympiques, c'est quand t'entends parler d'eux. Et voilà, c'est ça. Il y a tellement... T'as une belle histoire à raconter, c'est le fun de t'entendre parler et de te sortir un peu de... Justement, de sortir le côté humain de toi, en fait. C'est ça qui est le fun. Tu dois être plus mis de l'avant en plus. Tu viens du Québec, ça fait que c'est... C'est hot, man. Comment t'as fini par signer avec les Saints? [01:27:24] Speaker C: Pour de vrai, c'est quelque chose qui a commencé même comme pre-draft. Parce que, obviously, j'ai fait le projet, les Saints étaient en contact avec mon agent pendant tout ce temps-là. Il avait l'intention de me drafter la septième ronde, puis malheureusement, je ne me suis pas fait drafter. C'était chill. Puis là, j'ai eu la saison que j'ai eue à Calgary, puis mon agent était toujours en contact avec eux tout le long. Dès que j'ai eu l'opportunité, ils ont vu que mon talent, ce n'était pas un bluff. Ils ont contacté mon agent, ils ont dit qu'ils voulaient l'amener là. J'ai fait un workout avec eux. Puis là, j'ai fait ce que j'avais à faire. J'ai apprécié les coachs, puis ils m'ont offert un contrat, puis ça s'est fatigué en janvier. [01:28:15] Speaker B: Fait que le training était quand même récent, là. [01:28:18] Speaker A: Yeah. [01:28:19] Speaker C: C'était comme quelques semaines après la saison. [01:28:22] Speaker B: Ah, OK. Nice. Est-ce que tu l'as fait avec qui, le training? [01:28:25] Speaker A: Je l'ai fait, c'était là-bas. Je suis allé là-bas. [01:28:27] Speaker B: OK. Sick. Fait que t'as vu les facilités, c'était ça. T'as vu les joueurs. Est-ce qu'il y avait des joueurs qui étaient impliqués dans ton training? [01:28:33] Speaker C: C'est des joueurs de la même situation que moi. C'est des gars dans le CFL. On a marché dans le facility et [01:28:42] Speaker A: il y avait des gars. [01:28:43] Speaker C: J'ai vu Alvin Kamara. Je ne vais pas vous déranger, je ne vais pas faire mon fanboy, mais j'ai vu les gars qui étaient là. J'étais dans le locker room. C'était le fun, mais je sais que je retourne là. Je n'ai pas trop fait mon fanboy après le fait, J'ai juste hâte d'aller là et rencontrer les gars et juste faire ce que j'ai à faire. [01:29:07] Speaker B: Je te souhaite que tu aies du meilleur pour ta carrière NFL. C'est sûr que je vais suivre ça. Ça va être excitant. En finissant, dans 20 ans, de quoi tu voudrais être le plus fier de ta carrière? [01:29:25] Speaker C: L'impact que j'ai sur les gens. Parce que, oui, je veux m'en aller le plus loin dans mon sport, mais c'est aussi des choses que je veux faire à Lifestyle House Foot. Aider ma communauté, aider les jeunes à… to get whatever they need. Moi, quand j'étais… J'avais mon père dans ma vie, c'est comme au moins qu'il était là pour m'aider financièrement avec mon sport, puis je n'étais pas nécessairement obligé de payer pour mon sport. Mais quand il y a des gens qui veulent faire le sport, puis ils ne peuvent pas parce qu'ils n'ont pas les équipements et tout ça, Moi, je veux être quelqu'un qui va être là pour aider les jeunes. Quand j'étais à Syracuse, ce que j'ai gradué dedans, c'était pour aider les familles, les jeunes qui sont dans des situations qui sont difficiles, et aider à aller «get back on their feet». Quand j'étais à Syracuse, j'ai fait un internship à Elmcrest. Puis c'est là où il y a les kids qui ont vécu l'abus, les néglects, tout ça. Quand j'étais là, je ne savais pas ce que je voulais faire en université de base. Quand j'ai fait mon stage, j'ai réalisé que c'est la réalité des choses. Il y a des kids qui dorment là, ils ne sont pas avec leur famille. C'était tellement rendu... Les kids sont là comme des robots, ils ne sont pas là comme des kids. Il faut qu'ils demandent pour aller à la toilette, pour aller dans leur chambre. Le staff voyait l'effet que j'avais sur les kids parce que je les traitais pas comme des robots. Quand ils me disaient, «Can I go to the bathroom?» Ils disaient pas ça. Ils disaient, «Can I step to the bathroom?» Moi, j'étais comme... Le staff m'a demandé mes opinions sur ça. Ils m'ont écouté aussi. Maintenant, les enfants ne se font pas traiter, mais ils ne se font pas traiter, non. C'est juste comment ils sont programmés à obéir et demander à cause des enfants. [01:31:26] Speaker A: Non. [01:31:28] Speaker C: Moi, dans le futur, je veux aider le monde comme ça, les enfants comme ça, mais dans le sens d'aider, par exemple, à trouver leur famille ou je [01:31:38] Speaker A: ne sais pas quoi, parce que c'est ça que je fais au travers de la société, les enfants. [01:31:42] Speaker C: C'est triste, trust me. Parce qu'il fallait que je lise les phares des kids. Personne ne peut parler de ça parce que c'est un sensitive topic, mais I want to be that person that's there to help them. En plus, mon parcours, jouer au professionnel, j'ai fait ma carrière dans ça. Just give back to my community à la fin de la journée. [01:32:04] Speaker A: Je sais qu'il y a beaucoup de ça à Montréal. [01:32:06] Speaker C: Ils ne parlent pas assez de ça. Je ne sais pas comment aider dans un sens. [01:32:13] Speaker A: C'est triste, mais... yeah. [01:32:16] Speaker B: On a tous nos réalités, même si ça fait réaliser. [01:32:19] Speaker A: C'est top, yeah, c'est top. [01:32:21] Speaker B: En finissant, dernière question pour toi, Damien. Si t'avais un conseil à donner à un jeune athlète qui a des grands rêves, ça serait quoi? [01:32:32] Speaker C: C'est la même chose que je dis à n'importe quel kid. Première chose, tes études. Comme tu peux détester l'école en art, mais comme... Pour te rendre loin dans un sport que tu aimes, puis tu vois aller plus loin comme NFL, CFL, whatever it is, même si c'est double A, t'as besoin de tes études. Parce que si tu penses que tu peux naviguer la vie, puis not have something to back you, you got it sadly mistaken. Parce qu'à la fin de la journée, ta carrière peut finir à n'importe quel point. Même si t'es au secondaire, université, pro, ça prend un hit pour finir ta carrière. Puis si tu n'as pas quelque chose pour te back, tu vas voir quoi. C'est ça qu'il faut réfléchir. Parce qu'ils disent, je vais me prendre pro. [01:33:18] Speaker A: Non, non, non. [01:33:19] Speaker C: Ta carrière de professionnel n'est pas longue. Trust me. Moi, je suis là en première saison. Ma première saison professionnelle est déjà finie. [01:33:26] Speaker B: Exact. [01:33:27] Speaker A: Ce qui est fou, c'est qu'elle est déjà finie, là. Je me rends dans ma deuxième saison. Ça, c'est comme le temps est temps pour... Time is not waiting for nobody. [01:33:34] Speaker C: C'est comme, have a back-up plan, yeah, [01:33:36] Speaker A: and have your priorities straight. [01:33:40] Speaker C: C'est ça. [01:33:41] Speaker B: Tout le monde, c'était le Game On Podcast. Notre invité, Damien Moose-Alford. [01:33:48] Speaker A: Bien sûr, merci. [01:33:49] Speaker B: Merci de m'avoir déplacé, Ben. [01:33:51] Speaker C: Pas de problème. [01:33:52] Speaker B: Très belle discussion. Merci d'avoir partagé ça aujourd'hui.

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