Episode Transcript
[00:00:00] Speaker A: Bonjour tout le monde, bienvenue sur Le Game On, je suis votre host William Rochefort et aujourd'hui, j'ai une belle visite en studio, j'ai un coach avec quand même beaucoup d'expérience, 5 bols d'or.
À son affiche, j'ai le coach, juste ici, Sébastien Deschamps, de l'Oréa Football de Saint-Hyacinthe. Merci de t'avoir déplacé, de venir en studio. J'apprécie énormément, ça me fait toujours chaud au cœur de voir que les coachs se déplacent en studio. Je te l'avais déjà dit avant, mais je vais prendre le temps de le répéter. en nombre.
J'ai très hâte de parler avec toi aujourd'hui. Trois bols d'or de suite, cinq à ton affiché avec l'Orea.
Juste pour être sûr, est-ce que c'est l'Orea ou c'est l'Orea? C'est comment?
[00:00:48] Speaker B: Lauréat?
[00:00:49] Speaker A: Lauréat, c'est quoi un lauréat?
[00:00:51] Speaker B: Un lauréat, c'est plus le logo de l'équipe comme tel, mais un lauréat, c'est un gagnant.
[00:00:59] Speaker A: Oh ben oui, un lauréat.
[00:01:01] Speaker B: Le lauréat du prix Nobel de la paix, mettons.
Un lauréat, c'est un gagnant, puis le hibou, c'est l'emblème de l'équipe, dans le fond.
[00:01:11] Speaker A: C'est-tu vrai? Est-ce que ça a été pensé de même, je suppose?
[00:01:14] Speaker B: Ben, tu veux dire d'appeler l'équipe?
Ben écoute, quand ils ont parti l'équipe, je ne pense pas qu'ils savaient qu'on allait gagner autant.
Mais non, c'est sûr que là, le fait qu'on s'appelle les lauréats et qu'on gagne en même temps, c'est sûr que c'est un beau clin d'œil.
[00:01:29] Speaker A: Non, 100%. Moi, au début, j'essayais de faire le.
[00:01:33] Speaker B: Lien entre lauréat et le hibou.
[00:01:36] Speaker A: J'essayais de comprendre, mais c'est vrai qu'après ça, un lauréat, c'est quelqu'un qui est gang. C'est un lauréat.
Très cool.
Chaque personne qui vient sur mon podcast a le droit à une intro. Je t'avais demandé de m'envoyer ton CV. J'ai scruté ça. J'ai pris le temps de faire un peu de recherche aussi de mon côté.
Donc, Sébastien, voici ton intro.
Sébastien Deschamps, tu es entraîneur chef des lauréats du cégep de Saint-Hyacinthe. Comme joueur, tu as joué 11 ans au civil avec le baron de Saint-Bruno. Au cégep, tu t'es joint au lynx d'Édouard Montpetit pour trois saisons. Et finalement, à l'université, tu t'es joint pour les Steigneuses de Concordia pendant quatre saisons.
Pas une grande pause. Tout de suite, tu tombes dans le coaching. Tu as fait deux saisons, 2012 et 2013, avec ton équipe du Cégep, les Lynx d'Édouard Montpetit, comme coordonateur des unités spéciales. En 2014, 2015 et 2016, tu es l'homme à tout faire. J'ai l'impression que tu es ça aussi à Saint-Hyacinthe présentement.
Chez les cavaliers du cégep de Champlain-Saint-Lambert, tu as été head coach DC aussi. Je pense que tu étais aussi dans les unités spéciales à ce moment-là. Tu faisais pas mal de choses.
Tu as aussi encouragé le football amateur en participant avec Équipe Québec U16 comme coach en chef et commentaire offensif. 2022 et 2023, ces deux années-là. Tu as été aussi invité comme entraîneur des invités, entraîneur invité au camp des Alouettes 2023 et 2024.
Finalement, depuis 2017, Tu rejoins Saint-Hyacinthe, avec lesquels tu es head coach d'ici au ici.
[00:03:22] Speaker B: Pas en même temps, mais dans le parcours, oui. Oui, dans le parcours.
[00:03:26] Speaker A: Depuis, tu as cinq victoires au Boulder, dont trois de suite, et seulement deux ans après que le programme ait rejoint la Division 2.
Sébastien, bienvenue sur Le Game On. C'est un plaisir de t'avoir aujourd'hui.
Tu as commencé à jouer au football civil.
C'est… Je pense qu'on commençait tous civils avant.
T'es un gars de Saint-Bruno?
[00:03:51] Speaker B: Saint-Julie. J'ai grandi à Saint-Julie, puis dans le temps, quand je jouais, le football civil était plus gros que le football scolaire. Puis essentiellement, c'était l'équipe la plus proche de chez nous. Fait que j'ai commencé à un très jeune âge à jouer avec les barons de Saint-Bruno, à 6 ou 7 ans.
[00:04:08] Speaker A: C'est qui qui t'a initié au foot?
[00:04:11] Speaker B: Mon père. C'est une famille de football.
En fait, mon père a littéralement rencontré ma mère dans un camp de football. Fait que j'existe à cause du football.
[00:04:23] Speaker A: Fait que t'étais comme faite. pour avoir une carrière dans le football?
[00:04:28] Speaker B: Ouais, à peu près littéralement, ouais.
[00:04:31] Speaker A: T'as joué de quelle position, hein? Parce que j'ai pas trouvé la position que tu jouais.
J'ai essayé de fouiller un peu avec Conco, mais j'ai pas trouvé grand-chose.
[00:04:40] Speaker B: Ouais, ben, quand j'étais jeune, j'ai joué à peu près toutes les positions, mais après ça, rendu au cégep et à l'université, j'étais demi-défensif et botteur. Je faisais les deux.
[00:04:49] Speaker A: Pour vrai? T'as joué botteur?
[00:04:50] Speaker B: Ouais.
Partant?
À Concordia, j'étais le back-up à René Paradise.
René Paradeis, qui est encore en train de jouer, je pense. Il doit commencer à être rendu vieux, je pense.
Fait que j'étais son backup, je jouais débit en premier, puis je savais botter. Puis pour moi, l'aspect de savoir botter, c'était plus comme je le fais pour le fun, mais ma passion, c'était vraiment demi-défensif.
[00:05:16] Speaker A: C'est toujours un plus. Moi, j'étais spécialiste aussi. Je snappais des ballons.
Il y a eu des années que je snappais. Des fois, j'étais le back-up, mais au moins, j'étais là.
« The more you can do », c'est ça qu'ils disent maintenant.
Surtout quand tu arrives proche de professionnels et universitaires.
C'est quand même intéressant parce qu'à 11 ans, tu as commencé à 8 ans.
[00:05:38] Speaker B: Tu disais. Oui, même plus tôt que ça. Je suis à 7 ans, je pense. Moins de 6 ou 7. 6 ou 7, parce qu'avant, il n'y avait même pas la catégorie d'âge titan. J'ai commencé à 6 ou 7 ans, puis après ça, j'ai joué 11 ans. Ça m'a amené à 17 ans.
Puis après ça.
[00:05:56] Speaker A: Niveau collégial.
Ça se passait comme un recrutement à.
[00:05:59] Speaker B: Ce moment-là? Il n'y avait pas grand-chose. Je me rappelle que j'ai reçu une couple de lettres, littéralement des lettres qui étaient signées. « On aimerait ça t'avoir dans l'équipe. » Pour moi, honnêtement, j'étais un gars de Sainte-Julie. « Je vais aller au cégep le plus proche de chez nous. » Dans le temps, Sainte-Hyacinthe n'existait pas. Je.
[00:06:18] Speaker A: Suis allé au Languedoc, mon petit. trois.
[00:06:21] Speaker B: Saisons. Division 3 à ce moment-là? En fait, dans le temps, c'était 2A division 1, ce qui est l'équivalent de division 2 maintenant. Puis j'ai fait deux ans dans la division 2, entre guillemets, puis un an en division 1. On a amené le programme en division 1.
[00:06:43] Speaker A: À ma dernière année à Idaho.
Fait.
[00:06:46] Speaker B: Que t'as fait partie d'équipe gagnante. Ouais, 100%. Ma deuxième année à Édouard, on est allé au Boldor, à Trois-Rivières, contre Trois-Rivières, puis on s'est fait donner une volée. Ça c'était super.
Puis après ça, l'année d'après, on.
[00:07:04] Speaker A: Est monté dans la Division.
[00:07:06] Speaker B: 1.
C'était en quelle année ça? 2007?
Je pense que c'est 2006 qu'on a perdu le bol d'or à Trois-Rivières contre Trois-Rivières.
Puis c'est 2007, notre.
[00:07:20] Speaker A: Première saison dans la Division 1.
C'était comment les changements à ce moment-là? Parce que toi, t'en as vécu un changement de division.
Tu pourrais peut-être plus m'en parler, mais ça ressemble-tu un peu à ce que t'as vécu dans.
[00:07:34] Speaker B: Le temps quand vous avez échangé? Écoute, honnêtement, ça commence à faire un bout, c'est 2006 à 2007, mais je me rappelle que les coéquipiers, dans le temps, on allait voir des games de Division 1 pour voir, on va-tu être capable de compétitionner. C'est sûr que le chapeau de joueur est différent que le chapeau de coach.
Je l'ai vécu à Saint-Hyacinthe, quand on était passé de D3 à D2, de faire cette préparation-là.
Mais quand j'étais joueur, dans le temps, je n'avais pas mon mot à dire. On montait, puis on montait, puis « let's go.
[00:08:04] Speaker A: », il faut qu'on soit prêt à.
[00:08:05] Speaker B: Jouer. Qu'est-ce que ça veut dire, le chapeau?
Je veux dire, parce que quand j'étais joueur à Édouard, j'étais plus un joueur. Ce n'était pas moi qui prenais la décision de « OK, let's go, on monte », tandis que quand j'étais à Saint-Hyacinthe et qu'on a passé de D3 à D2, c'est moi qui ai décidé « Hey, let's go, on fait ce saut-là ». C'est plus moi qui ai fallu réfléchir à le.
[00:08:27] Speaker A: Processus de réflexion de « OK, let's go, on monte ». C'est plus ça. Puis quand vous l'avez fait à Saint-Hyacinthe, justement, c'est toi qui as pris la.
[00:08:38] Speaker B: Décision à qui on est prêt à monter. Pourquoi tu l'as pris cette décision-là?
Je voulais un défi.
Je voulais passer à la prochaine étape dans la progression du programme parce qu'on a gagné en 2017. En 2018, on n'a pas gagné, mais on a eu une très bonne saison aussi. Puis en 2019, on a regagné. Pour moi, c'était la prochaine étape naturelle dans la progression.
[00:08:59] Speaker A: Du programme, un peu comme on.
[00:09:01] Speaker B: Est présentement. C'est la prochaine étape pour moi.
Vous pensez à monter à D1? Oui, c'est la prochaine étape. C'est la prochaine étape naturelle à notre progression.
Moi, je suis une personne qui est propulsée par les défis.
Puis c'est quoi la prochaine chose? Bien, naturellement, la prochaine chose, c'est de monter en Division 1. Puis la Division 2, c'est une super belle division avec beaucoup de parité. Puis c'est tough à toutes les années.
Puis c'est 2026, on va être en D2 encore. Puis je m'attends à avoir beaucoup de compétition. C'est une ligue très, très, très paritaire. Mais moi, comme coach, comme personne, comme individu, je suis poussé par les défis. Je veux un défi. Je veux quelque chose de plus gros et plus ambitieux. Ça ne m'intéresse pas d'être dans un cul-de-sac d'année en année. On est juste là. Des fois, on est bon. Des fois, on n'est pas bon en des.
[00:09:51] Speaker A: Deux.
Moi, c'est OK. Let's go. C'est quoi la prochaine étape? On le fait.
C'est inspirant. Est-ce.
[00:09:58] Speaker B: Que c'est un peu ce que tu essaies de transmettre à tes joueurs aussi?
Oui, absolument. On est une équipe qui est poussée par la culture du travail, par la culture de si tu veux quelque chose, tu dois travailler pour. Oui, c'est pour les victoires sur le terrain, mais c'est vrai aussi pour ton recrutement universitaire, c'est vrai pour tes études. Si tu veux avoir ton diplôme, il va falloir que tu travailles pour. Si tu veux t'acheter une maison plus tard dans la vie, il va falloir que tu travailles pour. Je pense.
[00:10:28] Speaker A: Que oui, ça reflète un peu la culture qu'on a à l'intérieur de l'étude.
Puis aussi, c'est d'essayer de ne pas s'asseoir sur le succès que vous avez déjà. Ça pourrait être facile de dire, moi, je vais aller à Saint-Hier parce qu'ils gagnent.
Parce qu'il y en a, c'est de même, des places. Mais c'est vraiment une belle façon d'amener la.
[00:10:53] Speaker B: Vision à tes joueurs et à l'équipe.
C'est quoi qui t'a amené à coacher?
C'est quoi qui m'a amené à coacher? Honnêtement, c'est l'amour du foot. C'est l'amour du sport.
C'est drôle parce que présentement, on est dans le recrutement. Souvent, je parle aux jeunes de 16 ans et je leur demande en quoi ils veulent étudier.
Il y en a beaucoup qui savent en quoi ils veulent étudier et il y en a beaucoup qui n'ont absolument aucune idée. Les gars qui n'ont absolument aucune idée, ça me rappelle moi quand j'avais 16-17 ans. Ok, ben tu vas faire quoi au cégep? Je sais pas, je m'en vais jouer au football, c'est tout ce que je sais. Puis après ça, ben même principe, quand j'ai passé à travers mon cégep, puis rendu, ok, ben c'est le temps de faire ton choix d'université. En quoi tu veux étudier? Je sais pas, je m'en vais jouer au football. Puis tu sais, au final, j'ai fini avec mon diplôme à l'université, puis ça c'est à cause... que je suis en amour avec le football.
Même principe, après que j'ai fini mes années à l'université, je ne savais pas que mon but dans la vie allait être de gagner ma vie dans le coaching, parce qu'à ce moment-là, c'était 2011-2012.
Les jobs à temps plein dans le coaching, il n'y en avait pas mille. Ce n'était pas encore big. Dans les universités, il y avait peut-être le head coach qui était temps plein et c'est tout.
Ça ne fait pas si longtemps, mais ça a évolué depuis.
Maintenant, c'est une avenue professionnelle qui est que tu peux réfléchir, je veux faire ça dans le futur, mais dans le passé, ce n'était pas ça. Tout ça pour dire que ce qui m'a amené dans le coaching, c'est vraiment ça. C'est l'amour du sport.
Mon ancien coach, Edouard Monpetit, m'a demandé, ça t'intéresse-tu de coacher?
Oui, ça m'intéresse. Puis là, j'ai commencé. Puis ma première saison à Idaho comme compteur des unités spéciales, je suis tombé en amour avec ça. Puis, genre, juste tout. Tu sais, tout le processus, que ce soit sur le terrain ou que ce soit analyser l'autre équipe, dessiner quelque chose. Puis après ça, que les gars mettent en pratique qu'est-ce que tu as dessiné. Puis après ça, on a du succès à cause du travail que moi, j'ai mis pendant la saison. Puis j'ai tout dessiné. Puis les gars, ils ont embarqué. Ils ont exécuté et ça a fait un changement dans le game. Je pense que j'avais plus de fun et de rush d'adrénaline quand ça arrivait que.
[00:13:13] Speaker A: Quand je jouais.
Quand j'ai eu cette piqûre-là, ça ne s'est pas arrêté depuis.
Tu voyais un peu le résultat du travail que tu avais mis. Parce que quand on est joueur, on est tellement dans le présent, puis dans ce qu'on fait là, puis notre game ou notre pratique.
Tu sais, on exécute, puis t'attistes souvent, puis on va faire des beaux jeux, c'est le fun. On va y voir sur le tape, mais on voit pas tant les résultats que ça. J'ai l'impression qu'on est tellement tout le temps dans le processus Quand t'arrives pour coacher, un peu comme tu dis, de...
c'est le fun de voir que c'est l'attitude que t'avais accrochée, t'es un peu accrochée sur le grind, trouver, décortiquer.
T'as-tu des trucs.
[00:13:57] Speaker B: Pour décortiquer?
T'es plus côté défensif, c'est ce que je comprends en ce moment. En ce moment, oui. Effectivement. Pendant ma carrière de coach, j'ai fait les trois côtés du ballon.
Avec Édouard Monpetit, j'ai fait les unités spéciales. Après ça, je suis allé à Saint-Lambert où j'ai fait le côté défensif du ballon.
Après ça, à Saint-Lambert, mes trois années à Saint-Lambert, j'ai fait les trois côtés du ballon. J'ai fait les unités spéciales, la défensive, l'offensive. Puis ça allait bien. Pour moi, je voyais que d'être polyvalent là-dedans, un, ça m'amenait quelque chose comme développement à moi, mais aussi, ça me permettait de voir la game d'une manière différente. Quand t'es commentateur offensif avec l'expérience de commentateur défensif, t'es capable de te mettre dans la chaise du commentateur défensif et dire « Hey, ça, là, ça, c'est tannant. Fait que let's go, on va faire ça. » Tu comprends? Puis vice-versa, quand t'es dit ici, tu mets ton chapeau d'eau aussi, puis tu te dis, OK, bien ça c'était tannant, fait qu'on va essayer de faire ça.
Ça m'a définitivement aidé dans mon processus. Puis à Saint-Hyacinthe, encore là, j'ai fait, mais.
[00:15:10] Speaker A: J'Ai pas fait les unités spéciales à Saint-Hyacinthe, mais à Saint-Hyacinthe, j'ai fait offensive et.
[00:15:14] Speaker B: Défensive. Pour un jeune coach, tu conseilles vraiment de prendre l'expérience de chaque côté du ballon? Oui, 100%. J'en parle souvent au coach qui commence. Souvent, les gars disent, j'ai jamais joué du côté offensif.
[00:15:35] Speaker A: Ou j'ai jamais joué.
[00:15:35] Speaker B: Du côté défensif. Comment je vais faire? Tu vas apprendre. C'est tout.
Ça reste du foot. Ça reste du foot. Comment est-ce que je vais faire pour trouver un avantage numérique d'une façon telle? Comment est-ce que je vais faire pour prendre avantage d'une faiblesse? Ça reste du foot. C'est des x puis des o.
C'est sûr que de plus en plus, tu montes de niveau. Là, tu vas te spécialiser de plus en plus, c'est sûr.
[00:15:55] Speaker A: Mais je suis définitivement quelqu'un qui commence. Je te recommanderais d'essayer les deux côtés du ballon.
Est-ce que tu penses que c'est ce qui t'a permis d'avoir.
[00:16:02] Speaker B: Le succès que tu as présentement avec Saint-Hyacinthe?
C'est l'expérience que tu... Oui, ça se peut. Écoute, c'est possible.
Comme je te dis, je pense définitivement que ça va être dans ton processus de réflexion quand tu dessines des affaires, quand tu construis un playbook, quand tu analyses. Mettons, présentement, ici, je suis commenteur défensif, puis là, je regarde les offensives, puis quand t'analyses l'offensive, bien, t'es capable de dire, OK, ça, c'est ce qu'ils essayent de faire. Donc, moi, comme commenteur défensif, je vais essayer de combattre ce qu'ils essayent de faire. Mais est-ce que si je n'avais pas l'expérience de commenteur offensif, est-ce que je serais capable de faire ça.
[00:16:41] Speaker A: De faire cette réflexion-là? Je ne sais pas. Mais définitivement, ça m'aurait aidé dans ma carrière.
C'est qui, mettons, sent la tienne? C'est quelle offensive.
[00:16:52] Speaker B: Qui est la plus dure à analyser? Qui fait mieux à cacher ce qu'il y a? Oui, c'est une bonne question.
Écoute, pour vrai, il y a beaucoup de super belles offensives à travers le Québec.
Puis mettons, spécialement dans la Division 2, le Cégep de Lévis font des super belles affaires.
Lévis, ils ont un système offensif qui est quand même similaire au nôtre, dans le sens que c'est énormément d'RPO et tout. Je dirais probablement Lévis. Sherbrooke fait des belles affaires. Momo fait des belles.
[00:17:23] Speaker A: Affaires. Honnêtement, beaucoup de Cégeps font des belles affaires. La D2, c'est tellement de belles ligues.
[00:17:27] Speaker B: En plus, Lévis, une.
[00:17:30] Speaker A: Équipe que vous avez rencontrée au Boldog, me semble. C'est-tu votre premier?
Oui, premier et deuxième.
[00:17:41] Speaker B: Est-ce que, Lévi, toutes les fois que vous êtes rendu au bol d'or, vous.
[00:17:45] Speaker A: Avez gagné? Moi, je n'ai.
[00:17:46] Speaker B: Perdu un à.
[00:17:48] Speaker A: Saint-Lambert, mais oui.
[00:17:50] Speaker B: On est 5 en 5. T'as-tu coaché à Saint-Lambert, Tommy?
[00:17:56] Speaker A: Tommy Broderie, oui. Tu l'as coaché? Oui, c'est ça. C'est moi qui l'ai recruté, en fait. No way!
Ah, tu vois là c'est nice parce que je fais les liens parce qu'il m'avait parlé qu'il y avait tu t'accrocher vraiment avec les coachs qui.
[00:18:12] Speaker B: Étaient là, puis probablement qu'il m'avait parlé de toi, puis je n'avais pas fait le lien. C'était moi. C'était.
[00:18:17] Speaker A: Moi en 2013-14. Non, ce n'est pas vrai. 14-15-16. Fait que je l'ai recruté en 2014.
Quand même sick. Fait que vous autres, vous êtes rendus au Boulder.
[00:18:27] Speaker B: Ils m'avaient conté cette game-là. Votre superstar player qui s'est fait mettre dehors, genre c'était chaotique?
C'était très chaotique.
C'était deux équipes de 8-0 qui s'affrontaient au Boulder. Puis effectivement, notre meilleur joueur Jarek, qui s'est rendu dans CFL d'ailleurs, qui s'est fait mettre dehors. Troisième ou quatrième quart pour une niaiserie. Ça n'aurait pas dû nous débalancer, mais ça l'a fait. Tu perds ton meilleur joueur pour une niaiserie. On a perdu 33-30 contre le Cégep de Jonquière. L'année d'après, j'aboutis à Saint-Hyacinthe, puis on joue.
[00:19:06] Speaker A: Le Cégep de Jonquière, puis l'on gagne. Ça, c'était un beau.
[00:19:10] Speaker B: Moment qui.
[00:19:12] Speaker A: Boucle la boucle. Exact. Une petite revanche. Je ne sais plus si tu me l'avais dit, Après Saint-Lambert, tu es allé tout de suite à Saint-Hyacinthe.
Comment.
[00:19:28] Speaker B: As-Tu vraiment fini? C'est quoi l'histoire derrière que j'ai fini par être head coach à Saint-Hyacinthe? C'est une drôle d'histoire.
À Saint-Lambert, quand je suis arrivé, À Saint-Lambert, c'était une équipe, t'sais, l'année d'avant, fait que 2013, qui était, je pense, 0-8 ou 1-7. Fait que t'sais, le processus de rebâtir cette équipe-là, ça a été long, ça a été tough, mais on l'a fait avec des gars comme Tommy, d'ailleurs.
Fait que 2014, 15-16, puis en 2016, là, on finit 8-0, on aboutit au bulldog, qu'on perd. Fait que là, t'sais, je suis content vraiment du processus qu'on a fait de passer de 0-8 à 8-0 en trois ans. J'y crois beaucoup. De revirer ce programme-là, et non seulement de le revirer, mais de monter en D2 aussi. Si on était en D3, on voulait monter en D2. Moi, je voulais monter en D2.
Pendant le printemps, je vais coacher à la Coupe Nike ou Coupe Sporting, je ne sais plus c'était quel nom dans ce temps-là.
Il y avait le coach de Saint-Hyacinthe qui était là, Yann Jeunet. qui était dans notre coaching staff.
Ça, c'était au printemps de 2017.
Parle-parle, j'ose. Tout le monde jose autour de la table. Moi, je jose avec Yann. J'ai dit, éventuellement, j'aimerais ça gagner ma vie dans le foot parce que je trippe. Présentement, à Saint-Lambert, j'ai six jobs différentes pour essayer de venir à mes besoins.
Puis j'aimerais ça gagner ma vie dans le foot.
Puis c'est ça, Saint-Lambert ne semblait pas ouvert à cette option-là.
Puis là, Yann, il me dit, c'est parce que moi, je m'en vais.
Puis là, je suis comme, tu t'en vas?
Il est comme, ouais, je m'en vais à l'Université de Sherbrooke. Je suis comme, OK.
Puis là, il me dit, genre, tu veux-tu ma job? Je suis comme, ben, je ne sais pas, ta job à Saint-Hyacinthe? Il est comme, ouais, je m'en vais à l'Université de Sherbrooke.
J'ai dit, ben... C'est ça que je veux faire dans la vie. Je veux gagner ma vie dans le foot, donc c'est sûr que ça m'intéresse.
Puis là, Yann a dit, OK, bien regarde, laisse-moi parler au responsable des sports, voir. Puis là, finalement, bon, on m'a appelé qui c'est à la job, l'entrevue et tout, puis c'est ça. Finalement, j'ai eu la job. à peu près au mois de mai. Ça s'est fait sur le tord. J'aurais aimé que ça se fasse de manière différente plus tôt, mais je ne pouvais pas cracher sur l'opportunité que je.
[00:22:04] Speaker A: Rêvais qui était de gagner ma vie dans le foot. Au final, ça a bien été.
C'est vraiment malade. Six jobs en même temps.
Quel genre de job faisais-tu à mélanger avec une.
[00:22:17] Speaker B: Saison de foot? C'est comme quelqu'un qui a 7 cours en même temps dans une saison.
Il y a un dicton que j'aime, « whatever it takes ». J'y croyais, j'y crois encore.
Honnêtement, j'ai tout fait. J'ai travaillé pour les Canadiens pendant 15 ans. J'ai fait de la caméra pour eux. J'ai travaillé dans la présentation de match pour les Canadiens pendant 15 ans.
J'ai vendu des billets pour les Alouettes. J'ai fait du paysagement.
J'ai travaillé, j'ai fait de la sport-études de football au Collège Charlemoine.
J'ai coaché du flag encore là au Collège Charlemoine. J'ai travaillé pour le Collège du Rocher dans leur flag. Écoute, j'en ai fait des jobs pour eux. Souvenir à mes besoins après l'université, parce qu'au final, j'étais passionné de foot. Je voulais continuer à coacher à Saint-Lambert.
Mais c'est ça, c'est ça. Je voulais gagner.
[00:23:14] Speaker A: Ma vie, puis.
[00:23:15] Speaker B: Quand j'ai eu.
[00:23:15] Speaker A: L'Opportunité de le faire à Saint-Hyacinthe, je ne voulais pas dire non. Whatever it takes. Whatever it takes. Non, c'est bon ça. Est-ce que jeune coach, tu reprends un programme, être coach en plus, Comment tu te sens? Tu sais, je parle sans dire que c'est une équipe un.
[00:23:32] Speaker B: Peu underdog.
C'est ça, t'sais, c'est que t'avais-tu un plan, t'avais quoi en tête?
Jeune coach en plus. Ben écoute, t'sais, j'étais head coach à Saint-Lambert. Fait que t'sais, au moins, j'avais un background de trois ans que j'ai pris.
Mais t'sais, quand t'arrives comme un cheveu sur la.
[00:23:54] Speaker A: Soupe, au mois de mai.
[00:23:56] Speaker B: T'Sais, les camps étaient faits, là. Le camp de printemps était fait déjà. Les gars sont partis plaiter. Tout était fait, là. Fait que moi, je suis arrivé, genre, comme « Hey, salut, je suis une nouvelle coach ». Mais c'est sûr qu'avant de faire ça, j'ai fait mes recherches, j'ai rencontré les coachs, j'ai fait du vidéo sur ma nouvelle équipe pour voir comme à quel point on est bon.
[00:24:18] Speaker A: C'Est quoi nos aspirations pour 2017. Pour vrai, en.
[00:24:21] Speaker B: Regardant le vidéo, je me disais, on n'est vraiment pas mauvais.
C'est le genre de choses que tu veux dire. J'étais content parce que j'ai pris la job à Saint-Hyacinthe sans savoir si on était bon, on n'était pas bon. Je voulais gagner ma vie et j'étais propulsé par un nouveau défi. Ça, c'est mon nouveau défi. On va le faire.
Puis là, c'est ça, je regarde le vidéo avant de rencontrer mes joueurs, mes nouveaux joueurs. Puis là, je me rends compte, on n'est vraiment pas mauvais. Comme, je pense vraiment qu'on a une shot, t'sais, pour se rendre loin en playoff. Puis là, 505, c'est.
[00:24:54] Speaker A: Un nouveau programme. T'sais, première année du programme, c'était.
[00:24:57] Speaker B: 2014. Moi, j'arrive en 2017. Fait que trois ans plus tard. OK, c'est vraiment jeune comme programme, son tiers, là. Ouais, ouais. C'est très jeune. 2014, la première année du programme.
Puis c'est ça, moi j'arrive en 2017. Fait que t'sais, trois ans plus tard, Puis là, je regarde le vidéo et je me rends compte qu'on est vraiment... Je pense qu'on va se rendre loin en playoff. Le premier meeting avec les joueurs de ma nouvelle équipe, que 99% de l'équipe, je n'ai aucune de ces équipes, honnêtement, et je leur parle de bol d'or. Le premier meeting avec eux et je leur dis que l'objectif cette année, c'est de gagner le bol d'or.
C'est pas beaucoup de gars qui étaient dans la salle. Il y avait peut-être une trentaine de joueurs qui étaient là.
Pour la plupart, ils ne me connaissaient pas. Ils me connaissaient comme l'ancien coach de Saint-Lambert, plus qu'autre chose.
C'est drôle parce que... Il y a des anciens de 2017 qui me parlent encore de cette rencontre-là, puis qui disaient, tu sais, je me rappelle du premier meeting avec toi, tu nous parlais de Boulder, puis nous, on est comme, « Hey, on vient de rentrer dans la Ligue, donne-nous un break. » Mais c'est ça, pour vrai, j'y croyais.
Puis c'est ça, comme de.
[00:26:09] Speaker A: Fait, ma première année à Saint-Hyacinthe, on a gagné contre le Cégep de Jonquière qui nous avait battus à Saint-Lambert l'année d'avant.
Folle histoire. Vraiment hot que tes anciens nous disaient, « Hey, on vient de te rencontrer. » Ils te parlent encore de cette rencontre-là, comme quoi tu les as marqués.
Mais c'est hot de voir que, écoute, les boys, on a le talent pour se rendre là, comme on va le faire. C'est comme il faut juste tout croire puis travailler.
C'est hot, surtout que les gars, ils se disent, « On vient de rentrer, on vient de.
[00:26:39] Speaker B: Commencer, laisse-nous une chance. » Vraiment sick. Tu dirais que ce serait quoi ton plus grand apprentissage que tu as eu dans le football en général?
C'est une bonne question ça. Le plus grand apprentissage...
Tu sais, je pense que si tu veux gagner des games, il ne faut pas que tu focusses sur gagner des games. C'est bizarre, hein? C'est « fais les petites affaires ». Fais les petites affaires comme du monde, puis les victoires vont venir après. Je vole ça directement de Bill Walsh qui a écrit un livre à propos de ça. « The score takes care of itself », c'est ça. Le score va s'arranger par lui-même si tu fais les petites affaires comme du monde. Avec le temps, c'est ça que tu te rends compte. Encâtre les gars comme du monde, garde-les à l'école, garde-les motivés. Il faut que les gars aiment ce qu'ils font.
Il faut que tu sois bon dans la salle de muscu, bon à l'école.
Tout ce qui fait partie de gérer un programme d'élite va faire en sorte qu'au final, tu vas gagner des games. Mais quand tu rentres dans un programme, si ton focus, c'est «.
[00:27:48] Speaker A: C'Est quoi mon footwork sur Smash », tu n'es pas à la bonne place. C'est fait les petites choses pour.
[00:27:54] Speaker B: Encadrer les gars.
[00:27:55] Speaker A: Comme du.
[00:27:55] Speaker B: Monde, puis les victoires vont venir après.
C'est bon aussi.
Comment vous vous êtes installés à Saint-Hyatt?
Vous êtes-tu… Ouais, je suppose qu'il y avait un gym. En termes d'installation? Ouais, exact. Ben écoute, on a un complexe sportif, on a… On a le terrain, on a le vesteur. Honnêtement, on a tout ce qu'on a besoin. Les estrades, c'est à travailler encore. C'est un dossier qu'on est en train de mettre de l'avant pour que ça devienne plus acceptable. Parce que c'est comme je t'ai dit, on est un très jeune programme. C'est 2014, c'est la première année du programme. Puis quand ils ont parti le programme, est-ce qu'ils savaient qu'on allait gagner cinq bols d'or en huit ans? Non, ils ne savaient pas. Fait qu'ils ont mis.
[00:28:38] Speaker A: Des estrades un peu de base en se disant.
[00:28:40] Speaker B: On verra.
Puis là, on attire 1000, 1200, 1500 personnes à nos matchs. Fait qu'il faut avoir des estrades qui font du sens.
1200 personnes dans une game de cégep, c'est malade. Il y a beaucoup d'engouement pour l'équipe, autant à travers la ville qu'évidemment nos anciens, que dans le cégep comme tel. C'est sûr que quand tu gongs, ça fait un effet boule de neige, mais c'est ça.
[00:29:08] Speaker A: C'Est très populaire.
Il y a une affaire qu'il faut qu'on travaille, c'est les estrades, mais on le sait, puis la direction le sait, puis ils sont en train de travailler là-dessus. Nice. Bonne chose, c'est vraiment hot, sérieusement. Cinq bols d'or en huit ans, c'est malade ça. C'est sérieux. Parlons-en des boulders.
Je le sais que tu.
[00:29:26] Speaker B: En as eu 5.
[00:29:26] Speaker A: 2 en division 3, 3 back-to-back-to-back en division 2.
Quel exploit, 3 années de suite à gagner un boulder. Surtout qu'on s'entend qu'au Cégep, c'est souvent des cycles.
Tu as.
[00:29:41] Speaker B: Un tiers. Ton équipe change tout le temps un peu à chaque année.
Je suis curieux de savoir, c'est quoi les secrets à Saint-Hyacinthe que vous avez trouvés pour rester autant dominant?
Honnêtement, ça revient à ce que je te disais de faire les petites choses comme du monde.
Parce que si ton focus, c'est trop sur comment je vais faire pour gagner, ça ne marchera pas. Il faut que tu aies une culture qui est bien implantée.
Je pense honnêtement que chez nous, elle est bien implantée.
À toutes les années, c'est quelque chose qui ressort beaucoup du fait que l'équipe Est-ce qu'elle est leadée par moi ou par les joueurs? C'est tout le temps par les joueurs. Puis il y a un dicton qui dit que dans les équipes médiocres, il n'y a personne qui lead. Dans les équipes bonnes, c'est les coachs qui lead. Mais dans les équipes excellentes, c'est les joueurs qui lead. Puis à Saint-Hyacinthe, c'est les joueurs qui lead.
Moi, j'ai.
[00:30:43] Speaker A: Mis ma culture au départ, les standards d'excellence à travers les années.
Mais maintenant, les joueurs savent c'est quoi le standard d'excellence à Saint-Hyacinthe et c'est les.
[00:30:56] Speaker B: Joueurs qui imposent la culture.
Fait que si je te demande c'est quoi que ça prend pour créer une équipe championne, tu vas me répondre, ça te prend des joueurs qui leadent. 100%. 100%. Faut que ça fasse partie de ta culture. Faut que les joueurs embarquent dans cette culture-là.
Puis, tu sais comme je te disais, moi je pense que tu commences avec bâtir les petites choses, puis les victoires vont venir. Une fois que les victoires viennent, les joueurs vont y croire, puis c'est eux qui vont setter le standard pour le reste de l'équipe. Puis une fois que t'as toute l'équipe qui embarque là-dedans, ça se fait tout seul. C'est rendu où est-ce qu'on est en ce moment, ma job est facile, parce que c'est les joueurs qui leadent, puis ça se fait par soi-même, puis j'ai pas besoin d'être dans la salle de.
[00:31:39] Speaker A: Musculation pour dire « Hey, lâche ton sel », il y a l'autre joueur à côté qui va dire au joueur « Hey, lâche ton sel, on a un bol d'or à gagner l'année prochaine. » quelle culture, c'est hot ça. C'est vraiment hot, sérieusement.
Je suis capable de faire des liens avec ce que j'ai vécu à Lennox. Lennox, tout le monde connaît Lennox au Cégep, gros programme en Division 1, le programme le plus titré en Division 1.
Mais tu vois, quand tu parles de ça, moi ça me fait penser quand j'étais là-bas.
Là-bas, c'est honnêtement les joueurs, moi je trouvais, il me semble que les joueurs prennent beaucoup de place.
Maintenant, je comprends pourquoi les gars prennent autant de place que ça. Les coachs sont là, ils.
[00:32:17] Speaker B: Nous côtoient, ils sont nice, ils font partie de la famille. Mais sur le terrain, c'est.
[00:32:22] Speaker A: Les gars qui gèrent la game. C'est dans le vestiaire, c'est les boys. C'est dans le gym, c'est les boys. 100%. 100%. Quand t'es capable de te rendre là, le gros de la job est fait.
C'est pas mal plus facile, je pense, de transférer la culture d'un programme quand ça part de ton vêt' que quand ça part de toi.
Il y a certaines lignes que, en tant que coach et joueur, tu ne peux pas traverser. Ou est-ce qu'entre deux joueurs, OK, il ne sera pas content après, au pire.
Mais je pense que si les joueurs... En tout cas, moi, de ce que je connais avec les Knoxville, c'est les joueurs qui nous... C'est comme si tu ne passes pas par ce que les.
[00:33:05] Speaker B: Joueurs nous montrent pour la culture.
Ben, ça continuera pas, t'sais. Fait que c'est hot. Genre, si tu me dis que t'as organisé ça de même, ben vous avez organisé ça de même, mais... Ça prend du temps, ça prend des années, ça prend du temps, t'sais, pis ça prend des courtes, ça prend comme... Faut que les pièces fonctionnent au final, c'est pas magique, là. Tu peux pas juste dire du jour au lendemain « Hey les gars, c'est vous qui l'aidez », Ça prend du temps et il.
[00:33:31] Speaker A: Faut que tu performes sur le terrain aussi. Parce que si tu ne performes pas sur.
[00:33:34] Speaker B: Le terrain, comme... c'est le coach qui a l'air fou. Je pense que c'est une roue qui se fait d'année en année. Tu te rappelles du moment où ça a tourné? Tu t'es dit « OK, là, on l'a… » Pas vraiment, je ne dirais pas qu'il y a de moments en particulier. C'est sûr que directement en gagnant en 2017, à ma première année, il y a comme un respect qui s'est fait à partir de ce moment-là, du fait que, ok, c'est de quoi il parle, on va lui faire confiance un peu, mais je.
[00:34:09] Speaker A: Ne te dirais pas que ça s'est implanté.
[00:34:10] Speaker B: En 2017. C'est vraiment à travers les années que, ok, les gars, on a une formule qui fonctionne et si tu n'es pas au standard de Saint-Hyacinthe, ça ne le fera pas. Comment tu prépares tes équipes avant un Boulder?
Bien, écoute, c'est de court en court. Ça dépend vraiment beaucoup. Et ce n'est même pas juste pour le Boulder, c'est un match régulier.
Ça va tellement dépendre de notre historique avec l'équipe. Schématiquement, on a l'air de quoi? On est-tu en santé? Est-ce qu'il pleut dehors?
Est-ce que je sens l'équipe nerveuse? Est-ce.
[00:34:47] Speaker A: Que je sens l'équipe trop... relax, un peu trop confiante.
Je ne te dirais pas qu'il n'y a pas de copy-paste.
[00:34:55] Speaker B: De Boulder en Boulder. Ça dépend vraiment de la situation dans laquelle on est. Comme un match régulier, honnêtement.
Si on parle du dernier Boulder, c'était quoi votre mindset en partant la saison ?
qui vous a mené au bol d'or?
À Saint-Saëns, on parle beaucoup de standard.
C'est quoi ton standard? Élève ton standard.
Si l'année passée, tu pensais que ce que tu as fait, c'était assez bon.
[00:35:25] Speaker A: Ce n'était pas assez bon. Relève ton standard encore pour devenir une meilleure version de toi-même, pour que le programme devienne une meilleure version.
[00:35:33] Speaker B: De soi-même. Même si ça faisait déjà deux bols d'or qu'on gagnait, on relève le standard encore. Une bonne façon de ne pas s'asseoir.
Est-ce que les gars parlaient souvent des deux années d'avant où ils pensaient juste à la prochaine?
On en parlait, oui et non, dans le sens qu'on a établi quelque chose qui fonctionne, puis les standards, on doit être capable de les atteindre et les surpasser.
Mais en même temps, comme tu disais tantôt, c'est des nouvelles cohortes. À toutes les années, tu as à peu près un tiers de l'équipe qui part, un tiers de l'équipe qui arrive. Quand tu parles seulement de les années.
[00:36:16] Speaker A: D'Avant, au tiers de gars qui viennent d'arriver, ça ne les rejoint pas.
Je pense qu'à toutes les années, ce n'est pas une continuité, c'est une nouvelle année en soi.
Je pense que c'est comme ça, il faut que tu l'abordes. Je pense que c'est une bonne façon de l'amener. Surtout, justement, si tu veux juste continuer à avancer et aller en chercher un autre. Ce n'est pas s'asseoir sur les anciennes victoires d'avant. C'est une chose que j'ai appris. C'est important de prendre les « wins ». Après que le « golden week » est passé, on passe au « next Mais c'est cool. ». J'ai envie que tu me.
[00:36:54] Speaker B: Parles plus des trois saisons que vous venez de gagner, les trois bols d'or. Parle-moi comment ça s'est passé, si t'as des histoires, des moments marquants de ces moments-là.
Les gens ont envie de savoir, je pense, comment ça s'est passé à Saint-Hyacinthe durant ces trois saisons-là.
Ben écoute, l'année 2023, donc notre premier bol, C'était une année qui était incroyablement paritaire. En.
[00:37:22] Speaker A: Division 2, si tu regardes le classement de 1 à 6, je pense qu'il y.
[00:37:27] Speaker B: Avait une différence de 1 victoire entre le 1er et le 6e. Je pense que les 1ers étaient 7-1 et les 6e qui étaient nous, on était 6-2. Fait que c'était super. C'était 6e, puis c'était 6-2. Un peu comme cette année là, j'y jouais pas mal. On était peut-être 5-3, je sais plus. On était peut-être 5-3. En tout cas, on était 6e, c'était vraiment serré entre le 1er et le 6e.
C'est tous les games entre 1 et 6, c'était super super serré. C'est ça, au final on a fini 6e. Fait que tu rentres dans les séries un peu comme « Ok, let's go, on est sixième, on va aller sur la route. » On joue premier match, je pense que c'est contre John Abbott. Premier match, on gagne ça sur la route contre John Abbott. un match de fou.
Puis après ça, on joue demi-finale contre Montmorency, à Montmorency, encore là, un autre match de fou. Puis après ça, on s'en va jouer Lévis, encore là, comme des underdogs.
Puis finalement, on gagne ça. Cette année-là, c'était plus une... C'était plus l'histoire d'Underdog parce qu'on a fini 6e et on est allé sur la route battre John Abbott, Mo Moransi et Lévy.
Cette année-là, c'était plus une affaire d'Underdog parce que l'année d'avant, on a eu une bonne saison. On a perdu en série, ce n'était pas la grosse affaire.
On a fini 6e pour finalement gagner le bol. La première année, c'était pas mal ça.
Après ça, la deuxième année, c'était différent. La deuxième année, c'était plus le mindset de là, on a les projecteurs sur nous, on a la cible dans le dos, on est les rois de la montagne, puis c'est tout le monde qui veut battre Saint-Hyacinthe.
Puis.
[00:39:15] Speaker A: Cette année-là, c'était particulier parce que cette année-là, c'est l'année qu'on a eu la.
[00:39:21] Speaker B: Situation avec nos carrières.
Je ne sais pas si tu en avais entendu parler, la situation de nos QB en 2024, mais si tu veux, je peux t'expliquer parce que c'est une histoire assez spéciale. Ben, si tu veux ma refresh, peut-être que j'ai l'entendu, je suis dans le monde du foot, mais honnêtement... Ah, c'est correct. Donc, dans le fond, c'est ça. Donc, en 2023, on a gagné avec Antoine Ouimet, étant dans notre carrière, gagné MVP de la Ligue, super bien fait, recruté à l'Université Laval.
Puis, c'est ça, il s'en allait à Laval, puis tout. Puis, nous autres, on était confiants dans notre backup, qui était Marc-Antoine Mallet, pour la saison 2024. Fait que là, on fait tout le printemps avec Marc-Antoine, qui était notre QB1, puis on était super confiants avec Marc-Antoine, puis on était comme, « All right, let's go, on s'en va à guerre avec lui. » Puis finalement, Antoine Ouimet, notre coréateur de 2023, il m'écrit genre au mois de, je ne sais pas, mai à peu près, au mois de mai. Il dirait, « Ouais, coach, finalement, j'aimerais ça revenir faire une quatrième année à Saint-Hyacinthe. » Là, je suis comme, ok, ok. Là, tu fais quoi? Ça, c'était un bon défi de coach, parce qu'on avait entièrement confiance en Marc-Antoine, mais en même temps, tu as le MVP de la Ligue qui t'écrit au mois de mai, coach, j'aimerais ça revenir jouer avec vous.
Là, tu fais quoi?
C'est quoi tes options? L'option, c'est, ok, Antoine, reviens prendre ton spot, puis Marc-Antoine, tu vas t'asseoir une autre saison.
On n'était pas à l'aise avec ça parce que Marc-Antoine avait mérité son poste de partant et avait tout fait le printemps avec nous.
L'autre option, c'est, est-ce que tu dis à Antoine Ouimet, ouais merci, mais non merci. On a notre carrière d'avenir pour le futur, c'est l'MVP de la Ligue, tu ne peux pas dire non. En plus, j'ai un gros respect pour Antoine.
Il nous a fait passer au prochain niveau avec la première victoire.
C'était tough pour les deux. C'était tough pour les deux carrières. C'était tough pour Marc-Antoine et Antoine. Finalement, je les ai rencontrés et j'ai dit, OK les gars, voici ce qu'on va faire. On va faire quatre-quatre. Vous allez jouer quatre games chaque.
Marc-Antoine va jouer les quatre premières games. Puis Antoine, tu vas jouer les quatre dernières games, puis on va faire de la compétition. Celui qui performe le plus en pratique, c'est lui qui va jouer le reste des playoffs.
Ça fait que c'est ça qu'ils ont fait. Les deux, ils ont accepté. Puis les deux, ils auraient pu être fâchés. Marc-Antoine, il aurait pu être fâché de dire, moi, ça fait deux ans que je suis sur le banc. Puis là, c'est ma troisième année. C'est mon opportunité d'être partant. Puis là, tu m'enlèves ça. Genre, au mois de mai, il aurait pu être frustré. Puis Antoine, lui, il dit, bien, moi, j'ai gagné MVP de la Ligue, j'ai gagné le Boulder l'année passée, je veux revenir, puis tu me laisses pas être partant. Mais pour vrai, les deux, les deux, ils ont embarqué là-dedans. Puis pour vrai, les deux, je suis vraiment fier d'eux d'avoir eu la maturité, de comprendre un peu la situation dans laquelle on est, puis de se respecter mutuellement, de dire, hey, t'sais, les deux, on est des bons carrières, on va splitter la saison en deux, puis après ça, bien, rendu dans la playoff, c'est ça, on fera la compétition pour voir qui qui, t'sais, qui qui va jouer les playoffs. Finalement, c'est Antoine qui a joué les playoffs, mais on savait que Marc-Antoine, c'était une machine. Comme de.
[00:42:37] Speaker A: Fait, Marc-Antoine vient de nous mener un bol d'or cette année.
Ça, c'était un début de saison assez difficile pour moi de gérer cette situation particulière-là.
C'est sûr que d'avoir deux carrières d'élite chez vous, c'est quand même enviable comme situation, mais c'était une situation qui n'était pas facile à gérer quand même.
mature des gars sérieusement, vraiment vraiment vraiment sick.
Avant que tu commences sur l'histoire de cette dernière saison, j'ai ici votre photo de bol d'or de cette.
[00:43:17] Speaker B: Année que vous avez gagné.
Je vais t'en montrer, mais juste ici dans la photo, je vois que vous aviez amené un cadre.
Je te montre ici, je la mettrai à l'écran, du numéro 1.
C'était pour quelle raison? Je suis sûr qu'il y a une raison, on ne fait pas ça juste. C'est à cause du décès de notre joueur de l'année passée, Joseph Gingras.
Joseph est décédé le jour avant notre camp d'été.
C'était assez émotionnel comme moment.
Puis c'est ça, il a joué quatre ans pour nous. C'est comme un fils pour moi. Quatre ans pour moi, puis j'étais le commentateur défensif.
Puis c'était un de nos très bons joueurs défensifs. Fait que je l'ai côtoyé énormément à travers ces quatre saisons-là.
Puis c'est ça, il s'en allait au carabin cette année, 2025.
Puis c'est ça. Fait que le jour avant, Le jour avant, notre camp d'été, il est décédé.
Toute la saison, on l'avait avec nous.
Joseph, c'était un joueur qui était vraiment dédié au foot.
Dans ma carrière de coach, je ne pense pas que j'ai un joueur qui a été plus discipliné dans son parcours de foot que Joseph.
C'est le genre de gars qui mesurait ses portions de poulet avant de les manger.
La joke souvent qui revient, c'est dans ces trail mix. Les trail mix, ils enlevaient les affaires de chocolat parce qu'ils ne voulaient pas manger les affaires de chocolat, comme ils étaient tellement disciplinés. Ils étaient tellement en shape parce qu'ils étaient disciplinés.
Le premier meeting de la saison 2025, le lendemain du décès à Joseph, C'était évidemment vraiment tough parce que tu fais quoi comme head coach? Est-ce qu'on annule le camp?
Je pense que c'était des testings qu'on avait le premier jour.
On fait quoi? Est-ce qu'on annule les testings? Parce qu'on vient d'avoir le décès d'un de nos joueurs et la majorité de l'équipe l'ont connu. C'était vraiment, vraiment, vraiment difficile comme situation.
Mais ce que j'ai fait, c'est que je me suis demandé qu'est-ce que Joseph voudrait.
Puis, 100%, Joseph aurait dit « Hey les gars, on va faire les testings puis on s'en va gagner un autre bol. » Quand j'ai pensé à ça, j'ai essayé de mettre mon deuil de côté et de dire « let's go, on va faire ça pour Joseph ». On a commencé la saison, on a fait le camp, il était tout le temps dans notre pensée, puis on y pensait pendant la saison au complet, mais moi, à chaque fois que j'avais comme un petit down, puis je pensais à lui, je me disais, genre, qu'est-ce.
[00:46:40] Speaker A: Qu'Il voudrait? Qu'est-ce qu'il voudrait? Il voudrait que je grind, il voudrait que je fasse mon tape, il voudrait que je pousse les gars, il voudrait qu'on gagne un bol. Fait qu'au final, on a fait les sacrifices qu'on a dû faire pour lui, puis c'est ça. Fait que le Colt, c'est son chandail de l'année passée.
[00:46:57] Speaker B: Très beau geste, honnêtement.
[00:47:00] Speaker A: Mes condoléances pour ce gars-là, sérieusement.
Je pense qu'on a été tout un peu sur le choc quand on avait vu la nouvelle.
T'sais, moi étant un gars qui a littéralement mon âge, peut-être un an plus jeune, whatever, il a mon âge, t'sais, ça frappe. T'sais, comme, « Hey, ce gars-là, il joue au foot au Carabin ».
Puis du jour au lendemain, il est décédé, c'est quelque chose. Je ne peux pas comprendre le sentiment que ça fait quand il faisait partie de ton équipe et qu'il était là. C'est sûr que ça devait être quelque chose, mais c'est comme quoi chaque...
Chaque année, il y a une toute nouvelle histoire.
Tu l'as montré là.
Oui, c'était trois boulders de suite, mais c'est trois histoires complètement différentes de chacune. C'est beau, mais tu vois là, vous avez utilisé un moment difficile, puis vous l'avez pris, puis c'était votre jus, c'était ce qui vous drivait à.
[00:47:59] Speaker B: Avancer vraiment sérieusement.
Vraiment cool, sérieusement. Beau moment.
Félicitations pour les trois Baldors de suite. Vraiment cool.
Est-ce que les équipes de Baldor, quand tu fais juste regarder les joueurs, les équipes, est-ce que ça se ressemble en termes d'athlètes?
Y a-t-il des ressemblances dans les équipes de championnat? Comme les histoires, ça change tout le temps un peu. Écoute, les athlètes, change beaucoup.
Les athlètes changent beaucoup. Nos forces peuvent changer d'une année à l'autre.
En 2017, notre défensive était incroyable.
Je pense qu'on a laissé quelque chose comme 60 points dans l'année au complet. On était incroyable défensivement. Puis les deux dernières années, c'est notre offensive qui mettait des points en.
[00:48:57] Speaker A: Amplifiné.
Sur le terrain, Ça change beaucoup.
Une chose qui est commune à travers les années, c'est le fait qu'on a un bon groupe de leaders.
C'est vraiment ça. On parlait de culture tantôt, c'est les leaders qui settent cette culture-là. Les points communs entre ces années-là, c'est qu'on avait un excellent groupe de leaders qui menait le bateau. Je pense que c'est la clé. Dans la dernière... Ben, en 2025, quand j'ai parti le podcast, c'est une question que j'ai demandé à plusieurs coachs, plusieurs athlètes aussi, pour savoir, essayer de comprendre, essayer de gratter pour... Ben, tu sais... C'est quoi vraiment ça prend pour gagner? Puis, tu sais, on parle tout... Quand on parle de foot, c'est une histoire d'équipe.
Ça te prend un gars qui fait une erreur, puis tu perds le jeu.
Mais de voir ça, puis tu vois, là je suis capable de faire des liens avec tous les autres coaches qui m'ont dit, puis une chose qui ressortait souvent, c'était il faut.
[00:50:00] Speaker B: Que.
[00:50:00] Speaker A: Tu aies une équipe unie puis soudée.
Puis là, si tu rajoutes en plus, t'es la première personne qui me dit ça, qu'il faut qu'il y ait une excellente équipe, c'est les joueurs qui leadent. C'est excellent ça. C'est vraiment ça la coche.
Mais pour avoir des joueurs qui leadent, il faut.
[00:50:15] Speaker B: Que tu fasses du bon recrutement. Ouais.
On est en mode recrutement présentement.
Fin recrutement juste un peu avant le blackout.
Mon cher Alex Surprenant, il m'avait sorti ça. It's the name of the game, le recrutement.
Je suis curieux à Saint-Hyacinthe, comment ça va le recrutement? Quel genre de joueurs qu'on cherche? Qu'est-ce qu'on veut pour le programme? À toutes les années, on ne veut pas cibler une position en particulier. À toutes les années, on se dit qu'on perd un tiers de l'équipe, j'ai besoin de recruter un tiers de nouveaux joueurs. On a besoin de faire cette roue-là à toutes les années.
C'est sûr que la première chose qui est le tape à l'œil, c'est le talent. Mais au-delà du talent, ce que tu veux, c'est quelqu'un qui est en amour avec la game, qui est en amour avec le football. Parce que tous les sacrifices que tu vas devoir faire dans ta vie personnelle pour pouvoir exceller au niveau que.
[00:51:15] Speaker A: Nous on s'attend à ce.
[00:51:16] Speaker B: Que tu excelles, si tu n'aimes pas le foot, ça ne sera pas bien. On parlait de la culture, puis le travail, puis les muscus, puis tout, puis ça, ça passe à travers. Est-ce que t'aimes le foot pour vrai ou toi, t'es juste là pour mettre un tracksuit puis aller au bar après, être dans l'équipe de foot? Ben non, c'est ça exactement. À la base, c'est est-ce que t'es un passionné de foot? À quel point t'aimes ce que tu fais?
Parce que t'as des sacrifices à faire. Puis dans notre équipe de foot, on a à peu près la moitié de l'équipe qui vient de l'extérieur.
Fait que Montréal, Laval, Gatineau, Sherbrooke, Trois-Rivières, partout là.
Fait que pour dire, ok, ben je vais déménager de chez nous, je vais sortir de chez nous pour continuer mes études, pis t'aimes pas.
[00:52:07] Speaker A: La game.
[00:52:08] Speaker B: Ça le fera pas, là.
Ça le.
[00:52:10] Speaker A: Fera pas. Fait qu'on cherche définitivement des passionnés de foot. Fait qu'on parle au coach beaucoup pour savoir à quel point il aime le foot. Pis si tu as un gars qui manque des pratiques, si tu as un gars qui va à la salle de muscu, toutes ces affaires-là.
C'est ça. C'est pas mal ça, je te dirais.
Mais c'est une bonne chose.
Pis de toute façon, Tu sais, le football c'est un entonnoir un peu. Si on le voit comme ça, tu sais, on part pis quand t'es jeune, tu peux commencer partout. Pis plus t'avances dans les niveaux, ben l'entonnoir se rétrécit. Jusqu'à arriver jusqu'au professionnel.
Mais moi je pense que, tu sais, à toutes les années, on échappe un peu. Tu sais, ça arrive, tu sais, il y a des joueurs qui...
Il y a des joueurs qui rentrent et finalement, ce n'est pas trop ce qui s'est passé, donc ils partent. C'est correct. Moi, je pense que ça se fait naturellement.
Mais c'est une bonne façon aussi d'aller chercher.
[00:53:01] Speaker B: Peut-Être des joueurs qui viennent rechercher vos valeurs. C'est un peu ce que je comprends.
Justement, les valeurs de Saint-Hyacinthe.
Tantôt, tu m'as dit que vous aviez une belle façon de voir la victoire, une belle façon de voir le futur du programme.
Mais si on rentre plus en détail sur vos valeurs, c'est quoi que tu leur montres?
Une chose qu'il faut savoir, c'est qu'à Sainte-Séassainte, on n'a pas on n'a pas un bassin de joueurs incroyable, OK?
À Saint-Hyacinthe, directement, on a deux petites écoles qui jouent du Juvenile Division 3, Juvenile Division 4, puis ils nous envoient des joueurs à toutes les années, mais comme nous, comme staff, comme programme, pour qu'on puisse avoir du succès, il faut qu'on recrute absolument partout, OK?
Puis les coachs savent ça, donc ils travaillent super fort pour amener ces joueurs-là au programme ici.
Puis quand on a des coachs qui travaillent fort, on a des joueurs qui travaillent fort.
Je pense que la première chose qui fait partie de notre culture d'équipe, c'est l'éthique de travail.
C'est vraiment l'éthique de travail. Moi, j'ai mes assistants coachs, mes coachs de position, j'ai des bénévoles qui sont là aussi, qui mettent des.
[00:54:26] Speaker A: Heures. incroyable parce qu'il croit dans ce qu'on fait.
C'est ça qui est motivant pour les joueurs aussi. C'est les joueurs qui voient que les coachs travaillent fort. Moi aussi, je vais travailler fort et je vais encourager les autres à travailler fort. C'est sûr que la première chose.
[00:54:46] Speaker B: Qui me vient à l'esprit, ce serait l'éthique de travail. C'est quoi la relation avec les gars?
Il y a des coachs qui sont plus formels. C'est une relation vraiment coach-joueur. Il y en a qui sont vraiment friendly, chill. Je suis sûr que toi, tu es le head coach. Je ne sais pas à quel point c'est différent.
Tu vois, ça c'est une des affaires que des fois je m'ennuie d'être coach de position.
Parce que coach de position, t'as beaucoup plus de proximité avec les joueurs.
Pis tu sais, quand je faisais Team Québec, ou même quand j'étais guest coach avec les Alouettes, pis je passais du temps avec spécifiquement les demi-défensifs, J'aime ça, tu sais, j'aime ça. Puis des fois, mettons, ça va arriver, une fois dans l'année, j'ai un, mettons, mon coach de DB, il peut pas être là parce qu'il y a X, Y, Z, puis je vais coacher les DB. J'aime ça, c'est hard. Tu sais, j'aime cette proximité-là, puis de pouvoir coacher vraiment comme individuellement chacun des gars, puis être plus proche de chacun des gars. Comme head coach, c'est dur. C'est tough d'avoir cette proximité-là parce que j'en ai 75 à gérer des joueurs, mais j'ai aussi 15-20 coachs à gérer, j'ai responsable des sports à gérer, j'ai trop d'affaires à gérer pour avoir une relation super proche avec chacun des joueurs. Pour moi, c'est important que les joueurs sachent que je suis là pour eux quand même. Ma porte de bureau est tout le temps ouverte et.
[00:56:14] Speaker A: Les gars savent qu'ils peuvent rentrer et sortir et jaser de foot.
d'école ou de vie ou de peu importe quoi, des problèmes qu'ils ont. Moi, ma porte est tout le temps ouverte. Je pense que les joueurs le savent ça.
Même si j'ai 75 gars à gérer, je suis capable de prendre du temps pour chacun des 75. C'est une.
[00:56:36] Speaker B: Belle façon. C'est sûr qu'être coach, t'es comme le président de la business. T'es un peu partout.
C'est un beau rôle.
Les gens que je connais qui te connaissent, j'ai juste des bons commentaires par rapport à ton style de coaching.
En finissant sur le recrutement, tu dirais quoi à un jeune aujourd'hui pour qu'il vienne jouer à Saint-Hyacinthe?
Tantôt, on parlait du fait qu'on fait beaucoup des petites choses bien.
Je pense que c'est vraiment ça.
Honnêtement, côté encadrement académique, on va être vraiment dur à battre.
Côté bâtir un programme puis faire partie d'un programme qui a le momentum que nous, on a présentement.
Il n'y a pas d'autre programme qui a le momentum qu'on a en ce moment. On va se dire, de gagner cinq boldors en huit ans, il n'y en a pas d'autres en ce moment qui ont fait ça récemment. Puis même dans.
[00:57:39] Speaker A: L'Histoire du football collégial, il n'y en a pas tant.
[00:57:42] Speaker B: De.
[00:57:42] Speaker A: Faire partie de ce programme-là, c'est une chance à saisir.
Côté opportunités de temps de jeu, c'est sûr qu'on a des gars qui finissent. Je pense que les petites choses qu'on fait pour encadrer les gars sont la raison globale pour laquelle un joueur voudrait venir à Saint-Hyacinthe. Vous êtes en train de.
[00:58:03] Speaker B: Mettre Saint-Hyacinthe sur la map. Oui. Certainement. Je.
[00:58:06] Speaker A: Sais même pas si j'aurais entendu parler de Saint-Hyacinthe à part le foot. Une raison de plus pour y aller. Je suis déjà allé à Saint-Hyacinthe.
En fait, passé Saint-Hyacinthe, je suis passé de.
[00:58:22] Speaker B: Vert. C'est plus ça, mais je serais curieux de voir 1200 personnes, ça ressemble à quoi Saint-Hyacinthe. Oui, absolument. C'est des chaises de camping beaucoup.
C'est correct ça. C'est correct. Le bon vieux football. Exact, comme on.
[00:58:35] Speaker A: Les aime. Est-ce que vous avez un turf.
[00:58:37] Speaker B: Synthétique que vous avez? Oui, qui était là.
L'avez-tu fait avant? Étais-tu là avant? Oui, bien, drôle d'histoire, mais en 2014, qui était la.
[00:58:45] Speaker A: Première année du programme, il n'y avait pas de terrain. Il.
[00:58:48] Speaker B: Fallait qu'il joue dans une équipe, dans une école secondaire à PhD, pas évidente qu'à Seine-de-Lorme.
Je pense que ce n'était pas trop loin. Ben non, c'est pas trop loin, mais même le terrain de pratique, ils pratiquaient dans un parc.
Il n'y avait pas de ligne, il n'y avait.
[00:59:01] Speaker A: Pas de poteau. Comme une bonne vieille équipe civile. Même pire que ça, même les équipes civiles, les petites équipes civiles, même eux, ils ont un terrain, mais non, c'est ça. Je n'étais pas là cette année-là, mais Vincent, mon adjoint, lui, il était joueur cette année-là, puis il m'en a conté des histoires à propos de cette année-là. Aïe aïe, vraiment sick. C'est quoi le but ultime? Tantôt tu.
[00:59:24] Speaker B: M'As parlé, moi je suis un gars de défi, la prochaine étape c'est la division 1, mais 3 boulders de suite, l'année prochaine on est encore en division 2.
Vous avez un beau futur devant vous, j'en suis convaincu, mais un but, un rêve, c'est plus loin encore.
C'est quoi cette vision-là? C'est quoi le but qu'on veut atteindre?
Je suis content de ce qu'on a fait jusqu'à maintenant, mais je ne suis pas satisfait. Je suis poussé par des débuts, par des défis plus grands, plus ambitieux.
Si tu m'avais demandé quand on est passé de D3 à D2, est-ce que vous allez penser à la D1 dans cinq ans, je.
[01:00:12] Speaker A: T'Aurais dit non. Cinq ans, donne-nous du temps un peu. On est un petit bassin, laisse-nous du temps de bâtir de quoi. C'est sûr que la prochaine chose, c'est la D1. C'est ça qu'on veut.
[01:00:23] Speaker B: Faire. C'est ça qu'on est en train de placer nos affaires pour faire la demande. Ce serait pour 2027. C'est ça qu'on aimerait faire. Excitant. C'est sûr que si vous passez en D1, ce serait malade. Je ne sais pas si vous feriez partie des équipes.
qui s'est rendu le plus rapidement en Division 1 quand vous êtes parti? Je ne sais pas. Je ne sais pas. Écoute, Mathieu, je.
[01:00:49] Speaker A: Sais que... Tout.
[01:00:50] Speaker B: Ce que je sais, c'est que nous autres, ça s'est fait vite, là. 2014... Tu sais, 2014, pour te donner une idée, là, 2014, l'année que Saint-Hyacinthe n'avait pas de terrain, l'année 1 du programme, non seulement Saint-Hyacinthe a fini 0 victoire, 8 défaites en Division 3, mais on fait 0 points.
dans l'année au complet. Oh my god. C'est.
[01:01:10] Speaker A: Genre 0 et 359 points contre, quelque chose de même. Fait que 0 points dans l'année au complet.
Ça c'était l'année 1 du programme, puis là on est 11 ans plus tard.
[01:01:21] Speaker B: Puis là on parle de... Mais là c'est intéressant, il faut qu'ils montent absolument en division 1.
Ok, je suis content d'entendre ça, mais... Ça c'est malentruche.
Ça doit être rough, mais c'est fou pareil à quel point vous avez... Ça a pris des gens... L'école devait y croire beaucoup.
L'école a dû vous soutenir quand même pas mal.
C'est sûr. Quand j'ai passé l'entrevue, quand j'étais entre Saint-Lambert et Saint-Hyacinthe, quand j'ai passé l'entrevue pour être à Saint-Hyacinthe, moi je leur ai posé la question.
Est-ce que votre but c'est de monter en D2? de bâtir un programme d'élite. Est-ce.
[01:01:58] Speaker A: Que c'est ça que vous voulez faire? Sinon, je vais rester à Saint-Lambert. Puis, il m'avait dit oui, c'est ça qu'on veut.
[01:02:02] Speaker B: Faire. On va bâtir, on va mettre les infrastructures à jour.
Le fait de me rentrer à temps plein aussi, ça voulait dire qu'il était sérieux dans leur processus. Oui, définitivement, l'école ça va être très nice.
Finalement, Sébastien, dernière question pour toi.
Je voulais savoir, c'est quoi ta mission en tant que coach? Pourquoi tu coaches en fait?
Pourquoi je suis coach?
Ça part de l'amour du sport.
Ça part d'aimer le football. Comme je te disais tantôt, c'est ça qui m'a fait rentrer dans le coaching.
Mais qu'est-ce que j'aime en ce moment? Il y a deux affaires. Premièrement, voir des joueurs, des jeunes hommes progressés. On les prend comme des petits adolescents qui sortent du secondaire, qui pensent qu'ils savent tout, mais dans le fond, il faut qu'on les forme. Les formés rendus au cégep et les sortis rendus à l'université, ça, c'est une super belle fierté.
Puis de.
[01:03:07] Speaker A: Voir les anciens venir à nos matchs, puis d'être super fiers, puis de porter le gear encore, puis de show off toutes les bagues à nos games, ça, c'est une super belle fierté. C'est définitivement quelque chose qui me pousse beaucoup. Puis sinon, bien évidemment, le défi. Moi, je.