Episode Transcript
[00:00:00] Speaker A: Bonjour tout le monde et bienvenue sur Le Game On, je suis votre host William Rochefort et aujourd'hui, on tombe dans la ligne offensive.
Moi, je me suis fait dire que si on avait besoin d'O-Line, on appelait cette personne.
Kyle Brennan, merci d'être là aujourd'hui pour venir partager ton expérience.
Quel CV de football? T'es probablement une des personnes les plus qui a eu le plus d'expérience que j'ai rencontré jusqu'à maintenant, hyper inspirant. J'ai vraiment hâte qu'on puisse discuter de vécu, l'évolution du football au Québec, l'évolution de la position d'O-Line.
t'as joué dans différentes équipes. La Val aujourd'hui, mais t'as été CFL, t'as commencé au niveau secondaire. Très inspirant.
Merci d'être là, sérieusement, de venir partager ton expérience avec les gars. Très apprécié. Pierre.
[00:00:57] Speaker B: Premièrement, merci de m'avoir invité.
Ça me fait énormément plaisir. Si je peux partager des choses qui peuvent aider les gens ou les jeunes coachs, tant mieux.
[00:01:07] Speaker A: Je suis sûr à 100% que ça va être capable d'aider les gens.
Tu étais une des personnes que j'ai eu plusieurs demandes que tu viennes, que je t'invite.
Beaucoup d'O-Line m'ont dit, il faut que tu y parles, tu vas être surpris. Puis des joueurs professionnels m'ont dit ça aussi.
Je pense à Ciri Logan-Seydon, qui est un joueur que tu as même coaché. Il m'avait dit, là, tu as une discussion avec moi, mais c'est temps que tu en ailles avec Carl si tu veux vraiment avoir une bonne discussion.
Fait que je vois que tu t'écris un bon nom dans l'industrie, puis je suis...
Très excité pour ça.
Avant de commencer avec mon intro, j'ai envie de te lancer avec ta première question tout de suite.
Ça fait depuis 1984 que tu t'impliques dans le football, avec ta première clinique à ce moment-là.
Tu as vu le football évoluer, le football au Québec, tu as vu le football évoluer, tu as vu le football changer.
Moi, je suis curieux de savoir, Cal, comment les joueurs ont évolué en général dans notre sport au Québec, au football.
[00:02:17] Speaker B: Je pense qu'en général, les joueurs sont développés. La grosse différence, c'est que les joueurs sont développés peut-être un peu plus physiquement que dans le temps. Je pense qu'au secondaire aujourd'hui, au collégial, il y a des programmes sportifs. Je pense que les jeunes commencent à s'entraîner plus de bonheur que dans le temps. qu'à mes débuts. Je pense que la culture de s'entraîner en équipe, de s'entraîner physiquement, dans la musculation, dans la course, je pense que c'est ça la plus grosse différence au niveau du football.
[00:03:00] Speaker A: L'accessibilité, aujourd'hui, tous les programmes, majoritairement, ont des salles muscules. Les gars, ils s'entraînent plus.
[00:03:07] Speaker B: C'est peut-être… Les installations ne sont pas ce qu'ils étaient en 1984, je vais être honnête avec toi. C'est beau.
Des salles de cours comme on a aujourd'hui, que ce soit, comme je te dis, au niveau collégial, high school, universitaire, ça n'existait pas dans ce temps-là.
Il y a de plus en plus de programmes de football, que ce soit encore une fois au niveau secondaire ou collégial, ça a amené un engouement, puis ça a amené aussi les équipes un peu à compétitionner entre eux autres dans leurs installations pour attirer des joueurs d'un peu partout.
[00:03:48] Speaker A: Surtout que dans ces moments-là, Marc Laurentier m'avait dit que le football était beaucoup concentré aux mêmes places parce qu'à ce moment-là, à Québec, il y avait moins de cégeps qu'il y avait de football.
Les gars allaient plus en bas. Il y avait plus des gros programmes à certaines places clés du Québec.
C'était moins répandu.
Je ne sais pas.
[00:04:11] Speaker B: Dans le temps, c'est ça. J'ai coaché au secondaire au Simard-Saint-François.
Les gars dans le temps, justement, ils allaient dans Beauce, ils allaient à Lenoxville.
Les gars de la région, ils allaient dans Beauce, ils allaient à Lenoxville, ils n'ont qu'à aller au CVM.
C'était plus extérieur. Maintenant qu'à Québec, on a CNDF dans l'édition 1, on a Garneau, on a Limoilou, les gars locaux sont reste un peu plus local qu'il le faisait avant. Il y en a encore qui vont à l'extérieur.
Le débat des prep school est un autre débat aussi.
En ayant plus de programmes dans ta région, c'est ça que les équipes commencent à être en condition.
Comment tu attires ton gars chez vous?
Il y a différentes philosophies.
Les jeunes voient beaucoup aussi qu'est-ce qui se passe au sud de la frontière, qui est un autre monde complètement. Puis ils voient les salles de poids, les installations, ben eux autres, ils veulent aller rechercher peut-être un peu ce qu'il faut à l'autre bord.
C'est sûr que c'est même pas pareil, mais au moins, ils vont chercher ça un peu.
[00:05:22] Speaker A: Tu m'as parlé de prep school, je suis curieux de savoir, c'est quoi ton point de vue, toi, sur les jeunes qui vont en prep school?
[00:05:30] Speaker B: Je pense que, un, ce n'est pas pour tout le monde. Je pense que de nos jours, les jeunes aussi veulent avoir le rêve de jouer dans l'NCAA. Ils pensent qu'en allant dans des prep schools, ça peut les aider.
Mais aussi, il faut voir. Ce n'est pas à moi de décider si c'est bon pour eux ou pas. Mais c'est sûr que Je pense que ce n'est pas garant que si tu vas dans un prep school aux États-Unis, que tu vas jouer aux États-Unis. On voit de plus en plus de jeunes aujourd'hui qui vont dans les prep school down south et qui reviennent jouer au Canada ou au Québec.
[00:06:11] Speaker A: Plus qu'on le pense même.
[00:06:13] Speaker B: Plus qu'on le pense probablement. Nous autres, on a quand même un bon nombre. Je ne pourrais pas te nommer combien et le nombre exact, mais nous autres, on a beaucoup de jeunes qui sont allés jouer dans des prep school, que ce soit Macaulay, Williston, n'importe où, qui sont avec nous aujourd'hui.
[00:06:31] Speaker A: Une évolution vraiment côté entraînement, développement des joueurs. Intéressant de voir comment ça allait évoluer pareil, mettons juste au Québec en majorité.
Question de parler là.
Vraiment cool.
[00:06:46] Speaker B: Je pense qu'aussi, il y a un certain nombre aussi.
Il y a des joueurs qui ont, il y a des coachs maintenant qui qui sont issus de l'université, qui ont joué à l'Université Laval, qui ont joué à Sherbrooke, qui ont joué un peu partout à l'Université de Montréal, puis qui s'investissent ou qui redonnent dans des programmes.
Puis ça, veux, veux pas, c'est way back when, tu sais, des fois, t'avais des staffs, qu'il y avait deux profs d'éducation physique qui faisaient ce qu'ils pouvaient avec eux. Maintenant, ben, tu sais, tu regardes n'importe quel staff collégial, il y a du monde qui ont vécu une expérience de football quand même assez intéressante. Des gens qui peuvent redonner un peu de leur connaissance.
[00:07:35] Speaker A: Il y a beaucoup de passionnés. C'est ça qui est le fun encore de notre sport, des gens qui veulent juste partager et être encore dans le foot. La meilleure façon de le faire, c'est en t'impliquant dans tes programmes scolaires, projets chez toi.
[00:07:48] Speaker B: Je pense que comme dans n'importe quoi, Si tu dis nouveau passion, bien, tu veux dire... Encore, on parle de la différence entre les États-Unis et le Canada. Tu ne viendras pas riche au Québec et au Canada en coachant au foot. Donc, à quelque part, il faut que tu aimes ça. Il faut que tu sois passionné de ce que tu fais.
Puis, il faut... Tu sais, à quelque part, il faut ne pas... Tu sais, si tu veux avoir du succès, il ne faut pas nécessairement que tu comptes tes heures, tu sais.
Puis, c'est... Comment dire? C'est un... C'est un grind, mais, tu sais, je veux dire, si tu aimes ce que tu fais, il n'y a pas de problème à travailler.
[00:08:25] Speaker A: C'est intéressant ce que tu as amené. Penses-tu qu'aujourd'hui, du jour au lendemain, tu enlèves les salaires ou tu enlèves des aussi gros salaires, admettons, au grand head coach, la NCE, il y en a une couple qui partirait?
[00:08:41] Speaker B: Non, je pense pas. Je pense pas que les gars font juste ça pour l'argent. C'est parce que, tu veux dire, à quelque part, eux autres aussi ont comme... Comme n'importe qui, ils ont commencé au bas de l'échelle. Peut-être qu'au début, lui, il était graduate assistant X, Y, Z. Il allait chercher le café pour le coach. Il faisait tout. Il n'avait pas de paye. Aujourd'hui, comme on dit, c'est rendu tellement... Je pense que des fois, c'est un peu... démesuré aussi. Il y a des coachs de foot qui gagnent plus cher que le recteur de l'université.
Mais c'est parce que ça rapporte tellement d'argent qu'un moment donné, il faut peut-être dépenser de l'argent.
[00:09:27] Speaker A: Non, effectivement, effectivement.
Écoute, je n'aurais pas pu mieux dire, hyper intéressant, sur les prep school, l'évolution du foot, sérieux, je ne m'attendais pas à ça.
Écoute, Kyle, chaque personne qui vient sur mon podcast a le droit à une intro.
Voici ton intro. Écoute, t'avais un CV. T'es la personne qui avait le plus gros CV que j'ai eu. J'ai essayé de garder ça le plus short and sweet. Je veux te laisser parler de ton expérience.
Donc, Kyle Brunon, voici ton intro.
Cal Burnett est coach de la ligne offensive pour le Rouge et Or de l'Université Laval.
Ça commence en 1984 dans une clinique de football avec le Concorde de Montréal. Ton premier poste à vie, coach de ligne défensive à la polyvalente Mont-Bleu.
Étant passionné par la ligne offensive, tu en fais ta carrière. De 1985 à aujourd'hui, tu t'es promené du football amateur jusqu'à la CFL, en passant du séminaire Saint-François à l'Université Laval, au Stampeders de Calgary, ou encore en 2005 au Rough Riders de Saskatchewan, et 2006-2007 aux Eskimos d'Edmonton.
Finalement, en 2009, tu reviens à la maison coacher le Rouge et Or. Aujourd'hui, avec 9 bagues de championnat national de la Coupe Vanier, plus de 15 joueurs envoyés professionnels, Kal Brunnen, bienvenue sur le Game On. C'est un plaisir de t'avoir.
C'est quoi ton histoire?
De où ça a parti, le football, pour toi?
Tu m'as dit avant l'enregistrement que c'était complètement différent des autres, pas une grosse scolarité où est-ce qu'aujourd'hui, on va pas se le cacher, le football est juste basé sur la scolarité.
J'ai envie de t'entendre. De où ça a parti pour toi?
[00:11:15] Speaker B: Moi, étant jeune, plus jeune, j'étais un joueur de hockey.
J'ai joué au hockey toute ma vie jusqu'au midget.
considère que j'étais un bon joueur de hockey. Est-ce que j'aurais des gros calibres? Probablement pas, mais j'étais quand même un bon joueur de hockey. Mais à ma dernière année au secondaire, je jouais pour mon école, je jouais au civil, je jouais à toutes les occasions que je pouvais. J'allais jouer sur les glaces extérieures. J'ai joué beaucoup de hockey à ce moment-là, puis on dirait que je me suis Je me suis étané un peu.
Puis, comme tu le disais, bon, au niveau de l'école, ce n'était pas quelque chose que j'aimais beaucoup. Ça fait que là, j'étais rendu en secondaire 5, j'allais graduer, je m'en allais au cégep, puis j'ai fait le...
le bon, c'était peut-être un vœu qui était un peu loin pour moi, mais j'ai dit je vais aller au cégep, je vais arrêter de jouer au hockey, puis je vais me concentrer sur mes études, le bon vieux concentré sur les études. Puis je suis rentré au cégep, puis bon, ça allait bien, ça allait moins bien. Comme je te dis, je n'étais jamais un grand étudiant. Puis à ce moment-là, je suis allé au cégep Saint-Barnes, ici à Québec, puis il y avait une équipe de foot. Puis à un moment donné, le coach me demandait, ça te dirait-tu de jouer au foot? Puis là, je disais, Ouais, peut-être. Ça fait que là, j'ai commencé à jouer au foot.
Donc, mon vœu de dire que j'allais me concentrer sur l'habitude a passé par la porte.
Ça fait que là, histoire courte, j'ai joué deux ans à St. Lawrence.
Je jouais sur la ligne défensive à ma première année. Deuxième année, on n'était pas beaucoup de joueurs. Ça fait que j'ai joué à O-line, D-line.
Puis après cette saison-là, je suis allé jouer au Line, maintenant c'est le Cégep-Eau-Sapalache pour Ben Gravel.
J'ai joué un an là, j'ai été là une session. Puis encore là, moi j'avais été à l'école anglaise quand même toute ma vie. En français, ce n'était pas évident non plus. Puis on ne se cachera pas que je n'ai pas trop mis d'efforts au niveau des études à ce moment-là.
Ça fait que là, je suis revenu à Québec, puis là, on continue à aller au cégep. Sans avoir d'ADEC, je suis parti sur l'aventure d'aller à l'Université d'Ottawa.
Puis, j'ai commencé à étudier à l'Université d'Ottawa. Puis, j'ai fait deux ans là. À ma première année, je me suis entraîné dans l'off-season. Je me suis entraîné, j'ai fait des entraînements off-season avec les Gee-Gees, tout ça en bouldering.
C'était beaucoup de temps, puis l'école, puis ça.
Puis finalement, j'ai arrêté de participer à ces choses-là.
L'année suivante, j'ai commencé à coacher à la Polyvalente Mont-Bleu.
Encore là, j'avais un de mes amis, François Parry, qui avait été engagé pour le travail, puis engagé, c'est un gros mot, on ne gagnait pas une scène, qui avait été engagé pour coacher la défensive. Vous savez qu'il m'a demandé d'aller coacher la D-Line avec lui. J'ai fait deux ans pour ensuite histoire pour revenir à Québec, puis coacher à plusieurs niveaux. Quand je suis revenu à Québec, j'ai coaché au collégial, au Petit-Séminaire de Québec, pour ensuite aller au Saint-François plusieurs années, puis il y a même une année que j'ai fait les deux, le Petit-Séminaire de Saint-François et le Petit-Séminaire de Québec. Oui, c'était quand même spécial parce que, tu sais, tu coaches un système à une place, tu coaches à l'autre, puis c'était just too much. Tu te fais amener ton cerveau, il n'est pas capable d'en prendre. Puis le petit parti encore là, bon, entraîné au Sénat de Québec, Sénat de Québec, Sénat Saint-François.
Puis après ça, tu sais, à un moment donné, il faut que tu gagnes ta vie. Puis en ayant pas vraiment de...
de scolarité, si je peux dire, j'ai fait plusieurs choses. J'ai fait de la sécurité sur les spectacles à Québec pendant 15 ans, je pense.
Ensuite, j'ai été, j'ai surveillé le pensionnat au cinéma Saint-François pendant je sais pas combien d'années.
Pis pendant que je surveillais le pensionnat de nuit au cinéma, j'étais ici à l'Université Laval à temps partiel.
Pis après, Dans l'année scolaire 2003, le père voulait un temps, il m'annonce qu'il allait fermer le pensionnat pour l'année scolaire 2004.
En septembre 2004, je n'avais plus nécessairement un gagne-pain qui rentre quand même, c'était pas encore là, c'était pas des gros sous, mais je suis quand même arrivé avec ça, avec le surplus un peu d'argent que je ramassais un peu partout, sécurité, football, whatever.
Là, je me ramasse le job vraiment, puis le gagne-pain principal, qu'est-ce que je fais?
Je me demande à Glenn s'il n'y aurait pas une place à temps plein à ce moment-là, puis à ce moment-là, il n'y en avait pas. Donc, je me suis dit, à un moment donné, il faut que je me relève de bord.
J'avais fait Team Canada avec Danny Machuca, puis Danny et moi, on est des bons gens. Je l'appelle, puis je me dis, bien, regarde, je ne me ramasse plus grand-chose.
À ce moment-là, il me dit, bien là, je sais qu'il cherche un coach de roller.
avec les Stampeders. Ben là, j'ai dit, ouais.
Il dit, veux-tu que j'appelle pour te référer? Ben là, j'ai dit, ben là, c'est Québec, trop chaud, on a même la temps partielle.
Un peu à l'autre bout du monde, mais tu sais, rendu à ce moment-là, dans mon cheminement, j'étais quand même... J'avais une idée que c'était ça que je voulais faire. Mais là, quand il me dit ça, j'ai dit, ah, laisse-moi le temps d'y penser.
puis je te rappelle demain.
Puis ma réflexion pendant que je travaillais, c'est loin, je ne connais pas personne.
Qu'est-ce que c'est que je fais?
Puis là, je me suis dit, je me suis raisonné, j'ai dit ben carré.
Même s'ils te réfèrent, ça ne veut pas dire qu'ils vont t'appeler.
Même si t'appelles, ça ne veut pas dire que tu vas avoir la job.
même si il se passe une entrevue, ça ne veut pas dire que tu vas avoir un job. Je l'appelle et je dis « let's.
[00:18:02] Speaker A: Go ». Tu n'as rien.
[00:18:03] Speaker B: À perdre?
Je n'ai rien à perdre, c'est ça. Je n'ai rien à perdre. Ça fait que là, il appelle dans le temps, c'était Matt Dunnegan qui était le head coach et le directeur général.
Il dit « je vais l'appeler demain » et je l'appelle.
Ça fait que là, ça fait 3-4 jours, pas de nouvelles.
J'ai vraiment eu le téléphone qui sonne, puis c'était quoi? C'était Matt Donegan, puis Matt Donegan a dit «Ouais, Annie m'a parlé de toi, viendrais-tu en faire une entrevue?» J'ai dit «Oui!» Il m'a dit «Telle journée, on paie ton avion, tu vas venir passer une entrevue, moi je vais avoir peur de bouler, mais la telle journée, je ne serai pas là parce qu'il faut que j'y aille passer.» Il comprenait parce qu'il voyait bien que je n'allais pas le faire.
Je m'en vais là pis c'est tellement drôle parce que t'arrives à Calgary.
Une partie de mon entrevue, je l'ai passée sur le comptoir, le ticket counter quasiment d'American Airlines parce que John Jenkins c'était le coordonnateur offensif pis lui il partait pour un camp de détection d'argent libre.
Ça a duré une demi-heure sur le bord du convoi. À un moment donné, je sors de l'aéroport, Myles Gorel est là, on va passer une entrevue. Je passe une entrevue avec Myles Gorel qui était le directeur du Canadian Scouting et le coach des spécialités de Myles Gorel parce que Matt n'était pas là à ce moment-là. Je passe l'entrevue avec ces deux, on passe la soirée, le lendemain je repars.
Tu sais, le lendemain, quand Trey Duncan est venu me reconduire, il dit, bien là, j'ai parlé à Matt. « Everything sounds good. » Il va te redonner des nouvelles.
Là, je reviens à Québec.
« OK, je vais te redonner des nouvelles.
» Ça fait que là, pas de nouvelles encore, tu es allé à 3, 4, 2, 3 jours, 4 jours.
Maman, le téléphone ressonne. Matt Dunnegan, oui, Miles, puis Trey, ils disent toutes des bonnes choses à toi, mais je voudrais faire ma promotion.
Est-ce que tu serais prêt à redescendre encore? Ben là, je n'ai pas bien le choix. Ça fait que là, il faut que je me resire de mort encore une fois. Je pense que je suis descendu à Calgary en deux semaines deux fois. À très courte échelle.
Ça fait que là, je passe l'entrevue avec lui. Moi, je n'avais aucune idée de quoi m'attendre. Un d'un contrat, quoi de m'attendre, tout ça. J'avais demandé à Danny, qu'est-ce que je devrais m'attendre dans un contrat?
On passe la journée, puis le soir, avant qu'on ait le souper, il me pousse un enveloppe, puis il me dit, j'aimerais ça que ce soir, ça soit un souper de célébration. Puis il me pousse l'enveloppe.
C'est un contrat.
Ça fait que, tu sais, on ne se le cachera pas. Tantôt, on parlait des salaires des gars aux États-Unis. Le salaire qu'ils me donnaient, ce n'était pas des gros salaires. Mais c'était un job et ça me donnait... Ça lui a poussé ça, ça lui a glissé le regard.
Puis là, je me suis dit « Why? » Oui, j'aimerais ça avoir ça. « Professional development », tu sais, Danny, il dit, mets du « professional development » ici pis ça, ça va être... Ok, ben, je dis, si on rajoute ça, sounds good.
Pis là, ben, il dit, il dit, ben là, la secrétaire est pas là, là. Ben, j'ai dit, je suis tout à fait confiante.
Mais il dit, là, on signe-tu? Ben, je dis, non, j'aimerais ça prendre la soirée pour y passer.
Mais William, à ce moment-là, là, tu sais, j'avais rien, pis tu sais, je voyais ça, pis c'était sûr que je disais oui.
Ben, j'ai dit, je vais penser à ça. Ça fait que là, on va souper. Pis là, les gars me taquinaient. Ouais, on s'est dit, non, regarde, attends.
Ça fait que là, après, je retourne à l'hôtel après le souper. J'appelle Dany, voici ça. Ben, il dit, qu'est-ce que tu fais? Ben, je dis, Dany.
Il m'a dit oui, t'sais. Qu'est-ce que t'en penses? Ben, il dit oui. Ça fait que là, l'endemain au déjeuner, il vient me chercher.
Ça marche-tu?
Ben, je dis oui, si on rajoute ça, je pense que ça te l'amène. Ça fait que là, on déjeune, puis là, on retourne dans son bureau, il m'accroche l'enveloppe.
Puis là, je vous l'enveloppe, puis là, je la signe, puis là, je shake, tu sais. Il dit pourquoi tu shake? Ben, c'est gros pour moi ça-là, tu sais, j'ai jamais pensé de ma vie, tu sais. Puis encore une fois, c'était pas le montant d'argent, mais je n'avais jamais fait tout cet argent-là, tu sais.
C'est de là qu'il est venu.
Quand il a su que je sois ici, il a dit dans une semaine et demie.
Parce que c'était tard dans le processus. Il fallait qu'en entraînement, il commençait de l'envoyer en temps.
Ça fait que là, il revient de bord.
Après un boulet, il faut que je m'en aille. Ils ont besoin de moi tout de suite. Là, c'est arrangé. Moi, je me serrais. Ils retournent chez nous, ramassent du linge. Puis là, je repars sans savoir où je peux m'en aller vraiment.
Ça, c'est ma première expérience de ça.
[00:23:25] Speaker A: C'est même que j'ai rentré, là, que j'ai rentré dans les... Ouais, c'est ça, dans une grosse ligue, là. Ayoye, c'est-tu des folles rencontres. Ça ressemble à quoi un contrat?
Tu sais.
[00:23:36] Speaker B: Je sais que ça a probablement changé, mais ça ressemble à quoi un contrat? Ben, ça a changé, mais en principe, un contrat de cause-opposition, là, je veux dire, en moyenne, c'est un contrat d'un an. Tu sais, t'as pas nécessairement une sécurité, là, ben, ben longue.
Donc, tu signes un contrat d'un an, tu n'as pas fait l'affaire où le co-head coach se fait mettre à portes, puis là, ben toi tu arrives, puis tu es avec ce gars-là, il rentre un nouveau head coach, ben.
[00:24:02] Speaker A: Là, il y a des chances que le.
[00:24:03] Speaker B: Nouveau head coach prend une connaissance. Ouais, c'est ça, les gens qui est habitué. Parce que c'est des contrats d'un an, tu sais, tu peux avoir, comme je te dis, des petits perks, là, des fois, je pense que ça se fait plus ou Peut-être à certaines places, mais que ça ne se fait plus. Avant, tu avais une voiture.
Des fois, il y avait des places où ils t'offraient un téléphone pendant que tu travaillais là.
Mais moi, à Calgary, j'avais mon salaire, j'avais une.
[00:24:32] Speaker A: Voiture et j'avais un téléphone.
Mais encore là, ce n'était pas un gros montant. C'est ça qui est embêtant des fois.
Un coach fait vraiment combien?
En CFL, les types de contrats qu'ils ont, ils ne sont pas mis beaucoup de l'avant.
Même dans l'NFL, à part les head coach, on n'entend pas beaucoup parler, à moins que tu connaisses vraiment ça, des coachs. C'est intéressant que tu partages ça.
Je te ramène au début de ton histoire. Tu avais commencé le cégep, puis il t'a décidé de commencer le foot un peu après avoir commencé le cégep.
Je suis curieux, à ce moment-là.
[00:25:20] Speaker B: Tu sais, dans ces années-là, j'ai l'impression qu'on a commencé le foot plus.
[00:25:23] Speaker A: Tard.
Plus tard dans la saison ou quoi? C'est.
[00:25:29] Speaker B: Ça que tu veux dire? Plus tard, je veux dire, dans ta vie, mettons.
Ah, ben oui, parce que, je veux dire, c'est parce qu'à Québec, Ben, le collégial, avant qu'il y ait... Même quand moi, j'ai joué collégial, le Sénat de Québec, il n'y avait pas de football collégial.
Nous autres, notre ligue, c'était Jonquière, Alma, si je me souviens bien.
On jouait contre la Beauce, justement.
Jonquière, Alma, la Beauce, Victoriaville, Drummondville.
Je pense que c'était ça, notre ligue.
Ça fait que nous, il y avait des écoles, il y avait Sainte-Patrice au secondaire, il y avait le petit Sénat de Québec, mais il n'y avait pas de football.
Ça fait que moi, pour un gars qui peut aller à Sainte-Patrice au secondaire, donc je n'avais pas joué au football.
Puis il y a beaucoup de gars avec qui moi j'ai juste allé au secondaire qui ont un peu.
[00:26:29] Speaker A: Commencé le football au même moment. Parce qu'eux aussi, ils avaient joué au hockey.
Puis tu disais que tu étais tombé dans le coaching.
Puis tu savais, c'est à partir de quel moment en fait tu t'es dit.
[00:26:43] Speaker B: Ben moi je veux vraiment coacher. Tu sais, t'as glissé un mot tantôt, mais... Je te dirais que c'est drôle comment que la vie peut être. J'ai commencé à coacher, je peux pas dire que c'est au début de début, mais tu sais, bon.
J'ai été au Parlement du Monde Bleu, je suis revenu à Québec. Ça faisait quelques années, j'ai coaché collégial, j'avais coaché secondaire. Je suis retourné au collégial, je me suis dit, bon, je vais coacher au secondaire, je vais coacher au collégial.
J'aimais ça, j'étais passionné de ça. Je me disais, ouais, un ensemble, ce serait le fun.
Mais tu sais, à Québec, après le collégial, il n'y avait pas d'université. Le football universitaire, dans ce temps-là, ça n'existait pas à Québec.
Ça fait que là, ok, ouais, j'aimerais ça, mais là, il faut savoir que peut-être que si jamais ça arrive, que j'aille ailleurs, mais là, le football est arrivé à Laval. Et là, ok. Et là, quand j'ai mon collégial début à temps partiel à Laval, bien là, j'ai commencé à dire, ouais, là, j'aimerais ça avoir une job à table.
Comment ça a gagné ma vie? Puis de là, c'est... Puis comme je te dis, par accident, si on peut dire, j'ai réussi à avoir une job à temps plein. Par le fait, comme je disais à du monde, des fois, on ne sait pas comment que la vie va nous, ce que la vie va t'amener. Mais aujourd'hui, on ne le sait pas. Disons que le pensionnat est encore ouvert. Bien, peut-être que je suis encore là.
Tu sais, tu comprends ce que je veux dire?
Mais qu'est-ce que.
[00:28:22] Speaker A: Ça m'a.
[00:28:22] Speaker B: Forcé à faire, c'est de sortir de ma zone de confort complètement. C'est sûr.
Partir, ne pas connaître personne.
J'étais entouré de bons mondes, je me suis fait des bons chums. Craig Dickinson, qui est le frère à Dave Dickinson, il était le coach des receveurs à Calgary.
On s'est passé beaucoup de temps ensemble.
Un ami que je m'étais fait aussi là-bas, c'est Ross Foran, qui était le responsable du du vidéo à Calgary, puis qu'on se parle encore quelques fois par année.
Mais tu sais, c'est ça. À un moment donné, tu commences à... T'as tes connaissances, tes connexions, puis là, après ça, t'en fais d'autres.
Puis là, après ça, ça devient... Ça me ferait de la peine d'oublier de le dire, mais tu sais, quand j'étais ici à Laval à temps partiel, puis Jacques Chabdonnet était l'aide-coach, Il m'avait mis en contact avec le coach d'Eurasio qui avait coaché avec Jacques à Calgary. Le coach d'Eurasio a été quelqu'un qui m'a influencé grandement dans ma carrière et dans mon coaching.
Aujourd'hui, il est décédé il y a deux ans. Ça fait l'aldashe un peu, mais il m'avait influencé beaucoup. Là, tu le rencontres une fois de temps en temps pendant que tu coaches à ce niveau-là. Tu rencontres d'autres mondes, il présente d'autres mondes.
Parce que veux-je-veux-pas dans ce milieu-là, c'est un monde de contact.
C'est qui tu connais, puis une fois que.
[00:29:58] Speaker A: T'Es rendu là, à un moment donné, il faut que tu finisses la marchandise.
C'est beau que tu aies dit ça.
Ça t'a permis de sortir de ta zone de confort.
C'est en sortant de ta zone de confort que t'as grandi, ta zone de confort.
Je trouve.
[00:30:15] Speaker B: Ça vraiment... C'est hot. C'est vraiment une belle histoire.
Là-dessus, pourquoi coacher juste l'éolienne?
C'est une bonne question.
Ma façon de répondre à cette question-là, c'est que moi, je suis un gars de terrain.
Je suis un gars qui aime ça être entouré de magasins. Je ne te dis pas que je n'ai pas pensé un jour d'être un cremateur, mais tu sais, j'aime ça être un gars de terrain et travailler les techniques plus que... Oui, il y a des stratégies et tout ça, mais je suis plus un, comment je pourrais dire, un technicien Les stratégies, j'en connais, je pense que c'est vraiment de prendre un gars, de le modeler, puis de former quelqu'un qui est un peu à ton image, pas ton image, mais dans les façons de faire.
Qu'est-ce qu'un joueur d'O-Line devrait faire un peu?
Qu'est-ce.
[00:31:24] Speaker A: Que toi t'as enseigné? Ou qu'est-ce que j'ai enseigné? Ou qu'est-ce qu'on a enseigné?
Ça te permet d'aller jusqu'en CFL.
Écoute, je ne vais pas te cacher qu'on se demande tout comment tu fais pour finir coach CFL, sauf que tu viens de me dire que dans ce monde-là, c'est qui tu connais. C'est vrai qu'il y a une partie que c'est qui tu connais, mais il faut quand même que tu passes une entrevue. Puis moi, je veux savoir, qu'est-ce genre d'entrevue qu'ils te font passer? C'est quoi qu'ils te demandent dans l'entrevue? C'est quoi qu'ils te disent de regarder?
Parce que.
[00:31:55] Speaker B: C'Est qui qui décide que tu es assez bon pour coacher à ce niveau-là?
C'est parce que, comme je te le dis, la première entrée à Calgary, c'était un peu spécial. On a parlé un peu de philosophie et tout ça avec Miles et Trey Junkin. Mais quand je suis retourné, c'était la head coach et le directeur général, on s'est assis et on a regardé du film. Il m'a demandé, parce que c'était un peu le système qu'on allait employer, il me demandait tout le temps, qu'est-ce que tu vois sur le film?
C'est quoi la défensive? Qu'est-ce que tu vois? Qu'est-ce qu'ils pensent qu'ils peuvent faire dans ces... ces configurations-là. Puis là, à un moment donné, c'est bon, il connaît, il voit que tu connais ça un peu, il voit que tu vois des choses.
Puis à un moment donné, ben c'est, tu sais, Matt a toujours été très reconnaissant. Il a donné une chance à un jeune dans le temps qui connaissait pas, qui venait d'un programme, parce que c'est rare que les gars qui sortent des universités canadiennes qui ont une chance de même. Je veux dire, il n'y en a pas des millions.
Ça fait que j'ai pris une chance sur un gars comme ça, puis qui m'a dit « ok, prends en l'aide la job », tu sais.
Puis ensuite, quand je suis allé, ben parce que là, j'ai été à Calgary un an parce qu'ils ont vendu le club, ils ont recommencé avec un autre staff. Mais quand je suis allé passer l'entrevue à Regina, ben là, ça a duré une journée au complet. Puis c'était vraiment là « ok, apprendre à connaître, à regarder du film avec le staff. Le staff défensif était là, le staff offensif. Il disait, OK, qu'est-ce que tu vois ici?
Comment, des pressions, comment tu bloquerais ça? Comment tu contrerais ça?
Ensuite, plus tard, il y avait dans l'entrevue, plus tard dans la journée, ils ont fait venir des joueurs.
OK, enseigne-y, X, Y, Z. Là, tu l'enseignes. Tu l'enseignes aux joueurs.
Ça fait que là, t'as un contact avec les.
[00:34:03] Speaker A: Joueurs, t'essaies de leur monter, de.
[00:34:04] Speaker B: Leur expliquer.
[00:34:05] Speaker A: Ce qu'ils vont faire, puis c'est un peu.
[00:34:07] Speaker B: Ça. C'est quand même assez concret, là.
Absolument, absolument.
[00:34:12] Speaker A: C'est hyper, hyper concret, film, ils font même... Aller sur le tableau, OK, explique-moi ta protection assist.
Ça m'étonne pas dans le sens qu'à ce niveau-là, c'est sûr que c'est de même que ça devrait être fait.
Même pour les entrevues de devenir coach universitaire, j'ai parlé avec plusieurs nouveaux coaches universitaires. C'est des vraies bonnes entrevues aujourd'hui que.
[00:34:44] Speaker B: Les coaches passent.
C'est là que tu vois que les coaches sont vraiment bien qualifiés quand même. Absolument. Moi, quand Jacques Chabdelaine a pris la job ici, c'est qu'il m'a passé en entrevue.
Puis c'était un peu la même affaire. OK, qu'est-ce que tu vois? OK, décide-moi ça. OK, c'est quoi les pots? C'est quoi les comptes? Comment tu veux savoir si quelqu'un... Tu as bien beau avoir quelqu'un, le contact qui te dit « Aller, engage-lui », il.
[00:35:15] Speaker A: Connaît ce qu'il fait, mais à un moment donné, Faut que tu fasses ton background check un peu.
[00:35:20] Speaker B: Aussi. Exact.
Parce que toi t'as vraiment été là depuis le début avec Laval, c'est ce que je comprends.
Ouais, ben tu sais en 95, ça a été l'année, ils ont appelé ça l'année hors concours, qu'ils ont joué contre des équipes des États-Unis et tout ça. Puis moi j'étais entraîneur chef à ce moment-là, justement au petit sénat de Québec.
Puis c'est en 96 que.
[00:35:47] Speaker A: Je suis rentré ici. à temps partiel.
Donc, de 1996 à 2003, j'étais à temps partiel comme coach ouvrière.
Ça, c'est intéressant, par contre, parce que tu as vécu, le début des programmes, tu as vécu la vision que... Tu sais, parce qu'on s'entend que.
[00:36:04] Speaker B: La culture de la balle est partie du début.
Ça doit être assez quelque chose. Avant de sauter sur... C'est fou parce que... Tu sais, quand j'ai commencé à coacher, bon ben là, tu sais, comme Glenn disait des fois, tu sais, c'est un terrain en gazon, des estrades, pas vraiment d'estrades.
Mais quelqu'un qui m'aurait dit un jour, quand j'ai commencé à temps partiel à coacher ici.
[00:36:29] Speaker A: À l'université, qu'on jouait devant 18-20 000 personnes, j'aurais dit, vous êtes malade, ça ne serre pas.
[00:36:35] Speaker B: Quand même. Ben, toi, tu as vu quand il n'y avait même pas d'estrades, il y a de quoi. Oui, ils m'ont mis des estrades à ma vie et puis à un moment donné, ça a monté, ça a monté, ça a monté jusqu'à qu'est-ce que c'est aujourd'hui. Comme je te le dis, je me dis « Hey, Carl, on va essayer ». Puis chapeau à l'organisation, puis à M. Tanguay, M. Dambas, qui ont eu une vision de « Voici, c'est ça la vision qu'on a ». Je me compte privilégier, un, je me compte privilégier, puis c'est ça qu'on oublie souvent, je me compte privilégier de faire ce que je fais pour gagner ma vie parce que C'est ce que j'aime faire.
Puis encore, t'es dans une place où les standards sont quand même assez hauts, qu'on a du succès. Tantôt, tu disais neuf. C'est.
[00:37:21] Speaker A: Parce que là, t'as.
[00:37:22] Speaker B: Regardé. Comme je t'avais dit, mon CV.
[00:37:25] Speaker A: Je l'avais.
[00:37:25] Speaker B: Pas mis up-to-date, mais finalement, je suis rendu à dix.
Ah, t'es à dix.
Oui, parce.
[00:37:34] Speaker A: Que l'équipe en a douze. Oui, exact. Puis moi, j'étais parti pendant... Bien, ils n'ont gagné.
[00:37:40] Speaker B: Deux pendant que j'étais parti dans l'épreuve.
Est-ce qu'après dix, ça a encore tout le temps le même feeling, de gagner une compagnie?
Bien oui, parce que je pense que quand... Je veux dire, on est tous des compétiteurs à quelque part aussi, tu sais. Je pense que tu veux tout le temps te rendre au bout, tu veux tout le temps gagner.
Est-ce que c'est la même signification? Plus jeune, bien là...
On dirait, puis t'sais, je veux dire, encore là, je veux dire, c'est pas, on vit pas ça, c'est pas tout le monde qui vit comme on est, qui vont gagner des championnats nationaux, on va se le dire.
Donc, au début, t'es là, ouais, je dis pas que tu le gagnes pour toi, mais t'sais, ça te fait un peu plus, mais là, tu veux faire vivre cette même expérience-là à ceux qui l'ont pas.
[00:38:30] Speaker A: Gagné.
Tu veux que, qui sentent ça aussi. C'est des jeunes qui n'ont pas eu, tu veux qu'ils aient le goût de ça. C'est ça, c'est qu'une fois, le premier.
[00:38:46] Speaker B: C'Est souvent lui que tu ne vas jamais oublier, mais les autres d'après, ça devient plus quelque chose de famille, quelque chose d'équipe. Je pense qu'aussi, je veux dire, chaque année, comme on dit souvent, a sa propre histoire.
Il y a tout le temps quelque chose, un élément déclencheur à un moment donné dans une saison, que ce soit au début, à la fin, dans le milieu à la fin, un élément déclencheur qui dit « ah, that's the spark », c'est pour ça qu'on est allé là.
C'est tout le temps d'aller chercher parce que, bon, que tu sois, que t'en perdes pas une dans l'année, que t'en perds deux, on ne se souvient.
[00:39:30] Speaker A: Plus de ça, on se souvient plus que la fin.
C'est comme malheureusement des fois tu perds la fin aussi, mais c'est la vie aussi. Dans toutes ces expériences de coaching-là, Quand tu parles de coacher CFL, on parle de coacher les meilleurs.
Je suis curieux, comment tu.
[00:39:56] Speaker B: As fait pour grandir comme coach?
C'est quoi l'expérience? Qu'est-ce que l'expérience t'a amené de jouer CFL à aujourd'hui transférer ces connaissances-là à tes athlètes?
Je pense que quand j'ai commencé à coacher, puis c'est drôle comment on est fait, puis c'est drôle comment la vie est faite, Comme je te dis, je n'étais pas un grand étudiant, mais quand j'ai commencé à coacher au foot, j'ai commencé à aimer ça.
J'avais une soif d'apprendre, d'en apprendre plus, comprends-tu? C'est là qu'il y a les cliniques, les CIL et ça.
Tu sais, la Clinique des Concordes, moi, je suis allé au secondaire, à Québec High School, ça s'appelait, puis à un moment donné, Jacques Dussault était mon prof d'anglais, si tu peux croire, c'était mon prof d'anglais.
Moi et Jacques, on revient de loin, là, tu sais, je veux dire, on se connaît depuis un bout de temps, puis un élément, qui a fait déclencher un peu ma carrière, c'est que Jacques, à un moment donné, a été le head coach de Team Québec du 90 mois, et il m'a engagé sur son staff, qui m'a permis de rencontrer Glenn Constantin, Tony Adonan, Pat Gregory, Pat Sheehan, toute cette gang-là d'Anima Chocha.
À un moment donné, ton cercle, encore une fois, ton cercle que tu connais, bien là, tu commences à avoir des contacts.
Puis, je reviens à ma soif d'apprendre. Donc, la clinique des Concordes, les cliniques aux États-Unis, Syracuse, Penn State, un peu partout.
Les cliniques, les Mushroom Clinic à Cincinnati, la clinique d'O-Line. Encore une fois, tu rencontres les tops du top. Ça fait que là, tu t'échanges avec ces gens-là. Mais encore, toujours une soif d'apprendre.
Je sais qu'il y a des bons coachs et des bons jeunes coachs. J'en ai plus de faits que j'en ai à faire. Probablement, je veux coacher encore longtemps.
Moi, le défi que je me donne, puis Dieu le sait, c'est dans ma tête.
Il y a des jeunes coachs qui travaillent fort, des bons coachs d'O-Line. Dans ma tête à moi, c'est « I want to stay up to date » parce que je ne veux pas me faire dépasser. Comprends-tu? Donc, à chaque année, encore une fois, les deux dernières semaines, je change avec encore des chums et des coachs qui sont dans CFL. Je parle à un, je.
[00:42:27] Speaker A: Parle à l'autre, j'écoute.
[00:42:28] Speaker B: Des spectateurs.
Parce que je pense que, il y a quelqu'un qui m'a déjà dit, la minute que tu arrêtes d'apprendre, c'est la journée que tu meurs. Tu arrêtes de grandir. Est-ce que Parce qu'il y a des gens qui me disent, avec l'expérience que tu as, tu ne dois plus apprendre grand-chose. Des fois, tu n'as pas besoin d'apprendre.
Des fois, c'est peut-être ça qui va faire la différence.
C'est la façon que tu dis quelque chose à un joueur, d'une façon, mais l'autre ne comprend pas. La façon que tu le dis, ça te fout que tu le.
[00:43:00] Speaker A: Dises d'une autre façon.
Des fois, c'est juste dans le sémantique.
[00:43:03] Speaker B: De comment tu le dis à quelqu'un.
Des fois.
[00:43:06] Speaker A: C'Est juste des petits trucs.
[00:43:07] Speaker B: De même. J'avais compté 20 cliniques dans ton CV que tu m'avais envoyé.
C'est sûr qu'il en manque peut-être une ou deux. Oui, probablement qu'il en manque.
Mais encore là, ça a été formatant ces choses-là. À un moment donné, quand j'ai eu l'opportunité d'être guest coach avec les Alouettes, avec BC, avec mon mentor, comme tu l'as dit, coach Eurasio, avec Pat de Monaco à Calgary, C'est là que quand tu t'imprègnes dans un camp et que tu vois leur installation, c'est là que tu vas chercher des petites affaires ici et là. OK, ils font ça de même.
Parce que, autre chose aussi, il ne faut pas oublier que quand tu vas dans une clinique, puis on l'a tout fait, je l'ai fait, tes gens disent « Ah là, c'est de la façon! » Oui, mais ça fit-tu avec ce que tu fais?
Si ça ne fit pas, bien peut-être que tu l'as de côté.
Ça fait que là, c'est de tout chercher ça parce que On sait que chez nous, ici à Laval, on a un système. Puis oui, on l'adapte d'année en année.
Mais.
[00:44:15] Speaker A: Bottom line, c'est un peu les mêmes concepts qu'on voit. Peut-être, c'est juste aller chercher une petite affaire des fois, parce que des fois aussi, les défensives évoluent aussi.
Est-ce qu'aujourd'hui, vu que ça fait déjà plusieurs années que tu coaches.
[00:44:33] Speaker B: Là online justement à Laval, dans toutes ces cliniques-là, est-ce que tu essaies d'aller chercher des types qui vont plus fitter avec ce que vous jouez à Laval, disons?
Je ne te dirais pas non, parce que des fois, il y a des choses qui se font ailleurs.
Ça fait longtemps que je travaille avec Justin. On a une très bonne relation. Je vois quelque chose et je vais y en parler.
Si ça fait son affaire, on va peut-être l'implanter.
Dans le passé, on était une équipe de zone.
White zone, tight zone. On.
[00:45:12] Speaker A: Change des affaires une fois de temps en temps.
Parce qu'à un moment donné, il faut que tu sois capable aussi.
Ça dépend du personnel que.
[00:45:20] Speaker B: Tu as aussi. Des fois, ça t'arrive-tu de regarder les autres équipes, genre du U-Sport ou de la RSEQ, comment ils jouent les différents athlètes? Je ne sais pas.
Des attaques dans notre conférence?
ou au Canada, ça arrive, ça arrive. Des fois, il y a, tu sais, parce que veux, veux pas, quand tu scoutes une équipe contre qui tu vas jouer, tu vois l'attaque un peu de l'autre. Tu sais, ah ouais, ça, c'est intéressant.
Mais tu sais, quand tu, c'est niaiseux ce que je veux dire, mais tu sais, quand tu, tu sais, quand tu regardes tout ça, tout le monde a la même affaire un peu, tu sais. Tout le monde fait les mêmes choses, peut-être un peu différemment, mais ça revient quand même au même, tu sais.
Dans la saison morte, d'habitude, ce que je fais, c'est que je prends une équipe de la CFL, puis des fois une équipe de la NFL, puis là, je break down, je regarde leur game, je break down, comme leur run game, puis c'est vraiment juste pour voir peut-être des nouvelles façons de faire.
Puis c'est un peu ça que je fais dans la saison morte dans le moment, parce qu'on a accès à ces films-là, donc je regarde plus un peu... je regarde plus un peu.
[00:46:26] Speaker A: Ces films-là de ce côté-là. Mais dans 16 ans, si je vois un petit concept, ah oui, mais eux autres font ça de même, peut-être que ça pourrait marcher. La soif d'apprendre, c'est autre pareil qu'après autant d'expérience, après autant de temps, tu me sortes quelque chose comme ça, la soif d'apprendre.
L'affaire qui est intéressante aussi, c'est de voir à quel point la différence de génération. J'ai parlé avec des coachs qui sont dans plusieurs générations, des fois moins d'expérience, des fois plus d'expérience.
Puis l'enfer qui est le fun, c'est que les coachs qui se rapprochent de ton.
[00:47:02] Speaker B: Expérience ont un peu cette mentalité-là de vouloir apprendre. Qu'est-ce qui est important? C'est ce qu'ils savent pas.
Je trouve ça vraiment, vraiment cool que tu amènes ce côté-là.
Puis.
[00:47:18] Speaker A: Le défaut aussi c'est d'échanger. Moi, je suis un coach d'offense.
[00:47:22] Speaker B: Je parle à des coachs d'offense, mais aussi, il faut que tu sois au côté du ballon aussi. Effectivement.
Surtout que tu as commencé comme D-line, c'est sûr que... C'est sûr que ça fait un bout, mais philosophiquement, pourquoi tu fais ça? Pourquoi tu fais ça? Il faut que tu sois quand même... C'est ça que j'ai tout le temps trouvé. On dirait que... C'est sûr qu'on ne dévoilera pas toujours tous nos secrets, mais oui, comme collègues, on se parle, mais aux États-Unis, comme la clinique d'autres causes urbaines, eux autres, ils sont là.
C'est rare qu'ils cachent des choses ben ben.
Les dernières années, je suis allé à Cincinnati.
Dans la salle, il y avait 500 causes urbaines. Il y a des causes de la NFL qui parlent de ce qu'ils font. Est-ce qu'ils en cachent? Oui, sûrement.
mais si tu vas le voir après et.
[00:48:18] Speaker A: Que tu lui demandes, il va peut-être t'en donner un peu plus.
Je pense que si tu es né.
[00:48:24] Speaker B: Dans un coach d'O-Line, c'est de vouloir échanger, on dirait.
Est-ce que tu penses ou te considères-tu comme probablement le coach d'O-Line le plus formé, du moins au Québec? Je ne vois pas ça de même.
Je suis conscient que je suis conscient que j'ai une réputation.
Mais je vois ça plus comme de l'expérience que, ok, bien moi, dans le contexte que tu dis, je considère juste que j'ai de l'expérience puis je suis chanceux, comme je te dis, d'avoir été influencé par des membres puis avoir eu des occasions d'apprendre. C'est sûr que les agressions d'apprendre, il faut que tu Il faut que tu aies créé ces occasions-là.
Est-ce que je suis une sommité?
Il y a du monde qui le dit.
Je suis juste confiant que j'ai.
[00:49:31] Speaker A: Fait un bon bout de chemin. Je me suis investi.
puis s'approfiter à des gens, puis des joueurs.
[00:49:40] Speaker B: Puis tant mieux. Parce que le sport m'en a donné beaucoup.
C'est qui ta plus grande inspiration au football? Qui t'a le plus mentoré, qui t'a le plus aidé? Comme je te le dirais, coach Horacio Sainté, probablement. Il y en a plusieurs.
Comme je te le dis, je suis reconnaissant envers Jacques Dussault pour m'avoir un amener dans son staff, m'avoir, on se parle encore une fois de temps en temps, puis il m'a influencé au niveau, tu es un Québécois dans un monde anglophone un peu, même si j'ai un nom anglophone, qu'on se dit au niveau de la ligne à la taxe, c'est sûr que c'est coach de radio. Puis.
[00:50:23] Speaker A: Dans les dernières années, j'ai créé.
[00:50:25] Speaker B: Des bonnes relations avec Pat Domonico de Calgary.
C'est du monde que tu prends le téléphone, j'ai un problème, qu'est-ce que tu penses?
Tout le temps prêt à aider. Ils vont prendre du temps.
C'est ça.
J'ai eu un Zoom, comme.
[00:50:43] Speaker A: Je te dis, avec Pat dans Monaco la semaine passée.
[00:50:47] Speaker B: Puis lui, autant que.
[00:50:48] Speaker A: Lui, il veut savoir qu'est-ce que moi je pense. C'est ça qui est le fun. Non, c'est.
[00:50:53] Speaker B: Ça, exact. C'est rendu là, c'est du partage. C'est ça, c'est ça. Tu partages. Mais non, c'est cool parce que je suis sûr que tu fais pareil avec eux.
Oui, et je fais pareil aussi. Il y a des jeunes coachs qui viennent me voir au bureau ici, ils m'appellent, ils me disent « j'aimerais ça ». Je le dis.
[00:51:15] Speaker A: Honnêtement, quelqu'un qui veut se déplacer et qui veut venir parler de football, ça va toujours me faire plaisir. Moi, c'est une façon d'ordonner à ceux qui m'ont ordonné à moi. Au début, tu m'as dit que tu avais connu le début de Laval. Tu avais rejoint Laval la vraie première saison.
En fait, on connaît tous le Laval d'aujourd'hui avec 12 championnats de la Coupe Vanier, l'équipe la plus titrée au Canada. On connaît qui sont aujourd'hui.
Moi, j'ai envie de m'intéresser parce que c'est la première personne que je connais qui a vécu les débuts, qui a vraiment vécu c'était quoi l'idée, c'était quoi la vision qu'on avait du programme.
Aujourd'hui, c'est clairement l'excellence, on ne va pas se.
[00:52:03] Speaker B: Le cacher, mais moi, je suis curieux de voir, au début, c'était quoi qu'on recherchait vraiment à l'aval? La mentalité, l'excellence, c'est où qu'on s'en allait avec un programme comme ça? Je pense qu'au départ, le but ultime, c'était ça. On visait l'excellence, on visait les hauts niveaux, tout en sachant qu'au départ, Ça allait être peut-être un peu plus laborieux que ce qu'on pensait.
C'est sûr qu'au début, il n'y a pas été l'équipe francophone, la première équipe francophone dans ces années-là, parce que là, je ne suis pas un bon histoire, mais il y en a déjà eu à l'Université de Montréal, une équipe universitaire. Peut-être même à Troyes, je ne sais pas trop, mais vous ne gagnerez jamais le game.
Il y avait plein d'affaires qui disaient que les anglophones Les écrivains francophones disaient quasiment qu'on n'avait pas de place là, mais petit parti avec le travail à Chardonnay.
C'était drôle parce que je rencontre ça aux jeunes aujourd'hui, aux jeunes coachs dans notre conférence. C'est moi quand j'ai commencé à coacher à l'université.
On était les « new kids on the block » un peu, c'est-à-dire qu'on était les plus jeunes. Puis oui, à un moment donné, il y a eu Mike Labadie qui a parti ça. Après ça, il y a eu Jacques. Mais tu sais, quand Glenn a pris le head coach, on était tous quand même un jeune staff, mais tu avais les Charlie Bailey qui étaient à McGill, tu avais les Ian Breck à Bécheuse, tu avais les coaching qui étaient un peu plus âgés que nous autres. Mais maintenant, c'est rendu nous autres les vieux. C'est nous autres qui...
Tu vois l'évolution justement des autres programmes avec les nouveaux webcourses.
Quand je vois les courses jouées online, c'était moi ça dans le temps. C'était moi. La seule différence que la majorité des courses jouées online maintenant dans les programmes, eux autres, ils ont commencé à temps plein. Ils n'ont pas commencé à temps partiel.
Mais l'évolution.
[00:53:57] Speaker A: C'Était ça un peu. Ah, vous ne gagnerez pas trop. Petit à petit, 99, la Coupe de l'année, wow!
Personne.
[00:54:06] Speaker B: Ne pensait ça. Dans le temps qu'on jouait contre Queens, Ottawa et Carleton.
C'est un peu ça.
C'est quoi un standard à Laval que personne ne voit, mais qui est ancré dans l'équipe?
Coach Glenn dit que le reste est assez bon.
C'est un peu ça.
On demande le meilleur, puis le meilleur pour un n'est pas nécessairement toujours le meilleur pour l'autre. On a tout un degré, mais à un moment donné, si tout le monde donne leur best, les choses prennent. On demande auquel de s'investir dans quelque chose.
S'investir, de tout le temps donner le meilleur de soi, puis ça, après ça, ça va tout seul.
Puis une fois que tu fais de ton mieux, tu donnes ton mieux, tu t'investis, tout le monde embarque là-dedans, ça crée.
[00:55:11] Speaker A: Un lien quand même d'équipe que tout.
[00:55:14] Speaker B: Le monde pousse dans le même sens.
Parce qu'il faut commencer à donner le meilleur de soi-même pour être capable que les autres embarquent avec toi.
Donc, comment on crée une équipe championne?
Je pense qu'on peut le dire de différentes façons, mais je pense qu'une équipe championne, c'est une équipe qui travaille.
C'est une équipe qui se tient ensemble.
C'est une équipe qui ne se laisse pas abattre par rien, qui passe à travers des moments difficiles.
C'est bien beau dans une saison. Des fois, on peut regarder une saison, comment ça va, mais si ta saison, ça va tout, tout va bien et tu n'as pas d'adversité, peut-être qu'en bout de ligne, quand tu vas en frapper, ça ne marchera pas. Tandis que quand tu passes à travers de l'adversité pendant la saison, il y a des bonnes chances que quand les moments durs arrivent, tu vas repasser à travers plus tard dans la saison. Parce que veux, veux pas.
[00:56:21] Speaker A: En fin de saison, c'est toujours un peu plus plus fatigué, plus mayonnais, plus ci, plus ça.
Il faut avoir une résilience. Je.
[00:56:31] Speaker B: Pense que les équipes championnes sont des équipes résilientes aussi.
Je suis curieux de savoir, en ce moment, c'est quoi votre plus grand défi si on ramène ça à aujourd'hui en tant qu'organisation? Notre plus grand défi, comme n'importe quelle équipe, tout le monde dit ça dans le moment.
Nous autres, on vise la championne.
C'est qu'est-ce que tu fais pour te rendre là à un moment donné?
C'est bien beau de le dire, mais à un moment donné, il faut que tu le fasses.
Notre plus gros défi, c'est que, puis on le dit tout le temps, une équipe d'année en année change tout le temps.
Qu'il y ait un morceau qui part.
[00:57:10] Speaker A: Qu'Il y en ait deux, qu'il y en ait trois. C'est tout.
[00:57:12] Speaker B: Le temps une différente équipe. C'est recréer une chimie, puis une éthique.
[00:57:16] Speaker A: De travail.
[00:57:16] Speaker B: Qui va te permettre d'aller plus loin.
Est-ce que c'est quelque chose qui se fait quand même relativement bien?
Comme dans n'importe quoi, il y a tout le temps des challenges. C'est sûr. Il y a tout le temps des challenges.
Je pense qu'à quelque part, qu'est-ce qui motive une personne motive l'autre. Moi, je dis tout le temps, dans les exit interviews qu'on a eues après la saison, Je leur disais, faut pas que t'attendes d'être motivé pour t'entraîner.
Faut pas que t'attendes d'être motivé pour te lever à 6h ou 7h du matin pour venir pratiquer, pour venir courir.
Faut pas que t'attendes parce que tu le seras jamais.
C'est une discipline. Faut que ça devienne une discipline.
Si t'es discipliné, Tu vas te lever, puis tu vas venir t'entraîner. Puis tu vas venir t'entraîner avec, on dit en anglais, un purpose.
« Ah oui coach, je vais dans la salle de poids. » Je parle généralement.
Puis c'est ça que je parle souvent à des coachs collégiales. « Est-ce que ton roi, quand il va dans la salle de poids, est-ce qu'il va avec un purpose ou il va juste pour s'en débarrasser? » Parce que quand tu fais ça, Tout le monde le sait, tes gains ne sont pas au temps.
Est-ce que tu es discipliné? Quand tout le monde.
[00:58:49] Speaker A: Est discipliné, les choses vont bien.
Mais il ne faut pas attendre d'être motivé parce que la majorité du temps, tu vas être motivé pendant un bout.
Mais six mois plus tard, tu vas être encore motivé. C'est ça, exact. La discipline, en fait, c'est... Je ne sais pas si tu as déjà vu le graph qui compare la discipline et la motivation.
Mais en gros, c'est un graph.
Discipline, c'est tout le temps exponentiel. Sauf que la motivation, tu as un gros pic au début, mais comment longtemps le pic reste? Ça me fait un peu penser aux gens qui attendent le moment parfait pour commencer.
Si tu attends le moment parfait, est-ce qu'il va vraiment venir le moment parfait? Moi, personnellement, à force de faire avancer mes projets, le podcast et ce que je fais aussi sur le site, j'ai remarqué que Si je ne fais rien, ça n'avancera pas. Si je ne travaille pas, ça n'avancera pas. Donc, il n'y aura pas.
[00:59:53] Speaker B: De moment parfait. Il faut juste le faire.
Puis, c'est le fun de voir que dans le sport, c'est des choses, c'est le genre de choses qu'on apprend dans le sport. C'est juste qu'on le voit différemment.
Mais... C'est comme quelqu'un qui, après les fêtes, je mange pendant.
[01:00:10] Speaker A: Les fêtes, puis après ça, je vais commencer.
[01:00:12] Speaker B: À m'entraîner.
Puis là, ça part, encore une fois, de motiver. T'es motivé, t'abonnes au gym, tout ça. Puis là, deux, trois semaines, un mois plus tard, c'est fini. Au mois de février, ça me tente moins. Ben là, cette année, je suis fatigué.
Comme je te le dis, c'est ça.
Si t'attends d'être motivé, ça ne marchera pas. Comme tu dis, ça va marcher pendant un peu. Là, c'est sûr.
[01:00:40] Speaker A: Qu'Une équipe perd, bon ben c'est quoi? Ah ben là, tout le monde est mindé, l'année prochaine.
Mais là, prends ça graduel.
Prends pas en peur avant les fêtes et après les fêtes, maintenant que tu redescends.
Tu.
[01:00:58] Speaker B: As coaché plusieurs joueurs qui se sont rendus à des niveaux très élevés, plusieurs aussi, joueurs étoiles, Canadiennes, RSEQ, jusqu'à des joueurs professionnels.
Moi, je suis curieux, c'est quoi que ça prend pour être un bon online?
C'est la question de qui-tu?
Je pense qu'un « all-in », à la base, il faut qu'il y ait une mentalité de protecteur.
Parce que c'est ça qui fait.
Il faut qu'il y ait une mentalité de protecteur parce qu'elle protège les choses. Il faut qu'il y ait le sens d'abnégation.
It's not about him.
Puis d'avoir une coopération entre ces cinq, parce que c'est ça, tu travailles à cinq. Oui, tu travailles avec douze en attaque, mais en principe, pour faire marcher cette patente-là au centre de l'attaque, c'est cinq.
Pour moi, c'est protecteur, abnégation.
Il faut que tu sois accountable pour ce que tu fais.
Puis si tu as ces qualités-là, bien le reste va bien. Oui, il faut que tu sois athlétique. Oui, il faut que.
[01:02:29] Speaker A: Tu sois fort. Oui, il faut que tu sois effet. Mais si tu n'as pas ces bases-là ou ces caractéristiques-là, je pense que tu peux être un bon line, mais tu ne seras pas un excellent line.
T'arrives pas. T'as parlé des cinq.
Moi, je n'ai jamais joué au line.
[01:02:50] Speaker B: Mais la majorité de mes bons du chum, c'était des au line.
Tu sais, quand tu parlais des cinq, est-ce que c'est parce que les cinq doivent vraiment travailler en sync? Comment ça marche sur un online en fait? Ben, c'est le bon vieux ton, le five as one. On parle beaucoup de ça, five as one, parce que... Puis un autre, peut-être...
quelque chose de visuel, c'est que tu es cinq aux lignes, mais quand tu frappes quelqu'un avec cinq doigts, ça ne frappera pas fort. Mais quand tu les mets toutes bonnes ensemble, quand tu vas frapper, ça va avoir un plus ou un rien. C'est sûr que les cinq, il faut qu'ils marchent en même temps. Tu peux avoir un excellent left à court, mais s'il ne fait pas ce qu'il fait avec les cinq autres, ça va donner ce que ça va donner.
Tu peux avoir cinq aux lignes qui sont mais qui travaillent tous ensemble en symbiose, ça va aller mieux qu'un all-star group qui ne travaille pas ensemble.
Ça, je te le garantis.
Donc, il faut que les cinq, un, il faut qu'il y ait une communication entre ces cinq-là sur comment on bloque, où est-ce qu'on va, qui est-ce qu'on va.
Puis une fois c'est trusté que.
[01:04:12] Speaker A: Le gars à côté de toi va.
[01:04:13] Speaker B: Faire la bonne chose.
Comment tu veux dire?
Parce que ça a l'air, ça implique que tout le monde regarde sa télé. Ça se rentre dedans.
Mais c'est plus compliqué que ça. C'est les choses qu'on ne voit pas.
C'est ça.
Puis il y a quelqu'un qui a déjà dit, être online, c'est le seul sport au monde que l'athlète ne voit pas l'objet du jeu avant que ça parte.
Il sent peut-être que le ballon se snappe à l'arrière, mais une fois que c'est snappé, il ne voit pas. On a un concept de ce qui va.
[01:04:48] Speaker A: Se passer, mais on ne voit pas où est-ce qu'il va nécessairement aller.
Quelqu'un à l'arrière drop pour lancer le ballon, il y a plusieurs options. Tu.
[01:04:55] Speaker B: Ne sais pas s'il va le lancer à droite ou à gauche.
Est-ce que quand tu es au line, c'est important d'avoir un bon awareness de ce qui se passe tout autour de ton offense et autour du ballon?
C'est une excellente question. La réponse est oui. Il faut que tu aies une awareness.
Parce que quand tu regardes du film, tu peux voir des choses, quoi que ce soit.
En protection, est-ce que je suis du côté zone? Est-ce que je suis du côté man? Je veux dire, le man, peut-être qu'il va se passer des affaires.
Défensivement, je regarde mon environnement. Qu'est-ce que la défensive, dans l'alignement qui fait, peut faire pour me rendre la vie plus difficile?
Est-ce qu'ils vont amener de la pression d'un côté ou de l'autre, dépendant du Free Safety, quoi que ce soit. Mais tu sais, à un moment donné, pour être capable d'anticiper ces choses-là, puis du coup, il est rapide. Parce qu'il n'y a rien de pire qu'un hollandais qui hésite.
Tu sais, quand après un jeu, les gars, on le.
[01:05:57] Speaker A: Regarde, puis ils sont le même, ou ils regardent en arrière, puis ils se pointent où que ce soit en hollandais. Bien, es-tu à toi ou es-tu à moi? Bien là, c'est parce que la communication n'est pas bonne.
Fait que si tu savais construire un no-line, mettons l'no-line parfaite.
[01:06:14] Speaker B: À l'aval, c'est quoi que tu cherches, mettons, les traits?
Par joueur, mettons, par position, il y a cinq gars.
Tu es dans un centre, deux gardes, deux tacos.
Je suis curieux, qu'est-ce que tu recherches à ces positions-là?
Si je peux simplifier ça un peu.
Le centre, c'est sûr que c'est un peu le point névralgique. C'est comme ton free safety en défensive qui cale tout. Donc, c'est le gars à quelque part qu'il faut qu'il ait une bonne vision, qu'il soit intelligent, qu'il ait un bon concept et un bon...
a good understanding de la game. Donc concentre, puis... Dieu sait que ça a de l'air simple, puis tout le monde se choque, puis tout le monde... qu'il le snap est pas bon, mais faut qu'il soit capable de snapper à l'air. Ça, c'est clair. Puis t'sais, je veux dire... Bon, on va sortir de nos games, puis ils vont dire, ouais... Oui, c'est ça. Mais c'est pas à cause qu'un était pas bon ou quoi que ce soit.
Des fois, c'est juste des affaires qui arrivent.
Il n'y a pas de doute dans notre esprit que les trois centres, les centres et les deux gardes, il faut qu'ils aiment ça brasser.
Parce que c'est au centre, la majorité du temps, qu'il se passe le plus de choses.
Tu vas avoir des gars qui aiment ça quand ça brasse.
Je ne te dis pas que les tacos ne peuvent pas l'être ou qu'on ne veut pas qu'ils le soient, mais le genre de gars que quand tu vas dans une ruelle, All right, une roulette noire pis ça va brosser, ben t'as mis ça en édition. Pis t'sais, je réfère tout le temps, c'est la bonne vieille joke, pis je parlais beaucoup des Rough Riders la semaine passée. Ben, Phil Gagnon, ça en est un que j'appelle le premier, si je m'en vais me battre dans un, ça arrivera jamais, là, mais si je m'en vais me battre dans une roulette noire, ben j'appelle Phil Gagnon, lui, viens-t'en avec moi, on s'en va, ça va brosser.
Il y en a beaucoup d'autres, là, je veux pas que les gars, ils commencent à dire, ben là, comment ça qu'ils m'ont pas nommé? Tout ça pour dire, donc les gars, Eux aussi, à quelque part, il faut qu'ils soient un football smart quand même assez aigu parce que c'est eux autres qui vont « echo the call » aux tacos.
Puis c'est eux autres aussi qu'il faut le voir. Les tacos, en général, c'est des gars un peu plus athlétiques, parce qu'il faut qu'ils deal avec des speed rush, puis ça souvent plus one-on-one que les gars en dedans.
Puis de tous ces gars-là, encore une fois, ce que je dis, c'est que Il faut qu'ils soient prêts à sacrifier pour le bien de leur coéquipier.
Pour moi, c'est la meilleure. S'ils voient leur carrière se faire frapper et ça.
[01:08:56] Speaker A: Ne leur fait pas quelque.
[01:08:56] Speaker B: Chose, bien, there's something wrong.
S'ils voient que le bac, il n'y a pas le temps d'arriver à la.
[01:09:05] Speaker A: Ligne de mêlée parce qu'on.
[01:09:06] Speaker B: Ne sait pas ce qu'on a à faire, bien, there's something wrong. De là le côté protecteur.
De là le côté protecteur.
C'est ça.
C'est jamais le fun de voir ton corps arrière se faire flesser. Des fois, ça va arriver. Je veux dire, ça va arriver des fois.
C'est la game. Des sacs serrés. Des sacs serrés.
Ça arrive à tous les niveaux, ça arrive dans l'NFL, ça arrive avec les meilleures lignes à l'attaque de l'NFL, ça va arriver que le meilleur left encore, il va avoir ce sac, ça va arriver.
Mais ça arrive peut-être moins souvent ou il faut qu'à quelque part, ça te fasse quelque chose à un moment donné.
Parce que pour moi, Je sais que des fois, ça ne fait pas le bonheur à certaines personnes. Pour moi, c'est la position la plus importante sur la ligne. Un terrain de foot, c'est la ligne à l'attaque.
La ligne à l'attaque va permettre d'avancer le ballon, de faire des choses.
Puis, si la ligne à l'attaque struggle dans un match, ça envoie un signal aussi à la défense qu'il va être un jour long.
Tu comprends ce que je veux dire?
Ça a un effet, c'est un effet boule de l'air un peu. Ton attaque, t'as au loin une struggle.
[01:10:34] Speaker A: T'Es pas capable de.
[01:10:35] Speaker B: Courir, il y a de la pression.
Là, quelque part, ça influence.
[01:10:42] Speaker A: La game, ça influence l'équipe au complet. Tandis que quand ta ligne à l'attaque est agressive à l'attaque, bien là, tout le monde embarque là-dedans.
Ça fait du sens. Je suis chanceux que j'en ai plus eu comme ça que d'autres.
En même temps, quand c'est ce que tu enseignes, tu ne peux pas attirer des gens qui n'ont pas cette vision-là.
Tu l'as dit que c'était dans vos standards de jouer différemment, de jouer avec la hargne et d'essayer de viser l'excellence.
[01:11:16] Speaker B: Tout le temps.
Est-ce que tu es capable de le voir, les athlètes qui vont vraiment se rendre plus haut, qui ont vraiment le talent? Tu te dis « Ah, lui, c'est constant à travailler.
» Ou est-ce que tu le vois ça?
Je pense que tu vois au départ, est-ce qu'il y a les qualités athlétiques pour le faire? Est-ce qu'il est assez long? Est-ce qu'il est assez vite? Est-ce qu'il y a le physique de l'emploi? Si ton joueur, Parce qu'il y a des joueurs universitaires qui vont jouer à un certain gabarit, mettre ça à un autre niveau, ce n'est pas pensable. Mais ça, c'est au côté physique.
Mais je peux dire, physiquement, je pense qu'il y a des bonnes chances. S'il se développe, il va être capable de le faire. Maintenant, est-ce que la mentalité de le faire, ça, c'est une autre affaire.
Tantôt, on parlait du grind et tout ça.
Un professionnel, c'est oui ta saison. Un, ta saison est longue en sacrement.
Mais une fois que la saison est morte, il faut que tu recommences à t'entraîner après.
Est-ce que tu as cette discipline-là de faire ça dix ans de temps?
Jouer dix ans ou neuf ans. C'est sûr que les carrières de dix ans sont rares. Ils sont rares.
On peut parler des gars de chez nous.
Il y a Luc Brodeur-Jourdain qui a joué et qui a crouché, donc qui a joué quasiment ça, peut-être dix ans.
Dominique Picard, il a joué neuf-dix ans.
Phil Gagnon, je pense qu'il était rendu à sa dixième. Ces gars-là, dans l'off-season, Il ne faut pas que tu te pognes derrière.
Le grind de tout le temps et ta mentalité aussi sur le job, c'est complètement différent. Une fois que tu pars de l'université et que tu t'en vas, tu vas en venir du job. Le gars avec qui tu vas pratiquer, contre qui tu vas pratiquer, c'est son gagne-pain. Il ne donnera pas un job de même.
Des fois, les gars, ils saillent.
les gars l'aident à embarquer et tout ça.
Mais tu sais, il ne te donnera pas la job. Il ne te donnera pas sa job si c'est la compétition contre lui.
Donc, c'est un mindset. C'est un mindset de continually want to.
[01:13:51] Speaker A: Grind. Parce qu'il y a des gars qui... On ne se le cachera pas. On en parlait tantôt. La motivation versus la discipline.
S'entraîner pour eux autres, c'est off.
Si tu veux continuer après ça, il faut que tu continues pendant un bout.
C'est un peu dans tout.
Une chose que j'ai appris beaucoup, avant de commencer le podcast, dans ma tête, le foot c'était le foot.
Je ne voyais pas ce que ça pouvait vraiment nous amener.
Mais tu vois, en force de parler avec des coachs et des athlètes, j'ai remarqué que comme dans la vie, c'est une question de mindset. Il faut absolument que tu traverses ce que tu as entre les deux oreilles. C'est tellement le plus fort.
Puis moi, quand je remarque ça, je me dis, être un joueur de foot aujourd'hui, avec la mentalité que je suis en train de me développer, je ne pense pas que quelqu'un serait capable de m'arrêter.
Si tu pars avec ce mindset-là, ça part de toi, c'est ce que tu as envie de travailler, c'est ton mindset.
Tu peux avoir.
[01:14:56] Speaker B: Tout, tu.
[01:14:56] Speaker A: Peux avoir le gabarit, mais si tu n'es pas un travaillant, puis tous les gros joueurs CFL que j'ai rencontrés, qui ont des longues carrières parce qu'ils sont encore actifs, Ils le disent. Ils disent moi c'est ma priorité numéro un.
Ben voilà!
C'est ça la différence. L'affaire qui est le fun, c'est que j'apprends beaucoup de chaque personne que je rencontre. Ça paraît pas, même moi n'étant plus impliqué que ça dans le football, c'est toutes des affaires que je suis capable d'appliquer dans ma vie aussi. C'est le.
[01:15:29] Speaker B: Fun.
T'envoies un mentalité de grinder parce que le foot sera pas toujours là. Une fois que t'as fini, c'est pas cette mentalité-là. Tu vas juste tomber dans le moule et c'est correct. Il y a des gens qui sont faits pour ça.
Tu sais, c'est intéressant ce que tu dis, tu sais, tu as le mindset, puis après, puis tu sais, maintenant, j'applique ça dans ma vie de tous les jours, puis dans ma vie de business, whatever.
Bien, tu sais, quand je te parlais tantôt, là, que je n'étais pas un bon étudiant, bien, si j'avais mis autant d'efforts à l'école que je mets en les recherches de foot, puis tu.
[01:16:06] Speaker A: Sais, d'étudier cette game-là, n'aurait pas eu le problème.
Ou il n'aurait eu beaucoup moins.
Ça fait que c'est sûr que quand t'as une mentalité, là, tu regardes.
[01:16:19] Speaker B: Oh, bien là, si j'avais appliqué ces mêmes choses-là ailleurs, bien, ça aurait mieux été.
Je suis 100 % d'accord avec toi, mais en même temps, tu l'as mis à une place, tu as travaillé avec, tu as grandi avec ça, puis regarde aujourd'hui.
Ouais, non, mais c'est ça, t'sais, pis on dit tout le temps, c'est not where you start, it's where you end.
T'sais, bon, ben, mon chemin à me rendre où je me suis rendu est peut-être unorthodoxe, là, mais je me.
[01:16:58] Speaker A: Suis rendu. Pis, encore là, j'ai eu des opportunités pis des Tu peux dire des chances, puis il y a quelqu'un qui m'a ouvert la porte. Des fois, tu te fais ouvrir une porte, mais tu rentres pas dedans. Ou tu rentres à moitié.
Ou tu rentres à moitié.
Mais la beauté du sport, juste en général, le football, bien sûr qu'on est dedans, c'est ça qu'on parle aujourd'hui, mais c'est qu'est-ce qui reste après, c'est ce genre de choses-là.
Le fait de... Écoute, le foot m'a appris à grinder, ou à vivre de l'adversité, fait qu'aujourd'hui, je sais un peu c'est quoi, je l'ai vécu de façon différente, parce que c'était le sport.
mais c'est des choses comme ça qui restent. Je trouve ça beau de notre sport. C'est une des raisons pourquoi je fais le podcast, parce que je sais qu'il y a des affaires.
[01:17:45] Speaker B: Que j'ai apprises dans le sport qui m'ont permis de grandir, qui m'ont permis d'arriver, de devenir la personne que je suis aujourd'hui et je suis encore en train de grandir de ça.
Je trouve ça beau et c'est une belle façon de l'exprimer.
Tu dis qu'est-ce qui reste après, les leçons que tu as apprises à travers le sport.
Mais ce serait intéressant, dans tes questions, si tu as des athlètes, des joueurs de football ou quoi que ce soit, des joueurs de whatever sport confondu, qu'est-ce qui leur manque le plus quand ils quittent le sport, quand ils prennent leur retraite? Parce que souvent, on entend, puis je le crois, c'est quand même, ta vie, disons, j'ai un gars qui joue universitaire, il joue cinq ans de temps. Oublie qu'il joue professionnel après.
Pendant cinq ans, puis probablement il a joué au secondaire puis au collège, pendant cinq ans, ses automnes étaient autour, puis même universitaire, c'est quasiment douze mois par année, autour d'un groupe de gars.
dans un vestiaire, des échanges, allez me ranger ici, allez. Puis là, à.
[01:18:54] Speaker A: Un moment donné, tu lui retires ça.
Bien, la majorité des gens vont dire, bien, je m'ennuie des interactions avec mes chums.
Oui, je m'ennuie du sport, mais je m'ennuie plus de la camaraderie qu'il pouvait y avoir autour de, dans ce milieu-là, exactement.
Je les prends en note. C'est une excellente question. C'est sûr que je vais le demander.
C'est vrai parce que ce sport-là nous a tous marqués d'une façon.
Non, c'est sûr.
[01:19:34] Speaker B: Je garde ça en note.
Hyper intéressant.
En finissant, Carl, c'est une question que j'aime demander à mes invités.
Toi, si tu avais à parler, tu dois déjà le faire, mais à des jeunes de la prochaine génération d'athlètes, qu'est-ce que tu leur dirais?
Ben, je leur dirais quelque part, si tu veux atteindre quelque chose, il faut que tu travailles pour.
All right? Pis des opportunités, il y en a.
Il y en a dans n'importe quoi.
Si tu as l'opportunité de faire quelque chose, fais-le bien. All right?
Pis... C'est niaiseux à dire, mais... Il faut que tu rêves un peu. All right?
Puis il faut que tu crois en toi, puis il faut que tu aies confiance en toi, même s'il y en a qui ne l'ont pas. Ils n'ont pas confiance en toi.
Puis même des fois, si tu sens que tu n'as pas confiance en toi, à un moment donné, you have to be a good actor.
Puis à un moment donné, tu sais, à un moment donné, ça va venir.
[01:20:46] Speaker A: Comprends-tu ce que je veux dire?
Je pense que si tu as... Je pense que dans le monde qu'on vit aujourd'hui, Si tu as des enjeux ou que tu n'es pas confiant ou n'importe quoi, il y a toujours des.
[01:21:02] Speaker B: Moyens de la développer.
Merci, Carl, d'avoir pris un moment avec moi aujourd'hui pour discuter. J'ai beaucoup aimé notre discussion.
Mélange de sagesse, d'expérience, de trucs, de vision.
Vraiment smart, sérieusement. J'ai vraiment apprécié que tu prennes un moment cet après-midi. J'apprécie beaucoup, Carl.
Ça m'a fait énormément plaisir.
J'ai eu du plaisir à le.