Ép.40 | Didier Omerjuste - La vie d'un chroniqueur à RDS

January 14, 2026 01:38:33
Ép.40 | Didier Omerjuste - La vie d'un chroniqueur à RDS
Game on : L'expérience football
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Jan 14 2026 | 01:38:33

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[00:00:00] Speaker A: Didier Omégea, c'était chroniqueur sportif chez RDS et animateur du podcast Le sac du corps. [00:00:05] Speaker B: Les coachs ne coupent pas les joueurs. C'est les joueurs qui se coupent eux-mêmes. [00:00:08] Speaker A: C'est quoi la différence entre un bon athlète et un excellent athlète? [00:00:13] Speaker B: La constante, je dirais. [00:00:15] Speaker A: Finalement, t'as réussi à te faire repêcher dans les eskimos. J'ai pas trouvé beaucoup d'informations sur ta carrière professionnelle. [00:00:21] Speaker B: C'est ça, il y a une raison pourquoi tu n'as pas trouvé grand-chose. Blunton avait toute une équipe. Cette année-là, ils ont fini par gagner la Coupe Grey contre les Alouettes. C'est ça en 2003. [00:00:29] Speaker A: Une fois dans les rangs universitaires, tu décides de traverser la frontière pour aller chez les Rockets de Toledo University. C'est à partir de quel moment que tu t'es dit « ah bien, j'ai le talent d'aller jouer une série Donc. [00:00:41] Speaker B: De voir quelqu'un qui vient du même milieu que toi réussir, c'est très motivant. ». Ça motive plusieurs personnes. Fait que c'était le cas à l'époque. Quand j'ai vu ces gars partir aux États-Unis, je me suis dit « Ben, ça pourrait peut-être être. [00:00:53] Speaker A: Moi un jour. » C'est à ton retour à Montréal que tu décides. [00:00:55] Speaker B: De commencer les médias. Concrètement, là, comme je te le dis, moi, je suis cette journaliste sportive. Être sur le terrain, c'est ça que je voulais avoir la chance de couvrir des. [00:01:04] Speaker A: Événements sportifs sur plaie. Tu as couvert plusieurs coupes grises, puis tu as couvert aussi Bonjour tout le monde, bienvenue sur Le Game On, je suis votre host William Rochefort et aujourd'hui, on plonge encore dans la télévision, la chronique sportive. J'ai avec moi aujourd'hui un invité que tu le sais pas Didier, mais on a beaucoup d'histoires ensemble. Mon père, là, j'ai pas la photo présentement, mais je te l'enverrai quand je l'aurai. Mais je vais aussi la mettre à l'écran pour les gens qui écoutent. On a une photo ensemble, là, j'ai pas envie de te donner un coup de vieux. dans le temps que les Alouettes faisaient leur camp à Bishop. On avait pris une photo ensemble. Je t'ai l'enverré quand j'ai l'auré, mais pourquoi je dis qu'on a une histoire ensemble, c'est à cause que même quand j'étais jeune, je t'avais croisé et j'avais pris le temps de prendre. [00:01:58] Speaker B: Une photo avec toi. Ah ouais, c'est super ça! Ça remonte. [00:02:02] Speaker A: À quelle année environ? Ah, j'étais jeune, mais... T'sais, c'était dans le temps que moi je faisais le camp des Gators de Bishop, genre mini-Gators, c'est genre 2015 peut-être, 2016. Environ une dizaine d'années. Ouais, à peu près. C'est quand même fou, mais c'est odd. Par contre, t'étais-tu chroniqueur pour les Alouettes ou tu suivais. [00:02:27] Speaker B: Les Alouettes avec RDS? Oui, c'est ça. À cette époque-là, j'étais affecté à la couverture quotidienne des Alouettes. Je n'ai jamais travaillé pour des Alouettes. Il y a des gens qui pensent ça. Ça fait longtemps que je couvre l'équipe. Mais c'est ça. Je suis affecté à la couverture quotidienne des Alouettes. [00:02:46] Speaker A: Depuis X nombre d'années. plusieurs années, exact. Je pense que ça pourrait pas être... C'est quand même le fun, par exemple, de suivre l'équipe, je parle local, si on peut l'appeler de même, l'équipe du Québec qui représente le football, la Ligue canadienne. Ça doit être quand même vraiment. [00:03:04] Speaker B: Nice à chaque année. Ouais, non, c'est vraiment choyant d'avoir la chance de faire ça. Si tu m'avais dit, quand j'avais 15 ans, que j'allais gagner ma vie en couvrant une équipe de football professionnelle, je ne t'avais pas cru. J'aurais dit « OK, let's go ». Donc, je suis toujours conscient de ça et c'est pour ça que je ne prends rien pour acquis parce que c'est vraiment bien. Parce que tu apprends Tu peux voir derrière le rideau ce que les gens ne peuvent pas voir, comment l'équipe professionnelle de football fonctionne quotidiennement. C'est déjà une passion pour moi en bas âge, mais on apprend tout le temps. [00:03:48] Speaker A: Quelque chose après toutes ces années-là. C'est vrai que ça doit être quand même intéressant quand t'es comme un peu, ben t'es littéralement dans le backstage un peu, t'es capable de tout voir, t'as comme l'oreille externe ou les yeux externes du programme. Ça doit être quand même intéressant de voir ça. Par curiosité, c'est quoi qui. [00:04:05] Speaker B: T'Impressionne le plus de ces équipes-là? Ah, qu'est-ce qui m'impressionne le plus? Je sais pas qui m'impressionne nécessairement, mais c'est drôle parce que je parlais de ça avec quelqu'un hier, justement. Tu sais, c'est les voyages. Je pense que les gens ne sont pas nécessairement conscients, les amateurs, tu sais, à quel point c'est taxant. Surtout, tu sais, dans la ville canadienne, il y a régulièrement des courtes semaines. Puis des fois, tu sais, l'équipe voyage dans l'Ouest, il y a le décalage horaire. Tu vas me dire, bon, c'est juste 2-3 heures de décalage, mais quand même, tu sais, ça a un impact sur le corps. Des fois, l'équipe va jouer cinq jours plus tard seulement. Elle va jouer un match à Montréal, après avoir joué à Vancouver. Et de voir que les athlètes sont en mesure de performer... Moi, je fais juste suivre l'équipe, comme je viens de dire. Je suis juste affecté à la couverture d'équipe. Des fois, je suis brûlé, je suis fatigué. Je me dis, mais comment ils vont faire pour jouer? Je n'ai même pas récupéré du voyage précédent. Puis eux sont en mesure de performer quand même. Ça, je te dirais, c'est une chose que les gens n'ont pas nécessairement conscience. À quel point Les blessures au football, ça, je le savais étant donné que j'ai joué au football, mais ça fait partie du quotidien. Puis les joueurs, des fois, t'es comme, ah, t'es le joueur, t'sais, dans mon équipe de fantasy football, il performe pas, tout ça. Ouais, mais ça fait quelques semaines qu'il joue en dépit d'une blessure. Puis ça l'affecte plus qu'on peut l'anticiper, mais il est là, le joueur essaie de donner sa pleine mesure quand même, malgré le fait qu'il est pas à 100 %. T'sais, c'est devoir tout ça. Puis c'est ce que j'essaie de transmettre aux gens aussi. à travers mon travail, parce que moi, je suis là, je suis près de l'équipe, donc je vois des choses, j'entends des choses que l'amateur, lui, ne voit pas ou n'entend pas. Ça fait partie de mon travail d'essayer de communiquer tout ça aux amateurs, et vice-versa aussi, de communiquer, de poser des questions que les amateurs se posent, que ce soit lorsque je parle à l'entraîneur-chef, à des joueurs ou des G, C'est ça, d'essayer d'être la parole, si on peut dire. Je pense que c'est le travail de tout journaliste, des. [00:06:12] Speaker A: Amateurs, des fans et de la population. C'est un très bon point que tu amènes là, dans le sens que nous, on les voit juste performer. Ben, le samedi, le dimanche, le vendredi, le jeudi, dépendamment où est-ce que... Quand les gars, ils jouent, mais à NFL, on les voit juste le dimanche. Pis c'est vrai qu'on remarque pas le temps, les heures, le travelling qu'ils font. Nous, on les voit juste le dimanche à la télé ou sur notre fantasy quand ils performent pas, mais c'est vrai. On aurait dit que c'est spécial, mais moi, personnellement, j'avais l'amour quand même vécu, mais je ne suis plus tant impliqué que ça. Tu vois, j'ai l'impression que moi, je le savais, c'était taxant, mais en tant qu'amateur de football, j'avais oublié que... C'est vrai, les gars, ils vivent tout de quoi dans. [00:07:01] Speaker B: Leur. [00:07:02] Speaker A: Saison. Ce n'est pas tout beau. Oui. Merci, Norbert Pantagieta. C'est très intéressant. Chaque personne qui vient sur mon podcast, Didier, a le droit à une introduction. Donc, Didier, voici ton intro. Didier Hormégeus, t'es chroniqueur sportif chez RDS et animateur du podcast Le Sac du corps. T'es natif de Montréal. Ton football amateur, c'est jouer sur l'île pour les Spartiates du Vieux Montréal. Une fois dans les rangs universitaires, tu décides de traverser la frontière pour aller chez les Rockets de Toledo University, une université en division 1 dans la NCA. En 2003, tu es repêché par les Eskimos au Stedmonton, 52e au total. De retour à Montréal, tu décides avec cœur que tu allais travailler devant la caméra. Après avoir gradué de ProMedia, tu te trouves un micro pour finir aujourd'hui, descripteur chez RDS et animateur d'un podcast. Te dire mais juste « Bienvenue sur Le. [00:08:02] Speaker B: Game On », c'est un plaisir. de t'avoir aujourd'hui. Merci, t'as fait tes devoirs et je me sens un peu comme un boxeur avec une. [00:08:11] Speaker A: Présentation une fois qu'on est arrivé dans le ring. Ça me fait extrêmement plaisir. J'essaie de rendre ça le plus fun, mais aussi je trouve ça tellement important. Je trouve que c'est une belle petite touche à amener. La part là-dedans, c'est de ne pas rien manquer ou de mettre des informations qui peuvent être twistées un peu. Sur Internet, il n'y a pas toute la vérité non. [00:08:36] Speaker B: Plus, mais je trouve que c'est une belle. [00:08:39] Speaker A: Façon... C'est un bon résumé que tu as fait. Oui, je suis content. Merci. Avant de commencer l'épisode, j'ai demandé ce matin justement, comme j'étais en train de faire des final touches sur l'épisode, puis j'ai dit pourquoi pas, ça pourrait être intéressant de voir qu'est-ce que les amateurs de football te demanderaient. Une question a resté que j'ai décidé de noter de quelqu'un qui suit mon podcast. Il m'a dit, demande à Didier, la santé du football au Québec, s'améliore-t-elle? Est-ce. [00:09:07] Speaker B: Qu'On a une bonne santé de football au Québec? Je crois que oui. Écoute, lorsque tu regardes tous les programmes qu'il y a, que ce soit les programmes des 18 ans au moins, puis je parle autant de football masculin que féminin, que flag football, Le Québec participe généralement dans toutes les catégories au final, dans les tournois nationaux. Soit les équipes du Québec participent, soit elles remportent le tournoi, terminent dans les trois premières équipes. Je pense que les résultats parlent d'eux-mêmes. Puis là, on parle juste au niveau amateur, bien sûr. Puis là, quand t'arrives au niveau universitaire, les Carabins qui viennent de remporter la Coupe Vanier le mois dernier, puis on sait à tous les ans, les Carabins et le Rouge et Or sont parmi les meilleures équipes de tout le football universitaire canadien. Donc, je pense que ça parle, les résultats parlent d'eux-mêmes. Puis également, toute l'explosion du football qui a eu lieu au Québec lors des 30 dernières années. Parce que moi, lorsque j'ai commencé à jouer mon football amateur, il n'y avait pas d'alouettes. Les alouettes avaient quitté. Puis là, ils sont revenus en 1996. Puis après ça, il y a l'arrivée du programme du Rouge et Or de l'Université Laval. Puis le Rouge et Or a connu du succès très rapidement. Je pense à sa troisième année en 1999, Laval a remporté sa première Coupe Vanier. Après ça, il y a les autres programmes francophones qui se sont ajoutés. Donc c'est ça, il n'y a pas si longtemps, je sais, une trentaine d'années, ça paraît comme s'il y a une éternité, mais quand même, il n'y a pas si longtemps, il n'y avait pas de programme de football universitaire francophone. Il n'y en avait pas. Une fois que tu terminais ton stage au Calégiard, tu as poursuivi ta carrière C'est ça, au Canada, très souvent, les joueurs, ils allaient peut-être dans les maritimes. Il y avait plusieurs Québécois qui allaient jouer dans les maritimes. Notamment, par exemple, Montallison. M. Éric Lapointe qui est allé jouer à Montallison. Ou les joueurs allaient à l'Université d'Ottawa, étant donné que c'était pas très loin de Montréal. Et tout. Puis après ça, Montréal, les options, c'était Concordia et McGill. Mais ce sont deux universités anglophones, malgré le fait que tu peux prendre des cours en français là-bas. Mais c'est ça, donc il n'y avait pas de programme universitaire. Donc, tout ça, c'est une longue façon de répondre à ta question. Oui, la santé du football au Québec, ben justement, le football au Québec. [00:11:37] Speaker A: Est en santé. Je pense que ça, c'est évident. Tu sais, moi, la question que je me demande, c'est est-ce que le football au Québec a déjà été en décroissance? Tu sais, je pense pas. Tu sais, je me dis, ça peut pas être pire que les années d'avant, tu sais. Puis moi, je trouve que ce sont quand même bien améliorés. Puis c'est vrai qu'on compétitionne beaucoup. Surtout, tu sais, il y en a qui aiment s'amuser puis dire que, tu sais, le Québec, c'est un peu comme le Texas, tu sais, des États-Unis, dans le sens que, tu sais, c'est là qu'on sort des joueurs puis on en développe des bons. Mais... Est-ce que tu suis pas mal le RSEQ, même si t'es pas mal occupé dans tout ce qui est professionnel, parce que vous êtes beaucoup plus spécialisé dans le pro? Est-ce que tu suis beaucoup ce. [00:12:17] Speaker B: Qui se passe plus universitaire? Tu suis-tu les gars? Moins qu'avant, faute de temps. Comme on parlait avant de commencer l'enregistrement, quand c'est l'automne, toutes les ligues de football jouent en même temps. À un certain moment donné, de tout suivre, ça devient très difficile. Surtout, comme je te le disais, avec les voyages, lorsque les Alouettes jouent, Puis des fois, je suis carrément dans les airs, dans un avion, pendant qu'il y a des matchs en cours. Ça devient pratiquement impossible de tout suivre. Je regarde, je continue de suivre le football de la RSEQ du coin de l'œil, mais je ne peux pas le suivre autant que je voudrais, à faute de temps. Puis là-dedans, il y a ma préparation à faire, que ce soit pour les matchs des Alouettes, pour les matchs de la NFL également. Donc, tout se produit en même temps. Toutes les saisons arrivent en même temps, à un moment donné. Malheureusement, je ne suis pas en mesure. [00:13:08] Speaker A: De suivre la RSEQ autant que je le voudrais. C'est correct. Ça, on peut un peu comprendre. En même temps, l'important, c'est que tu sois capable de bien performer quand tu animes les matchs professionnels. [00:13:21] Speaker B: Que c'est là qu'on te voit, de toute façon. C'est ma job. C'est ça, c'est. [00:13:24] Speaker A: Ma job. Exact. Exact. Faut y galérer, c'est précis. Est-ce que, quand tu as l'air de suivre pas mal les alouettes partout, est-ce que tu suis vraiment à tous les matchs, même quand ils sont à l'extérieur et tout, tu te déplaces tout le temps. [00:13:37] Speaker B: Tu es la personne qui est sur le sideline? Oui, exactement. Je suis sur les lignes de côté, que ce soit les matchs à domicile ou sur la route. Je voyage lorsque les Alouettes jouent sur la route. Pour ça, je suis choyé d'avoir le poste que j'ai. Parce qu'en plus, avec l'état des médias en général, que ce soit à la télé, à la presse écrite, il y a de moins en moins de gens qui voyagent. qui ont la chance de suivre les équipes locales sur la route. Donc, moi, j'ai cette chance-là. Donc, oui, je prétends... Ça, je te le disais tout à l'heure, tu sais, les voyages et tout, la façon que ça peut fatiguer une équipe, bien, tu sais, moi, des fois, c'est ça, ça m'épuise, puis je joue pas, là, tu sais, je fais juste suivre l'équipe. Donc, je suis impressionné de voir comment les joueurs sont en. [00:14:24] Speaker A: Mesure de performer, tu sais, malgré tout ça, là. Est-ce que t'es capable de te créer quand même une bonne relation avec les gars? Le fait d'être side-lined, je sais pas, les interviewés, ils. [00:14:33] Speaker B: Veulent pas... La majorité doivent te connaître aujourd'hui aussi, mais... Oui, bien, t'sais, c'est. [00:14:42] Speaker A: Comme. [00:14:42] Speaker B: Toute relation interpersonnelle, c'est une question de respect. Exact. Alors, quand t'es respectueux envers les gens, bien, généralement, les gens sont respectueux envers toi. T'sais, pas tout le temps, mais règle générale, puis ça, c'est une règle de base. Mais le fait, t'sais, que je suis présent régulièrement aux entraînements, bien, ça, ça aide aussi, t'sais, pour que les joueurs te connaissent. T'sais, quand t'es là régulièrement, bien, les gens, les joueurs s'en rendent compte. Ils voient le visage, même si tu n'auras jamais parlé, ils voient ton visage et ils savent que tu es là régulièrement. À cause de ça, ça. [00:15:16] Speaker A: Amène un certain niveau de respect aussi, je crois. Ton histoire a commencé où pour toi, Didier? Je sais que tu es un gars de Montréal. Je n'ai. [00:15:26] Speaker B: Pas trouvé beaucoup d'informations sur ton. [00:15:29] Speaker A: Football plus jeune. L'Internet n'était pas développé à l'époque. J'ai même dû gratter assez fort pour trouver que tu allais aux vieux. Mais d'où ça a parti, l'histoire du. [00:15:42] Speaker B: Sport pour toi, Didier? Je suis curieux de savoir. Pour ce qui est du football, moi je faisais de l'athlétisme. Donc c'est l'athlétisme qui m'a amené au football. Je pratiquais le lancer du poids et je courais le 200 m. Donc j'étais un lanceur et un sprinter, ce que tu ne vois jamais. T'sais, j'avais passé au moins une cinquantaine de livres de plus que les gens contre qui je courais. J'arrivais à faire les finales, ben t'sais, bon, je finissais, t'sais quoi, 6e, 7e en finale, mais c'est ça, j'étais plus grand, j'étais bien plus gros que les gens contre qui je courais à l'époque. Mais quand même, mon meilleur ami, lui, était très bon en athlétisme. Fait que c'est ça, donc je faisais de l'athlétisme. Puis c'est dans mon club d'athlétisme, il y avait un des coachs qui était également entraîneur de football. Puis mon entraîneur d'athlétisme à l'époque, Mario Stabelli, c'est à la fin de la saison, les championnats provinciaux, j'imagine que ça doit être la même chose, l'horaire ne doit pas avoir changé à l'époque, les championnats provinciaux avaient lieu au début du mois d'août. Puis là, il m'avait demandé, qu'est-ce que tu vas faire après les provinciaux? J'ai dit, bien, je vais me tenir avec mes amis, comme tout jeune de cet âge le fait, de 13-14 ans. Là, il m'avait demandé, il m'a dit « T'as-tu déjà pensé à jouer au football? » Pis j'étais comme « Ben non. » Pis il m'a dit « Ah ben ok, ben c'est à cause d'Andy, Andy D'Alessandro, qui était entraîneur des coureurs de fond et de demi-fond de mon club d'athlétisme. » Ben lui, il était entraîneur de football, pis c'est la première année qu'il partait le programme Ban Tam à Saint-Léonard, pour les Cougars de Saint-Léonard. Donc là, ils m'avaient dit « Est-ce que ça t'intéresserait? » J'étais comme « Ben oui, OK. » Là, je me suis pointé à une pratique, même pas de crampons ou rien. Je connaissais rien au football, avec mes souliers de jogging. Mais immédiatement, je suis un des meilleurs joueurs d'équipe. Étant donné que je pratiquais de l'athlétisme, donc pour mon cabaret, j'étais très rapide. On m'avait mis à la position d'élit défensif parce qu'ils avaient besoin d'aide en défense. Comme je te dis, c'était la première année du programme Ban Tam. Donc c'est ça. La première pratique, ça a bien été jusqu'à ce que j'affronte Éric Desaulniers, qui était un joueur de ligne à l'attaque. Il était super bon. J'avais même pas de crampons dans le sable ou dans la terre battue avec mes sujets de jogging. J'avais rien pour agripper le sol. Là, ça avait été plus difficile. Mais tout de suite, j'avais aimé le sport, le football. Puis le football m'aimait en retour parce que j'étais bon. Ça fait que c'est. [00:18:20] Speaker A: Un sport dans lequel je pense que je peux exceller. C'est comme ça que ça a commencé pour moi. Le football t'aimait en retour. C'est bon, ça. C'est vrai que c'est une bonne façon de dire que tu avais du talent à ton. [00:18:35] Speaker B: Âge à ce moment-là. Mais c'est vraiment cool. J'ai joué contre Saint-Léonard. C'est dans quelle année. [00:18:41] Speaker A: À peu près? Oh, ça fait longtemps, là. Écoute, j'ai commencé à jouer, première année dans le band-temp, 92. [00:18:49] Speaker B: 92, OK. OK, ça fait longtemps que ça existe, là, les Cougars Saint-Laurent, c'est ça que ça veut dire. Oui, oui, oui. Ça remonte même à plus loin que ça. Parce qu'à cette époque-là, il y avait une équipe junior, une équipe midget. Puis comme je te dis, là, ils ont ajouté le band-temp, puis après, ils ont ajouté les autres catégories jusqu'aux moustiques. Mais c'est à quel point le football n'était pas développé non plus au Québec. Tu sais, c'est un exemple de ça, là, à cette époque-là. Moi, je me souviens, à mon école secondaire, là, j'étais la seule personne qui jouait au football. Je suis avec mon manteau des Cougars. Oh oui, je suis avec mon manteau des Cougars de Saint-Romain. J'étais tellement fier, tu sais, avec tout mon numéro, ma position, mon nom sur l'autre manche. Puis là, tout le monde me demandait, « Hey, c'est quoi DE? » Tu sais, c'est ma position défensive. Et j'avais aucune idée, à cette époque-là. Le football, c'était... C'était pratiquement underground à cette époque-là. Je parle au milieu des années 90. La plus grosse équipe de football qu'il y avait, c'était les sportières du Cégep du Montréal. Je me souviens à l'époque, on était abonnés à la presse. Je prenais quelques sports de la presse. Récemment, il y avait des joueurs qui étaient sur la première page du cahier des sports de la presse à l'époque. Je me souviens, Bruno Eppel, un confrère avec qui je travaille. Bruno était tout un joueur de football à l'époque. Eric Lapointe, il y avait Mathieu Beaudoin, qui était un élit défensif, qui lui avait joué à Syracuse et qui était recruté. Je me souviens encore, il y avait une photo de lui, puis il y avait des boîtes, puis il y avait plein de lettres qu'il avait reçues, puis il en tenait dans ses mains, mais il y en avait. Je pense que tous les programmes essayaient de de lui offrir une bourse. Tu sais, c'est un grand gros gars qui était rapide. Fait que c'est ça, c'était dans une époque et. [00:20:39] Speaker A: Dans un monde complètement différent, là, en termes de football. En fait, la situation du football à cette époque-là au Québec. Fait que de décider de suivre les pas de tous ces joueurs-là, puis tu t'es dit, bien, écoute, je vais aller au Vieux. Est-ce que le Vieux t'ont recruté ou. [00:20:55] Speaker B: À ce moment-là, comme tu venais de Montréal, t'es allé au Vieux, puis si tu faisais l'équipe, tu y restais, comme? Je jouais pour les Cougars de Saint-Léonard. Ma soeur avait un ami, Christian Côté, qui jouait Marauder pour les Spartiates. Puis il était venu chez moi, puis là, il m'avait vu, puis il était comme « Oh! » Tu sais, je pense que j'avais quoi, 16 ans? Ouais, j'avais 16 ans. Puis là, tu sais, il a vu ma grandeur, tu sais, à 16 ans, puis là, on s'est mis à jaser, puis là, il me dit que je joue aux Vieux. Moi, je capotais, tu sais, je dis « Wow! C'est génial, je joue aux Vieux Montréal, tu sais. » Puis là, c'est lui qui m'a dit « En vrai, tu viens d'une pratique en gymnase. » Il y a des pratiques en gymnase, c'est l'endroit du soir, tu sais, chez les jeunes. Puis, fait que c'est ça, j'ai été aller, puis j'ai rencontré Marc Santeur, qui était l'entraîneur chef à l'époque. Après la première pratique, il m'avait dit que j'étais un gars qui avait un beau potentiel. J'ai continué d'aller aux pratiques en gymnase ce vendredi. Il y avait eu le camp de printemps. Le camp de printemps avait bien été. C'est là qu'il m'avait dit Il te reste une année midget, mais si tu viens ici, tu vas jouer dès l'automne. C'est à toi de décider si tu veux continuer ton parcours midget, jouer ta deuxième année midget, il n'y a aucun problème avec ça, mais si tu veux venir jouer immédiatement avec nous, nous, on serait heureux de t'avoir. Moi, j'ai joué pour les Spartiates. Comme je te le disais à l'époque, les Spartiates, c'était l'équipe de football numéro un au Québec. Je sais que ça peut paraître absurde de dire ça d'une équipe collégiale, mais c'était le cas. L'uniforme noir et or, je me suis dit qu'il fallait aller jouer aux Vieux tout de suite. J'ai eu la chance d'aller jouer aux Vieux. Donc c'est comme ça. J'ai pas joué ma deuxième année midget, tandis que j'avais été à New Cégep. J'ai. [00:22:36] Speaker A: Commencé à jouer quand j'avais l'âge. Je pense que c'était le joueur le plus jeune de l'équipe à l'époque, quand j'ai commencé ma première année aux Vieux. Aïe, c'est quand même malade. J'ai vu dans un podcast comme quoi tu disais que t'avais beaucoup de difficultés. [00:22:51] Speaker B: À l'école. En fait, pas de difficultés, plus t'étais pas le gars le plus assidu en classe. Pourquoi tu penses que le sport nous garde à l'école? Parce qu'on aime le sport. Toi-même t'as joué au football, t'as joué parce que t'aimais ça. Personne ne t'a forcé à aller jouer au football. C'est parce qu'on aimait ça. Surtout à cet âge-là, quand tu es jeune. Comme je t'ai dit tout à l'heure, dès ma première séance d'entraînement, j'ai aimé le football et le football m'a aimé parce que c'est un « fit ». Puis à cet âge-là, tu recherches quelque chose dans lequel tu es bon. Il y en a pour qui c'est à l'école, c'est au niveau académique, mais ce n'est pas le cas pour tout le monde. Puis moi, j'avais pratiqué plusieurs sports. J'avais joué au baseball aussi. Je ne suis pas très bon au baseball, au basket, je ne suis pas très bon non plus. L'athlétisme, comme je l'ai dit, j'avais un certain succès au lancé du poids, j'ai été champion provincial. Le football, c'est un « fit ». Je pense à cet âge-là, quand tu as 12, 13, 14, 15, 16 ans, c'est ça que tu recherches. En plus, les joueurs au sein de l'équipe, il. [00:24:06] Speaker A: Y a l'esprit de groupe, tout ça. Donc, c'est ça. Quand j'ai dit tout à l'heure que j'ai aimé le football et le football de même en retour, c'est ça, c'est un bon « fit ». Ça, je peux comprendre. Je l'ai vécu. Je ne sais pas s'il y a une personne avec qui j'ai parlé. En fait, ils m'ont pas mal tout dit. C'est le sport qui les gardait à l'école. Ça peut être intéressant, surtout que toi, t'avais été quand même assez ouvert d'en parler dans des émissions. Parce que par après, t'as décidé d'aller à l'INSEE, ce que je comprends, puis tu t'avais fait dire, je pense que c'était Marc qui t'avait dit ça, Marc Santeur, qui t'a dit que si tu veux te rendre là, t'auras pas le choix. [00:24:52] Speaker B: D'Être plus sharp à l'école. Ça aurait pu être vraiment intéressant. C'est vrai que quand je regarde ça, quand je suis au cégep, même moi, j'allais jouer au football avant d'aller au cégep. C'est comme ça pour plusieurs jeunes hommes. Les gars, on n'est pas aussi concentrés à l'école, comparativement aux jeunes filles. Ça, c'est règle générale. Tu sais, des fois, c'est juste de trouver une raison pour s'accrocher. C'est juste de trouver une raison pour étudier, pour faire tes devoirs. C'est ça que ça prend. Ça prend une motivation, une source de motivation des fois pour les jeunes hommes. C'est comme c'est pour certaines jeunes filles aussi, mais ça prend une source de motivation en dehors de l'école. Pour moi, c'était le football. Je m'en souviens comme si c'était hier. Qu'est-ce que tu veux dire quand je suis assis dans le bureau de Marc Santerre et il m'a dit ça. Ça avait été un wake-up call, carrément. Fait que je ne dis pas que je me suis mis à péter des scores, comme on dit, du jour au lendemain, mais au moins, je faisais ce que j'avais à faire dans la salle de classe. C'est à ce niveau-là. Parce que ça, c'est une des choses du football, t'as beau être très talentueux, puis je suis sûr que tu dois en avoir vu des joueurs qui avaient un talent fou, mais ils n'allaient pas à leurs cours. Fait qu'à un moment donné, si tu veux aller jouer collégial, si tu veux aller jouer universitaire, Il faut que tu ailles à tes cours. Il faut que tu ailles des notes. Il y a un certain standard académique que tu dois maintenir pour être admissible à jouer. J'en ai vu des gars qui étaient très bons, puis j'aurais pu facilement être un de ces gars-là, qui étaient très bons, mais ils n'allaient pas à leurs cours. C'est ça, j'ai un coup qui a cliqué au jeu Montréal. Je sais que YOC avait de la terrain pour lui à l'époque. Il n'y avait pas assez cours. Malheureusement, on ne sera jamais du genre de joueur qu'il aurait pu devenir. Jusqu'à ce jour, ça demeure une réalité. Si tu veux avoir une carrière au football, tu dois aller à tes cours. Ce n'est pas juste que tu dois aller à tes cours, tu dois rencontrer des standards académiques. qui. [00:27:05] Speaker A: Font en sorte que tu es admissible, que tu sois en mesure de graduer pour aller passer à l'étape suivante, que ce soit collégial, universitaire ou même si tu veux aller jouer pro. C'est à partir de quel moment que tu t'es dit « Ah ben, t'sais j'ai le talent d'aller jouer à l'INSEE. » Parce que t'as choisi d'aller à l'INSEE, t'aurais peut-être pu continuer au Québec, mais t'as. [00:27:26] Speaker B: Décidé d'aller aux États. Je suis curieux de savoir si c'est probablement avant justement que t'as eu le temps avec Marcenteur pour te dire qu'il faudrait que tu sois un peu plus assidu à l'école. Tu sais, tout d'abord, c'est ça, tu sais, les Québécois qui jouaient anniversaire américain, c'est pas comme aujourd'hui, là, où est-ce qu'il y en a encore. On peut même plus les compter, il y en a tellement, là, tu sais. Non seulement ça, les joueurs pis les gars partent très jeunes, ils vont dans des prep school même, pour apprendre. [00:27:53] Speaker A: L'Anglais. [00:27:53] Speaker B: Et tout, fait que ça, c'est complètement différent maintenant. À l'époque, il y avait... La première fois que j'ai rêvé à ça, c'est en regardant jouer « Chumanga Biakabutuka ». Je sais pas si tu connais. Non. T'as John Tim. Non, c'est ça qui est fou. Avec le temps, le temps, il passe tout. Chimangabe Akabutuka, c'était un porteur de ballon pour les Cheetahs du cégep de Vannier. Il venait de Longueuil. Il est allé à Michigan. Il a connu une brillante carrière pour les Rovereens à l'Université de Michigan. Et il a. [00:28:26] Speaker A: Été un. [00:28:26] Speaker B: Choix de première ronde au repêchage dans l'NFL. Porteur de ballon. Dans le top 10, top 12, les Panthers à Carradine l'avaient repêché. Son année de repêchage, écoute, il a été repêché avant Terrell Owens. No way! Ouais, ouais. Un gars d'ici, comme je te dis, il venait de Longueuil. Maintenant, il vit jusqu'à ce jour en Caroline. Malheureusement, les blessures ont affecté, ont un impact sur sa carrière, mais tu sais, c'est un gros porteur de ballons, t'es extrêmement rapide. Fait que c'est ça, avec les samedis, tu sais, quand je le vois jouer devant 100 000 personnes à Michigan, tu sais, ça faisait rêver. Surtout, c'est quelqu'un d'ici. Mais même là, t'sais, ça demeurait juste un rêve, t'sais. C'est vraiment après ma première année au Vieux, lorsque des gars avec qui j'avais joué, Enrico Pierre, Yves Dossou, t'sais, la saison, comme tu sais, se termine en mi-fin novembre environ, mi-novembre, on va dire, t'sais. Puis, quoi, un mois et demi après, en janvier, ces gars-là, ils sont partis aux États-Unis. T'sais, ils avaient eu des bourses. Fait qu'un mois et demi plus tard, là, eux, ils partaient aux États-Unis, t'sais. Puis c'est vraiment là que j'ai commencé à voir ça comme un objectif, parce que quand tu vois tes coéquipiers qui sont en mesure de se dénicher une bourse, là tu te dis « Ben vraiment, t'es heureux pour eux? » Tu sais, t'es. [00:29:47] Speaker A: Comme «. [00:29:47] Speaker B: Wow! Ils vont aller vivre l'expérience aux États-Unis. » Puis après ça, tu te dis « Ben regarde, on a joué ensemble. Si t'es capable de se décrocher une bourse, peut-être que moi aussi je suis capable de le faire. » C'est ça. Si eux l'ont fait, pourquoi pas moi? Oui, c'est ça. Puis ça, c'est la même chose qu'on voit avec les jeunes de nos jours, étant donné maintenant qu'on a des Québécois dans l'NFL qui performent, ne sont pas juste assis au bout du banc. Je pense à des Benjamin Saint-Just, Mathieu Bergeron, Anthony Auclair avant ça, bien sûr, Laurent Duvernay-Tardif, tous les joueurs du Québec, je suis sûr que j'oublie des noms. À cause de ça, maintenant, les jeunes, Tu parles des jeunes de 12 ans qui disent, je veux jouer dans la NFL maintenant. C'est à cause de ces gars-là. Donc, de voir quelqu'un qui vient du même milieu que toi réussir, bien, c'est très motivant. Ça motive plusieurs personnes. Fait que c'est tel cas à l'époque. Comme je t'ai dit, quand j'ai vu ces gars-là partir aux États-Unis, je me suis dit, bien, ça pourrait peut-être être moi un jour. Puis c'est là, j'en avais parlé à Marc, puis c'est là qu'il m'a dit, bien, c'est ça, OK, si tu veux suivre dans leur pas, pour voir que tu sois meilleur que tu l'es à l'école. C'est à partir de là. À partir de là, je suis devenu plus sérieux au niveau de l'école. C'est à partir de là. [00:31:08] Speaker A: Pour répondre à ta question, c'est quand j'ai vu mes coéquipiers décrocher des bourses, c'est là que ça a éveillé ça en moi. Finalement, ce n'est pas juste un rêve, c'est quelque chose qui est accessible d'aller jouer au niveau universitaire aux États-Unis. C'est quand même vraiment inspirant comme histoire. Quand on le voit, justement, des athlètes qui... Le fait d'avoir... Moi, les gens de mon époque, de ma génération, c'est plus Saint-Just, Mathieu Bergeron, avec Laurent-Julien Tardif. Il était dans son prime quand moi, j'étais à côté dedans aussi. On suivait ça. Le rêve d'aller plus loin quand t'es dedans, Il. [00:31:53] Speaker B: Est là, tu sais. Ce que j'ai pu remarquer, c'est que toi, en fait, c'est au cégep, direct, tu t'es dit « Écoute, moi, je veux déjà me rendre là. » Fait que le rêve de vouloir jouer pro, ça fait longtemps qu'il existait, là. Pas nécessairement de jouer pro, comme je t'ai dit, je rêvais d'aller jouer universitaire aux. [00:32:10] Speaker A: États-Unis. Ben, tu sais, il y avait quelques. [00:32:13] Speaker B: Québécois ici et là qui avaient joué dans la NFL, mais c'est pas quelque chose auquel je rêvais. Tu sais, plusieurs d'entre nous, des joueurs de ma génération, bien juste de décrocher de bourse, c'est à l'extase. Ça, c'est sûr. Même aujourd'hui, ça l'est encore. Oui, oui, mais c'est pas le fil d'arrivée, par contre. Tu comprends? C'est juste une étape maintenant. Les jeunes, tu sais, je vois Antoine Raymond qui joue à Rutgers, porteur de ballon. Oui. Lui, il veut aller dans la NFL. C'est ça, c'est son objectif. C'est une chose, il joue à Rutgers dans le Big Ten, tant mieux, mais il n'est pas satisfait avec ça. Il veut plus, il a de plus grandes aspirations. C'est ce que j'ai remarqué maintenant au niveau des footballeurs québécois. Ils s'aspirent à jouer dans la NFL. Ils ne font pas juste rêver. Ils ont ça comme objectif. Quand ils s'entraînent durant la saison morte, oui, c'est pour aider leur équipe, peu importe à quel niveau ils jouent, mais c'est pour un jour, ils veulent avoir l'opportunité de jouer dans la NFL. Si tu n'as pas ça comme objectif, tu ne vas pas y arriver. Tu ne vas pas te rendre dans la NFL par chance, ou même dans la Ligue canadienne. Son rêve, c'est de jouer pour les Alouettes. Ça ne va pas arriver par chance. Il faut que tu prennes la décision que ça devient un objectif, un objectif concret. Je ne veux pas parler pour tous les joueurs de. [00:33:33] Speaker A: Ma génération, mais je sais que pour moi, ce n'est même pas quelque chose que je pensais qui était accessible. Donc c'est ça, la mentalité, le mindset que les joueurs ont cette année, moi je suis vraiment impressionné par ça, par les jeunes footballeurs québécois. Je pense que c'est quand même une force de ma génération, c'est qu'aujourd'hui t'as accès à tout en fait. C'est comme dans tes années, comme tu disais que c'était plus tough parce que ça paraissait inatteignable. parce que c'était si loin. Aujourd'hui, on laisse notre téléphone et au pire aller, tu envoies un message à tous les jours jusqu'à ce que tu aies une réponse. Ou tu vas dans des camps. Probablement que dans ton temps, c'était d'aller faire des camps pour justement te. [00:34:17] Speaker B: Faire recruter. C'est encore le cas aujourd'hui. Je sais que tu es allé faire à Michigan où est-ce que le gars qui vit ici, tu me parlais. Je sais que tu es allé à Michigan. C'est pour ça que tu as fini à Toledo University. C'est lorsque j'ai parti au camp à Michigan que l'entraîneur de la ligne défensive des Rockets, à l'époque Craig Kuligowski, c'est là qu'il m'a vu. J'étais en feu, on avait fait du one-on-one. J'ai pas été bloqué une seule fois. À chaque fois que j'y allais, je me rendais au quart, je battais le joueur de ligne à attaque. J'avais vraiment eu une très bonne journée. Puis immédiatement, après une des drills, il m'a donné sa carte, puis il m'avait dit « Ok, on aimerait ça t'avoir sur le campus en visite lors de la première semaine du mois de décembre. » Puis ça, à l'époque, c'était en juin, là. C'était déjà par-là du mois de décembre. Aïe aïe aïe, ok. Ouais, ouais, ouais, t'sais, pis là j'étais comme « Ah ouais, wow », t'sais. Fait que ouais, ça, c'est un beau trip, là, de vivre ça à cet âge-là. Tu sais, pis là tu te dis « Ok, là je. [00:35:19] Speaker A: Peux atteindre mon objectif, c'est une réalité », pis là tu commences à recevoir des lettres. À chaque jour, j'en revenais d'école. [00:35:24] Speaker B: Pis il y avait des lettres d'université. C'est vraiment des beaux moments quand t'as cet âge-là de vivre ça, pis c'est vraiment cool. Ça te fait gagner en confiance. Tu te rappelles-tu des lettres de quelle équipe t'avais reçu? Parce que t'as fini par Toledo. Pourquoi t'as fini avec Toledo finalement? C'est la première équipe qui m'avait démontré de l'intérêt. Ce n'est pas une bonne raison pour choisir d'aller à l'université. Il y a tellement d'autres facteurs aussi. Je suis tout seul à travers ce processus-là aussi. Mais le fait, comme je t'ai dit. [00:36:00] Speaker A: Qu'Immédiatement, ils m'ont offert une visite, pour moi, ça voulait dire quelque chose. Puis. [00:36:07] Speaker B: Aussi le programme, c'est un programme gagnant. Moi, je viens du Vieux-Montréal. En tout cas, on a gagné trois Bogdarts consécutifs. Faire partie d'un programme gagnant qui avait déjà une culture gagnante, c'est important à mes yeux. Entre le talent et la discipline, c'est quoi qui t'a permis de rester NCA? Entre le talent et la discipline, je n'étais pas discipliné, c'est ça l'affaire. J'aurais pu accomplir beaucoup plus en tant que joueur, et c'est correct, je n'ai pas de regrets face à ça, mais je n'étais pas suffisamment discipliné, suffisamment concentré. Comme toi, t'as 23. [00:36:52] Speaker A: Ans déjà, t'es un gars. [00:36:54] Speaker B: Qui est à son affaire, vraiment concentré. Moi, je me laissais distraire. C'est la première fois que j'étais pas chez moi, tout ça. T'es sur un campus, y'a des parties à toutes les fins de semaine, y'a des filles. Y'a beaucoup de choses pour te distraire. T'es dans l'équipe de foot. T'es dans l'équipe de football, c'est ça. Tu sais, beaucoup de distractions font en sorte que tu touches pas à tes livres quand tu retournes dans ton appartement ou dans ta chambre de dortoir. Tu sais, que tu peux pas lire les chapitres que t'es supposé de lire pour le prochain cours. Donc, c'est ça, tu sais, j'étais pas concentré, j'étais pas à mon affaire nécessairement. Puis ça, comme on parlait tout à l'heure, bien, après ça, tu sais, c'est pas à ton affaire dans la salle de classe. Les coachs, ils perdent confiance en toi. Puis là, ça a un impact sur le terrain. Puis ceux-là, s'ils peuvent pas te faire confiance, bien là, t'obtiens moins de temps de jeu. Fait que ça en revient à ce qu'on parlait tout à l'heure. Si tu veux avoir une carrière au football, tu dois être à ton affaire dans la salle de classe. Pas juste pour pouvoir aller jouer collégial, pour pouvoir jouer universitaire, mais aussi à ce niveau-là, pour avoir la confiance des coachs, savoir qu'ils peuvent te faire confiance autant sur. [00:38:07] Speaker A: Le terrain que lorsque t'es pas sur le terrain ou quand t'es pas dans la salle de musculation. T'as beau être quelqu'un qui donne tout ce qu'il y a durant les pratiques, durant les matchs, dans la salle de musculation et tout, Mais des fois, ça peut ne pas être suffisant. Je pense que c'est quelque chose qu'on oublie. Surtout... En fait, souvent, ce qui est médiatisé, c'est les grandes stars. Puis, ils mettent moins de l'avant, justement, à ce côté-là. ben les gars sont aussi bons à l'école. [00:38:44] Speaker B: Sont assidus pis tu vois, je savais pas que... tu sais, je savais pas que ça pouvait jouer énormément sur ta carrière pis la confiance entre les coachs, le fait que tu performes un peu moins à l'école pis c'est sûr que ça doit se voir un peu dans ton tempérament. Ben, si, excuse-moi de t'interrompre, mais si t'as des coachs qui ont vraiment à cœur toi en tant que personne, Pour eux, ça va être important que tu sois à ton affaire dans la salle de classe. C'est ça l'affaire, parce que si t'as des coachs pour qui ils s'en foutent de toi, puis il y en a des entraîneurs comme ça, surtout, il y a tellement d'argent en jeu, une fois que t'arrives au football anniversaire américain, c'est une business. Là, les joueurs sont payés en plus. C'est vraiment une business. On joue plus à l'hypocrite maintenant au niveau de la NCA, à ce niveau-là. Donc, c'est ça. Mais si t'as un coach qui a vraiment Si t'as un coach qui t'accorde de remplir la promesse qu'il a faite à tes parents lorsqu'il est venu dans ton salon pour te recruter, puis qu'il a regardé tes parents dans le blanc des yeux, puis il leur a pas menti lorsqu'il a dit « Je vais m'en occuper comme si c'est mon garçon à moi », t'sais, il va prendre ça à cœur, tes études, ton succès à l'extérieur du terrain de football, s'il est. [00:40:00] Speaker A: Vraiment. [00:40:00] Speaker B: Honnête. Mais ça, tu le sais jamais tant ou si longtemps que t'es pas rendu là, si le coach est. [00:40:06] Speaker A: Sincère. C'est dans ses promesses. Mais d'abord avant tout, c'est ta responsabilité. Parce que lui, il y a plus de 100 joueurs dans l'équipe. Il peut pas s'occuper de. [00:40:13] Speaker B: Tout le monde. Exact. OK? Fait que c'est ta responsabilité. Ça doit être assez mature. Et puis de faire ce que t'as à faire. 100%. 100%. On m'a dit aussi qu'un parcours NCE, c'est un bon test pour ton caractère. Je suis curieux de savoir comment que ton parcours NCE te fait grandir. Je te dirais que c'est plus l'expérience de quitter la maison, d'aller dans un autre pays, même si c'est les États-Unis. Bon, la situation aux États-Unis est différente de ce qu'elle était à l'époque, mais à la surface, tu penses que tout va être pareil. Même si c'est le vestimentaire essentiellement, il y a pas mal les mêmes émissions de télé et de musée, ils conduisent les mêmes voitures. C'est pas comme en Europe ou en Asie, juste à l'heure, tu vois que c'est différent. L'architecture est similaire et tout. Mais par contre, une fois que t'arrives là-bas, moi j'étais dans le nord-ouest de l'Ohio, On est loin de Montréal. En termes de... Qu'est-ce que je veux dire? Montréal, c'est multisculturel, il y a tout le temps des choses à faire sur de grosses villes. Là, t'arrives là-bas, petite ville, les gens viennent de la campagne. Je me souviens, il y avait un gars avec qui je parlais ma première année, il me disait qu'il venait d'un village où il y avait juste un feu de circulation. Pour moi, c'est inconcevable! Pour moi, c'est inconcevable! Je viens de Montréal, je suis allé au Cégep du jeu Montréal, en pleine centre-ville, tu sais, dans le quartier latin, je suis comme « what? ». Puis, il y avait une fille aussi à qui je parlais, puis ça, je pense qu'elle avait gradué avec une trentaine de personnes. Tu sais, c'est comme « ah oui, c'est ça, c'est complètement différent. » Oui, oui. Écoute, c'est un choc culturel, c'est complètement différent. Puis, tu sais, je parlais pas vraiment anglais non. [00:42:09] Speaker A: Plus à l'époque. Ça pour te dire. [00:42:12] Speaker B: Que ça a été une expérience de vie. Le football, ce n'est pas nécessairement la chose principale que je retiens de ça après toutes ces années-là. C'est l'expérience de vie que ça m'a amené. Puis oui, c'était difficile. Ce n'est pas une expérience qui a été agréable nécessairement pour moi. Mais par contre, je te peux dire que je suis sorti grandi de ça. Une bonne partie, c'était de ma faute, comme je te le disais, de ne pas avoir été à mon affaire. Mais l'aspect culturel, tu es dans le Midwest des États-Unis, c'est différent, c'est très conservateur. Donc c'est très différent de ce que j'avais vécu jusque-là dans ma vie. Même la dynamique au sein de l'équipe entre les joueurs, c'est différent. Qu'est-ce que j'avais vécu jusque-là en jouant mon football amateur ici? L'aspect racial qui est très présent aux États-Unis, naturellement. Donc, tous ces facteurs-là, c'est ça. Ça fait que ça n'a pas été facile par. [00:43:20] Speaker A: Moments. Mais maintenant, avec le recul, je me dis que j'ai appris de ces expériences-là, j'ai appris une langue aussi. T'es en mesure de maîtriser une langue, une nouvelle langue. Tu peux pas mettre un prix là-dessus, c'est une très grande valeur. Mais ça a été plus une expérience de vie, je te dirais, pour résumer ça. C'est sûr que c'est complètement un... Ça dépayse, je sais pas si ça se dit, mais c'est sûr que ça... Ça a dû être quand même assez un choc, mais folle expérience ça, j'en suis convaincu. C'est des gros programmes, c'est des grosses universités, puis c'est reconnu, tout le monde le connaît. C'est quand même le fun. [00:44:08] Speaker B: L'affaire que tu m'as dit tantôt, c'est que t'avais jamais eu le rêve vraiment d'aller jouer pro. Par contre, t'as fini par te faire repêcher. Est-ce que, durant ton parcours NCE, ça a commencé à te retenter? Est-ce que ça a commencé à te préparer là-dessus? Ou c'est juste de quoi qu'il s'est fait un peu naturellement? C'est quelque chose qui s'est fait un peu naturellement. Je veux dire, parce que comme je te disais tout à l'heure, moi j'ai pas grandi avec les Alouettes. Tu sais, quand les Alouettes sont revenues à Montréal, je pense que j'avais 17-18 ans déjà, Là, c'est comme « OK, cool, il y a une équipe professionnelle à Montréal. » Mais je n'ai pas grandi en regardant les Alouettes, comme les joueurs québécois qui font partie de l'édition actuelle. Là, ils ont grandi en regardant les équipes d'Anthony Carvio et compagnie. Moi, ce n'était pas le cas parce que les Alouettes n'existaient plus, tout simplement. Donc, c'est ça. Puis comme je te disais tout à l'heure, la NFS semblait inatteignable. Je regardais ça à la télé en me disant « wow, c'est incroyable », mais ça ne me passait même pas par la tête la possibilité que je puisse y accéder. Fait que non, encore une fois, c'est un peu comme le football universitaire. C'est lorsque mes coéquipiers, certains de mes coéquipiers qui étaient également canadiens, ont commencé à être repêchés par des équipes de la Ligue canadienne. Ça, ça pourrait être possible aussi, mais ça n'a jamais vraiment été un objectif pour moi, je le dis honnêtement. Parce que, étant donné mon parcours, étant donné que j'étais plus vieux, que j'avais passé du temps au cégep et tout, le temps que je me fasse repêcher, je suis rendu à la mi-vingtaine. Puis, t'sais, j'avais des amis qui, eux, jouaient pas au football. Puis leur vie était, t'sais, ils étaient déjà établis, là, dans la vie. Ils étaient déjà sur le marché du travail. Il y en avait qui avaient déjà acheté une maison. Ils étaient en voie d'acheter une maison. Puis là, toi, tu regardes ça, t'es comme « Bon, moi, je joue au foot, OK, c'est cool, mais j'ai pas d'argent, t'sais, j'ai pas de sang. » Là, tu reviens de l'université. Tu dois réaménager chez tes parents. Pis là, c'est comme, OK, là, ça s'en. [00:46:22] Speaker A: Va où? Fait que moi, je vais te dire, regarde, j'ai jamais essayé une fois, si je suis repêché, tant mieux. J'ai jamais essayé une fois, ben, si ça marche pas, ben, ça sera ça, là. Je dois en penser à autre chose. Parce que là, je me disais, écoute, là, il faut que je commence ma vie à l'extérieur du football, t'sais. C'est quand même fou, mais c'est vrai. T'sais, ça, c'est une réalité que t'as remarqué à ce moment-là, mais... Avec du recul, j'y repense. C'est vrai que même les gars qui ont mon âge présentement vont me dire qu'ils sont encore jeunes. Mettons, quand je vais voir mes boys qui jouent à Laval, à Montréal, peu importe, Sherbrooke. Puis, on jase. Eux, ils sont encore dans le monde du football. C'est là qu'on voit qu'on évolue. [00:47:11] Speaker B: À l'extérieur de ça. Mais c'est quand même fou. Quand tu l'as réalisé, ça a dû être quand même... Quand même quelque chose, mais c'est bon comment tu l'amènes, sérieusement, c'est un bon point de vue à avoir. Finalement, t'as réussi à te faire repêcher par les eskimos. J'ai pas trouvé beaucoup d'informations sur ta carrière professionnelle. Comment ça s'est passé cette fois-ci? C'est ça, il y a une raison pourquoi t'as pas trouvé grand-chose. C'est que j'ai été retranché lors du camp d'entraînement. London avait toute une équipe cette année-là, ils ont fini par gagner la Coupe Grey contre les Alouettes, ça sort 2003. Ils avaient Ricky Ray au poste de quart. Jason Moss faisait partie de l'équipe. L'entraîneur-chef était Tom Higgins. Danny Machuca était le coordonnateur à l'attaque. Denmonton, c'est fou comment le monde est petit quand tu regardes ça. Puis Tom Higgins, qui était l'entraîneur-chef et l'entraîneur de la ligne défensive, c'est lui personnellement qui m'a coupé, qui m'a dit qu'on va devoir aller dans une autre direction. Et Tom Higgins, éventuellement, est devenu entraîneur-chef des Alouettes, que j'ai couvert. Tu vois comment le monde du football est petit. Mais écoute-toi pas, à chaque opportunité que j'avais. [00:48:31] Speaker A: Je. [00:48:31] Speaker B: Rappelais à Tom, qui avait mis fin à mon rêve de devenir athlète professionnel, mais tu sais, c'était toujours en blaguant. Puis il me répondait toujours la même chose. Il me disait, tu sais, Didier, les coachs ne coupent pas les joueurs. C'est les joueurs qui se coupent eux-mêmes. On va leur dire, tu comprends, on va leur dire c'est. [00:48:51] Speaker A: Ta performance. Exact. C'est tout à fait ce qu'il me disait, mais c'est tellement un. [00:48:56] Speaker B: Gentil monsieur en plus. Tom Higgins, je suis content d'avoir eu la chance de le couvrir parce qu'il. [00:49:03] Speaker A: A été entraîneur chef des allois, mais il était très gentil. À chaque fois que je lui rappelais ça, c'est ça. Il savait que je n'étais pas sérieux à 100%. C'est tellement la meilleure façon, là, pour répondre. Ça me fait presque penser... Ouais, tu peux rien répondre à ça, mais tu peux dire « That's all we got to do to come back. » OK. Exact. Non, effectivement, mais ça, c'est. [00:49:27] Speaker B: La meilleure façon de répondre, là. Ça me fait presque penser, aujourd'hui, quand on regarde les press conferences avec les athlètes, des fois, les choses qui te répondent peuvent être assez impressionnantes. Après avoir vécu toutes ces années de football, là, Là, tu le couvres en tant qu'analyste. Je suis curieux de savoir, c'est quoi la différence entre un bon athlète et un excellent athlète? La constance, je te dirais. La constance dans ce que tu fais pour te préparer, que ce soit ta préparation physique, ta préparation mentale, à quel point tu étudies, Tu sais, quand t'arrives chez toi, c'est que t'arrives chez toi, pis là, bon, OK, c'est terminé, j'ai repensé au football, à mon sport, ben, demain, là, c'est surtout ce que j'ai de retour sur le terrain, sur la piste des athlétismes, ou dans le gym, peu importe la discipline que tu pratiques. Tu sais, c'est ça, là, tu sais, c'est... C'est ceux qui en mettent le plus. Les meilleurs athlètes sont pas toujours ceux qui sont les plus doués. L'exemple numéro un, là-dedans, c'est Tom Brady. C'est drôle parce qu'il y a des gens qui détestent Tom Brady pour différentes raisons et tout, mais Tom Brady était un choix de sixième ronde. 199e joueur sélectionné de son année de repêchage. Je me souviens, moi, je l'avais vu jouer à Michigan parce que j'avais mes amis qui jouaient avec lui, des gars avec qui j'avais joué au Vieux-Montréal à des temps du Buck, Emmanuel Cassius. Puis à cause de ça, je regardais les matchs de Wolverine. J'ai grandi d'une certaine façon, comme je t'ai dit tout à l'heure, en jouant au Michigan. Puis là, j'avais mes coéquipiers qui jouaient là. Puis en plus, Ann Arbor, c'est juste... Le campus de l'Université de Michigan est juste vers 25 minutes en auto du campus de l'Université de Toledo. Ouais, ouais, c'est ça. Donc, c'est ça. Fait que des fois, j'allais aux matchs pour les voir jouer. Fait que la carrière de Brady, j'ai commencé à la suivre comme ça quand il était à Michigan. Tu sais, puis quand il le remplaçait par Drew Henson, Drew Henson était une autre carrière avec les Rovereens, mais il était plus jeune que Brady. Mais la fin, c'est que le Michigan a décidé que Drew Henson, c'était leur prochain joueur étoile. Alors que Brady, en étant sa dernière année, fait que là, qu'est-ce qu'ils faisaient, c'est qu'ils alternaient les carrières durant les matchs. Puis je me souviens quand je regardais... Ouais, c'est ça. À cause... Hanson, c'était un... Je pense que c'était un true freshman. Et il jouait au baseball aussi, Joe Hanson. Puis là, ils s'alternaient durant des matchs, des fois, pour donner du temps de jeu à Hanson, puisqu'il lui avait promis du temps de jeu dès sa première année, tu. [00:52:20] Speaker A: Sais, à quel point il voulait l'avoir. Mais quand. [00:52:23] Speaker B: Tu regardais les matchs de Rover 8 à cette époque-là, tu voyais que ça nuisait à Brady, parce qu'il pouvait pas trouver son rythme. Il pouvait avoir une bonne séquence, puis là, c'est déjà décidé que la séquence suivante, c'était Anson qui allait jouer. Puis tu le sens en tant qu'arrière. Ça peut pas être ça. Ça choque ton momentum, c'est... Ben oui, complètement, complètement. Puis ça, ça nuit à Brady. Et finalement, Johnson, lui, est un joueur au baseball parce qu'il avait été repêché par les Yankees. Je pense qu'après une année à Michigan, il a décidé de poursuivre le baseball parce qu'il lui avait donné un gros bonnet à la signature aussi et tout. Puis il ne s'est jamais rendu aux lignes majeures. Éventuellement, il est revenu au football. Il a même joué pour les Cowboys de Dallas. Tu pourras aller regarder ça, vérifier ça sur Internet. Finalement, il est revenu au football. Il a joué notamment pour Dallas, mais il a passé trop de temps au baseball, surtout à la position de carrière. Ça a lieu à son développement, donc il est jamais devenu un grand joueur. Mais tout ça, là, j'ai pris un long détour. C'est ça, tu sais, quand tu parlais... Qu'est-ce qui fait la différence entre les bons athlètes et les grands athlètes? Je crois que c'est ça, ta question. C'est une question de désir, une question d'être travailleur. M. Brady était extrêmement travailleur. Et malgré tout ce qui lui est arrivé, il a juste été un choix de sixième rond par les Patriots, mais lui, il avait toujours confiance en ce qu'il pouvait faire. Il a toujours cru qu'il était un bon joueur. Puis, il a travaillé pour... C'était un joueur qui était extrêmement travailleur, un travailleur acharné. Il n'y a rien qu'il ne faisait pas en termes de préparation physique. Il s'est amélioré physiquement, compréhensivement à ce qu'il était lorsqu'il avait été repêché. Je suis sûr que tu as déjà vu sa fameuse photo combine et tout. C'est ça, il s'est mis à travailler dans la salle de poids. Il s'est mis à travailler, à regarder les vidéos et tout. Puis il s'est amélioré en tant que joueur. Mais Tom Brady, physiquement, en termes de talent, C'est souvent un gars très talentueux. Il n'est pas rapide, il n'est pas explosif. Il a un bon bras. Même son bras s'est amélioré une fois qu'il est arrivé dans l'FL. Celui-là, il s'est mis à travailler plus fort dans la salle de musculation. Il est devenu plus fort physiquement. Mais en termes de talent, il y a combien d'aucariens qui sont plus talentueux, plus grands, plus gros, plus rapides, plus explosifs, un bras plus puissant? Est-ce qu'il avait un aussi grand désir que Tom Brady d'exceller possiblement que non. Donc c'est ça qui sépare les grands athlètes des bons athlètes. C'est ça qui sépare... À un moment donné, on parle beaucoup de football. Les joueurs de football sont très talentueux, mais ils ne vont pas nécessairement décrocher une bourse d'études. parce qu'ils ne font pas tout ce qu'ils ont à faire. On a parlé de la salle de classe, aussi d'aller courir, de faire de l'athlétisme, d'essayer d'améliorer ta rapidité, de faire des drills par toi-même ou avec tes amis, de se regrouper 4-5 ans, on va au parc, on va travailler sur des drills pour s'améliorer, améliorer notre agilité, faire du one-on-one, s'améliorer en termes de couverture ou en termes de cohérité tracée de passe, la technique, peu importe. Ça. [00:55:44] Speaker A: Il faut que ça vienne de toi, il faut que ça vienne de ton fort intérieur. Ça, il y en a qui l'ont et il y en a d'autres qui ne l'ont pas. Mais des fois, tu trouves la combinaison de la personne qui est extrêmement douée physiquement et elle a ce désir-là en plus. Ça fait que cette personne-là, elle devient toute une athlète. J'ai vu un clip de Michael Jordan qui se faisait interviewer C'était dans le temps qu'il était encore au Bulls, puis il se faisait demander... Tu sais, il y a beaucoup de jeunes athlètes qui aujourd'hui veulent devenir comme toi. Puis il disait... Il s'est fait demander c'est quoi les conseils qu'il était à donner pour les gens qui veulent devenir comme toi. Puis là je traduis parce que c'est en anglais, mais en gros ce qu'il disait, c'est... Il dit, je suis pas né comme ça. C'est juste que moi, je me levais le matin et je travaillais plus fort que tout le monde. Je faisais plus de trois points. Je faisais plus de dons. J'arrivais avant les pratiques, mais je restais après les pratiques. Puis il dit, il faut que tu reviennes travailler tellement fort que le talent est obligé à toi. Ce n'est pas le contraire. J'étais comme, oh shit. J'ai trouvé ça excellent, mais c'est le meilleur exemple que je t'aurais pas. [00:57:02] Speaker B: Pu donner. Tom Brady est un bon exemple. Si tu prends vraiment le temps de regarder son histoire, c'est le fun parce que tu l'as connu quand il padougeait dans l'adversité comme tous les athlètes vont vivre dans leur vie. Vraiment intéressant. Est-ce que c'est une des choses que le sport t'a appris? Le fait de travailler plus. Qu'est-ce que le sport t'a vraiment appris? Qu'est-ce que le sport? C'est une bonne question. Il y a tellement de choses. J'étais dans le sport à un très jeune âge, puis jusqu'à ce jour, je voyais que le sport a toujours une place dans ma vie. Pas juste dans mon travail, mais je continue à pratiquer des sports aussi, parce que pour moi, c'est important. Définitivement, de travailler, la patience aussi, parce que Tu sais, tu vas être partant de ta première année. Des fois, il y a des joueurs qui sont meilleurs que toi ou qui ont plus d'expérience. Puis là, il faut t'attendre ton tour. Mais en attendant ton tour, en attendant ton opportunité, tu dois continuer de travailler. Parce que. [00:58:14] Speaker A: Sinon. [00:58:15] Speaker B: Lorsque cette opportunité-là va arriver et qu'on va t'envoyer sur le terrain, William, si tu n'es pas préparé, bien là, ça va paraître. Tu sais? Fait que tu dois. [00:58:24] Speaker A: Continuer. [00:58:25] Speaker B: Puis ça, c'est pas quelque chose qui est facile. de continuer à travailler dans la noirceur, si on peut dire, pendant que personne te voit, pendant que t'as pas de résultats pour ton travail. Effectivement. T'sais, t'es comme « man, je joue pas durant les matchs » ou t'sais. Mais faut que tu continues. Parce qu'à un moment donné, tu vas être envoyé sur le terrain. Exact. Puis si t'as pas fait le travail durant ce temps-là, ben tu vas te faire attraper. Tu faire vas débarquer. te Exact. Oui, c'est ça. Puis peut-être que ça va être ta seule opportunité aussi. T'en auras peut-être plus jamais d'opportunités. Tu sais, il y a ça aussi. Donc ça, c'est quelque chose que le travail, que le sport m'a appris. Aussi, il y a une expression au football, the more you can do. Ça aussi, tu sais, d'être polyvalent, ça a une grande valeur aussi. Tu sais, parce que tu sais, au football, tu sais, si tu joues à la position de receveur de passes, mais tu es le troisième, quatrième receveur de passes, OK, de l'équipe, Mais tu joues juste à la position de receveur. Tu ne joues pas sur des unités spéciales. Tu ne joues pas comme garner. Tu ne retournes pas de botter. Mais il y a un autre receveur qui est peut-être moins talentueux que toi, mais par contre, il excelle sur les unités spéciales. Il retourne des botter. Tu peux l'envoyer sur l'unité de botter dégagement également. Qui tu penses qui va faire l'équipe? Ça va être ce gars-là. Pourquoi? Parce qu'il en fait plus. Il amène plus de choses à la table, comme on dit. Il est polyvalent. Donc c'est ça, d'être polyvalent, d'être capable de faire plusieurs choses. C'est comme toi, tu sais, t'es. [01:00:01] Speaker A: Aux études, t'as ton podcast. Tu sais, tu fais pas juste une chose. C'est quelque chose qui est très important. Surtout à l'ère actuelle, le plus de choses que t'es capable de faire, ben, ça fait en sorte que t'as une plus grande valeur aux yeux de l'entreprise pour laquelle tu travailles, aux yeux de tes patrons, en théorie, s'ils respectent ça, ben, ils. [01:00:22] Speaker B: Vont le voir. C'est comment te démarquer au bout du compte. Mettons, le sport. [01:00:30] Speaker A: Étant le meilleur exemple qu'on ne peut pas donner parce que tout le monde peut se rappeler au sport dans le sens que quand tu dis « the more you can do », le receveur qui est juste receveur, comment tu te démarques, comment tu sors du lot à comparer le gars qui est receveur? À moins que tu sois Randy Moss. À moins que tu sois Randy Moss, tu vas avoir Chase. Là, c'est correct. Je pense que ces gars-là le savaient, probablement. C'est sûr qu'on parle d'exceptionnel là-dessus, ça c'est sûr. Mais si tu mets. [01:01:00] Speaker B: Ça à une image qui nous ressemble, qui ne sont pas des Randy Moss, c'est comme ça. C'est comment tu peux te démarquer avec ces gens-là quand les deux veulent te recevoir. Hyper intéressant. Fait que tu te fais couper par Edmonton, tu décides de revenir à Montréal. C'est à ton retour à Montréal que tu décides les médias, de commencer les médias. Pourquoi tu es allé en médias? Ça peut être immédiatement, immédiatement. Regarde, je travaillais dans un gym à l'époque, puis il y avait un client au gym, puis je lui parlais lorsque je le croisais. Son nom c'est Marc Delonco. Puis, Mac était venu me voir lorsque j'étais revenu d'Edmonton après avoir été coupé. Puis là, il m'avait demandé, « Ouais, bien là, qu'est-ce que tu vas faire maintenant, étant donné que t'as été retranché? » J'étais comme, « Bien, je sais pas. Il va falloir que je me trouve une job. » Puis là, il m'avait dit, « T'as jamais pensé à devenir comment? Acteur sportif ou journaliste sportif? » J'étais comme, « Non, pas vraiment. » Il me dit, « Ah, il me semble, je te verrais, tu serais bon là-dedans. Tu t'exprimes bien et tout. » Puis au football, réellement, il y a juste Pierre Percheval qui fait ça. J'ai jamais pensé à ça. C'est lui qui m'a mis cette idée-là en tête. Il m'a mis cette idée-là en tête. C'est ça. Après ça, je suis retourné aux études. Tu en. [01:02:29] Speaker A: As parlé lorsque tu m'en savais mon cheminement. Je suis. [01:02:31] Speaker B: Allé à ProMédia, qui n'existe plus depuis la dernière année, malheureusement. Ils ont fermé leur port. C'est ça. Je travaille de jour à ce moment-là à RDS comme assistant à la réalisation. Puis j'allais à Promédia le soir. C'est prendre des cours au cours de Média Parlé, Radio-Télé à l'époque. Ouais, fait que c'est ça, tu sais. Fait que je me souviens plus, c'est à quoi ta question, là? Ben, pourquoi t'étais allé dans les médias, en fait, là? Ah oui, oui, ben c'est ça. C'est de cette façon-là. Mais même au début, je travaillais derrière la caméra. Ça fait un certain bout de temps que j'ai pris la décision de travailler devant la caméra. C'est là qu'on m'avait conseillé d'aller chercher une base solide, d'aller à ProMedia. Puis j'ai suivi le conseil qu'on m'a donné. Puis c'est ça. J'avais cherché une base solide. J'ai fait de la radio, de la radio communautaire. Après ça, j'avais travaillé à Toronto pour Radio-Canada en français à la radio. Mais à Toronto, c'est diffusé à travers le pays, sauf au Québec, pendant que c'est en français. Ça, ça avait vraiment été une belle expérience. Très belle. [01:03:43] Speaker A: Expérience. C'était sur. [01:03:44] Speaker B: L'Émission du matin. Puis, t'sais, j'allais sur le terrain pour aller me chercher du son. La seule chose que j'aimais pas, c'est l'horaire, parce que c'est une mission du matin, t'sais, on monte à 5h du matin. T'sais, pis tu vas au bureau à 4h. Pis là, quand t'es le gars du sport ou la personne qui suit le culturel, ben là, tu dois assister aux événements sportifs ou aux spectacles qui ont lieu le soir. Ah, ok, ouais. Ouais, tu vois, ça marche pas. Ça marche pas. Donc, je me souviens, je me réveillais à 2h du matin, je regardais le Sports Centre 2h du matin parce qu'en plus, je faisais des chroniques pour les autres stations de Radio-Canada à travers le pays. Donc, mon bulletin des sports pouvait pas être le même que je faisais dans l'Est pour l'Ouest quand je faisais une intervention à Radio-Canada en Alberta. Fait que je parle des Flames, des Orlers, des Eskimos à l'époque, des St-Peters, des équipes locales. Fait que là, qu'est-ce que je faisais? Je me levais à 2h du matin, je regardais le Sports Centre 2h du matin en déjeunant. Puis pour voir qu'est-ce qui est arrivé dans les matchs. Tu peux pas juste regarder la feuille de statistique sur le site web. T'as vu l'événement. Donc c'est ça, mais c'est cool parce qu'aussi, j'avais besoin d'avoir du son, j'aimais ça avoir du son, avoir des clips lors de mes chroniques. Donc j'allais aux matchs, j'ai mis Police. À cette époque-là, les livres, il n'y avait aucun francophone dans l'équipe. Je ne sais même pas si il y en a maintenant, mais peu importe. Donc, j'allais constamment dans le vestiaire de l'équipe adverse. pour avoir du son en français. Il faut dire que ça fait longtemps de ça. Je me souviens, j'avais interviewé Martin Saint-Louis, qui jouait pour le Lightning, dans Vaisselle après le match. Martin Gélinas, qui jouait pour les Flames à l'époque. Roberto Luongo, qui jouait pour les Panthers. Longo. [01:05:39] Speaker A: Était super sympathique. J'avais dit que j'en avais vu d'en jouer. Lui vient de Saint-Lonard. [01:05:43] Speaker B: C'Est à côté. Comme je l'ai dit, j'ai joué pour les Cougars. [01:05:45] Speaker A: De Saint-Lonard. On s'est mis à chardier, il était super fin. On avait un même âge en plus, environ le même âge. Ça, pour te dire, c'est vraiment une belle gigue à en voir. Aller au match des Raptors. J'ai vu LeBron jouer, je. [01:06:01] Speaker B: Pense que c'est sa première ou deuxième année. [01:06:04] Speaker A: C'est quand même malade. [01:06:05] Speaker B: L'Évolution que t'as vue de tous ces athlètes-là. Genre, c'est malade! Ça va t'arriver t'aussi en vieillissant, ça va t'arriver t'aussi en vieillant. Non, probablement, probablement, mais c'est hot de voir. C'est juste parce que justement, c'est que ça fait plus de 20 ans, là. Fait que, t'sais, un gars comme LeBron, aujourd'hui, on le connaît comme one of the greatest. Mais probablement que c'est ça que... Je peux-tu te donner une anecdote concernant LeBron? Ben, vas-y, j'y vais! Ben, l'anecdote devrait être bien meilleure. Tu vas comprendre pourquoi je te dis ça. C'est quand j'étais à l'université, comme je te dis, bon, t'sais, j'étais à l'université de Toledo, dans le nord-ouest de l'Ohio. Lebron, il vient de Akron, qui est dans le nord-est de l'État. Puis, j'avais un ami qui habitait dans le même complexe d'appartements que moi à l'époque. Son nom, c'est Jason. Il venait d'Akron. Puis, une journée, il me disait, qu'est-ce que tu fais vendredi soir? Là, je suis comme, rien, j'ai rien prévu, t'sais. Il me dit « Hey, t'attends-tu de venir avec moi? Je retourne par chez nous. J'allais à mon high school voir le match de basket le vendredi soir. Il y a un joueur, il est vraiment bon, il se suppose d'être le prochain Michael Jordan. » À cette époque-là, à chaque fois qu'il y avait un joueur talentueux, il disait tout le temps « C'est le prochain Michael Jordan. » M. Jordan a pris sa retraite, puis tout le monde du basket était à la recherche du prochain Michael Jordan. Là, j'étais comme « Ah ouais, ouais, le prochain Michael Jordan, whatever. » On entend ça toutes les semaines, à peu près, au sujet d'un jeune joueur. Puis là, c'est ça, il me dit « Ouais, ouais, son nom, c'est LeBron James. » Là, je suis comme « Le what? » Tu sais, à l'époque, là, c'est la première fois que j'entends le nom LeBron James. Là, je suis comme « C'est qui, lui? » Là, je suis comme « Ah non, sais-tu quoi, j'irai pas, tu sais. » Puis c'est genre deux ans après, quand il était un senior, là. [01:07:55] Speaker A: Ou peut-être rendu un junior ou high school, Puis là, il était sur la première page de toutes les revues sportives. [01:08:02] Speaker B: Même SportsCenter, DSPN, montrait des fesses-à-hante sur. [01:08:06] Speaker A: Les matchs. Là, c'est là que j'ai allumé, j'étais comme « Ah, man! C'est le kid. [01:08:10] Speaker B: Que Jason me parlait! » Fait qu'au lieu de te raconter cette anecdote-là plate, j'aurais pu te dire que j'ai. [01:08:18] Speaker A: Vu LeBron James, lorsqu'il jouait face à Sandinson High School, quand il était genre un sophomore, un vendredi soir, Mais au lieu de ça, c'est une histoire que j'ai pour toi. Mais c'est quand même fou, man. J'avoue que je comprends le côté plate de ton histoire. C'est arrêté insane de réfléchir. De te dire « Hey, j'ai vu Lebron quand tu le fais. » T'as vu Lebron avant que tout le monde sache qui c'était Lebron. C'est malin. Opportunité ratée de ma part, complètement. Je vais pas te dire ce que j'ai fait ce vendredi soir-là. C'est ça, tu t'en aurais rappelé de ce vendredi-là, mais il y en a qui sont quand même cool, par exemple. Mais justement, dans ta carrière, je voulais te savoir de où ça. [01:09:00] Speaker B: A parti, parce que t'es avec Radio-Canada, tu te promenais à travers le pays. Ça t'a permis de rencontrer beaucoup d'athlètes. C'est ça qui doit être le fun de ta position que t'as, parce que t'es pas dans un bureau à... à animer, t'es vraiment le gars qui est sur le terrain, qui parle aux athlètes. Mais de où ça a commencé ça, cette fameuse... ben, ce métier-là de se dire écoute, toi Didier t'es le gars qui va être sur nos sidelines, t'es le gars qui va aller voir les joueurs, qui va préparer ses entrevues. Comment ça s'est arrivé? C'est sûr que le football, c'est un fait, parce que j'ai joué au football, quand même à un niveau élevé, puis j'étais bilingue. Mais à l'époque, ça n'a jamais été un objectif pour moi d'être affecté à la couverture des Alouettes. Moi, je voulais être journaliste sportif. Tu sais, comme je te disais, quand j'étais jeune, La première chose que je faisais, j'allais chercher le cahier des sports de la presse, puis je lisais ça. Il y avait Robert Duguay à l'époque. C'est lui qui était affecté à la couverture du football à la presse. C'est un monsieur qui est décédé maintenant. Mais il était bon. En tout cas, je trouvais à l'époque... Il faudrait que je relise de ses articles maintenant pour voir. C'est juste à cause que j'étais jeune, mais je le trouvais tellement bon, puis il avait une touche d'humour aussi dans ses têtes, puis tu sentais qu'il était un passionné de football qui aimait ça, t'sais. Fait que c'est ça. Mais tout ça pour dire, moi, je voulais juste être journaliste sportif. Si on m'avait dit, tu vas être affecté au curling, par exemple, je leur dirais, OK, sais-tu quoi, let's go, on y va. Je connais rien au curling, je vais apprendre les règlements. Comme des gens, des fois, ils courent le football, ils connaissent rien au football, mais ils apprennent avec le temps. Ils apprennent les règlements, ils apprennent la game. Ça se fait. On n'essaie pas d'envoyer une navette sur Mars. C'est possible. Donc, c'est ça. Moi, je voulais juste être journaliste sportif. Pour moi, d'être sur le terrain, d'intervouer des athlètes. Tu sais, peu importe le sport, j'aurais été correct avec ça, tu sais. Mais je me suis retrouvé au football parce que là, je travaillais RDS, comme je te le disais, derrière la caméra, principalement. Puis il y a David Arsenault, qui est à la description de la NFL, et des alouettes. Mais avant ça, lui, David, c'est lui qui courait les alouettes quotidiennement pour RDS. Il l'a fait pendant 14 ans. Oui, David l'a fait pendant 14 ans. Mais il avait quitté pour aller animer Hockey 360, qui était une nouvelle émission à l'époque, une émission quotidienne de hockey. Il avait quitté pour ce poste-là. Donc, le poste à la couverture des alouettes s'était libéré. C'est de cette façon-là qu'on me l'a offert, parce que j'étais déjà le backup à David, à la couverture. Quand il avait un empêchement, un conflit d'horaire, c'est moi qui allais courir les entraînements. Là, on m'a offert de le couvrir à temps plein. Évidemment, j'ai dit oui. Donc, c'est comme ça que j'ai commencé à couvrir les alouettes à temps plein. Ça faisait quelques années que j'étais comme backup, si on peut dire, comme réserviste à David. Puis, c'est ça. Qu'est-ce qui est cool, c'est qu'éventuellement, David est revenu au football. Puis, j'ai la chance de travailler avec lui maintenant sur la couverture des alouettes, la couverture des matchs. Puis David Arsenault, c'est un homme gentil. Il a toujours été généreux de son temps, jusqu'à ce jour. Si je le texte, « David, as-tu deux minutes pour parler? » Puis ils vont me retexter. « OK, oui, à telle heure. » Il n'y a pas une fois qu'il n'a pas été généreux de son temps envers moi, même à l'époque quand je travaillais dans le salle des nouvelles et que je plaçais des cassettes sur les tablettes. Il allait me voir. « Oui, Didier, oui, qu'est-ce qu'il y a? » Il. [01:12:46] Speaker A: Y a eu des gens comme ça. au cours de ma carrière, c'est ça, qui. [01:12:50] Speaker B: Ont été très généreux avec leur temps, que ce soit David Arsenault, Marc Labrecq notamment, qui sont deux noms qui me viennent en tête, envers qui je serai toujours reconnaissant. Puis il y en a eu d'autres aussi, tu sais, Pierre, Pierre Rocheval, qui ont toujours été super accotoyés aussi, mais il y en a eu plusieurs, je ne vais pas me mettre à tout énommer parce que j'en ai oublié. Mais c'est ça pour dire que c'est comme ça que j'ai commencé à courir les anouettes quotidiennement. C'est vraiment une belle histoire pour vrai. C'est du back-up jusqu'au starter, comme on dit. Donc je te dis, c'était même pas un objectif. Concrètement, comme je te le dis, moi, je voulais juste être journaliste sportif. Être sur le terrain, c'est ça que je voulais, avoir la chance de courir des événements sportifs sur place. Tu sais, je ne suis pas un gars de bureau. Je ne suis pas un gars de 9 à 5. Puis après toutes. [01:13:39] Speaker A: Ces années-là, je ne le suis vraiment plus. Ça n'a jamais fileté avec moi. Tu sais, j'ai toujours été occupé. Puis je pense que tu peux comprendre ça, parce que tu as pratiqué du sport en bas âge. Donc, tu es constamment... Tu sais, ça devient une partie de ton ADN, d'aller à tes. [01:13:54] Speaker B: Entraînements, d'aller à tes cours. de faire plus. [01:13:57] Speaker A: D'Une chose à la fois. T'es assis dans un bureau de 9 à 5, c'est comme être un lion en cage. Ça ne fonctionne pas avec moi et je suis sûr que ça ne va pas fonctionner avec toi non plus. Effectivement, j'ai pas le choix d'avoir une vie active, donc c'est pour ça que j'ai pas le choix de me lancer des défis, de lancer des projets comme le podcast, whatever. C'est ce qui nous drive un peu. Peut-être que c'est ce que le sport, tu vois, nous a amené en tant que personne. Ouais, c'est vrai, j'avais pas pensé à ça. C'est peut-être une de ça, parce que tu vois, une chose que le sport m'a... En fait, que je le sais que le foot m'a amené, Tu sais, quand tu disais d'aller à tes entraînements, d'aller à tes cours après, le fait d'avoir un horaire, mais surtout tout est calculé en termes de temps, puis à suivi du T, dans le sens que... Aujourd'hui, je ne suis jamais en retard. Pourquoi? Probablement parce que le foot m'a appris qu'il ne fallait pas que j'arrive à mes entraînements en retard. Si tu es cinq. [01:14:57] Speaker B: Minutes d'avance, tu es laid. Aujourd'hui. [01:15:03] Speaker A: Peu. [01:15:04] Speaker B: Importe ce que je fais dans la vie, si ça affecte le temps de quelqu'un d'autre, je ne vais jamais être en retard. Je ne sais pas, ça m'a apporté ça, le sport. Je ne l'avais pas remarqué. [01:15:13] Speaker A: Quand je le faisais, c'est après quand j'ai fini. À la job, les gars me le disaient, mon boss me le disait. Tu es l'un des gars les plus sharp qu'on a. Je suis comme « Criff, c'est nice de l'entendre. » Tu es tout le temps à l'heure, tu es tout le temps là. C'est là que j'ai remarqué. [01:15:26] Speaker B: Pour toi, c'est juste la base. Exact. Pour toi, c'est juste la base, mais à un moment donné, tu te rends compte que pour certaines personnes, ils ne l'ont pas. Et toi, tu l'as à cause du football. C'est la discipline que ça t'a amené. C'est une belle histoire. Je trouvais que ça fitait bien avec ce que tu disais. Ça t'a même amené jusqu'à des Superbowls. Moi, j'ai entendu dire que l'accréditation avec la NFL pour les médias, c'était quand même compliqué. Ils acceptent pas tout. Ils acceptent vraiment pas tout le monde, mais en tout cas, il y a des rumeurs qu'ils contrôlent... Je sais pas à quel point c'est vrai ça, parce. [01:16:09] Speaker A: Que... À tous les ans, il y a de plus. [01:16:11] Speaker B: En plus de médias. J'oublie. [01:16:13] Speaker A: Combien de. [01:16:13] Speaker B: Médias étaient accrédités l'année dernière. Je sais pas si c'est. [01:16:15] Speaker A: 5 000 ou... Tu sais, maintenant, avec les podcasts, avec les réseaux sociaux, c'est pas juste des journalistes de formation qui sont. [01:16:23] Speaker B: Là, qui sont accrédités, là, tu sais. Donc, d'après moi, je crois, là, juste de vue, tu sais, ça fait quand même un certain temps que j'ai... que je croyais que je pouvais couvrir l'événement. Ça doit être moins difficile qu'avant. [01:16:39] Speaker A: Ça doit être moins difficile qu'il y a une quinzaine d'années d'être accrédité. J'ai l'impression. Écoute, dis-moi pas ça parce que je vais vraiment essayer. Essaye, t'as rien à perdre. Non, exact. Le pire qui va arriver, c'est qu'ils te disent non. [01:16:50] Speaker B: Exact, exact. Tu sais quoi, ça m'a cranqué, je vais le faire. Dans. [01:16:54] Speaker A: Ma tête, c'était compliqué. [01:16:55] Speaker B: Pourquoi pas? Exact. Pourquoi pas? Peut-être que je me trompe. [01:16:59] Speaker A: Mais. [01:16:59] Speaker B: Comme je te dis, de ce que j'ai vu dans les dernières années, j'ai remarqué ça. Il me semble que des gens, je suis comme « OK, comment ils ont fait pour être accrédités? ». [01:17:07] Speaker A: Mais bon. Mais c'est vrai, tu. [01:17:09] Speaker B: Sais, en même temps, pour la NFL, tu sais, c'est l'expo-jeu de plus. Tu sais, pourquoi pas? En même temps, il y a juste un côté là, pour eux, c'est… ils se font vendre leur ligue à côté, puis… Ben oui, tu ne peux pas t'imiter aux médias traditionnels comme avant. Exactement, ben c'est ça. Sinon, tu vas passer complètement à côté de la traque. 100%. Tu sais, je lisais même là… parce que là, le Pro Bowl, qui est devenu maintenant un match de fac football, va avoir lieu durant la semaine du Super Bowl cette année-là, au Super Bowl qui s'en vient à San Francisco. Oui, parce qu'ils veulent donner plus d'exposure justement à l'événement du Pro Bowl. Ça. [01:17:43] Speaker A: Va pas avoir lieu dans le stade où la rencontre va avoir lieu, mais ça va avoir lieu quelque part à San Francisco. Puis même, il va y avoir un autre match de flag où ça va être des influenceurs qui vont y participer. Ils ont fait ça en Europe au cours de l'automne, lors d'une des rencontres à Londres, ils avaient fait ça. Comme je disais, tu ne peux pas te limiter aux médias traditionnels. Maintenant, c'est comme tu dis, il va aller chercher de l'exposure, il va aller chercher des jeunes. [01:18:15] Speaker B: Fans. Donc, tu dois donner accès aux plus de gens possible d'une certaine. [01:18:20] Speaker A: Façon. J'avais vu passer le match de football. [01:18:23] Speaker B: Avec des influenceurs, bien en même temps, c'est des influenceurs que je suive. [01:18:27] Speaker A: Ou pas, la majorité sont dans le sport, mais je l'avais vu passer ça. Je trouve ça quand même cool. Des choses que des fois... Je ne sais pas, je n'ai pas envie d'embarquer là-dedans, mais la CFL des fois pourrait peut-être prendre, je ne sais pas, c'est le côté marketing de la CFL des fois, peut-être un peu à travailler, qui pourrait peut-être prendre des cues un peu de les grosses ligues. Il y a une question au coût aussi. Les budgets sont très différents. Ouais, exact. C'est tout le temps la gloire. Elle n'a pas le prix, mais elle mène son argent, pratiquement. C'est fou. Ouais, c'est sûr qu'il y a ça. Mais. [01:19:03] Speaker B: Où est-ce que je m'en allais avec ça? En fait, j'ai envie de savoir, est-ce que les ligues comme la CFL, la NFL, est-ce que des fois ils contrôlent un peu ce qu'il faut que vous disent, les styles de questions que vous avez le droit de poser. Parce que vous, en tant que journaliste, t'es montré à comment poser les questions. Les athlètes, ça a l'air qu'ils sont aujourd'hui montrés à comment y répondre. Mais moi, je suis curieux de savoir, est-ce que des fois, les ligues, il y a des choses qui essaient de contrôler ce que vous dites aux athlètes, ce que vous demandez? Non, non, je. [01:19:36] Speaker A: Ne peux pas dire, pas vraiment, non. Je sais de penser que c'est déjà arrivé. Je ne crois pas, non. En tout cas, pour moi, non. On va au point de presse, on pose une question, il n'y a personne qui essaie de nous mettre les bâtons dans. [01:19:51] Speaker B: Les roues, ce qui ne serait pas une bonne chose à faire. Je savais que certaines personnes n'apprécient pas les questions, mais si la question et justifier, c'est tout bad là, c'est-tu l'apprécie pas, tu sais? Mais non, je dirais que non, non, non, non, là-dessus, moi, j'ai jamais eu de problème pour ça, là. Revenant des ligues, là. Là, c'est une question assez dure, je vais demander-le, mais t'as couvert plusieurs Coupes Grées, puis t'as couvert aussi plusieurs Superbowls. Je sais que c'est deux événements qui ne se comparent pas vraiment, mais si on reste dans le sport, ça se compare. Super Bowl ou Coupe Grée? Bien là, de comparer comme ça, tu sais, c'est deux gros événements sportifs. OK? Écoute, la Coupe Grée, c'était pratiquement, il y a un mois, je ne sais pas où on est, le 16 décembre. Ça a eu lieu le 16 novembre. C'est magique, là, d'être sur le terrain avant le match. Moi, c'est un de mes moments favoris. D'être sur le terrain avant la rencontre de la Coupe Grée et du Super Bowl, Tu sens qu'il y a un gros match de football qui va être joué. Les salles sont pleines. Il. [01:21:07] Speaker A: Y a plein de gens sur les lignes de côté, des célébrités. Tu sens que c'est gros comme événement. C'est électrique. Ça, c'est la partie la plus cool de mon travail, je pense. D'avoir l'opportunité d'être sur le terrain avant de battre. [01:21:24] Speaker B: Du Super Bowl ou avant un match à la. [01:21:26] Speaker A: Coupe Grey. Puis j'en parlais avec David Arsenault avant la coupe grise, la dernière coupe grise. On se fatigue jamais de ça. David a couvert encore plus de matches à la coupe grise que moi. Puis on se fatigue jamais de tout ça. C'est vraiment cool. C'est vraiment cool de. [01:21:45] Speaker B: Vivre cette atmosphère-là. C'est indescriptible, vraiment. C'est quoi le vibe? On parle tout du Super Bowl. Je suis curieux de savoir, c'est quoi le vibe? qu'il y a pendant le Super Bowl, autant avec les athlètes, mais juste le vibe en général de qu'est-ce que t'as vécu là-bas. Tu parles de la journée du match en particulier? Oui, exact. La journée du match, le vibe de comment que c'est, je sais pas si ça va être le fun, mais en même temps, quand c'est le Super Bowl, c'est la plus grosse game de l'année, il y a des tensions, comment que c'est, c'est quoi le vibe là-bas? C'est différent d'une année à l'autre, quoique similaire. Ça dépend des partisans, quelle équipe se rend au Super Bowl. Se rend au Super Bowl, je te donne un exemple. Lors de la première conquête du Super Bowl par les Eagles, ils avaient battu les Patriots, si je me souviens bien, c'était au Minnesota. Cette année-là, le Super Bowl, si je me souviens bien. Écoute, on devait être au moins minimum quatre heures avant le match. Les partisans des Eagles, ils faisaient leur chant, tu sais, le E-A-G-L-E-S, Eagles. Je me souviens, j'avais dit à Pierre Rochefort, j'avais dit « Pierre, ils vont manquer de gaz. La game est dans quatre heures. Ils sont déjà crainqués. » Tu sais quoi? Ils n'ont jamais dérougi, OK? Ils n'ont jamais dérougi. Durant le match, ils étaient dedans, puis ça avait été un match de fous à haut pointage avec le Phoenix Special, tout ça, Nick Foles. Normalement, ils ont gagné le match. première conquête Super Bowl pour les Gauls de Philadelphie. Donc c'est ça, les partisans des Gauls, ça dépend des partisans qui sont là, de quelle équipe participe au match. Ceux des Gauls sont derrière leur équipe, ils sont extrêmement, extrêmement bruyants. Je crois que c'est le plus brillant que j'ai vu en Super Bowl. C'est lors de cette rencontre-là, mais il faut dire que c'est leur première participation au Super Bowl depuis un certain temps, puis ils n'avaient pas gagné de titre et tout. Fait que c'est ça. Fait que d'une année à l'autre, c'est différent. C'est similaire, mais différent en même temps. Ce ne sont pas nécessairement les mêmes équipes qui sont là. Mais une autre expérience qui serait cool, c'est que j'ai eu la chance, quoi, deux fois de courir sur place des matchs de championnat d'association Une fois, c'est les Chiefs contre les Titans du Tennessee. Les Chiefs ont gagné le match à Kansas City avec Laurent Durnier-Tartif. Puis deux semaines après, ils ont gagné le Super Bowl contre les 49ers. Écoute, premièrement, ça faisait 50 ans que les Chiefs n'étaient pas allés au Super Bowl. Puis t'as l'impression que toute la ville de Kansas City était dans le stade. Tu sais, quand je parle de l'atmosphère électrique, c'était incroyable. C'était incroyable, je m'en rappelais pour toujours. Puis même à Baltimore, J'avais eu la chance, il y a peut-être trois, quatre ans, lorsque les Ravens avaient joué contre les Chiefs dans le cadre du match de championnat de l'Association américaine. C'était la première fois, je pense, depuis l'époque des Colts de Baltimore, qu'il y avait un match de championnat de conférence qui était joué à Baltimore. Et encore une fois, l'atmosphère était électrique. C'est incroyable. Même quand t'es arrivé, le premier restaurant où t'es allé, la serveuse était habillée aux couleurs des Ravens. Puis là, quand le second n'est pas dans la région, « Ah, êtes-vous là pour le match? » toute la ville de Baltimore a encouragé les Ravers. Malheureusement, ils ont perdu. Ils ont choqué ça. Mais c'est ça. Mais ces deux matchs-là, tu es à l'extérieur du match du Super Bowl ou d'un match de la Coupe Grey. Wow! C'est vraiment quelque chose. Tu es à une victoire du Super Bowl. Puis tout le monde dans le stade est conscient de ça. Wow! Ça, c'est quelque chose. Même pour quelqu'un comme toi ou. [01:25:26] Speaker A: Quelqu'Un qui regarde le podcast, qui nous écoute, C'est moins dispendieux d'aller assister à un match de championnat de conférence plutôt que d'aller au Super Bowl. Puis je pense que l'expérience en tant que spectateur est peut-être meilleure pour un match de championnat de conférence parce que là, t'as vraiment la foule de la ville. Au Super Bowl, t'as plusieurs billets qui sont donnés, des billets corporatifs, tout ça. Mais là, t'as des vrais partisans qui sont là, qui sont derrière leur équipe. Fait que ça, l'occasion de vivre ça, je te dirais, vas-y même plutôt qu'un super-bowl. Ça va coûter moins cher, puis ça va être vraiment toute une expérience. Je garde ça en. [01:26:02] Speaker B: Note, c'est certain. Surtout que moi et mon. [01:26:04] Speaker A: Père, à toutes les années, on aime ça se payer un petit voyage, on voit une équipe de foot. C'est déjà juste un match de saison régulière. C'est juste ça, c'est un événement. C'est pas pour rien que les matchs de football sont dimanche et c'est la seule affaire qu'il y a le dimanche. On est allé au Packers, c'était sold out. Il y avait 84 000 personnes dans la Limbo Field. C'était malade. C'était malade. Genre, t'sais, une ville plus petite que Sherbrooke. T'sais, moi j'étais à Sherbrooke présentement. Plus petite que Sherbrooke, Green Bay, mais. [01:26:38] Speaker B: Le stade est full. C'était malade. Ouais, c'était au beau milieu d'un quartier résidentiel. Ouais, vraiment, c'est exact. On avait marché jusqu'au stade. C'était fou, mais des expériences de même, je garde ça en note. De toute façon, les plofs arrivent. Fait que je pourrais peut-être aller faire un tour, mais c'est sûr que ça doit être malade. [01:26:59] Speaker A: C'est sûr, où est-ce que je m'en amène avec ça, c'est que même les games de saison régulière, l'expérience est tellement folle. Genre, c'est un feeling... J'ai jamais vécu ça ailleurs. En même temps, c'est. [01:27:12] Speaker B: Tellement énorme. Les gens auraient dit. [01:27:13] Speaker A: Qu'Ils ne font rien d'autre le dimanche que d'écouter le foot là-bas. Six à six, c'était un beau match. Je me souviens, encore une fois, lorsque Laurent Duvernay-Tardif jouait, je suis allé au Warhead Stadium pour ouvrir un match et je jouais contre les. [01:27:26] Speaker B: Jets. C'est Ryan Fitzpatrick qui était carrière. Il avait été victime de six. [01:27:30] Speaker A: Interceptions. Six interceptions. Là, l'atmosphère, c'est différent. Il a été tellement mauvais, là. Aïe, aïe. Ouais, non, j'avoue que si tu prends une bonne game, ça va... J'avoue que ça l'aide. Moi, c'était. [01:27:48] Speaker B: Un Monday Night Football au Lambeau Field, un 17 de. [01:27:52] Speaker A: Décembre. On faisait moins 20. Pour qui et par que joueur? C'était contre les Rams de Los Angeles, dans le temps. Baker Mayfield était leur carrière à ce moment-là. Jaylin Ramsey était là. [01:28:05] Speaker B: Aussi. C'était 2022. [01:28:08] Speaker A: Jaden Ramsey est un des joueurs qu'il m'a le plus impressionné à voir en vrai. Ce gars-là est énorme. Ah oui? Qu'est-ce qui t'avait impressionné? Son cabaret, voir comment il se déplace? Son size, ça n'a aucun sens. Je ne m'attendais pas à ça. Un gars aussi… Après, quand je l'ai vu en vrai, j'ai dit « Aucune chance ». Voir que ce. [01:28:27] Speaker B: Gars-Là… Tu l'as vu proche, tu as eu de la chance de le voir. On était cinquième rangée à côté du banc des Rams. On. [01:28:33] Speaker A: Était hyper. [01:28:34] Speaker B: Proches. Puis durant le warm-up, j'étais allé sur le bord du terrain, on pouvait voir les gars, ils étaient là. Ah, OK, OK. Puis c'était... Ce gars-là est huge. C'est un gros corner. Puis je comprends pourquoi il est... Bien, il est encore dans les meilleurs corners de la Ligue, je peux comprendre. Ce gars-là, il est vraiment... Il est gros. C'est un gros corner. Puis on peut comprendre pourquoi il est fort physiquement, puis qu'il domine dans cette Ligue-là. Puis la. [01:28:57] Speaker A: Façon dont il. [01:28:58] Speaker B: Bouge... Tu sais, le joueur que... J'avais ressenti la même chose en le voyant en personne, en le voyant s'échauffer, exactement comme toi, c'est Julio Jones. Ah ouais? Ouais, c'est fou. Tu sais, physiquement, premièrement, il avait l'air d'un robot. Tu sais, il était grand, il est 6'4, mais il était bâti, tu sais, pour un receveur de pâtes. Tu sais, j'en regardais, c'est comme s'il avait été conçu en laboratoire. Pis là, il se met à courir ses tracés, pis à 6'4 quoi, 2'20 genre, Il se déplaçait comme un receveur de... Tu sais, c'est le changement de direction, c'est comme un receveur de 5 pieds 9, 190 litres. [01:29:35] Speaker A: Aïe aïe aïe. Tu sais, j'en regardais, je suis comme, ben voyons donc. Tu sais, c'est fou, là. C'est vraiment fou, là, de le voir comment il se déplaçait. Je pense que c'est l'athlète au football que j'ai vu, de mes yeux, ça m'a le plus. [01:29:51] Speaker B: Impressionné. Y'en a d'autres qui m'ont impressionné physiquement, c'était. [01:29:53] Speaker A: Imposant. Je me souviens. [01:29:54] Speaker B: Cam Newton, j'étais comme « oui, c'est pas un carrière, ça, ça a pas de bon sens ». À la TV, ça y rend pas juste, faut-tu. [01:30:02] Speaker A: Le voir en personne. On dirait un élit rapproché. Mais à William Jones, j'en revenais pas que quelqu'un, ce cabaret-là, était aussi fluide, aussi vif. Ça avait pas d'allure. Ah oui, c'est fou ça, ça veut dire Freecathlete, il a toujours été un super de bon recevoir, mais je ne savais pas qu'il était... On sait qu'il est jacked, mais je ne savais pas que c'était un gars qui était 2'20, c'est un gros recevoir. Il me semble que c'est ça, c'est 2'15 minimum. Ça ne m'étonnerait pas. Je te dis, la façon dont ils se déplaçaient, les déplacements latéraux, les tracés de passe, Je te dis, c'est comme un recevoir de 5.9, 185 livres. Malade. Moi, tu vois, la seule chose que j'avais un peu déplorée du côté de Jalen Ramsey, c'est qu'on aurait dit qu'il savait qu'il était une superstar. Pis t'sais, je sais pas, moi je trouvais que dans l'attitude, ça se voyait, ça se ressentait sur le terrain que je pense qu'il se trouvait un peu à part des autres. Le gars il fait son warm-up tout seul dans son coin, il est même pas avec l'équipe. Il se lance la balle tout seul avec son coach. Il est même pas avec les gars. Ça me donne un vibe un peu weird. Je sais pas, sur le terrain là-bas, il était peut-être dans son pre-game mindset qu'il veut pas se faire écœurer par personne. Mais moi, je trouvais ça un. [01:31:31] Speaker B: Peu spécial. Mais à part ça, tu sais, je parle de... Tu sais... Il jouait contre DeVonta Adams à ce moment-là, fait que c'était un gros... C'était une grosse confrontation. C'était vraiment, vraiment sick de voir ça. Puis les Packers avaient gagné en plus avec Aaron Rodgers, donc j'étais content d'avoir été là. En parlant de la saison de la NFL, Philip Rivers a un retour inattendu, les Chiefs sont hors des playoffs. J'aimerais t'entendre sur la fin de saison de la NFL. Juste en général, des stats qui pourraient être intéressantes à savoir, des prédictions ou peu importe, juste ta vision de la fin de la saison, comment ça se passe en ce moment-là? Écoute, tout d'abord, c'est une saison qui est vraiment imprévisible. Je pense que tu as remarqué ça, toi aussi. Les Chiefs sont déjà éliminés, imagine-toi. Quelqu'un t'avait dit ça au mois d'août, t'aurais dit « Ben non, d'aucune façon. » Les Chiefs sont éliminés, Patrick Wilms s'est blessé, il a déchiré un de ses ligaments croisés à l'intérieur. Au moment où on se parle, c'est éliminatoire comme on le sait aujourd'hui. Les Lyons ne participeraient pas. Ça, c'est une autre chose. Quelqu'un qui avait dit ça au mois d'août, on. [01:32:44] Speaker A: Était en train. [01:32:44] Speaker B: De dire « Bien voyons, d'aucune façon, même ça, ils ont des nouveaux coordonnateurs et tout. » Ça fait que ça, c'est une saison qui est vraiment, mais vraiment imprévisible, je trouve. Les Rounds ont l'air d'être l'équipe à battre du côté de la Nationale, présentement. Peut-être que dans trois semaines, ça va être différent. Mais en termes d'équipes complètes, ils n'ont pas beaucoup de faiblesses, je trouve. Donc j'ai hâte de les voir en éliminatoire, là, définitivement. Mais tout peut arriver. Il n'y aura pas de Mahomes. On va voir si les Ravens vont y participer. On va voir si Lamar va participer aux éliminatoires. Mais Lamar n'est pas Lamar depuis plus d'un mois, maintenant. Oui, c'est vrai. C'est sûr qu'il y a eu cette année. Oui, c'est ça. Est-ce que ça va revenir? On ne sait pas pour l'instant. On dirait que non. Les Bills ont toujours Superman et Josh Allen, mais la défense, encore une fois, ils viennent d'accorder plus de 200 mailles au sol aux Patriots. Ouais, c'est ça. En particulier contre la course, ils ont des ennuis. Tout ça, ça fait en sorte que c'est prometteur pour les éliminatoires. Puis les Eagles, la PAD vient de battre les Raiders. Avant ça, ils avaient perdu. [01:33:54] Speaker A: Leurs trois derniers matchs. Les Raiders, de toute façon, c'est la meilleure équipe de la Ligue, l'une des pires. Ça a l'air d'être ouvert, j'ai hâte de voir ça. J'ai hâte de voir le portrait des éliminatoires du côté des deux associations, les sept équipes qui ont participé. Puis après ça, le classement, les matchs éliminatoires, j'ai vraiment hâte de voir ça. Je pense qu'il y aura vraiment de bonnes éliminatoires, étant donné qu'il n'y a pas vraiment une équipe dominante. [01:34:20] Speaker B: On a vu les Rams faire contre les Panthers à Canadiens. C'est aussi bon que les Rams y sont. Tout peut arriver. C'est ça la beauté de la chose. C'est ça. [01:34:27] Speaker A: Qu'À l'NFL veut. La parité et tout. J'ai vu justement, je pense que c'était un tweet un matin, d'un reporter de la NFL qui disait que les Chiefs sont dehors des playoffs. L'équipe qui va gagner cette année le Super Bowl, je ne sais plus s'il parlait nécessairement du Super Bowl, mais il disait que les équipes qui vont jouer en playoffs et qui vont se rendre jusqu'au bout, n'auront pas le mérite parce que les Chiefs ne sont pas en playoff. Bon, ça c'est ce qu'ils disent. C'est n'importe quoi ça. Les Chiefs c'était pas une. [01:35:04] Speaker B: Bonne équipe de toute façon. Ce qui serait rendu au Super Bowl, on le saura jamais, mais cette équipe-là avait plusieurs faiblesses. En finissant, Didier, j'aimerais... T'as passé le micro. C'est une question que j'aime poser à mes invités. parce que je trouve ça important, puis je pense que chaque personne a un peu son opinion, puis on a envie d'apprendre de toi. Si t'avais un message à donner à un jeune de 20 ans aujourd'hui, si t'avais envie de donner un conseil à toi-même que quand t'avais 20 ans, sans toi à l'aise, j'ai envie de te passer le micro. Qu'est-ce que tu dirais aujourd'hui à un jeune de 20 ans qui a toute la vie devant lui? Il a toute la vie devant lui. C'est quelque chose de génial. Ça serait de ne pas avoir peur de prendre des chances. Parce que ça, c'est quelque chose en vieillissant, on a tendance à moins faire, de prendre des chances pour différentes raisons. On a des obligations aussi qui font en sorte que là, on ne peut pas parier nécessairement. Je te dirais de prendre des chances puis d'être entreprenant surtout. Le conseil que je donne toujours aux jeunes, des fois que je croise et qu'ils me disent qu'ils aimeraient ça faire ce que je fais, je leur dis pourquoi tu ne commences pas maintenant? Parce que maintenant, en raison de la technologie, Tu peux avoir ton podcast. T'es à l'école secondaire, pourquoi pas aller couvrir les équipes sportives de ton école secondaire. Son rêve, c'est de devenir journaliste sportif, de devenir animateur sportif. Bien, tu peux aller interviewer les athlètes de ton école avec ton téléphone, avec ton iPhone. Après ça, tu peux faire du montage toi-même. Partir de ta chaîne YouTube. Donc, de profiter des opportunités qui sont présentes, qui nous entourent. Des fois, c'est juste qu'on doit les reconnaître, mais je dirais surtout pour des jeunes, au début de la vingtaine, le monde change rapidement, le monde change quotidiennement maintenant en raison des avancements de la technologie qui se font à un rythme vraiment très, très. [01:37:07] Speaker A: Très rapide. Comme je le disais, à tous les jours, les choses s'améliorent. Mais. [01:37:11] Speaker B: De profiter de ça, justement, Parce que t'es pas obligé d'attendre que quelqu'un te donne une opportunité. De ne pas avoir peur d'aller à l'aventure, d'essayer des choses nouvelles. C'est ça que je dirais aux jeunes. Surtout de croire la voix qu'ils ont en eux. Qu'ils leur disent, ça c'est pour toi, essaie ça. C'est un rêve, c'est quelque chose auquel tu penses constamment. Ben vas-y, va de l'avant. C'est une raison pourquoi cette voix intérieure te parle et te répète tout le. [01:37:43] Speaker A: Temps la.

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