Ép.47 | Brad Collinson - Comment Concordia développe ses leaders

March 03, 2026 01:39:55
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Mar 03 2026 | 01:39:55

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[00:00:00] Speaker A: J'ai retourné à Montréal avec rien. J'avais pas de job encore. J'ai trouvé un autre job dans les ventes. J'étais à Los Angeles quand Concordia m'a appelé. [00:00:07] Speaker B: Brad Collinson, t'es entraîneur-chef des stagneuses de l'Université de Concordia. [00:00:10] Speaker A: Pendant cette off-season-là, Jerry McGrath, mon entraîneur-chef, il était au camp des Alouettes. Il cherchait quelqu'un qui faisait le long remise. Jim Pop m'appelle, il dit « il faut que tu reviennes à Saint-Jean pour signer quelque chose. » Moi, je pensais que c'était pour me faire libérer. Je rentre, c'est Marcel Desjardins et Jim Pop devant moi. Il dit « regarde, on t'a [00:00:29] Speaker B: fait un contrat. » Glenn, j'ai pu comprendre qu'il y a eu quand même un très grand impact sur [00:00:34] Speaker A: ta carrière de coach. Glenn, tout ce que j'ai réussi à atteindre jusque-là, c'est grâce à lui. Glenn m'a dit « Regarde, c'est-tu ça que tu veux? » J'ai dit oui, c'est ça que je veux. Je vais être un entraîneur chef à Mont-Denis. Puis il a dit « Regarde, si c'est ça que tu veux, j'ouvre les portes. Je vais tout te montrer. » [00:00:47] Speaker B: de A à Z, comment rouler un [00:00:48] Speaker A: programme. T'avais une vision? C'était quoi cette vision-là? Côté académique, [00:00:51] Speaker B: le [00:00:52] Speaker A: moyen d'équipe, c'était 1-9-8, donc l'équipe coulait. Quoi? Là, je suis fier de te dire, notre moyen d'équipe présentement, [00:00:56] Speaker B: aujourd'hui, c'est 2.8. On a gradué 19 joueurs. Est-ce que tu te considères plus comme un coach [00:01:01] Speaker A: de football ou comme un développeur de personnes? C'est à moi, à regarder dans le miroir, à ce que ma façon de faire, ça aide les vies du Dieu. Mais si tu lèves le ton, c'est hyper important d'aller le voir après. Je crois dans le processus. Je crois dans le développement. Je crois dans apprendre. Il y a plein de monde présentement, ils [00:01:18] Speaker B: veulent tout. Leurs. Prends ton temps. Be indispensable. Donne moi 30 secondes de ton temps, j'ai deux choses importantes à te dire. Premièrement, je veux prendre le temps de te remercier d'être là à tous les vendredis, d'écouter mon show. Ça représente le monde pour moi, j'apprécie énormément. C'est vraiment un rêve qui est devenu une réalité. Deuxièmement, en parlant de rêve, c'est un rêve qui fait juste commencer. Donc si t'es nouveau ici, S'il vous plaît, faites comme les 27% des gens qui me suivent sur cette application-là et abonne-toi. Voici ma promesse envers toi. Je vais tout faire en mon pouvoir pour rendre ce show-là le meilleur possible maintenant et dans le futur. Je vais aller chercher les invités que vous voulez avoir sur le podcast, que vous voulez entendre et je vais continuer à faire ce que vous aimez tant du show du vendredi. Sur ce, dans ma chambre [00:02:14] Speaker A: d'étudiants, [00:02:15] Speaker B: merci. C'est ce que je voulais dire en fait dans mon intro. On commence notre journée, c'est ça que je voulais dire. mais d'être venu en studio parler de Concordia, j'apprécie, c'est vraiment smart que tu te sois déplacé, venir parler du programme, venir parler de ta vision de coaching, de venir nous partager ton expérience aussi. J'ai vraiment hâte qu'on jase, ça va être super intéressant. J'en suis certain. Chaque personne qui vient sur mon podcast a le droit à une introduction. Donc, Brad, voici ton intro. Brad Collinson, t'es entraîneur chef des Stengers de l'Université de Concordia. T'es originaire de Saint-Bruno. T'es un véritable produit du programme. T'as joué trois saisons avec les Stengers à la position de centre et long snapper. T'as été capitaine et tu reçois deux fois le Hall-McCarney Trophy comme meilleur joueur de ligne offensive. En 2003, tu signes comme agent libre avec les Alouettes de Montréal. Tu commences ta carrière de coaching assez rapidement avec ton allemand amateur en 2004, qui est les Stengers de Concordia, avec lesquels tu as eu plusieurs postes importants, dont coordonateur offensif, adjoint et responsable du recrutement. Pour les huit saisons suivantes, tu t'es joint au staff du Rouge et Or avec Glenn Constantin. Vous avez remporté quatre Coupes Vanier. À ton CV, tu as aussi deux titres internationaux, quatre médailles d'or à la Coupe canadienne. En novembre 2018, tu deviens le sixième entraîneur-chef de l'histoire des Stingers de Concordia. Brad, bienvenue sur Le Game On. Pour les gens qui vont te découvrir aujourd'hui, j'ai envie qu'on parle un peu de ton histoire. Donc, ça a parti le football. Comment est-ce [00:04:25] Speaker A: que c'est rentré dans ta vie, le sport? Parfait, mais regarde, moi j'ai grandi à Saint-Bruno comme t'as mentionné. Mon père il a joué au football universitaire, mais il a jamais poussé ça sur nous comme les enfants à rien. On a joué au hockey, au baseball, au basketball, tous les sports. Puis à un moment donné, moi j'étais gros. Donc l'hockey c'était pas pour moi. Puis finalement, j'ai dit, nous on sautait en clôture puis on était sur le terrain de football à Saint-Bruno. C'était vraiment dans notre cours. Donc, j'ai mentionné que je voulais commencer à jouer. Puis, mon père, il a dit OK, on y va. Puis, moi et mon frère, on a commencé à jouer à Saint-Bruno. Puis, on a commencé à coacher aussi parce qu'il y avait deux équipes moustiques dans le temps. Donc, il y avait une équipe plus forte et une équipe plus faible. Nous, on était les deux plus faibles. Mais avec le coaching, puis... L'année et tout ça, le développement de tout le monde, on était rendu quand même très bon comme équipe. Donc j'ai commencé à 10 ans, jouer au football. J'ai fait tous les Team Québec U16, Team Québec U18. Dans mon temps, il n'y avait pas d'équipe, c'était juste les rankings qui faisaient les 50 meilleurs joueurs. Je faisais partie de ce groupe-là. Puis moi, il m'en restait un an de midget. Puis moi, j'ai gradué au secondaire. Donc d'habitude, tu jouais deux ans de midget, parce que c'est le football civil. Mais moi, je pensais que j'avais les qualités athlétiques pour continuer plus loin. Donc, j'ai fait un essai avec le Collège Vanier. Donc, je me suis pointé là. J'ai fait le try-out, tout le kit, puis après le camp de printemps, ils m'ont dit « Regarde, si tu veux venir, t'as une chance de jouer, donc tu ne seras pas sur le banc. » Donc, j'ai fait la décision d'aller au cégep, puis de ne pas jouer ma dernière année midget. Donc, j'étais partant au début comme joueur de centre. J'ai joué trois ans là-bas. J'ai une super belle carrière là-bas. J'étais All-Star toute l'équipe. Après ça, c'était tout le temps le drive d'aller au NCAA et avoir une bourse d'études. Donc, on a envoyé tous nos tapes et tout ça. À Vanier, c'était notre culture d'essayer d'aller au NCAA. Dans mon année, je pense qu'on était cinq qui avaient des bourses d'études. Donc, le plus gros, c'était Patrick Obongo qui a signé avec Nebraska. Moi et deux autres coéquipiers, Marc-Alex et Louis Larouche, on a signé avec l'Université Tennessee Martin. Je pense maintenant que c'est FCS. Dans notre temps, c'était disons un double A. On était vraiment pas bons. Mais j'ai signé comme joueur de ligne défensif parce que j'avais un couple de clips sur mon highlight. Après une semaine, il y avait des blessures, donc ils m'ont dit « tu joues au joueur de ligne offensif? » Je leur ai dit « ben oui ». Donc j'étais partant. J'ai bien aimé le côté football. C'était demandant. La température là-bas, c'était 105 pendant les pratiques. C'était fou. C'était vraiment chaud, puis c'était super demandant. On ne faisait pas de 3D, on faisait des 3 pratiques par jour. Donc, c'était un peu fou, comme on dit. C'était survival of the fittest. Après ça, qui restait sur les pieds, on jouait avec ça. Pendant ce temps-là, je voulais faire créditer mon deck. Quand ils m'ont recruté, ils m'ont dit qu'il n'y avait pas de problème. J'avais 30 crédits crédités avec tous les cours qu'on fait au cégep. Finalement, j'ai fait le tour de campus comme quatre fois, je parlais à du monde et ils m'ont dit non, on ne fait pas ça ici. Donc, j'ai fait le choix de partir. Ce n'était pas côté football. C'était loin, c'est sûr et certain. Mais comme je te disais, j'étais partant, je jouais. Mais côté académique, moi, mon objectif rendu là, c'était d'avoir un bac et une maîtrise. C'était ça mon objectif. Mais quand je rentrais dans les cours, je prenais un cours de français. Je disais que je parlais mieux le français que le prof. Puis je disais, je perds mon temps. Donc, j'ai parlé à mon père. Mon père était un directeur d'école. Il a dit, regarde, si tu veux partir, tu devrais rester de la saison, parce que tu as commencé, tu devrais finir. Puis, tu pourrais te transférer en janvier. J'ai dit, OK, parfait. J'ai appelé, dans le temps, c'était Pat Sheehan à Congordia, parce que si je restais à Montréal, je m'en allais là. Pat m'a dit, regarde, c'est beau, tu peux rester, mais avec les règlements USport, c'est plus comme [00:08:30] Speaker B: ça maintenant, mais dans le temps, il [00:08:32] Speaker A: fallait que je cite un an complet. Fait que tu manquais une saison complète. Si je restais jusqu'à la fin de saison. Donc, j'ai fait le choix de partir pendant la saison. Donc, j'ai joué trois matchs. Mais à cause de notre scédule, je manquais un match universitaire canadien. Parce que c'est à un an plus un jour. Donc j'ai manqué le premier match universitaire canadien. Donc je pense que j'ai fait le meilleur choix pour moi. Mais l'autre chose, je voulais que j'aille avec 18 crédits. parce que j'ai joué là-bas. Donc, je n'ai pas fini mes cours là-bas, j'ai tout laissé. Puis, il fallait que je rentre à cinq cours à l'hiver, puis un cours d'été. Donc, j'ai fait mes 18 crédits pour être éligible, mais je n'étais pas habillé pour le premier match. Après ça, j'ai tout le temps habillé après ça. Donc, j'ai joué trois ans. Mais j'ai resté en quatrième à cause de mon année d'éligibilité. Mais pendant cette off-season-là, Jerry McGrath, mon entraîneur-chef, était au camp des Alouettes. Il cherchait quelqu'un qui faisait les longues remises. J'étais 310 livres à ce point-là. Je n'étais pas dans la forme pour faire les longues remises. J'étais capable, mais j'ai pointé au camp. Il m'a dit « tu vas prendre des répétitions à O-Line et tu vas faire les longues remises. » Donc, après une pratique, j'ai fait O-line, tout, j'ai fait de la pratique, et le coach, c'était Northrop, notre coach inter-spécial, puis c'était Don Matthews, il dit, regarde, tu vas venir avec nous. Puis notre botteur de Concordia était là, Burke Dales. Donc, il dit, tu vas snapper. Donc, j'ai snappé, puis après ce petit essai-là, ils ont dit, regarde, tu ne joues plus O-line, tu vas te concentrer sur les longues remises, puis si tu veux faire l'équipe, c'est comme ça. Donc je me suis dit, parfait, je vais le faire. Mais la grosse blague avec les trainers et tout là-bas, c'était comme Fat Camp. Il y avait deux terrains à Saint-Jean, terrains que tout le monde pratiquait, puis moi j'étais sur l'autre. Puis moi je snappais au [00:10:34] Speaker B: physio, je courais 70 verges non-stop [00:10:38] Speaker A: jusqu'à temps qu'ils appelaient « punt » ou ils appelaient « field goal ». Juste pour faire perdre du poids? Juste pour faire perdre du poids. J'ai commencé comme 3... je pense que c'était 305. J'ai fini qu'en 280. Pendant la saison, j'ai descendu à 260. Donc j'ai perdu beaucoup de poids pendant la saison. Je ne mangeais rien. Ma vie a changé et j'avais plus d'argent, c'est sûr. Mais après le camp, on a fait deux games en concours. Le premier game, c'était à Ottawa. Je n'ai pas joué. Le deuxième game, c'était à l'Université Laval contre Ottawa. Puis j'ai snappé, puis ça n'a pas bien été. J'étais stressé, comme tu peux comprendre. Donc, ils m'ont coupé. Donc, j'étais comme, OK, parfait, je me mets en reste mon année. Donc, ça ne me dérangeait pas, j'ai eu l'expérience, c'est parfait. Entre temps, un moment donné, je retournais chez nous, Jim Pop m'appelle et dit « il faut que tu reviennes à Saint-Jean pour signer quelque chose ». Donc moi je pensais que c'était pour me faire libérer. Donc moi et ma blonde, on monte à Saint-Jean, je rentre, c'est Marcel Desjardins et Jim Pop devant moi et ils disent « regarde, on t'offre un contrat ». Donc j'étais là comme « ok ». Donc j'avais le choix, je signe, puis je m'en vais là, puis c'est fini l'université. Et il n'y avait pas de garantie à rien. Donc, si je jouais un match, c'était fini. Ma carrière de football était finie. Donc, j'ai dit, regarde, je vais mettre toutes les chances sur moi. J'ai pris la décision de signer. Et le premier match était à Calgary, et on restait là deux, parce qu'on jouait Calgary Edmonton. Puis le premier match, ça a bien été. On a gagné sur un overtime, sur un field goal que j'ai snappé. Ben Kuhn, c'était le holder, puis Matt Kellett, c'était le butteur. On a gagné ce match-là, mais je me suis blessé pendant le match. J'ai fait un AC joint. Donc, la beauté, c'est que l'AC joint, ça fait mal, mais moi je snappais, donc j'avais pas besoin de lever mon bras. Donc, ils m'ont fait le traitement, puis tout, puis le reste, c'était correct. Puis j'ai joué toute l'année avec eux, puis on est allé au Coupe Grey, on a perdu contre Edmonton à Saskatchewan, puis ils m'ont ramené l'année après. Là, j'étais rendu à 2,30. J'ai vraiment changé toute ma philosophie d'entraînement. Je voulais être plus vite, je voulais être plus athlétique et tout. Ils ne m'ont pas amené au camp au début parce que dans le temps, ils voulaient amener d'autres gars juste pour voir. Ils ne faisaient pas d'unité spéciale. Donc moi, Matt et un autre gars, on était à Concordia et on snappait pendant qu'ils pratiquaient. Après ça, ils m'ont amené. On a fait le premier match à concours à Ottawa. C'est pas que j'ai pas manqué de snap à rien. J'ai fait deux plaquettes pendant le match. Mais mon chum qui jouait à Saskatchewan, il a fait couper un autre long snapper. Donc, ce gars-là, ils l'ont amené. Donc, après nos pratiques, nous, on pratiquait, ils faisaient des essais avec du monde. Puis, la dernière game en concours chez nous, ils m'ont dit, « Carl, tu vas pas jouer. On va essayer ce gars-là. » Puis, à la fin de la journée, ils ont décidé d'aller dans cette direction-là. Donc, j'avais plus de... Plus de job, plus de football. Mais en même temps, en réfléchissant à tout, j'étais triste, c'est sûr. Je pourrais dire que j'étais descendu dans un peu de dépression parce que le football c'était ma vie. Mais Coach McGrath m'a offert une job comme coach, un assistant coach d'Hollande. Puis j'ai pas fini mon bac encore, donc j'avais en resté trois cours. Donc pendant cette saison-là, j'ai pris mes cours, puis [00:14:23] Speaker B: j'ai eu mon bac. Ça, c'était l'introduction de coaching. L'année après, j'ai commencé comme le [00:14:30] Speaker A: coach d'Hollande, puis d'après ça, c'est la carrière qui a commencé comme coach. C'est odd, t'as eu... T'as fait ta carrière professionnelle avant même d'avoir fini tes études. Ouais, ça, c'est pas le meilleur chemin, comme je peux dire. Comme maintenant, chez Accordia, c'est pas ça que je dis aux joueurs. Moi, je veux que ce soit qu'ils ont leur bac en quatre ans. Mais j'étais là juste pour deux ans. Donc, m'arrêter des cours, veux, veux pas. C'était pas que je voulais pas finir, c'était juste que j'avais pas de choix. J'ai pris le shot pour y aller jouer professionnel et tout ça. Donc, grâce à ça, j'avais m'arrêter des cours. Puis, comme je te dis, mon père, c'est un directeur, il a dit, tu vas retourner l'off-season, tu vas continuer tes études, mais avec les alouettes, je pourrais faire plus d'argent pendant l'off-season. Donc, j'ai dit, garde, non. Je vais refaire de l'argent. On faisait des tournées hockey, basket avec les écoles. On faisait des speeches aux jeunes et tout ça. Donc, c'est pour ça que je n'ai pas retourné directement après mon première off-season. Mais à la fin de la journée, c'est hyper important de finir ce que tu as commencé. Puis, je savais que je voulais mon bac. Donc, pour avoir un job dans le temps, un peu comme moi aujourd'hui, tu as besoin de quelque chose. Tu ne peux pas juste avoir ton collégial. Donc, c'était vraiment important pour moi de finir. Puis, montrer l'exemple aux prochains, les joueurs que je coachais. Ça ne se donne rien de dire, allez, va à l'école, fais tes études, puis ils [00:15:52] Speaker B: te regardent et disent, tu n'as même pas ton bac. C'était plus ça que je voulais finir, puis comme je te disais, commence quelque chose, finis quelque chose. En fait, ce que je comprends, c'est que Toi, t'as voulu respecter vraiment tes années d'éligibilité pour jouer professionnel, en fait. Parce que le fait d'avoir été [00:16:10] Speaker A: jouer aux U.S., quand t'as décidé de revenir, il te restait... En fait, ce n'était pas une question de cours, c'était vraiment une question d'éligibilité pour jouer professionnel. Mais comme professionnel, il n'y a pas d'éligibilité. Moi, je me suis fait couper. Donc, à cause que j'ai joué professionnel, je me suis fait payer. Je ne suis plus amateur. Donc, tu ne peux pas retourner à l'université, même [00:16:33] Speaker B: si tu en restes un an. Donc, c'est pour [00:16:35] Speaker A: ça que dès que j'ai mis mes [00:16:36] Speaker B: pieds sur le [00:16:37] Speaker A: terrain à Calgary, côté youth sports, c'était fini. Donc... Fait que t'aurais pu jouer plus longtemps à Concordia. Oui. Oui, oui, oui. J'avais le choix. Oui, c'est ça. Quand t'as le choix de [00:16:51] Speaker B: faire de l'argent dans quelque chose que t'aimes, puis tu sais jamais si l'année prochaine, [00:16:54] Speaker A: il va y avoir une shot, j'ai dit, regarde, je vais sauter là-dessus. Est-ce que c'est quelque chose que tu conseillerais à un joueur, de prendre la shot? Si tu crois dans tes moyens, on a eu d'autres. Chaque place que j'ai coachée, on a eu du monde qui est resté des années d'éligibilité, mais ils ont décidé d'aller jouer professionnel. Si t'es bon, t'es bon. Mais si tu fais le camp et t'es coupé, au moins tu peux retourner. Mais quand t'as le chance de faire partie de l'équipe, le dress roster, C'est là qu'il faut que tu fasses le choix. Et je ne mentirais pas, je pense que 100% du monde dirait « je m'en vais » parce que c'est le temps. Donc c'est juste ça. Toute ta vie, t'aspires de jouer professionnel, toute ta vie, surtout à Montréal, je suis un Montréalais, donc de jouer avec votre équipe, on s'entend dans ces années-là, il était vraiment bon. En 2002, ils ont gagné le Coupe Grey. En 2003, ils ont retourné. On a tout fait, là. Mais c'est sûr qu'il y avait un moment dans les carrières. L'histoire des Elouettes, c'était pas si bon que ça. Probablement plus dans ton temps. Mais là, maintenant, avec ce que Danny fait maintenant, ça fait ça. Donc ça, c'est quelque chose que, comme un ancien, on est fier de voir que les Elouettes sont retournées sur leurs pieds, puis de ce que nous, [00:18:14] Speaker B: comme joueurs, on a réalisé dans ce temps-là, quand les stades étaient complètement pleins, les partisans étaient [00:18:20] Speaker A: derrière nous. De jouer à Stade Percival-Mawson, c'est quelque chose, donc c'était fun. T'es en train de voir la flamme qui [00:18:28] Speaker B: est en train de se recréer en ce moment. Oui, surtout qu'ils ont gagné récemment. L'année passée, ils ont perdu dans la Coupe Grey. Ils sont de retour, je pense. Oui, nice. Je suis content d'entendre ça, c'est hôte, parce que moi, j'ai connu les Alouettes justement dans [00:18:41] Speaker A: leur moment un peu plus creux, justement. Mais c'est vrai qu'en ce moment, l'engouement est là, puis ils ont beaucoup de joueurs québécois aussi. Ça fait que c'est le fun. Puis d'en monter aussi. Bruno Eppel, Sylvain Gérard, Phil Gérard, Pat Dervalus, Éric Lapointe, moi, je peux en nommer d'autres, mais ça c'est les gros noms que tout le monde rappelle, mais on avait beaucoup [00:19:04] Speaker B: de Québécois dans le temps, il y avait le French Connection qui disait comme, le French Connection qui parle maintenant, il était là, c'était le même que dans le temps. Il y a quelque chose, quand il y a beaucoup de Québécois dans une équipe, il y a un [00:19:24] Speaker A: vibe, il y a quelque chose que nous, on amène en tant que culture, je dirais, dans une équipe qui est [00:19:29] Speaker B: complètement différente de peu importe où on [00:19:32] Speaker A: Je pense que c'est notre background de Viverpool. est. C'est C'est drôle, tu parles de lui, j'ai coaché quand il était au secondaire. J'ai ça, c'est ça, c'est ça, c'est coaché à Dalbay pour un an. ça. Mais c'est vrai. Dans notre province, on joue le meilleur foot. Chaque équipe peut gagner à Viverpool. Tu vois présentement qu'il y a un changement. C'est sûr, c'est encore la Val-Montréal pour l'instant, mais tu vois que les autres équipes rattrapent et qu'il y avait des temps que les Les accords de pointe étaient énormes. Maintenant, ça réduit, réduit, réduit. Donc, je pense qu'un Québécois qui sort, qui s'en va à une équipe professionnelle, comme tu dis, il amène quelque chose. Il amène un sens d'appartenance, mais aussi un sens de compétition. Il peut amener d'autres mondes autour d'eux pour dire, regarde, on s'en va là. Il n'y a pas de raison, on va gagner. Il [00:20:20] Speaker B: faut qu'on gagne. C'est juste cette mentalité-là. Si tu as ça dans ta tête, tu te rassembles tout le monde, tu peux [00:20:26] Speaker A: faire [00:20:26] Speaker B: des miracles sur un terrain de [00:20:27] Speaker A: foot. [00:20:28] Speaker B: Non, je suis d'accord avec ça. Je vais te ramener. Quand tu jouais à Saint-Bruno, tu jouais-tu pour le baron de Saint-Bruno? Oui. Il était civil [00:20:36] Speaker A: à ce moment-là. Oui. J'ai joué... Une année, contre Saint-Bruno, il était bon, il était vraiment bon. Je ne sais pas, dans tes années, il était reconnu ou il était... On était bon, mais ça dépend de quelle année tu as joué. Il y avait Matt Leblanc qui jouait là-bas, qui est un ancien nouveau géant, qui, dans son temps, c'était vraiment bon. Ça, c'était après moi. Mais il y a un petit down, là, ça monte. Là, mon fils joue au football, donc [00:20:59] Speaker B: il ne joue pas pour les barons, il joue pour les [00:21:02] Speaker A: Diablos de la Prairie. Puis on a joué contre Saint-Bruno, puis j'ai retourné au Canada cette année, c'était drôle. Très hot. Pourquoi t'avais choisi Concordia quand t'étais allé comme joueur? Mon père est coaché là. Donc, il était assistant avec coach Sheehan dans le temps. J'étais tout le temps au match. Chaque fin de semaine, on était là. J'ai fait le camp de mini-stringers dans le temps. Donc, c'était juste naturel pour y aller. Quand Pat Sheehan est parti à Queens, Il m'a appelé, j'étais dans ma cuisine, il a dit « Garde, je m'en vais, je sais que tu es revenu jouer pour moi, mais si tu veux, je peux t'amener à Queens. » J'ai dit à mon père « Ok, j'aimerais ça peut-être aller aux Queens. » Il a dit « Non, c'est assez là. Tu as commis ici, tu vas rester ici. » C'est pour ça que j'ai resté à Concordia. Honnêtement, c'était le meilleur choix pour moi. On était une bonne équipe. J'ai côtoyé des joueurs, des anciens incroyables, mes meilleurs amis. C'est des anciens joueurs que j'ai joués avec. Donc, c'est les connexions qu'on a faites dans le temps, comme n'importe quelle équipe de football. C'est précieux. Moi, je fais un voyage de ski chaque année avec mes anciens chums, mes anciens coéquipiers. Puis, on s'en va faire un fin de [00:22:19] Speaker B: semaine ensemble, On parle des anciens temps, comme on était bon, on était ci, mais c'est vraiment le fun de les côtoyer hors du terrain, mais maintenant tout le monde a une famille et tout ça. Non, 100%. En plus dans tes années, je pense que tu as eu quelques demi-finales ou finales québécoises en plus. Il y a eu des grosses années avec... Jeremy McGrath, il y a eu des grosses années avec, il est coaché aussi très très très longtemps avec Concordia. André Bolduc, il [00:22:50] Speaker A: est venu sur le podcast, il l'avait eu comme coach. Il l'avait mentoré un peu sur où est-ce qu'il voulait aller professionnel. J'avais trouvé ça vraiment hot. Est-ce que toi, il t'a-tu influencé dans ton parcours? Ben c'est sûr, c'était mon premier boss. Il m'a coaché. Jerry, c'est un génie offensif. Moi je rappelle, il y avait un an, on avait Rob McKay, c'était notre carrière partant, mais lui c'était un joueur qui a une carrière de lancer, qui a un pocket passer. C'est un gars qui restait dans la pochette puis il lançait. Puis on avait un recrut qui s'appelait Liam Mahoney. C'est un ancien vanier. Puis lui, c'était plus un coureur. Donc, le premier match ou le deuxième match, Rob, il a fait son ACL. Donc, cette année-là, de retourner dans le bureau, ce lundi-là, puis Jerry a tout redessiné notre enfance au complet pour adapter à Liam. Donc, on a viré dans l'option, le triple option. Donc, cette année-là, c'était incroyable de voir sa tête, puis comment on va influencer du monde, comment on va utiliser les morceaux qu'on avait pour attaquer le défensif qu'on joue contre. Puis, c'était vraiment fun. Puis, c'est cette année-là que Liam a gagné recrut de l'année au pays. Donc, c'était une super bonne année. On a perdu dans la demi-finale. Excusez-moi, dans la finale québécoise, comme tu disais. Concordia, c'était Concordia-Laval dans le temps. Montréal, ils sont pointés en 2002. Je ne me rappelle plus, mais le premier match, j'ai joué contre eux. Il était bon, il était super athlétique, il y avait de très bons joueurs. Mais c'était encore nous et eux qui finissaient ça. C'est ça que pendant ces années-là, on avait les Donovan, on avait plein de joueurs qui étaient vraiment bons et qui ont eu de belles carrières. Après, Sammy Hawk Pro, qui était trois fois équipe Étoile et équipe Hawk Canadiens. Corey Watson qui a joué 9 ans, 10 [00:24:46] Speaker B: ans dans le CFL comme receveur. On avait des très bons joueurs. René Paradise joue encore avec Calgary, c'était notre buteur quand j'étais coach. Quand j'ai parti, on a fini l'année, on a perdu en finale. C'est une [00:25:02] Speaker A: affaire [00:25:02] Speaker B: que j'ai [00:25:02] Speaker A: remarqué, Concordia, [00:25:04] Speaker B: il y a beaucoup de joueurs qui s'en vont professionnels, qui sortent de Concordia, puis des bons joueurs qui [00:25:10] Speaker A: se démarquent. Je pense à un receveur qui a joué [00:25:15] Speaker B: à Concordia. Récemment? Oui, récemment. Jeremy Murphy? Exact. Il y a eu… vraiment, il y a eu… je crois qu'il est encore actif en ce moment. Non, [00:25:26] Speaker A: il n'est plus actif. Il a pris sa retraite. Oui, mais tu sais, t'es un bon receveur, mais il n'y a eu plus un bon joueur d'impact qui a eu sorti de Concordia, je trouvais ça… On avait Christian Matt qui vient juste de prendre sa retraite. Lui, il a joué pour moi quand j'étais coach all-in. Anthony Barrett, c'est un ancien de Vanier aussi qui a joué avec les Alouettes. Chaque année, on avait du monde. On est des très bonnes athlètes. Qu'est-ce que nous, on fait présentement? Je pense qu'on fait un très bon job de développer les joueurs. Ça, c'est une de nos forces. On va prendre des joueurs moins connus et les développer. Avec les installations, avec le dome qu'on a, on est capable de le développer pendant l'off-season, faire des teach avec eux. Ça, c'est des choses Peu importe où tu y vas, les scouts vont être là. Les scouts font leur job. Ils checkent les joueurs. Si tu sors, ils vont [00:26:16] Speaker B: te voir. C'est notre job aussi de les montrer aux scouts de checker ce gars-là. Cette année, [00:26:24] Speaker A: on a quatre gars qui s'en vont au combine. Chaque année, on a du monde. C'est fun de voir. T'as étudié à Leisure Science, donc la science du loisir. C'est quoi exactement? Dans quoi t'as étudié? Le loisir, comme chaque ville, il y a une sorte de loisir. Tu pourrais être en charge de ça. Tu peux être le directeur d'un centre de loisir. Ça, c'est les jobs que tu peux avoir. Un directeur des sports, la plupart du temps, il demande pour un bac en loisir ou une administration. Il n'y a pas d'administration tant que telle. C'est vraiment comment faire bouger tout le monde, soit les enfants jusqu'à les personnes âgées. Puis il y a des handicapés là-dedans aussi, parce qu'il y a Therapeutic Recreation là-dedans. Ça, c'est... le global, qu'est-ce que ça veut dire, mais aussi, il y a des cours de leadership, il y a des cours de planification, il y a des cours comment bâtir un programme. Donc, comme nous, on avait un projet, il faut que tu bâtisses quelque chose, tu n'as pas besoin de l'implémenter, mais il fallait que tu bâtisses quelque chose de A à Z. Donc, ça, c'est quelque chose qui était vraiment intéressant, puis ça me parlait parce que c'était du sport. Donc, au cégep, je faisais communication. On est vraiment reconnus à Kangadu pour communication, puis ça prend un portfolio, puis tout, puis j'en avais pas. Donc, quand j'ai retourné, j'ai rentré en sociologie. Puis, ça ne me parlait pas, mais j'ai pris un cours de loisirs, puis c'est là que je me suis fait le changement de rentrer là-dedans. C'est le meilleur choix que j'ai fait. C'est une faculté vraiment plus petite, mais les profs, c'est des fans de sport, donc ils sont à nos matchs. Si tu as [00:28:04] Speaker B: besoin d'aide ou quelque chose, tu peux les demander. Ils utilisent nous, les athlètes, comme devant le court pour montrer des affaires. Donc, tu es vraiment apprécié comme un étudiant-athlète quand tu es [00:28:15] Speaker A: dans ce programme-là. Je suis sûr que ça l'a aidé un peu dans... ta carrière de coaching, je suis curieux de savoir comment les études que tu as faites t'ont permis d'impacter ta carrière de coaching. Je dirais qu'il y avait deux cours qui m'ont vraiment marqué. Un s'appelle Interpersonal Communication, donc la communication interpersonnelle. Comment jaser avec du monde. Donc, comment chercher le mieux de chaque individu. Il faut que tu changes ton approche. Il y en a des joueurs que tu peux être vraiment dur sur eux, puis ils vont être capables de... « OK, je comprends le coach, puis je vais le faire. » Mais il y a d'autres où il faut que tu prends ton temps, puis il faut que tu les jasses comme normal, comme ça. Puis ça, ça m'a donné... Ça m'a ouvré les yeux de dire, OK, chaque individu est différent. Chaque individu, il a un potentiel. Mais comment je peux chercher le potentiel avec la communication? Donc, c'est là que ça m'a vraiment aidé énormément. Comme un coach de foot veut ou veut pas, on est demandant, on veut l'imparfaction. On cherche tout le temps un « edge », mais l'être humain, à la fin de la journée, tu coaches des humains, puis chacun du jeu est différent. Donc, il faut que t'adaptes ta tombe. Je dirais... t'as ton standard, mais comment tu peux aider cet individu-là dans ton standard de trouver son chemin. Donc c'est là que ça m'a aidé énormément. Puis l'autre cours, c'était un cours de leadership. On est parti dans un camp pour une fin de semaine, puis on a fait des team building, des trucs comme ça, puis j'ai amené ces trucs-là à notre équipe à un moment donné pour montrer comment travailler en équipe. Donc, ils donnent des défis, puis ils choisissent un leader, puis tu as 20 minutes de faire quelque chose avec le groupe. Donc, ça m'a vraiment aidé de sortir de mon zone de confort, de me mettre en avant, d'être prêt à relever un défi, mais aussi de ne pas réussir aussi. Des fois, tu ne réussis pas. Donc ça, c'est quelque chose que ça m'a vraiment aidé énormément, de prendre la place. Quand ça allait mal, prendre la place. Puis j'étais un capitaine toute ma vie. Dans chaque niveau, j'étais un capitaine. Donc j'étais vocal, j'étais capable de jaser avec du monde. Puis avec mes études, ça m'a aidé comme capitaine aussi. Parce que comme tu dis, t'as plein de coéquipiers, t'as 100 joueurs autour de toi. Puis des fois, ça va mal pour un certain [00:30:45] Speaker B: individu. Il y a d'autres gars qui vont crier après. Mais moi, je prenais le temps de communiquer avec eux puis essayer de l'aider. Donc ça, c'est des choses que j'ai vraiment apprécié comme dans mes études puis mon bac. C'est vraiment vrai. Puis je pense que dans le sport, c'est... Bien, pas juste dans le sport en fait, mais dans la vie de tous les jours, c'est deux skills qui sont hyper importants à avoir, ou du moins de le comprendre. Tu sais, apprendre à communiquer avec les gens, la façon d'amener les choses depuis que j'ai lancé le podcast. Il y a une chose qui ressortait souvent des coachs qui me disaient que le sport a beaucoup évolué, mais surtout dans le coaching, la façon comment tu l'amènes au joueur a complètement changé avec comment c'était avant. C'est quand même cool que tu amènes cet aspect-là de la communication. Le leadership, c'est dur à définir, mais une fois que tu le comprends, puis que [00:31:41] Speaker A: tu as ta façon de le faire, parce que je ne crois pas que tu étais un leader qui était quand même assez... Dans le vestiaire, tu étais un gars qui était assez vocal, qui s'exprimait quand même beaucoup. C'est... C'est important. Il faut... Je trouve, dans le côté de leadership, tu as besoin... Toutes les différentes façons. J'ai joué avec Jean-Michel Pockett. Jean-Michel Pockett, c'était le meilleur running back que j'ai joué de ma vie, mais il était 5 pieds 2. Il jouait à Trois-Vierges, il a eu le record de plus de verges. Il a battu Bruno Eppel dans son temps à 8 matchs. Il courait presque en haut de 2 000 verges. Il était incroyable, mais il ne parlait pas. Il parlait pas. C'est ses actions qu'il montrait. Mais dès qu'il parlait, tout le monde écoutait. Donc, lui, il choisit ses moments. T'en avais d'autres qui vont dire les vrais. Moi, j'ai joué avec un gars à Vanier, Rob McHugh. Ce gars-là, prenait camin de tout le monde, peu importe. Quand lui, il parlait, il parlait beaucoup, mais tu écoutais. Donc, c'est une autre façon. Donc, il faut que tu trouves ton façon, puis on dit souvent à nos joueurs, comme on veut bâtir les prochains leaders, on veut bâtir les prochaines capitaines, puis on donne la chance à du monde de prendre leur place. Mais de dire à ton coéquipier qu'il fait des choses mal, c'est tough. Surtout dans cette génération-là, il veut tout être chum, il veut tout être des amis, mais quand tu mets ton pied en avant et tu te dis « Regarde, c'est pas comme ça qu'on fait des choses », t'as plus de respect. Mais il va être fâché. Ça se peut qu'il va être fâché. Ça se peut qu'il va te dire quelque chose que tu veux pas entendre. Mais je te dis, deux semaines, trois semaines, un an, il va te rappeler du moment-là et il va te remercier. Parce que quand il va rentrer dans le milieu du travail, t'as moins de chances. C'est quelque chose que, si tu fais pas ta job, ils vont trouver quelqu'un d'autre. Donc, dans le sport, t'as plusieurs chances, mais à un moment donné, tes chances vont réduire parce qu'il faut que tu tombes dans le moule, il faut que tu tombes dans... il faut que tu vas dans le sens de direction que tout le monde y va. Donc, ça, c'est quelque chose que je trouve, c'est fun de voir les joueurs qui veulent prendre ce rôle-là puis leur façon de faire, puis les coacher là-dessus. Rappelle-toi, tout le monde est différent. Tout le monde, il faut que tu communiques avec eux. Il faut que tu parles, tu peux pas juste crier. Quand tu mets quelqu'un [00:33:59] Speaker B: sur le spot, c'est tough des fois, puis ils vont te rappeler, ils vont te parler des fois. Mais si tu donnes la chance de grandir en dedans de la culture de l'équipe, il y a de belles choses qui vont arriver. L'aspect que t'as amené de... On essaie d'être... plus chômer avec tout le monde, c'est vraiment... C'est vrai. C'est vrai, c'est... C'est... Tu sais, personnellement, pour avoir participé à plusieurs projets, puis même en ce moment que, tu sais, je suis en train d'en construire, c'est... C'est dur de... Tu sais, tout à la fois, de froisser quelqu'un un peu, tu sais, il y a un peu ce côté-là, mais... C'est vrai que si c'est positif, puis la beauté aussi de notre sport, je pense que ça nous a montré à être coachable, ça nous a montré à... Des fois, laisser un peu les gars de côté et prendre des... pas des critiques, mais ça peut être ça des fois, ou des commentaires des gens. Je pense que moi, le truc qui est le plus... qui peut être le plus difficile, justement, puis qui peut créer des froids entre les personnes, c'est justement que la relation entre coach et joueur est très bien définie. Fait que tu peux la laisser côté, puis tu vas dire, OK, oui, coach, c'est beau, j'ai compris. Mais quand c'est entre deux joueurs, des fois c'est un peu plus tough [00:35:18] Speaker A: ce [00:35:18] Speaker B: côté-là. Mais l'affaire qui est beau, pis ça j'en parlais avec Kevin Réginbald justement, head coach à Sherbrooke, c'est que [00:35:26] Speaker A: tu peux choisir d'être cette personne-là. Tu peux choisir d'être... Comment tu veux set le tone envers tes coéquipiers, envers l'équipe. Non? C'est vraiment cool. Est-ce que tu te considères plus comme un coach de football ou comme un développeur de personnes? Mais c'est sûr, il faut que tu mettes le calot de les deux. Je ne veux pas. Mais je pense que je suis plus dans la direction de développement. Je vais prendre le temps que ça prend avec un individu pour parler de tout et à rien. La porte est tout le temps ouverte. S'il y a des problèmes, comme je dis à chaque joueur, si tu as quelque chose, viens parler. Ça se peut que soit moi ou quelqu'un sur le staff qui a déjà vécu la même affaire que tu es là présentement, puis on peut t'aider. Si on n'est pas capable, on va trouver de l'aide pour toi. Donc, avoir cette relation avec eux, Je pense que c'est... Il faut que tu gagnes le trust de chacun des individus. Parce que tout le monde vient d'un différent milieu. Tout le monde a vécu des choses dans leur vie que moi j'ai jamais vécues. C'est à moi, à regarder dans le miroir, à ce que ma façon de faire, ça aide les individus. Mais si tu lèves le ton, c'est hyper important d'aller le voir après, moi je trouve. Puis le parler, comme un humain. En disant, regarde, c'est quoi que tu comprends pas? Je veux t'aider là. OK, j'ai lévé le ton. Ce n'est pas que je ne t'aime pas, je t'aime. C'est pour ça que j'ai levé le ton parce que je sais que tu as les qualités, mais c'est quoi qui ne marche pas présentement parce que moi, je trouve la solution pour toi. Donc, avoir cette relation avec tes joueurs, je trouve que ça aide énormément pour garder tout le monde calme, d'avoir la communication hyper importante pour « Hey coach, je ne suis pas sûr ». J'aime bien mieux qu'un joueur lève leur main et coache. Je ne suis pas sûr. On va prendre le temps. C'est ça le coaching. On n'est pas dans les rangs professionnels que tu peux appeler quelqu'un et avoir un nouveau joueur le lendemain. Ce n'est pas ça. C'est le développement des joueurs. C'est de prendre le temps puis changer notre [00:37:34] Speaker B: façon de faire. Chaque année, il faut que [00:37:36] Speaker A: tu regardes dans le miroir puis, OK, qu'est-ce que je peux faire mieux? Qu'est-ce que je peux faire? C'est quoi qu'il [00:37:40] Speaker B: faut que je change? Parce que chaque indû qui rentre dans la porte, c'est différent. Chaque année, il y a une nouvelle échec. Chaque année, il t'en manque. Un morceau part, c'est complètement différent. Donc, c'est hyper important comme coach de développer chaque année. Puis, on en parlait un peu avant d'enregistrer, mais le côté équipe, je pense que ça... Ça a un plus grand impact sur le côté famille, le côté équipe, d'être ouvert dans les communications comme ça. Je ne sais plus c'est quel coach qui m'avait parlé de ça, mais j'avais un coach sur le podcast qui m'avait parlé de le fait de Ben écoute, si moi j'amène un point, un teach, j'amène un nouveau jeu, ben j'aime ça moi avoir [00:38:22] Speaker A: le feedback de mes joueurs. Parce qu'après ça, ils peuvent me dire écoute, ben écoute, on n'est pas à l'aise de jouer de cette façon-là. Ils communiquaient de cette façon-là pour essayer justement, au bout du compte, on veut tous avoir le même objectif. 100%, puis c'est... Quand tu donnes ce pouvoir-là au joueur, il sent un sens d'appartenance incroyable, puis on n'est pas sur le terrain. À la fin de la journée, on a les aigus et les hauts, puis on dessine le meilleur jeu, ça, ça va marcher, mais on n'est pas sur le terrain. On ne sait pas ce qui va arriver. Donc, c'est vraiment donner la chance au joueur, s'il n'est pas confortable, de le dire. « Hé, coach, je ne suis pas sûr que ce route-là ou ce scheme-là, Est-ce qu'on peut s'adapter ici? Mais comme tu dis, comme coach, il faut que tu sois ouvert à ça parce que quand tu ouvres cette porte-là, Ça se peut que tu vas avoir plein de gars qui vont dire coach ça, ça, ça. Mais ce n'est pas ça l'objectif. L'objectif c'est que tu as une communication avec tes joueurs pour être sûr que tout le monde est confortable dans ce qu'on fait. Ça c'est hyper important parce que comme [00:39:22] Speaker B: je t'ai dit, on n'est pas sur le terrain. [00:39:24] Speaker A: S'il [00:39:24] Speaker B: n'est pas à l'aise, il ne va pas faire le jeu comme tu veux. Donc change le jeu [00:39:27] Speaker A: ou enlève le jeu et appelle quelque chose qui est à l'aise et à 100% confortable là-dedans. À Concordia, es-tu plus impliqué côté offensif ou défensif? Offensif. Offensif? OK. Dans le fond, il y a le compteur offensif. Toi, quand tu dis que tu es plus impliqué côté offensif... Moi, je coach les full-backs, tight-end. Donc, ça, c'est la position que je coach. Je suis dans les conversations avec ce qu'on fait, un peu en tout, puis avec notre compteur défensif, coach Polo aussi. On jase beaucoup, même avec coach Guillaume, avec Nicté Spécial. C'est sûr qu'il faut qu'il y ait une discussion avec tout le monde pour être sûr que ça mèche puis ça marche. Mais c'est sûr que moi, je suis plus de faciliter côté offensif que défensif. Mais je peux en donner des commentaires ici et là, mais moi, je laisse mes coachs coach. S'il y a quelque chose qui va mal, on va avoir une discussion, mais je veux donner cette chance à eux, à coacher, de démontrer qu'est-ce qu'ils peuvent faire. Parce que si on est tout le temps en train de dire « Hey, fais pas ci, fais pas ça », le contrôle est parti. Là, je viens comme un « control freak » et je veux pas être ça. ils sont payés pour faire ça, ils étaient engagés pour faire ça, ils ont des qualités, ils ont de l'expérience, donc il faut que tu les laisses aller. Puis appeler leur gain comme ils voient, puis nous, on est vraiment chanceux d'avoir un staff incroyable, puis un staff quand même challengeant. Je dirais les meetings de staff, ils vont challenger tout. Puis c'est fun, parce que c'est des échanges, parce que quand tu donnes cette chance-là à exprimer, Là, au moins, à la fin de la réunion, quand on part de là, on est tous sur la même page. Oui, à la fin de la journée, c'est moi qui vais faire la décision finale, mais [00:41:16] Speaker B: en discuter, puis prendre le commentaire de chaque individu, puis donner de la chance à ces individus-là à parler, c'est hyper important pour grandir comme staff. Puis ça m'amène comme un meilleur coach parce qu'il me challenge des fois. Donc ça, c'est [00:41:32] Speaker A: quand même, c'est fun. C'est vraiment fun. Est-ce que dans ces meetings-là, c'est quoi ton style, en fait, comme quand tu manges des meetings de coach? Es-tu toi le premier qui parle? Est-ce que tu laisses les gens parler et t'essaies de voir où est-ce que ça s'en va? Moi, c'est moi d'habitude qui va parler en premier. Je vais amener le sujet, puis après ça, on va avoir un tour rond. On va parler, chacun du duo va avoir leur chance à jaser. C'est comme si on fait une réflexion sur un match, et on fait le tour. Moi, je vais dire les commentaires que je pense, ce que moi, j'ai vus, ce que moi, je pense qu'il faut qu'on change, des petites choses qu'on a [00:42:01] Speaker B: bien faites, mal faites. Après ça, je [00:42:03] Speaker A: donne la chance à chaque coach de parler de leur position. Puis ça ouvre la conversation. Pour moi, il faut que tu donnes [00:42:12] Speaker B: cette chance-là au coach. Il travaille tellement fort. Donc, juste [00:42:15] Speaker A: de dire, hé, parle pas, ça marche plus, là. Non, ils sont là pour une raison. Exactement. Puis ils connaissent leurs joueurs mieux que moi parce que moi, je connais tout le monde, mais eux sont avec eux. Qu'est-ce que ton parcours de joueur t'a appris sur ta personne? Moi, je pense que ça m'a aidé énormément comme individu. Le football, n'importe quel sport, je ne veux pas, mais de faire partie d'une équipe. Je ris tout le temps. Quand je joue au golf, tu es tout seul et je ne suis pas habitué à ça. Je ne suis vraiment pas bon au golf, mais comme tu es tout seul, c'est toi. Moi, je suis habitué à avoir un coéquipier à côté de moi qui peut m'aider. Donc ça, c'est quelque chose que ça m'a aidé énormément comme individu. Je trouve que Le style que je coache, maintenant, moi, j'étais un player's coach quand j'étais coach de position. Je voulais entendre les commentaires des joueurs. J'ai donné les paroles dans mes meetings et tout ça. Quand j'ai commencé Head Coach, c'était plus difficile au début. C'était vraiment difficile parce que t'es regardé comme le directeur, comme le boss. Il passe ton bureau et il ne veut pas te parler parce qu'il a peur ou quoi que ce soit, mais au fur et à mesure des années, j'ai changé complètement. Parce qu'au début, il voulait qu'on se fasse tomber, mais là, je suis à l'écoute. Moi, je veux écouter. Comme tu dis, rentrer dans mon bureau, on va jaser pour dix minutes à rien. Juste pour jaser comment ça va la famille, comment ça va. Tes études, t'as-tu des problèmes? Tout est beau, [00:43:56] Speaker B: tu manges-tu assez? Tout est correct? Ça, c'est des choses hyper importantes pour moi. Mon père était comme ça, donc j'ai vraiment appris de lui. Donc moi, je veux être là pour eux, puis les aider à atteindre leur objectif de soit jouer professionnel, mais surtout avoir leur bac. Je trouve ça vraiment hot, mais t'as amené de... au début, t'étais vraiment pas [00:44:18] Speaker A: comme ça. Il fallait que tu settes le ton, je le comprends. Mais j'aimerais ça que tu m'en parles un peu, comment tu étais quand tu es... C'est sûr que là, tu as grandi aussi dans l'expérience d'être coach. Comment tu étais à ce moment-là, quand tu es rentré? Je n'étais pas bien, honnêtement. Je n'étais pas moi. Je trouvais ça vraiment difficile. Ce n'était pas moi comme individu. J'étais une autre personne. Puis j'amenais ça à la maison. J'étais stressé tout le temps à cause qu'on voulait gagner. On voulait, comme tu dis, 7 lotons. J'ai ce projet-là devant moi. Comme je dis tout le temps, tout le monde va être en train d'enchaîner jusqu'à tant que tu es en train d'enchaîner. Mais puis t'as bien d'autres choses à faire, comme c'est pas relié au football du tout, c'est l'administration pis tout ça. Mais j'ai trouvé le balance à un moment donné. Puis c'était hyper important de trouver ce balance-là parce que moi j'ai mes enfants aussi. J'ai deux gars qui sont avec moi souvent aux matchs pis ça. Puis je voulais pas qu'ils voient quelqu'un qui sait pas c'est qui. Donc c'était important de changer. comme individu, puis revenir aux sources. Qui je suis comme individu, puis jamais trop [00:45:29] Speaker B: haut, jamais trop bas. Est-ce que je vais snapper des fois? Oui, c'est normal. Je veux gagner, je veux faire des choses comme il faut, mais en même temps, je veux rester qui je suis, puis je me sens bien mieux dans mon pot présentement à cause de ça. Ça, rester soi-même, c'est hyper important. C'est quelque chose que moi, personnellement, je travaille beaucoup de mon côté. Peu importe où tu es, tu fais quoi, podcast, pas podcast, whatever, il faut que tu sois la même personne. Moi, [00:45:55] Speaker A: j'essaie de développer une philosophie de... Si tu te mets en sorte que tu es tout le temps la même personne, ça te permet vraiment de pouvoir travailler sur toi-même. Parce que justement, tu ne joues pas de personnage, tu peux te permettre de vraiment grandir avec ta personne. Puis, ça revient à notre culture d'équipe. Nous, c'est le ABC, c'est Accountability, Brotherhood, Communication. Si je ne suis pas accountable à mes joueurs et mes coachs, là, j'essaie d'implémenter cette culture-là. Je suis faux, je ne veux pas être faux. Le Brotherhood, le monde utilise famille. Brotherhood, c'est la même chose que famille, c'est [00:46:32] Speaker B: les gars ensemble, mais c'est nous aussi les coachs. [00:46:35] Speaker A: Il faut que tu sois capable de communiquer avec les individus. Il faut que tu sois capable de communiquer les bonnes affaires. Il faut que tu sois capable de dire des vraies affaires. Il mais dans une façon comme faut que tu sois capable de communiquer avec les individus. Il polie, faut que tu sois capable de communiquer les façon constructif, bonnes affaires. Il pas faut que tu sois capable de communiquer les bonnes affaires. négatif, comme [00:47:05] Speaker B: c'est quoi la solution. Puis ça, c'est quelque chose que si je ne suis pas moi-même, je ne suis pas dans notre culture. Donc, ça commence avec moi, puis ça commence avec notre staff, puis les joueurs. S'ils veulent embarquer dans la culture, you got to walk the walk. Ce que j'entends aussi, c'est côté communication, tout s'est dit, mais tout a une façon d'être dit. Fait que je trouve ça vraiment hot, mais c'est vrai, Guillaume m'en avait parlé quand il était venu sur le podcast du fameux ABC de Concordia. C'est-tu quoi, simple, mais pourquoi se compliquer [00:47:38] Speaker A: la vie, tu sais. C'est vraiment hot. 2004, tu finis ta carrière professionnelle, tu décides d'aller dans le coaching. Tantôt, tu en as parlé, tu as eu une opportunité. En même temps, tu en as profité pour finir tes cours. Pourquoi tu as décidé de coacher? Pourquoi tu coaches? Je voulais rester dans le sport, honnêtement. Je ne me voyais pas dans un bureau avec une cravate et un habit. J'aime ça d'être en short et t-shirt sur le terrain. Ça me garde jeune. C'est sûr et certain. Ça fait au-dessus de 20 ans maintenant que je fais ça. C'est quelque chose qui ne change rien. J'ai des chums qui travaillent dans un bureau et ils aiment ça. Ce n'était pas pour moi. Aider les jeunes à la fin de la journée. J'ai eu de très bons coachs dans mon parcours. Tu peux être là pour eux, dans plein de façons, pas juste sur le terrain, hors du terrain aussi. Pour moi, d'aider les individus à atteindre leur objectif, c'était hyper important pour moi. J'ai un parcours intéressant et je veux leur montrer que c'est faisable, que tu es capable. Si tu travailles [00:48:48] Speaker B: très fort, Tu peux réussir tous tes objectifs, mais il [00:48:53] Speaker A: y a un processus. Tu ne peux pas sauter les étapes. Des fois, c'est plus long pour certains individus. Des fois, c'est plus vite. Mais en même temps, c'est fun de voir chaque individu et de travailler avec eux. Comment as-tu fini par être finalement l'adjoint de Glenn Constantin? C'est une longue histoire. En 2009, à la fin de la saison, le compteur défensif de Concordia, Warren Craney, est parti à York comme entraîneur chef. J'ai croisé Glenn dans un banquet. Moi et Glenn, on avait un petit froid au début parce que j'ai volé ses signaux. C'est quelque chose, c'est dans le passé, mais on a discuté de ça aussi, mais j'ai croisé dans un banquet de Cégep, puis il m'a dit « Hey, si jamais tu te cherches un job, avoir un message. Donc, j'avais un job temps plein à Concordia. J'étais en voyage familial avec la famille de ma blonde, puis on était en Costa Rica. Puis j'étais pas trop sûr, comme je voulais un changement. Je me suis dit, si je reste tout le temps dans la même place, je vais pas grandir comme coach. Donc, j'ai pris le shot, j'ai envoyé un courriel à Glenn, puis il m'a répondu. Il a dit, regarde, j'ai pas grand-chose, mais quand tu reviens, on peut en discuter. Donc j'ai décidé de quitter une job temps plein, qui n'en avait pas beaucoup dans ce temps-là, de football temps plein, pour 5 000$. J'étais un recruteur pour Glenn à Montréal. [00:50:29] Speaker B: Il voulait percer Montréal. Il m'a vu [00:50:33] Speaker A: comme recruteur et il disait que j'avais fait un bon travail. J'ai tout lâché et j'allais au match. J'étais dans le booth pour aider et j'étais au camp d'automne. Mais entre-temps, je coachais à Dalbevio. J'étais compteur offensif à Dalbevio pour une saison. Il fallait que tu te promenais, là. Je promenais comme... Je faisais suppléance, donc j'étais prof d'éduc, puis tout ça. Puis ça, c'est Dominic Ménard qui m'a aidé à avoir ce job-là. Donc, j'ai coaché Marco Dubois, Chris Omoa, plein de joueurs. Jamie Harry, qui a joué professionnel. Plein de gars. Donc, Dalbevio, c'était vraiment une force au football dans notre province. Puis après cette année-là, il y avait des changements dans le staff à Rouge et Or, puis Glenn m'a engagé temps plein. Donc, j'étais assistant, je coachais les full-backs, puis je faisais l'encadrement académique là-bas. Donc, on n'a pas déménagé comme famille encore, mais je faisais beaucoup d'aller-retour. Donc, j'étais là de lundi à jeudi pendant l'off-season, puis pendant la saison, j'étais là tout le temps. C'est là que j'ai coaché [00:51:42] Speaker B: la première année en 2010 quand [00:51:43] Speaker A: je faisais beaucoup de routes. Marco était offensif avec eux. Puis Marco m'a coaché au junior. C'est une autre chose que je n'ai pas mentionné. Quand j'ai revenu mon scholarship, je n'ai pas joué le reste de la saison. J'ai joué junior à Saint-Léonard. Pour ne pas perdre de saison. Oui, avec Marco de l'équipe contre-offensif et TI, c'était l'équipement [00:52:02] Speaker B: talent chef, donc j'y jouais pour eux. C'est une petite famille, le football ne vit pas dans notre province, donc j'étais vraiment chanceux de côtoyer ces gars-là et d'apprendre d'eux. Quand j'ai commencé à Laval, c'était [00:52:16] Speaker A: un nouveau défi et c'était vraiment fun. J'ai grimpé les échelons là-bas avec eux. Quand même, quatre Coupes Vanier. Vous avez, en huit ans, quatre Coupes Vanier. Je suis curieux de savoir, as-tu des histoires, des moments marquants de ces fameuses Coupes Vanier-là? Qu'est-ce qui t'a vraiment marqué dans ça? C'est le processus qu'Université Laval a. Chaque année qu'ils commencent le meeting, on va gagner. Ça, c'est quelque chose qui m'a marqué parce qu'à ce temps-là, je pense qu'ils ont gagné cinq à date. c'était dans leur DNA que c'est là leur objectif, c'est de gagner. Puis je rappelle, c'était M. Tanguay qui a parlé, j'étais comme wow, OK, on est dans Big League là, on y va. Donc c'est vraiment quelque chose que j'ai pris à cœur, puis je voulais faire partir de ce staff-là pour les aider à atteindre leur objectif. Puis dans les huit ans, on est allé à six, puis on a gagné quatre, donc c'était vraiment fun. Je dirais le meilleur moment pour moi, c'était le game qu'on a joué en 2013. On a perdu contre McMaster en 2012. Non, 2011. 2012, on a gagné contre eux à Toronto. Puis moi, je faisais les unités spéciales avec Glenn. Donc, moi et Glenn, on travaillait beaucoup ensemble. On a divisé les unités spéciales en deux. Puis moi, je faisais kick-off, kick-off, return, field goal, field goal. Lui, il faisait punt, punt, return. Puis on collaborait beaucoup sur des affaires. Puis je rappelle, dans ce couple d'années-là, il appelait un fake punt qu'on n'a jamais callé toute l'année. Puis ça marchait. Puis ça, c'est un moment que je rappelle, ça a vraiment solidifié la victoire. Puis on a eu une autre possession, puis tout ça. Puis ça, c'est des... Je trouvais que je faisais partie de tout cette année-là. Donc c'était vraiment fun comme année-là. Mais chaque année, c'était fun. Quand tu gagnes, c'est... La dernière, c'est l'année que j'ai partie contre Calgary à Hamilton. On a eu le gros bloc-punt. Ça c'est celui que Robidoux a bloqué, [00:54:20] Speaker B: puis Dalai a pris jusqu'au 1, puis [00:54:22] Speaker A: après ça Hugo a lancé un touché. Ça c'était une autre année. Puis cette année-là, on a battu Montréal avec le jeu de triquet. Dans le Dunsmore. Moi, je rappelle, Juice m'a demandé, « Trouve-moi quelque chose, on va pratiquer. » J'ai trouvé ce jeu-là. – C'est toi qui as trouvé ce jeu-là? – Tout le monde ensemble, mais c'était Winnipeg que je pense qu'ils ont fait pendant la saison, donc je l'ai amené. J'ai dit, « Regarde, j'ai vu ça. » Puis on a tweaké. Juice a tweaké avec les formations qu'on avait. On a fait des ajustements sur ça, puis quand il a [00:54:52] Speaker B: callé ça, j'étais dans le booth, là, j'étais comme « Oh my God ». [00:54:55] Speaker A: Puis [00:54:56] Speaker B: ça marchait. Donc, c'est un bon moment aussi, cette année-là, de faire partie des game plans avec Justin et tout ça. Puis il travaille avec Carl, Matt [00:55:04] Speaker A: Bertrand, ces gars-là, c'était des bonnes têtes de foot, puis j'ai appris beaucoup pendant ces années-là. – 2012, Scouvainier, fait que toi t'as coaché Guillaume quand il était à Running Back. – Oui. parce qu'il m'avait conté sa fameuse expérience à cette Coupe Vanier-là, où il y avait la grosse pancarte à l'entrée du stade. Ça, c'est fou, tu sais. Il y [00:55:25] Speaker B: a beaucoup de monde, 35 000, je pense, qui étaient là. De ces 35 000-là, je pense que 30, il nous a hués. Il y avait 5 000 de nos partisans qui étaient là. Donc, c'était vraiment... [00:55:35] Speaker A: C'était fun, puis c'était l'année après qu'on a perdu en overtime. Donc, c'était une grosse révélité dans ce temps-là, puis c'était vraiment fun. Glenn, j'ai pu comprendre qu'il a eu quand même un très grand impact sur ta carrière de coach. Il était un peu ton mentor. Comment il t'a impacté? Qu'est-ce que tu as appris de lui en fait? Aglenn, tout ce que j'ai réussi à atteindre jusque-là, c'est grâce à lui, honnêtement. Puis oui, j'ai d'autres coachs qui m'ont aidé, mais lui, il m'a vraiment aidé. Il y avait un moment que je pense que c'était 2012, Jerry a pris sa retraite, puis le poste d'entraîneur-chef était ouvert. Puis j'ai appliqué. J'ai dit à Glenn que je vais appliquer. Puis il était 100 d'accord avec ça. Il trouvait que c'était le prochain étape. Puis je n'ai même pas eu une entrevue. Puis, j'étais vraiment déçu. Puis, je trouvais ça dur sur l'ego, veux, veux pas. Mais c'était la meilleure chose qui pouvait arriver à moi, honnêtement. Je pensais que j'étais prêt parce que j'ai fait Team Québec. OK, je suis rendu. J'étais pas rendu encore. Puis à ce moment-là, quand je n'ai pas eu l'entrevue et que, comme je t'appelle, j'étais déçu, Glenn a dit « Regarde, c'est ça que tu veux? » J'ai dit oui, c'est ça que je veux. Je vais être un entraîneur chef un moment donné. J'ai tout le temps mis des objectifs dans ma carrière. Puis ça, c'était un de mes plus gros objectifs. Puis il a dit « Regarde, si c'est ça que tu veux, j'ouvre les portes. Je vais tout te montrer, de A à Z, comment rouler un programme. » Donc, rendu là, j'étais son côté administration, j'étais son bras droit, j'étais avec lui. Il m'a montré tout. Donc, c'est grâce à lui que j'étais... Quand j'ai eu la prochaine chance d'être en danger, là, j'étais prêt. J'avais le bagage, j'avais tout, l'expérience, parce que j'étais à côté de lui pour tout. Donc, c'était vraiment fun comme expérience. Glenn est dur. Glenn, c'est quelqu'un [00:57:35] Speaker B: qui est vraiment dur sur ses coachs. [00:57:37] Speaker A: Il est demandant. Il veut la perfection, mais quand il a un gros score, et s'il veut te montrer quelque chose, il va te faire à 100%. Je fais partie de son coaching tree. Quand j'étais allé à l'université de Laval, j'étais le premier. Je dirais qu'il n'était pas là, que je venais de quelque part d'autre. Oui, qu'il n'a pas joué à Laval. Pas joué à Laval. Moi, je connaissais Marc Fortier parce que Marc a joué à University of California. Il jouait avec André, petit gars-là. Je le connaissais quand j'étais petit, mais je ne le connaissais pas comme individu. Mais Marc m'a montré des affaires aussi, comme son artistique de travail. Les heures qu'il met là-dedans, c'est incroyable. Puis ça, c'est des choses que... C'est les expériences de tout ça mélangées avec Juice aussi. Juice est vraiment calme. Il est ouvert à écouter. Il donne la chance d'exprimer le côté offensif avec les game plans. Et [00:58:36] Speaker B: Carl, c'est un génie coach en ligne offensive. On est chanceux à chez nous, on a Sam. Thomas 5, [00:58:43] Speaker A: il a joué pour lui, puis Sam, c'est la même chose. Sam, c'est un autre coach qu'il va être tellement bon, même jusqu'à date. C'était une expérience que... C'était tough le voyagement, puis on a déménagé là un moment donné, mais ça m'a marqué énormément. C'est sûr, man. C'est hot. T'as dit, écoute, si tu veux vraiment venir être coach, je vais te montrer. C'était la plus grosse chose qu'il a faite pour moi, puis on est des amis encore. J'ai hâte beaucoup. Comme je t'ai dit, je suis vraiment apprécié qu'il ait décidé de faire ça parce qu'honnêtement, Il n'était pas obligé. Il pouvait me garder. Même quand j'ai parti, la dernière année que j'étais là, en 2016, comme temps plein, c'était en mars. Ma femme, c'est une avocate. Pour sa carrière, c'était plus à Montréal que Québec. Je retourne chez nous à un moment donné. puis elle dit « Ah j'ai une entrevue avec un cabineil, un autre cabineil. » C'est comme « Pourquoi tu fais ça? » Elle dit « Ah parce que si je veux grimper l'échelle, il faut que je retourne à Montréal. » Je dis comme « On y va, on retourne. » J'ai dit « Toi t'as d'aménager ici pour moi. on va dire vraies affaires, elle fait plus d'argent que moi. Puis pour sa carrière, elle a fait des sacrifices pour moi, donc j'ai fait le même sacrifice, puis j'ai retourné dans le bureau le lendemain, j'ai dit « Ken, je m'en vais ». Soit [01:00:14] Speaker B: que je pars là, » ou je pars [01:00:17] Speaker A: à la fin de saison. Donc, il m'a dit non, je veux que tu restes. Donc, on va rien dire, on va garder ça entre moi et toi pour l'instant. Puis, c'est ça. Donc, ça c'est un autre... On l'a gagné cette année-là, donc c'était fun. Puis, j'ai retourné à Montréal avec rien. Avec rien. J'avais [01:00:34] Speaker B: pas de [01:00:34] Speaker A: job encore. J'ai trouvé un autre job dans les ventes. C'est-tu vrai? Il y a eu une transition? Oui, [01:00:39] Speaker B: une transition. Quand je travaillais pour [01:00:42] Speaker A: une compagnie qui s'appelle Flexpipe, ils vendaient un système modulaire, plus pour l'aérospatial. les autos, les fabrications d'autos. Puis mon trétoir, c'était au Ouest des États-Unis. Donc chaque mois, je partais pour une semaine [01:00:59] Speaker B: pour voyager, pour [01:01:00] Speaker A: rencontrer des clients, puis j'étais à Los Angeles quand Concordia m'a appelé. C'est-tu vrai? Ouais. Donc j'ai retourné, je parlais avec [01:01:09] Speaker B: le directeur des sports, puis... « The rest is history », comme on dit. Aïe aïe aïe, ça c'est légendaire. Oh my God. Au début, comme vente, j'étais pas trop bon. C'est le rythme. Mais à ce mois-là, j'ai vendu pour 250 000 de produits. Puis les produits, [01:01:32] Speaker A: un tube, ça coûte 8 piastres. Oh my God. Donc mon boss était comme, OK, t'es arrivé. Puis j'ai dit, by the way, je m'en vais. Je retourne en coaching. Souvent on dit, je vois souvent des vidéos comme ça en fait passer sur les réseaux, on parle souvent du moment où est-ce que t'es dans le foot, mais on [01:01:53] Speaker B: parle jamais de l'après, [01:01:54] Speaker A: comment tu le vis. Mais toi c'était comment, savais-tu que t'allais recoacher un jour? Oui, je savais, j'étais pas sûr dans quel... quelle équipe ou whatever, mais je me [01:02:07] Speaker B: suis dit qu'il fallait que j'ai une job, donc j'ai trouvé quelque chose, mais je faisais du recrutement pour Glenn cette année-là aussi, pendant l'off-season. Pendant la saison, excuse. Donc c'était vraiment important pour moi que je reste [01:02:20] Speaker A: dans le domaine, au moins un pied. Reste dans le game. Reste dans le game, puis du monde voit ma face, puis finalement, j'ai eu la chance d'être en tant qu'entraîneur-chef, puis j'ai tout réussi, qu'est-ce que je voulais atteindre. Ça fait qu'ils t'ont finalement appelé. C'était une question que j'avais préparée pour un peu plus tard, mais vu que tu m'en parles, c'est quoi l'histoire de là, t'as eu la peine, mais pourquoi ils t'ont vraiment appelé? Donc, il y avait Mickey Landvin qui était l'entraîneur chef. Lui, il est parti pour les Alouettes. Donc, ils ont nommé son frère comme intérim. Puis, je pense qu'il ne voulait pas ça, je ne sais pas. Je ne connais pas trop cette histoire-là. Donc, lui, il a joint son frère avec les Alouettes, plus du côté administration. Donc, ils m'ont nommé intérim pour cette saison-là en 2018. Puis, la seule règle que j'avais, j'ai dit, tu ne peux pas dire à personne que je suis intérim, parce que le recrutement. J'ai dit, si on veut, je vais mettre les chances sur moi encore, on va ouvrir le poste, je vais appliquer et tout, mais juste pour le programme. Il faut qu'on garde ça normal. Il faut que du monde pense que je suis l'entraîneur-chef pour le reste des années. Et à la fin de l'année, on va avoir une entrevue et c'est correct. Donc, ils ont accepté de faire ça. C'est un appel que j'ai eu, comme je t'ai dit, j'étais à Los Angeles, puis je l'ai rencontré dans un Starbucks, le directeur des sports dans un Starbucks, à part, [01:03:49] Speaker B: comme personne ne savait. Puis après ça, j'étais nommé, je pense en [01:03:54] Speaker A: juillet, j'étais nommé, donc c'était vraiment tard. C'était au début de juillet, je pense. Donc, c'est là que j'avais un couple de choses. J'ai dit, il faut que tu me laisses amener un coach, donc j'ai amené Guillaume avec moi. parce que Guillaume travaillait dans un autre job. Donc, j'ai amené Guillaume et c'est là qu'on a commencé notre processus de virer ce programme-là aussi présentement. C'est quoi le meilleur conseil que tu n'as jamais reçu comme coach? Que je n'ai jamais reçu? J'ai jamais reçu un « Crois en toi ». Personne ne m'a jamais dit « Crois dans toi et qu'est-ce que tu peux amener à un programme ». Donc, c'est quelque chose que, pour moi, c'est hyper important. Mets ton égo à côté. Puis, vraiment, mets les faits sur la table et dis comme « Ok, je suis bon à quoi? Qu'est-ce que je peux faire? » Puis, juste crois dans ton processus. Crois dans... la façon dont les choses vont arriver. Il y a tout le temps comme... Ouais, c'est philosophique un peu, mais il y a tout le temps une raison pourquoi. Donc, ce jour-là que j'ai pas eu d'entrevue, puis ils [01:05:00] Speaker B: m'ont envoyé un courriel qui disait « Ouais, [01:05:02] Speaker A: t'es pas considéré ». Côté égo, ça a [01:05:05] Speaker B: fait mal, mais il y avait une raison pour ça. Donc, c'était pas le temps. Mais en 2018, c'était le temps. Puis en 2018, j'étais prêt. Donc, ça, c'est quelque chose que je trouve que [01:05:17] Speaker A: c'est hyper important pour que tout le monde croie. Si tu veux atteindre un objectif, mets ça devant. Moi, mon objectif, c'était d'entrer en chef avant que je sois 40 ans. Ça, c'était mon objectif. Tu l'as réussi. Oui, tu l'as réussi, oui. J'ai réussi. J'étais 38. Donc, c'était ça, l'objectif. C'est le truc le plus important. C'est qu'est-ce qui sépare les winners des losers. Mais c'est bon. C'est hot. Kim, crois en toi. De l'autre côté, c'est quoi le meilleur conseil que tu as reçu? Sois toi-même, sois toi-même. Puis j'ai pas écouté au début, comme je t'ai dit, mais ça c'est quelque chose comme... Je l'appelle « Be who you are ». Si t'es ça, y'a personne qui peut te rapprocher sur rien. T'es à l'aise dans tout ce qu'elle t'a dit. Sois comme... Peu importe la situation, y'a personne qui... Il y a du monde peut-être qui ne m'aime pas, puis c'est correct, je m'en fous un peu. Moi, je m'en vais en avant, je ne pense pas dans le passé. Toutes les choses que j'ai faites, je pense que j'ai fait les choix que j'ai fait dans ma vie, puis les choix que j'ai fait [01:06:35] Speaker B: comme coach, c'était tout le temps pour l'équipe en premier. Tout le temps, tout le temps, tout le temps. Quand on parle de notre équipe, c'est tout un de nous, c'est pas moi, c'est [01:06:43] Speaker A: jamais moi. Je fais partie de tout ça. Oui, j'ai le calot d'entraîneur-chef, mais c'est tout le monde ensemble. Ça prend le village pour atteindre l'objectif, puis ça prend tout le monde, donc je vais jamais dire moi. Jamais, jamais, jamais. C'est nous. Puis ça, c'est quelque chose que, pour moi, c'est hyper important. Côté familial, côté de l'équipe, c'est... Parlons-en de Concordia. Je pense que t'avais une vision quand t'as voulu partir, quand t'as eu ce poste-là, quand t'as amené Guillaume avec toi. C'était quoi cette vision-là? Moi je trouvais, quand même quand j'étais là, que Gordia était comme un diamant qui était... Il était dans le sol, il était comme... Il just needed to be cleaned up. Puis je trouvais qu'on avait tout le temps eu des très gros athlètes. C'est rien à part de ce que les autres ont fait avant moi. Mais c'est le côté structure, ce côté processus qu'il manquait, moi je trouvais. Juste l'antidote, le côté académique. Quand on a pris charge, puis ça c'est rien contre personne, je ne vais jamais dire que c'est la faute à quelqu'un d'autre, parce que je perds le temps de dire ça, puis ce n'est pas l'objectif. Mais notre équipe, le moyen d'équipe, c'était 1-9-8. Donc l'équipe coulait. Donc l'enfant, puis ça c'est quelque chose que j'ai remarqué quand je jouais. On avait tout le temps beaucoup de talent, mais chaque année, on remplaçait du talent, remplaçait du talent parce qu'il n'était pas capable de réussir à l'école. Parce que Concordia, la beauté de Concordia, il donne une deuxième chance à tout le monde pour aller à l'université. Ça, c'est la fondation de l'université, c'était ça. Parce que tu avais McGill, tu avais des autres classes, puis Concordia, c'était on va donner une deuxième chance. Mais avec cette chance-là, il faut que tu fasses tout pour atteindre ton objectif et réussir. Donc, il n'y avait pas de période d'études, il n'y avait rien. Donc, nous, on a juste implémenté une période d'études et on regardait tout le monde là-dessus. Donc, il fallait que tu fasses tes heures là-dedans. Juste être accountable à tes études. Là, je suis fier de dire, notre moyenne d'équipe présentement aujourd'hui, c'est 2,8. On a 35 joueurs en haut de 3.0. On a gradué 19 joueurs l'année passée avec leur bac. Ça, c'est quelque chose que, dans mon temps, on n'avait jamais eu 19 joueurs qui graduaient. On a fait notre banquet, puis la ligne, c'était infini. Ça, c'est quelque chose... Oui, on veut gagner des matchs, on veut gagner des championnats. Ça, c'est l'objectif numéro un. Mais à la fin de tout ça, comme si tu ne gardes personne à l'école et que tu es tout en train de remplacer du monde, [01:09:33] Speaker B: tu ne peux pas bâtir [01:09:34] Speaker A: un programme. Donc, ça c'est la chose que nous, on a pris charge de ça et on a mis l'emphase là-dessus. Puis c'est aussi qui tu recrutes. Si tu recrutes du monde avec des quotaires, ils n'ont pas de deck ou whatever, T'en as besoin de donner une chance à un ou deux, mais si t'as 20 comme ça, c'est sûr et certain que ton classe de recrutement va réduire à cinq personnes l'année après parce que tu peux pas bâtir avec ça. T'as pas de base vraiment. Exact. Donc c'est vraiment hyper important de garder tout le monde à l'école et que tu peux bâtir avec eux. Donc ça c'est quelque chose de vraiment important pour nous. Comme je t'ai dit, nous autres, on a des très bonnes facultés à Kingerdia. On a été nommé numéro un de faculté admin cette année de Bloomberg au Canada. Notre côté génie, on est vraiment fort en génie, dans les sciences aussi. Donc, on a des très beaux programmes. Puis, on peut les amener, les joueurs, à atteindre un bac de qualité, mais ça prend un support. Donc, j'ai travaillé beaucoup avec notre commentaire académique. Son nom, c'est Craig Beamer. Il est là temps plein pour nos joueurs. Puis, dès que j'ai pris charge, mon premier rendez-vous, c'était avec lui. Il dit, regarde, on va implémenter ça, on va faire ci. Parce que lui aussi, il était tanné de tout en voir des problèmes avec les joueurs de foot. Comme, ils ne passent pas leurs cours, il faut qu'ils prennent des cours d'été. Puis, c'est normal, il y en a qui font qu'ils prennent des cours d'été. Ça fait partie de la game, mais... Juste de réduire le nombre de joueurs qui prennent les cours d'été pour être éligibles, hyper important pour ton programme. Puis nous, on demande à chaque joueur de prendre 24 crédits par année. Ce n'est pas 18. 18, c'est le minimum. Nous, j'ai appris ça à Laval, c'est de prendre 24. Parce que si tu as ton deck et tu prends 24 crédits, en trois ans et demi, tu auras ton bac. Donc, c'est ça l'objectif. Tu peux pas prendre cinq cours, c'est trop. Mais si tu veux prendre des cours d'été juste pour avancer, tu peux le faire. Mais nous, c'est de garder tout le monde. Puis le 24, la beauté de tout ça, c'est pendant une saison, si ça va mal dans un cours, au moins t'as du lusse. Puis quand t'es à trois cours, t'as pas de lusse. Donc tu vas avoir un échec sur ton dossier. Mais si tu peux dropper le cours pour sauver ta moyenne, mais encore, t'es encore éligible, ça donne du lousse. Donc, moi, je rappelle la première fois que j'ai dit à tout le monde, il faut que tu prends 24 cours, 24 cours par session. Il y a des joueurs qui m'ont dit que j'étais fou. J'étais comme, qu'est-ce que tu fais là, je suis fou. Ah, je suis dans l'administration, c'est tough, c'est si. J'ai dit, regarde, à la haute classe, il y avait du monde en médecine qui prenait quatre cours. Je suis pas mal sûr que t'es capable. Donc, c'est la volonté, c'est... Change tes habitudes. Tu vas tourner dans tes... Tu vas avoir [01:12:20] Speaker B: un plan. [01:12:21] Speaker A: Suis le plan. [01:12:23] Speaker B: Puis reste sur tes livres puis tes examens. Tout va bien aller. Puis ces gars-là qui me questionnaient, ils ont mis un leur bac, puis ils sont tellement contents. J'ai croisé un à notre banquet, puis... Il fait très bien dans sa vie présentement, puis c'était lui qui... Je l'ai rappelé, je lui disais... Tu te rappelles-tu? Il a dit, « Ouais, j'en sais, mais... » Ça, c'est des histoires comme ça qu'à la fin de tout ça, comme... « Hate me now, love me later. » Non, exact. C'est juste ça. Mais c'est hôte. C'est une super belle initiative. Puis l'affaire, moi, que je trouve beau du sport aussi, c'est que... Moi, personnellement, ce qui me manque du sport, c'est le fait d'avoir vraiment la structure autour. Dans le sens que... Ça paraît gros d'avoir quatre cours peut-être durant le sport. C'est très faisable. Toutes les athlètes, la majorité le font. Mais l'enfer qui est beau, c'est que vu que tous tes horaires sont déjà prédéfinis. Après ça, tu peux juste jouer avec ça et prendre ton beat. Quand il n'y en a pas, mais moi j'en connais des gens La majorité des gens que je connais ne sont pas dans le foot. On parle de 100 joueurs dans les universités. Plus de 10 000 personnes. Il y en a beaucoup des gens. Ce n'est [01:13:42] Speaker A: pas parce que tu fais un sport qu'on a tous les mêmes cours. C'est vraiment ta personne à toi, comment tu veux set, ta barre, où est-ce que tu es prêt à la setter pour atteindre ça. Tu me fais penser que tu as appris ça à Laval. Moi, j'ai beaucoup de chums qui ne veulent pas jouer à l'Enox, qui sont à Laval présentement. Puis ils ont tous ça. Ils ont tous fini soit leur bac, puis ils ont commencé une maîtrise. Puis on a tous commencé l'université en même temps. Oui, c'est ça. Nous autres, on avait, dans toutes mes années, on a gardé comme joueurs puis comme coach. On n'a jamais eu quelqu'un à maîtrise. Jamais. L'année passée, on est 6. C'est les joueurs qui font la maîtrise. Puis ça, c'est... ça, c'est... ça, c'est un réussite à... pour nous, là, comme programme, là, comme... Quand tu vois comme tout ça, c'est que... quand on fait les... des visites de recrutement, je le mentionne aux parents. Comme un gars de 18 ans, 19 ans, il pense pas à ça. Mais je dis, regarde, pense à ça là. Parce que... il faut que tu gardes tes notes élevées pour atteindre... la chance d'appliquer dans une maîtrise. [01:14:47] Speaker B: Si [01:14:47] Speaker A: tu n'es pas à [01:14:47] Speaker B: 3.0 ou quoi, tu ne peux pas. Donc, pense dès le début. Parce qu'un bac ne veut pas. Un [01:14:53] Speaker A: bac, c'est un bac. Tout le monde peut en avoir une maîtrise. Pas tout le monde peut l'avoir. Puis, si tu as une maîtrise, tu vas faire plus d'argent. 100 %. Tu vas faire plus. Donc, pourquoi pas, c'était l'objectif le plus haut possible. Puis, si après ton bac, tu ne veux pas le faire, au moins, tu avais la chance de le faire si tu voulais le faire. Exact. C'est ça la différence. Ça va t'avoir surtout, t'as plus de positif à le faire de même que de ne pas le faire. Exact, c'est comme quelqu'un au cégep présentement, si t'es en sciences nat, toutes les portes sont ouvertes, c'est toi qui vas faire le choix, où tu veux aller, dans quel programme tu veux aller. Si t'es en sciences sociales, c'est rien contre ça, moi j'ai fait des sciences sociales plus ou moins, puis c'était correct, ça m'a aidé. Mais si tu as toutes tes maths, toutes tes sciences, c'est toi qui fais la décision à la fin de la journée parce que tout le monde veut faire admin. Il y a beaucoup de monde qui veut faire admin. La beauté, chez nous, on a un plan. Si tu n'as pas tout ça, on peut t'aider à atteindre ton objectif. [01:15:51] Speaker B: Puis je suis premier à dire, je ne vais jamais dire à un recrut, non, ne fais pas ça. C'est chiqui à dire ça. Mais je vais donner le plan, je vais donner les outils à atteindre ton objectif. C'est à toi de faire le travail pour atteindre ça. Donc ça, c'est quelque chose... Si t'as pas de plan, ça donne rien. Mais si t'as un plan, puis nous, présentement, c'est roudé. On sait qu'on peut aider les jeunes à atteindre leur objectif. C'est grâce à la structure qu'on a mise en place. T'sais, les études... Moi, quand je jouais au foot, c'était... J'étais dans la vieille mentalité, là. Moi, j'allais jouer au foot, pis... T'sais, j'ai jamais eu de misère à l'école. Fait que, comme, pour moi, c'était... c'était normal, t'sais. Je le savais que j'allais quand même livrer la marchandise. Fait que, t'sais, j'étais vraiment, vraiment assidu côté école, t'sais. J'avais tout à des bonnes notes, mais je me posais pas trop de questions. Fait que, t'sais, quand j'étais au cégep, mettons, j'avais juste des cours de base, j'étais passé en snatch, j'ai fait aucun match, moi j'allais jouer au foot. Mais c'est après ça, quand je suis rentré à l'université, que là, tu sais, je suis rentré au cégep avec cette mentalité de jouer au foot. Sauf que là, après trois années de football, tu sais, tu grandis à travers ça aussi, puis tu changes en tant que personne. Puis tu vois, après trois années de foot à Lenox, bien après ça, c'était comme, bien là, j'avais d'autres objectifs dans ma vie que de vraiment continuer à jouer au foot. Fait que c'est par la suite que j'ai frappé un mur parce que je suis rentré à l'université puis que la seule place où je pouvais [01:17:25] Speaker A: vraiment aller, c'était dans des affaires que je ne voulais pas faire parce que je n'avais aucun crédit pour faire d'autres choses. Fait que c'est pas grave, il y a une solution à tout. J'ai rentré à l'université [01:17:35] Speaker B: pareil, mais [01:17:35] Speaker A: il a fallu que je fasse des cours d'extra, que je ne rentre pas au bac, que je fasse un micro-programme à la place. Fait que c'est là que j'ai dû me construire un plan, mais c'est là que ça m'a appris à travailler. Ça m'a appris à... J'avais jamais fait ça avant. c'est probablement grâce au sport aussi. Toutes les choses que t'as faites pendant comme joueur, c'est des habitudes que t'as apprises. Tu mets le même effort que t'as mis dans ton sport, sur tes études, tu vas réussir. Oui, exactement. C'est ça, il n'y a pas de... secret potion à rien, c'est vraiment mettre ton nez dans tes études et travailler fort. Mets le même effort que tu mets dans ton entraînement, dans tes pratiques, sur tes études. La seule chose qui peut arriver, c'est des bonnes choses. C'est sûr et certain. Comme je te dis, De dire à quelqu'un que tu ne peux pas le faire, je trouve ça pas cool. Si un coach me disait ça, je serais comme, t'es qui? Tu ne me connais pas encore, je dois te montrer. Pour moi, c'est, OK, c'est quoi le plan? Comment est-ce qu'on peut [01:18:34] Speaker B: t'aider? C'est ça que tu veux, parfait, mais il faut que tu aies un plan. Donc, si tu parles de... [01:18:40] Speaker A: Si tu dis la merde sur un plan et les parents sont là, c'est toi, à la fin de la journée, ils vont te dire, vous m'avez dit de faire ci, ça, ça, puis regarde, ça n'a pas marché. Donc, nous, on a vraiment bâti des plans pour chaque programme. Tu vas atteindre ça. Chaque programme, on a un plan. Donc, comme un plan de football, développement, on a un plan d'académique aussi. Est-ce qu'il y a des choses que les gens valorisent, mais que pour toi, ce n'est pas vraiment une priorité? C'est une bonne question. C'est sûr qu'il y a plein de choses que je pourrais dire, mais la chose la plus importante pour moi, c'était de grimper l'échelle. Moi, je ne valorise pas ça. Comme moi, je crois dans le processus, je crois dans le développement, je crois dans apprendre. Puis, il y a plein de monde présentement qui veut tout là. J'ai réussi mon objectif, mais je n'étais pas prêt. Juste d'avoir la chance d'apprendre de quelqu'un, de Puis connaître montrer les quelqu'un, façons de faire, c'était de vraiment important pour moi. Puis, connaître quelqu'un, de quelqu'un. c'est que maintenant, tout le monde veut tout maintenant. Ça, c'est juste normal dans la société. Ils veulent là, là. Même dans le marché du travail, du monde veut un raise. Ils veulent tout l'argent maintenant. Mais non, il faut que tu prends ton temps. [01:20:08] Speaker B: Apprends de chaque... Ça, c'est quelque chose que j'ai appris. Fais tout. Que le coach, personne peut t'enlever ta job parce que tu connais trop de choses. Puis en faisant ça, tu grandis comme individu, tu grandis dans ta profession, puis tu vas grimper tranquillement. Ça peut prendre cinq, six, dix ans, mais tu vas être là un moment donné. Mais de sauter de là à là, d'habitude, ça marche pas, puis t'es pas prêt. Puis, t'es congédié. Donc, pour moi, c'est ça. Quand tu me poses cette question-là, je pense à ça. C'est vraiment bon. Merci d'avoir partagé ça. C'est une belle façon de voir les choses. Moi, c'est quelque chose que j'avais beaucoup [01:20:58] Speaker A: de misère. Surtout quand tu lances des projets ou tu essaies des choses. C'est tough d'être patient, mais il parle d'être 1 meilleur à tous les jours. Être 1 meilleur à tous les jours. Au début, j'avais de la misère à le comprendre, mais finalement, Un pour cent, mais un à tous les jours. Ce n'est pas nécessairement de... Tu ne vas pas dire qu'en fin de l'année, tu vas être... Où est-ce que tu veux vraiment aller? Mais la différence, c'est qu'à tous les jours, tu avances au moins d'un pour cent. Ça, c'est sûr. Où tu commences et où tu finisses, ce n'est pas un marathon. Ce n'est pas un sprint. Donc, prends le temps d'apprendre de chaque personne. Trouve-toi quelqu'un. Si tu es un comptable, trouve quelqu'un que tu vois quelque chose dans eux. demande des questions. C'est la même chose dans le coaching. Demande des questions. Même chose comme joueur, comme pas partant, partant. Pose des questions à chaque individu pour savoir comment tu l'as fait. T'as pas habillé pour trois ans, là t'es partant. [01:21:55] Speaker B: C'est quoi que t'as fait? Donc ça, c'est quelque chose que je trouve que, maintenant dans notre société, comme je t'ai dit, [01:22:02] Speaker A: on veut tout maintenant. Mais si tu prends le temps, je te garantis, ta carrière va être bien plus intéressante. Tu vas avoir un bagage incroyable que les autres n'ont pas. Puis tu vas rester dans ta job bien plus longtemps, puis tu vas... Hey, ça se peut que tu vas être le gros boss un moment donné, mais ça a pris du temps. C'est un marathon, c'est pas un sprint. Exact. Concordeuse cette année, 2025, troisième place RSEQ. Avec un peu de recul sur la saison, comment tu décrirais la saison 2025? Il y avait des hauts et des bas. Ça, c'est sûr. Mais ça, c'est la beauté de notre conférence. Comme nous, on a un gros... La Val-Montréal, dans notre conférence, on a joué deux fois chaque équipe. C'est ça, c'est un défi. Mais on avait des plans, on voulait gagner ces matchs-là. Puis on s'est dit, il faut qu'on gagne contre Sherbrooke puis McGill pour s'assurer d'être troisième. Quand on a battu McGill, le dernier jeu de la match, on a eu une interception par Cousins-Clairvaux dans la zone. Je pensais que c'était notre deuxième match. On venait ici à Sherbrooke pour jouer un gros match contre eux. Puis je pense que notre équipe, on lisait ce que tout le monde disait de nous. Tu comprends? On pensait qu'on était mieux. Puis ça, c'est notre faute comme staff. On a laissé ça aller. Au lieu de dire non. On a quand même mentionné, il fait pas ci, il fait pas ça. Un voyagement à Sherbrooke, jouer sur le polo, c'est différent. Mais à la fin de la journée, c'est du football. Eux, ils ont sorti fort. Nous, on n'a pas sorti fort. On n'a pas sorti de l'autobus, comme on dit. Puis, on a mangé nos claques. Puis, ça nous a mis retour dans l'hôtel. Après ça, on jouait Laval-Montréal-Laval. Donc, trois gros matchs. C'était tough. Honnêtement, c'était vraiment tough. Surtout les deux premiers. On a monté à Québec, puis on a eu une très bonne semaine de pratique. Puis ça, c'est le... On a voyagé la veille. On a couché dans un hôtel. Puis là, j'ai vu un changement. dans l'attitude de l'équipe. Quand tu voyages comme équipe, tu viens plus soudé. Ça, c'est la brotherhood qu'on a parlé au début. Puis j'ai vu un changement. Puis on a perdu comme, je pense que c'était 19-8 ou quelque chose comme ça. Puis on était dans la red zone deux, trois fois, puis on n'a pas scarré. Donc on a eu nos chances de gagner. Puis ça, ça a fait en sorte qu'on a pris un pas en avant. Comme tu dis, on veut gagner, mais tu peux prendre des leçons de chaque défaite. Après ça, c'était notre dos contre le mur. Ils voulaient qu'on gagne les deux derniers matchs pour rentrer dans les playoffs. Parce que si on en perdait un, c'était fini. Parce que Sherbrooke avait le point d'accord contre nous, puis McGill s'ils nous battaient, ils ont battu Montréal, donc c'était tough. Mais chaque semaine, on a parlé d'aller 1-0. 1-0. Juste classique, comme les antidotes de football. Mais c'était vraiment concentré sur le processus, puis qu'est-ce qu'on va faire pour ce match-là. Puis encore une fois, deux gros matchs. Ça finit sur les derniers jeux, les deux matchs. On a laissé, je pense, on s'est vidé comme équipe sur ces deux matchs-là. Côté physique, côté mental aussi. Puis ils rentraient dans la play-off en prenant un recul. Je pense que, comme j'ai juste à mentionner, on s'est vidé. On n'en restait plus. Puis c'est pour ça qu'on ne s'est pas présenté contre Montréal. Puis on a eu un mauvais match de A à Z. On a fait des choses qu'on n'a pas faites toute l'année. Mais [01:25:38] Speaker B: c'est des choses que tu [01:25:40] Speaker A: apprends. Puis on avait quand même une jeune équipe sur certaines positions. Puis ça fait grandir eux. Tu viens plus fin, comme tu veux. Dans ton entraînement, tu vas pousser plus fort. On sait qu'on a une très bonne équipe. Mais dans cette ligue-là, c'est tough. Montréal Laval, oui. McGill, Sherbrooke. Maintenant, Bishop rentre. Bishop, je pense que ça va être intéressant aussi. Coach Sheriff fait un très bon job là-bas depuis des années. On est hâte de les voir dans notre conférence encore. Ça fait trop longtemps. Ça va être vraiment cool. Surtout ici, Sherbrooke, Bishop, ça va être fun pour eux aussi. Mais pas juste pour notre santé de ligue, c'était hyper important parce qu'on voyait du monde, des très bons joueurs qui partaient de notre province pour jouer dans d'autres provinces parce qu'ils disaient notre ligue était plate, il n'y a pas assez de diversité dans vos cédules. Mais maintenant avec Bishop de retour, je pense qu'on peut... ramener ça aux sources et dire que c'est la meilleure conférence au pays. À la fin de la journée, c'est ça. Mais moi, je pense que chaque match, il faut que tu prépares comme si c'était un play-off. Tu ne peux pas prendre personne à la genre. Ça, c'est grâce à l'investissement que tous les programmes ont fait avec les coachs. Je trouve que quand j'ai commencé, il y avait un temps plein avec un gardien. Ils ont mis quelqu'un d'autre quand j'étais coach, quand j'étais joueur. Puis là, avec moi, c'était trois, mais comme Laval, il y avait cinq, Montréal, il y avait cinq, cinq-six. Là, je pense que tout le monde a monté leur niveau. Ils ont fait un investissement dans le coaching. Puis ça, ça fait en sorte que tu peux développer tes joueurs de l'année longue. Puis ça aide énormément pour notre sport puis [01:27:16] Speaker B: pour notre ligue. C'est pour [01:27:17] Speaker A: ça que toutes les autres conférences, Charles, sur la réception, ils ont dit, ils ont des joueurs plus vieux. Non, parce qu'au collégial, au secondaire, ils commencent à développer les joueurs. C'est très compétitif la division 1, division 2 aussi. Collégial, les trois divisions sont très fortes. Ils ont des très bons joueurs dans chaque division. Puis quand on est rendu à l'université, c'est le périmètre. Tout le monde s'en vient. Quand tu as 29-30 équipes que tu peux fider toutes les universités, c'est ça que ça donne. Tu as un gros bassin. Puis il y a de la place. Il y a de la place. C'est pour ça que, dans le temps, il y avait moins de cégeps, donc il y avait moins... Nous autres, ils voulaient qu'on recrute à l'extérieur du province. Mais quand tu t'amènes un gars de 17 ans, puis tu joues contre une équipe francophone qui a des gars de 20 ans, T'en vas dans un bataille avec une cuillère, c'est même pas fun. Mais dans notre temps, on développait les joueurs. Dans l'année 3, 4, 5, ils étaient prêts. Là, avec le cégep, on peut les amener, puis ils sont prêts à jouer. Pas tous, mais il y en a qui peuvent percer l'alignement pas mal vite, puis ils peuvent nous aider. Puis je pense, comme je t'ai dit, notre staff fait un très bon job de développer les joueurs. [01:28:29] Speaker B: C'est quelque chose qu'on croit là-dedans. Puis on va prendre un talent de n'importe où. Comme Jeremy Murphy, il était un très bon receveur au collégial Division 3. Il a tout pété. Mais il n'y avait pas grand monde qui recrutait. Puis nous, on était les premiers. Puis je pense que Montréal est rentré dans le portrait à un moment donné, mais il a décidé de l'amener chez nous. Où il a commencé et où il a fini, c'est grâce au coaching que coach Seydoux a donné. Puis il a montré comment faire. Ça fait que c'est le fun quand je parle avec les head coach, puis je vois un peu chaque programme comment que vous avez votre façon d'amener puis développer les joueurs. Au bout du compte, moi ce que je suis content [01:29:09] Speaker A: de voir, puis ce qui n'est pas assez mis de l'avant selon moi, c'est le fait que tous les programmes, peu importe lequel, ils ont la première vision de développer les joueurs, développer la personne derrière l'athlète. Ça, je trouve ça vraiment beau. Après ça, c'est vos plans que vous avez. Après ça, c'est comment vous voulez les développer. C'est là que vous vous démarquez. C'est là que dans votre recrutement, justement, vous avez vos façons de l'amener. Mais c'est vraiment hot pour vrai. Comment les Stingers ont réagi à l'adversité cette saison? Je trouve que... Il y avait des séances dans la saison mâle, il y avait des séances très fortes vers la fin de l'année. Dans ces trois semaines-là, c'était vraiment tough comme équipe de garder le moral élevé, de garder tout le monde engagé, même le staff, de garder le staff engagé. Ça s'en vient, de voir les positifs en dedans les négatifs. Il faut que tu en trouves quelque chose, puis les choses qu'on peut bâtir là-dessus. Puis je pense que c'est ça que notre staff a bien fait. Ils ont trouvé des petites choses, puis ça a fait en sorte qu'on s'est questionnés comme staff, OK, qu'est-ce qu'il faut qu'on fasse de mieux, qu'est-ce qu'il faut qu'on... Puis ça, ça crée des conversations. Puis c'est là que, comme je l'ai mentionné avec notre staff, ça ouvre les paroles de tout le monde, comment qu'on peut changer des affaires, puis de... de virer de bord, puis [01:30:37] Speaker B: quand notre dos était contre le mur, puis réussir à finir 3e. C'était un objectif, comme staff, qu'on voulait au début de l'année. Contre deux très bonnes équipes qui, même eux aussi, voulaient atteindre ce même objectif-là. Je trouve que quand c'était le temps, on a réussi à... elle prend ce pas-là et elle réagit comme il faut. Ça serait bien facile que tout le monde dise que c'est fini, on est out. Mais non, on était encore là-dedans et avec ces deux dans [01:31:11] Speaker A: le match, je pense qu'on a montré quelque chose. J'ai hâte de voir 2026, ça va être excitant. C'est sûr qu'on a parlé en plus du retour de Béchat, mais ça va être cool. J'ai hâte aussi de voir comment la Ligue RSEQ va se développer Dans ta carrière de coach, tu as été beaucoup impliqué dans le recrutement à plusieurs niveaux. Tu as aidé beaucoup à Laval pour le côté recrutement et tout ça. Maintenant, du côté des Stingers, je suis curieux de savoir qu'est-ce que les Stingers demandent de leur recrut. C'est ça qu'on veut. On veut des individus qui soient eux-mêmes. On donne une plateforme qui peut être eux-mêmes pendant toute leur carrière. Puis, je ne veux pas changer personne. On va travailler avec l'individu. Est-ce qu'il faut qu'on les ramène des fois? Oui. Mais si quelqu'un veut danser sur quelque chose, il veut faire des choses différentes, go. Fais-le, je ne veux pas te changer, mais rentre dans notre cadre, où on veut aller. Dans notre processus, tu peux aller à gauche ou à droite un peu, mais tu ne peux pas aller vraiment à gauche ou vraiment à droite, on va te ramener. Mais c'est hyper important que chacun des deux soit un même dans notre programme. Parce que quand tu essaies [01:32:33] Speaker B: de changer du monde, tu mets dans une corde. Puis là, les qualités athlétiques, là, tout se met en question. Est-ce que je suis assez bon? Est-ce que je suis ça? Donc, si tu peux amener ton propre... et des choses que tu peux amener. C'est pour ça qu'on t'a recruté. C'est pour ça qu'on t'a vu pendant que tu jouais au collégial. [01:32:54] Speaker A: On veut sa même mentalité ici. Donc, puis ça vient comme infectious. Ça peut amener du monde autour d'eux de continuer de grimper puis faire les choses comme il faut. Non, j'aime ça. Puis, je pense que ça va... Ça paraît dans l'identité de... Moi, les peu de gens que je connais de Concordia, C'est une chose qui ressortait beaucoup de ce côté-là du écluant un peu avec les gens de tout le monde. C'est hot. Quand tu coaches tes joueurs, qu'est-ce qui est le plus important pour toi? La technique ou l'attitude? L'attitude, c'est sûr, c'est une chose plus importante. Juste l'attitude que je veux apprendre, je veux être coachable. Je veux prendre toute l'info que tu me donnes. À la fin de la journée, nous, comme coach, comme quand je coachais, je donnais tout le temps ces exemples-là. Moi, j'ai une coffre que je donne plein de techniques que tu peux utiliser. Ça ne veut pas dire que je dois te corriger, tu n'as pas utilisé ta propre technique. Est-ce que le gars que tu as bloqué, est-il déplacé, que tu étais capable de le pousser? Ou non, à la fin de la journée. Mais moi, je rappelle, j'avais un coach comme ça aussi qui m'a montré, il dit, je te donne tout ça, fais ce que tu veux avec, mais assure-toi que ça marche. Donc, moi, je trouve que oui, le côté technique, c'est vraiment important, surtout sur certaines choses. Mais à la fin de la journée, was the job done? Est-ce que j'ai réussi? Parce que c'est comme le joueur, comme je rappelle, tu fais un très bon jeu, là, puis le coach, il est là avec son clicker, puis avec son... Son fast-forward, rewind qu'il met à super slow-mo. « Hey, pourquoi t'as pas mis ta main là? » Ouais, mais coach, le gars, il bougeait, là, comme... Moi, je rappelle, j'avais... J'avais... Des fois, je mentionnais ça au coach, après, pas devant tout le monde, mais j'ai dit, « Coach, je comprends. Je comprends ce que tu vois, mais toi, t'es super slow-mo. Moi, je suis full pin. » Comme, ma main, elle était là, ouais. Est-ce que ça pourrait être là? Oui, 100 %, j'étais d'accord avec toi. Mais est-ce que le gars était bloqué? Oui, non. Il faut que tu parles un contre un avec le coach. Il faut qu'il comprenne qu'à la fin de la journée, est-ce que j'ai réussi ma... Est-ce que j'ai [01:35:21] Speaker B: réussi? Qu'est-ce [01:35:22] Speaker A: que tu m'as demandé de faire? Peu importe comment. Si tu as besoin de faire une technique que je n'ai jamais vue, mais ça a marché, good job. La prochaine fois, pense à faire ça. C'est plus ça. T'as joué au foot, tu sais comment c'est, ça va 100 000 à l'heure devant toi. Oui, tu peux mettre ta tête pour plaquer quelqu'un comme il faut, mais à la fin de la journée, quand ça va 100 000 à l'heure, T'as pris ta main, t'as trébuché le gars et il a tombé. T'as réussi le plaqué. Ouais, exact. C'est ça, mais d'avoir une bonne attitude quand tu viens. Sois coachable. Essaye au moins. C'est pour ça qu'on pratique. Essaye la technique. Pendant un match, J'espère que dans ta tête, tu dis que cette technique-là va marcher et que tu l'utilises. Mais si pour un rep, tu n'as pas utilisé cette technique-là, je ne vais pas être frais avec toi. Je comprends. J'ai déjà joué. Un joueur de ligne, j'ai déjà joué. Mais le job est fini. Quand je coachais les running back, j'ai dit « Regarde, de ton stance aux lignes de melee, je peux t'aider. Moi, je peux t'amener de là à là. » Après ça, il y a de la technique là-dedans. Après ça, t'es un running back pour une raison. Tes qualités athlétiques, t'es là pour toutes les choses que t'as [01:36:36] Speaker B: faites. Après ça, [01:36:37] Speaker A: go. Comme moi, je rappelle avec Guillaume, avec tous les très bons running backs qu'on a eus. Tu es là comme, regarde, le trou était là. Coach, je peux te dire, je n'ai pas vu, mais j'ai vu ça ici et j'ai pris à 100 000 heures. Good job. On a eu cinq verges. Parfait. Prochaine fois, soit conscient que peut-être pour avoir le cut back. Parfait. Good. Prochain jeu. Donc, c'est des choses que, comme coach, il faut que tu amènes. des standards à 100%, mais il faut que tu laisses les joueurs soient eux aussi. Jouer au foot. Jouer au foot à 100 000 $. Quand c'est trop technique, tu ralentis. Donc tu montes toutes les techniques possibles. Après ça, utilise ceux qui t'aident toi. Puis il y a certaines positions, c'est pas comme ça. Comme un botteur, c'est la répétition, puis il faut [01:37:26] Speaker B: que tu mettes la... Ça, c'est [01:37:27] Speaker A: vraiment [01:37:28] Speaker B: technique. Long snapper, Il y a des gars qui [01:37:30] Speaker A: vont me dire, « Hey, peux-tu me montrer comment faire des langues amies? » Mais oui, mais ma façon, elle est complètement différente que la tienne. Puis avec notre langue simple, des fois, « Comment tu as fait ça comme ça? » Je dis comme, « C'est comme ça que je fais ça. » Puis ça a marché. Toi, t'es comme ça, moi, je suis comme ça. À la fin de la journée, est-ce que la balle sort? Est-ce que la balle vient au punter? C'est ça qu'on me demande. – Exact. Es-tu à la bonne place? – Exact. – Tout simplement. C'est quoi le mot d'ordre pour 2026? Hey, c'est de continuer de suivre sur le processus qu'on a établi l'année passée, de continuer de grandir chaque semaine, chaque match. On sait que ça va être tough, on sait qu'il y a des très bonnes équipes, mais je pense que nous, dans notre préparation d'off-season, qu'on est en train de le faire présentement, nous, on a mentionné, on veut être on va être tough mental, on va être mentally tough. Donc, peu importe la situation, peu importe rien, on est prêts. On est prêts à grimper la montagne, peu importe qui est devant nous, puis suivre le processus dans ce qu'on fait. Chaque étape est hyper importante. Regarde pas en avant, juste sois conscient où tu es, puis bats-toi autour de ça, parce que je pense qu'on a des très bons joueurs autour de nous, On a des changements, comme on l'a mentionné, [01:38:51] Speaker B: 19 joueurs qui sont partis. Mais avec la classe de recrutement qu'on a amenée, je pense qu'on a des très bons joueurs qui vont rentrer et nous aider. Puis on est hâte de les travailler avec eux. On a eu quand même 6 gars, 8 gars [01:39:06] Speaker A: qui ont rentré en hiver, qui sont

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