Ép.74 | Les Battle Angels - Le football féminin au Québec, expliqué par celles qui le vivent ! 

Episode 74 September 11, 2026 01:09:25
Ép.74 | Les Battle Angels - Le football féminin au Québec, expliqué par celles qui le vivent ! 
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Sep 11 2026 | 01:09:25

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[00:00:00] Speaker A: Moi, j'étais vraiment jeune quand j'ai décidé de jouer. Ça fait que c'était vraiment «out of spite» parce qu'on m'a dit que je ne pouvais pas jouer. C'est comme ça que les Battle Angels sont nés. [00:00:06] Speaker B: Camille, Lino Gagné et Charlotte Simard, vous êtes les deux joueuses pour le Battle Angels. [00:00:11] Speaker C: Charlotte vient me voir après une game de flag et me dit «t'attends-tu jouer au football contact?» Je n'ai même pas hésité. Ça a été «oui» directement. Le lendemain, je me retrouvais avec des épaulettes et un cap. [00:00:20] Speaker B: Cette année, ça fait exactement 10 ans que l'équipe Québec n'avait pas participé. [00:00:25] Speaker A: On était vraiment chanceuses. Tout au long, c'était bad luck par-dessus bad luck. On a forcé WestJet à canceller des vols. Nous, notre vol était là-dedans. [00:00:34] Speaker B: J'ai l'impression que ça va un peu plus loin que ça. [00:00:36] Speaker C: C'est nous contre tout le reste. Pas des équipes, mais comme le reste. Il n'y a pas beaucoup de monde qui croit au football féminin. Pour ma part, c'est un rêve de pouvoir jouer au football. Un jour dans ma vie, tout le monde a une place. Peu importe le rôle à jouer, il n'y a pas un sport qui représente mieux, selon moi, l'aspect de jouer en équipe que le football. On a besoin de toi. On s'en fout de ton size, on a besoin de toi! [00:00:56] Speaker B: Bonjour tout le monde, bienvenue sur La Game On. Je suis votre host, William Rochefort. Et aujourd'hui, je vais commencer en vous contant une histoire. Quand j'avais à peu près 12 ou 13 ans, j'avais la chance de pratiquer le football. La majorité des gens qui me suivent me connaissent parce que j'ai joué au football 12 ans de ma vie. Sauf que dans ces 12 ans, j'ai gagné un championnat, seulement un, mais je l'ai gagné avec ma soeur. Parce que oui, ma soeur a aussi joué au football avec moi quand on avait 12 ou 13 ans. La coupe MRFL, on s'en rappelle. Aujourd'hui, j'ai la chance de recevoir ici un duo qui font partie d'une équipe de football américain féminine au Québec. Les Battle Angels. Ici, j'ai la chance de recevoir deux joueuses. En fait, j'ai Camille et Charlotte. Bienvenue. C'est un plaisir de vous recevoir. Un sport qui est depuis 2023 en expansion au Québec avec maintenant une ligue, une nouvelle ligue je crois aussi mineure qui arrive. Donc vous, vous êtes dans le senior. On est ici pour en parler, parler des femmes dans cette industrie. Bienvenue les filles. Est-ce que vous avez un mot à partager avant qu'on commence dans le sujet? [00:02:16] Speaker C: Merci de nous accueillir les deux. Merci de nous donner la chance de partager notre sport et le sport féminin dans les filles dans le football. [00:02:26] Speaker B: Ça me fait extrêmement plaisir. Ça me fait plaisir. Est-ce que tu voulais ajouter Charlotte à ça? [00:02:31] Speaker A: Non, moi je suis vraiment reconnaissante et heureuse d'être ici parce que justement on n'a pas assez de visibilité en général. Ça nous aide un petit peu. [00:02:42] Speaker B: Tant mieux, on est là pour ça. Ça fait partie de ma mission aussi, donc je suis très excité de vous recevoir. En plus, tu l'avais amené tantôt, mais tu avais ton gilet Team Québec, qui te fait partie d'équipe Québec. Il y a une équipe Québec pour les femmes aussi, donc de football. Vraiment cool. Je vous ai expliqué la formule tantôt, mais pour les nouveaux qui vont découvrir aujourd'hui, chaque personne qui vient sur mon podcast qui a le droit à l'introduction. Donc, les filles, voici votre intro. Camille Luneau-Gagné et Charlotte Small, vous êtes les deux joueuses pour le Battle Angels, une équipe football contact féminine en Mauritie. Vous faites partie de la ligue CCWFL, qui est une ligue qui donne l'opportunité aux femmes de jouer au football contact, et ça à travers le Canada. Vous jouez toutes les deux pour le Battle Angel, la toute première équipe de football féminine en Mauricie, on parle ici de football contact, qui couvre la grande région de Trois-Rivières, Drummondville, Sorel et Sherbrooke, que vous m'avez même annoncé tantôt. Ensemble, vous faites partie d'un mouvement qui redémarre au Québec après la pandémie avec la création de votre équipe de football et le fait de joindre une ligue senior au Québec. Les trois autres équipes de cette ligue, on a les Blitz, les Jaguars et les Amazons. Camille, Charlotte, bienvenue sur La Game On, c'est un plaisir de vous avoir aujourd'hui. Le football, on connait tous ce sport comme étant un sport très masculin. Vous avez pris la décision de vous inscrire dans un sport de contact, mais aussi que peu de filles pratiquent. La première question qui me vient en tête, c'est comment que, en tant que femme, tu peux te dire, moi, je veux faire partie d'une équipe de football. Donc, à chacune de où est parti cet amour pour le football, le contact, disons, avec ce sport-là, pour un jour finir chez les Battle Angels? [00:04:41] Speaker C: Ben moi ça commence tout jeune en fait, c'est une passion dans ma famille, mon frère, mon père, ça fait partie de nos dimanches d'écouter du football. Donc j'ai toujours eu le rêve de jouer, jamais eu l'opportunité parce que le secondaire ne me permettait pas à ce moment-là à l'époque de jouer. Donc, ça reste un rêve que je veux faire, mais que malheureusement, je ne peux pas. J'ai d'autres affaires autour, donc je continue ma vie en jouant au flag à la place. Jusqu'à ce qu'en 2023, justement, Charlotte vienne me voir après une game de flag et me dit, t'attends-tu de jouer au football contact? Je n'ai même pas hésité, ça a été oui directement. Le lendemain, je me retrouvais avec des épaulettes et un casque sur un terrain de football. Et je n'ai pas hésité. Où il pleuvait, c'était dégoûtant. Ça a été ma première introduction avec un casque et des épaulettes sous la pluie. [00:05:34] Speaker B: Tu as connu le vrai football. [00:05:35] Speaker C: Oui, et je n'ai jamais retiré ça depuis. Ça fait environ quatre ans et je suis toujours dans cette équipe et jamais été aussi heureuse du choix d'avoir dit oui à ce moment-là. [00:05:48] Speaker A: Moi, j'ai commencé au secondaire. En secondaire 2, mon père s'est fait demander de coacher pour l'équipe du Collège Saint-Bernard. J'ai dit que si mon père coachait, je voulais jouer. Finalement, mon père n'a jamais coaché, mais je me suis présentée à la table d'inscription, de recrutement des équipes. Puis j'étais comme, c'est quoi la règle qui m'empêche de venir jouer avec vous autres? Parce que c'était écrit masculin dans l'inscription. Puis ils m'ont dit, ben, il n'y en a pas vraiment. Fait que deux, trois semaines après, j'étais là dans le gymnase avec tous les gars, puis j'étais comme ok, suis-tu vraiment à ma place là? Parce que j'étais toute seule, le fille, parmi 50 gars. Finalement, un peu de contact, un peu d'attrapage de ballon, puis ça allait super bien. Surtout que, genre, les gars, ils s'en foutaient. Ça leur dérangeait pas du tout que je sois là, voire même qu'ils pensaient que j'allais pas durer. Ils ont même pas pris le temps de m'intimider, si on veut dire ça comme ça. [00:06:44] Speaker C: Ah ouais? [00:06:46] Speaker A: Ouais, c'est ça. Puis là, quand la saison a commencé pour vrai, parce qu'au début, c'est juste comme try-out, puis tu vois si t'aimes ça. Ben là, ils ont commencé à soit être super friendly avec moi, pis genre c'est encore à peu près toutes mes meilleures amies, ou justement, ils me parlaient juste pas pis ils voulaient pas que je sois là. Mais ça m'a pas empêchée de jouer parce qu'en secondaire 2, ben moi j'avais cette grosseur-là. Pis eux, ils étaient vraiment petits. Petits et très maigrichons. Je me souviens, il y en a un, Il faisait même pas 100 livres mouillés. Puis moi, j'étais déjà à 120-130 livres solides. Fait que j'étais déjà une «machine », entre guillemets. Puis c'est ça. Toujours au long de ma secondaire, je suis restée avec les mêmes gars. Fait que ils se sont habitués. Puis là, finalement, ça allait bien. Puis j'ai une amie qui m'a rejoint. Fait qu'on était rendu deux filles dans la ligue, en fait. Parce qu'on était vraiment juste... nous deux. Puis là, parenthèse, c'est vraiment le fun parce que maintenant, il y a à peu près une fille par équipe de football masculin. [00:07:50] Speaker B: C'est-tu vrai? [00:07:51] Speaker A: Ouais, à peu près. [00:07:52] Speaker B: Je sais que le collège, l'Académie Saint-Louis à Québec, je crois, avait une fille qui avait un rôle quand même important en plus. Elle faisait pas juste botter, mettons. [00:08:03] Speaker A: C'est ça, les filles ne font pas juste botter. Ils plaquent et ils reçoivent des ballons. C'est tout des débits et des receveurs. Sinon, ils les mettent sur les lignes s'ils sont plus costauds. Moi, j'ai été débit toute ma vie. Après le secondaire, j'ai pleuré ma vie parce que je pensais que je ne jouais plus jamais au foot. J'ai été un walk-on au cégep de Drummondville. Puis là, il n'y avait pas tant de monde que ça. Fait que je suis restée. J'ai joué genre quatre jeux dans ma vie. On perdait 63-0. Fait qu'ils ont fait «Vas-y Charlotte, va jouer un jeu.» Fait que c'est ça. J'ai eu l'expérience collégiale. Puis là, j'ai repleuré parce que je pensais que je jouerais plus jamais de ma vie. Puis j'ai rencontré Camille Duquette, qui est l'autre fondatrice des Batons Angels. Puis elle m'a écrit un moment donné. Puis elle était comme «Charlotte, on part une équipe à Trois-Rivières. Tu veux-tu nous aider? Dans ce temps-là, j'étais à Drummondville,» fait que c'était pas si loin que ça. Fait que c'est comme ça que les Battle Angels sont nés. [00:09:02] Speaker B: C'est quand même fou. T'as joué à Drummondville? [00:09:07] Speaker C: Ouais. [00:09:07] Speaker B: Fait que t'as goûté au Cégep? Fait que t'sais, tu disais que les gars prenaient pas trop le temps de te gosser ou whatever. Probablement que la majorité t'as joué plus longtemps qu'eux. Probablement que tu joues encore. [00:09:17] Speaker A: Ben en fait, en mars, je l'ai compté récemment, pis en mars, ça fait 10 ans que je joue. Félicitations. [00:09:23] Speaker B: 10 ans de vrai football. [00:09:28] Speaker A: Ça c'est avec une année sabbatique de flag. Parce qu'au cégep, j'ai fait 3 ans. Mes deux premières années, j'ai joué au foot, mais pas la dernière. C'était des monstres. [00:09:37] Speaker C: Je ne voulais pas mourir quand même. [00:09:40] Speaker B: Il y a cet aspect-là. Qu'est-ce qui vous a vraiment fait accrocher au football? L'aspect contact, vous n'avez pas peur? Je comprends qu'aujourd'hui vous êtes adapté à votre jeu. Quand je dirais ça, le cégep, je joue à Lennoxville avec les Cougars, plus tu évolues à travers le cégep tu joues à travers les gens de ton niveau. Aujourd'hui, c'est un peu la même affaire dans votre cas à vous. Mais, genre, pour te dire, écoute, moi j'étais en train d'aller plaquer pis de pas hésiter deux secondes quand on te le propose et tout, genre, il doit y avoir de quoi qui vous a accroché, là, t'sais, autant. [00:10:22] Speaker C: Ben moi, personnellement, ça a jamais été un problème. J'ai déjà vu des accidents beaucoup plus... des accidents plus... Autant au handball, au flag, où j'ai vu des filles se faire péter la pommette de joue, littéralement. Chose qu'on ne verra pas au foot. J'ai vu des épaules déboîter au handball. Il y a des filles qui étaient dans les bus, ça se déboîtait toutes les épaules. Des accidents graves, j'en ai vu dans des sports plus soft, on va dire, comme le flag ou le handball, même si le handball, des fois, ça peut être dur. Mais le foot, ça n'a jamais été pour moi quelque chose que je me suis dit, ah non, non, je vais avoir peur. Je sais que c'est beaucoup le commentaire des gens, des femmes, surtout autour, mais en réalité, moi, le poste que j'occupe, je suis online, le contact, c'est souvent pousser les filles. Fait que déjà, là, je finis juste avec des bleus sur les bras. C'est comme le max de douleur que je peux avoir. C'est sûr que si l'autre équipe fait n'importe quoi puis joue mal, là, ça peut être là qu'il pourrait être plus dangereux, mais en règle générale, c'est tout du monde que demain matin, il faut aller travailler. Il n'y a personne qui veut se blesser dans cette ligue-là. Tout le monde joue en se disant qu'on ne va pas gagner la Coupe Stanley, on ne gagne pas des milliards en faisant ça. Demain matin, on retourne travailler. Donc, les filles sont plus prudentes. Et le fait de pouvoir jouer dans un sport où On n'a pas la même size, moi et Charlotte, mais on peut être dans la même équipe et avoir tous les deux un rôle hyper important. Ça aussi, c'est ce qui fait que j'aime le football parce que t'as pas besoin d'être la fille qui fait 120 livres pour jouer. Il en faut des filles plus grandes, plus grosses. Il faut de toutes les sizes pour avoir une équipe qui a du sens parce que ta QB, il faut que tu la protèges et il faut qu'il y ait quelqu'un qui vienne venir la tuer. Il en faut de toutes les 16, puis c'est un peu ça que j'aime. En fait, c'est une des raisons principales de pouvoir, moi à mon 16, d'avoir ma place dans une équipe, puis savoir que je suis importante aussi, que je ne suis pas juste mise là parce que Camille n'a qu'aux potes, ça ne s'en fout, on la met là. Non, Camille, elle a une importance, puis si Camille n'est pas là, bien... Camille, c'est un mur. C'est sûr, notre cube, il se fait ramasser, puis ce n'est pas le fun pour elle. Pour moi, c'est vraiment ça. C'est vraiment le fait d'accepter tous les gabarits, toutes les sizes dans une équipe. Tu sais, je le dis souvent quand je rencontre des filles qui viennent dans Outline avec moi, je suis comme, on a besoin de toi, on s'en fout de ton size, on a besoin de toi. J'ai besoin d'une fille qui va être là, qui va être forte et qui va empêcher l'autre de rentrer et de toucher au QB. On fera pas de toucher, on fera pas, mais on s'en fout parce que le sport, le football, c'est pas juste des touchers, c'est une grosse ensemble, une grosse équipe et il y a pas un sport qui représente mieux, selon moi, l'aspect de jouer en équipe que le football. [00:13:06] Speaker A: Moi, j'étais vraiment jeune quand j'ai décidé de jouer. Ça fait que c'était vraiment «out of spite» parce qu'on me dit que je ne pouvais pas jouer. [00:13:14] Speaker C: C'est ton sentiment de vouloir contradire les gens? Oui. [00:13:17] Speaker A: Non, c'est ça. Je voulais contradire les gens. Puis finalement, je suis tombée en amour avec le sport. Parce que maintenant, on me dit tout le temps, «Ben oui, mais tu as des équipes de filles.» Puis je suis comme, «Oui, je suis dans une équipe de filles. Puis je suis très bien là. Je suis à ma place.» Vraiment, c'était out of sight au début. Puis, je suis juste tombée en amour avec le sport. Ça fait que, ouais, c'est pas plus compliqué que ça. [00:13:40] Speaker B: C'est fou, mais l'affaire qui est intéressante, c'est que j'ai l'impression que, qu'est-ce que, qu'est-ce que, mettons, dans l'univers, mettons, des gars du football masculin, j'ai l''impression que qu'est-c'qui vous drive, vous, encore aujourd'hui, Qu'est-ce qui a été un peu oublié chez les gars? C'est bizarre à dire, mais ce que vous parlez, je pense que c'est la base, dans le sens que c'est le sport d'équipe par excellence, parce que tu peux avoir des gens de n'importe quelle classe qui jouent ensemble, de n'importe quel milieu qui jouent ensemble. que justement tu as un rôle qui est important parce que faire partie d'un équipe et avoir un rôle c'est quelque chose qui est très gratifiant en tant que personne mais c'est des choses que on est tous au courant mais j'ai l'impression qu'on oublie mais c'est tellement la base du sport. En tout cas moi je trouve ça beau de voir ça puis je pense que s'il y a une chose à retenir dans ce que vous disiez c'est vraiment ça c'est l'aspect de que c'est tellement un beau sport que même vous, vous pouvez y jouer et y avoir du fun et y être passionné par ça. Je vais être honnête avec vous autres, peut-être que j'ai un podcast qui parle de sport, majoritairement de football et tout ça, mais à vous voir parler, à voir comment vous êtes impliqués, j'ai aucune douleur à voir à quel point vous êtes vraiment plus passionné. Ce sport-là, c'est vraiment exceptionnel. J'ai envie de revenir sur les Battle Angels. Vous avez décidé de commencer ça. Vous m'avez dit que 2023 a été vraiment le moment où ça a commencé, les pratiques, tout ça. Parlons-en un peu de Battle Angels. Tantôt, tu as glissé un peu. Charlotte, comment ça avait commencé? Pourrais-tu, mettons, continuer avec cette histoire-là? Parce que là, il y a l'idée de le commencer, mais là, c'est de le faire vraiment, puis ensuite d'aller recruter. [00:15:24] Speaker A: En fait, on a un coach exceptionnel qui a décidé de nous prendre sous son aile. En fait, ok, on recommence au début, début. Après le cégep, il n'y a aucune opportunité pour les filles, sauf si tu vas à Montréal pour le Blitz. Le Blitz, ça fait 20 ans qu'ils sont établis, ils existent. On n'en parle pas assez, mais ils sont là et ils ont déjà joué contre les États-Unis et d'autres parties du Canada. [00:15:47] Speaker C: Ils sont souvent les plus connus aussi. Quand on parle de football féminin, ceux qui connaissent un peu ça, souvent connaissent les Blitz. [00:15:52] Speaker A: Oui, c'est ça. Puis là, justement, moi et Camille Duquette, donc... Pas moi. Pas elle. On est allées en même temps à une pratique du Blitz parce que les deux, on était comme, on ne peut plus jouer au foot à moins d'intégrer cette équipe-là. Pis, par après... [00:16:12] Speaker B: Je vais pas te couper, mais contre qui eux jouaient si... Ben c'est ça, c'est... [00:16:16] Speaker A: Il y a quand même un certain nombre d'années, ils jouaient aux États-Unis. Fait qu'contre d'autres équipes... Ok, ils étaient [00:16:21] Speaker B: quand même bien établis. [00:16:22] Speaker A: Oui, oui. Pis c'était une dynastie quasiment là, genre c'était... C'était des filles de... C'était des grosses filles, pis... Ah ouais, hein? Genre nous, la première fois qu'on a joué contre eux, on était comme «Oh shit, on va se faire ramasser, là.» Genre, ça sera pas drôle. [00:16:36] Speaker C: Mais aujourd'hui, c'est une de nos plus belles rivalités. [00:16:37] Speaker A: Oui, c'est ça. [00:16:38] Speaker C: C'est magnifique. Chaque fois qu'on arrive à leur faire au blitz, c'est l'une de nos plus grandes rivalités avec nous autres. [00:16:45] Speaker A: Mais c'est ça, eux, ils jouaient contre les États-Unis, puis les autres équipes aux États-Unis ont des passés criminels. Ils ne pouvaient pas rentrer au Canada pour venir jouer. Ils ont été kick-out de cette ligue-là. Ils ont joué contre l'Ontario. Moi, j'ai tout appris ça récemment. [00:17:02] Speaker C: Mais l'Ontario, après ça, c'est que la Ligue Sénior va le fermer et c'est rendu juste du mineur à Gatineau maintenant. [00:17:07] Speaker A: Oui, c'est ça. Le foot est comme mort pour les filles. Puis là, le blitz, il est resté. Il s'entraînait et il jouait pas contre personne, mais il restait là et il continuait à faire des pratiques. Puis là, justement, on a recommencé à avoir du foot féminin parce qu'on est plusieurs filles qui étaient comme, nous, on peut plus jouer nulle part. on n'a pas la chance de jouer, fait qu'on va partir une équipe à Trois-Rivières. Fait que là, justement, Camille Duquette m'a écrit, puis elle est comme «Charlotte, veux-tu nous aider à partir l'équipe de Trois-Rivières?» Puis là, moi, je suis embarquée tout de suite, tout de suite, là, parce que j'avais rien d'autre à faire. En gros, là, j'avais fini le cégep puis j'attendais l'uni, là, fait que j'avais vraiment rien d'autre à faire. Puis, c'est ça, son père, qui est comme notre DG un peu. [00:17:56] Speaker C: On l'appelle un peu comme ça. [00:17:57] Speaker A: Pour être sans lui, il n'y aurait pas d'équipe. C'est lui qui s'occupe d'aller chercher les fonds. C'est lui qui s'occupe des équipements. C'est lui qui s'occupe de tout dans le fond. [00:18:07] Speaker C: Toute la paperasse. Tout ce que nous, on s'occupe. Nous, on est là pour jouer. Puis on fait de la promote un peu aussi comme ça, d'un cégep et tout. Mais même ça, lui est là souvent derrière nous, avec nous, d'un cégep. Il est présent. C'est lui qui va chercher. Tout ce qu'il faut pour que nous, on aille juste à se présenter. Ça nous facilite beaucoup la job. Il y a une chance qui est là. [00:18:29] Speaker A: Lui, c'est le père de Camille. Puis on avait coach Jay qui coachait, je pense à ce moment-là, c'était l'équipe secondaire des Pionniers. Je suis ne pas certaine. Il faisait les Diablos aussi. [00:18:40] Speaker C: Oui, il était coordonnateur offensif des Diablos, c'est sûr. Mais je ne sais pas si c'était les Estacad ou les Pépas. [00:18:46] Speaker A: Estacad ou Pionnier. Lui, il a choisi de nous aider parce qu'il trouvait que c'était un beau projet. Il est encore là avec nous. Pour vrai, c'est un bon coach. [00:18:57] Speaker C: Ils croient beaucoup au fait que les femmes ont leur place dans un sport très masculin et qu'on ne pense pas s'imaginer. Le flag est en train d'exploser dans les dernières années. C'est super, mais ce n'est pas le même sport. Je le dis souvent, c'est la même base, mais ce n''est pas le même sport. Je n'ai pas le même plaisir quand je suis sur un terrain en train de faire du flag. C'est pas aussi chaud non plus. Oui, ça. Cette année, on n'a pas été si fait comparé à notre finale l'année passée. Mais je trouve que c'est pas le même sport, c'est pas la même chose. Comme je dis, c'est moins diversité. Il faut des gens mobiles à la ville et ici, il en faut des gens qui sont plus lourds. [00:19:43] Speaker B: Mais c'est pas le même sport non plus. C'est ça, vraiment pas. Moi j'ai eu du monde de flag qui me l'ont dit comme nous c'est du flag football qu'on fait et tout, c'est pas du football. Ils m'ont parlé de stratégie, c'est vraiment différent. Mais moi j'ai joué une saison de flag, pis moi j'arrivais là avec mon mindset de foot pis c'est pas la même affaire partout. C'est pas la même game. [00:20:03] Speaker C: On l'a vu dans la NFL quand les joueurs de NFL ont joué contre l'équipe de flag, c'est pas... On ne part pas avec la même mindset. C'est correct, ce n'est pas le même sport exactement. [00:20:15] Speaker A: Non, c'est ça. À la base, on était quatre. Puis là, on était comme, OK, c'est quoi nos priorités? Parce qu'il y en a du stock à faire. La priorité numéro un, c'était de trouver assez de filles pour pouvoir faire une équipe. Moi, j'étais à Drummond, j'ai commencé à Essayer de ramener du monde d'autres mondes. Juste des sportives, du monde qui ne joue même pas au flag. J'ai ramassé Léa qui était au basket. Au filier et au flag. [00:20:44] Speaker C: Moi et Clairceau. [00:20:45] Speaker A: Elle, Clairceau, il y avait... Non, il y avait quelqu'un d'autre. Il y avait Laurence aussi, qui était juste au camp de jour avec moi. Puis j'ai dit, ça te tente-tu d'essayer? Parce que c'était une fille de bon gabarit. Les hauts-lines sont difficiles à trouver. [00:20:57] Speaker C: Oui, c'est des perles rares. C'est difficile. [00:21:01] Speaker A: Fait que dès que t'en spots une, t'es comme «Hey, tu viens-tu jouer au [00:21:03] Speaker C: foot?» C'est ça qui s'est passé, t'es spotté direct. [00:21:06] Speaker B: C'est bon ça. Mais d'un gars aussi, ça paraît pas mal. [00:21:10] Speaker C: C'est top pour les genoux, je confirme. Mes genoux sont bars, c'est horrible. [00:21:14] Speaker A: À deux athèles. [00:21:16] Speaker C: J'ai deux ateliers et je suis tapé les genoux. C'est vraiment juste par précaution parce que ça ne fait pas grand-chose. J'ai mis deux genoux, ils sont morts et je n'ai que 27 ans. C'est ça. [00:21:29] Speaker A: On a commencé à ramener du monde et à chaque pratique, on avait un peu plus de nombre. Parce que la première pratique, je pense qu'on était comme… [00:21:39] Speaker C: La première extérieure sous la pluie, c'est sûr que ça n'arrête pas la pluie, mais on était quand même une quinzaine, ce qui n'est déjà pas si pire. [00:21:47] Speaker A: Mais tu sais, l'objectif, nous, on pensait qu'on faisait du 9 contre 9. Fait qu'il faut que tu fasses 9 fois 3, fait qu'on voulait être 27. 15, ce n'est pas assez. Ce n'est vraiment pas assez. Fait que là, justement, tu as une grosse pluie battante, puis on était comme, il n'y a aucune chance que les filles reviennent. Ils vont penser que c'est tout le temps ça. C'est mort dans l'oeuvre, on n'aura pas d'équipe. Puis finalement, l'autre pratique d'après, il pleuvait aussi, mais c'était moins pire. Puis on était rendu une vingtaine. Il y avait des personnes qui avaient réussi à ramener d'autres filles. Puis on faisait juste grossir puis grossir. [00:22:20] Speaker C: Et des filles de cette année-là, il y en a quand même une couple qui sont encore là dans l'équipe aujourd'hui. [00:22:24] Speaker A: On n'en a pas perdu tant que ça. En fait, c'est ceux qui étaient là parce qu'ils avaient besoin d'être là, ils sont partis après. Mais comme du monde qui ont vraiment trouvé leur place, on est une dizaine. [00:22:38] Speaker C: 12. Oui, qui seront là depuis l'année moins 1, qui sont encore là aujourd'hui. On est peut-être une dizaine. [00:22:45] Speaker A: Une dizaine. Quand même. On garde un noyau solide, puis là, on ajoute. [00:22:50] Speaker C: Là, on est arrivé à notre plus haut cette saison. Je pense 22, 23 filles. [00:22:54] Speaker A: 25. [00:22:55] Speaker C: 25, c'est un peu taille de jeu. [00:22:56] Speaker A: Je dis 6 contre 6. [00:22:57] Speaker C: En fait, c'est parce qu'il y a deux filles qui se sont blessées, c'est pour ça. C'est ça. On est tombé à 23, mais on est arrivé à 25 cette année, ce qui est vraiment exceptionnel. [00:23:07] Speaker B: 6 contre 6. [00:23:10] Speaker A: Comment ça marche? [00:23:13] Speaker B: On pourrait en parler de ça, de comment ça fonctionne, mais avant d'aller là-dessus, c'est tout que de l'organisation. On n'est pas embarqué dans... Est-ce que vous vous pratiquez en équipement? [00:23:26] Speaker A: Oui, on louait l'équipement aux pionniers. C'est pour ça que je pensais que Boucher était au pionnier. [00:23:30] Speaker C: Ouais, après, peu importe. [00:23:33] Speaker A: Mais c'est ça, on louait de l'équipement pour tout le monde. Puis des fois, il manquait de l'équipement. Fait que l'on décidait, OK, telle position, on est light. Fait que pas de casque, pas d'épaulettes. Puis d'année en année, on a acheté des épaulettes, on a acheté des casques, on a trouvé des pads. [00:23:50] Speaker C: Oui, c'est le cégep de Drummondville parce que je connaissais le coach là-bas qui nous a fait don de... [00:23:56] Speaker A: Le nouveau coach? [00:23:57] Speaker C: Oui, Nick. Qui nous a fait don de pads pour commencer. Les pionniers nous ont aussi aidé en nous vendant des épaulettes vraiment moins chères. Mais tu sais, ça c'est l'autre affaire. Les épaulettes pas faites pour des filles. Les épaulettes de filles. Moi, c'est horrible. Eux qui ont moins de seins, c'est moins cool. Mais moi, les autres online et tout seul qui ont un peu de seins, là, c'est horrible. C'est pas confortable du tout. Mais on fait avec parce qu'avoir des épaulettes de filles, il n'y en a pas beaucoup. Il faut aller à Montréal, puis il faut qu'on croise les doigts pour que la personne, le vendeur, il en aille cette journée-là. Ce qui est rare. C'est quasiment impossible. On a eu beaucoup de dons, puis tranquillement, pas vite, on a acheté nos propres casques. [00:24:41] Speaker A: On est sept peut-être dans l'équipe pour avoir nos propres casques, avec le logo des Bad Royals. Puis comme, c'est à toi, c'est à toi, il n'y a personne qui y touche. [00:24:50] Speaker C: Puis tranquillement, pas vite, l'équipe a acheté des casques pour le reste de l'équipe, puis des chandails aussi. On fonctionne beaucoup avec le financement. On a eu beaucoup de commandites, on a cherché. Ça, c'est aussi l'autre affaire. [00:25:06] Speaker A: Attends, je vais me tourner. [00:25:07] Speaker C: Ouais, tu peux tourner, on a quelques commandites. Donc eux, c'est grâce à eux qu'on a pu avoir nos chandails. Il y en a qui sont là, tu sais, les sœurs B.O.A. qui sont là depuis le début. On va leur donner un gros merci parce que c'est grâce à eux qu'on arrive à avoir des terrains, des chandails. Puis selon la première année qu'on a fait juste des jamborees, on avait juste des chandails de pratique. [00:25:29] Speaker A: On avait une équipe débutante. [00:25:31] Speaker C: La deuxième année, on était arrivés avec des beaux chandails qui étaient tous neufs, des pads qui fittaient tous. On avait des pads de la même couleur parce qu'on empruntait aussi des pads aux Diablos. [00:25:41] Speaker A: On avait des rouges, on avait des bleus, on avait des blancs. [00:25:43] Speaker C: Ça n'avait aucun sens. On était arrivés avec des pads qui fit, des chandails qui fit, des casques qui fit presque tous avec le beau logo des Battle Angels, celui-là ici. On arrive à avoir l'air d'un look d'une vraie équipe. Mais c'est grâce à des financements et plus que des filles rejoignent l'équipe aussi, ça l'aide. [00:26:02] Speaker A: Ça donne des contacts. [00:26:04] Speaker C: Il y a des nouveaux commandités qui sont arrivés parce qu'on a des nouveaux joueurs. Sinon, on ne les aurait probablement pas eus jamais. [00:26:12] Speaker B: C'est le fun. [00:26:13] Speaker A: Fait que c'est ça, nous, on est là depuis le début du début. Fait que nous, nos contacts sont épuisés. Je peux retourner voir la compagnie dans laquelle ma mère travaille, mais ça fait déjà trois ans qu'ils donnent. Des fois, ils sont comme moi, c'est assez eux. [00:26:28] Speaker C: Il ne faut pas être chanceux dans les compagnies, parce que justement, Disney, c'est un des contacts que j'ai. Mais si dans trois ans, ça ne leur satisfait plus et qu'ils ne veulent plus, on perd une de nos grosses commandites. Il faut aussi offrir de la visibilité à ces commandites-là qui nous aident, qui nous permettent de vivre un rêve. Pour ma part, c'est un rêve de pouvoir jouer au football. Un jour dans ma vie, j'avais jamais pensé pouvoir le faire. Quand le secondaire est fini, j'étais là, bon, c'est fini, puis on pense à d'autres choses. Avoir des filles, avoir des coachs et avoir des commandistes, je dirais que c'est nos trois chevals de bataille en ce moment. [00:27:07] Speaker B: Vous êtes bonnes d'avoir autant de commanditeurs, c'est quand même bon. [00:27:14] Speaker A: Ça c'est Martin. [00:27:15] Speaker C: On remercie encore une fois Martin. On ne pourrait pas assez le remercier de tout le temps et l'effort qu'il met volontairement de son bord. On ne le paye pas. Tout le temps que lui, il met pour nous permettre de nous développer. Oui, il y a sa fille qui joue, mais pas mal sûr que si sa fille, elle arrête de jouer pour exclure des raisons, il serait encore là. C'est notre papa. [00:27:44] Speaker A: C'est papa football. [00:27:46] Speaker C: C'est son nom. [00:27:48] Speaker A: Il y a plein de jokes avec lui. Toutes les filles l'adorent. C'est un amour. On l'adore. [00:27:54] Speaker B: Est-ce que votre communauté est quand même... Est-ce que vous êtes assez proches? C'est dans l'équipe. Je parle en termes de la ligue. Est-ce que vous avez une bonne communauté dans le sens où vous voulez faire évoluer le sport? Puis vous voulez les faire avancer. Est-ce que vous avez quand même une bonne communauté pour le faire tout le monde ensemble ou en ce moment... [00:28:16] Speaker C: C'est sûr que Team Québec peut avoir aidé un pas mal. [00:28:18] Speaker A: C'est sûr qu'on jouait contre des filles et on les connaissait pas personnellement. On essayait d'éclater, pis that's it. On les connaît pas, c'est juste... That's it, that's all. Mais là, avec Team Québec, on jouait avec ces mêmes filles-là, qu'on jouait contre. Fait que là, mettons nous l'année prochaine, toutes les filles qui ont fait Team Québec, ça va être quelque chose d'autre. Comme, il y en a plein. C'est vrai, c'est vrai. Tu n'as pas fait Team Québec, mais tu as quand même fait certains try-outs. [00:28:52] Speaker C: Oui, oui. Puis moi, j'ai pratiqué avec les O-Line. Aujourd'hui, les O-Line, j'en ai vu d'autres équipes. Aujourd'hui je les vois, je leur parle et je les adore. In-game, je ne joue pas contre les O-Line non plus, je joue contre les D-Line. Mais là, j'ai pu pratiquer, être sur une ligne avec eux. d'apprendre à les connaître d'un autre visage aussi. [00:29:13] Speaker A: Ça ne sera pas pareil. Il y a encore des filles qui n'ont fait aucun try-out et rien d'être au Québec. Eux, ils ont encore la mentalité qu'on ne les connaît pas et qu'on s'en fout. Mais tous ceux qui ont eu l'opportunité de faire l'équipe, on va être comme «hey mais moi je dormais avec elle, c'est ma roommate, je ne peux pas ne pas l'avoir de cette façon-là.» Ça va vraiment changer. Puis c'est aussi, on a eu, je ne sais pas si vous êtes au courant, mais WestJet a cancellé des vols. Nous, notre vol était là-dedans. Pendant 24 heures, il y avait une panique totale dans l'équipe de «est-ce qu'on se rend à Saskatchewan? Est-ce qu' on va être capable d'y aller?» Ça, je te dirais que c'est là que ça a built la plus grosse esprit d'équipe possible de Team Québec. Puis là, finalement, on a un donateur anonyme qu'on a... C'est ça, on peut pas en parler, mais on a réussi à se rendre. Puis là, on est revenus avec WestJet. Pis genre, on était vraiment chanceuses. Genre, tout au long de tout le truc, c'était bad luck par-dessus bad luck. Pis comme, on a forcé. Genre, on n'a pas... Ah, on a réussi à aller à la Team Québec. Non, on a forcé fort pour y aller. [00:30:25] Speaker B: Il y en a qui veulent y aller, mais il y en a qui veulent vraiment y aller. Vous avez fait partie des gens qui veulent vraiment y aller. [00:30:31] Speaker A: Genre, si tu voulais juste y aller à peu près, parce que c'est le vibe pis que c'est cool, ben... Si tout le monde c'était comme ça, tu n'y allais pas. On a été tellement forcés fort pour y aller. [00:30:44] Speaker B: On aurait dit que toutes les circonstances faisaient qu'ils ne voulaient vraiment pas vous avoir. [00:30:48] Speaker A: Mais c'est sûr, c'est sûr. [00:30:50] Speaker C: Mais partout, on va pousser qu'on va continuer parce qu'on a notre place. Peu importe où, les filles ont leur place dans ce sport-là. On va continuer. Ils ont poussé, on a partagé. Je n'ai pas pu faire grand-chose à moi de mon bord. de chez nous, mais quand j'en ai poussé et envoyé tellement d'amour et de criss, ils vont partir. Ils peuvent pas, on peut pas avoir tous vécu ça et avoir mis tellement d'efforts pour qu'ils n'y aillent pas. Parce que j'ai pas fait l'équipe pour faute de moyens, mais moi j'ai fait les try-outs, j'ai tous été là, je les ai toutes vues, puis c'est mes amis aussi. Je veux pas voir mes amis ne pas aller là. C'est de la sport aussi. [00:31:26] Speaker A: C'est ça. Juste Team Québec, ça a créé une plus grande communauté parce que tu apprends à connaître du monde que tu ne connaissais pas pantoute. Puis les coachs, ils sont là pour nous aider aussi. Le coach des Amazones, c'était mon coach, mon premier coach, mettons. J'ai tellement appris de lui que je ne peux pas ne pas respecter ce qu'il va faire l'année prochaine. [00:31:53] Speaker C: L'année passée aussi! [00:31:55] Speaker A: Ce que je trouve le plus plate, c'est qu'on n'a pas été capable de sortir de notre bulle de football féminin. Ça aurait été cool d'aller trouver un... C'est pas vrai, on l'a fait. On a des coachs de Concordia qui sont venus au camp d'entraînement. [00:32:11] Speaker C: Oui, c'est vrai. C'est vrai, c'est vrai, le coach d'O-Line. Oui, coach d'O Line, coach du Special Teams. Il était supposé partir, c'est parce qu'il avait eu un problème familial. Le coach d'O Line, c'est un coach de Concordia qui était supposé venir et y aller, mais il a eu un problème familial, je ne m'étalerai pas, mais il n'a pas pu y aller à Saskatchewan, mais il aurait dû être là avec les O-Line cette année. [00:32:33] Speaker A: Ils ont trouvé un autre coach finalement, donc c'était correct. Sinon, on avait aussi le coach de Special Teams et l'assistante coach de Concordia. L'assistante coach était notre coach de Special Teams. Juste ça, les gars de Cognou vont en entendre parler, qu'on le veuille ou pas. Ça va agrandir la communauté. Ça reste encore dans le football, Au moins, là, eux, ils savent que c'est possible pour les filles. Fait que là, ils vont peut-être faire «Hey, as-tu envie d'essayer d'aller jouer avec l'équipe la plus proche, là?» Mais en [00:33:06] Speaker C: même temps, c'est correct que ça reste dans le fond. Tu sais, ça reste qu'il faut que tu as une certaine bulle d'intérêt, là. Je veux dire, je ne vais pas parler à tout le monde de mon football parce que je te dirais qu'il y a du monde chez nous qui n'en a rien. Ils s'en foutent de moi, qu'ils vont prendre du football même si... Mais en même temps j'en parle tout le temps. [00:33:18] Speaker A: Ouais, c'est ça. Dans le fond, t'es juste fatigante. [00:33:20] Speaker C: C'est ça, c'est ça. Je suis juste fatigante! C'est normal que ça reste, mais ça va grandir tranquillement, pas vite, ils vont continuer. Mais nous, on a le désavantage de Trois-Rivières qui n'a pas d'équipe universitaire. Il y a les Diablos et les Diablos nous connaissent. Mais encore là, pas plus que ça. Ils nous connaissent parce qu'ils ont été coachés par notre coach et on a fait le même coach à l'époque. Mais ils ne nous connaissent pas plus que ça. Puis les universitaires, il n'y en a pas. Il n'y a personne pour continuer à nous amener, à nous aider un peu universitaires. Il n'en a pas. Il faut tout faire un peu cette démarche-là, tout seul aussi. Il faut essayer de trouver des coachs qui ont une belle expérience, comparé à Montréal qui se font coach par des coachs du Concordia. Ben nous, les coachs de Concordia ne viendront pas à Trois-Rivières nous coacher. Il y a ça aussi qu'il faut tout «build» nous-mêmes. [00:34:16] Speaker A: C'est ça là, on a coach Jay qui est pas mal solide. Puis coach Tom aussi, ça fait deux ans et demi qu'il est là. Ça, c'est nos deux coachs qui sont toujours là. Puis après ça, des fois, on a coach Dan, on a coach Marc qui viennent se greffer une fois de temps en temps. Mais pour vrai, c'est tellement difficile parce que nos coachs ne sont pas payés. Ils sont là parce qu'ils aiment le foot et qu'ils veulent fort que les filles aussi jouent. [00:34:42] Speaker C: Il faut que les coachs croient en une équipe. On n'est pas les meilleurs de la Ligue. On ne vous pète pas toutes quand on arrive. On reste une équipe qui commence aussi malheureusement. Il y a des filles chaque année qui arrivent qui n'ont jamais touché un ballon de football de leur vie et qui veulent essayer. Mais toutes ces filles-là ont leur place. C'est toutes des gens qui ont leur place et qu'on les accepte, qu'on les aime et qu'on les veut. Mais c'est des filles qui n'ont jamais joué. Une de nos all-in, cette année, n'avait jamais fait de sport d'équipe de sa vie. Fait qu'elle était arrivée, puis elle avait aucune idée où c'est qu'elle s'en allait. Elle est débarquée là, puis elle était là. Mais elle a excellé. Mais t'sais, ça a été de l'entraide. On n'a pas un coach qui coache que les all-in. Fait que t'sais, c'est moi de devoir l'aider parce que je suis celle qui avait le plus d'expérience à all-in à ce moment-là. J'ai trois ans d'expérience. Fait que, t'sais, ça reste que je suis là, t'sais. Puis lui donner l'information, puis l'aider au max. de ce que j'étais capable, puis même chose avec Charlotte Hadid. [00:35:35] Speaker A: Ouais, avec Léa. Léa est arrivée, elle a un background de foot parce que sa famille est dans le foot aussi, mais elle, elle ne l'a jamais jouée. Première pratique, on part avec des plaquets. Puis là, je suis comme, Léa, tu sais quoi, un plaquet, genre? Puis elle est comme, non. Puis là, je suis comme, OK, sort de la file, on va prendre la base, puis après ça, tu iras plaquer le demi. On n'a pas assez de coach pour pouvoir tout être coaché par position. On a deux coach, offense, defense, that's it. On s'entraide entre les filles, ceux qui sont plus vieilles dans l'équipe, à être les plus jeunes. On veut juste que l'équipe se développe. C'est juste ça qu'on veut en vrai. [00:36:16] Speaker C: Oui, on veut juste ça. Le but, c'est de gagner, évidemment. Mais on veut créer de quoi qui va durer, même quand moi je serai plus là parce qu'un jour je vais devoir arrêter de jouer. On veut que ça continue. Aussi que les petites filles qui nous regardent et qui sont comme «Christ, je suis en secondaire 3» et tous les gars ont eu leur maturité et moi je suis dans la même forme que là. Je veux continuer à jouer. Qu'il y ait une place pour elle, pour qu'elle puisse Puis justement, on en [00:36:46] Speaker A: a deux qui sont venus nous voir pratiquer. Puis nous, on leur a dit, tu sais, viens pratiquer avec nous. Genre oui, t'es pas assez vieille pour jouer, mais au moins, viens prendre des reps, puis viens voir c'est quoi le football féminin au lieu du masculin. Parce que Charlie, elle joue dans… [00:37:02] Speaker C: En tout cas… [00:37:04] Speaker A: Elle joue avec les gars en ce moment, mais elle s'en va sur son 15-16 ans. Ça devient des gros gars là, genre elle va continuer à jouer si elle est chanceuse, mais comme... Il ne faut pas qu'elle se baisse non plus. [00:37:22] Speaker B: Non, c'est ça, exact. Vous laissez la place à tout le monde, mais je pense que ça pourrait être aussi une belle vitrine de faire entrer les gens plus jeunes à s'entraîner avec vous. [00:37:33] Speaker C: On essaye. Ça, c'est l'autre défi. C'est de faire vivre la Ligue senior, notre équipe. Après ça, c'est de partir le junior pour qu'on ait nos recrues, qu'eux aient une place, qu'ils savent où aller et qu'ils aient le chemin vers nous. Mais c'est ça. [00:37:50] Speaker A: Il faudrait plus de coach. [00:37:52] Speaker B: Oui, c'est ça, c'est fou. Je ne pensais pas que les coachs allaient être le plus gros problème, mais écoute, si jamais des gens qui écoutent ça, puis ça leur intéresse de s'impliquer. [00:38:00] Speaker C: Que ce soit coach, commandite ou joueuse, la porte est ouverte. Tout le monde a sa place dans l'équipe. C'est un peu pour ça que ce que je disais au début, c'est ce que j'aime du football, tout le monde a une place. Peu importe le rôle à jouer. Tu sais, Martin, qui est un monsieur de 50 ans, On a une place, puis une des places qui est clairement très, très importante pour nous. [00:38:22] Speaker A: Puis tu sais, pour les filles qui nous écoutent, c'est de 18 à ce que ton corps décide d'arrêter. [00:38:26] Speaker C: Oui, c'est ça. On a des filles de 37 ans, mais elles vont continuer à jouer l'année prochaine. Elles vont en avoir 38. [00:38:32] Speaker A: Oui, puis à Team Québec, il y avait quelqu'un de 46 ans, 47 ans. [00:38:37] Speaker C: Qu'on salue, ça nous écoute. On la salue, Jeanne. [00:38:41] Speaker B: Félicitations à elle. 47 ans, c'est ultra impressionnant. Il n'y a personne qui ne peut penser à jouer. [00:38:46] Speaker A: Tout le monde pourrait penser que Tom Brady était plus vieux que ça. Tom Brady lançait le ballon. Comme Jerem et pas QB. [00:38:54] Speaker C: Tom Brady, c'était sa vie. Il était payé des millions pour être là. Pas nous. Nous, on paye pour être là. [00:39:03] Speaker B: Ouais c'est ça, pis ils veulent tellement pas vous voir aussi qu'ils vous bloquent vos avions et tout. [00:39:07] Speaker C: Ouais c'est ça, c'est ça. [00:39:08] Speaker B: J'aime tant que pas. J'ai envie de donner du pouce à ce que tu disais. Camille, sur votre site internet, j'ai pris le temps de regarder les Battle Angels, vous parlez de repousser vos limites et vivre l'intensité du football. Ça, c'est des mots qui ont été écrits sur votre site internet. Ça rejoint beaucoup avec ce que tu dis depuis tantôt, mais j'ai envie de vous entendre, en fait. C'est un programme qui a été fondé pour vous permettre de vous dépasser, de vouloir le développer, de vouloir pratiquer un sport que vous aimez. Mais j'ai l'impression que ça va un peu plus loin que ça. [00:39:41] Speaker A: J'ai eu un peu de la misère à me faire des amis filles, en général. J'ai été dans le foot toute ma vie, j'avais beaucoup d'amis gars. Mais en arrivant là, je pensais que j'allais être face à du monde comme des filles de volley du secondaire, un peu beaucoup de bitchage, puis comme backstabbing, puis des affaires comme ça. Mais non, c'est genre... Tout le monde pousse dans le même sens tout le temps. Puis comme... Les chicanes, chicanes, c'est pour des conneries. Pour vrai, je ne me souviens même pas c'est quoi nos chicanes, tellement que c'est con. Mais comme... Rien d'important que tu en [00:40:17] Speaker C: mets en pyrrhule l'équipe, je dirais. Des fois, ça peut être... Il y a aussi de la fatigue, il ne faut pas se noter. Il faut noter aussi que quand on commence en fin décembre les premières pratiques, puis on finit fin juin nos dernières games. Ça ne se peut qu'à la fin, ça commence à être fatigué. Ça peut être plus difficile émotionnellement. [00:40:34] Speaker A: Il y a de la tension, mais... Pour vrai, en général, tout le monde rame dans le même sens. J'irais pas jusqu'à des soeurs parce que j'ai pas de soeurs et je veux pas savoir, mais c'est des bonnes amies. Pour vrai, je peux écrire à à peu près n'importe qui dans l'équipe parce qu'il me manque... Mettons, j'ai besoin d'un lit, je sais pas moi, demain à Trois-Rivières, ben, j'ai au moins quatre personnes que je sais qui vont me dire oui. [00:41:00] Speaker C: Ah oui. Ben, je t'avais fait dormir chez nous avant. [00:41:02] Speaker A: Oui, oui. C'est ça, je t'ai allé dormir chez elle, j'ai failli dormir chez l'autre Camille, mais finalement j'avais un plan B, fait que c'était correct. Pour vrai, on est très soudés entre nous. [00:41:14] Speaker C: Maintenant, on n'a pas le choix parce qu'on sait qu'on est… C'est nous contre tout le reste. Pas des équipes, mais le reste, parce qu'il n'y a personne qui croit… Il n'y a pas beaucoup de monde qui croit au football féminin. C'est super cool. Puis c'est tout. C'est là, c'est super, super, félicitations. Puis ça va être là. Fait qu'il faut qu'on travaille tous ensemble pour avoir un objectif, c'est d'amener notre équipe à la victoire, mais à ce qu'elle reste longtemps aussi, là. Ça aussi, là, c'est un gros... Puis t'sais, c'est aussi beaucoup de défis, t'sais, mentaux, comme je disais. T'sais, en six mois, il s'en passe des choses. Moi, personnellement, ça a été une saison qui a été plus compliquée. Des séparations, des décès dans ma famille. Fait que j'ai eu... un tas de filles autour de moi pour m'aider et me permettre de finir la saison sans m'effondrer. [00:42:01] Speaker A: Elle est restée debout, la fille. [00:42:03] Speaker C: Et j'ai continué à protéger ma kiwi. Mais ça, c'est grâce à toutes les filles autour de moi qui m'ont aidée, qui m'ont permis de sortir de chez nous, d'aller m'amener à des pratiques, sortir de mon air un peu, qui était plus triste à ce moment-là. C'est grâce à toutes les filles de l'équipe. Dans d'autres sports, on va faire un sport pour pas chacun chez nous. [00:42:27] Speaker A: On avait mangé de la crème glacée après quasiment toutes les pratiques, c'était le fun. [00:42:31] Speaker C: Ça, c'était notre activité, mais encore là, on va à des games de foot tout ensemble, on fait beaucoup d'activités encore les 20 semaines. C'est rendu parmi mes meilleurs amis aujourd'hui parce qu'on fait des activités, on va à Ronde, on fait plein plein d'affaires. [00:42:44] Speaker B: C'est une richesse. C'est beau. C'est vraiment beau de voir ça. Ce que vous décrivez, c'est des choses que je comprends tellement. J'ai vécu ça moi aussi. C'est beau de voir. Maintenant, je comprends mieux pourquoi vous voulez l'entretenir. Vous voulez aller plus loin parce que c'est une richesse. Si tu parles à quelqu'un qui a joué au foot toute sa vie et qui a arrêté, le jour au lendemain, tu te dis qu'est-ce qui te manque le plus? C'est ça. C'est les boys, c'est la gang. [00:43:19] Speaker A: C'est l'hierrie qui vient d'arriver. [00:43:21] Speaker C: Il n'y a personne non plus qui comprend c'est quoi d'être là, debout, pis là, tu m'entends, moi, all-in, pis de dire, ben la fille à côté de moi, faut qu'elle fasse sa job parce qu'on a une job. Il n' y a personne d'autre que ma all-in qui est à ma droite pis ma all-in à ma gauche qui comprend ce que je vis, être le mur pour la QB. Pis la QB, y'a personne d'autre qui comprend c'est quoi d'avoir un mur devant toi pis faire comme qu'est-ce qu'il faut que je lance parce qu'eux sont là mais ils sont pas là éternellement. [00:43:45] Speaker A: J'ai 5 secondes pour lancer là. [00:43:47] Speaker C: C'est ça, pis t'sais, c'est pire qu'on l'a 5. [00:43:49] Speaker A: 5 c'est long là. [00:43:51] Speaker C: Si je lui donne 3, on est heureuse. Pis à Def, y'a personne qui peut comprendre c'est quoi être une gang pis de dire regarde, moi je rentre pis on y va ensemble pis on le fait. [00:44:01] Speaker A: Ben la DEF, c'est pas tout à fait la même chose, mais... Ouais, je [00:44:04] Speaker C: fais pas de défense, fait que j'ai moins l'image de la DEF, mais il y a... Je sais pas comment dire, là, c'est pas... Dans les autres pages, j'ai moins vécu ça, de comme... Si on le fait pas, ben t'sais, ça se fera pas, t'sais, c'est tout ensemble, pis il y a personne d'autre. dans mes amis à l'extérieur du football qui peuvent comprendre c'est quoi, d'être sur un terrain de football avec ces gens-là à côté de moi. T'sais, t'as d'autres amis à l'extérieur pis ils peuvent pas comprendre, c'est un autre type de lien, je trouve, là. [00:44:31] Speaker A: – Ouais. Je te dirais que le seul lien qui est semblable à ça, c'est quand je suis allée, genre, au Sénégal en secondaire 5, là. [00:44:37] Speaker C: – Ah ouais, OK. [00:44:38] Speaker A: – Ouais. Parce que justement, c'était... tu parles pas la langue, t'es isolée du monde, fait que tu te crées une bulle. Mais comme, même là, c'est... C'était un choix, mais rendu là-bas, c'était plus un choix. Alors que là, le foot, c'est que tu continues à «show up» et tu choisis d'être là à chaque jour. Il y en a des pratiques où ça ne te tente pas d'être là. Ça ne te tente vraiment pas d'être là. Il fait juste un peu trop froid à ton goût. Il pleut brûlant, genre une bruine. Le nombre de fois que j'ai fait comme «OK, il faut que j'y aille, mais une chance que ce n'est pas moi qui conduis parce que je ne serai pas là.» Tu choisis à chaque fois d'être là et c'est ça qui est vraiment beau dans l'équipe. [00:45:18] Speaker B: J'aimerais qu'on revienne sur Team Québec. [00:45:21] Speaker A: Oui. [00:45:22] Speaker B: Parce que cette année, ça fait exactement 10 ans que l'équipe Québec n'avait pas participé à un championnat canadien. On parle ici de Team Québec de football féminin. C'est quoi le vrai terme? [00:45:35] Speaker A: C'est Team Québec football senior féminin. [00:45:38] Speaker B: Team Québec en football féminin. C'est court, c'est court. Donc, t'as vécu l'expérience, t'as fait des try-outs, t'as vécu l'expérience complète de A à Z. Explique-moi comment ça marche, la formule. Est-ce que c'est les mêmes règlements? [00:45:56] Speaker A: C'est du football canadien. C'est du 3 essais. C'est du 12 contre 12 que la plupart des filles n'avaient jamais vu. Parce que justement, on joue du 6 contre 6 ici. [00:46:07] Speaker C: Même le trois essais, c'est ça? [00:46:09] Speaker A: Oui, mais c'est ça. C'est du trois essais. C'est du 12 contre 12. C'est vraiment plus gros que toi-même. Nous, on dit, fais ton 1 6e sur le terrain parce qu'on sait ce qu'on se dit. Là, c'est 1 12e. Tu te sens vraiment un petit dans tes shorts. Ah oui, c'est bien ça. Moi, je sais que j'ai de l'expérience. Je sais que je peux aider du monde qui sont plus jeunes. Il y avait une fille, ça faisait deux ans qu'elle jouait au foot. C'est sa deuxième année à vie, puis à ce point-là, puis elle sait... Il n'y a pas eu de coupure, là, très honnêtement. Mais elle est venue avec nous à Team Québec, puis elle a joué. Fait que le fait que moi, ça fait... Mettons, je le mets en parallèle. Moi, j'ai 23 ans, elle en a 18. Je sais que j'ai 5 ans de vie de plus qu'elle, mais j'ai aussi 7 ans de plus de foot. Fait que c'était vraiment comme... Genre, j'ai... J'ai eu une vague de wow, mais de l'autre côté, il y avait des filles qui ont 32 jusqu'à 46 ans, puis eux, ça fait 20 ans qu'ils jouent. Il y a des filles dans cette équipe-là, ça faisait 20 ans qu'ils jouent. [00:47:20] Speaker B: C'est fou, ça. [00:47:21] Speaker A: C'est fou. Ils étaient là au dernier Team Québec, puis ils ont fait tous les Team Canada entre... Ouais. Fait que quand je dis que... [00:47:30] Speaker B: Ils ont joué à l'international et tout, avec Team Canada féminins et seniors. [00:47:35] Speaker A: What? Ouais. C'est crazy là. Fait que moi je trouve que j'ai beaucoup d'expérience dans le foot. Mais pas tant. Justement, j'ai Virginie en tête. Elle, ça fait 20 ans qu'elle est là. [00:47:52] Speaker C: Puis elle est bonne. Je l'ai vue jouer, elle est bonne. [00:47:55] Speaker A: Oui, tu ne veux pas être devant elle. Elle nous racontait des affaires du football semi-contact. Vous irez le googler, parce que même moi, je n'ai pas trop compris, mais c'est crazy. Moi, je ne veux pas jouer à ça. Puis elle était comme «ça, c'est le fun». J'étais comme ok. Pis moi je trouve que le rugby c'est violent. Elle était comme non, le rugby c'est facile. J'étais comme ok. D'accord, cool. Pis t'sais on a une running back, elle s'appelle Marie-Lou, pis la première fois qu'elle est rentrée dans le thé, genre, Elle était en dessous de la pile parce qu'elle s'est faite plaquer et elle était à l'offense. Elle avait encore le ballon. Puis dès qu'on l'a vu, moi je n'étais pas là, je me suis fait raconter parce que j'étais à défense. Mais justement, Virginie, elle a dit «Marie-Lou, elle a fait ça. Encore!». Ça fait que c'était vraiment quelque chose. Le Team Québec, c'était… [00:48:46] Speaker C: Ça fait que si on aime le contact, clairement, oui. [00:48:49] Speaker A: Oui, oui, oui, c'est ça. Il y a du monde qui est «crazy». «Good crazy », parce qu'il en faut des de même pour jouer au foot. Les «running back» en général, moi je trouve qu'eux sont fous. [00:49:00] Speaker B: C'est fou, pareil. Je ne m'attendais tellement pas à ça. Just First, les teams canadiens, je ne savais pas l'aspect féminin du football contact. Je n'avais aucune idée de ce que ça ressemblait à quoi, mais c'est quand même beau de voir que ça a quand même été entretenu pour que ça fasse 20 ans qu'elle joue. [00:49:19] Speaker A: Mais c'est ça. C'est vrai, c'est ça, c'est impressionnant. Avant, il y a 10 ans, j'étais comme, je suis la seule fille qui joue au foot dans le monde. [00:49:31] Speaker C: Non, pas vraiment. Pas du tout. [00:49:34] Speaker A: Ouais, c'est ça. C'est vraiment plus gros qu'on pense, c'est juste qu'on n'en parle pas. [00:49:40] Speaker B: Je suis curieux de savoir, tu parlais du contact entre Système de contact, Vantime Québec, chose de même. C'est [00:49:57] Speaker A: similaire, c'est juste que ce ne sont pas les mêmes stratégies. Ce ne sont pas les mêmes jeux, ce ne sont pas les mêmes priorités et les mêmes façons de jouer. Une fois que le ballon est lancé, le ballon est lancé. Tout le monde se la balle, puis on essaie de... On fait notre plaqué, puis on fait nos affaires. C'est juste... Ta responsabilité sera pas la même. Tu sais, mettons en 6 contre 6, quand je suis corner, j'ai... Bien souvent, on fait du men. Parce qu'on garde ça men. On dit pas du bon men. Non, quand même, on se rend pas là. Mais comme... Je garde ma fille, puis si elle a pas la balle, après ça, je cours pour assister au plaqué. Ben, si je fais du men en 12 contre 12, c'est la même chose. C'est la même, même chose. Oui, c'est très différent parce qu'il y a beaucoup plus de monde souterrain, deux fois plus de gens souterrain. Mais à part ça, c'est du football. Puis, tu sais, nos coachs, ils nous disent là, c'est, hey, tu sais pas, joue au foot. Fais quelque chose. C'est juste ça. [00:51:00] Speaker B: La balle, elle se rend-tu bien les carrières? As-tu des bons bras quand même? [00:51:03] Speaker A: Ça dépend des équipes. Ça dépend vraiment des équipes. [00:51:05] Speaker C: Notre QB, elle est vraiment bonne. Elle se rend vraiment… [00:51:09] Speaker A: Elle lance très bien. Elle ne bouge pas beaucoup. Ce n'est pas un QB mobile, mais elle lance très bien. Le blitz, c'est le QB de la Ligue. Elle, ça fait aussi 10 ans qu'elle lance. Ça a été le dernier QB pour Team Québec, je pense. [00:51:26] Speaker C: Et Team Canada aussi. [00:51:27] Speaker A: Et Team Cannes. Elle, c'est un QB, un vrai, vrai très bon QB. Puis les autres QB très mobiles, ils lancent un peu moins, mais c'est souvent des jeunes. Des très, très jeunes qui n'ont jamais lancé avant. [00:51:40] Speaker C: Et pas très imposantes non plus, très petites. Nous, on a une QB peut-être un peu plus moyenne niveau grandeur et tout. Mais il faut quand même penser que quand les all-in se lèvent, Ils ne voient plus rien. Je fais 5 pieds 9. Notre QB était à 5 pieds 5. Quand on se lève, je ne vois plus rien. Je ne suis pas la plus petite, je ne suis pas la plus grande non plus. Toute notre ligne online, on est tous à peu près 5 pieds 9, 5 pieds 10. Quand on se lève... [00:52:06] Speaker A: C'est une petite online. [00:52:07] Speaker B: Oui, c'est ça. [00:52:08] Speaker C: Oui, mais dans le féminin, ce n'est pas si pire. Ça veut dire sûr qu'à 6 pieds 3, on serait beaucoup plus imposantes, mais quand même. [00:52:15] Speaker A: Je veux dire, la haut-line de Team Khan, c'était plus du 5 pieds 11 en général. Vous étiez petite. [00:52:27] Speaker C: Mais c'est ça, il faut que la QB ait une très bonne vision et tout, mais elle lance super bien. On ne parle pas des lancers de 45 verges non plus, mais quand même, ça se rend aux joueurs assez bien selon les jeux et nos joueurs se mettent à la bonne place aussi. C'est tout à ça, il faut que la joueur soit à la bonne place. La QB peut lancer exactement où ça devrait être, mais il faut que la joueur soit là. [00:52:49] Speaker B: C'est la question de timing. [00:52:51] Speaker A: Justement, vu que la QB ne voit pas grand chose, il pratique tellement qu'elle ne voit pas la fille, mais elle lance à la bonne place et le ballon est capté quand même. [00:53:00] Speaker C: Le gros défi, je pense, dans du 6 versus du 12, c'est le nombre de joueurs à qui elle peut lancer. C'est nos options. Vu qu'on n'a pas une QB super mobile, elle ne court pas beaucoup, mais elle lance super bien, mais elle n'a pas six options devant elle pour lancer. Elle en a deux ou trois, parce que nos deux all-in peuvent sortir en tie-down. Ça fait deux ou trois options à peu près qu'elle a pour lancer, ce qui n'est pas énorme quand tu joues au football. [00:53:29] Speaker B: Non, effectivement que ça ne fait pas beaucoup. Mais c'est ajusté aussi selon la grosseur de vos terrains, c'est tout ajusté selon ça. [00:53:41] Speaker C: Nos terrains sont un peu plus petits aussi, sinon ça ferait de la course en tabarouette. Mais l'objectif au final, et j'en ai déjà parlé avec le coach, c'est de se rendre à du 12. On veut monter jusqu'à du 12. On sait que ce n'est pas demain matin. On va y aller étape par étape. [00:53:57] Speaker A: Si on se fie aux chiffres qu'on avait cette année, l'année prochaine, on pourrait faire du 8, peut-être du 9. Ce qui serait vraiment cool, mais il faut que les autres équipes aussi soient rentrées. [00:54:07] Speaker C: Oui, c'est ça. Nous, on recrute. À chaque année, on arrive à recruter peut-être 5-6 filles. Fait que ça, si on continue, puis il y en a quelques-unes qui partent, mais si on continue sur cette lancée-là, on devrait atteindre le 30 filles d'ici un an ou deux, je dirais. [00:54:23] Speaker B: Moi, c'est ce que je vois. [00:54:25] Speaker A: T'es optimiste, mais oui. [00:54:26] Speaker C: Oui, je suis très optimiste. Non, mais ça n'est pas qui... Ça n'est pas... [00:54:29] Speaker B: On ne sait jamais. [00:54:30] Speaker C: On ne sait jamais ce que ça peut faire. Il ne faut pas oublier qu'il y a des juniors qui vont tomber seniors. On en a une couple qui attendent juste d'avoir l'âge pour venir nous rejoindre. J'en ai déjà deux ou trois en tête. Je parle de Félicien. Elle peut jouer avec nous l'année prochaine, c'est confirmé. Des juniors qui vont devenir seniors et qui ne vont pas pouvoir venir nous rejoindre. En discutant dans les écoles directement, ça nous permet de préparer la relève dans un futur. [00:55:04] Speaker A: Ce qui est cool, c'est que justement, quand tu as quelqu'un qui veut venir dans ton équipe, mais quelqu'un de la Rive-Nord n'est pas au courant qu'une équipe, c'est la Rive-Nord, puis nous écrit à nous, on ne va pas leur dire «Ah oui, viens avec nous », on va leur dire «Écris aux Amazones, on va t'éviter un 4h de route à [00:55:21] Speaker C: chaque semaine.» Mais la réalité est la même, s'il y a quelqu'un qui écrit aux Amazones ou aux Blitz, parce que le Blitz c'est quand même ça qui est le plus reconnu, mais elle habite à Shawinigan. Non, mais tu sais, il y a une équipe à Trois-Rivières, on a des filles de Shawinigan dans notre équipe, on en a plusieurs. Ça nous permet d'avoir quand même... Tu sais, nous, on a le désavantage et l'inconvénient d'être loin, mais on réussit à... [00:55:44] Speaker A: On ramasse tout. [00:55:45] Speaker C: Oui, on fait un grand périmètre. Comparant à Montréal qui, eux, se sépare en trois zones, donc Rive-Sud, Rive-Nord et Montréal. Mais, tu sais, nous, on arrive à aller. Puis, Québec n'a pas parti d'équipe cette année. Ça fait qu'on a réussi à aller chercher des filles de Québec aussi. Ça nous permet d''aller quand même assez loin de ce qu'on est capable de chercher comme pays. [00:56:02] Speaker A: Fait que c'est ça, on espère que Québec réouvre leur équipe, parce que ça ferait plus de compétition. Mais en même temps, les filles qui étaient à Québec, on aimerait ça qu'elles reviennent avec nous, parce qu'elles étaient super bonnes. [00:56:12] Speaker C: Puis super fines, puis ils font partie... Qu'ils veulent ou non, ils font partie de nous autres, puis on veut qu'ils continuent à venir nous aider, mais si c'est pas le cas... [00:56:22] Speaker A: Si jamais ils ne reviennent pas. C'est pas plus grave que ça. [00:56:24] Speaker C: Mais s'il ne regrette pas, j'espère que c'est pour partir une équipe à Québec et qu'elle va jouer dans Québec pour qu'on puisse les revoir sur le terrain parce que ça va être un peu la même affaire. Là, on l'a joué avec elle, on les a vus, donc maintenant, on va pouvoir jouer contre elle. Ça serait aussi, autant je vais les adorer pareil, même si je joue contre elle, mais ça va juste être différent. Parce que ça, ils vont être devant moi au lieu d'être à côté de moi, mais j'ai aucun problème avec ça, je suis prête. Je suis prête si c'est pour que ça l'ouvre et que ça fasse plus de compétition. Moi, j'adore. [00:56:53] Speaker B: Ou juste plus le fait que tu joues au point. Exact. 100%. Je pense qu'en termes de développement de ligue, si on veut vraiment pousser le plus possible le sport, il y a deux options. La première, c'est que vous assurez que vous lourdez tellement vos équipes que vous êtes capable de pas beaucoup d'équipes avoir du vrai football à 9 ou à 12. Puis là, ça pourrait peut-être commencer à grossir un peu plus. Ou d'ouvrir d'autres équipes à 6. Fait que là vous vous promenez un peu plus, mais là vous avez justement, vous prenez mettons l'avantage de vous promener plus pour mettre plus sa map, vous êtes qui. Justement en parlant de ça, t'sais là vous parlez beaucoup de les règles, comment s'organiser, tout ça. Mais juste avant qu'on arrive plus sur la finale j'ai envie de dire, si on se concentre sur sur vraiment l'équipe, la saison, les horaires. Pour quelqu'un qui voudrait s'inscrire maintenant, comment ça fonctionne une saison de football, juste en général, dans votre ligue en fait? J'ai envie de dire comment les matchs fonctionnent, comment les pratiques... [00:57:56] Speaker A: C'est dur à dire pour les autres équipes, mais mettons pour nous, c'est deux pratiques semaines, dépendamment de la disponibilité des terrains et toutes ces affaires-là. [00:58:05] Speaker C: Ça, c'est un combat à chaque année. [00:58:07] Speaker B: Ça, c'est sûr. [00:58:09] Speaker A: Mettons l'année passée parce qu'on est rendu dans la prochaine préparation. [00:58:12] Speaker C: On se prépare pour la saison 2027. [00:58:14] Speaker A: L'année passée, 2026, c'était le mercredi-jeudi avec des heures funky pour le jeudi. De 8 à 10 heures. [00:58:25] Speaker C: C'est moins pire que la saison 2025 où c'était de 9h30 à 11h30. C'était horrible. Mais c'est tout ce qu'il y avait et c'était au cégep. On n'avait rien. [00:58:35] Speaker A: C'était horrible. [00:58:37] Speaker C: Mais là, cette année, on a quand même été plus chanceuse. On avait au moins une journée sur deux qu'on avait un terrain. Mais ça a été de la chicane d'avoir des lumières. C'est ses autres affaires, mais bon. [00:58:47] Speaker A: Puis on se bat aussi avec le soccu. qui veulent tous les terrains, mais c'est ça. Deux pratiques semaines, puis on a une game le… c'est le samedi ou le dimanche? [00:58:56] Speaker C: – Le dimanche. [00:58:56] Speaker A: – Le dimanche? [00:58:57] Speaker C: – Le samedi, c'est un walkthrough. [00:58:58] Speaker A: – Ah, c'est ça, mais moi j'allais pas au walkthrough parce que c'est loin. [00:59:01] Speaker C: – Ouais, c'est… [00:59:02] Speaker A: – Ouais. – C'est ça, fait que minimum deux fois semaine parce que t'essaies d'aller au moins une pratique semaine pour être up to date. pis une game. [00:59:13] Speaker C: Pis le lundi on avait du tape. Fait qu'on regarde la game le dimanche. [00:59:18] Speaker B: Ils sont filmés en plus aux games? [00:59:19] Speaker C: Ouais, nos games sont tous en ligne, ils sont disponibles sur YouTube. [00:59:22] Speaker A: Nice! [00:59:22] Speaker C: Dans le site de Battle Angel, je te transfère ici. [00:59:26] Speaker B: Ouais, je suis curieux de voir ça. J'étais pas allé jusqu'à YouTube. [00:59:31] Speaker C: Ben, t'es un peu caché, c'est ça l'affaire. T'es un peu caché. Mais tous nos games sont disponibles. Pis là, il y a les highlights de la saison 2025. Celle de 2026 devrait sortir quand je finis par la faire. Toutes nos games sont disponibles en direct tous les dimanches quand on joue. On les regarde les lundis avec les coachs. [00:59:54] Speaker A: Et on fait de la stratégie pour la semaine d'après. Cette année, c'était aux deux semaines, les games. Vu qu'on avait juste quatre équipes, on avait un bye week à chaque semaine. Mais c'est ça, on se prépare pour la prochaine game. [01:00:06] Speaker C: Mais les inscriptions, là on n'est pas en période d'inscription en tant que telle, mais on prend tout le temps les noms. En fait, chaque année, en décembre avant Noël, il y a une pratique pour accueillir ceux qui sont les nouveaux. C'est se revoir avant le début de la saison. Ce n'est pas une grosse pratique. C'est vraiment juste se retrouver, se revoir, ceux qu'on a moins vu. [01:00:30] Speaker A: Souvent, on n'a même pas de casse pour cette pratique. C'est juste commencer à se remettre en forme. [01:00:35] Speaker C: Et se revoir, se retrouver, refaire cette équipe. [01:00:38] Speaker A: Attraper des ballons. [01:00:39] Speaker C: Puis après ça, à partir de fin janvier, c'est une à deux fois semaine, souvent les fêtes de semaine où on fait de l'intérieur. Gymnase et des fois c'est synthétique intérieur, ce qui est plus rare parce que, encore une fois, c'est une question de prix. La majorité des filles sont à Trois-Rivières, le terrain à Trois- Rivières coûte très cher comparé au terrain à Drummondville. Mais le moins de filles descendent à Drummondville, c'est une question de prix et d'avoir le plus de filles possible. C'est un peu tout le temps ça, toute une question d'argent. Et puis après ça, en avril, on tombe à deux pratiques semaines à l'extérieur. Ça ressemble un peu à ça. Ça fait que c'est quand même... C'est du compétitif. On est là pour gagner. [01:01:23] Speaker A: Ce qu'on n'a pas fait cette année. [01:01:25] Speaker C: On a zéro victoire cette année. L'année passée, on a fait une deuxième. Cette année, zéro victoire. Il y a plein d'affaires qui peuvent varier, qui dépendent. C'est jamais pareil. Pourtant, c'est le même noyau de fille. Le même noyau de coach. C'est la même affaire, mais ça a été complètement différent. Même que les Blitz n'ont pas gagné les séries cette année. [01:01:47] Speaker A: Ce n'est pas les champions de cette année. [01:01:49] Speaker C: Ils ont tout gagné depuis 20 ans et cette année, ils se sont fait détrôner par les Jaguars. [01:01:54] Speaker A: Qui est une nouvelle équipe. [01:01:55] Speaker C: Il y avait du junior. [01:01:58] Speaker A: Oui, c'est ça. [01:01:59] Speaker C: Le football, c'est ça aussi. C'est du aller-à-toi tout le temps. [01:02:04] Speaker A: C'est plus du roche-papier-ciseaux que du «t'es fort ou t'es poche». [01:02:07] Speaker B: Ça c'est intéressant, vous vivez les mêmes cycles que nous on vivait aussi. Comme quoi, vous pratiquez le même sport quand même. [01:02:18] Speaker C: C'est le même sport, ce qui est différent c'est qu'on est des femmes mais c'est la même affaire. Nos coachs ne nous voient pas comme des femmes. On est des joueurs. C'est ça, c'est des joueurs. Il n'y a pas de sexe, il n'y a pas de... Puis ils nous traitent comme ces joueurs, comme ils traiteraient ces joueurs. Puis ils nous respectent comme ils respectent ces joueurs, donc c'est... [01:02:40] Speaker A: Puis tu sais, le nombre de fois que moi, j'étais juste fatiguée, fait que là, j'ai une critique, puis là, je me mets à pleurer, genre... C'est pas que je ne prends pas ta critique, c'est juste que j'étais émotionnelle, puis comme je suis fatiguée, puis whatever. Mais le coach, il te regarde dans les yeux, puis il fait comme si ça n'arrivait pas. Fait que tu ne te sens pas mal d'avoir des émotions, genre. [01:02:58] Speaker C: Puis c'est correct, il en faut des émotions. Je l'ai appris peut-être un peu à mes dépens, mais... C'est un sport très émotionnel, ça vient le chercher en dedans que toi. À un moment donné, à tous les deux jours, deux fois par semaine que t'es sur le terrain, que tu pratiques, que t'es tout le temps avec la même gang aussi, autant que je les adore, autant qu'à un moment donné, on voit que les mêmes personnes à tous les jours. Je voyais que ces filles-là et on voit que nous. C'est correct, j'adore ça, mais on covoiture aussi. Les filles avec qui je covoiture, c'est les mêmes à chaque semaine. Ça crée des liens très forts. [01:03:29] Speaker A: Ça crée des frictions aussi. [01:03:30] Speaker C: Oui, ça peut créer des frictions, mais ça crée surtout beaucoup de fatigue. Et moi, le lendemain matin, à 7h30, il faut que je sois à l'usine pour aller travailler parce que c'est ce que je fais dans la vie. Je travaille. Le lendemain matin à 7h30. Je finis à 4h30. Je retourne chez nous. Je me prépare. [01:03:46] Speaker A: Je repars. [01:03:48] Speaker C: Oui, il y a de la fatigue, mais tout ensemble permet aussi de tout s'amener vers le haut. Mais c'est beaucoup de fatigue et beaucoup d'émotionnel malgré tout. On a le droit d'être émotionnel. On a le droit d'avoir des problèmes personnels aussi. Chacun dans nous, on a notre vie en dehors. Mais on est tous là pour s'aider et s'amener parce qu'on fait tout pour une affaire. On le fait pour l'équipe. [01:04:14] Speaker B: Merci d'avoir partagé ça. En finissant les filles, j'aimerais vous entendre en fait. Sur... en fait depuis le début on a parlé de... qui vous étiez, les Battle Angels, le football, contact féminin. Je pense qu'on a quand même bien réussi à mettre un peu de l'eau à la bouche derrière c'était quoi ça. Donc en finissant, vous êtes venu pour une chose en particulier, c'était mettre de l'avant votre programme. En ce moment, vous avez beaucoup de problèmes avec les coachs, avoir des coachs, avoir des joueuses. Écoutez, Si jamais vous écoutez ça, vous voulez vous impliquer, sachez que oui, les battle rangers sont là, mais il y a une ligue qui existe. Donc, prenez le temps de vous informer là-dessus. Je pense que ça pourrait être important. Si vous êtes une fille aussi qui regarde, qui est intéressée, pourquoi pas l'essayer. [01:05:04] Speaker C: Et rien n'est... Venez l'essayer une fois. Si vous n'avez pas ça, c'est correct. [01:05:09] Speaker A: Venez l'essayer trois fois. [01:05:10] Speaker C: Trois fois aussi. Mais vous allez aussi voir c'est quoi l'équipe. Parce que souvent les gens sont là, je ne suis pas sûre, puis ils ont vu d'autres forces séniores, puis ils sont comme, ah bien c'est juste ça. Mais quand t'arrives dans un Battle Angels, ou puis je ne suis pas sûr que c'est le même dans une autre équipe, tu rentres dans une famille littéralement. Le monde, ils sont là, tout le monde est ensemble. Tu ne rentres pas juste dans une équipe, tu rentres dans une famille, puis c'est quand même ça qui est magnifique aussi. [01:05:34] Speaker B: Donc en finissant, j'aimerais vous entendre chacune. C'est bien correct, j'adore l'intervention. Je crois qu'en fait, ça avait sa place sans vouloir inciter ou être en mode recrutement. Je veux que ça vienne vraiment de vous, de qu'est-ce que vous pensez, mais selon vous, En ce moment, qu'est-ce que tu dirais à une fille qui était dans votre position avant, ou qui pense peut-être que pour elle, c'est terminer le sport, terminer le football, ou qui aimerait se dépasser? Bref, à tour de rôle. On va dire ça de même. J'aimerais qu'à tour de rôle, en fait, vous preniez le temps de vous exprimer là-dessus. Qu'est-ce que vous diriez à une fille plus jeune, qui pense peut-être que c'est la fin pour son sport ou peu importe, qu'est ce que vous diriez à cette jeune fille? [01:06:17] Speaker A: J'aimerais vous entendre. Ben moi, je pense qu'il faut... Il faut que tu aies espoir qu'il y ait quelque chose plus loin. Même si, en ce moment, genre, tu penses vraiment que c'est fini, fini, genre, prends un peu de recul. Vis tes émotions, premièrement. Ensuite, prends un peu de recul, puis dis-toi, OK, c'est quoi ma prochaine étape? Parce que même si tu penses que ton sport, il est fini, il y a une variante. Comme moi, quand j'ai pensé que le foot était fini, à la fin de mon cégep, bien, j'ai commencé le flag, Pas le même sport, mais qui est assez similaire pour que je sois épanouie là-dedans aussi. Finalement, j'ai eu la chance de retourner dans mon sport. Mais si ton sport, c'est le flag et tu as tout le temps des punitions parce que tu es trop violente, peut-être que c'est le temps d'essayer du contact. Peut-être. C'est ça. Garde espoir, garde la tête haute. C'est sûr qu'il y a quelque chose d'autre qui va cliquer si jamais tu ne peux pas continuer dans ton sport. [01:07:16] Speaker C: Je suis quand même vraiment très d'accord. Moi, j'ai arrêté un sport pour différentes raisons, mais j'ai trouvé mon bonheur dans d'autres sports. Il y a toujours quelque part une place pour toi. Puis, moi, je lancerais peut-être un message aux filles qui ont peut-être un peu plus ma shape. Des fois, on n'a pas été exclues de certains sports. Le football, puis il y en a d'autres sports, là. Mais laisse, moi, je ne vais pas crier pour ma paroisse, là. Prêcher pour ma paroisse quand on dit excusez. Mais moi, mettons, Le football a permis de me permettre de m'épanouir dans un sport avec la size que j'ai. J'en suis consciente, je sais à quoi je ressemble. Mais il y a d'autres filles et d'autres gens qui sont peut-être moins à l'aise avec leur corps, moins confortables. Ils aimeraient ça faire du sport, mais ils ne peuvent pas parce qu'ils n'en font pas 120 livres. Ils ne sont pas aussi agiles qu'une charlotte. Mais ce n'est pas parce que tu n'es pas aussi agile qu'une charlotte qu'il n'y a pas de place pour toi quelque part. que ce soit au flag ou au foot ou dans n'importe quel autre sport, mais tu sais, il y a une place pour toi n'importe où. Puis tu sais, c'est un message que moi je trouve quand même très important parce que j'aurais aimé qu'on me le dise peut-être avant. Il y a une place pour toi puis c'est correct. Tu sais, vas-y, tu sais, même pas importe le size que tu fais, il y a une place pour toi dans n'importe quel... dans un sport, le football encore plus parce qu'on les veut, on veut toutes les sizes, nous on en a besoin de toutes. mais il y a une place pour toi, puis n'hésite pas. N'aie pas peur d'essayer un nouveau sport, même si ce n'est pas celui qu'on t'attend. J'ai fait du flag, on m'attend peut-être pas là pour mon agilité, mais j'ai ma place pareille. Puis c'est pareil pour chaque fille qui n'a peut-être pas le size qu'on s'attend pour faire du sport d'un certain niveau. [01:08:55] Speaker B: Merci. [01:08:57] Speaker A: Merci. Merci à toi. [01:08:58] Speaker B: Donc tout le monde, c'était le Game On podcast. Nos invités aujourd'hui, Camille, Charlotte, merci les filles. C'était très très apprécié. Quelle belle discussion, quelle belle découverte j'ai envie de dire. Je ne m'attendais vraiment pas à ça aujourd'hui. Vraiment cool. [01:09:12] Speaker A: Merci à toi. [01:09:13] Speaker B: Ça fait plaisir.

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