Ép.73 | Jean-Philippe Rutabayiro - 10% de chance, 40% de talent, 50% de mental

Episode 73 September 04, 2026 01:53:02
Ép.73 | Jean-Philippe Rutabayiro - 10% de chance, 40% de talent, 50% de mental
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Ép.73 | Jean-Philippe Rutabayiro - 10% de chance, 40% de talent, 50% de mental

Sep 04 2026 | 01:53:02

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[00:00:00] Speaker A: Je me sens à ma place. C'est l'endroit où j'ai toujours voulu être. Et la vision que j'ai avec la BTC Academy, c'est d'aider 10 millions de personnes par année. [00:00:09] Speaker B: Jean-Philippe Rutabayero est un ex-joueur professionnel de football et fondateur de la BTC Academy. [00:00:15] Speaker A: L'excellence, c'est pas une switch, c'est un mode de vie. Pour chaque succès, il y a eu des centaines d'échecs. À chaque fois que je recevais un non ou un no, pour moi, ça voulait dire next opportunity. Si tu reçois un non, c'est qu'il y a un oui quelque part. Si je te dis aujourd'hui, William, que tu es à 99 non d'avoir ton oui, les noms deviennent excitants. Et c'est comme ça que l'expérience Orana a été créée. [00:00:38] Speaker B: Mais pourtant l'aspect mental, c'est l'un des aspects les moins parlé ou les moins travaillé. Comment qu'on peut bâtir cette confiance? [00:00:44] Speaker A: 16, 17, 18, 19 ans. Je ne jouais pas. J'étais un joueur réserviste dans toutes les équipes où j'ai joué. Les outils qu'on avait développés m'ont permis de changer un peu le narratif. J'étais l'acteur principal, j'étais l'auteur de mon histoire. Un des exercices qui fait partie de l'entraînement mental BTC, c'est d'écrire trois victoires-succès. Des actions positives qui viennent de toi, qui te rendent fier. [00:01:13] Speaker B: Tout ça a parti parce que t'as pris la décision de travailler sur toi-même. [00:01:17] Speaker A: C'est le coaching mental. S'il y a un des clics qu'il y a eu dans mon chemin, un des clics, c'est le coaching mental. BTC, ça veut dire quoi? [00:01:25] Speaker B: B de... Bonjour tout le monde, ici William Rochefort. Je vais juste prendre 30 secondes de ton temps avant que cette excellente émission commence pour te remercier d'avoir pris le temps, à travers toutes les émissions que t'aurais pu choisir, d'écouter la mienne d'aujourd'hui. J'mets énormément d'heures, beaucoup de travail à travers mes études, les projets entrepreneurials, ma vision pour sortir toutes les semaines des émissions exceptionnelles. J'ai un objectif pour l'automne. J'veux atteindre les 1000 abonnés d'ici Noël. Présentement, peu importe la plateforme sur quoi que t'écoutes, abonne-toi, ça serait super cool. Ça coûte rien, ça me soutient énormément à développer. mon projet, le podcast. Sur ce, je te remercie beaucoup. Prenez le temps d'écouter cette émission-là. C'était William. Peace. J'ai commencé à vraiment m'intéresser plus à ça, puis à lire là-dessus. Puis, j'ai lu un livre, ça s'appelle «Meditations». Puis, ça a été écrit par Marcus Aurelius. Exact, tu connais. [00:02:32] Speaker A: C'est cool. Là, c'est un autre monde. [00:02:35] Speaker B: Oui, oui, ben red. Ça n'a rien à voir. [00:02:38] Speaker A: Un autre monde. [00:02:39] Speaker B: Ben red. Puis, quand... Tu sais, ils disent souvent, tu vas lire un livre, il y a certains passages qui vont vraiment te marquer, puis certains d'autres qui ne vont pas te parler pendant tout. Puis, c'est pour ça qu'un livre ne devrait jamais être lu juste une fois. Moi, ce livre-là, c'est exactement ce qui est arrivé. C'est qu'il y a certains passages que j'étais comme, je n'ai aucune idée de ce qu'il veut dire, mais il y en a d'autres qui m'ont frappé, genre vraiment. Je ne sais pas pourquoi, mais le fait de l'avoir lu et d'avoir eu l'intention de dire, regarde, moi, je veux lire ce livre-là. Ça m'a plus resté en tête, ça m'a plus marqué que je m'assieds, mettons, puis je vais en cours, puis c'est un cours de leadership. J'sais pas pourquoi, y'a eu un clash, y'avait probablement plus aussi l'intention de, qui était là. Mais t'sais, moi c'que j'en retiens c'est ça, t'as juste une vie à vivre, mais pourquoi pas vivre la vie que t'as envie de vivre? Pis là, depuis que j'ai entendu ça, j'étais comme «ok fuck it », genre, j'm'en fous. J'ai pas besoin de me faire aimer par tout le monde. J'ai pas besoin de... Ça fait partie de la vie, mais moi, je suis plus grand que ça encore. J'ai pas besoin de ça dans ma vie. Moi, je sais ce que je veux, puis je vais aller le chercher. Puis, il y a une quote qui dit, puis ça, c'est ma quote préférée du livre. Il dit... Il dit... Alors, c'est quoi qu'il dit? Il dit, c'est... C'est fou. Est-ce que tu lis? [00:04:29] Speaker A: Tous les jours. [00:04:31] Speaker B: Ouais? [00:04:31] Speaker A: Dix pages. [00:04:32] Speaker B: Ah ouais, c'est bon. [00:04:34] Speaker A: Dix pages. Dix pages... des livres que je n'ai jamais lu. [00:04:38] Speaker B: C'est fou, c'est fou. [00:04:39] Speaker A: C'est qui me parlent, donc livres qui résonnent, qui ont résonné, que je relis. Les mots... Les mots, ça construit une vie, hein? [00:04:51] Speaker B: 100%? [00:04:52] Speaker A: Ça construit une vie. Et moi, j'ai cet amour-là pour les mots. Je sais pas si ça va être un chapitre qu'on va aborder, mais j'ai toujours adoré écrire. J'ai écrit toute ma vie. Tous les jours, j'écris. J'ai une routine d'écriture. Donc, ouais, il y a quelque chose de spécial avec la relation que j'ai avec les mots. [00:05:13] Speaker B: Ah, mais ça, c'est intéressant. Quand tu dis que t'écris, genre tu journal? [00:05:16] Speaker A: Mais j'ai écrit deux livres. [00:05:19] Speaker B: T'as écrit deux livres? Ça, je ne l'ai pas trouvé dans ton CV, man. [00:05:23] Speaker A: Ça, je savais qu'il faut creuser. [00:05:25] Speaker B: Ah ouais, hein? [00:05:25] Speaker A: Ouais. Deux livres de poésie. [00:05:30] Speaker B: De poésie? OK, ça l'a... Est-ce que c'est de la poésie dans ton branding un peu? Il n'y a aucun rapport? C'est juste par passion, par amour? [00:05:41] Speaker A: C'est vraiment un autre chapitre complètement de ma vie, mais j'ai toujours aimé écrire et la chose pour moi qui connecte tous les êtres humains, c'est l'amour. spécialement dans le monde dans lequel on vit, ce message-là pour moi, c'est un message que j'avais dans mon cœur et un message que je voulais partager avec tout le monde. Et c'est comme ça qu'en 2021, j'ai publié mon premier livre et j'avais bâti une communauté qui était à ce moment-là assez impressionnante, mais de personnes qui n'avaient aucune idée Jean-Philippe Ruitabueru était qui? Il n'y avait aucune idée de l'athlète, il n'y avait aucune idée de... Mais qui connectait avec ces mots-là. Et le premier livre, pendant plusieurs mois, était best-seller dans sa catégorie. [00:06:46] Speaker B: No way. [00:06:48] Speaker A: Sur Amazon. J'ai self-published, publié de manière indépendante. J'avais une équipe qui s'occupait du côté artistique, mais j'étais le leader de cette vision-là. Et j'en ai publié un deuxième en 2022, un an après. [00:07:04] Speaker B: Ça, c'est malade. [00:07:07] Speaker A: C'est vraiment quelque chose que j'ai fait. Je sens que c'était vraiment un chapitre, mais cette habitude-là, cet amour-là pour les mots, et je t'avouerais même, l'essence du message que je partage aujourd'hui, pour ceux qui ont connu cette partie-là ou ceux même qui me connaissent profondément, c'est pas tant différent. C'est juste que là, c'est appliqué avec l'amour de ma vie, le premier amour que j'ai eu, le foot, le soccer. Et il n'y a pas meilleure façon de partager un message de manière authentique que quand ça vient d'une place, d'un lieu vraiment pur, d'amour pur. Donc c'est... Alors c'est pour ça que Marcus Aurelius, plusieurs livres sur le leadership aussi, John Maxwell que j'adore. Il y a tellement d'auteurs qui m'ont marqué, mais qui m'ont permis de me former, de construire. On a tous des chapitres de notre vie, je pense qu'on est tous en construction de toute manière. Mais il y a des chapitres où tu te sens appelé à développer, à te forger, peut-être à renforcer certaines valeurs. Et pour moi, ça a été des chapitres marquants dans ma vie. [00:08:25] Speaker B: Ça, c'est vraiment cool. Mettons, si tu avais un top 3, c'est un podcast assez sportif. Les gens qui me suivent souvent, c'est des coachs, des jeunes athlètes, des gens qui ont des rêves dans le sport. Si tu avais à faire un top 3, mettons, sur les meilleurs livres pour le développement d'un athlète. [00:08:47] Speaker A: Top 3. The Compound Effect, l'effet cumulé. Atomic Habits, James Clear. [00:08:59] Speaker B: I love it. [00:09:00] Speaker A: Tous les livres de leadership de John Maxwell. Ah ouais? Tout. Tout. Leadership 101, Attitude 101. Tout ce qui est les lois de la communication, effective leadership, wow! [00:09:19] Speaker B: No way! Je connais, mais je n'ai jamais acheté un livre de lui encore. [00:09:24] Speaker A: The way of integrity, wow! The power of now, wow! Je vais partager ces livres-là. C'est des livres qui ont qui ont changé ma vie, c'est des mots qui ont changé ma vie, qui ont élevé ma conscience et qui m'ont mis au défi aussi. Je pense que c'est un défi qu'on partage tous en tant qu'être humain, c'est de vivre au plus haut niveau de conscience. Est-ce que tu sais qui aurait vie à cette hauteur-là? Ça change un peu la profondeur. Ça change un peu ta sensibilité aux événements, aux personnes, à tout ce que tu vas vivre. Mais c'est un défi qui n'est pas facile. Parce que des fois, ça te force à déconstruire certaines choses que tu croyais, que tu pensais que la vie t'avait enseigné. Tu te rends compte peut-être que C'est plus aligné avec qui tu es, avec tes valeurs, avec ta conception du monde. C'est des livres qui m'ont profondément changé. Et c'est pour ça que dans ce mouvement de développement personnel, pour moi, qui est humain, on se parle de... On est tous en construction. Chaque chose que tu peux apprendre, chaque personne, chaque expérience, c'est des cadeaux de la vie. Et puis c'est pour ça que j'ai moi-même eu des mentors, des personnes qui m'ont guidé vers ce type de ressources-là. Et grâce à ça, je comprends que je suis la personne que je suis grâce à tout. Grâce à tout ça. [00:11:15] Speaker B: C'est quoi ta relation avec le moment présent? [00:11:19] Speaker A: Wow. [00:11:20] Speaker B: C'est deep, mais ça me fait penser à ça. [00:11:22] Speaker A: Est-ce que l'épisode est enregistré? Est-ce qu'il y a une introduction ou on est direct comme ça? [00:11:29] Speaker B: L'épisode a une intro. Là, on est vraiment sur du gros freestyle. Mais sais-tu quoi? [00:11:38] Speaker A: Ma relation avec l'instant présent, c'est une danse continuelle. C'est une danse continuelle avec le présent. C'est parce que pour moi, il y a des voleurs du présent, il y a le passé. Des moments, des expériences où peut-être tu aurais aimé agir différemment. Des expériences parfois qui sont douloureuses aussi, qui nous marquent. Ça on le sait, dans l'expérience humaine, il y a beaucoup de ça, de douleur. Il y a aussi le futur. Qu'est-ce qui va se passer demain? L'année prochaine? Comment je vais réagir? Est-ce que ça, ça va se passer? Est-ce que je vais atteindre mes objectifs? Est-ce que je vais être aux endroits où je souhaite aller? Pour moi, ça, c'est une lutte constante, spécialement dans le monde dans lequel on est présentement à cause de... Ça aussi. À cause du travail. À cause, peut-être, de notre emploi du temps. Mais la chose que j'essaie de m'appeler et quelque chose qui fait partie de ma pratique quotidienne, c'est une pratique de gratitude. À tous les jours, j'écris dans mon journal des gratitudes. J'essaie de me centrer. Même en venant ici, j'ai fait de la route. À chaque jour, j'essaie d'avoir des moments dans le silence. Pas de distraction. Pas de bruit. Pour être capable de laisser de l'espace à mes pensées. Pour me laisser l'espace d'être aussi pendant un moment. 24 heures peuvent passer tellement vite. Sans silence. Avec du bruit. Avec quelque chose à faire. On est beaucoup dans le faire, mais quand tu es un peu plus dans le être, tu prends du temps. On s'est parlé d'apprendre, de continuer à apprendre, continuer à se construire. Je disais ça, ça doit être la semaine dernière, à une athlète en coaching mental élite, et je lui disais, on avait cette analogie de l'arbre. qui porte ses fruits, mais qui a des graines que tu dois semer, des choses que tu dois faire, qui sont invisibles. Les fruits sont visibles. Les graines, tu les sèmes, invisibles. Tu dois les arroser. Il doit y avoir du soleil. Il doit y avoir aussi du temps. Mais je veux dire, il y a une chose aussi qu'on doit se parler pour laisser quelque chose pousser, il doit y avoir de... l'espace. Il doit y avoir de l'espace. Tu dois te laisser de l'espace, tu dois créer de l'espace. C'est un défi, c'est pas facile. Mais ça pour moi c'est quelque chose que je sais qui est vrai pour mon expérience, c'est ma vérité. Je sais ça par rapport à moi, par rapport à mon expérience. Je me dois de vivre à ce niveau-là. Donc de manière intentionnelle, J'ai une alarme, j'ai quelque chose pour me le rappeler, j'ai une routine en place, j'ai mon journal qui est ouvert avec le stylo qui est là. Tout est en place pour que je puisse, de manière intentionnelle, créer ce moment-là où je suis présent. Quand tu penses à tes gratitudes, quand tu écris, comment tu te sens? Pas hier, pas avant hier. Je me sens comment aujourd'hui, là, maintenant. c'est la seule chose qui existe. Le passé, c'est fini. Le futur, c'est pas encore. La seule chose qui existe, c'est ça. Ce moment-là. Podcast à Sherbrooke. Au studio. [00:15:38] Speaker B: Exact. Donc, c'est le fun que… Merci d'avoir partagé ça JP, c'est vraiment cool. C'est le fun que tu dises ça parce que moi j'ai beaucoup de misère à vivre dans le moment présent. Mais une chose que j'ai remarqué c'est justement, c'est quand je suis ici, dans le studio, avec mes invités, où on jase, on a une discussion, que je suis vraiment dans le moment présent, c'est que c'est cool que tu prennes le temps de partager ça. J'ai retrouvé la quote. [00:16:03] Speaker A: On est cool, on est cool. Je suis prêt, je suis prêt. [00:16:08] Speaker B: Après ça, on embarque sur l'intro. Parce que oui, l'émission a une intro. On avait tellement une bonne discussion, en fait, avant qu'on commence, que j'étais comme «Faut peser play à quatre pas.» Tommy, play, c'est parfait. Non, heureusement, c'est vraiment cool. Habituellement, je prends le temps quand même d'expliquer ce que j'ai préparé à l'invité. Dans tout cas, j'ai l'impression que ça va juste être facile et fluide, donc je n'ai aucun stress. Mais la quote de Marcus Aurelius, il dit, «Not to assume it's impossible because you find it hard, but to recognize that if it's humanly possible, you can [00:16:45] Speaker A: too.» [00:16:50] Speaker B: Cette côte-là, elle m'a choqué. [00:16:56] Speaker A: Radar, je pense que ça va être une citation à mettre en note de bas d'épisode. [00:17:06] Speaker B: Peut-être, hein? [00:17:07] Speaker A: Pour tous ceux, peut-être, qui... que ça va les toucher. Les mots, ils trouvent un endroit dans le cœur des personnes qui sont disposées à les recevoir. Super, j'adore. Marcus Aurelius, dédicace. [00:17:23] Speaker B: Exact. Écoute, tant qu'à glisser un mot, moi, ce livre-là m'a Il ne faut pas s'attendre à un livre normal, ce n'est pas écrit, ce n'est pas une histoire, c'est un journal, c'est vraiment un journal, mais c'est vraiment bon. Quand tu te mets dedans pour de vrai, c'est vraiment bon. [00:17:41] Speaker A: Et tu l'as dit, des petites bouchées dans un livre comme ça, c'est un peu plus… comestible, ça se digère mieux. Parce qu'il y a beaucoup de mots, il y a beaucoup de pensées qui peuvent prendre la maturité, qui peuvent mûrir à l'intérieur de toi. Donc, incroyable. [00:18:00] Speaker B: On commence? [00:18:01] Speaker A: On est parti. [00:18:02] Speaker B: Let's go! [00:18:02] Speaker A: Un grand plaisir! [00:18:06] Speaker B: Let's go. Bonjour tout le monde, bienvenue sur Le Gamer, je suis votre host William Rochefort. Et aujourd'hui, ben écoute, je pense que vous avez écouté le début de l'épisode, mais j'ai une émission aujourd'hui assez spéciale. On sort encore une fois, en fait j'ai pas en dit on sort, on entre dans du nouveau. Moi, j'adore le côté mental, j'adore le développement de l'athlète et pourquoi se rendre à des niveaux aussi hauts? Qu'est-ce qui t'a poussé à t'amener au prochain niveau? On parle souvent que les capacités physiques d'un athlète peuvent t'amener jusqu'à un certain point, mais le mental peut t'amener encore plus loin. Aujourd'hui, j'ai la chance de recevoir avec moi Jean-Philippe Rutabayiro. Tu es un coach, ex-joueur professionnel de soccer, football. Je t'ai mentionné qu'à partir de maintenant, je vais dire football pour, disons, le terme international parce que tu es aussi une audience assez internationale. Donc, le soccer est maintenant football à partir de maintenant. Tu es le fondateur de BTC Academy. Merci JP de prendre un moment, de t'avoir déplacé ici jusqu'à Sherbrooke à l'université. C'est vraiment le fun qu'on prenne le temps. Surtout que tu m'as répondu assez rapidement. On en parlait un peu en s'en venant, mais j'étais vraiment écrit sur un coup de tête parce que j'avais vu ce que tu faisais, je trouvais ça sharp. J'étais comme, tu sais quoi, ça pourrait être cool d'avoir une discussion avec toi. Donc, merci JP. [00:19:41] Speaker A: Merci à toi de me recevoir. Je suis très, très, très heureux, content, choyé. J'ai beaucoup de gratitude de partager ce moment-là avec toi aujourd'hui. Je sens qu'on est déjà sur une fréquence qui est similaire, mais je veux te féliciter. On s'est parlé tout à l'heure essayer, envoyer des messages, tenter, oser, prendre des risques. Moi, c'est le genre de comportement que j'admire chez les personnes et que je veux mettre la lumière. Quand tu m'as écrit, j'étais dans un aéroport, j'étais encore à ce moment-là aux États-Unis, j'étais à l'étranger pour des engagements professionnels. Quand tu m''as écrit, j''ai regardé ton profil, j'ai vu ce que tu faisais, j'ai vu surtout, j'ai senti qu'il y avait un pourquoi qui était beaucoup plus profond. que les réseaux, que le contenu. Je me suis dit, oui, c'est aligné. [00:20:38] Speaker B: Est-ce que je peux demander, c'est quoi un peu que tu voyais à l'extérieur des réseaux? C'est intéressant que tu me dises ça. [00:20:44] Speaker A: Moi, ce que je voyais, c'est un gars qui est passionné, un gars qui a beaucoup d'amour, un gars qui est dans cet état d'esprit de développement, qui cherche à progresser, qui cherche à apprendre. C'est des valeurs qui sont vraiment alignées avec qui je suis en tant que personne, qui sont alignées avec la BTC Academy. Quand il y a un alignement comme ça au niveau des valeurs, pour moi, c'est des choses qui sont tout à fait naturelles et je n'ai pas pris de temps pour te répondre. Quand il y avait des bonnes intentions, quand j'ai senti ça, je me suis dit que, ouais, c'était une plateforme définitivement que je souhaitais, une conversation que je souhaitais partager avec toi. [00:21:27] Speaker B: Wow, j'apprécie, c'est vraiment sick que tu me dises ça. Écoute JP, chaque personne qui vient sur mon podcast a droit à une introduction. Donc, voici ton intro. Jean-Philippe Rutabayero, un ex-joueur professionnel de football et fondateur de la BTC Academy. Québécois d'origine rwandaise. Le soccer devient très tôt ton langage. Tu vas jouer ton soccer mineur au Québec, notamment avec le club Chaudière-Ouest dans la région de Québec. En 2012, tu es sélectionné dans l'équipe nationale U17 et U18 du Rwanda. Tu vas ensuite poursuivre ton développement avec les prestigieuses IMG Academy en Floride. En 2014, tu participes au Dallas Cup avec l'équipe U19. Tu passes aussi par le soccer universitaire américain au Collège Sainte-Rose dans l'État de New York. Dans ta carrière professionnelle, tu vas jouer dans six pays différents, l'Espagne, l'Australie, la Suède, les États-Unis, la Thaïlande et le Rwanda, dont en 2021, où tu es convoqué pour la qualification de la Coupe du monde 2022. Finalement, après ta carrière, tu décides de lancer BTC Academy, un endroit où tu utilises ton expérience pour coacher la mentalité d'élite, d'athlète, de football pour les jeunes. Ta mission est d'inspirer chaque joueur à devenir la meilleure version de lui-même sur le terrain comme dans la vie. JP, bienvenue sur Le Game On. C'est un plaisir de t'avoir aujourd'hui. JP, on a tous une histoire de début. Ce que je peux comprendre, c'est que si tu veux viser les plus hauts niveaux dans le sport, comme le football, tu dois le faire des sacrifices assez jeunes. Tu dois être prêt à sauter le pas, de voyager dans le monde. Aujourd'hui, j'ai envie qu'on prenne le temps pour démystifier comment fonctionne le football ici au Canada et au Québec, mais surtout essayer d'aller voir qu'est-ce que ça prend mentalement pour atteindre les plus hauts niveaux. Mais avant toute chose, j'aimerais qu'on utilise ton histoire pour comprendre ces points-là. Donc JP, d'où vient le sport dans ta vie? [00:23:51] Speaker A: L'introduction est extraordinaire! Je n'aurais pu dire mieux! Le soccer pour moi, c'est l'amour d'une vie. C'est mon premier amour. J'ai grandi avec un père qui avait tellement cette passion pour le sport. Et mes plus anciens souvenirs sont avec un ballon. Je sens que j'ai toujours développé cet amour-là du foot, mais aussi compris la dynamique sociale que ça avait. Être capable de partager des moments, des émotions avec des amis, être capable aussi d'arriver dans un milieu avec des personnes avec d'autres types d'expériences, d'autres types de chemins dans la vie. Mais sur un terrain, on est tous pareils. On est tous derrière un objectif qui est commun. On travaille ensemble. Il y a des valeurs qui sont exceptionnelles, qui sont véhiculées par ce sport. Et c'est vraiment comme ça que le sport a été un levier de transformation dans ma vie. [00:24:56] Speaker B: Tu as commencé assez jeune, vers quel âge tu as commencé? [00:25:01] Speaker A: Vers 6 ou 7 ans, mais j'intègre ma première équipe vers le tard, probablement 8 ans. Et je sais maintenant, il y a des jeunes qui commencent à 3-4 ans. Moi, je n'étais pas vraiment dans ces eaux-là. J'ai commencé un peu sur le tard, mais C'était naturel. J'ai toujours vu ça, j'ai toujours aimé ça. Et à un moment, mes parents m'ont inscrit dans une équipe. Petite histoire que j'ai déjà racontée, mais la première équipe où je suis officiellement inscrit, je pense que mes parents avaient raté la date d'inscription. Je me suis retrouvé avec une équipe de 9 ans féminine. Quoi? Donc ma première expérience, c'était avec un groupe de filles. Mais! Tu voyais le petit JP avec sa tête rasée qui courait au milieu des filles. Mais pour moi, c'était un jeu. Je prenais du plaisir, j'avais des nouvelles amies, j'ai grandi dans une famille avec deux sœurs, donc pour moi c'était jouer avec d'autres sœurs. [00:26:01] Speaker B: Exact, c'est bon. J'ai l'impression que le soccer c'est un sport à développement assez jeune. Tu sais, si on regarde, Le football, c'est universitaire, tu vas jouer jusqu'à 24-25, si tu fais repêcher un peu plus. Au hockey, quand même assez jeune aussi. Tu sais, 17, 18, tu peux te faire pécher direct. Mais j'ai vu que dans les plus grandes stars de soccer international, il y en a qui sont ultra jeunes. [00:26:30] Speaker A: C'est une tendance du foot mondial, mais je crois que le contexte québécois est un peu différent parce qu'en Europe, dans plusieurs pays. Il y a l'école de foot, il y a les centres de formation, il y a aussi des opportunités beaucoup plus présentes dans le monde du soccer professionnel. Qu'est-ce qui fait en sorte qu'un jeune qui grandit dans un club, qui a la maturité ou les qualités pour jouer au prochain niveau, va être plus facilement amené vers ce chemin-là? Mais la réalité, le contexte du soccer québécois et nord-américain, est différente parce qu'il y a l'école, parce qu'il a aussi moins de clubs professionnels, parce que il y a un peu moins d'opportunités. Encore un peu moins dans le passé. Maintenant, je pense que ça se développe et ça va dans une direction qui est très positive. Mais je pense que culturellement, il y a des différences juste au niveau structurel qui font en sorte qu'un jeune, Lamine Yamal, qui fêtait ses 19 ans durant la Coupe du monde, qui a fait ses débuts, je pense, à 15 ou 16 ans, À 15 ou 16 ans, jouer dans une des meilleures équipes au monde, dans une des meilleures ligues au monde, dans un des meilleurs pays au monde, c'est quelque chose qui n'est pas commun. Mais un jeune à 15 ans au Québec va juste être à un stade qui est différent. Et c'est correct, il y a plusieurs joueurs canadiens qui ont qui ont eu des opportunités un peu plus tard dans leur développement. Je pense à Moïse Bambito, à Alphonso Davies, qui lui a commencé un peu plus jeune dans la MLS. Mais un autre joueur de Montréal, québécois, qui faisait partie de la sélection canadienne à la Coupe du monde, Ismaël Coné, qui un peu sur le tort a fait ses marques et ses débuts dans le monde professionnel. Je vois ça, oui, comme un sport où tu peux commencer jeune, mais le parcours sportif dans le soccer, je vois vraiment ça comme un marathon. [00:28:46] Speaker B: Les carrières sont longues, le développement des athlètes. [00:28:50] Speaker A: Oui. Et je pense que l'analogie du marathon va revenir dans notre conversation, mais il y a plusieurs étapes. Il y a plusieurs marches, il y a plusieurs pas à prendre. Et je pense que sur ce marathon-là, d'un joueur, d'une joueuse de soccer au Québec, ça peut prendre du temps avant d'éclore. Ça peut prendre du temps. [00:29:18] Speaker B: Est-ce que tu dirais que ça serait un des aspects principaux de pourquoi, des fois, le Canada ou les États-Unis, on a l'impression d'être un peu en retard sur les équipes internationales, surtout européennes, j'ai envie de dire, ou Amérique latine aussi, mais… [00:29:35] Speaker A: L'histoire du sport n'a pas le… Je pense que l'histoire du soccer au Québec, au Canada, aux États-Unis, n'est pas la même que dans certains pays. Et ça, il faut juste l'admettre. Il faut juste comprendre qu'il y a un contexte qui est différent, mais que ce n'est pas à cause de ça qu'on est moins bon ou qu'on a moins de potentiel. Au contraire, moi, je vois ça comme une opportunité extraordinaire de jouer sur nos forces, de peut-être comprendre aussi les subtilités de notre environnement et essayer de maximiser tous les cadeaux qu'on a. Et comme on l'a vu à la Coupe du Monde, Il y a beaucoup, beaucoup, beaucoup de potentiel au Canada. Maintenant, je pense que c'est toujours le beau défi d'apprendre à cultiver ce potentiel-là, cultiver ce talent et faire en sorte que un jeune de Québec, de Montréal, de Rimouski, de Rivière-du-Loup puisse prétendre à vivre un jour ses rêves. [00:30:44] Speaker B: Tu parles de potentiel. Toi, assez jeune, t'as eu un potentiel qui était reconnu mondialement. T'as été convoqué au Rwanda pour faire partie de l'équipe U17. C'est quoi l'histoire derrière cette convocation-là? En fait, comment tu peux finir par aller jouer à l'international comme ça? [00:31:08] Speaker A: C'est une belle histoire. Et là, tu touches un point qui, pour moi, est un point Un point central dans mon marathon en tant qu'athlète. Et un peu plus tôt, je t'ai félicité de m'avoir envoyé un message. Je t'ai dit que pour moi, une personne qui ose, une personne qui prend des risques, une personne qui sort de sa zone de confort, une personne qui tente quelque chose, J'admire. Je trouve que c'est une des... Ça prend tellement de courage pour passer à l'action. Ça prend tellement de courage. On a plusieurs idées, on a des dizaines de milliers d'idées dans nos vies. J'aimerais avoir ce projet-là, j'aimerais avoir cet objectif-là. Mais la chose qui fait vraiment la différence, c'est pas juste les mots, c'est les actions. Et... William, je suis un gars qui a compris ça assez jeune. J'avais tellement d'amour pour le soccer. Je suis un passionné, tu m'entends parler, mais c'est cet amour-là profond que j'ai pour le développement, pour le soccer, pour la vie. Et j'ai toujours eu énormément d'ambition. Je dis souvent, je vois la vie en rose. Je suis un éternel optimiste. Je sais, je vois qu'il y a des possibilités. Dans ma tête, il y a toujours une solution. Et quand il n'y en a pas, pour moi, c'est que je ne l'ai pas trouvé encore. Mais il y a toujours une solution. Je ne vois pas des problèmes, je vois des opportunités. Je ne vois pas une finalité, je vois un défi. J'ai toujours cet état d'esprit pour réorienter mon chemin, mon scénario, mon histoire vers quelque chose qui m'excite, vers une vie qui est passionnante, qui est significative à mesure. Et à l'âge de 14, 15, 16, c'est à moi la chose qui m'animait. C'était de jouer au niveau international. Mais la réalité était que ma situation, au soccer, à Québec, était très difficile. J'étais un jeune joueur très passionné, très motivé. Mais à 16, 17, 18, 19 ans, dans mes équipes, je ne jouais pas. [00:33:43] Speaker B: Wow. Et je ne m'attendais pas à ça. [00:33:47] Speaker A: L'expérience Avec le Rwanda, je pense que c'était ma... dans mes années au cégep. Je me rappelle que c'était un objectif que j'avais dans mon journal d'objectifs. Je voulais absolument... C'est quelque chose que je voulais profondément. J'avais un objectif pas pour maman, pas pour papa, pas pour mes côtes. C'était un objectifs qui me tenait à cœur. Quand t'as un objectif, ça doit te tenir à cœur. Si ça tient pas à cœur, trouve quelque chose d'autre qui va te tenir à cœur! Mais quand t'as un objectif, et d'avoir beaucoup d'amour. J'avais tellement d'amour pour cet objectif là. Imagine toi que j'ai envoyé des centaines et des centaines de messages à toute personne pouvant m'aider à connecter avec une personne à la fédération de soccer Rwandaise parce que c'était un objectif qui me tenait à coeur. Toutes les personnes la diaspora rwandaise. Je ne sais pas comment j'ai fait. Après, j'ai eu le contact du ministre des sports au Rwanda qui m'a connecté avec le sélectionneur rwandais. [00:35:07] Speaker B: Insane. [00:35:11] Speaker A: Et quand j'ai le contact du sélectionneur Rwandais, je me suis dit, OK, J'envoie mon message avec un vidéo, un vidéo que j'avais bricolé parce que je jouais pas vraiment, donc c'était des fois des clips d'entraînement, des vidéos qui dataient. J'avais organisé quelque chose, mais j'avais écrit un message qui montrait ma passion, un message qui montrait que ça me tenait à cœur. J'ai dit oui, je suis québécois, j'ai cet amour-là pour le Québec, pour le Canada, mais j'ai dit mon cœur est rwandais aussi. J'adore ma culture. Je comprends tous les sacrifices, toutes les décisions qui ont été faites pour me permettre de vivre la vie que j'ai aujourd'hui par mes parents, par ma famille. Je prends pas ça pour acquis. Et le sélectionneur m'a répondu. Il m'a dit on a un camp durant cette semaine-là. Akigali, si tu viens, tu te joins au groupe. William, tu dis pas ça deux fois à un gars comme moi. [00:36:12] Speaker B: Let's go. [00:36:15] Speaker A: Et c'est comme ça que l'expérience Orana a été créée. Cette expérience-là a été créée! Ah, JP, la sélection 17 et 18! Oh! Je l'ai créée! J'ai compris à ce pouvoir-là que j'avais dans ma vie. Et ça, pour moi, ça a été une des leçons phénoménales de mon jeune parcours, parce que j'ai compris que je pouvais créer quelque chose, que j'étais l'acteur principal de ma vie. C'était moi l'auteur. Si je veux quelque chose, je vais y aller, mais à 2000%. Et s'il y a une porte qui se ferme, il y en a une autre qui va s'ouvrir par la suite. J'avais cet acronyme que j'ai utilisé encore plusieurs fois dans le futur. À chaque fois que je recevais un non ou un no, pour moi, ça voulait dire next opportunity. Si tu reçois un non, c'est qu'il y a un oui quelque part. Si je te dis aujourd'hui, William, que tu es à 99 non d'avoir ton oui, les non deviennent excitants. Le rejet, les non, les refus, j'ai compris que ça faisait partie du processus pour aller aux endroits où moi je voulais aller et ça, mentalement, ça m'a rendu vraiment costaud. [00:37:36] Speaker B: Kylian Mbappé dit «Rêver grand, c'est la première étape. Travailler dur, la deuxième. Ne jamais abandonner, la troisième.» Comment qu'un jeune peut trouver son propre chemin dans ce parcours des sportifs, j'ai envie de dire. [00:37:58] Speaker A: Je sens que cet accompagnement en coaching mental et surtout l'approche à la BTC Academy, c'est de développer des êtres humains pour aider les athlètes. Et pour moi, dans le développement humain, il y a tellement cette belle invitation de se poser des questions, de savoir qu'est-ce qu'on veut profondément. Qu'est-ce que tu veux? C'est quoi ton pourquoi? Pourquoi tu veux faire ça? Pourquoi tu veux lancer un podcast? Pourquoi tu veux t'entraîner? Pourquoi tu vas prendre ton ballon à la maison et faire de l'extra au terrain à côté de la maison? Pourquoi tu vas décider d'aller courir? Tu veux faire un marathon? Pourquoi tu veux le faire? Tu veux une relation? Pourquoi tu veux cette relation-là? Je veux une nouvelle job. [00:38:45] Speaker B: Pourquoi? [00:38:47] Speaker A: C'est quoi ton pourquoi? Il faut se poser des questions. Je pense que se poser des questions, ça prend beaucoup, beaucoup, beaucoup de force. Mais de trouver les réponses et de vivre avec ces réponses-là, ça demande tellement de courage. Pour les athlètes qui veulent se trouver, qui se cherchent, Pour moi, toutes les réponses que tu cherches sont à l'intérieur de toi, pas à l'extérieur. Il faut juste créer de l'espace. Et parfois, avec un coup de main, ça peut définitivement accélérer ton potentiel. [00:39:31] Speaker B: Non, 100%. J'aime ça. C'est vraiment bon. Tantôt, tu parlais du silence. c'est peut-être dans ces moments-là que tu devrais prendre le temps de t'asseoir et de te parler à toi-même, de te poser tes propres questions-là. [00:39:48] Speaker A: Bien sûr. [00:39:49] Speaker B: Je trouve ça vraiment cool parce que tu vois, il y a des choses que tu dis, que je pense en même temps, puis je me dis, j'ai cette réflexion-là, moi. C'est comme, c'est juste que je ne les partage pas vraiment. Mais comme moi, j'ai énormément travaillé sur moi. J'ai énormément travaillée sur moi. Surtout à cause de l'adversité, l'anxiété de performance, tout ça. je n'avais pas envie de revivre comment je vivais. Puis, comme tu as 17, 18, 19, tu es un peu tout seul là-dedans, il faut que tu apprennes, il faut que tu regardes les possibilités, tout ça, pour essayer de te sortir de ça parce qu'avant d'arriver à une pratique, que tu fasses presque des crises d'anxiété, ce n'est pas normal. Donc, de grandir de ça, puis c'est cool que tu m'en parles parce qu'aujourd'hui, à force de grandir comme ça, je remarque que tu vois, J'ai un moment en tête, il y a quelques mois, où est-ce que j'avais vraiment besoin de me remettre en question, puis j'ai fait exactement ça. Je me suis assis en silence, puis je commençais à me poser le pourquoi je me sens comme ça. Puis juste de le faire à voix haute, de te parler à toi-même, ça fait juste débouler. Puis tu vois, à la fin, je suis arrivé à une conclusion qui m'a fait que je me sentais peut-être un peu seul. J'avais juste besoin de quelqu'un avec qui parler. Cette personne-là, je l'ai trouvée. On s'appelle une fois de temps en temps pour jaser. Ça m'aide, ça m'amène à d'autres niveaux. Des fois, tu as des baises de motivation. J'ai trouvé cette personne-là qui, aujourd'hui, m'aide. L'affaire qui est fou là-dedans, c'est qu'elle n'a aucun rapport avec ma vie, vraiment. Elle n'a même pas rapport avec ma vie familiale et tout. C'est juste quelqu'un que j'ai trouvé. En fait, c'est un prof à l'université que j'ai eu. [00:41:22] Speaker A: Wow! [00:41:25] Speaker B: En tout cas, ça me faisait penser à ça, la façon comment tu le partageais. [00:41:31] Speaker A: Pour rebondir sur ce que tu dis, je trouve ça extraordinaire que tu aies eu cette conscience-là de demander de l'aide, de comprendre que sur ton chemin, T'étais pas tout seul. Et ça, je sens que c'est un besoin aussi qu'on a. Un besoin humain. D'avoir quelqu'un, d'avoir des personnes, d'avoir une communauté, un village. C'est un besoin qui est profond. On est des êtres de connexion. On a besoin de ça. Un athlète qui avance sur son chemin seul, il peut aller à un certain niveau. Mais quand tu t'entoures de personnes, quand un environnement qui te poussent. Quand t'as un coach mental, c'est un accélérateur de potentiel. Ça peut te permettre d'aller aux endroits où tu veux encore plus vite et avoir des outils supplémentaires pour faire face aux défis qu'on sait qui vont se présenter. Je t'ai dit que je vois la vie en rose, mais je sais très bien que la vie c'est pas Walt Disney. Je sais qu'il va y avoir de l'adversité, je sais qu'il va y avoir des défis, ça j'en suis conscient. Mais quand il y a des moments qui sont difficiles dans ta vie, tu agis comme tu peux avec les outils que tu as. Tu fais du mieux que tu peux. Si tu as plus d'outils, tu es capable d'affronter les défis avec encore plus de courage, d'une manière encore plus intentionnelle, être encore plus aligné. Et on le sait très bien dans le sport, s'il y a quelque chose de vraiment précieux dans la vie aussi, mais dans le sport encore plus, parce que c'est vraiment une fenêtre de ta vie. La chose la plus précieuse que tu as, c'est du temps. J'avais un appel récemment avec une famille qui avait démontré énormément d'intérêt pour le coaching mental élite. C'est un programme d'accompagnement individuel pour des jeunes athlètes en soccer qui sont ambitieux, qui sont passionnés, qui veulent passer au prochain niveau, qui veulent surtout devenir beaucoup plus confiants, constants, améliorer la gestion de leurs émotions. La famille me demandait sur le timing d'un accompagnement comme ça. Jean-Philippe, est-ce qu'on serait peut-être mieux de commencer cet accompagnement-là plus tard, à 15, 16 ans, ou le commencer à peut-être 12, 13, l'âge de leurs jeunes? Est-ce que c'est mieux de commencer un accompagnement comme ça plus tard? avec beaucoup d'amour, beaucoup de respect, beaucoup de considération, parce que c'est une démarche qui est personnelle. Quelqu'un qui fait ce pas-là, quelqu'un qui ose, quelqu'un qui veut améliorer sa condition, ça mérite déjà les applaudissements. Et je leur ai dit, dans un premier lieu, la poche est phénoménale. Vous voulez accompagner votre enfant. avec une ressource qui est externe, mais une personne, un expert, quelqu'un qui veut vraiment ajouter de la valeur au parcours, qui veut aider votre jeune à cheminer. J'aurais dit, apprendre ces outils à 16 ans, à 17 ans, à 18 ans, c'est encore une démarche qui est... extraordinaire, c'est encore quelque chose qui va t'aider à 16, 17, 18 ans. Si tu les apprends à 12, 13, 14 ans, la vraie différence c'est que ça te sauve, ça te permet de sauver du temps dans ton chemin. [00:45:03] Speaker B: T'as un edge tout de suite. [00:45:04] Speaker A: Tu as un avantage. Commencez à développer son mental à 12, 13 14 ans, tu as un avantage sur ton chemin. Parce que tu vas vivre de l'adversité, tu vas vivre des défis, même si tu es le meilleur, la meilleure dans ton équipe maintenant. Tu passes au prochain niveau, peut-être que ça peut changer. Tu montes de niveau, peut-être que ça peut changer, peut-être que ton rôle, peut-être que les défi... La situation peut changer, l'expérience peut changer. Comment tu vas faire face à ces défis-là? Est-ce que ces 3, 4, 5 années-là, t'es prêt à assumer le coup Et pour moi, la décision est évidente. Si je te dis maintenant, aujourd'hui, que t'aurais pu apprendre les choses que tu connais aujourd'hui, mais il y a cinq ans, William, ta vie serait pas la même. Est-ce qu'on est d'accord? [00:46:01] Speaker B: Franchement, non. [00:46:02] Speaker A: Le coaching mental, c'est un accélérateur de potentiel. C'est comme ça que je vois. Ça a été l'impact que ça a eu dans ma vie en tant qu'athlète également. C'est une mission de vie. Aujourd'hui, c'est pour ça que j'en parle avec autant de passion. [00:46:17] Speaker B: Je sens 100% la passion et c'est vraiment le fun que tu le partages de cette façon-là. probablement que... En fait, il y a une chose qu'on a tous en commun, c'est ce qu'on a entre les deux oreilles. Puis la seule chose que personne ne peut nous prendre, c'est ce qu'on a entre les deux oreilles, tu sais. Puis moi, c'est fou, mais comme même à travers les objectifs, les rêves, la drive que j'ai, ça m'a pris... Je l'ai peut-être réalisé dans la dernière année, quoi. C'est ça qui est fou. [00:46:50] Speaker A: Bien sûr. [00:46:51] Speaker B: Mais c'est pour ça que le podcast est là pour ça, honnêtement. C'est pour ça que je veux partager ça. Parce qu'aujourd'hui, c'est tellement important. On parlait tantôt de la distraction qu'on a et tout ça. C'est comme si t'écartes ton focus à la bonne place, tu vas tout de suite avoir un edge sur les autres parce que t'as pas besoin d'être le meilleur. Mais probablement que moi, si j'avais travaillé sur mon mental, sur mon incité de performance, mais probablement qu'au lieu d'essayer de commencer à jouer pour les autres, j'aurais commencé à jouer pour moi et j'aurais continué à baller. Ou est-ce que, c'est exactement ce qui est arrivé. Moi, j'étais dans les meilleurs dans mon équipe. J'étais arrivé au prochain niveau. Division 1. On aurait dit que je voulais tellement impressionner les coachs pour jouer que, qu'est-ce qui est arrivé? J'ai juste arrêté de jouer au football. Juste complètement arrêté. J'ai joué pour impressionner quelqu'un d'autre. Je faisais plus d'erreurs et ça a complètement brisé ma confiance. Donc, c'est des moments comme ça qui sont ultra, ultra crucials. Il faut que tu prennes le temps. En parlant d'adversité, tu as eu une carrière professionnelle assez impressionnante. Y'a-tu un moment où t'as vécu de l'adversité qui t'a vraiment marqué, que tu pourrais nous partager maintenant et comment t'as fait pour t'en sortir de ce moment-là? [00:48:15] Speaker A: Sur ce marathon, sur ce chemin que j'ai eu dans le sport, dans le soccer, dans le foot, je sais très bien qu'il y a des moments marquants. Ce que j'appelle les moments Instagram. Tu fais une photo, t'as des likes, Félicitations, j'ai toujours cru en toi. T'as une validation. C'est des moments qui font du bien. Pour moi, pour chaque succès, il y a eu des centaines d'échecs. Chaque succès que j'ai eu dans ma vie, il y a eu des centaines d''échecs avant ça. Et pour moi, Ça fait partie de l'histoire. On se parlait de ces années après la sélection des moins 17, moins 18 au Rwanda, où j'étais au Cégep à Québec. J'ai fait mon Cégep à Québec. J'étais aussi dans ce niveau de compétition la première année. On me considère pas du tout en division 1. Je joue ma première année au cégep en division 2. La deuxième année, on me prend en division 1, mais je ne joue pas. Je suis réserviste. La troisième année, même chose. Et là on se dit, au niveau scolaire, je n'étais pas impliqué. Je retournais dans mon club l'été, c'était la même chose. 16, 17, 18, 19 ans, je ne jouais pas. J'étais un joueur réserviste dans toutes les équipes où j'ai joué. [00:50:07] Speaker B: Il y a combien de joueurs réservistes? [00:50:10] Speaker A: Sur une équipe où 11 joueurs vont commencer, il y en a 18 sur la feuille de match qui font partie de l'effectif, donc les joueurs qui vont être sur le banc. Et j'étais dans les groupes de 22-23. Je faisais partie des 22-23e joueurs. [00:50:27] Speaker B: Ok, t'étais réserviste du réserviste. [00:50:29] Speaker A: Oui! [00:50:30] Speaker B: Ok! [00:50:31] Speaker A: J'étais réserviste du réserviste jusqu'à l'âge de 19 ans. Donc on se parle, oui, JP, t'as joué dans plusieurs pays, t'as joué en Espagne, t'as joué en Australie, t'as joué en Suède, t'as jouer en équipe nationale du Rwanda. À 19 ans, j'étais réserviste à Québec. Quand tu me parles d'adversité, ça fait partie de mon histoire. C'est ça qui m'a bâti. Et pour moi, ça a été probablement une des saisons qui m'a le plus forgé. Parce que durant ces moments où je ne jouais pas, où j'étais réserviste, j'avais énormément de tristesse, de déception. J'avais beaucoup de frustration. J'avais beaucoup de colère également à l'intérieur de moi. Je t'avouerais que dans cette saison de ma vie, je blâmais beaucoup. Je blâmais mon entraîneur. Je blâmais mes circonstances. J'étais beaucoup une victime dans ma vie. Et j'étais probablement, assurément, dans une des périodes les plus difficiles, sportivement, de ma carrière. Je n'étais pas impliqué. Et je me retrouvais dans des équipes où j'avais des super amis. J'avais des très bons amis qui participaient, on gagnait. Je me retrouvais dans des équipes qui gagnaient en plus. Donc, quand l'équipe gagne et que tu joues pas, pour pas changer une recette gagnante. Il y avait des joueurs qui faisaient le boulot. Mais je n'étais pas impliqué. J'avais aussi de la jalousie. Parce que quand ton meilleur ami joue à ta place et qu'il y a du succès et que tu dois regarder le tout des estrades, ça vient chercher quelque chose à l'intérieur de toi qui est assez profond. Et c'est à ce moment que j'ai eu... Est-ce que c'est la chance? Est-ce que... c'est la vie qui m'a tendu la main? J'ai un mentor à moi qui m'a fortement suggéré, qui m'a recommandé d'aller chercher de l'aide. Et c'est là. que j'ai reçu un accompagnement en coaching mental, un accompagnement qui a changé ma vie. Parce qu'à partir de ce moment-là, les outils qu'on avait développés m'ont permis de changer un peu le narratif que j'avais. Je n'étais plus la victime de ma vie, j'étais l'acteur principal. J'étais l'auteur de mon histoire. Si tout se passait bien, ça allait être à cause de moi. Si tout se passait mal, je ne pouvais pas commencer à blâmer et trouver des coupables. Je devenais l'auteur. C'était moi. C'était moi. qui devait prendre 2000% de la responsabilité dans absolument tout. Et c'est là, je t'avouais, que cette mentalité BTC s'est développée. Je parle aux jeunes, je parle au club, je parle aux entraîneurs, on a ce mantra-là. Avec la BTC Academy, on se parle de la mentalité BTC. ce désir d'être la meilleure version de soi-même dans tous les aspects de sa vie pour atteindre ses objectifs, mais surtout pour vivre une vie qui te comble réellement, une vie où tu as du plaisir, une vie où tu es fier de toi. Là, j'ai compris que si je voulais Si je voulais progresser dans mon sport, si je voulais atteindre mes objectifs, je devais avoir ce même type d'engagement et d'investissement dans absolument tout ce que j'allais faire. Si tu veux atteindre tes objectifs, tu dois être à 2000% dans tout ce que tu fais. L'excellence, ce n'est pas une switch, c'est un mode de vie. Au terrain. À l'école. à la maison, dans mes relations. J'ai commencé à vivre la mentalité BTC, à être la meilleure version de moi-même dans tout ça. Et là, Tranquillement, progressivement, les choses sont allées dans une direction qui était positive. Et après ces 3-4 années-là de misère où c'était tellement difficile, j'ai commencé à voir la lumière au bout de tout ça. On se parlait des centaines de messages que j'avais envoyés pour avoir un essai avec la sélection rouennaise. là, mon objectif, j'avais un grand objectif. Mais j'ai été capable de le diviser dans quelque chose qui était... dans un chemin qui faisait un peu plus de sens pour moi, qui était aligné. Absolument. Et dans ce chemin-là, il y avait la NCAA, le championnat universitaire américain. Et j'ai envoyé dizaines de milliers de messages. Pendant ces 3-4 années-là, jusqu'à temps, qu'une porte s'ouvre. Et c'est là que j'ai reçu une bourse complète pour aller étudier dans l'État de New York avec le College of St. Rose après trois mois. J'étais capitaine après trois ans. J'étais all-star de la conférence et après trois ans aussi, je gradue et j'ai des opportunités au niveau professionnel qui s'ouvrent à moi. [00:56:07] Speaker B: Great. Tout ça a parti parce que tu as pris la décision de travailler sur toi-même. [00:56:12] Speaker A: C'est le coaching mental. C'est le coaching mental. S'il y a un des clics, un des clics qui a eu dans mon chemin, un des clics, c'est le coaching mental. Wow. Et BTC, ça veut dire quoi? Be the change. Tous les changements que tu veux voir à l'extérieur de toi, ça doit commencer ici, par toi. Ces changements-là doivent commencer de l'intérieur. Tu veux changer ton monde extérieur, ça commence avec ton monde intérieur. Je l'ai compris, mais le comprendre, c'était pas assez. Je devais le mettre à l'action. Je devais passer à l'action et c'est comme ça que ce chemin-là dans le monde du soccer professionnel s'est ouvert pour moi. [00:56:57] Speaker B: Quelle belle histoire. Tu me fais penser, quand tu parlais des erreurs, C'est l'histoire d'être la personne parfaite. [00:57:07] Speaker A: La perfection. [00:57:09] Speaker B: Exact. J'ai peut-être été... En fait, il ne faut pas longtemps, j'ai demandé dans mon entourage si je donnais cette perception-là. Parce que la vision que moi j'ai de l'homme parfait ou de la personne parfaite, c'est quelqu'un qui ne fait jamais d'erreur, quelqu'un qui sait déjà tout. Puis moi, j'avais vraiment peur parce que j'étais comme, est-ce que... Est-ce que je ne vis pas assez d'échecs? Est-ce que je ne vis pas assez de erreurs? Puis, on aurait dit que quand j'ai réalisé ça, j'essayais de faire des actions, pas à me pousser à l'erreur, mais à faire des actions qui me font un peu plus peur, qui me sortent de ma zone de confort encore plus pour me dire ben allons voir si je vais vraiment me planter. Parce que, je sais pas, avoir l'air de l'homme parfait, ça joue beaucoup sur l'estime de soi, tout ça, pis j'avais vraiment peur en fait, c'était vraiment une peur de... de me dire écoute, j'ai-tu l'air de l'homme parfait avec ce que je fais présentement, avec ce que j'essaie de faire, c'est vraiment pas ça l'image que j'ai envie de transmettre. Mais je trouve ça le fun que tu en parles. Puis c'est pour ça qu'aujourd'hui, sans doute tu parlais des noms, j'ai travaillé longtemps en vente, puis quand je formais les [00:58:25] Speaker A: vendeurs, moi je les disais genre, je [00:58:27] Speaker B: veux juste que tu aies ton premier nom, c'est juste ça que je veux, [00:58:29] Speaker A: je m'en fous que tu vendes. [00:58:30] Speaker B: Donc aller chier l'échec tout ça, c'est un conseil que j'aime ça donner aussi aux gens. Mais on aurait dit que des fois, Je donnais le conseil, puis j'étais comme, mais est-ce que moi ça m'arrive des fois? Fait que là, j'ai essayé de voir, j'ai essayé de patauger avec ça, puis finalement, après avoir... après m'avoir parlé et tout ça, puis avoir parlé avec mon entourage, mais j'ai comme compris que finalement, je ne donnais pas cette perception-là. Donc, j'étais comme bon, on va juste l'enlever de ma tête, puis c'est juste mon imagination qui me joue des tours, tu sais. Mais je trouve ça, tout ça, c'est quelque chose. Quelle histoire, man, que t'as vécue? Je trouve ça tellement le fun parce que de la façon comment tu l'amènes, c'est que c'est un mélange de tu partages ton histoire, mais aussi de qu'est-ce que t'as ressorti de ça. Ça, c'est fort, c'est fort. En 2022, tu as eu la chance de pouvoir continuer un parcours professionnel dans une convocation pour la coupe du monde. La coupe du monde. Comment que ça s'est arrivé? Quelle expérience? C'est peut-être une expérience un peu moins en termes de développement personnel. C'était plus un exploit que... Mais j'ai envie de savoir, c'est tellement gros, surtout que là on vient de finir une World Cup. Toi qui as vécu l'avant-dernière en fait. Comment as-tu vécu ce moment-là? Comment est arrivée l'opportunité? J'ai envie de savoir. Tu ne participes pas à ça même, c'est une scène qui est plus grosse que les Jeux olympiques. [01:00:06] Speaker A: C'est fou. Pour préciser, c'était les qualifications à la Coupe du monde. Donc le tournoi qui, le contexte extrêmement compétitif du foot africain, on n'a pas pu se qualifier, mais de vivre cette expérience-là, tu l'as bien décrit, c'était quelque chose de magique. Surtout, compte tenu de l'histoire qui venait avec ça. Après ces années où je compétitionne aux États-Unis, il y a la porte de l'Espagne qui s'ouvre à moi. Je vais y jouer pendant trois années, trois années phénoménales. Je passe aussi par la suite pour faire l'Australie, la Suède, la Thaïlande. Et l'expérience de Rwanda pour moi, c'était la cerise sur le sommet. C'était l'apogée. parce que c'était quelque chose que je voulais profondément depuis tellement longtemps. Et je me rappelle ce moment-là qui était très spécial parce qu'au moment de la convocation, j'étais encore en Espagne et je me rappelle que... C'était les premiers mois d'adaptation qui étaient difficiles. Quand tu changes de pays, il y a beaucoup de choses qui viennent avec ça. J'entends plusieurs jeunes parler d'Europe, parler de traverser l'Atlantique, parler de jouer aux États-Unis, parler de jouer à l'extérieur. Il y a beaucoup de choses qui viennent avec toi qui joues dans un autre pays. Tu sors de ta zone de confort. Quand tu sors de ta zone de confort, c'est inconfortable. Ce n'est pas facile. Ce n'est pas facile. S'adapter, changer de culture, nouveaux coéquipiers, nouvel environnement. Ça a été ça pour moi, l'Espagne, au début. C'était pas facile. Mais j'ai persévéré, j'ai continué. J'avais tellement d'outils dans mon sac à dos. Je me suis dit, JP, c'est ça que tu veux depuis tout... Continue. Même si c'est difficile, c'est pas une finalité, c'est un obstacle, c'est de l'adversité, mais c'est toujours une opportunité que tu as pour grandir. Et quand je reçois ce message-là du sélectionneur Rwandais, je me rappelle, c'était au mois d'octobre 2021, qu'ils me partagent ce désir qu'ils ont de me convoquer. J'étais un profil qu'ils regardaient, qu'ils analysaient déjà depuis longtemps. Et... J'accepte. Je sais pas si j'accepte, je fais juste vivre le moment présent. J'ai un vol qui atterrit à Akigali quelques semaines plus tard et je suis avec le groupe. Et pour la petite histoire, pour la magie dans tout ça, c'est que plusieurs de ces joueurs-là, je les connaissais déjà. Depuis l'âge de 13, 14 ans, j'ai un poster dans ma chambre, à Québec, avec l'équipe nationale du Rwanda. Et à chaque année, ce que j'aimais faire dans mon... c'est j'ajoutais des petits détails. j'ai ajouté mon nom, mon numéro. Et au fil du temps, j'ai amené cette photo-là aussi avec moi à l'université. J'avais ajouté... J'avais ajouté une date. Je me suis dit, bon, durant ces années-là, peut-être que je vais avoir la maturité par rapport à mes objectifs, par rapport à mon chemin. Peut-être que... J'avais écrit ça. Coupe du monde 2022... 2022-14. Et là, je me suis amusé. Ce que j'ai fait, j'ai imprimé une autre feuille avec une liste de convocation. J'ai amené ça à un autre niveau, j'ai ajouté mon nom sur la liste. William, c'est un moment que j'ai créé, que j'ai visualisé tellement de fois. Et quand j'arrive à Kigali, à la veille de mon premier entraînement pour préparer le match, c'était contre le Mali, à Kigali. J'ai ma mère au téléphone et elle me demande comment tu te sens. je sais que c'est ton rêve, c'est ton plus grand objectif, comment tu te sens? Et je lui ai dit, je me sens à ma place. C'est l'endroit où j'ai toujours voulu être. Et j'y suis. Je n'étais pas dans l'excitation, L'enthousiasme! J'étais dans de la gratitude. [01:04:51] Speaker B: Insane. [01:04:52] Speaker A: J'étais à l'endroit où je voulais être. Et j'y étais. Mais j'avais de la gratitude pour cette réalisation-là, mais j'avais de la gratitude aussi pour toutes les étapes qui m'avaient amené à vivre ça. Quand on vit de l'adversité, [01:05:14] Speaker B: Il faut [01:05:14] Speaker A: se rappeler que ce n'est pas la fin. C'est une étape. Faire des erreurs, c'est des étapes. Les erreurs, je dis souvent que les erreurs c'est une information. Ça te donne une information sur quelque chose peut-être que tu peux développer, quelque chose que tu peux progresser, tu peux t'améliorer. L'adversité c'est la même chose. Ça te montre que tu peux te développer ou qu'il y a quelque chose derrière ça qui peut t'amener à grandir en tant qu'athlète, mais surtout en tant que personne. On se parle d'être humain. Et durant ces matchs-là, durant ce temps que j'ai passé avec la sélection, j'ai probablement joué mon meilleur soccer à vie. Parce que je n'étais pas dans la validation. J'étais dans l'expression. J'étais moi-même. Un des plus gros défis qu'on a en tant que joueur de soccer, mais peut-être des fois aussi en tant que personne, c'est qu'on a un peu beaucoup dans notre tête. Alors que d'être dans le moment présent, de se faire confiance, de jouer. Tu joues un match, joue. Fais confiance à tes pieds. Sois présent. On développe des outils, des techniques, des stratégies avec les athlètes en coaching mental élite justement pour ça. T'es intelligent. T'as joué beaucoup de matchs dans ta vie. T'as fait beaucoup d'entraînement. Quand tu es sur un terrain, joue. Exprime-toi. mais c'est pas facile. Ça se travaille, c'est des choses qui se travaillent. Donc, ce moment-là, rempli de gratitude, mais pour le chemin, pour le processus. Les résultats, les objectifs, l'atteinte des sommets dans ta vie vont mériter des applaudissements absolument. Célèbre ces victoires-là à 2000%. Rappelle-toi que le processus, le marathon, mérite aussi les applaudissements, les petites victoires, les petites actions du quotidien. Chaque chose que tu fais, chaque décision, chaque choix que tu prends pour améliorer ta vie, pour moi, mérite déjà les applaudissements. Et c'est un message que je veux continuer à partager. [01:07:39] Speaker B: Comment tu reconnais ces petites victoires-là? [01:07:43] Speaker A: Créer de l'espace. Créer l'espace. Se donner cette permission-là aussi. On se parle de confiance en soi. C'est un thème, c'est un concept, c'est une habileté mentale qui représente un grand défi dans le cheminement de plusieurs athlètes. Une des routines qu'on met en place à la BTC Academy, c'est d'écrire. On écrit beaucoup. Chaque athlète BTC a un journal. On écrit beaucoup, on s'est parlé d'histoire dans la symbolique. très puissant, on écrit. Et un des exercices qui fait partie de l'entraînement mental BTC, c'est d'écrire trois victoires-succès. des actions positives qui viennent de toi, qui te rendent fier. Je suis fier de... Complète. Je suis fier de... Complète. Je suis fier de... Complète. On entraîne ce muscle-là de se voir comme étant une personne qui est capable de réussir, qui est capable d'accomplir, qui est capable d'avoir du succès dans quelque chose. Et des fois, les victoires, On se parle pas de gagner une médaille aux Jeux Olympiques ou de gagner une Coupe du monde. Tu as fait ton lit le matin. Victoire. Tu as fait ta vaisselle. Victoire. Tu es allé t'entraîner alors que ça ne te tentait pas. Victoire. T'as fait tes devoirs. Victoire. tu t'es excusé parce que tu as... Victoire. Tu as créé un podcast. Victoire. Victoire. Et à force d'entraîner ce muscle là, Et le muscle est facile quand on le connecte au sport. J'ai marqué trois buts. J'ai gagné. On va un peu plus loin. Parce que la meilleure version de soi-même, ce n'est pas juste dans ton sport. La meilleure version de toi-même, c'est dans tout ce que toi, tu es. Quand tu entraînes ce muscle-là, tu commences à te voir à la longue comme étant une personne qui est capable. Je suis capable, je suis capable, je suis capable, je suis capable, je suis capable. À partir d'un moment, tu vas commencer à y croire et tu vas avoir des preuves. Si tu veux être beaucoup plus confiant en toi, accumulent des preuves. Et ça, ça fait partie de l'entraînement mental que les athlètes en coaching mental à la BTC Academy pratiquent. Et les résultats à long terme sont phénoménales. Mais je pense que c'est surtout le chemin humain qui est tellement beau parce que tu vois des gens qui apprennent à reconnaître la magie, la lumière en eux. Et ça, je pense que c''est quelque chose qu'on mérite tous. [01:10:48] Speaker B: C'est tellement beau le message que tu partages. Ce que je vois, ce n'est pas juste de rester en surface, c'est d'aller plus loin que ça encore parce qu'on est plus qu'on peut le penser. L'affaire que je trouve vraiment cool, puis je tiens quand même à te remercier, c'est que j'ai l'impression en ce moment de vivre en coaching. Non, sérieusement. C'est malade, sérieusement. [01:11:09] Speaker A: On est dans l'expérience BTC complète. [01:11:12] Speaker B: Sérieusement, c'est malade. Je trouve ça exceptionnel, pour vrai. Sérieusement. J'ai pas de mots, c'est vraiment... Quel beau partage que tu fais présentement. Tu dirais que c'est quoi ton plus grand apprentissage de ton parcours de sportif? [01:11:34] Speaker A: Pour moi, il y en a un. Je continue à apprendre à tous les jours, mais un apprentissage qui, pour moi, va rester ancré en moi et qui influence aussi l'approche que j'ai avec la BTC Academy, c'est C'est à travers tous ces moments difficiles, les moments d'adversité, ça a été d'apprendre à développer cette relation-là avec moi-même. Et je vais aller à un autre niveau, c'est d'apprendre à m'aimer davantage. J'ai toujours été un garçon tellement ambitieux, tellement passionné, tellement engagé, tellement motivé et inconsciemment J'ai toujours mis des attentes tellement hautes pour ma vie, pour ce que je voulais accomplir. J'étais beaucoup dans ça, accomplir. Et derrière ça, souvent, si je suis honnête, il y avait un peu aussi la quête de la validation, la quête du bravo, la quête de l'applaudissement. la quête de reconnaissance. Et pour moi, ça a vraiment été un chemin pour comprendre que dans le marathon, dans mon marathon, la personne qui allait être toujours là avec moi, ça allait être moi-même. On se parle souvent d'être gentil avec les autres. J'ai appris sur ce chemin à être gentil envers moi-même. Parce que être la meilleure version de toi-même, ça peut tellement être différent d'un jour à l'autre. Et c'est pas à cause qu'un jour, ça va moins bien, que tu dois te dévaloriser, ou peut-être même entretenir cette pensée-là qu'on a peut-être tous à un moment dans nos vies, c'est qu'on n'est pas assez. [01:13:45] Speaker B: Quand tu parles de ces pensées-là, si je te donne un exemple, corrige-moi si j'ai tort, je suis poche en français. [01:13:56] Speaker A: Je peux pas le corriger. Si c'est ça ton expérience, si c'est ça ta vérité, si c'est comme ça que tu te sens, moi j'aimerais juste questionner la véracité de ça, de ce que tu viens de me dire. Est-ce que c'est vraiment vrai? Pourquoi ça, ça serait vrai? Est-ce qu'on est capable peut-être de comprendre les pensées qui nous limitent dans nos vies? de se questionner par rapport à ces pensées-là, de se mettre au défi, de les challenger. Est-ce que c'est vraiment vrai que tu n'es pas bon en français? Est-ce que ce n'est vraiment vrai que tu n'es pas intelligent? Est-ce que c'est vraiment vrai que tu n'est pas constant? Se remettre en question, pour moi, ça peut aller dans toutes les directions. Est-ce qu'on est capable de se mettre, de se remettre en question? Est-ce qu on est capable de se remettre en question sur des pensées qui nous limitent dans nos vies? Je ne suis pas assez bon. Je ne suis pas assez bon. Est-ce que c'est vrai? Ouais, mais non. C'est clair que si je fais ça, ça, ça, peut-être que je vais m'améliorer. Oh! Donc cette pensée-là, est-ce que tes pensées sont plus à ton avantage ou à ton désavantage? Et on a des dizaines de milliers de pensées dans notre tête à tous les jours. [01:15:32] Speaker B: Y'en a qui nous jouent des tours. [01:15:33] Speaker A: Est-ce que toutes ces pensées-là sont vraies? Non. On a le contrôle sur ça. Est-ce qu'on peut être intentionnel dans le genre de pensée qu'on veut cultiver dans nos vies? Parce que la relation la plus importante que tu vas avoir dans ta vie, ça va être avec toi-même. Est-ce qu on peut entretenir cette relation-là? Il y a le concept du... On parlait de ça avec un autre athlète. Il y a des conversations extraordinaires que je peux avoir avec des athlètes qui sont conscients qui... Et cet athlète-là me partageait justement le fait que... qu'elle avait de la difficulté à accepter ses erreurs dans un match. Ça fait du sens. T'es un compétiteur au football. Tu fais une erreur, revirement de jeu, c'est quelque chose qui... C'est très humain, avoir cette peur-là, de faire des erreurs. Et je lui ai demandé, je lui ai demandé comment s'appelle ta meilleure amie? Julie. OK. Comment tu parlerais à Julie? Si elle fait une erreur. Je lui dirais de continuer. De ne pas lâcher. La prochaine fois, ça va mieux aller. J'ai dit comment? Ce serait quoi ton attitude envers ta meilleure amie? Si elle fait une erreur, si elle vit une période difficile, Si elle vit de l'adversité, je serai là pour elle. Je vais l'écouter. Je vais être gentil. J'ai dit bingo. Apprends à devenir ton ou ta meilleure amie. La manière dont tu parles à ton meilleur ami, quand il vit des moments difficiles, quand il vit de l'adversité, quand il est au plus bas, Quand il n'a pas le moral, quand il est triste, quand il est frustré, quand il est en colère. Comment tu parlerais à ton meilleur ami dans ces situations-là? Apprends à te parler de la même façon. Apprends à être à l'écoute. Apprends à t'écouter. Apprends être présent. Apprends avoir la compassion. Apprends t'aimer. Apprends aussi à t'encourager. Apprends à être ton ou ta cheerleader. Si on est capable d'apprendre ça, pour moi, ça ne veut pas dire que tu ne vas pas vivre les défis. Ça veut juste dire que ces défis-là, on peut plus les voir comme des cadeaux. Et ça, je pense que cet apprentissage-là a été marquant dans ma vie. Et c'est quelque chose que j'essaie d'entretenir à tous les jours. [01:18:42] Speaker B: de parler de contrôle, j'aime ça, j'aime ça, j'aime ça, j'aime ça. Juste le fait d'essayer d'être conscient que tu as le contrôle sur qu'est-ce qui se passe dans ta vie, sur tout ce qui se passe mentalement, dans peu importe les performances sportives, tout ça, ça vient beaucoup me rechercher ça, l'aspect d'avoir le contrôle, comment tu l'as amené parce que C'est tellement vrai. C'est tellement vrai. Puis l'exemple que tu as donné de l'athlète que tu coaches, c'est vrai que c'est mon chum. Il fera un erreur, je lui dirai «Big, c'est pas grave. Next play.» C'est... On est dur avec nous-mêmes des fois, mais des fois être trop dur avec nous-même. Mes parents me disaient ça, ils me disaient «Will, pour quelqu'un de ton âge, t'as énormément de pression.» Je sais pas, on aurait dit que ça faisait tellement partie de mon quotidien, que c'est quasiment rendu normal. Mais des fois, c'est que ça joue contre moi. [01:19:53] Speaker A: On parlait de perfection. Ne cherche pas à être parfait. Ça met des attentes irréalistes pour ton expérience humaine. Il n'y a personne de parfait. Je ne suis pas parfait. Tu n'es pas parfait. Ton meilleur ami n'est pas parfait. Ta mère n'est pas parfaite. Ma mère, mon père n'est pas parfait. On est des êtres humains. Pourquoi viser la perfection si on sait que c'est irréaliste? Visons la meilleure version de nous-mêmes. Visons ça. Encourageons ça. Vouloir essayer. Vouloir tenter quelque chose. Vouloir donner le meilleur de soi. Vouloir se dépasser. Vouloir être vraiment engagé. Être nonchalant, être cool, être chill. Moi, je m'en fous. Fous-toi en pas. Care. Donne de l'amour. Ça, je trouve ça cool. Quelqu'un qui est engagé, quelqu'un qui est passionné, wow! Valorisons ça. Et je pense que ça peut juste tous nous faire du bien et nous rappeler qu'on est vraiment sur un marathon, qu'on n'est pas en compétition. Il y a beaucoup de podcasts dans ce monde. Tu n'es pas en compétition avec un autre podcast. Ce n'est pas une compétition, c'est un marathon. Tout le monde court son marathon. Est-ce qu'on est capable de s'aider sur nos marathons? Peut-être que nous, notre chemin va se croiser aujourd'hui, maintenant. Est-ce qu'on est capable de s'entraider? Est-ce qu on est capable de peut-être ajouter de la valeur à la vie de quelqu'un? Wow! Si ça peut t'aider à aller plus vite, mieux, avec le sourire, avec une belle énergie. Ça nous coûte quoi d'être gentil? Ça nous coûte quoi d'être positif? Ça nous coûte quoi d'encourager une personne? Passons à l'action. Je pense que le monde aujourd'hui en a tellement de besoin. [01:22:14] Speaker B: On dit souvent que dans le sport, c'est 10% de chance, 40% de travail, de talent et 50% de mental. Mais pourtant, l'aspect mental, c'est l'un des aspects les moins parlés ou les moins travaillés. Comment qu'on peut bâtir cette confiance? [01:22:34] Speaker A: Avec la BTC Academy. Mais tu le dis très bien, tu le dis très bien. Je n'ai jamais rencontré un entraîneur, un éducateur, un leader de club, d'organisation sportive, me dire qu'il ne croyait pas à l'importance de développer ce pilier de la performance. On se parle de l'aspect physique, technique, tactique, dans n'importe quel sport. Il y a l'aspect mental également. J'ai jamais vu ou entendu quelqu'un qui m'a dit non, non, le mental, c'est pas important. Au contraire, j'entends souvent le jeu de pourcentage. Le mental, c'est 90%. Aujourd'hui, on a perdu le match à cause de notre mental. Aujourd'hui, les gars n'étaient pas confiants. Les gars n'étaient pas dedans. Les filles, les filles n'ont pas répondu à l'adversité. Je n'ai jamais entendu personne me dire que le mental n'était pas important. La solution que j'amène. Que tellement d'autres personnes veulent amener. C'est ça, de mettre en place des solutions, être capable de bâtir des systèmes, une structure, pour pouvoir aider les athlètes à cheminer au niveau mental. Et ça vient avec un élément tellement important que je mets de l'avant directement avec n'importe quelle organisation avec laquelle je décide de collaborer. et j'accompagne maintenant des athlètes provenant des clubs un peu partout au Québec, dans la province, mais également des collaborations avec des clubs professionnels. J'étais en Espagne, j'étais en Suède récemment avec le club de Haïko à Stockholm, en Suède. Tout, tout, tout. Ces messages, toutes ces démarches commencent avec un élément très important. C'est que travailler son mental, travailler cet aspect, ce pilier de la performance, ce n'est pas quelque chose d'automatique. Je travaille mon mental aujourd'hui, je suis plus fort mentalement demain. ça ne marche pas comme ça. J'ai une rencontre BTC avec JP, là je suis plus confiant. Ça ne marche pas comme ça. Ça je pense que c'est la nature de la gratification instantanée. Je fais quelque chose, je veux avoir un retour immédiat. Nous, on est dans l'investissement à long terme. Tu commences ton accompagnement avec la BTC Academy en coaching mental élite, tu ne vas pas être pro la semaine prochaine. C'est pas ça l'objectif. Pour voir des changements dans nos vies, on ne compte pas en jours, on ne compte pas en semaines, on ne compte pas en mois, on compte en années. Il y a des athlètes que j'ai accompagnés il y a deux ans qui aujourd'hui reçoivent des bourses universitaires pour aller jouer aux États-Unis. Des bourses complètes. Il y a des joueurs que j'ai accompagnés il y un an qui quittent vers l'Europe dans des académies professionnelles. Les vrais changements, c'est en année. T'as les outils, tu les utilises, tu passes à l'action, mais il faut qu'il y ait assez de temps. On se parle de changement humain? Wow! On se parle de jeunes athlètes en construction, de jeunes êtres humains en construction. Soyons patients, mais il faut croire en cette vision-là que si tu développes des êtres humains, ça va ultimement aider l'athlète. Les piliers qu'on développe avec la BTC Academy, c'est ça. Être capable de développer la confiance, aussi la gestion des émotions, être capable de développer cette résilience, être capable de développer également la constance qu'on veut avoir, comment tu rebondis après les échecs, après les erreurs, comment tu es capable aussi de délever ta conscience de toi. On parle beaucoup de ça, mais il y a une approche qui est vraiment holistique, une approche que j'ai développée avec toutes les recherches scientifiques que j'ai faites à la maîtrise sur le développement de la motivation chez les jeunes joueurs de soccer élite. C'est vraiment niché. Ma spécialité, c'est les jeunes joueurs de soccer. Ça a été mon projet final de maîtrise et j'ai même eu un contrat professionnel de recherche par la suite pour approfondir cette approche, cette méthodologie que j'ai développée. [01:27:21] Speaker B: Nice. [01:27:21] Speaker A: C'est basé bien sûr, et je pense que c'est l'expérience BTC, et basé sur ça, l'expertise terrain. de mon expérience en tant qu'athlète professionnel, en ayant joué un peu partout à travers le monde, à l'international, mais aussi l'expertise académique. Cette approche BTC est basée sur la science, sur les recherches scientifiques, sur les théories, par exemple, de l'auto-détermination, qui est vraiment l'essence même de tous les messages qui sont véhiculés, être capable de développer des besoins psychologiques comme l'autonomie. On s'est parlé tantôt de responsabilité, de compétence. On s'est parlé tantôt d'apprendre à gérer des erreurs qui font partie de la maîtrise de quelque chose. On se parle aussi de ce sentiment d'appartenance. Avoir un village, avoir quelqu'un qui est à côté de toi, avoir quelqu' un qui t'aide, qui te supporte, avoir un environnement motivationnel. Un athlète qui veut cheminer au niveau mental, dans son sport, un athlète qui veut cheminer au niveau mental au soccer, tu comprends que c'est une approche qui peut être transformationnelle. Et c'est des jeunes qui voient les fruits de ça pour le reste de leur vie. Je leur dis souvent, Un accompagnement comme ça, c'est pas pour que tu restes avec JP toute ta vie. C'est un peu contre business aussi. Garder un client pendant des années, des années. Non, l'objectif, c'est que tu développes ces outils, qu'on travaille sur des stratégies, qu'on mette en place des choses pour que toi, tu aies dans ton sac à dos les outils. Tu vis des défis, tu vis quelque chose. Tu les appliques, tu les mets en place. Et je t'avouerais que c'est des histoires à succès qui continuent à grandir, mais c'est avec énormément de gratitude que j'ai cette opportunité-là d'amener cette mission de vie encore dans tous les voyages et toutes les expériences que je veux vivre. [01:29:34] Speaker B: vraiment malade. Tu parlais de se donner le temps, c'est dur parfois. C'est vraiment dur. Il y a une quote de Lionel Messi. Tu le connais-tu? [01:29:46] Speaker A: Ça me dit quelque chose, hein? Messi! [01:29:49] Speaker B: Il dit, il m'a fallu 17 ans et 114 jours pour devenir un succès du jour au lendemain. [01:30:02] Speaker A: Messi. [01:30:03] Speaker B: Tu n'es pas devenu Messi... Et souvent, [01:30:07] Speaker A: il y a ce débat. Ronaldo ou Messi? Ronaldo, lui, travaille. Messi, lui, est juste talentueux. Messi n'est pas juste talentueux! Messi n'est pas juste talentueux... Est-ce que les habiletés, ça fait partie de la performance et du succès que tu peux avoir? Oui. [01:30:28] Speaker B: 100%. [01:30:30] Speaker A: Mais être capable de le faire pendant 20 ans, c'est pas juste du talent. La chose que je répète, c'est que quand le talent rencontre le talent, ce n'est pas le talent qui fait la différence. Messi a joué contre beaucoup de joueurs talentueux. Messi a un talent qui est très spécial aussi. Mais les choses que lui a mis en place pour être capable de garder ce niveau d'excellence pendant autant d'années... Nutrition. Préparation physique. Sommeil. Toute sa récupération. Je pense que l'aspect mental, un gars comme Messi, sous les projecteurs à tous les jours. L'environnement. Le nombre d'heures qu'il a mis dans ses entraînements. Pas juste avec son équipe. Si tu t'entraînes juste avec ton équipe, la progression se fait où? Si t'en veux plus, tu veux plus progresser. Prends ça en main. Fais d'autres choses à côté. Tu as le temps. Tu peux créer ce temps-là si tu as ce désir. Mais si, c'est pas juste du talent. Et ça a pris toutes ces années pour avoir le succès qu'il a maintenant. Mais pour avoir du succès, pour être sous le feu des projecteurs. J'ai dit souvent, si tu veux aller jusqu'au top, tu veux atteindre tous tes objectifs, tu dois devenir amoureux du travail de l'ombre. Tu dois devenir amoureux du travail de l'mombre. Qu'est-ce que tu fais quand personne te regarde? C'est là. La magie, le succès, ça se bâtit là. Quand y'a personne qui regarde. Est-ce que tu fais juste ta vaisselle quand tes parents sont là? Est-ce que tu cours plus vite juste quand l'entraîneur te regarde? Est-ce que t'es concentré juste quand il y a ton meilleur ami qui s'entraîne avec toi? Quel genre de personne tu es vraiment? On se parle souvent d'être honnête envers les autres. Essayons d'être honnéte aussi envers soi-même. [01:32:49] Speaker B: Damn! Ça, c'est presque plus dur, j'ai envie de dire. [01:32:54] Speaker A: C'est pas facile. C'est pas facile. Mais je pense que Messie, dans l'ombre, il y en a fait beaucoup. [01:33:04] Speaker B: Il y en a fait beaucoup. Ça, c'est sûr. À 100%. Parlons de BTC à qualité. [01:33:13] Speaker A: La BTC Academy. [01:33:16] Speaker B: J'ai envie de plus comprendre c'est quoi BTC Academy. Mais avant toute chose, pourquoi toi tu coaches? [01:33:27] Speaker A: Mon pourquoi, c'est une mission qui est tellement claire, qui est tellement profonde. Et je le dis souvent parce que je me rappelle Quand j'ai démarré officiellement la BTC Academy, j'avais beaucoup de messages d'encouragement qui me disaient, félicitations pour ton projet. Félicitations pour ton projet, félicitations pour le lancement de ton projet. Pour moi, ça n'a jamais été un projet. J'en... Je reçois aussi des messages, JP. Félicitations pour ton entreprise. Pour moi, c'est pas une entreprise. Pour moi, c'est pas du business. Je te parle d'une mission de vie. Quelque chose qui m'anime profondément. C'est pas un projet. C'est pas une job. C'est une mission de vie. C'est quelque chose qui est beaucoup plus grand que moi. BTC, ça signifie be the change. À travers l'histoire qu'on s'est contée aujourd'hui, je pense qu'on peut voir qu'il y a eu différents chapitres d'adversité, différentes situations, différents défis que j'ai vécu qui m'ont tellement forgé. La chose qui a vraiment été un déclic dans ma vie, ça a été le coaching mental. Ça a été d'avoir un accompagnement comme ça, une personne pour me guider. Personne qui était là pour moi. Et quand j'ai vu l'impact que ça a eu dans ma vie, dans la situation dans laquelle j'étais, c'est venu chercher quelque chose de tellement gros à l'intérieur de moi. La mission de vie que j'ai, c'est d'aider, d'accompagner, de guider, d'inspirer des jeunes, mais aussi des moins jeunes. être la meilleure version d'eux-mêmes dans absolument tout ce qu'ils vont faire. Absolument tout ce qu'ils vont faire pour atteindre leurs objectifs, mais surtout pour vivre une vie qui te comble pour de vrai. Une vie qui est significative. Une vie où tu es fier de toi. Ça pour moi, c'est quelque chose qui est ancré dans mon cœur parce que je sais très bien qu'à partir du moment que je me suis donné cette permission-là, J'ai découvert une autre vie. J'ai découvert un monde rempli de possibilités, rempli d'opportunités, un monde d'espoir. Ça a tellement mis de la joie, ça a tellement mis de l'amour dans ma vie. Je me dis si ça a marché pour le petit JP de 14, 15, 16, 17, 18, 19 ans. Ça peut tellement marcher pour d'autres personnes. Et la vision que j'ai avec la BTC Academy, c'est d'aider c'est d'aider 10 millions de personnes par année. Donc, sur ce marathon, c'est un marathon, je te parle de 10 millions de personnes. Sur ce marathon, Je comprends que chaque personne est importante. Chaque conversation est importante. Chaque famille, chaque athlète est important pour moi. Et c'est ce type d'amour-là que je veux leur donner parce que je sais tellement, je sais tellement qu'il y a des personnes, qu'il y des jeunes, qu'il a des athlètes qui en ont besoin. Et pour moi, cette mission-là est vraiment et connecté avec la chose qui me brise le cœur le plus, c'est du potentiel inachevé. Un gars, une fille, n'importe quel être humain avec tellement de potentiel qui, à cause peut-être d'un manque d'outils, un manque de support, un manque de confiance, passe complètement à côté et prend une direction négative. Je pense que je dis ça, tu dois peut-être avoir des exemples en tête. J'en ai tellement en tête et la chose qui m'a hanté, moi, dans mon processus, ça a été ça. De me dire que j'avais du potentiel, mais que je suis jamais allé au bout et que j'allais vivre avec des regrets. Peut-être me réveiller un jour, à 80, 85 ans, et me dire que j''aurais dû. J'aurais dû investir dans le coaching mental. J'aurais dû... J'aurais dû investir dans le coaching mental, j'aurais dû être engagé à 2000%, j'aurais dû être plus motivé. J'avais tellement de talent, mais j'aurais dû peut-être prendre des meilleures décisions. J'aurais dû, peut-être, passer à l'action. J'aurais dû peut-être mettre de côté l'opinion, le jugement des autres et me concentrer sur qu'est-ce qui est important pour moi. Ça, c'est la chose qui me brise le plus le cœur. C'est pour ça que, William, je suis all-in. Je suis all-in et j'ai de la gratitude pour les gens qui me font confiance, j'ai de la gratitude pour toutes les expériences, tout le chemin, toute l'histoire, parce que je sais que c'est ça qui... qui fait en sorte que je suis dans cette position-là, une position, pour moi, que je vois comme un privilège. À travers les programmes BTC, cette année, il devrait y avoir 800 athlètes. À travers le monde qui sont impliqués. C'est un cadeau de pouvoir avoir cette influence positive sur la prochaine génération d'athlètes, mais surtout la prochaine génération de citoyens. C'est un cadeau. Je sais très bien, c'est un cadeau. C'est un cadeau que la vie me donne. Et on se le dit un peu tout à l'heure, off cam, Tu comprends que la BTC Academy, c'est quelque chose qui est beaucoup plus gros que moi, mais que la vision est internationale. J'ai pu collaborer avec des clubs professionnels durant les dernières années, en Espagne, en Suède, aux États-Unis également. J'étais en Allemagne, en Allemagne il n'y a pas trop longtemps également. La BTC Academy, ça va toujours être international, mais je ne peux pas oublier d'où je viens. Je suis un gars de Québec. La province, la communauté québécoise. m'a permis de grandir, m'a formé, et j'ai de la gratitude pour ça. C'est pour ça que je vais toujours avoir énormément d'amour dans toutes les activités que je vais avoir, mais quand on se parle d'athlète de la maison, cet amour-là est encore plus grand parce que je me reconnais. Je ne suis pas tellement loin de ces jeunes-là et je pense que c'est un message qui connecte avec leur réalité et quelque chose qui, je suis convaincu, va continuer à grandir et à être intégré dans cette communauté de soccer québécois. [01:40:50] Speaker B: Ta mission? Inspirer chaque joueur à devenir la meilleure version de lui-même sur le terrain comme dans la vie. C'est quoi que ça représente? Pour toi, je veux t'entendre sur ta mission. [01:41:06] Speaker A: Ceux qui me connaissent très bien savent que le 100%, ça fait pas vraiment partie de mon vocabulaire. 100% c'est mien. À la BTC Academy, on se parle du 2000%. Comme ça, y'a pas photo. Y'a une symbolique pour moi qui est très importante dans ça. c'est que si le soccer te tient vraiment à coeur, que t'es à 2000% dans ton soccer, l'invitation que tu as c'est d'être 2000% à 2000% dans tous les autres aspects de ta vie parce que tu n'es pas différent. La personne que tu es dans un domaine de ta vie est pas différente de la personne que tu es dans les autres. La manière dont tu fais les plus petites actions dans ta vie, dans ta journée, c'est ça qui va dicter comment tu vas faire les plus grandes. La manière dont tu fais les plus petites actions dans ta vie, c'est ça qui va déterminer comment tu vas réagir dans les plus grands moments et les plus grandes opportunités dans ta vie. Si tu veux être excellent, je le répète et je vais continuer à le répéter, c'est pas une Switch. C'est un mode de vie. C'est dans tout. Tu peux très bien être un excellent joueur de soccer, excellente joueuse de soccer, et à l'école, être excellent. À la maison, d'être un leader. dans tout ce que tu fais, dans tes relations, tu es capable. Mais il faut juste se donner cette permission-là. Et tous les athlètes que je vois passer à travers les programmes de la BTC Academy ont cette... Il y a cette ouverture d'esprit en premier, bien sûr, mais après, je vois une élévation de la conscience. Quand tu prends conscience de ça et que tu vois comment... C'est beaucoup plus facile sur le terrain d'être un leader si je suis un leader dans les autres aspects de ma vie. Parce que je le pratique constamment. Je deviens ça. Je deviens ça. C'est pas juste là je dois être engagé. Sois-le toujours comme ça. T'as pas de difficultés quand tu dois vraiment l'être. [01:43:22] Speaker B: Pis tu restes toi-même. [01:43:23] Speaker A: Et tu restes toi même. On se parle de la meilleure version de soi-même. Pas meilleur que lui. On se parle pas de l'autre. Je vois ce qu'il y a en commun dans toutes les rencontres que j'ai. On se parle jamais de l'autre! Si on se parle de l'autre, c'est pour s'inspirer, pas se comparer. Tu parles de quelqu'un pour t'inspirer pas pour te comparer. Quand tu le compares, ça... Tu peux te dévaloriser. Lui est rendu là, moi je suis rendu là. Tu peux pas comparer ton chapitre 4 avec le chapitre 25 de quelqu'un. Tu peux t'inspirer. Voir c'est quoi les ingrédients. Mais on se parle de la meilleure version de soi-même. De soi-même, de soi. Apprendre à te connaître. Apprendre à développer cette relation que tu as envers toi-même. Apprendre à comprendre que tous les outils, toutes les réponses que tu as de besoin dans ta vie sont déjà là à l'intérieur de toi. L'approche de la BTC Academy, l'approche BTC, c'est une approche qui est holistique, une approche qui est centrée sur les besoins de l'être humain. On ne parle pas de 4-4-2 ou de 4-3-3 ou de stratégie ou de marquer combien de buts. On est tellement loin de ça. Est-ce que je sais consciemment que La performance est une conséquence de tout ce qu'on va... Oui. Parce que je sais très bien que le terrain va être affecté par... Bien sûr. Parce que nos pensées, nos émotions, nos actions, tout est connecté. Mais... Il faut du courage. Comme le message que t'as envoyé, comme les messages, les centaines, j'en ai envoyé beaucoup des messages. Comme tous les messages que j'ai envoyé, il faut du courage. Un athlète qui est ambitieux. Qui est extrêmement motivé. Extrêmement passionné et qui est courageux. Qui comprend qu'au prochain niveau, ton talent ne va pas être suffisant. Ton talent ne va pas être suffisant. On le sait. Ton talent ne va pas être suffisant au prochain niveau. Si t'es vraiment sérieux par rapport à ton processus et ton développement, c'est fondamental. C'est fondamental que tu développes cet aspect-là si t'es un joueur de soccer au Québec en plus ou dans le monde. La BTC Academy devient une évidence parce que il n'y en a pas vraiment d'autres qui abordent ou qui parlent de cette mission-là de cette façon-là. [01:46:16] Speaker B: JP, on a eu un excellent échange. [01:46:21] Speaker A: C'était extraordinaire. [01:46:23] Speaker B: Incroyable, j'ai vraiment aimé ça. Mais avant qu'on se quitte, sur la Game On, il y a une question que J'aime demander à tous mes invités, à la fin de l'émission, pour moi c'est une question qui est très importante et aussi très humaine, parce que je crois que chaque personne a sa propre expérience et son histoire. JP, si tu avais à donner un conseil pour la prochaine génération, que ce soit d'athlète, que ce soit de professionnel, qu'est-ce que tu leur dirais? [01:47:02] Speaker A: Cette question-là, je la trouve magique parce que c'est une question, je pense, qui va englober un peu tout ce qu'on s'est dit aujourd'hui. Si j'avais un conseil, un conseil pour un athlète, pour un jeune, peut-être pour un moins jeune qui va écouter ça, j'aimerais lui rappeler qu'il est à une décision de complètement changer sa vie. Et cette décision-là, pour moi, avec la conversation qu'on a eu aujourd'hui, est évidente. Est-ce que tu te donnes cette permission-là dans ton sport, dans ta vie, dans tes relations, d'être la meilleure version de toi-même? Je sais pas la saison dans laquelle tu es en ce moment dans ta vie. Peut-être que c'est une saison d'adversité, une saison qui est vraiment difficile, une saison que tu te questionnes, une période de ta vie qui est vraiment douloureuse. Peut-être qu'au contraire, c'est une période, un moment incroyable en ce moment que tu vis. Peut-être une saison t'es vraiment fier de toi, je pense que l'invitation reste la même. Est-ce que tu choisis, est-ce que tu décides d'être la meilleure version de toi-même aujourd'hui? Et on se l'est dit, aujourd'hui peut être différent de demain, peut être différent d'hier, mais Quand tu te donnes cette permission-là, ça vient tellement avec un beau contrat d'engagement. Ça veut dire que c'est du 2000%. Ça veut dire que tu continues à apprendre. Tu continues à être ouvert. Tu continues à vouloir te développer. Tu continues à vouloir progresser. Tu continues à comprendre que les erreurs ne te définissent pas. Que les erreurs, c'est des informations qui vont te permettre t'as là un autre niveau. Tu continues à croire, à comprendre que ton talent, tes habiletés dans un domaine ne vont pas être assez si tu souhaites passer à un prochain niveau. Tu vas continuer à comprendre aussi que si tu as des grands objectifs, tu dois te donner des grands moyens. Tu vas continuer à croire et entretenir l'idée que ton futur peut vraiment être extraordinaire, que tu as toutes les réponses, tous les outils à l'intérieur de toi. Tu vas continuer aussi à à entretenir ce désir de vouloir être une bonne personne. Parce que c'est gratuit, parce que c'est simple, parce que c''est facile, parce que ça l'ajoute de la valeur à un chemin, à un marathon. Tu vas continuer à être patient envers toi-même. Tu vas continuer à vouloir être ton ou ta meilleure amie. Parce que la vie ça va pas être Walt Disney. Il va y avoir des défis. On sait très bien que des fois ça peut être très difficile. Mais... Si tu prends cette décision-là, si tu respectes ce contrat d'engagement-là envers toi-même, ça peut tellement laisser la place à un monde de possibilités, à une vie. où t'es comblé, une vie où tu prends du plaisir, une vie où t'es fier de toi, une vie qui est significative. Je pense que c'est ça, le beau cadeau, c'est de prendre cette décision-là. Je pense que la BTC Academy, Je fais juste parler de cette décision-là que j'ai prise, que d'autres athlètes au Québec, à Québec, dans l'Est du Québec, à Montréal, un peu partout dans la province prennent. La décision que des athlètes en Europe, que des clubs professionnels prennent également en faisant confiance à la BTC Academy, c'est une décision pour moi qui peut changer des expériences sportives, mais surtout changer des vies. Et je pense que si tu es à l'endroit présentement dans ta vie où tu es, c'est à cause de toutes les décisions que tu as prises jusqu'au jour d'aujourd'hui. Et si je te disais que tu as eu une décision de vivre une vie complètement différente, je pense que le message et l'invitation est lancé. [01:51:36] Speaker B: Merci d'avoir partagé ça. Tout le monde, c'était le Game One Podcast. Notre invité aujourd'hui, Jean-Philippe Rutabayero. Merci. [01:51:48] Speaker A: un grand plaisir, et pour tous ceux qui veulent suivre, pour tous ceux qui ont entendu ce message-là, pour toutes les personnes que ça leur parle, je suis sur les réseaux sociaux, sur Instagram, btc.aca, sur LinkedIn, Jean-Philippe Ruitabayro, sur Facebook, BTC Academy, BTC, si vous voyez du Bitcoin, ce n'est pas moi. Vous allez voir une personne, grand sourire, et c'est une mission de vie. Si vous avez un athlète, un jeune, vous êtes une famille, une organisation qui veut vraiment investir en ça, qui y croit vraiment, qui croit en ce futur-là, je serai toujours là pour aider. Et j'ai dit, c'est 10 millions ma vision, donc je veux être engagé, investir et donner de l'amour à chaque personne qui va vouloir améliorer leur vie. [01:52:47] Speaker B: Et voilà.

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