Ép.79 | Karl Lavallée-Rodrigue - L'ex-Carabin qui habille des joueurs de la NFL

Episode 78 • October 23, 2026 • 01:26:07
Ép.79 | Karl Lavallée-Rodrigue - L'ex-Carabin qui habille des joueurs de la NFL
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Oct 23 2026 | 01:26:07

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[00:00:00] Speaker A: Les premiers gants, c'était horrible. On les appelait les gants du ordinateur. La vision, c'est d'être la... tous les sports. [00:00:07] Speaker B: Est-ce qu'aujourd'hui, tes gants sont homologués pour la NFL? [00:00:13] Speaker A: Ouais. SFI, il faut que t'ailles à la circuitation. Toutes les grips, c'est la même affaire. Les gants, à un moment donné, commençaient à être trop collants, puis là, la NFL a dit que ça prend des règles. Maintenant, on doit tous envoyer nos gants dans un laboratoire. [00:00:24] Speaker B: Quand tu faisais tes cold calls, parce qu'au début, tu disais que t'avais aucun [00:00:26] Speaker A: contact, Quand je poussais l'idée de faire un gars custom à la fois, je me suis fait retourner de bord. Je peux même pas compter le nombre de fois. Je savais que les athlètes, c'est ça qu'ils voulaient. [00:00:36] Speaker B: Tu dirais que c'est quoi ton plus grand apprentissage de ton parcours de sportif? [00:00:39] Speaker A: Mon rêve, ça avait toujours été d'être un athlète professionnel. Tous les apprentissages que j'ai fait au football, ça se translate tout dans l'entrepreneuriat. «Talk less, do more.» Ceux qui parlent maintenant, je me méfie tout le temps parce que c'est facile de dire des mots, mais ceux qui exécutent, ça, c'est les «real deal». [00:00:56] Speaker B: Si t'avais un conseil à donner pour un jeune de la prochaine génération, qu'est-ce que tu lui dirais? [00:00:59] Speaker A: Just try it, pis worst case, ça marche pas, pis on s'en fout, pis life goes on. Wayne Gretzky a la best quote of all time, pis c'est «You miss 100% the shots you don't take». [00:01:09] Speaker B: Avant que l'émission commence, je suis en direct du studio. Je veux vous annoncer qu'Invictus c'est le premier sponsor officiel du podcast. Côte Game On 20% pour 20% sur toute la ligne Invictus. Une compagnie de Montréal, calme et incroyable. Bonne émission. Bonjour tout le monde, bienvenue sur Le Game On. Je suis votre host, Aurélien Mangefort. Et aujourd'hui, celle-là, inspéciale. Pourquoi? parce que c'est le premier épisode entrepreneurial sur le Game On. Aujourd'hui est une journée spéciale parce que c'est un mix des deux. C'est un mix du sport et de l'entrepreneur. J'ai avec moi Carl, fondateur et CEO de Invictus. C'est un plaisir, man. Bienvenue. Merci d'avoir accepté l'invitation d'être là. Je suis sûr qu'on va avoir une super belle discussion. On s'est déjà parlé plusieurs fois, on s'est parlé avant et tout ça. Mais là, qu'on soit en monde, qu'on puisse vraiment parler de c'est quoi cet univers-là? Quel est ton univers? Ça va être très intéressant. Est-ce que tu avais un mot avant qu'on débute? [00:02:14] Speaker A: Merci de l'invitation Will, j'apprécie beaucoup. Quand tu m'as expliqué ton parcours et ta vision d'entreprenariat que tu avais pour ton podcast Game On et tes autres projets, ça m'a beaucoup inspiré. C'est toujours le fun de connecter avec une autre personne qui voit l'entreprenariat de la même manière. J'étais all-in le jour 1. [00:02:38] Speaker B: Chaque personne qui vient sur mon podcast a droit à une introduction. Donc, Carl, je t'ai préparé un petit quelque chose. [00:02:45] Speaker A: C'est vrai. [00:02:45] Speaker B: Voici ton intro. Carl Lavallée-Rodrigue, tu es fondateur et président d'Invictus Gloves. Tu as grandi dans le sport. À quatre ans, tu pratiquais le karaté jusqu'à tes douze ans, qui t'amène à une troisième place mondiale. Tu passes ensuite au football. Avec les voltigeurs du collège Bourget, où tu remportes 3 bols d'or. Vraiment insane. Au Cégep, tu te rejoins aux Islanders de Djanabot. Puis à l'université, tu rejoins les Bleus, les Carabins de l'Université de Montréal. Aujourd'hui, tu es dans le fly football, le golf, puis le hockey. En 2016, tu annonces ton projet de gants qui devient Invictus Gloves, une compagnie québécoise de gants de football, flag football, de golf et baseball. Ici, on parle de performance et d'avoir ton identité sur le terrain. Aujourd'hui, Invictus habille des joueurs joueurs partout à travers le monde, dans la NFL, la CFL, les World Games de flag football et bien plus. Je suis fier d'annoncer que c'est le premier commanditaire du podcast aussi. Un parcours d'athlète qui explique pourquoi Invictus est né sur le terrain avant d'être né sur la table à dessin. Les choses que j'aime de ton parcours, tu m'en parlais tantôt sur le mien, j'aime beaucoup le tien aussi. Pourquoi? Parce que tu vis la vie du sportif qui est devenu entrepreneur. Avant Invictus, il y avait le cal, le sportif. J'aimerais que tu nous amènes dans les débuts, que tu nous racontes d'où ça a parti pour toi le sport cal. [00:04:28] Speaker A: Toujours un sportif. [00:04:29] Speaker B: Toujours un sportive. [00:04:30] Speaker A: Je m'en viens vieux, mais je me considère encore un athlète, même encore aujourd'hui. Juste switché de sport pour adapter à mon corps qui commence à break down. Mais t'sais moi… [00:04:46] Speaker B: Pas mal au corps, pas mal. [00:04:47] Speaker A: Ah ouais, le foot, ça te replace certains… organes et des os. J'ai des grosses blessures quand même au foot. J'ai dû me réparer le corps pendant très longtemps pour être capable de faire ce que je fais aujourd'hui. Le sport ça a été vraiment toute ma vie. De 4 ans jusqu'à 22 ans de faire ça, tous les jours, tout le temps. J'ai toujours été obsédé par ça. J'ai eu la chance de toucher à du sport individuel comme les arts martiaux, qui est vraiment une discipline très individuelle, mais en même temps qui t'apprend beaucoup sur le respect de l'adversaire. Très jeune, j'ai appris la discipline que ça prenait pour se rendre à un haut niveau. J'ai réussi à me rendre jusqu'au championnat du monde, très jeune, je pense que j'avais 10 ans. C'est fou ça. Finir 3e au monde à cet âge-là, c'était irréaliste, vraiment. [00:05:52] Speaker B: C'était où, ça? [00:05:53] Speaker A: À l'époque, mes parents n'avaient pas beaucoup d'argent. Le seul championnat du monde que j'ai pu faire, c'était celui-là qui était à Niagara Falls parce que c'était accessible. Mais sinon, je faisais les championnats québécois et canadiens à chaque année, pas mal. Puis, c'est ça, l'année que c'était à Niagara Falls, j'ai pu y aller, puis ça avait très bien été. Ça avait été très challengeant, par contre, parce que pour finir troisième, j'avais perdu la... Le match pour me rendre en finale, cette étape-là de te ressaisir, il y a quand même une autre opportunité. Un peu comme les gars de Team Canada ont vécu au World Flag Championship il y a quelques mois. Tu perds ta chance, mais tu peux te ressaisir et aller chercher quand même une autre victoire. Puis c'est ça, très jeune, j'avais compris que la discipline pour te rendre à un niveau comme celui-là, ça en prend. C'était un commitment de tous les jours et tout ça, mais j'ai toujours été obsesse avec le sport. Si je pouvais, je ne ferais ça que de ma vie tout le temps. Mon rêve, ça avait toujours été d'être un athlète professionnel. Malheureusement, je n'ai pas pu le vivre, mais je le vis maintenant à travers une victus d'une autre manière. Ça a été vraiment toute ma vie. Après ça, de switcher au sport d'équipe avec le football, ça t'apprend tellement de choses après pour la vie en général. Tous les apprentissages que j'ai fait au football, ça se translate tout dans l'entrepreneuriat. Tu sais, premièrement, le travail d'équipe, c'est un truc, il n'y a pas un autre sport comme le football pour ça. Au Carabin, on était 90, je pense, dans l'équipe, à peu près. C'est comme pour que tout le monde se synche ensemble, puis que tout le monde pousse vers un but commun, puis une vision commune. C'est très, très, très difficile. Puis il y a juste dans le sport d'équipe que tu as ça, qui va être autant qui va être autant comme dans l'univers du monde des affaires. Puis de travailler tout le monde ensemble pour pousser vers un but commun, c'est quelque chose que je suis tellement content d'avoir fait du sport d'équipe pour ça, parce que je le vis tous les jours. Puis encore une fois, au foot, c'était la même chose. Discipline, le faire tous les jours, tout le temps. Puis d'avoir de la résilience quand tu vis de la confrontation. C'est comme quand tu fais de l'entrepreneuriat, tu vas vivre la confrontation tous les jours, tout le temps. Puis le sport, je trouve, ça te prépare à ça. [00:08:29] Speaker B: Bonjour tout le monde, ici William Rochefort. Je vais juste prendre 30 secondes de ton temps avant que cette excellente émission commence pour te remercier d'avoir pris le temps à travers toutes les émissions que tu aurais pu choisir d'écouter la mienne d'aujourd'hui. Je mets énormément d'heures, beaucoup de travail à travers mes études, les projets entrepreneurials, ma vision pour sortir toutes les semaines des émissions exceptionnelles. J'ai un objectif pour l'automne. Je veux atteindre les 1000 abonnés d'ici Noël. Présentement, Peu importe la plateforme sur quoi que t'écoutes, abonne-toi, ça serait super cool. Ça coûte rien, ça me soutient énormément à développer. mon projet, le podcast. Sur ce, je te remercie beaucoup. Prenez le temps d'écouter cette émission-là. C'était William. Peace. ils ont moins d'expérience un peu dans le football, tout ça, que nous, mettons qu'on a fait ça toute notre vie. Ça fait que c'est intéressant de les entendre parler parce qu'eux, ils me disaient des affaires qui ressemblaient à ça. Dans le sens qu'on est tellement une équipe, on est soutenus, on se tient ensemble, qu'ils me sortaient des choses qu'avec le temps, j'ai l'impression qu'on oublie. Quand c'est ton quotidien, quand tu passes ta vie à faire ça, peu importe l'âge que t'as, à un moment donné, ça devient tellement la routine que c'est juste ancré. Mais des fois, ça fait du bien de se le rappeler ça. [00:09:59] Speaker A: Ça fait du bien et quand tu regardes mes années au secondaire à Bourget, on a gagné des championnats parce qu'on était soudés. C'est des gars que je vois encore aujourd'hui. J'habite plus dans cette région-là. C'est loin, Rigo. C'est quand tu t'en vas vers Ottawa. [00:10:23] Speaker B: C'est là le collège Bourget? [00:10:24] Speaker A: Oui, c'est à la frontière de l'Ontario et du Québec. C'est loin. Tu fais dix minutes, puis t'es rendu en Ontario. [00:10:32] Speaker B: C'est-tu vrai? Ah oui! [00:10:34] Speaker A: C'est loin, loin, loin. [00:10:35] Speaker B: Je croyais que tu étais tellement pas là. [00:10:37] Speaker A: Alors, c'est loin, loin. Puis, tu sais, même si, tu sais, comme, on a tous pris des chemins différents, puis tout, c'est des gars que, genre, je peux revoir, puis comme, tu sais, on va toujours leur connecter, puis on se rappelle de ces années-là qu'il y a comme... Tu sais, tu vas à guerre avec ces gars-là, puis tu finis par, genre, prevail, puis comme gagner, c'est... C'est des mémories que tu gardes pour le restant de ta vie. Comme au Carabin, j'étais à la courte qui rentrait avec Danny Machocha. Ces gars-là, ils ont tous gagné la Coupe Vannier à leur quatrième année. C'était comme la chimie d'équipe. Les athlètes qu'on avait, c'était ça, la différence. Ils sont peut-être très bien coachés, évidemment. C'est ça, le vivre, la cohésion d'équipe, c'est un feeling que tu peux jamais revivre après, mais tu peux le vivre un peu en affaires avec ton équipe. Mais ça reste que l'énergie et le momentum que tu as, c'est indescriptible. [00:11:41] Speaker B: L'affaire qui est un peu... Je dirais pas décevant, mais qui est peut-être un peu moins reconnu, c'est que je pense qu'au Québec, on voit encore ça comme étant un sport, comme plus quelque chose qu'on a du fun à faire, mais que c'est moins sérieux. Tout ce que tu m'expliques en ce moment, j'avais un athlète sur le podcast qui me disait que quand t'arrives aux États-Unis pour te trouver une job, Quand ils voient que sur ton CV tu as fait partie des équipes championnes, que tu as fait partie des équipes sportives à un certain niveau quand même assez sérieux, ben tu vas passer presque pratiquement devant tout le monde vu la dynamique, les choses que tu as appris à travers tout ça. Ou est-ce que, ben là tu me faisais la réflexion avec le mélange de, ben peut-être avec ton équipe que tu peux avoir entreprise, tout ça. Mais je trouve ça, ça devrait être plus mis de l'avant, je pense, ici, parce que c'est des qualités, c'est des choses qu'on ne vit pas ailleurs. Puis, la chose que nous, on se souvient le plus, quand on a fini de jouer, bien, c'est pas le toucher qu'on a scarré contre telle équipe à telle saison, c'est la gang de boys. [00:12:52] Speaker A: Mais oui. [00:12:53] Speaker B: Tu sais, fait que, c'est tout ça, tout ça est game changer. Tu me parlais des carabins. [00:12:58] Speaker A: Oui. [00:12:58] Speaker B: T'as été receveur pour les carabins. [00:13:00] Speaker A: Ouais. [00:13:01] Speaker B: Pendant quelques années. [00:13:02] Speaker A: Un an. [00:13:03] Speaker B: Un an à peu près. Un an et demi. [00:13:05] Speaker A: Ça a été très court. J'ai eu beaucoup de blessures. J'ai eu deux hernies discales au dos. [00:13:11] Speaker B: Ouf! Ça, ça a l'air que c'est quand même de quoi avoir. [00:13:15] Speaker A: Ouais, ouais. C'était vraiment pas le fun. En toute transparence, j'ai toujours été un bon joueur, mais jamais superstar de l'équipe, comme qu'on avait. Un de mes meilleurs amis, c'est Mick Davidson. Lui, c'est billboard partout. Il est allé dans CFL aussi. Ces gars-là, c'était genre le talent à un autre niveau, en plus du commitment du everyday, là, tu sais. Pis, faque tu sais, j'étais comme dans une position, j'avais comme pas vraiment le choix de participer au camp de printemps, mais je sentais que je m'étais blessé au gym, au dos, pis tout, mais comme je savais pas trop, pis on... Je devais être forcé un peu à faire le camp de printemps, puis c'était comme la pire chose, une des pires décisions que j'ai prises de ma vie au lieu de m'écouter, puis de vraiment écouter mon corps, comment je me sentais. Ça ne marche pas, mon dos n'est vraiment pas bien. Puis je me suis forcé à faire le camp de printemps, mais c'était horrible, genre j'étais pourri, je n'étais même pas capable de me lever le matin pour aller faire la pratique, puis je suis allé quand même les faire. Ouf, puis fini le camp de printemps, puis tout, puis là, c'est ça, là je me rends à me faire diagnostiquer, puis tout, deux derniers disquelles au dos, j'ai été un an de temps paralysé. genre pas capable de bouger, rien, c'était vraiment horrible, c'était genre mes collas qui mettaient mes bas le matin, je n'étais pas capable de me pencher, rien faire. Puis ma sœur, ma sœur elle me coupait mes chioulottes, Karine, elle m'a coupé les ongles d'orteil, qu'elle va me dire jusqu'à mon lit de mort. Puis, passer par-dessus ça, ça a été très difficile. Surtout à l'époque, c'était le moment qui prescrivait de l'oxycodone comme si c'était des jeux jubes. On me donnait ça, j'avais pas le choix, j'avais trop de douleurs, mais c'est vraiment très dangereux comme drogue. Puis finalement, je m'en suis sorti avec quatre infiltrations à cortisone dans le dos. Puis là, j'ai retrouvé un peu de mobilité. Puis là, je me suis mis en rehab. Puis ça m'a pris cinq ans pour retrouver ma mobilité à peu près, au total. Ça fait que j'ai été comme cinq ans off quasiment. [00:15:34] Speaker B: C'est pour ça que tu disais que ton corps était complètement brisé. [00:15:37] Speaker A: J'ai dû faire un life commitment. C'est un des trucs qui m'a aidé beaucoup. Je me suis mis au yoga, les étirements. C'est comme ça que j'ai pu me réparer et retrouver toute ma mobilité. Ça fait que, genre, tous les jours, je dois m'étirer. Si je veux jouer au hockey, aller jouer au golf et tout ça, je dois me stretch ou yoga, whatever, tous les jours. C'est comme, j'ai pas le choix. Sinon, je le sens après deux jours, genre, je deviens barré. Puis surtout, je travaille toujours derrière un ordinateur. Fait que je suis assis tout le temps, pas beaucoup bougé. Fait que j'ai pas le choix de faire ça. Mais anyway, tout le monde devrait faire ça tout le temps. Bouger, c'est important. [00:16:17] Speaker B: Non, 100%. C'est intéressant ça, t'as-tu une petite routine? [00:16:23] Speaker A: Oui, je suis un gars hyper routinier et ça c'est un truc du sport encore, d'avoir une routine. Tu sais quand t'es un athlète, étudiant-athlète, t'es comme tous les jours, il faut que j'aille au gym, il faut que je gère mes cours et tout ça, j'ai tout gardé ça. Je vis une vie comme quand j'étais étudiant. C'est la même affaire, c'est genre j'ai ma routine, je suis un peu flexible, c'est pas comme... Mais tu sais, je ne peux pas aller me coucher si je ne me suis pas étiré, si je n'ai pas fait un sport cette journée-là. J'ai comme deux, trois petits trucs comme ça, genre méditer, faire du sport. C'est comme mes deux trucs. Il faut que ça soit fait à tous les jours. Mais je le fais un peu quand je veux. [00:17:02] Speaker B: Tu parlais du stretch, moi je suis zéro flexible. C'est un problème, genre vraiment. Moi j'ai pas vraiment commencé à m'entraîner sur le stretch, mais mon trainer me fait faire plus de la mobilité pour l'entraînement. Puis j'ai ajusté aussi mes gyms pour que ça soit... plus adapté, mettons. Parce qu'avant, moi, j'ai fini le foot puis j'étais en mode bodybuilder, tu sais. Pis à un moment donné, après un certain temps, après deux ans que tu fais juste ça, mettons là, ben... T'es comme que je suis barré à des places que je n'étais pas barré, tu sais. Fait que j'ai commencé à faire ça, mais je serais curieux de... En fait, ce que moi, je voulais savoir, c'est après combien de temps tu vois des résultats? Parce que, tu sais, moi, je suis dans la gang de gars que je vais me stretch pendant un bout, pis j'ai l'impression qu'après mon 15 minutes de stretch, Il n'y a plus rien. J'ai l'impression que ça dure une demi-heure, puis après ça, je te retourne les têtes bien raides. [00:18:04] Speaker A: Écoute, je partais tellement loin avec mon dos. En plus, j'avais eu d'autres blessures. Au Carabin, ma première année, je me suis déchiré l'ischio au jambi. J'en ai eu, fractures de la cheville, je ne peux même plus les compter. Je pourrais écrire un livre sur toutes les blessures que j'ai eues. [00:18:21] Speaker B: Damn! Ok, fait que toi, te blesser, ça te stresse plus dans un sens. [00:18:25] Speaker A: Ah, c'est pas le fun. [00:18:26] Speaker B: Ben ça, c'est sûr que c'est pas le fun. [00:18:27] Speaker A: Genre, à jouer au hockey, là, en ce moment, tu sais, comme je me suis mis au hockey, pis genre, je trippe, genre, à apprendre un nouveau sport, pis tout. Pis genre, l'année passée, je me suis fait cross-check dans le dos, là. Les gars de hockey sont nastis, là. On en parlait tantôt, là. C'est pas comme au foot, là. Les au foot, c'est comme respectueux, parce que... Tu sais, si un gars te fait chier, le jeu d'après, tu peux aller le clipper. Tu peux le remettre à sa place. Chaque jeu, t'as une opportunité de le refrapper. Tandis que WarGames, c'est comme un truc de momentum. Faut que ça arrive en même temps. On dirait le fait que t'as un bâton avec une arme. Les gars, y'a du switch. C'est ça, l'année passée, je me suis barré le dos à cause d'un... d'un malade pis genre j'étais comme ah non j'ai vraiment pas aimé ça là tu sais c'est... Je pense, selon moi, la chose la plus importante dans la vie, c'est la santé. Peu importe, sport ou pas sport, quand ça ne va pas bien, c'est très difficile tout le reste. Le stretch, moi, je ne le faisais pas. Quand j'étais au foot, au carabin et avant, je ne l'ai jamais fait. Parce que quand tu as 20 ans, who needs to warm up? Tu show ups et tu vas balle. Mais ça te rattrape. Je suis convaincu que la plupart de mes blessures que j'ai eues, c'est par manque de stretching, genre 100%. Quand j'ai réussi à me réparer, je t'ai dit que ça a pris 5 ans. Pour répondre à ta question de combien de temps ça prend, ça prend des années. Ça va repartir très vite. Avant, je faisais du karaté, des arts martiaux. J'étais hyper flexible. Puis après ça, quand j'ai switch au foot, au foot, tu t'entraînes, c'est différent. C'est plus dans l'explosion puis le dynamisme. Ça fait que tu t'entraines à être comme surtout un receveur, genre un bullet. Il faut que tu cours vite en ligne droite puis que tu fasses des cuts très dynamiques. Tu sais, comme tous les meilleurs receveurs, ils font pas d'écoute, puis ils envoient leurs pieds à gauche, à droite. Tu sais, t'es tout condensé dans un espace restreint pour être le plus explosif possible. Fait que là, ça fait que t'es comme... Ton corps, il est plus genre flexible et ouvert et tout ça. Fait que comme, ça prend vraiment du temps à retrouver ça, là. Mais c'est possible, mais ça prend de la patience, puis... C'est comme l'entreprenariat, puis de gagner un championnat, ça se fait pas la game de championnat, c'est un travail d'un an. Je pense que le stretching c'est la même chose aussi. Faut jamais que t'abandonnes, c'est ça. Faut que tu le fasses tout le temps. [00:21:07] Speaker B: tu m'as fait passer en parlant de ça, tu parlais de si tu veux gagner un championnat, c'est quelque chose que ça prend du temps et tout ça, puis tu dois «build» là-dessus. Moi, j'ai parlé avec un ancien coach d'hockey qui coachait féminin. Je ne l'ai jamais reçu sur le podcast. C'était juste une discussion 100% amicale qu'on avait, puis il me parlait que lui, il s'est fait léguer une année à une équipe d'hockey féminine que Il était bon, mais il y avait beaucoup, beaucoup de travail à faire. Puis, il me disait que, lui, la stratégie qu'il avait, c'était, quand il est arrivé, il était comme, check. En ce moment, c'est quoi votre objectif, les filles? Puis, toutes les filles avaient des objectifs un peu différents, comme parfait, maintenant en équipe, c'est quoi notre objectif? Puis la même année, il y avait des championnats canadiens pour le midget, pour féminin. Je pense que c'était nouveau cette année-là ou whatever. Puis il a dit, moi je vais vous dire c'est quoi notre objectif, c'est de gagner la dernière game. C'est de gagner les championnats canadiens. Puis il a dit qu'est-ce que j'ai fait toute cette année-là? Il disait à chaque pratique, chaque meeting, je les ramenais sur le championnat. Puis il était comme, tu sais tu parlais de le répéter, de le faire à tous les jours, lui il était comme, moi j'étais un big believer de, c'est pas normal que ton coach te parle du bol d'or juste à la première journée. Puis là, j'étais comme ok, c'est intéressant, puis il continuait à parler là-dessus, puis il était comme, là la question c'est à chaque fois qu'on réparait un erreur, c'était C'était un erreur sur comment ça peut affecter notre but qui est le championnat à la fin. Je ne sais pas, qu'est-ce que ça peut affecter la game de samedi. Puis là, j'étais comme, ok, là ça commence. Puis ils disaient, tu vois, on s'est rendu au championnat. On l'a fait, on n'a pas gagné, on a fini deuxième. Mais à la fin, ils interviewent les joueuses. Puis ils ont interviewé la capitaine, puis la capitaine, elle a dit que le truc qui lui avait le plus marqué, c'était le fait de se... Le fait d'avoir travaillé en équipe, d'avoir créé, pas le tunnel, mais mettons la vision vers le championnat, c'est la première chose qu'elle a dit quand elle s'est faite interviewer. Ça m'a fait penser à ça quand elle a parlé de se prendre du temps à travailler sur un championnat et tout ça. Mais quand elle m'a parlé de ça, j'étais comme quelle belle stratégie. Puis c'est vrai que Tous les jours, je me parle à moi-même, je me répète mes objectifs, je me rappelle ma vision, je me rappelle pourquoi je fais ça et tout ça. J'étais comme pourquoi pas le faire aussi dans le sport. Je suis 100% d'accord avec le fait de comme play by play pis ça c'est correct parce que tu parles durant ta game, la chose qui est importante c'est le prochain soufflet. Mais si tu regardes à long terme, ce qui est vraiment important c'est de te rendre jusqu'au bout pis de gagner ce championnat-là. Mais le rappel à tous les jours, je trouvais ça excellent de la façon que... C'était out of the box. Ça sortait de l'ordinaire du coaching. Fait que non, je trouvais ça très intéressant. [00:24:16] Speaker A: Ah non, la visualisation, c'est un real thing. C'est pas genre... C'est vraiment comme... C'est un real thing, puis ça s'applique évidemment dans le sport, mais aussi dans ta vie de tous les jours. Si tu visualises que tu n'es pas capable et que tu veux des changements, mais tu n'es pas capable de te projeter, ça va être quoi? Ça n'arrivera pas. Et en même temps, en entrepreneuriat, si tu visualises où est-ce que je suis aujourd'hui, je l'avais tout visualisé quand j'avais commencé ça à 25 ans. Fait que je pense que je suis un gros believer de tout ça. Puis dans le sport, tu le vois. Puis quand on dit de gagner un championnat, ça prend tellement de trucs qui viennent ensemble. Premièrement, je suis un croyant que tout parle du coaching. Tu le vois, genre, juste au carabin. Tu sais, Marco, je le connais très bien, il m'a coaché aussi. Moi, je pense que tous les coachs et tous les gars avec qui j'ai joué, genre Gab Cousineau qui a reçu, Antoine Pruneau, Jess Blanc, tous les gars qui ont joué dans CFL. et tout, pis t'sais c'est comme, ça part du coaching d'amener cette vision-là, justement, pis après ça, le coach, ils vont laisser les joueurs, genre, créer le leadership, pis genre, que t'es responsable de tous et chacun, pis de se commettre là tous les jours, pis de driver vers le succès de l'équipe, t'sais. Pis moi j'ai remarqué aussi que tous les meilleurs athlètes, c'est comme C'est un sentiment de confiance aussi que tu as en toi sur ta visualisation. Puis comment que je le vois, c'est comme les meilleurs joueurs qui sont le plus confiants, c'est ceux qui sont dans l'acceptance que genre, tu n'as pas de contrôle vraiment sur l'outcome. Tu es genre, tu viens, tu vas donner tout ce que tu as. Puis genre, c'est comme, advienne ce que pourra après. Tu sais, l'outcome, c'est l'outcome. Dans le sport, c'est toujours ça, il y a un gagnant et un perdant, peu importe. Mais tu rentres jusque là, tu le vois, c'est comme, les gars sont... J'ai écouté un documentaire sur Sam Darnold, qui a eu une grosse carrière de up and down. Mais lui, c'est un des meilleurs exemples de visualisation, de je suis capable d'être un QB1 et de gagner un Superbowl. Après ça, tu vois qu'il en parle, il se pointe et il dit... Je sais pas ça va être quoi l'outcome, mais comme tu le vois, le gars, il est vraiment confiant. Il se pointe, puis il s'est pointé tous les jours, tout le temps, puis il a réussi à avoir les fruits de son travail à la fin de la journée. Puis c'était ça, il était comme, je pense, c'est un peu le message qu'il disait, c'était comme, écoute, je sais pas comment ça va se passer, mais la source que je sais, c'est que je sais qu'est-ce que je peux contrôler, c'est comment je me présente tous les jours pour mes coéquipiers, puis c'est ça qu'il a fait, puis ça l'a amené où ce qu'il est aujourd'hui. [00:27:17] Speaker B: La seule chose que tu contrôles vraiment, c'est tes actions? [00:27:22] Speaker A: Oui, c'est la seule chose que tu contrôles. C'est la même chose dans l'entrepreneuriat, c'est comment tu te présentes tous les jours. C'est un commitment de tous les jours comme dans le sport. Je ne sais jamais ça va être quoi l'outcome d'Invictus. Justement, tu te fais tellement Il y a tellement eu de trucs qui se sont passés dans les dernières années, tu sais, comme j'aurais jamais pu prédire la moitié des choses qui sont arrivées, mais tu sais, je sais pas comment ça va finir, tu sais, mais qu'est-ce que je sais, c'est que j'aime faire ça, pis que je donne toujours mon 100% quand je le fais, tu sais. That's it. Pis après ça, genre, que tu gagnes ou que tu perds, tu sais, ça change rien à la fin de la journée parce que je me lève le matin pis j'adore ce que je fais, tu sais, pis ça, ça a pas de prix. [00:28:08] Speaker B: Tu dirais que c'est quoi ton plus grand apprentissage de ton parcours de sportif? [00:28:16] Speaker A: Tellement de trucs, mais pour moi, le plus dur, ça a été de travailler comme en équipe. Je pense que c'est le plus gros apprentissage. Tout le monde a une personnalité différente, puis de «come together as a team », puis de trouver une cohésion, puis un sync. Puis de, genre, connecter sur tous les niveaux pour exécuter un niveau élevé, c'est comme... c'était ça mon plus gros apprentissage dans le sport. Le reste, je l'avais eu jeune avec le karaté, la discipline, of course, number one. Puis de, comme, show up every day for sure, ça c'est... C'était d'en créer, mais comme ça je l'avais ennemi. J'ai toujours été le malade dans l'équipe qui faisait tout le temps, genre j'adore ça, je vivais pour ça, d'aller au gym tout le temps, d'essayer de devenir meilleur dans tous les aspects du jeu. Puis après ça, l'apprentissage pour moi qui était le plus C'est beaucoup de choses différentes et c'est de travailler avec tout le monde et toutes les personnalités pour qu'on s'entende bien vers c'est quoi notre objectif d'équipe. [00:29:28] Speaker B: La personne qui préfère le processus aux résultats va aller plus loin que la personne qui préfère les résultats que le processus? [00:29:36] Speaker A: C'est faux que pour faire, mettons que ce soit les gars de la NFL, CFL, tous les sports professionnels, tous les gars, tu vois comment ils prennent soin de leur corps, c'est faux que tu aimes ça. J'ai regardé un autre truc sur Connor McDavid, genre, pis c'est comme, le gars il mange du hockey, il veut juste être sur la glace tout le temps. Faut que t'ailles, pour te rendre à ce niveau-là pis être dans les meilleurs au monde, faut que t'ailles sans toi, c'est sûr. Pis, moi c'est ça que j'aime de qu'est-ce que je fais, c'est que genre, tous les jours, je me lève, j'ai envie de faire ça. J'suis excité, c'est le fun. Y'a des trucs que j'aime moins, évidemment, comme dans tout. mais la comptabilité, mais tu sais ça reste que Genre, même dans le sport aussi, il y a des trucs de moins, de stretch, justement. Puis, tu sais, ça reste que, genre, il faut que t'aimes le processus si tu veux aller, tu sais, parce que le talent, ça t'amène à un certain niveau à un moment donné. Puis, tu le vois, là, quand tu es secondaire, cégep, cégep université. Rendu à l'université, tout le monde est bon, puis tout le monde s'entraîne tout le temps pas mal, là, tu sais, puis pro aussi, là. Tous ceux qui sont vraiment talentueux, j'en ai vu au secondaire, mais qui n'ont pas le commitment sur le process de «getting better », ça fade out real quick parce que tout le monde est bon à un moment donné. [00:31:04] Speaker B: Moi, c'est le truc qui m'avait le plus frappé en rentrant au Cégep. Ok, il y a d'autres gars qui sont bons. [00:31:12] Speaker A: Il y en a d'autres aussi que je ne suis pas le seul. [00:31:15] Speaker B: Mais tu vois, une chose que si je peux partager ici et que j'espère que ça va être écouté comme il faut, c'est de ne pas s'asseoir là-dessus du fait de Ok, oui, il y en a d'autres de bons, c'est vrai, mais comme tu dis, si ça ne va pas bien, si peu importe, tu ne joues pas ou peu importe, si tu mets les efforts à tous les jours, tu te pointes et tu aimes vraiment ça. Moi, mon erreur, ça a été ça. La raison pourquoi, ce n'est pas que je n'étais pas talentueux, puis tu parles à mes chums aujourd'hui, puis ils me disent «Will, tu es un super bon joueur de foot », c'est juste qu'il y a une question de timing. J'ai pas eu autant de snaps que je pensais dans ma vie en jouant au cégep, parce que justement, peut-être que les autres gars qui étaient là, oui, ils étaient très bons, mais aussi peut-être que, peut-être qu'ils m'aiment plus que moi, ou peut-être aussi qu'ils mettaient peut-être un peu plus d'efforts sur certaines choses. Peut-être que j'aurais dû aller plus souvent ou plus practice. Des choses de la même, où est-ce que... Si tu fais juste ce qui est dans le cadre, tu restes dans le cadre, donc tu n'es pas mieux personne. [00:32:18] Speaker A: Tu restes après la pratique, il faut que tu ailles catch 50 autres balles après la pratique. C'est ça qui fait la différence à la fin de la journée. Un des apprentissages sur le sport, c'est quand tu augmentes de niveau. Ça c'est le truc, je l'avais en moi, c'est comme «gotta be ready to compete». Tu fais face à de l'adversité, ça le sport c'est le plus gros apprentissage. Dans la vraie vie, c'est le même. Le monde du business et tout ça, c'est savage. Je suis content d'avoir été dans le sport pendant tellement longtemps. Ça m'a appris à compéter. Il y a peut-être un jour où tu te fais knock down, mais tu as le jeu d'après pour te rattraper. C'est tellement une analogie sur la vraie vie et surtout en entrepreneuriat. Faut que tu sois «ready to compete» puis «fight» quand ça va être le temps de «fight». Puis ça, le sport, c'est comme ça te prépare pour le «real world». Tu le vois, toutes les athlètes, quand elles rentrent sur le marché du travail, mettons, tu le vois que, genre, elles sont différentes des autres. Monsieur, madame, tout le monde. Ça apparaît. [00:33:30] Speaker B: En parlant d'université, tu dis qu'un cours de Design Thinking va tout changer. Qu'est-ce que tu as compris de cette classe-là que tu ne comprenais pas avant? Et je te cite, on conçoit avec les gens pour les gens. [00:33:49] Speaker A: Écoute, je peux même go back un peu. Quand j'étais à l'UDM, j'avais été en psychosocial. Je voulais être psychologue sportif. Je dérivais pas du sport. Je travaillais avec les athlètes, puis les aider à contrôler leurs émotions, pour manager leurs émotions pour donner un maximum de performance. C'était vraiment le truc qui m'allumait. Je n'ai pas été pris au doctorat, donc j'ai dû un peu me réorienter, puis j'ai trouvé une job. Puis ce job-là, j'étais vraiment, vraiment bien payé. Je travaillais pour une compagnie suisse. Je peux pas croire que j'ai eu ce job-là. Encore ce jour, ouais. Puis on faisait... Un des trucs qu'ils faisaient, c'était de la robotisation, de l'automatisation. Fait que j'ai vu, genre, t'es comme très jeune, genre, oh, OK, ouais, le manufacturing, ça va vers ça. Puis j'avais visité l'usine de Tesla qui était genre, tu sais, je sais pas si t'as déjà vu ça, genre tous les robots qui fabriquent les autos, c'est impressive, j'y ai été, puis j'étais comme «oh my god». [00:34:52] Speaker B: En vrai, ça doit être plus impressionnant que sur YouTube. [00:34:54] Speaker A: Ah ouais, ouais, ça. Je peux pas te décrire, c'est vraiment impressionnant. Quand j'ai eu ce job-là, ils étaient comme «tu connais rien en business, faudrait que t'apprennes». Ils m'ont payé le business school, j'avais décidé d'aller à l'UQAM. C'est là que j'ai eu l'idée d'Invictus, après le foot. C'est là que j'ai décidé de la mettre en place. Je suis vraiment content d'avoir été à l'EJU-UQAM parce que c'est un peu comme Sherbrooke. Ils sont très là pour les étudiants. Ils poussent full l'entreprenariat. J'ai pu faire presque tous mes travaux de session sur cette idée d'affaire-là. À l'époque, c'était juste une idée. Puis, à un moment donné, j'ai eu un cours qui s'appelait «Design Thinking». Puis, ça m'a vraiment aidé à développer le produit du gant parce que, comme on parlait avant le podcast, les premiers gants, c'était horrible. Je les appelais les gants du ordinage. Fait que, pour évoluer, Je pense que ce cours-là a vraiment tout changé. Puis le concept du Design Thinking, c'est vraiment d'être connecté avec ton audience. Le foot, pour moi, c'était facile parce que j'étais cette audience-là pendant très longtemps. Mais après, admettons qu'on a développé le gant de golf, à l'époque, je jouais pas au golf. Faut que je développe un gant, mais je connais rien de ce sport-là. Comment tu fais? C'est ça, tu t'en vas faire des observations, tu peux faire du shadowing, tu vas collecter du data, tu fais des sondages, il faut que tu comprennes c'est qui cette audience-là. Après ça, tu vas faire l'idéation, tu vas selon les datas que tu as reçues. Et tout ça pour finalement arriver à un prototype que tu vas faire tester par ce focus groupe-là, qui t'a donné toutes ces datas-là. Puis ensuite de ça, tu gathers leurs feedbacks, puis tu fais des réitérations tout le temps comme ça. Puis à un moment donné, c'est comme ça que tu arrives avec un produit semi-final. Tu vas toujours faire des itérations, je pense que c'est le mot. Mais ouais, ça fait que ce cours-là, ça m'a vraiment aidé à développer un produit que je me sentais vraiment fier de mettre sur le terrain et de voir que ça va être même dans la NFL. [00:37:16] Speaker B: Ça, c'est crazy! [00:37:17] Speaker A: C'est crazy, ça! [00:37:17] Speaker B: Ça, c'est insane! Le feeling doit être vraiment malade! [00:37:20] Speaker A: Ben oui, là, tu repars de genre l'idée, les gants de jardinage. Les gars qui portaient les gants au début, c'était tous mes boys, justement. C'était Davidson, il mettait les gants aux salles ouvertes. J'avais honte, c'était tellement de la merde. Il était comme «Ah non, c'est correct », mais c'est à ce point-là qu'il était bon. Puis j'ai eu aussi JP Bolduc, avec qui j'ai joué au secondaire Bourget. Lui, il était allé jouer à Laval, puis après ça aux Red Blacks. Il m'a full encouragé au début. Il mettait des photos, mais c'était tellement horrible, les gants. Genre on partait vraiment loin pis t'sais c'était comme les gants c'était quand même difficile parce que c'est un produit de performance là t'sais c'st pas comme un mouthpiece ou un truc comme ça là c'est vraiment genre faut que tu trust dans le produit pour le porter là t'sais. Fait que les gars ils faisaient ça quand le produit était pas bon là genre shootout à toutes ces gars là là Jess Blanc, Bolduc, Davidson y'en a plein là mais comme C'est ces gars-là qui m'ont permis d'essayer de développer le produit un peu plus, je pense. Puis après ça, de voir ça dans l'NFL, c'est surreal. C'est quelque chose dont je suis vraiment fier. De passer d'une idée à quelque chose de très concret et que c'est porté au niveau le plus élevé, c'est crazy. [00:38:46] Speaker B: C'était quoi l'idée de base au début? [00:38:48] Speaker A: L'idée dans le fond c'était que quand moi je jouais, Je voyais que les gars, au foot surtout, ils aimaient ça showcase leur personnalité. Dans un locker room, tu vois les personnalités. Sur le terrain, tu les voyais aussi. C'est là qu'ils commençaient à avoir une demande pour ça. En général, dans la vie, les gens commençaient de plus en plus à être prêts à être payés pour la personnalisation, que ce soit des lunettes fumées custom, un auto custom. Tu commençais à avoir cet engouement-là. Puis après ça, je trouvais que les gants de foot n'étaient vraiment pas bons. Dans le sens où ils n'étaient pas mauvais, mais genre... Tu sais, à un moment donné, je jouais avec les Nike Vapor. J'ai toujours été un Nike guy, genre... C'est drôle, mais j'étais vendu, tu sais, genre vraiment. Puis là, finalement... Tu sais, genre, au Carabin, on était à disdance, pis on portait pas les trucs à disdance. C'était à ce point-là que j'étais à Nike. Mais je trouvais toujours que les gants, ils étaient comme... ils filaient pas comme une second skin, tu sais. Pis quand j'ai mis un gant de gaufre la première fois dans ma vie, j'étais comme «Oh my god, ok, ça c'est un second skin, tu sais.» C'est pas le même matériel pantoute, mais comme... Les gants de foot, c'est toujours bulky, c'est lousse, j'ai pas l'impression que je peux bouger comme je veux dans la main. C'était ça un peu les deux éléments déclencheurs. Puis là, tu voyais dans la NFL, les gars commençaient à customiser leurs cleats et tout ça. Puis là, j'ai dit, la main, c'est tout aussi important que les pieds. C'est là que je suis arrivé avec l'idée de faire personnaliser les gants, puis en plus d'arriver avec un meilleur produit aussi sur le «feel» puis le «fit». Malheureusement, la «grip», on ne peut rien faire. By the way, toutes les «grips» c'est la même affaire. Quand quelqu'un te dit «ah, cette «grip-là est meilleure», non. C'est tout la même chose. C'est parce qu'on a toute une certification, tous les gants. Tu vas voir, il y a un petit logo ici, c'est SFIA. Les gants, à un moment donné, commencent à être trop collants. Puis là, la NFL, elle a dit, comme là, ça prend des règles. Parce que si ta grand-mère est capable d'attraper une passe de Patrick Mahomes, il y a quelque chose qui ne marche pas. Fait que maintenant on doit tout envoyer nos gants dans un laboratoire puis ils testent voir la grip si elle n'est pas trop collante. [00:41:19] Speaker B: Fait que toi tu envoies tes gants? [00:41:20] Speaker A: Dans des laboratoires, puis ils testent, c'est déjà un coefficient of friction test, ce genre de trucs-là. Fait que c'est toute la même affaire. [00:41:28] Speaker B: Est-ce qu'aujourd'hui tes gants sont homologués pour la NFL? [00:41:32] Speaker A: Oui, SFIA, il faut que tu ailles à la certification. [00:41:34] Speaker B: Je sais que pour être affiché dans la NFL, il faut que tu payes une licence. C'est genre 10 millions par année. C'est une affaire de fou. [00:41:48] Speaker A: On ne paie pas ça à chaque suite. Il y a des règles qui émettent. Évidemment, quand les joueurs portent des gants de Victus dans un NFL, tu ne vois pas le logo. Tu ne peux pas avoir un gant blanc avec le logo noir de Victus dessus. Ça, ce n'est pas possible. Mais il y a toujours une petite manière de... Moi, j'ai toujours été un... j'ai toujours aimé le tone on tone. Fait que couleur sur couleur, comme ici. Fait que t'sais, y'a une manière que tu vois le logo sans que ça soit voyant, t'sais. Dans le sens... quand tu comprends... en visuel, que la lumière, ça reflète, pis que genre, comme là, tu sais, ce logo-là, même si je tourne, tu sais, comme il va y avoir une réflexion dessus, fait que tu vas finir par le voir à un moment donné, fait qu'à un moment donné, j'avais découvert ça, pis j'avais commencé à jouer avec ça un peu, là. Fait que de blender le logo, mais je sais que quand la lumière, elle frappe dessus, ça va le reflect, pis tu vas être capable de le voir, là. [00:42:46] Speaker B: Ben moi, je trouve ça sharp, là, pour vrai, je trouve ça vraiment sharp, mais c'est... c'est-tu encore toi qui designes tes gants au complet? [00:42:52] Speaker A: Yes. En fait, c'est la chose que j'aime le plus faire, pour être honnête avec toi. Si je pouvais faire une chose dans ma vie, designer des produits, c'est le truc que j'aime le plus faire. Malheureusement, c'est un des trucs que je fais le moins. Mais j'adore désigner des produits. J'ai plein d'idées tout le temps, mais ça vient avec plein d'autres commitments. Tu sors un produit, il faut que tu achètes des stocks, il faut que t'investisses beaucoup d'argent, un, dans le développement, après l'achat des stocks. Dans la business strategy, c'est pas toujours... Moi, je ferais toutes les gants de tous les sports demain matin. C'est ça ma vision. Est-ce que c'est le meilleur business move? Non. Il faut y aller étape par étape. Si je pouvais faire un seul truc, l'affaire qui me rend le plus heureux, c'est de designer des gants. des produits de tous les sports et j'adore ça. Quand on a fait le baseball, softball, genre je connais rien au baseball, softball. C'était le truc que j'aimais le plus, de comprendre c'est quoi qu'ils vivent, c'est quoi qu'il y a besoin d'un joueur de baseball, qu'est-ce qu'ils aiment en ce moment des gars, qu'est ce qu'ils n'aiment pas. Je trouve ça tellement fascinant, ça me fait découvrir un sport en plus. Pis là, de comprendre ses besoins pis d'essayer de les fill in, genre c'est ça que j'adore le plus faire. Pis dessiner le produit c'est toujours le fun, pis le voir en vrai après, pis le voir sur le terrain avec un athlète qui le teste, c'est sick. [00:44:28] Speaker B: En 2016, tu annonces le projet sur Facebook. [00:44:32] Speaker A: Yes. [00:44:32] Speaker B: C'était quoi le plan de départ? Je suis tombé là-dessus. [00:44:37] Speaker A: Il n'y en avait pas de plan. [00:44:38] Speaker B: C'était quoi l'annonce officielle? C'était juste, ok, je vais le mettre sur Facebook. [00:44:44] Speaker A: Écoute, j'avais eu... Genre l'idée un peu avant, t'sais j'ai launch le 22 juillet 2016, ok? Mais t'sais c'est un projet d'université là, genre... Même moi j'y croyais pas là, j'avais encore ma job pis tout, ça a pris du temps avant que je commette en plein à ça là. Ah ouais, c'est intéressant ça! Tu vois j'ai launch en 2016 puis j'ai commit en fin 2019, j'ai quitté ma job puis là j'ai fait let's go, je l'ai fait en plein genre. Comme en 2019 on avait eu comme une bonne, c'est relatif là avec aujourd'hui mettons, mais tu sais genre c'était comme ok, genre il y a des athlètes qui portent le gant, J'ai commencé à avoir une demande, je venais de commencer à avoir un pas mal bon premier produit, puis j'ai dit «let's go, je commit». Je quitte ma job, je fais ça temps plein. Ça fait juste 6 ans que je fais ça temps plein, puis là-dedans, il y a eu une année de la pandémie qui était désastreuse pour le sport. Ça fait comme, tu sais, mettons, ça fait 5 ans que genre, ça run pour vrai, tu sais. Puis au début l'idée c'était ça, c'était genre, écoute, y'avait pas de plan d'affaires, y'avait rien, j'ai juste eu l'idée d'Invictus. Ça c'était fou l'inspirant là, genre dessiner le logo. [00:45:55] Speaker B: Ben, si tu veux en parler, c'est quoi ça veut dire Invictus, d'où ça vient l'idée? [00:45:59] Speaker A: C'est du latin. Fait que je peux te dire tout mon tas de process de tout ça. Gros fan de Nike évidemment. Nike c'est la goddess, je sais pas comment dire ça en français, goddess, une dieu grec. Je me rappelle plus c'est quoi lequel. J'avais commencé à chercher là-dedans des dieux, des déesses grecques. Après ça, ça m'avait amené au latin. J'avais trouvé le mot «invictus». Je n'avais jamais vu le film. Matt Damon de rugby, c'était genre vraiment comme, j'ai vu ça et ça veut dire invaincu ou unconquer, je trouvais que c'était très related au sport. C'était toujours un truc que j'avais moi dans mes valeurs à l'interne, c'est l'attitude du gagnant, le soul of the winner comme on dit en anglais. Ça, je trouvais que ça relatait beaucoup. C'est ça que ça veut dire Invictus. Après ça, le logo, je l'ai eu, je pense, du premier coup avec les feuilles de laurier qu'on avait mis aussi. On pourrait l'admettre, mais le premier logo, c'est drôle. Je veux dire, c'est correct. Puis, à l'époque, je n'étais pas graphic designer. Aujourd'hui, je l'ai appris. Je travaillais avec une collègue à l'époque et elle, elle faisait ça. Puis elle, elle parlait pas en anglais. Puis elle avait un autre client qui devait traduire un texte. Fait que l'échange, ça a été que moi, je traduis son texte en anglais pour son client. Puis elle, elle m'a fait le graphic design d'une picture que j'avais dessinée. Ouais. C'est de même que ça s'est passé, là. [00:47:44] Speaker B: Ça c'est crazy. [00:47:45] Speaker A: Le premier logo c'était comme ça. [00:47:47] Speaker B: Tu parles à un graphic designer et tout ça, je sais que c'est un monde, c'est un art vraiment. Puis aujourd'hui, tu designs ton stock. Tu l'as appris, mais à quel point... C'est pas un univers que je connais tant que ça. J'ai l'impression que je devrais peut-être plus m'intéresser le graphic design, mais ça a [00:48:08] Speaker A: toujours été... Ça a été un big learning curve, là, parce que, ok, ça c'est le truc qu'on peut parler. Au foot, dans le sport, t'apprends plein de skills de travail, discipline, pis tout ça, mais t'as pas des hard, hard skills, genre, t'sais, comme t'apprend... Ça, c'est le truc que j'ai réalisé, genre, t'sais, je suis sorti du foot, genre, j'ai eu... À un moment donné, j'ai eu la job, pis tout ça. Pis là, j'ai comme... À commencer à travailler, j'ai fait comme, ouais, en fait, j'sais rien faire, là, genre. T'sais, j'avais Excel, t'sais des trucs dans le même, là. Puis là, c'était comme, ah ouais, j'ai pas de hard skill, genre comme toi qui es capable d'opérer ça, tu sais, c'est des skills. Fait que là, c'est ce truc que, genre, j'irais dire, c'est comme, OK, le foot, ça t'apprend, genre, comme le... – [00:48:51] Speaker B: Humainement, j'en ai vu. [00:48:52] Speaker A: – Humainement. Ouais, exactement. Mais les «hard skills », tu sors avec rien de tout ça, tu sais. Fait que là, ça, c'était comme, tu sais, quand j'ai launch, j'avais quoi, 25, genre? Fait que comme là, tu sais, je partais ça, mais j'avais pas de skills, pis tout ça. Fait que j'ai dû tout apprendre, Ça c'est le truc, si quelqu'un veut être entrepreneur, il faut que tu sois self-learner. Puis aujourd'hui, il n'y a aucune excuse. Tout s'apprend avec YouTube. Puis maintenant, en plus, il y a l'intelligence artificielle pour t'aider. Moi, je ne l'avais pas, admettons, à l'époque. mais... Mais tout s'apprend. Je me suis self-taught everything sur YouTube pas mal. Genre apprendre Photoshop et tout ça. Puis après ça, j'ai eu des gens alentour de moi, des graphic designers que j'avais pris en freelance, puis tout ça. Puis j'ai appris avec eux aussi. Puis au fil des années, je me suis développé de plus en plus comme graphic designer. Puis ça fait peut-être genre juste trois ans, je me sens confortable de dire que je suis graphic designer. Parce qu'il y a quelqu'un à un moment donné qui me le dit, genre, OK, mais en fait, t'es un graphic designer. Puis là, je suis comme... On peut mettre le titre. On peut mettre le titre, exact. Ça c'est le truc, il faut que tu te self-learn everything. Je partais avec une base de rien. Après j'ai été business school, mais au début je ne connaissais rien de la comptabilité. Manufacturing, zéro. Tu pars vraiment de zéro. Faut que tu ailles, tu sais, love the process, c'est ça. J'ai toujours eu soif de learner puis d'apprendre, même dans le sport, mais aussi en business. [00:50:24] Speaker B: Puis, j'aimerais ajouter à ça, apprendre est aussi un skills. Parce que, tu sais, apprendre à sa plus simple expression, c'est quoi? quand tu reçois de l'information puis tu changes ton comportement vis-à-vis cette information-là. Si tu ne la changes pas, tu n'as pas appris. C'est un processus à prendre. Si je peux mettre du pouce aussi là-dessus, je ne sais pas dans ton cas c'était quoi, mais si ça s'applique. Mais moi dans mon cas, le fait de travailler sur le podcast, d'avoir essayé les affaires, je travaille sur des affaires plus technologiques aussi à l'université. Je ne sais pas pourquoi, mais le fait de tout le temps vivre dans l'action, tout le temps vivre là-dedans, c'est que j'ai l'impression qu'aujourd'hui, à la journée où est-ce qu'on se parle, j'ai l''impression que j'apprends mieux et plus vite que quand j'apprenais quand je suis rentré à l'université. Ça ne fait pas tant longtemps, je suis rentré en 2023. [00:51:19] Speaker A: Ouais, bébé là. [00:51:21] Speaker B: Bébé là. Mais je ne dis pas pour toi, mais de ce temps-ci, je remarque vraiment à quel point le côté apprentissage, ça rentre, ça rentre. [00:51:33] Speaker A: Ben c'est comme le sport, plus t'en fais, plus t'as... t'sais c'est de la répétition pis le cerveau c'est comme un muscle aussi là t'sais comme si t'y fais rien, jamais rien pis t'sais c'st sûr que ton cerveau devient rotten un moment donné là t'sais mais comme... Si t'es curieux, genre juste être curieux, c'est déjà la première étape. Puis après ça, faut que tu trouves tes tricks pour apprendre. Là, tout le monde a son propre truc. Là, c'est l'univers du TDAH. Mais genre, tout le monde l'est aujourd'hui. On a des distractions sans arrêt tout le temps grâce aux merveilleux téléphones. Ça peut être un outil, mais ça peut être aussi un des trucs les plus désastreux pour certaines personnes. Mais t'sais comme juste la soif d'apprendre pis après ça genre tu découvres c'est quoi tes tricks pour apprendre pis moi tu vois les YouTube tutorials c'était vraiment comme genre étape par étape j'aimais vraiment ça pis j'ai toujours été quelqu'un de visuel. Fait que comme de le voir, de voir quelqu'un qui te l'explique ça t'aide beaucoup là t'sais. [00:52:34] Speaker B: Moi, grand utilisateur de YouTube aussi, mais pour bien des affaires. Tu sais, du jour au lendemain, il arrive de quoi, moi, je peux devenir monteur pour n'importe qui. [00:52:44] Speaker A: Ouais, c'est ça. Ben, c'est le truc... [00:52:47] Speaker B: Tu sais, j'ai appris un petit truc que je remarque... [00:52:50] Speaker A: C'est pour ça que moi j'ai jamais été stressé du outcome avec Invictus parce que tu sais, du jour au lendemain, ça l'arrête, je m'en vais travailler pour une... genre je vais être good là. J'étais déjà good back à genre 23 ans quand j'avais eu la job pour la compagnie suisse. je pourrais même me retourner là, je suis sûr. Puis peu importe, je pense qu'il y aurait beaucoup de gens qui me prendraient un peu n'importe où là, t'sais, c'est comme parce que je suis confiant avec toutes les skills que j'ai développées avec les années. Fait que t'sais, quand t'atteins un peu cette étape-là, t'es genre, t'es fearless de tout, t'sais. C'est comme, genre, je suis prête à n'importe quoi, je suis prête à prendre plus de risques maintenant parce que je sens que j'ai les skills, j'ai les tools. Puis comme, si ça, y'arrivait, il arrivait pour avoir quelque chose, t'sais, comme... I'll be good, là, t'sais. J'ai même un plan C, là, t'sais. [00:53:45] Speaker B: C'est bon, ça. [00:53:48] Speaker A: Ouais, comme... J'ai eu la chance d'être engagé comme prof au cégep, là, pour donner un cours par session, là, fait que t'sais, ça, c'est le plan C, pis c'est un très beau plan, c'est... Si ça n'était que pour ça, là, mais comme... J'pense pas j'ferais ça à temps plein, là, genre... C'est pas... C'est pas ça que j'aurais envie de faire à temps plein, là. [00:54:07] Speaker B: C'est pas fameux. [00:54:09] Speaker A: Non, j'adore ça. [00:54:10] Speaker B: T'aimes t'enseigner? [00:54:11] Speaker A: J'adore ça. Je le ferais juste au cégep ou à l'université. Je ferais pas ça plus jeune. Les disciplines de classe, c'est pas mon vibe, mais partager du knowledge, j'adore ça. Puis, je le vois l'impact que j'ai sur les jeunes en ce moment. Tu sais, à faire juste un cours par session, des fois deux, c'est comme, tu sais, c'est juste trois heures dans ma semaine. Mon cours, il est déjà monté, là. Puis c'est genre, c'est mon break mental d'Invictus parce que, tu sais, tu sais, t'es en entrepreneuriat, c'est le truc qui est difficile, c'est de décrocher, là. Tu sais, genre, je pense à ça 24-7, 365 jours par année, il y a jamais de break, tu sais. Puis comme, parce que j'ai pas l'impression de travailler, tu sais, j'aime ça, tu sais. Je le comporte toujours comme un artiste qui peint. T'as un canva blanc pis tu vas peinturer dessus. Ça fait du chier à aller faire ça. Non. Je le vois exactement comme ça. Mais des fois t'es trop into it. Ça me fait du bien. C'est comme mon zone out. Pis tu sais quoi? À reparler de... de business, mais dans les concepts de base-base, ça me refait revoir, genre, des trucs sur Invictus, pis j'suis comme «Ah ouais, t'sais». Pis les kids, ils trippent, là, t'sais, genre, admettons, à la fin du cours, après avoir donné la matière, j'suis comme, «Est-ce que ça vous tente? J'ai une campagne marketing à faire pour le Black Friday, est-ce que vous voulez brainstormer avec moi, t'sais?» Pis genre, ils sont fucking motivés tout le temps, là, t'Sais, pis ça leur fait, genre, voir des choses très concrètes aussi, là, au lieu que ça soit que de la théorie, là. [00:55:43] Speaker B: Mes meilleurs cours à l'université ont été des cours très concrets où c'était soit très concrets ou j'avais des super bons profs. [00:55:55] Speaker A: Ça là, avoir un bon prof, ça change tout. J'ai voulu aller en psychologie parce que j'avais un bon prof de psycho au cégep. Tu sais, c'est comme... Puis c'est... Tu sais, l'enseignement, c'est une vocation. Puis c'est comme un prof qui aime pas ce qu'il fait, ça apparaît. C'est comme, si t'aimes pas ça, fais pas ça. C'est pas fait pour tout le monde, mais c'est pour ça que je le ferais pas temps plein. Je pense que j'aime ça parce que, genre, justement, j'ai eu cette opportunité-là, puis ils ont accepté que ça soit un coup par session, puis genre, je suis vraiment down avec ça. Mais le faire temps plein, là, je sais pas si je serais autant passionné. [00:56:38] Speaker B: Ton premier prototype, c'était un gant qui s'appelle jardinage. À quel point c'était compliqué de construire une paire de gants? [00:56:54] Speaker A: C'est très compliqué. C'est pas un t-shirt, là, t'sais. C'est comme... La main, un, y'a pas une main pareille. Fait que ça, c'est le truc, avec les années, là, je me suis obsédé sur les mains. Fait que je regarde les mains des gens maintenant, mais t'sais... Ah ouais? [00:57:09] Speaker B: T'as regardé les miennes? [00:57:10] Speaker A: Ouais, là, je sais, toi, t'es l'âge. [00:57:12] Speaker B: Ah ouais? [00:57:13] Speaker A: Ah oui. [00:57:13] Speaker B: C'est vrai? Ah, c'est nice! [00:57:15] Speaker A: Ouais, probablement, là. [00:57:16] Speaker B: Ouais, j'étais l'âge? [00:57:17] Speaker A: Ouais, et voilà. Mais t'sais, c'est comme... La main c'est très complexe, c'est pas comme un t-shirt, y'a tellement de points de couture partout. Moi j'avais regardé pour automatiser ça en production pis c'est pas très faisable. C'est trop complexe, y'a trop de petites sections. Puis c'est, tu travailles avec des matériaux comme, t'sais comme les gens, t'sais c'est pas des gants de, quand tu vas conduire ton auto l'hiver là, c'est des gants que les gens utilisent pour performer à leur top niveau, t'sais. Fait que comme, un gant pas bon là, ça apparaît en deux secondes là, t'sais, je vais faire l'analogie au golf là, t'sais au golf il y a plein de, t'as du haut de gamme puis t'as du bas de gamme, ben du bas de gamme ça te dure trois games de golf là, t'sais, ça apparaît là. [00:58:05] Speaker B: Ben moi mettons, moi j'ai des Nike là, ben j'ai un can Nike pour le golf. Il est déjà troué. J'ai acheté au début de l'été. J'ai pas tant à jouer que ça là. Je joue pas à toutes les fins de semaine. [00:58:18] Speaker A: C'est vraiment comme la construction, c'est très difficile. Après ça, les choix de matériaux, c'est vraiment important. Pis après ça, c'est comme, ouais, c'est très complexe. Pis en plus moi genre, J'arrivais avec l'idée de la personnalisation, puis il fallait que je vende l'idée de genre, non, non, on va faire un gant custom à la fois. Les gens vont vouloir ça, tu sais. Puis ça, ça a pris du temps avec quelqu'un, soit genre, ouais, ouais, je te crois, là. [00:58:48] Speaker B: Ah ouais, hein? [00:58:49] Speaker A: Ouais, ben, tu sais, n'importe quelle manufacturier, peu importe qu'est-ce que tu fabriques, genre une machine à café, il va vouloir que tu en commandes 3 000, la machine à café, là, tu sais. [00:59:00] Speaker B: Quand tu faisais tes cool calls, parce qu'au début tu disais que t'avais aucun contact dans l'industrie, pis il a fallu que tu t'en fasses et tout ça, pis qu'il a fallu que tu comprennes comment faire, c'est vrai que les gens riaient de toi? [00:59:11] Speaker A: Ben quand je poussais l'idée de faire un gars custom à la fois, je me suis fait retourner de bord, je peux même pas compter le nombre de fois, genre... Ça a pris du temps avant qu'il y en ait un qui croit au projet, qui voyait ma vision et où je voulais amener la brand. J'ai été vraiment heureux que cette personne-là me donne cette chance-là et que je puisse développer tout ce que je voulais développer. Techniquement, ça faisait aucun sens de faire un gant custom à la fois, mais moi, je savais que les athlètes, c'est ça qu'ils voulaient. Puis j'ai gagné cette bête-là. Aujourd'hui, on a un gant custom tous les jours qui se fait commander sur le site web. [00:59:58] Speaker B: C'est-tu vrai? [00:59:59] Speaker A: Oui. Pour moi, c'est mind-blowing. [01:00:04] Speaker B: Vraiment nice, man! [01:00:05] Speaker A: Ouais, mais t'sais, je savais que c'était ça pis t'sais, j'pense que ça pourrait être vraiment plus là, t'sais. Il y a beaucoup d'aspects que l'entreprise peut être vraiment meilleure là, t'sais. Mais, j'pense que ça pourrait être encore plus gros cet aspect-là. Est-ce que les gens sont prêts? Mais tu sais, ça reste hyper compliqué, puis c'est comme, c'est pas qu'est-ce qui est payant, là, tu sais. C'est comme, tu sais pas, c'est bien plus rentable faire fabriquer genre 20 000 gants, puis t'es vend genre aux Dick's Sports, aux States, tu sais. Ça, tu fais bien plus de cash comme ça. Mais si on commence à le faire, on recommence à rentrer dans… d'un gros retailer. Là, on rentre chez Sporexperts. Je suis content de le dire, yes. On était déjà dans trois Sporexperts, mais là, on va rentrer à tout le Québec. [01:01:00] Speaker B: C'est-tu vrai? [01:01:01] Speaker A: Oui. Puis après ça, l'année prochaine, on regarde pour rentrer dans tous les sports checks au Canada. Puis là, on pousse aussi aux States le plus possible. [01:01:08] Speaker B: T'es tout seul là-dedans? [01:01:10] Speaker A: Je suis le seul fondateur, là. Mais comme j'ai eu plein d'incroyables collaborateurs avec les années, j'ai eu aussi des incroyables stagiaires, universitaires, parce que c'était la seule chose qu'on pouvait se payer. Puis, j'ai eu des diamants bruts. [01:01:30] Speaker B: – Ah oui? [01:01:30] Speaker A: – Oui, mais que je savais qu'ils étaient vraiment talentueux. Puis aujourd'hui, il y a une fille qui est venue chez nous et elle est rendue directrice marketing du Super Aqua Club, je pense. Puis, il y en a un autre, il est allé travailler chez Google après. – Let's go! – Fait que j'ai eu vraiment… [01:01:49] Speaker B: – T'as un héritage là-dedans? [01:01:51] Speaker A: Hey, I'll take some of it. Mais ça reste que genre, ça venait d'eux pis tout, pis genre ils ont impacté une victime. J'en ai un autre, Alexis, lui c'est parti son agence marketing, qui fait vraiment bien. Mais t'sais, genre travailler avec des stagiaires c'est très difficile. Faut que tu te prennes par la main. Il avait jamais écrit un choreographie de leur vie. Ça prend beaucoup de patience et tout, mais c'est un mélange de ça, des super bons collaborateurs d'aller chercher les bonnes personnes ressources pour développer le site web, par exemple. Puis après ça, faire du bon marketing. J'avais quelqu'un avant, Émile était vraiment bon, visuellement parlant, à Vartan aussi. Puis après ça... J'ai eu des stagiaires, j'en ai eu des moins bons, j'en ai eu des bons aussi. Mais non, j'ai toujours été le seul fondateur. Fait que ça, c'est le truc qui est très difficile. Ça, c'est mon conseil. Si t'es pour te partir en business, genre, essaye de pas être tout seul. C'est très difficile d'être tout seul parce que, un, t'es tout seul à vivre ça. Puis après ça, ça va tout moins vite. T'sais, t'es un cerveau. T'sais genre, y'en a qui se partent en affaires pis sont deux frères, t'sais. Mais quand même, t'es deux à «care» autant sur le succès de ça, t'sais? C'est ça qui est top, c'est quand t'es tout seul, t'sais, t'es le seul qui va care autant là, t'sais. J'avais... c'est ça, c'est très très très difficile. Tandis que si t'es deux, trois, quatre fondateurs, ben là t'es comme quatre à genre grinder le truc sans arrêt, c'est sûr ça va plus vite là, t'sais. Fait que c'est comme... J'aurais aimé ça trouver un co-fondateur, for real, mais comme j'ai jamais trouvé ma deuxième moitié, mettons. [01:03:41] Speaker B: J'ai cet aspect-là aussi. Moi, je suis ouvert aussi à ça, tu sais, le fait d'avoir des... Tu sais, je suis toujours ouvert à avoir des bonnes collaborations, puis peut-être aussi de venir avoir un rôle important, mettons, dans mes projets. Je suis toujours ouvert à ça, surtout qu'il y en a qui sont un peu moins avancés que d'autres. Des fois, quand tu es moins avancé, tu es plus ouvert à ouvrir plus pour des rôles importants ou donner littéralement des cofondateurs. [01:04:11] Speaker A: Il faut que tu choisisses bien. [01:04:12] Speaker B: C'est ça l'affaire. [01:04:13] Speaker A: Parce que là, tu donnes l'équité et tout ça. C'est important de bien choisir. J'ai appris dans les années. Mais il faut que tu trouves ta deuxième moitié qui va être autant de superstar que toi. Ce n'est pas facile parce qu'on parlait des stats tantôt. Des entrepreneurs au Québec, il y en a 125 000. C'est 1,7% de la population active qui fait ça. C'est personne. C'est ça que les gens ne réalisent pas. C'est ceux qui se partent en affaires. Avec les années, je me suis développé un réseau d'entrepreneurs. Y'en avait un, un moment donné, j'étais allé prendre une bière avec pis il chialait sur un cofondateur là, parce que évidemment c'est un mariage là, fait que quand même, y'a des p'tits chichis à gauche à droite évidemment. Puis là, tu sais, je vais juste rappeler genre, hey, toi, au moins, t'es pas tout seul là-dedans, là, tu sais. C'est comme, il est là, puis il fait les trucs avec toi, là, tu sais. C'est comme, peut-être que vous attendez pas sur tout, mais comme, t'es pas tout seul à pousser, là, tu sais. C'est comme Z2, Z2-3 à pousser la sled, là, c'est comme, take it, là. [01:05:26] Speaker B: Ça, je l'ai jamais partagé, je pense. Mais avant d'avoir le podcast, puis... Mon autre projet, j'ai lancé une entreprise avec trois amis. On était quatre. Puis, la même gang de boys que je te parlais avant de commencer, une petite partie de cette gang-là, on avait décidé, on s'est réjouis d'une petite idée. Puis moi, j'étais déjà pas mal dedans. J'étais comme, les gars, venez avec moi. Moi, j'ai déjà commencé. Puis très content parce qu'aujourd'hui, on est encore des bons chums et tout. Ça n'a jamais froissé notre amitié ou whatever. Mais on avait vraiment une dynamique complètement différente. Puis après quelques mois, j'ai remarqué que c'était moi qui faisais tout. Puis la vision était différente. [01:06:12] Speaker A: Est-ce que vous aviez split en plus un corps, un corps, un corps? Ça, c'est l'erreur numéro un. [01:06:17] Speaker B: Moi, j'avais incorporé, j'avais ma business toute incorporée, puis j'avais déjà commencé. Mais eux, ils me parlaient qu'ils aimeraient peut-être, ils aimaient ça. Ils me parlaient de des idées qu'ils avaient. Puis j'étais comme, ben check-moi les gars, en ce moment, je n'en ai pas parlé, mais je travaille là-dessus activement. Ben, je peux le dire, en fait, la premier, premier produit que j'ai fait, c'était une bouteille d'eau intelligente. c'était vraiment rien, c'était vraiment pas all that. Mais j'étais comme, OK, ça pourrait être ça. Puis les gars, ils ont décidé d'embarquer. Puis j'étais comme let's go. Puis après quelques mois, j'étais comme les boys parce qu'en ce moment, la seule fois que vous êtes là, c'est au meeting, mettons, du mercredi. Sinon, le restant du temps, j'ai l'impression que c'est tout le monde qui fait tout. C'est là qu'à un moment donné, je me suis assis et j'ai dit, OK, pourquoi tout est là? C'est quoi le why de chaque personne? Moi, je voulais comprendre. Puis on avait toutes des visions complètement différentes du projet. J'étais comme OK. C'est là que je vois qu'on n'a pas toutes la même vision. Moi, à ce moment-là, je construisais ma vie. Eux, c'était un side of soul. Moi, c'était pour faire de l'argent rapide. Moi, c'tait pour... Ah! Là, ça change. Là, c'est différent, la dynamique. Pis après ça, quand on s'est rassi, ben, à la fin de ce meeting-là, ben, il restait juste moi. Fait que t'sais, j'ai beaucoup appris de ça pis je suis content, mais pour donner du pouce à ce que tu disais de bien les choisir, c'est crucial. C'est crucial pis... [01:07:36] Speaker A: C'est important, les gens avec qui tu travailles, que ce soit fondateur ou genre employé, peu importe, c'est vraiment vraiment la chose la plus importante, c'est de choisir les bonnes personnes parce que... Une pomme pourrite, là, ça l'affecte toutes les autres. Je te le garantis, je l'ai vécu. Genre, c'est comme... C'est vraiment pas le fun, là. C'est comme... Faut vraiment bien choisir. Puis, tu veux toujours des gens qui exécutent, tu sais. C'est facile. Il y a un de nos athlètes, je m'en rappelle plus c'est lequel... Mais il y a une quote que j'adore, c'est... «Talk less, do more », là. Je pense que c'est Isaiah, un gars de Team USA, de Flag. C'est comme «Talk less, do more », là. Ça, c'est quand même... Ceux qui parlent maintenant, je me méfie tout le temps, parce que c'est facile de dire des mots, mais ceux qui exécutent, ça c'est les real deal. [01:08:29] Speaker B: Ouais, ouais. C'est vrai. [01:08:30] Speaker A: Ceux qui sont capable d'exécuter, puis genre, dialed in, focus, puis juste faire qu'est-ce que t'as à faire, ça devient, on dirait, j'ai l'impression que ça devient de plus en plus rare. [01:08:41] Speaker B: Même moi, des fois, je me slack un peu. Je suis comme, disons pas trop, pour les résultats et tout, mais walk the talk. [01:08:50] Speaker A: Non, mais il faut que tu sois exigeant. Un autre chose que j'ai appris avec les années, c'est qu'au début j'étais plus flexible parce que les gens que j'avais c'était part-time et tout ça, mais je me suis retourné au foot justement. Puis même dans les arts martiaux, c'est que je demande l'excellence tout le temps. Rien d'autre. Sinon, qu'est-ce que tu fais ici? Ça m'a rappelé au foot justement. Au secondaire, on l'avait vécu, nos coachs, ils n'étaient pas très tactical. J'ai plus appris deux jours à l'Université de Montréal avec Danny Machochuk, Mais 10 ans de football avant. Il faut que tu commettes. Genre si t'es pas là à 100%, genre tu sois pas là, t'es pas obligé d'être là. Le foot c'était ça, t'es comme t'es pas obligé d'être là, t'es pas obligé de te faire chier à faire les pratiques. Si t'es pas pour, si tu veux pas être là, viens pas. Puis moi ça m'a pris du temps parce que Je suis une personne gentille et tout, mais à un moment donné, j'ai eu ma claque d'en face. Puis là, j'étais comme, «You know what?» Genre, si t'es pas là pour y aller pour le championnat, ben va-t'en. Je veux personne dans mon équipe qui n'est pas aimé vers ça. [01:10:14] Speaker B: Je suis content que tu partages ça parce que Ben des fois je me trouve peut-être un peu extrême dans la façon comment je pense, ok? Mais... Si je peux donner du pouce à ce que tu dis en ce moment, ok? Moi je peux pas comprendre, t'as pas besoin d'avoir la vie exceptionnelle, t'as pas besoin d'avoir la vie IG qu'on voit toute, que tu es un Lambo, whatever. Tu peux être professeur, man. Mais pourquoi t'es pas le meilleur fucking professeur, man? [01:10:39] Speaker A: Ouais. [01:10:40] Speaker B: Genre... Genre moi j'ai beaucoup de misère avec le average. J'ai beaucoup de mal avec ça pis moi j'veux... moi, mais genre... Ok, j'partage ça maintenant. Mais j'pense que ma plus grande peur, honnêtement, c'est de pas devenir l'homme que j'ai envie de devenir. Pis c'est weird à dire, pis ça sonne bizarre. Y'en a, ah moi j'ai peur de la mort, nan nan. Ok, oui c'est correct, mais on va tous mourir pareil. Fait que pourquoi pas en profiter maintenant. Fait que t'sais... Moi c'est vraiment ça je pense, c'est comme, genre je peux pas être average, pis je vais pas être average. [01:11:10] Speaker A: Non mais je connecte vraiment avec ça, pis c'est genre l'authenticité là, c'est la chose la plus importante, t'sais, comme pour moi là, genre, ben la chose, t'en en fais partie là, c'est comme être... être la meilleure version de toi-même, ou la version de toi-même que tu as envie d'être, ça devrait être ta priorité numéro... top 3, au moins. Parce que quand t'es toi-même, c'est là que tu vas être à ton meilleur. Puis moi, ça m'a pris du temps à l'accepter, d'être moi-même. Puis c'est plus un travail que j'ai fait, mettons, à 30 ans, de genre, OK, je suis qui, je suis quoi, je veux quoi. Puis j'ai eu un gros travail réflectif, puis c'est là que j'arrive avec genre, you know what, genre moi je suis ici pour performer, puis genre j'accepte plus la médiocrité. Tu sais, t'es all-in ou t'es pas all-in. [01:12:01] Speaker B: Ici j'aimerais te partager une côte que j'aime bien. [01:12:04] Speaker A: OK. [01:12:06] Speaker B: Commence là où tu es, utilise ce que tu as et fais ce que tu peux. Ici, je te cite, tu dis chaque erreur m'a coûté du temps, de l'argent et un peu de mon orgueil. Comment tu vois l'échec? Mais surtout, je pense, comment a surmonté cet échec-là? [01:12:30] Speaker A: Écoute, c'est comme, encore une analogie avec le sport, c'est avoir vécu des défaites en finale, championnat du monde, tu sais c'est comme quand j'étais jeune je vivais très difficilement avec ça, ça me prenait des mois à m'en remettre, tu sais. Puis après ça, tu sais, c'est comme, tu sais, tu réalises vite, c'est comme, ah, you move on, puis there's a next season, là, tu sais, ça recommence après, tu sais, puis c'est comme just gonna try to get better after, tu sais. Puis les échecs, c'est là que t'apprends le plus by far, là, tu sais, c'est comme quand t'as un truc qui fonctionne pas, c'est comme maintenant j'ai vraiment appris à genre, OK, là, j'ai vraiment appris de ça, tu sais. Puis j'en ai eu plein, tu sais, quand tu prends... À un moment donné, j'avais une stagiaire, justement, elle avait toujours peur de faire des erreurs, puis tout, puis je disais, hé, je suis comme, même si tu fais une erreur, là, c'est pas grave, là. Moi, quand je fais une erreur ça coûte cher à Invictus, là, tu sais, c'est comme, fait qu'il faut vraiment, genre, prendre les risques, puis comme, essayer, puis après ça, ben, on apprend de ça, puis on le refait pas, tu sais. Le problème, c'est que si tu fais les mêmes erreurs deux, trois fois, là, ça... Il y a quelque chose qui ne marche pas, mais faire une erreur, c'est bien normal et ce n'est pas grave. Tu apprends de ça et tu move on. J'en ai fait plein, plein, plein. Quand j'en fais, c'est dur pour la compagnie. Moi, ma plus grosse erreur, c'est que j'avais amené une victus à un point que j'étais fier et que je voulais. C'est là que j'avais dit que j'étais encore actionnaire à 100 %, donc je vais aller voir pour trouver des investisseurs pour assez de scaler le truc le plus possible. Pis là, tu vois, c'était la première fois que je faisais ça pis là, j'ai full appris pis j'ai fait plein d'erreurs, là, tu sais. Ah oui? Ouais, je peux la dire, je m'en fous, là. La première erreur, pis je vais la dire pour pas que ça peut toucher une personne pis qu'elle fasse pas... Tant mieux, là, c'est tu donnes jamais, jamais, jamais, jamais l'exclusivité dans rien. Dans le monde du travail, là, genre... exemple, genre, ok, on va donner l'exemple de Sporexpert. Imagine Sporexpert me dit, genre, ok on va te rentrer dans tous les Sporexpert, mais je veux que tu vas dans aucun autre magasin au Québec. Là t'es comme, ah, pis on va te rentrer aussi dans les Canadian Tire, vu que c'est la même bannière, pis les sport checks. Mettons, j'aurais eu les trois d'un coup, OK? OK, on veut ça, mais on veut que tu sois dans aucun autre magasin. Ah, c'est intéressant parce que, dans un sens, je suis comme, wow, je vais me chercher des millions, peut-être, de chiffre d'affaires, mais comme, de l'autre côté, je suis comme oh my god, genre, y'a plein de small and pop shops, là, genre, partout au Canada, là, t'sais, fait que là, je suis comme... Il ne faut jamais donner l'exclusivité, même si ça a l'air vraiment attrayant. Mais moi, mon erreur, ça avait été avec un investisseur. Il m'avait arrivé, puis j'avais vraiment connecté avec. Puis il m'avait dit, va pas voir personne d'autre, je vais être le seul investisseur. Puis c'est un peu le rêve d'un entrepreneur, tu ne veux pas te ramasser avec genre 15 ou 20 investisseurs. C'est comme plus t'as de gens à gérer, plus t'as des humains à gérer. [01:15:41] Speaker B: Ouais, on va dire dans moi. [01:15:43] Speaker A: Ouais. Fait que j'avais fait confiance, puis tout ça, puis là, genre, moi pendant ce temps-là, ça y mettait pas de pression aussi. J'avais un autre investisseur qui allait investir aussi. Fait que comme, ça a brêté, ça a brêté, puis ça m'a mis dans une mauvaise position pour une victus après, tu sais. Genre, fait comme, j'ai full appris de ça là, tu sais. Mais, c'est ça la conclusion, c'est tu donnes jamais l'exclusivité là, parce que, Oh my god, le backsplash de ça, ça a été très très très difficile. [01:16:14] Speaker B: Tu dirais-tu que c'est une des meilleures leçons? [01:16:16] Speaker A: C'est ma plus grande leçon à date en affaires. Ça aurait pu me coûter la compagnie, parce que genre, quand le deal s'est pas passé, ben là j'étais dans une mauvaise position, pis j'étais plus où ce que j'étais. Il a fallu que je me retourne. Ça revient avec le sport. La résilience, c'est une des plus grandes leçons du sport. Et justement, quand tu as un échec, c'est de dire «Hey, you know what? Acknowledge it. Own it. Be accountable.» C'était la faute à personne d'autre que moi. Puis après ça, c'est comme, ok, j'ai appris de ça, je ne vais jamais refaire ces erreurs-là. Puis tu sais quoi, je suis content d'avoir fait cette erreur-là, parce qu'après, quand j'ai fini par amener des investisseurs, c'est comme, genre, j'étais «ready to go », genre, je savais comment gérer la situation, puis j'étais bien plus prêt. Puis «thank God» que c'est arrivé, parce que je me suis fait «challenge », puis genre, j'étais «ready », j'étais «ready for a fight », genre, puis tout ça revient avec le sport d'être, genre, résilient. C'est comme une autre belle leçon du sport qui se transmet en business. C'était très difficile, je ne veux pas le revivre, mais le «après» est «great» aussi. Je me sens tellement plus capable et «knowledgeable» de tout ça, grâce à cette situation-là. [01:17:46] Speaker B: Quelle expérience? [01:17:47] Speaker A: C'était toute une expérience. Tout le côté, au début tu te dis genre, je vais partir une business. La première chose c'est ton idée, après ça ton produit. Puis là tu penses genre, ok là j'ai un bon produit, tout est réglé. Après ça t'es comme... Amener des investisseurs, c'était un autre truc complètement. J'avais jamais fait ça. J'étais un designer de gants. Les gens me parlaient d'équité, «preferred shares». J'étais comme «what» là. C'est pas que ce n'était pas intéressant, mais c'était un gros… il fallait que j'apprenne. Il faut être intéressé. Puis je m'y suis intéressé, mais c'était un learning curve. Puis les gens, tu parles avec des avocats, ils font ça all day, every day, des contrats de share equity. Ils te parlent de ça comme si c'était genre un langage régulier. Fait que, tu sais, tout l'apprentissage de ça, tu sais, c'était quelque chose. Genre, faire toutes les due diligence, c'est comme... c'était un gros truc. Il faut l'appris là-dedans, genre. Puis c'était... c'était vraiment intéressant, puis je suis content de l'avoir fait finalement, là. Mais tu sais, c'tait... un gros learning curve, là, de ça, là. [01:19:03] Speaker B: Ben écoute, un Learning Curve qui a payé parce que cette année, tu fêtais tes 10 ans. [01:19:08] Speaker A: Yes. [01:19:09] Speaker B: Insane. Félicitations. Je peux te le dire en vrai maintenant, pour vrai. Laisse-moi te serrer la main, c'est incroyable. 10 ans, c'est fou. Surtout que la majorité des PMS ne rentrent même pas à 3 ans. Ça, c'est vraiment incroyable. Ton slogan. [01:19:25] Speaker A: Yeah. [01:19:26] Speaker B: Stick to your game. [01:19:28] Speaker A: Francis Chabot, c'est lui qui l'a trouvé. [01:19:31] Speaker B: C'est-tu vrai? [01:19:32] Speaker A: Ouais. C'est le premier intern ever. [01:19:36] Speaker B: Ah ouais? [01:19:36] Speaker A: Ouais. Francis, ouais, pis c'était en lien avec le JUCAM, il était étudiant en marketing, pis genre, je me rappelle plus trop, mais c'était lui qui est arrivé avec le slogan «Stick to your game». Pis j'étais comme «wow, ça c'est good». [01:19:53] Speaker B: B.U. [01:19:54] Speaker A: Ça c'est le nouveau, yes. [01:19:57] Speaker B: Ouais. La transition? La performance va être l'identité. [01:20:02] Speaker A: Ouais. [01:20:04] Speaker B: Est-ce que c'est toi qui as fait le changement, l'idée derrière? [01:20:07] Speaker A: Le «stick to your game» venait aussi à l'identité. Il y avait un petit clin d'œil à la performance vu qu'un gant donne l'adhérence. Peu importe ce qu'il se passe, ça sert à ça le gars. Après ça, j'avais eu un call avec un gars qui s'appelle Will. Puis il m'avait genre ben gros motivé, puis il m'avait genre un peu challengé sur comme ma vision marketing de genre où est-ce que je m'en allais, puis tout. Puis genre sur mon slogan, puis tout ça. Puis ça m'avait fait à refaire un travail créatif que ça faisait très longtemps que je n'avais pas fait. Puis c'est là que je suis arrivé avec ce slogan-là. Je ne me rappelle plus trop comment j'en suis arrivé là, mais... Ça juste clique, puis j'étais comme, yes, en fait, c'est comme... Je revenais à l'authenticité que je disais que c'était très important, c'est au même moment que c'est arrivé. Fait que je pense que c'était comme une transition personnelle que je vivais, puis en même temps... Genre, je voulais aller vers ça avec Invictus, puis je voulais avoir quelque chose de plus court aussi. Puis que c'était moins... Tu sais, Stick to your game, c'était vraiment bon, mais tu sais, là, c'était comme trop clin d'œil aux gants, tu sais. Là, je voulais plus comme... C'est quoi la brand? C'est quoi le message de la brand que je veux dégager, genre? [01:21:28] Speaker B: En finissant, c'est quoi ta vision avec Invictus? On parle souvent que chaque entreprise devrait avoir des missions, visions, valeurs. La tienne, la vision, ça ressemble à quoi chez Invictus? [01:21:46] Speaker A: La vision c'est d'être la brand numéro 1 de tous les sports pour les gants. Fait que c'est de mettre les mains la priorité pour les athlètes puis de faire tous les gants de tous les sports. Ce serait ça ma vision et surtout d'impacter les athlètes, t'sais genre j'ai été un athlète, je suis encore old timer là, mais t'sais genre je vis pis je suis en communication tous les jours avec des athlètes pis c'est comme j'adore ça de genre savoir comment qu'on impacte genre un kid fait un jeu pis il porte un gun avec ça c'est comme ma vision c'est vraiment d'être là pour les athlètes pis aider les athlètes dans leur performance pis dans leur self-expression d'être eux-mêmes sur le terrain, d'être «be you». C'est vraiment ça que je veux faire pour tous les sports. [01:22:45] Speaker B: Nice man. [01:22:46] Speaker A: Ouais. [01:22:46] Speaker B: T'as-tu déjà pensé à, genre, rajouter, tu sais, mettons, dans un gant ou genre dans un stripe ou ça pourrait être six. [01:22:53] Speaker A: Ouais, le bio, c'est bon ça, je vais le, genre, prendre là-dedans. [01:22:56] Speaker B: Ouais, non mais, ça me fait penser à ça pendant que tu jases, tu sais, j'étais comme, tu sais, ça pourrait être de quoi de, tu sais que tu sais souvent les gens ont des wristbands, enfin. [01:23:03] Speaker A: Ouais. [01:23:03] Speaker B: Tu sais, pourquoi pas l'avoir aussi sur tes gants ou whatever. [01:23:06] Speaker A: Ouais, ça serait pas mal. [01:23:07] Speaker B: Y'a un next play, next play, genre. [01:23:08] Speaker A: Ouais. [01:23:09] Speaker B: Y'a un receiver, il échappe sur la balle, il est marqué next play dans sa paire de gants, tu sais. [01:23:13] Speaker A: C'est fucking bon ça. C'est vraiment bon. [01:23:16] Speaker B: C'est vrai ça, c'est pas vrai. Mais non, j'aime ça. Puis écoute, on parlait tantôt de vouloir être le meilleur, avoir des grandes visions, des grands rêves. Je pense que c'est la fois la plus importante. Puis c'est ce qui nous drive aussi, je pense, à aller plus loin. Merci d'avoir partagé ça. [01:23:30] Speaker A: Ça fait plaisir, oui. [01:23:32] Speaker B: La dernière question que j'ai pour toi, chaque personne qui vient sur mon podcast ont le droit à l'introduction, mais ont aussi le droit à cette question. Si tu avais un conseil à donner pour un jeune de la prochaine génération, que ce soit un sportif qui a des grands ambitions, que ce soit un jeune qui veut aller sur le marché du travail ou encore un entrepreneur, qu'est-ce que tu lui dirais? [01:23:54] Speaker A: Écoute, je lui dirais que un de mes compétiteurs, il l'a nail down, pis c'est «Just do it». C'est comme, c'est «just do it man », c'est comme, pis c'est il faut que tu le fasses, il faut que tu essayes, pis ça risque d'être poche au début là, t'sais comme, en parlant de mes premiers produits, il était poche. Ton premier podcast par rapport à celui-là, c'est sûr qu'il est meilleur, t'sais c'est comme… Faut pas avoir peur du failure, puis justement le sport c'est une belle analogie de tout ça, c'est comme tu vas perdre, tu vas avoir des mauvais jeux, puis comme la vie continue, tu sais, tout est temporaire, il n'y a rien de figé, puis c'est comme, faut que t'essaies, tu sais, c'est comme, genre, la meilleure quote, en fait je vais revenir parce que je veux pas m'enseigner mon compétiteur, tu sais. Mais Wayne Gretzky a le meilleur score de tous les temps, et c'est «You miss 100% of the shots you don't take». Ça ne peut pas être plus accurate. Tu vas rater 100% des chances que tu ne prends pas, parce que c'est zéro. C'est comme «Try it». Just try it pis worst case ça marche pas pis on s'en fout pis life goes on. Genre j'adore qu'est-ce que je fais pis j'suis obsédé par qu'est-c'que j'fais pis j'en mange, j'veux faire ça tout l'temps mais la vie c'est tellement plus gros que juste ça. Le sport oui mais qu'est-que c'est en retire du sport? C'est tes amitiés. que tu gardes pour la vie. J'ai des gars que j'ai joué à l'université, c'est mes amis. Au cégep, c'est encore mes amis. Au secondaire, c'est mes amis. C'est comme, c'est plus large que ça. C'est comme la famille, c'est important, la santé. Fait que comme, genre, worst case, ça marche pas, pis genre, c'est pas grave. Fait que si tu l'essayes pas, tu le sauras jamais. [01:25:46] Speaker B: Merci. [01:25:47] Speaker A: Plaisir. [01:25:47] Speaker B: Tout le monde, c'était le Game On podcast. Notre invité aujourd'hui, Carl de Invictus. Merci Carl. [01:25:56] Speaker A: Merci Will.

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