Episode Transcript
[00:00:00] Speaker A: J'ai plus faim d'aller faire un jeu que n'importe qui. Balls in the air, je l'avais plus que toi. Je pense aussi que c'est l'aspect que je suis un gars de process.
[00:00:07] Speaker B: Christophe Beaulieu était demi-défensif pour les Lyons de la Côte-Urcanienne dans la Ligue canadienne de football.
[00:00:12] Speaker A: Mes parents, ça a tout le temps été important, le sport. Ça a commencé, j'ai grandi en voyant mon frère jouer. Having fun with it, juste backyard football. Entre frères, il y avait aussi l'aspect compétitivité.
Tu sais, tout ce que mon frère faisait, bien moi, je voulais le faire meilleur que lui.
[00:00:25] Speaker B: En novembre 2022, tu deviens champion de la Coupe Vanier.
[00:00:29] Speaker A: Ça a reparti au début du Spring Camp. Moi, j'étais Bound Giraffe, c'était le Spring Camp. Puis là, je commençais à être en esti, j'entendais des «tau »! Puis là, je me retournais, puis il commençait à se faire, puis là… Ça a donné, puis on a commencé à se pogner. Je sais pas trop comment ça s'est passé exactement, mais je sais qu'on a commencé à se pousser. On a 7 les times, man. Pour vrai, on a 7 les times. Puis dès ce moment-là, c'était comme «OK, on va être honnête avec l'équipe de Doug.» Là, je fast-forward en novembre. On perd 17 cartes. À mi-temps, contre Western, ton cold, man. Dans ce locker room-là, y'avait pas une personne qui doutait de rien, man. Pis je m'en rappelle avoir sorti du locker room pis, man, on jappait, mon gars, là, c'était animal. On jappait après eux pis on était comme «it's fucking on », là.
[00:01:07] Speaker B: Qu'est-ce qu'il y a pas à négliger quand tu te prépares pour aller jouer? au prochain niveau.
[00:01:11] Speaker A: Speed, man. Just run, tu sais, courir du track, être sur le terrain, man. Je vois tellement des gars qui sont dans le gym, man, qui essaient de devenir gros.
[00:01:19] Speaker B: Tu es connu comme étant un des meilleurs demi-défensifs de la Ligue canadienne de football. C'est quoi que ça prend pour être un bon demi-défensif?
On revient à une grosse journée.
[00:01:28] Speaker A: Ouais.
[00:01:29] Speaker B: Journée de testing.
C'était quand même cool. Je suis curieux. Parle-moi de ton expérience. Comment t'as trouvé ça? Pour mettre en contexte.
On a été faire des tests aujourd'hui au A2 lab.
[00:01:40] Speaker A: Ouais, A2 lab, mécanique et tout là.
[00:01:44] Speaker B: Ouais, exact.
[00:01:45] Speaker A: Biomechanics.
[00:01:46] Speaker B: Ouais, exact. T'as trouvé ça comment, l'expérience? Merci d'être venu, by the way, man. C'était fucking sick.
[00:01:50] Speaker A: Merci à toi, man. Merci à l'invitation. C'est vraiment all you. J'ai trippé, man. Vraiment une belle expérience.
Puis justement, c'est une belle opportunité pour moi, qui est en rehab des CL, de pouvoir avoir ces statistiques-là. C'est des statistiques que j'aurais pas pu avoir on my own.
C'est ça, man, c'est de voir, justement, t'es sur des force plates, t'as des caméras un peu partout dans la salle, puis là, ils checkent les angles de tes appuis, la force de tes appuis, puis ça va me permettre, justement, d'aller chercher les petits 1 %, si on veut, dans ma rehab qui va me permettre de retourner sur le terrain puis être le joueur que je suis.
[00:02:30] Speaker B: Surtout que, t'sais, ça a quand même... C'est sûr que ça va avoir un impact, mais le but, t'sais, rendu au niveau où est-ce que tu joues, Toi, t'es hyper important parce que c'est ta paye au bout du compte et tu peux te faire remplacer par n'importe qui.
[00:02:44] Speaker A: T'es un pion, mais…
[00:02:46] Speaker B: C'est ça qui est dangereux, man. Mais c'est vraiment cool que t'ailles participer à ça.
Aussi, j'ai remarqué, durant le training, t'avais un gilet de bici. À l'arrière, il est marqué…
[00:02:59] Speaker A: Grit.
[00:03:01] Speaker B: Mais il est marqué g.r.i.t.
Est-ce que ça veut dire de quoi?
[00:03:12] Speaker A: Peut-être initialement quand il nous l'a donné, je pense qu'il y avait comme un acronyme dans le PowerPoint, mais là je ne veux pas commencer à spéculer et dire des affaires que je ne me rappelle pas exactement.
Je sais que dans le fond, GRIT, c'était notre identité.
Fait que c'est une identité en tant qu'équipe, c'est une identité sur le terrain.
Surtout, je sais qu'en défense, nous autres, on essaie de le mettre de l'avant à chaque fois qu'on est sur le terrain. C'est quelqu'un qui va aller chercher tous les petits inchs et qui never back down d'aucune adversité.
Vous avez mon anglicisme, mais oui, c'est ça.
[00:03:50] Speaker B: C'est correct, man. Ici, on est free, man. Tu parles comme tu veux.
[00:03:54] Speaker A: There you go.
[00:03:56] Speaker B: Donc, commençons pour de vrai.
Bonjour tout le monde, bienvenue sur Le Game On, je suis votre host William Rochefort et aujourd'hui, j'ai un invité très spécial parce que... La semaine prochaine, alors où est-ce qu'on tourne?
Et le début de la saison de la Ligue canadienne, j'ai la chance de recevoir ici en studio Christophe Beaulieu, demi-défensif des BC Lions.
Quel plaisir de te recevoir. Finalement, on est capable, après plusieurs échanges, de parler. Merci d'avoir accepté mon invitation sur le podcast.
Ça va être hyper intéressant. Un Québécois qui joue dans la Ligue au Canada.
Merci man, c'est vraiment cool que tu viennes. Prends un moment pour qu'on s'assied ensemble.
En plus, on est accompagné. Ta blonde est là. Mon boy.
Tu veux que je te nomme, Xav?
[00:04:46] Speaker A: Shut up.
[00:04:48] Speaker B: Shut up, Xav. Xavier Thibodeau aussi écoute. C'est la première fois que j'ai plus qu'une personne qui m'écoute, donc qui vont nous écouter.
Donc c'est vraiment cool. Je disais ça à Thib tantôt. C'est une affaire familiale aujourd'hui. J'ai eu le feeling, c'est ça le feeling que j'avais eu.
Mais oui, c'est vraiment cool que tu prennes un moment.
[00:05:06] Speaker A: Merci à toi, man. Merci de me recevoir, man. Merci pour la journée.
C'est toi qui a «make it happen », comme j'ai dit tantôt. C'est vraiment une belle journée.
Justement les biomechanics, puis on peut parler de foot un peu, puis apprendre à se connaître.
[00:05:21] Speaker B: 100%. J'ai encore de la misère à le process, tout ça, mais... C'est fou, pareil, Ben, que sans dire que je vous ai fait vivre cette expérience-là, mais un peu, en tout cas, c'est cool, mais such a blessing, je suis vraiment content d'avoir vécu ça.
Chaque personne qui vient sur mon podcast a le droit à une introduction, donc, Chris, voici ton intro.
Christophe Beaulieu était demi-défensif pour les Lyons de la Colombie-Britannique dans la Ligue canadienne de football.
T'es originaire de Blainville. Tu commences ton football assez jeune, suivant ton grand frère Jordan.
Au cégep, tu décides d'évoluer avec les géants du cégep Saint-Jean-sur-Richelieu.
À l'université, tu vas choisir le rouge d'or de l'Université Laval avec lequel tu vas jouer de 2020 à 2023.
Tu vas être nommé sur la première équipe étoile RSEQ et USports.
En 2022, vous êtes champion de la Coupe Vanier.
C'est lors du repêchage de la Ligue canadienne de football, en 2024, que tu as été sélectionné 26e choix au total par les Lions de la Colombie-Britannique.
Aujourd'hui, tu es connu comme étant un des meilleurs demi-défensifs de la Ligue canadienne de football, avec une cote de plus de 80.
Christophe Beaulieu, bienvenue sur Le Game On. C'est un plaisir de t'avoir aujourd'hui.
Tu viens d'une famille assez sportive. Ton grand frère Jordan a joué dans la ligue canadienne de football.
Mais ce que j'ai pu comprendre, c'est qu'il y a un impact sur toi.
Quand est-ce que tu es venu le temps de commencer le football?
[00:07:01] Speaker A: Comme tu dis, j'ai commencé un peu à cause de mon frère.
Ça a commencé, j'ai grandi en voyant mon frère jouer.
Lui a commencé à 8 ans, moi j'avais 2 ans.
[00:07:11] Speaker B: Vous avez quand même 5 ans.
[00:07:13] Speaker A: On a 6 ans de différence.
À chaque pratique, chaque game, mon père m'apportait à les pratiques.
Je ne regardais pas le football parce que je ne comprenais pas encore.
On arrête du terrain de football, je suis allé dans le backyard, puis on jouait avec d'autres jeunes.
Ça a commencé juste having fun with it. Juste backyard football.
Puis c'est ça, man. C'est là que j'ai commencé à voir que, first, je courais vite.
J'aimais l'aspect d'éviter du monde, l'aspect de la compétitivité.
Ça, c'était déjà de quoi que j'adorais. Puis quand il est venu le temps, comme à 5-6 ans, c'est ça, j'ai «joined» le football. C'était du titan, à ce moment-là, c'était du flag. Fait que j'ai commencé à avoir 5-6 ans le foot. J'étais jeune.
[00:08:01] Speaker B: Ah, t'as commencé jeune.
[00:08:02] Speaker A: Ouais, c'est ça. La première opportunité que j'ai pu commencer le foot, je l'ai faite.
Pour dans ce temps-là, je pense à les «lengths» de Rosemeyer, si je me rappelle bien.
Je ne sais pas pourquoi je n'étais pas à Blainville, mais peu importe.
Puis après ça, ça a continué. J'ai continué à jouer civil pas mal toute mon secondaire.
La raison pour laquelle j'étais civil, en fait, c'est qu'il y avait des écoles, il y avait du sport-études alentour. Moi, j'étais à l'école anglaise. Je fais de primaire et secondaire en anglais.
Puis il n'y avait pas vraiment une équipe de foot sérieuse pour le foot. Je me rappelle qu'il y a une année que je l'ai faite en fait. Soir 4, j'ai joué pour mon école qui était RHS.
Puis je n'étais pas sérieux. On était une gang de chums qui jouait au foot ensemble.
Mais j'ai trippé sur la partie que tu es avec ton école, tu vois tes chums dans l'école.
Tout au cours de la semaine, tu te prépares pour une game, tu mets ton jersey game day, tu peux flex, tu look good à l'école avec ton jersey. Ça, j'aimais cet aspect-là du sport-études.
Mais pour moi, le football, c'est tout un donné civil avant le cégep.
[00:09:24] Speaker B: Si je peux mettre du pouce à ce que tu dis, je pense que c'est quand j'ai arrêté le foot, c'est le truc qui me manquait le plus.
L'aspect d'être avec tes boys, de t'habiller, d'aller chiller.
Surtout au secondaire.
Pourquoi tu penses qu'on est capable de créer autant de grands liens, surtout au secondaire, avec des boys? C'est parce que c'est le sport que t'es sûr de rencontrer au moins quelqu'un. T'sais, je parle, t'es 80 dans l'équipe. Ou est-ce que, mettons, au hockey, t'es une vingtaine, c'est sûr que tu vas croiser un de tes boys à l'école ou whatever, fait que les liens, c'est sûr que ça crée... Ben oui, ben oui, man.
[00:10:02] Speaker A: 80 gars, là.
[00:10:03] Speaker B: À ce jour, moi, j'ai encore mes boys que je joue encore au secondaire avec. Vraiment cool, man. Civil, en plus.
[00:10:11] Speaker A: Oui, Wildcats.
[00:10:12] Speaker B: Oui, Wildcats. As-tu joué contre les Bulldogs de Sherbrooke?
[00:10:15] Speaker A: Je pense qu'il y a une année qu'on a joué contre les Bulldogs de Sherbrooke. Mais on dirait que c'était comme, ça dépendait de la catégorie, mais il y avait certaines catégories qu'on jouait contre certaines équipes. Puis il y a d'autres catégories, comme quand tu as choisi catégories, mettons Bantam, on jouait contre certaines équipes, puis on arrivait à Midget, puis c'était d'autres équipes. Ça les parle, mais je sais qu'il y a une année que je me rappelle d'avoir joué à Sherb contre les Bulldogs.
[00:10:37] Speaker B: Nice, à Sherb.
[00:10:38] Speaker A: Puis back then, chez Running Back, j'ai joué Running Back genre 6-7 ans.
Le début de ma carrière, c'était vraiment porteur de ballon.
Puis après ça, vu que tout le monde a maturé un peu, moi j'étais comme tout petit. J'ai eu ma puberté plus tard, j'étais comme 5 pieds 3, man.
[00:10:57] Speaker B: No way.
[00:10:57] Speaker A: 5 pieds 3, à son âge 3, j'étais 5 pieds 3, 100 livres mouillés.
[00:11:04] Speaker B: Ok, mon gars, qu'est-ce que t'as mangé? T'as commencé à manger tes croûtes?
[00:11:07] Speaker A: Je pense que c'est juste le fait d'avoir maturé plus tôt. J'ai un peu un late bloomer.
Le fait que j'aimais tellement le foot, man.
J'aimais le foot quand j'étais jeune.
C'était top de voir tout le monde grandir. Moi, j'étais rendu le petit gars qui se faisait bench à cause de sa size.
Puis là, il y a une année que j'ai spend sur le banc en étant un running back.
Puis là, en parlant avec ma famille, j'étais comme, il faut que je fasse le switch. Il faut que je fasse un switch parce que moi, je vais continuer à jouer ce sport-là.
Puis le switch étant de jouer demi-défensif.
Puis là, ça fitait parce que mon frère, justement, il pouvait m'enseigner.
Fait que là, j'ai fait le switch ban Tam, je pense.
Puis encore là, j'étais trop petit. Je me faisais mort à ce moment-là. Je me rappelle la première année de DB, j'étais capitaine de l'équipe.
J'étais capitaine de l'équipe, mais j'étais benché.
Je me faisais bench. J'étais un leader dans l'équipe. J'étais quelqu'un qui mangeait du football. J'étais passionné, mais j'étais trop petit. Je me faisais masse. Les gars étaient plus matures que moi.
Justement à cause que je suis late.
Je suis en décembre. Je joue avec les gars civils. Ça fonctionne avec l'année.
J'ai commencé à l'âge de 12 ans à m'entraîner.
Mon frère m'a un peu guidé là-dedans parce que justement le fait que mon frère il allait passer là, il pouvait me... Tout ce que tu dis, mettons, quand j'étais jeune, j'aurais dû faire ça.
Ben moi, j'étais cette personne-là qu'il me disait, hé, tu sais, ça, il faut que tu fasses ça. J'ai commencé le track à 12 ans.
Shout out, Roots. Ça, c'était mon coach de track.
Mais oui, j'ai commencé à 12 ans le track. Après ça, j'ai commencé à m'entraîner avec Rudolf aussi.
Puis ça a développé de moi-même avec le Centre Perform Plus.
Puis c'est ça, ils m'ont apporté à être prêt pour le cégep.
[00:13:20] Speaker B: Nice. Comment tu dirais que la connexion fraternelle avec ton frère t'a permis de te rendre meilleur?
[00:13:27] Speaker A: C'est sûr que mon frère, c'est un gars très intense. Je ne sais pas si tu le connais.
Mais mon frère, c'est un gars intense dans tout ce qu'il fait.
Puis le foot, man, c'était un dog. Straight dog, man. Lui, il aimait ça. Il aimait ça être «get dirty». Puis genre, tu sais, ses teams, il va être dans ta face, puis il va te bully.
Puis c'est ça, man. Puis c'est de même qu'il m'a renforcé aussi, de même. Il était de même avec moi aussi. Il m'a un peu intimidé en grandissant. C'est la Jeff de grand-frère aussi. Il m'a renforcé. Mon père, c'est un sweet guy, man. C'est vraiment une bonne personne. Best person out there.
Mais c'est un peu mon frère qui m'a renforcé. Ça fait que mon frère, c'est lui.
C'est à cause de lui, mettons, que j'ai plus le dog instinct.
Puis c'est ça, man. On a une excellente relation en ce jour. C'est encore mon agent, man. Dans le sens que des fois, je fais du tape avec lui, puis on parle de foot, puis on parle de toute la vie.
Mais dans le sens du foot, c'est sûr que c'est une des grosses raisons pour lesquelles je suis le joueur que je suis à ce jour.
[00:14:32] Speaker B: Être mentor un peu, c'est vraiment un blessing. Est-ce que tu as joué civil jusqu'à arriver avec Saint-Jean?
[00:14:43] Speaker A: Oui. En fait, non, ce n'est pas vrai.
J'ai joué civil, oui.
Je suis arrivé à Saint-Jean, mais comme j'ai dit tantôt en son R4, On était une gang de gars qui était à Rosemary High School.
On était tous des anglophones, puis on jouait civil, puis on s'est dit, on va aller jouer pour l'école cette année. Il y avait déjà une équipe dans l'école, mais c'était pas sérieux, il n'y avait pas de bons joueurs, tous les bons joueurs allaient civil. Puis cette année-là, on a fait le move, on va aller pour l'école, pour AHS, puis c'était nice, parce que c'était quand même du Division 2, je pense, dans ce temps-là. C'était Division 2, on jouait contre l'Assomption, Laval, Liberty, il y avait Saint-Stan, j'ai joué contre Saint-Stan ici. Il y avait des bonnes équipes, je me rappelle avoir joué contre mes boys à Saint-Stan.
[00:15:31] Speaker B: Ah ok, tu vois j'avais pas fait de ce lien-là, je pensais que... T'avais, en rentrant au secondaire, t'avais fait justement ça avec tes boys, puis après t'avais retourné parce que justement, c'était pas sérieux.
[00:15:41] Speaker A: Mais... Mais c'est ça, mais après ça, juste avant de partir au Cégep, en soirée 5 là, j'suis retourné, j'suis retourné Wildcats, faire ma dernière saison. Puis après ça, c'est ça, j'suis allé à Saint-Jean.
[00:15:54] Speaker B: Donc, Saint-Jean. Pourquoi Saint-Jean?
[00:15:58] Speaker A: C'est une excellente question, man.
Dans le fond, J'hésitais à la fin.
Là, on a Lenox et Saint-Jean. Il y avait aussi John Abbott dans le top 3, mettons, parce que mon frère est allé à John Abbott. Je trouvais que c'était une belle école.
Pour moi, à ce moment-là, la division 1, c'était important.
Dans ma tête, c'était «if you want to be the best, il faut que tu comptes avec les meilleurs». Je suis totalement d'accord qu'il y a des bons athlètes qui sortent de disons deux.
Je suis au courant.
À la fin, c'était Saint-Jean ou Lenox.
First, il y avait Soup à Saint-Jean. Soup, j'avais une bonne relation avec lui. Je l'avais croisé à travers Tim Hortons, All-Star.
C'était comme une affaire d'une fin de semaine de temps.
C'était tous les soirées 4, mettons.
Puis je l'avais rencontré là. Il avait été mon coach.
Puis c'était nice, c'était une belle fin de semaine. C'était tout avec justement des jeunes dans ma situation.
Puis là tu fightais, puis là j'avais gagné une des étoiles du match.
Puis là, ils avaient commencé à me recruter de là.
Mais c'est la seule All-Star Team, by the way, que j'ai faite. J'ai jamais fait Challenge Wilson ou...
Quand c'est spawning, j'avais fait ça, j'avais fait Team Québec, j'avais fait Team Canada.
[00:17:24] Speaker B: C'est vrai, man, j'ai vu rien de ça. T'as eu un parcours comme typique d'un...
[00:17:30] Speaker A: Non, mais dans le fond, comme je t'ai dit, j'étais un late bloomer. C'est pas que j'étais pas bon en ce moment-là, c'était que... First, il y avait une bonne cohorte alentour de moi.
Quand j'ai dit une bonne cohorte, je me rappelle, il y avait Ben Labros, qui était plus mature. Il y avait Terrence Garnier, qui était un peu safety dans ce temps-là.
Il a la même shape à ce jour. C'est mon roommate. Il a la même shape à ce jour. Il est 230 livres.
Il avait la même shape back then.
C'était un grown man amongst little kids.
Puis c'est ça, il y avait Chris Cyril, tu sais, des bons corners, des bons joueurs de foot.
Puis moi, je n'étais pas à ce niveau-là encore. Je n'avais pas encore développé les aspects qui faisaient de moi un bon joueur à ce jour.
Ça fait que c'est ça, je n'ai pas fait ça.
Puis là, c'est ça, going back at it, j'avais fait une pratique à Lenox juste pour voir. Ils m'avaient invité à une pratique que je n'avais pas encore commit.
Puis ça a donné que je me suis blessé à cette pratique-là. J'étais un peu un gars superstitieux. Puis aussi... Avant de partir de la pratique, Jeff Jonka, il annonce qu'il partait. Il partait pour aller à Guelph.
[00:18:50] Speaker B: Ok, c'est à ce moment-là.
[00:18:52] Speaker A: C'est à ce moment-là qu'il nous dit ça. Ça fait que là, c'était un peu hostile dans le locker room. Je me rappelle des vêtes. Ils étaient comme, «Ah, il ne peut pas nous faire ça, man.» Je me rappelle que le vibe que j'ai eu en étant rookie qui ne connaît personne dans le locker room, les gars étaient «mad». Puis là, j'étais comme, moi, ça m'a un peu déteint sur moi, puis j'étais comme, je veux-tu aller dans une place où ils sont en transition?
De l'autre côté, c'était de rester en anglais aussi. Il y avait l'aspect de rester en anglais ou d'aller en français.
De l'autre côté, il y avait Soup.
Soup, man, master recruteur. Mad respect, c'est vraiment, énorme coach.
Puis c'est ça, quand il m'a recruté, l'aspect, c'était le français.
Puis moi, c'est ça qui me faisait peur. Puis il m'a dit, si tu veux rester au Québec, t'as pas le choix d'apprendre le français. Puis son point était absolument valable. Si je veux être au Québec, je parle encore avec l'anglicisme, je suis au courant.
Mais il faut que tu saches un peu la base du français, de pouvoir l'écrire, de pouvoir en parler.
puis je suis blessé d'avoir fait ce move-là. Justement, d'être allé à Saint-Jacques, ça m'a permis d'avoir des bosses et j'ai rush. J'ai hit un wall à l'arrivée à 16 ans.
[00:20:07] Speaker B: C'est sûr, c'est sûr.
[00:20:09] Speaker A: De faire le renforcement français, je pense que je l'ai fait deux fois.
Tout ce qui était philosophie, des fois j'avais des 90 de syntaxe, je perdais 40 d'orthographe. C'était frustrant parce que je me rappelle en soirée 4, J'apprenais le participe pour ça encore, c'était pas sérieux.
110, les professeurs à RHS, j'aurais dû être enrichi parce que je suis un Français. J'ai de la famille qui parle en français, mais c'était difficile. 16 ans pour le français, c'était difficile, mais je suis vraiment content d'avoir fait confiance à SOUP.
pour Saint-Jean et pour le foot.
[00:20:54] Speaker B: Je pense que t'as fait une bonne décision. L'examen de français à la fin, t'as trouvé comment pour le foot?
[00:20:59] Speaker A: Hey man, tu veux savoir une bonne? J'étais dans l'année COVID.
[00:21:03] Speaker B: Oh bro, toi tu t'es fait blesser aussi. Je me suis fait blesser mon secondaire, man. Ah ouais? Hey man, moi c'est sûr, moi c'est sûr.
[00:21:09] Speaker A: Hey, je te dis, quand que j'ai su que durant l'année COVID, fallait pas que je fasse l'exam, je te dis, j'étais tellement heureux parce que À ce jour, j'utilise mon antidote.
Quand j'écris, j'écris quand même bien. J'essaie de soigner mon français.
Mais cet examen-là me donnait des cauchemars. C'était comme...
[00:21:36] Speaker B: C'est sûr.
[00:21:37] Speaker A: Oui, mais je suis quand même blessé de ne pas l'avoir fait.
[00:21:40] Speaker B: Moi, ils me l'ont fait faire à l'université.
[00:21:43] Speaker A: Ah ouais, ils n'avaient pas le choix de te le faire.
[00:21:45] Speaker B: Ils m'ont dit, t'es allé au cégep en anglais.
[00:21:48] Speaker A: Ouais, mais c'est ça. Moi, j'ai fini à deux fois, dans le fond, parce que j'allais au cégep en français et je n'ai pas dû le refaire à l'université parce que j'étais déjà en français.
[00:21:58] Speaker B: Ah, t'as été chanceux, man. Il fallait que je le refasse, je l'ai poché.
Ils m'ont fait faire des cours de français à l'université, man.
[00:22:06] Speaker A: Ah, c'est ça, là. Ça, j'ai eu l'échappée belle, là.
[00:22:10] Speaker B: Je l'ai survécu, c'était pas si pire, mais les cours de français à l'uni, t'es encore au secondaire, mais à l'université, c'était quand même touf celle-là.
[00:22:21] Speaker A: Le français, ça m'a été une bonne.
[00:22:24] Speaker B: T'as parlé que t'étais un late bloomer.
Moi, j'ai regardé quand t'étais à Saint-Jean.
J'ai peut-être regardé quand t'étais en dernière année.
C'est à partir de quand que t'as commencé justement à prendre du gabarit? Parce que moi je regardais les highlights pis man t'avais l'air quand même chill.
[00:22:42] Speaker A: Ouais, je te dirais sur un 5, admettons, j'ai commencé à plus. que... En ayant mon frère, que lui faisait des diètes, je m'en rappelle, il faisait des diètes crazy, il prenait genre des 2 litres de lait par jour, man.
[00:22:59] Speaker B: Quoi?
[00:23:00] Speaker A: C'était une diète quand même reconnue back then que c'était comme produit laitier. Dans le fond, ça te faisait juste te bloater, ça te faisait juste t'enfler un peu partout.
J'ai pris un peu cet exemple-là, mais j'ai ajusté à ma manière.
Pis en soirée 5, man, je me promenais dans mes cours, j'avais mon shake de 1 litre de lait.
Man, j'avais mes noix dans mes cours. T'sais, j'ai commencé à prendre la diète vraiment plus au sérieux. Le matin, je me réveillais plus tôt pour faire mes oeufs. Comme, c'était vraiment plus comme, là, faut que je get right parce que je pesais 150 livres. Tu vois, je grandissais, mais t'sais, un peu comme un bambi, là. C'était pas athlétique, moi, c'est ça. C'était pas athlétique, man. J'avais des longues jambes, des petits bras, genre, c'était comme...
C'était pas égal un peu partout, mais c'est ça. Plus en plus, je continuais à m'entraîner.
Je me nourrissais bien.
Puis c'est ça, d'être bien entouré justement de mon entraîneur qui m'entraîne encore à ce jour, Philippe Dion. Il m'a un câlin à mon frère, un ancien Lennox justement.
[00:24:01] Speaker B: Ah oui, c'est…
[00:24:02] Speaker A: Oui, puis Charlotte Field.
Ouais, c'est ça, il m'a un peu guidé là-dedans. Puis il y avait aussi son super-un dans ce temps-là, c'était Stéphane Dubé, il travaillait au Centre Perform Plus. Stéphane Dubé, encore, shout-out.
C'était encore un énorme entraîneur. C'est une des raisons pourquoi je suis l'athlète que je suis à ce jour, mon frère. Comment il s'est développé, c'est en grosse partie à cause de Stéphane Dubé.
[00:24:27] Speaker B: Insane.
[00:24:29] Speaker A: Puis ça a donné son… Première année de cégep, j'étais peut-être 100-165 livres.
Funny story, je me rappelle, elle m'a pesé ma first year. J'étais tellement...
Pas un shame, mais c'était un peu comme... J'étais un shame un peu de mon poids, man. Je voulais avoir l'air plus gros.
Pis je pense que je me slip un... Tu sais les petits pattes de genre 5 livres, là?
[00:24:57] Speaker B: No way!
[00:24:58] Speaker A: Je m'en ai mis deux dans les pattes.
[00:25:00] Speaker B: C'est bon!
[00:25:01] Speaker A: Fait que je pense que j'étais genre 175 livres à peser, mais en réalité, man, j'étais gros max 165 livres, man. J'étais skinny, là. J'étais pas gros pantoute.
Je continue à m'entraîner. Tu ne veux pas quand tu es dans une équipe au cégep, tu te développes bien.
Si tu t'entraînes, tu fais tous tes gyms, tu te nourris bien.
Là encore, je me nourrissais correct parce que j'étais en résidence, mais j'avais de l'aide de mes parents. Plus en plus, ça a pris de la masse.
Tout le process d'être dans le gym, j'adore ça. J'adore ça, être dans le gym.
À chaque début d'off-season, c'est exciting. It's a new leaf. Tu peux te récréer, tu peux revenir la prochaine saison, être un autre athlète complètement.
Comme il y en a qui... Ils ne reviennent pas et ils ne sont pas autant bons dessus.
[00:25:53] Speaker B: Damn! As-tu un feeling d'être «locked in»?
Tu sais, on s'entend, c'est sick, mais il y a une chose que... En fait, un point que tu amènes, encore une fois, sur ton frère, mais je pense que le fait d'être bien entouré, ça t'a permis justement de partir tôt, de t'entraîner, de manger, tout ça.
Moi, je me rappelle, tu sais, le côté entraînement, j'ai eu la chance de faire des sports d'études. Fait que moi, quand j'étais en entraînement, j'avais 12 ans. Le côté entraînement, j'étais suivi, mais le reste, la nutrition, le sommeil, whatever,
[00:26:25] Speaker A: On
[00:26:25] Speaker B: ne m'en prenait pas ça, on ne me montrait pas ça, prendre soin de plus de son corps, tout ça. Moi, dans ma tête, prendre soin de son corps, c'était de bencher deux plaques. Ce n'était pas de prendre le temps de me rouler et tout ça.
[00:26:35] Speaker A: C'est vrai.
[00:26:36] Speaker B: Non, intéressant. Comment finalement t'as trouvé ton parcours? Parce que recruté par SOUP, il y a eu une transition parce que SOUP est parti à Conco, je crois. J.P. Belger en a pris les reins après. Comment a été ton parcours collégial?
Comment t'as grandi de cette expérience-là?
[00:26:52] Speaker A: C'est une excellente question.
Mais à la première année, je suis rentré et c'était souple justement le coach en chef. Énorme cerveau en termes de défense, offense. C'est un joueur qui a joué défensif, qui coache l'offense.
Ça te le dit à quel point quand il était en défense, il comprenait l'offense. Ça, mettons, quand je me faisais recruter, c'était un énorme point.
J'étais comme, ok, ce gars-là, il comprenait la défense, l'offense énormément.
Fait que souple.
Mais c'est ça, quand je suis rentré, ma première année, on avait des morceaux comme DC, un ancien de Laval.
Mais l'équipe, c'est ça, on avait des bons coachs, même tous des anciens de Laval. C'est comme, on dirait qu'il y en avait beaucoup qui étaient anciens de Laval. Fait qu'on roulait un peu un système de Laval.
Mais l'équipe était jeune. On avait des jeunes joueurs.
C'était tough. Justement, Wildcats, on était quand même une bonne équipe. Je n'étais pas tant habitué à perdre. J'ai trouvé ça tough en première saison. En 10-1, je pense qu'on n'a pas gagné une game à part contre Momo, que Momo était la risée de la ligue de back then, qu'on drop en 10-2 l'année d'après.
La première saison, c'était vraiment difficile. Justement, avec le français, Le français, on dirait que j'ai frappé le mur de ma vie. En première session, j'étais à l'extérieur, je n'habitais plus avec mes parents, j'étais en résidence. Je faisais un peu tout ce que je voulais.
Tout ça m'a frappé un peu durant la saison. J'étais comme «Aïe aïe aïe». C'est tough, en ce moment, le live, c'est la première adversité que j'ai frappée.
Pis j'ai repensé, je transfère-tu?
[00:28:40] Speaker B: Ah ouais, c'est allé là?
[00:28:41] Speaker A: C'est allé là parce que je détestais tellement perdre. Après chaque game, il y en a qui étaient «good with it». J'étais un compétiteur, j'allais y perdre. J'arrivais pis j'étais en colère avec le monde que j'aimais. Maman, des fois, je payais les nerfs juste parce qu'il y avait mon âge de perdre. C'est clair, tu joues au sport au cégep, c'est l'équivalent d'AD, mais pour moi, à ce moment-là, c'était deep.
Pis c'est ça, man.
J'ai décidé de rester.
On a pris cette courte-là. Pis on a juste tous grandi ensemble, man. On a commencé à faire le party ensemble.
La off-season, on a eu du fun, man. Pis on s'entraînait ensemble.
On était tous ensemble.
Pis ça, man, c'est ça qui fait, je pense, des bonnes équipes. Ce qu'elle va dire, c'est de hang out ensemble. C'est de faire le party.
Je ne dis pas de faire la partie, mais je pense que ça fait partie de développer.
[00:29:40] Speaker B: Ça va être réaliste, ça va arriver.
[00:29:42] Speaker A: Exact.
[00:29:43] Speaker B: Fait que faites-la en équipe au moins.
[00:29:45] Speaker A: Exact.
Fait que c'est ça, on a bien développé nos joueurs.
Puis là, le second year, j'ai été nommé capitaine.
Pis c'est là que tout un peu unlock. Là, je prenais de la confiance en moi.
Tu sais, que j'avais un peu first year, mais que je savais pas encore que j'étais bon, tu sais. Parce que j'avais jamais eu de personnes qui me disaient «Hey, t'es assez bon, tu fais Team Québec », peu importe. J'avais pas eu de knowledge que personne m'avait jamais donné comme «T'es bon », tu sais. Fait que plus en plus que j'avançais pour m'approcher à ma deuxième saison, Tu voyais que je prenais de la confiance. Je faisais des sellies, man. Je ballais hard. Ça a commencé à «look good» sur le terrain. Puis je le sentais, je prenais de la confiance.
Puis là...
Notre équipe prenait de la confiance aussi.
Deuxième année avec Soup, il y a beaucoup de joueurs qui se sont développés là-dedans. La deuxième année, on a vraiment mieux fait. On a fait les playoffs, on a bâti Grasset. C'était l'année que Grasset a gagné contre des gros joueurs comme Kev, Joe Seneca. Il y avait un receiving court hallucinant. C'était de loin le meilleur receiving court collégial que j'ai vu.
C'est ça man, on a fait une bonne saison.
Malheureusement, on a perdu contre Grasset en demi-finale.
On a battu Vanier encore, puis après ça on est allé en demi-finale.
Mais c'est ça man, je pense qu'on a bien développé. Je n'étais pas satisfait avec une demi-finale, mais comparé à l'année d'avant où on a fini 1-8, Je trouve qu'on s'est bien développé. Puis là, en allant à ma troisième saison, c'était comme, «Hey, we're running the shit back, puis on s'en va gagner les championnats.» On est encore là, on est encore mature. Il y avait certains joueurs qui étaient partis, des gros pions, mais il y avait le court qui était quand même encore là. Nos gros recevoirs étaient là, Ed Arsenault, Nick Lessard était encore là.
On avait quand même un bon court encore.
Pis là, Soup y annonce qu'il y a eu l'opportunité d'aller coacher l'universitaire.
Fait que Soup y annonce qu'il part.
Là, c'était comme «Fuck!» Là, qu'est-ce qu'on va faire, là, sais-tu? Peu importe qui arrive, ça peut pas être aussi bien rodé que Soup.
Pis c'est… All respect to Soup. Le Soup y a eu l'opportunité pis c'était la meilleure chose pour lui et sa famille, pis je respecte ça, pis fallait qu'il fasse ça, mais… C'est ça, là, à ce moment-là, j'étais comme, «Hey, il aurait pu attendre après ma third year, mais ça, c'est selfish, moi, qu'il pense, mais c'est ça.» Fait qu'au début, j'étais quand même stressé de cette transition-là.
Puis après ça, quand JP est arrivé, j'étais comme OK, il a quand même un bon background. J'ai gagné deux Boulders avec... J'allais dire Val-d'Or, mais ce n'est pas Val-d'Or, c'est le Noir et Or.
[00:32:51] Speaker B: En Valleyfield.
[00:32:51] Speaker A: En Valleyfield. Il a gagné en Valleyfield.
C'est ça. Puis là, quand il est rentré, on a tout de suite cliqué. Moi et JP, on s'entendait vraiment bien. À ce jour, c'est encore un gars que je peux appeler quand je veux. C'est mon chum.
Puis c'est ça, cette année-là, on avait vraiment des bons starters, des gars talentueux, comme vraiment talentueux, comme Nick Lessard, des gars comme Alexandre Levesque, je ne sais pas si c'est qui, c'est un gros all-in qui a passé par les Carabins. JC Vibas qui était à Laval avec nous.
Ed Arsenault. Ed Arsenault qui était là, qui était lethal, man. Il était lethal, man. Au cégep, les mains d'argent, on l'appelait Ed. Ed Ord, on met de l'argent, man. Il y a comme une façon, il y a une intelligence spatiale qui est comme underrated. Il se met dans une bonne position pour éviter de recevoir le DB. Nice with it.
C'est ça, on avait des bons starters, mais la seconde qu'un gars se blessait, C'était comme aucune dep' là, aucune dep'. Pis moi j'en ai tellement mis sur mes épaules cette dernière année-là parce que c'était moi le capitaine de l'équipe.
Fait que c'est ça, pour moi c'était comme le succès de l'équipe venait en lien avec ce que moi je faisais.
Pis t'sais j'essayais tellement, je mettais beaucoup d'efforts là-dessus mais On n'avait pas de dette, puis il n'y avait pas... Le O.C. aussi, c'était difficile à ce moment-là. Il y avait comme une transition bizarre, surtout que Soupe était parti.
Fait qu'on n'a pas eu le résultat qu'on aurait espéré.
Puis on n'a pas fait de l'épreuve cette année-là.
Fait que pour moi, quand je suis parti de Saint-Jean, c'était comme... C'est sûr que je m'en vais pour une université qui va gagner des games.
Comme je te dis, je suis tellement compétitif, puis perdre pour moi, puis pas être le top dog dans une équipe, ça me mettait tellement hors de moi, puis c'était comme ça affectait mon humeur. J'étais comme, hey, je veux aller dans une équipe où il y a d'autres bons joueurs, puis que je builde de quoi, puis être bien encadré, bien entouré.
[00:35:18] Speaker B: Tu dirais que ce serait quoi ton edge?
[00:35:21] Speaker A: Mon edge?
Man, j'ai faim, man. J'ai plus faim d'aller faire un jeu que n'importe qui.
Fait que comme balls in the air, je l'avais plus que toi. Pis si c'est pour aller faire un tackle, je veux plus te mettre à terre que toi, tu veux m'éviter, tu comprends? Fait que je pense que c'est ça, le edge. Mais je pense aussi que c'est l'aspect que... Je suis un gars de process, c'est un gars de process. Surtout le fait que j'ai été encadré tellement par des gars de même qui étaient des coachs, mes coachs de défensive, position.
Ils ont tous mis un peu l'aspect, le rouge et or.
St-Jean c'est un peu comme le rouge et or dans le sens que C'est un enfant de process. You go through the process. Moi, j'aimais ça, appliquer ça.
Même chose pour l'entraînement. C'est un enfant de process. C'est day by day.
Tu vas une étape à la fois.
Ça me donne quand même un edge.
J'aime ça, outwork tout le monde. Dans ma tête, j'ai tant de quoi de mieux à faire.
Là-dessus, je ne suis jamais satisfait.
Ça me donne un edge aussi.
[00:36:40] Speaker B: J'avais vu dans un article, lors de ton draft en plus CFL, Tu étais ranqué dans les meilleurs, mais ils ne t'avaient pas mis dans les meilleurs.
Tu avais dit, je ne me souviens plus par cœur, mais tu avais dit que tu n'étais pas un gars de stats, tu étais un gars qui arrivait sur le terrain et qui allait «show up».
Écoute, c'est tout à ton honneur, man. C'est exactement ce qu'il est en train de dire, man, mais fucking sharp.
Tu parles de l'Université Laval, parlons-en. Je pense que c'est quelque chose qui a eu un très grand impact sur ta vie. Tu parles de culture, tu parles de gagne. T'es un gars comme ça. La fois qui est intéressante, c'est que toi, tu choisis l'Université Laval au lieu de Western, comme ton frère.
Tu dis, et je te cite, c'est un gut feeling.
[00:37:24] Speaker A: Ouais.
Je suis tout le temps un gars qui a été avec mon gut. Il y a une partie de Saint-Jean aussi, c'est un peu mon gut feeling.
Il y avait de quoi que je ne peux pas l'expliquer, mais à ce moment-là, je me sentais plus à ma place à Saint-Jean.
Je pense aussi à l'Université Laval.
Mais faire le turn back au moment de...
de mon recrutement, mettons, pour l'université.
Moi, j'ai essayé d'aller vraiment à l'université aux States.
[00:37:59] Speaker B: – Pour vrai?
[00:37:59] Speaker A: – Ouais, j'ai essayé.
Avant ma troisième saison, j'ai fait une couple de camps, man. J'étais allé faire Rutgers, Temple, puis Syracuse.
[00:38:12] Speaker B: – Combien, man?
[00:38:13] Speaker A: – Ouais, j'ai fait trois camps.
Bless, c'est mes parents, en fait. Charlotte, c'est mes parents parce que mes parents m'ont tant supporté dans tout ce que j'ai fait.
C'est ma mère qui m'a apporté au Cannes Rutgers. On a eu genre un road trip ensemble, on part, on est allé là, pis t'sais, on était zéro au courant de rien. On est arrivé là, comme un cheveux qui s'assure, pis on s'entraîne, on fait le workout. Ça a donné, j'ai ball out. Je faisais des pics, j'étais de loin avancé sur les gars qui étaient là.
J'ai pas eu d'offer parce que j'avais même pas encore commencé mes affaires de SAT. Là, je sais pas s'il y a encore ça, mais back then, fallait que tu fasses ton SAT. Puis moi, à Saint-Jean, il y avait personne qui avait jamais fait le process d'essayer d'aller aux States. Personne n'avait jamais transféré les transcripts, les résultats d'école en anglais. Tout ça, c'était genre un long process.
Après ça, le deuxième, je suis allé à Syracuse puis à Temple avec mes mecs, un chum, man.
Bren Bisson puis William Kinton.
Puis on est allé là avec mon père, man, road trip. C'était crazy.
On a fait Temple en premier.
C'était plus tough, man. Les gars, ils volaient des rats, man. Les gars, ils étaient des ratons, man. C'était fou, mais c'était ça, c'était ça. C'était l'expérience, puis j'ai trippé.
Puis là, Syracuse est arrivé, puis ça, de loin, c'était mon meilleur camp. J'ai couru un des plus vites 40 là-bas.
J'avais fait des pics, man.
Puis à la fin, j'avais tellement bien fait, on m'avait fait faire la visite du campus.
Puis elle me disait, on va checker tes transcripts, puis on va se reparler, on va peut-être t'offer.
Je parlais de là.
Je n'avais pas encore commencé le processus de recrutement au Canada.
Moi, j'attendais après ma troisième saison, voir c'était quoi les opportunités.
Pis j'ai pas eu de nouvelles. J'ai pas eu de nouvelles. Pis la seule affaire que j'ai vue, c'est que Ben Labresse avait fait offer. Fait que lui, il avait fait le même processus que moi.
Avec Vanier, je pense qu'il avait plus d'expérience, justement, avec des gars qui voulaient aller NCAA.
Ben, crazy athlète, man.
Ball skills through the roof. Fait qu'ils ont offert Ben. Pis là, moi, j'étais comme... J'ai pas l'opportunité d'aller aux States.
Pis y'a des énormes universités au Canada. I'm just gonna have fun with it pis j'vais aller au Canada.
Fait que j'ai, c'est ça, après ma troisième saison, j'ai parti le processus au Canada.
J'en ai fait quelques-unes.
Le top 3, mettons, en fin, ça penchait plus vers Western.
Western était même pas dans le top 3.
Western était même pas dans le top 3, man. C'était Guelph.
C'était Calgary, puis c'était Laval.
[00:41:08] Speaker B: Calgary?
[00:41:09] Speaker A: Ouais.
La raison pour laquelle je t'ai dit Calgary, à ce moment-là, c'était qu'ils venaient juste de gagner la Coupe. Il y avait les deux frères Philpott qui étaient là.
Puis là, moi, j'étais comme, «Hey man, moi, je suis dans d'aller à Calgary faire de quoi de différent.» J'avais vu mon frère faire l'affaire d'aller à Western, «Build de quoi sur quatre ans puis gagner une coupe.» Je croyais ça fly. J'étais comme, «Hey, ça, that's how universities got to be.» Ça, c'est le dream.
Fait que là, j'ai décidé d'aller faire la visite à Calgary.
J'ai fait une visite à Guelph. J'ai fait une visite à Western aussi.
J'ai fait Montréal. J'ai fait les visites.
Puis pour moi, il y a du monde qui dit, pourquoi tu perds ton temps à aller faire plein de visites quand tu sais que tu ne vas pas y aller?
Mais pour moi, c'était juste de voir c'était quoi les meilleures opportunités.
Si, mettons, je vais faire la visite à une école et que je vois que tu as de quoi de meilleur que les autres à m'offrir, peut-être que je vais changer d'idée. Juste un fou ne change pas d'idée. Pour moi, ça valait la peine d'aller voir toutes les équipes et mettre les pots pour les comptes. C'est quoi qui est meilleur pour moi?
Fait que là, c'est ça.
Quand j'ai fait Guelph, Calgary, Laval, pis là, ça revenait au point que je t'ai dit tantôt, pour moi, c'était vraiment important de gagner. Je voulais gagner un chip pis je voulais être dans un winning culture.
Pis à ce moment-là, quasiment tout le all-star team de RSEQ Division 1 a commis à Laval.
Fait que là, moi, j'étais comme...
Ça va compete, mais comme, on va gagner une chip for sure. C'est sûr que les... parce que je connaissais les docs qui rentraient, puis j'étais comme, oh, OK, ça, ça va fly, là.
Tu sais, il y avait, je me rappelle, Arnaud Desjardins, il y avait... Tu sais...
Je ne vais pas tous les nommer, mais il y en avait des bordeux. Fait que là, c'est ça, j'ai décidé de rester en français, même si j'avais de la difficulté au cégep.
J'ai décidé de rester en français, d'aller à Laval, d'être encadré par le meilleur programme au Canada, selon moi. Ici, je suis biaisé, mais les meilleurs coachs, la meilleure stabilité.
C'est ça, j'ai fait le meilleur choix pour moi, puis c'était Laval à ce moment-là.
[00:43:32] Speaker B: Damn, c'est fou, man. T'as quand même été recruté pas mal, pour vrai. Genre, dans... tu t'es promené, pis partout à travers le Canada, man, ça, c'est... Sérieusement, c'est impressionnant, là. C'est pas tout le monde qui a ces opportunités-là, pour vrai.
[00:43:44] Speaker A: Ouais, ben, je pense que... Peut-être que le fait que mon frère avait, t'sais, il avait un nom connu quand même, ça m'a permis d'avoir un peu plus d'exposure.
Mais ouais, pour moi, c'était...
C'était nice, man. C'est fou à dire, mais je prenais un peu de pride à faire mes highlights. Mes highlights, pour moi, c'était important parce que c'était mes meilleurs coups. Je les envoyais aux scouts, j'aimais ça les mettre de l'avant.
Ça, ça a fait en sorte que les scouts, ils venaient vers moi et ils me mettaient toutes les... J'avais toutes les meilleures opportunités devant moi, puis c'était à moi de faire la meilleure décision.
Ça fait que ces semaines-là, j'ai eu l'opportunité, la chance aussi d'avoir beaucoup de choix.
Pas tout le monde a cette chance-là, mais oui.
[00:44:35] Speaker B: Non, effectivement. Tu dirais, comment tu plaçais les pots et les comptes? Tu as dit, je vais aller à une place où c'est le mieux pour moi, mais comment tu les places, ces pots et comptes-là?
[00:44:44] Speaker A: Il y avait l'aspect football, l'aspect culture, la culture de comment l'équipe est reconnue, le sentiment d'appartenance.
Il y avait l'aspect école, pas oublié.
[00:45:03] Speaker B: Ça aurait été en premier, ça.
[00:45:06] Speaker A: Non, l'école était en premier, mais l'affaire, c'est que je voulais étudier en administration et j'étais comme, tu sais, pas mal toutes les écoles donnent l'administration.
C'était pas football first, school second. J'avais quand même l'aspect école, c'était important pour moi parce que je voulais quand même sortir de là avec un diplôme, je crois que c'est important. Ma mère, c'était important pour ma mère.
Ça, c'était quand même dans les pots, quand je regardais les pots pour les comptes pour une école.
[00:45:37] Speaker B: Culture étant, famille, l'environnement là-bas.
[00:45:40] Speaker A: Pour moi, ça ne m'a jamais fait peur non plus de partir.
Ça ne m'a jamais fait peur de partir de chez nous. J'ai eu mon frère le faire. Ça m'a fait plus peur quand mon frère est parti que quand moi je suis parti, mettons. Parce que c'était comme la première, mon frère, j'étais proche avec lui, c'était un peu genre mon mentor.
Puis là, quand il est parti, j'étais comme, ah, c'est pas super. Quand il est revenu, j'étais comme, ah, c'est pas super, man. On se voit quand même. Il est revenu l'été, on chill ensemble. J'avais pas autant... Non, c'est ça. J'avais pas autant le...
la peur de partir. Pour moi, c'était cool. C'était l'expérience universitaire.
Puis là, c'est ça. Quand j'ai mis les pots pour les comptes, Laval rentrait dans le top one de quasiment tous les aspects.
La seule affaire qui me faisait peur, c'était encore le français pour moi. L'aspect français, j'étais comme, il faut que je retourne en français. J'ai eu de la difficulté au cégep.
Je veux-tu vraiment sortir de là avec un bac de l'Université Laval?
Puis là, j'étais comme, aussi l'aspect que j'aimais à Saint-Jean, c'était comme, je voulais être le premier à faire de quoi. Tu sais, le premier à gagner une coupe en division 1 au Cégep.
Puis je voulais être le, il y avait aussi un aspect de même dans mon processus de recrutement que j'étais comme, OK, je vais peut-être être le premier à faire de quoi de différent.
Puis c'est pour ça que Calgary puis Guelph m'intéressaient.
Mais Laval, en termes de coach, en termes d'encadrement, de l'école, des installations aussi. Les installations, c'est quand même une grosse partie de tout être en même place. Pour moi aussi, ça pesait dans la balance. T'as pas besoin de sortir, t'es au peps.
On a la physio, on a la salle d'excellence, on a le stade Télis l'hiver.
On est tous en même place.
Il n'y a pas une meilleure façon de «get better». À ce jour, je m'entraîne encore là.
Pis j'fais encore ma rehab là, j'fais toutes mes choses là parce que y'a pas de meilleure place au Canada selon moi.
pour faire ça.
[00:47:51] Speaker B: Puis en plus, tu restes proche de la famille. Tu sais, je parle au PC, t'es loin. C'est vraiment à l'opposé.
[00:47:59] Speaker A: Tu peux m'en parler à ma blonde si tu veux.
[00:48:01] Speaker B: Ça, c'est sûr. C'était un moment-là. Mais c'est-tu con, on va en reparler tantôt quand on va parler de la vie canadienne. T'as parlé de culture. On s'entend que Laval est reconnue pour avoir une des meilleures cultures, un programme le plus titré au Canada.
Tu dirais que ça ressemble à quoi?
Une culture d'excellence.
[00:48:22] Speaker A: Bonne question, moi je te dirais que c'est, là je vais te dire un terme en anglais, peut-être tu peux me corriger, accountability.
Tout le monde faut qu'il y ait accountability. La culture de Laval, c'est built là-dessus.
Puis c'est aussi de la persévérance. Ils vont nous mettre dans des situations d'adversité dans les off-season que je ne suis pas sûr que tous les programmes le font.
Puis ça, ça fait partie de la culture.
Puis c'est aussi l'accountability en tant que joueur.
Tu fais ton douzième, mais il faut que tout le monde fasse son douzième. Il faut que tu sois accountable pour ton chum qui peut-être va fuck up. Il faut que tu ailles à son bac. Je pense que c'est ça la culture de Laval.
C'est la meilleure façon que je peux te l'expliquer.
[00:49:13] Speaker B: Est-ce que c'est une des raisons pourquoi Laval est capable de produire des joueurs professionnels? On s'entend qu'il y a quand même plusieurs joueurs qui sortent de l'Université Laval et qui jouent pro.
[00:49:25] Speaker A: Ouais, je pense que c'est une des raisons absolument.
Je pense qu'il y a aussi un aspect qu'on recrute aussi des bons joueurs.
Puis veux, veux pas, ces gars-là, ils aiment le football.
Puis ils vont à travers le process, puis ils développent vraiment bien. Mais ces gars-là, c'est des gars qui mangent du football, qui sont passionnés.
C'est ça man, il aime ça faire les 1%. C'est all about the 1%. Je pense que ça aussi, ça en fait partie.
[00:49:56] Speaker B: Exact, 1% better every day. Je suis curieux de te parler des coachs, de l'encadrement.
On s'entend qu'il y a une chose qui est super importante. Une chose que j'ai compris en fait depuis que j'ai lancé le podcast, c'est que ton entourage veut dire beaucoup.
Marc Fortier.
a été ce que j'ai pu comprendre d'un coach qui a eu beaucoup d'impact dans ta carrière.
Je te cite ici. C'est un magicien. C'est le Yoda des commentateurs défensifs.
[00:50:24] Speaker A: J'aime ça, Yoda, man.
[00:50:25] Speaker B: C'est fort. Ouais, c'est hot, man.
[00:50:27] Speaker A: Je suis fort d'avoir utilisé cette expression-là, ce lien-là.
Ben ouais, c'est le best way to do it, de l'expliquer.
Marc, il a un cerveau, il a une façon de voir le football.
Je parlais de process, tantôt, et le process, il n'y a pas une meilleure personne pour t'expliquer le process que lui.
AVC, il y a une recette qui fonctionne.
Sa façon de faire fonctionne year in, year out.
C'est un gars, c'est du hard work. Le hard work, c'est la recette primordiale.
Marc, pour vrai, c'est vraiment une belle rencontre. C'est vraiment une personne impressionnante à voir aller. Même à ce jour-là, je vois encore courir les mercredis. C'est un coach qui...
intense, man, pis t'sais, moi qui aime le foot, pis qui est passionné, pis t'sais, qui est un dog, man, t'sais, des coachs genre même qui vont te fire up, là, t'sais, GameDay qui va te regarder, man, qui a du feu dans les yeux, man, qui a peut-être bien plus de feu dans les yeux que la plupart des joueurs.
Pis quand tu fais un gros jeu, genre, tu le ressens dans lui, man, pis... C'est le même qu'il vit sa passion, mais je trouve ça sick parce que c'est ça, that's what football is all about. Être un coach, c'est ça que tu veux comme coach, de vivre le foot de même.
Puis lui, à ce jour, le nombre d'années qui est là, il vit encore de même. Il vit à travers la passion et d'avoir du fun avec les joueurs quand les gars sont célèbres et ils font des gros jeux.
[00:52:09] Speaker B: Je n'ai pas longtemps que j'ai eu un coach sur le podcast.
Il a fait une étude là-dessus justement sur les programmes qui avaient le plus de succès. Laval étant un des principaux dans son étude, c'est prouvé que les coachs, le corps de coach, plus il reste longtemps, plus tu as de chances de gagner.
C'est encore, on parlait culture, exactement, la stabilité de ces choses-là. C'est le fun de voir l'impact que ça peut avoir parce qu'on connaît tous la val, mais est-ce qu'on connaît vraiment la val?
[00:52:41] Speaker A: C'est ça, la perspective de l'extérieur, elle doit être vraiment différente de la même que moi, admettons, que j'ai.
[00:52:48] Speaker B: Ça, c'est intéressant et je suis content T'as partagé ça parce que…
[00:52:53] Speaker A: Ça fait plaisir.
[00:52:54] Speaker B: Je pense que c'est des choses qui ne sont pas dites et qui devraient être partagées pour eux. Je pense que c'est important. Ça fait… Ça reçoit le côté un peu plus humain de cette organisation-là, tu sais. On les connaît juste gagnants de Coupe Vanier et les producteurs de joueurs de foot, tu sais. Mais cool, man. En novembre 2022, Tu deviens champion de la Coupe Vanier.
Raconte-nous les moments marquants de cette fameuse conquête de la Coupe Vanier.
Bien sûr, ceux qui se comptent.
[00:53:26] Speaker A: Oui, c'est ça.
Ceux qui se comptent.
Je vais commencer.
J'en ai deux, mais je vais commencer avec le...
au début du Spring Camp. Ça a parti au début du Spring Camp.
En 2021, on perd contre Montréal. C'était quand même deux ans ou trois ans de suite qu'on perdait contre Montréal à Dunsmore.
Laval, c'est pas commun de perdre les Dunsmore comme ça.
C'était l'hostilité dans le locker room après la saison.
Ça a fini d'une façon un peu amère, que je pourrais dire.
Puis c'est un peu la transition que je te dirais, parce que comme je te dis, tous les gars de Division 1, on était jeunes en 2021, tous les gars, c'était mainly une jeune équipe.
Fait que tous les gars de la courte de mon année 2020-2021.
On avait tout comme bande ensemble durant l'hiver. On avait fait le party ensemble encore une fois. C'était le main reason pourquoi on s'avait autant unis.
Puis...
Il y avait un genre de compétition qui s'avait formé durant l'hiver.
Puis ça a parti Spring Camp. Puis un de mes mecs, un de mes chums, Kev Mital, on se regardait et on se disait «Hey man, if it has to go down, Spring Camp is going to go down. Si c'est pour se battre, on va se battre.» C'était «on».
Quand c'est arrivé, Spring Camp, man, ça a commencé à brasser. Là, je voyais notre wheel, on avait comme une façon de faire comme un double... doubler Kev, justement.
Il fallait le jammer.
Puis Kev, il avait ramassé un no wheel, man. Genre, juste run through it.
Puis là, il fallait une couple de fois qu'il le ramassait, puis j'entendais des coups de gaz une couple de fois. Puis moi, j'étais boundary half. C'était Spring Camp, là. Puis là, je commençais à être en esti, j'entendais des «tau »! Puis là, je me retournais, puis il commençait à se faire être là.
Ça a donné, puis on a commencé à se pogner. Je ne sais pas trop comment ça s'est passé exactement, mais je sais qu'on a commencé à se pousser, puis ça allait go. On a set les times, man. Pour vrai, on a set les times. Puis dès ce moment-là, c'était comme, OK, on va être une esthétique de doc. Ce n'était plus la culture nécessairement de classique Laval.
des gars de village, il y avait des gars d'un peu la nouvelle era, des gars de CVM, des gars de Grasset.
On était un peu plus cocky, on était un peu plus... On se parlait. Moi, après chaque jeu, man, I'm talking that shit, man. J'aimais ça, cet aspect-là.
Pis c'est ça, man, c'est un peu le... Pas le nouvel era, mais c'était un peu une identité qui s'est un peu commencée à se former.
Pis c'est ça man, cette pratique-là, ça a brassé man, ça a brassé. Je m'en rappelle, ça a fini que je me suis fait kicker en dehors de la pratique.
[00:56:33] Speaker B: Ah ouais, oh my god, ça c'est beau.
[00:56:34] Speaker A: Mais je ne vais pas partager ça. Je ne suis pas autant proud, Marc n'était pas fière de moi celui-là. Ouais man, ça a brassé en masse cette pratique-là. Pis c'est ça, tout le long du restant de l'été, mettons, C'était ça le feeling. C'était les gars, man. If we have to go down, on va go down. Tout le monde se tenait ensemble.
On chillait ensemble. On avait du fun ensemble.
Puis on s'entraînait fort, man.
C'était une belle gang.
Puis là, je fast-forward en novembre.
17-0 à mi-temps. Ou 17-4.
On perd 17-4 à mi-temps contre Western.
Man, l'adversité dans le tapis, on pouvait pas plus avoir d'adversité que ça. On venait juste de gagner un rouge contre Montréal.
Mais c'est ça, man, l'adversité dans le tapis.
Pis je te dis là, stone cold, man. Dans ce locker room-là, y'avait pas une personne qui doutait de rien, man. On était dans ce locker room-là, pis je me rappelle, man, tout le monde se regardait pis on se regardait tous d'un même genre.
It's on, man. On s'en va à l'extérieur pis on s'en va tout... On s'en va prouver au Canada au complet qu'on est cette équipe-là.
Pis là, je me rappelle pas, c'était un des vétérans, man, qui a vu que je commençais à faire... Je me rappelle pas c'était quoi le cri, man, je pense que c'était juste...
Peu importe, j'ai pas gâché le moment, mais c'était juste un feeling de comme, on a commencé à japper, man, pis ça jappait tellement fort, man.
Pis je me rappelle avoir sorti du locker room, pis Western, c'est fait, comme tu sors du locker room adverse, pis là, l'autre côté du hall, Western sort de là.
Pis, man, on jappait, mon gars, là. C'était animal. On jappait après eux pis on était comme «it's fucking on». Tu sors de ton locker room pis vous allez voir qu'est-ce qu'on a fait.
Pis, straight up, après ça, man, c'était… Ça a juste go down, man. On a juste joué au foot pis, down par down, man, Mike Backer a fait la game de sa vie, man. Il a fait genre 15 tackles cette game-là.
Shout-out à Alec Poirier, man.
Pis… Notre équipe a juste joué au foot, man. Juste joué au foot dans un des games les plus froids que j'ai joué.
Pis là, après ça, la Coupe Bernier, c'était textbook, man.
Pour les livres.
[00:59:01] Speaker B: Ouais, c'est ça. Quelle année, man, j'ai envie de dire. Quelle année.
Ça, c'est malade. Tu vois, c'est des histoires qui ne sont pas partagées, mais ça, c'est des trucs qui font partie.
C'est straight up sorti d'un film. Genre, aïe.
[00:59:14] Speaker A: C'est insane. C'était fou, man. Le moment dans le locker, je t'ai dit, quand tout le monde a commencé à crier. Je pense que c'était «We ready». Ça a commencé juste un petit cri, genre.
Je pense que c'était notre sécurité, man. Félix Petit, je pense. «We ready». Puis là, tout le monde a commencé.
Là, c'était toute l'équipe en partie. C'était animal.
Genre toute l'offense. Au début, on était toute la defense.
Toute l'offense a commencé à embarquer, man. C'était juste genre... C'est on, là.
Moi, en tout cas, c'était un des moments les plus marquants, mettons, de cette année-là.
Pis tu sais, avec ici, la Coupe Vannier, c'était un dream come true. Pour moi, c'était ma première Coupe.
de gagner mon premier championnat de gagné, pis c'était avec mes meilleurs chums à ce jour, man. C'était vraiment une belle expérience.
[01:00:05] Speaker B: Ah, ça c'est certain, man. Quelle histoire, quelle année. Vraiment cool.
Ayoye, man, j'en reviens pas. C'est insane, gros. Ayoye. J'aurais voulu être là, man. C'est insane, gros. What the hell? Ça fait une fois, j'avais... Le seul moment que j'ai en tête qui ressemble à ça en guillemets, c'était quand j'étais au secondaire.
Mais quel moment, man.
Qu'est-ce que tu dirais qui t'a le plus marqué de ton parcours de football amateur?
[01:00:35] Speaker A: On peut-tu revenir?
[01:00:37] Speaker B: Prends le temps de se penser. Préparation de la CFL. Selon toi, qu'est-ce qui n'est pas à négliger quand tu te prépares pour aller jouer au prochain niveau?
[01:00:50] Speaker A: Speed, man. C'est pas vrai.
On dirait que je vois tellement des gars qui sont dans le gym, qui essaient de devenir gros, puis pousser de la fonte. C'est important, man. Faut-tu build ça dans le lab, 100%. Ça, j'ai aucun doute, mais cours. Just run. Courir du track, être sur le terrain, man.
Qu'est-ce qu'ils font si bien dans le sol, c'est qu'il y en a beaucoup d'équipes qui courent à longueur d'année. Ils font du foot à longueur d'année et ils courent tellement.
Et les meilleurs joueurs de foot, c'est qu'ils ont un speed. Ils ont un speed crazy. Je pense que c'est ça. Pas trop être dans le gym.
Je ne vais pas commencer à 10 les préparateurs physiques.
Il y a beaucoup de monde qui sont trop dans le gym, qui sont trop dans le «être stiff man, être…» en mode bodybuilder, mais c'est pas ça être un joueur de foot, il faut que tu sois flexible. Moi, le meilleur joueur de foot que j'ai connu, il était élastique, tu comprends? Il était bounty, puis il était peut-être 185 livres, puis il était en train de se lancer sur son dos, en train de faire des cul-de-but dans les airs, en train d'attraper un ballon de foot.
C'est ça. Je pense que ça, c'est un des apprentissages que j'ai appris à la langue dans le CFL.
Mais oui, en retournant à ton autre question, je pense que ça serait le process. Tantôt, j'en ai parlé. En fait, ça fait quelques fois que je le rapporte, mais c'est le process.
L'amateur, mettons de l'aval, le process, toute chose a son temps.
Toute chose prend son
[01:02:25] Speaker B: temps.
[01:02:27] Speaker A: C'est de faire un jour à la fois.
Il y a des journées où ça va être plus difficile que d'autres. En ce moment, je l'apprends plus que jamais avec mon SEL.
Il y a des moments où c'est difficile. Il y a des moments où tu ne vois peut-être pas le bout du tunnel. Il y a des moments où ça ne va pas aller comme tu veux. Mais la seule chose que tu peux faire, c'est ce que tu contrôles. Et ça, c'est dans le moment présent.
c'est le now, c'est comme qu'est-ce que tu peux faire en ce moment qui va t'aider peut-être que dans deux semaines, dans un mois. Peut-être que live ça va pas bien, mais qu'est-ce que tu peux contrôler live, c'est qu'est-ce que tu fais là. Ça revient encore à Marc Fortier que lui, il utilise un process dans comment il coach, comment il fait ses choses.
Je pense que ça revient à ça aussi pareil. Ton teammate
[01:03:20] Speaker B: Mathieu Betts, il m'avait dit ça, il m'avait dit J'en reviens sur le speed là, il m'avait dit tout le monde court vite. Si tu cours pas vite, tu joueras pas.
Il m'avait juste dit ça straight up de même.
J'ai regardé, pendant que j'ai regardé justement tes highlights, donc CFL et tout ça, c'est sûr que je commence, on connaît les gars, les Québécois qui sont dans la ligue, puis son take-off, il est dégueulasse.
Il
[01:03:55] Speaker A: y a un moteur que je n'ai jamais vu auparavant.
Ça peut être du premier jeu au dernier jeu, ça va être la même vitesse. Il n'y a pas de différence de vitesse, il n'y a pas une rep qui va prendre plus de souffle. C'est inspirant de voir un gars de même faire ça.
ben ça donne le goût de le faire aussi. Ça donne le goût, quand il court à la balle, même après, ça fait 30 virges qu'il est dans le field après un screen, pis il est encore en train de sprinter, un gros bonhomme dans le même, t'es comme «shit, y'a aucune raison pour que moi j'suis pas là en train de faire le play aussi.» Exact.
Et ça, ça fait en sorte que les plays vont venir, man. Tu cours à balle, les plays vont venir, t'as des scoops qui vont arriver, des punches, parce que tu vas voir le gars qui tient moins bien sa balle quand il est en train de break off her tackle, ben là, tu peux punch à balle. Fait que juste de courir au ballon, man, c'est de quoi de sous-estimer. Puis Mathieu Best, man, le montre après.
Exact, exact. Ça,
[01:04:52] Speaker B: c'est se mettre dans des situations pour faire des jeux, tout simplement. Mais c'est intéressant que tu amènes ce point-là. Puis, ta blessure, tu parlais de processus, tu parlais de le vivre. Qu'est-ce que tu peux faire aujourd'hui pour être meilleur?
Moi, ça m'a fait penser à l'adversité.
À tous les jours, on en vit un peu, l'adversité. Moi, je veux t'entendre. Comment, toi, tu vois l'adversité?
[01:05:20] Speaker A: Je vois l'adversité, ben... Ma mère avait une expression, comment tu manges un éléphant, c'est comme bout par bout, ou je sais pas si c'est correct à le dire, parce que j'ai un peu défaite sur l'expression, mais c'est... Encore là, le process, c'est day by day.
Fait que si tu vois le big picture, des fois, man, l'adversité, man, des fois, tu vas être comme shit.
T'es dans le goal line, t'es backed up, pis ils vont scorer, ben là live c'est quoi tu peux faire, ben t'es avec tes 11 chums que vous avez travaillé blood and tears pour être là, pis you just gotta do it. Pis c'est comme, c'est ça, ben je sais pas si je l'ai bien expliqué là, mais c'est ça man, c'est juste d'y aller day by day man, one step at a time, pis juste de, C'est ça man, de faire les petites affaires puis les petits 1% que tu contrôles.
[01:06:18] Speaker B: De le voir d'une façon un peu de, comment tu peux retourner ça à ton avantage. J'aime ça man. C'est le 30 avril 2024 que tu as sélectionné 26e choix au total par l'air Lyon de la Colombie-Britannique.
Je suis curieux, en même temps que ton frère, 3e ronde, C'est quand même cool. Ton frère a été drafté en 2010. Fallait que ça arrive, les deux frères en troisième ronde.
Vraiment cool.
J'suis sûr.
Avant d'embarquer dans la CFL, il y a pas longtemps, j'ai vu un post passé sur IG. Ils parlaient des frères dans la NHL. J'ai remarqué à quel point il y en a énormément, des frères dans la NHL. Même dans la NFL. C'est ça.
Ça m'a fait penser à toi. J'étais comme, je veux t'entendre parce que c'est quoi la corrélation qu'on voit? Il y a quelque chose à chaque part. Oui, on les appelle les familles sportives. Mais je pense qu'il y a autre chose
[01:07:21] Speaker A: à ça aussi.
Je pense que pour mes parents, si je retourne du début, mes parents, ça a tout le temps été important, le sport.
Puis là, il ne faut pas oublier, j'ai une sœur aussi dans le milieu de mon frère. OK. Ah, ben shallout la sœur. Ouais, c'est ça, shallout ma sœur, Jade.
Puis ça a tout le temps été important qu'on fasse du sport. Mon frère qui a commencé, lui, il faisait tous les sports. Il était un peu hyperactif. Lui, il a fait tous les sports. Il a fait karaté, soccer, tout le kit. Puis là, il est accroché au foot. Ma sœur, elle a fait du cheerleading. Je pense qu'elle a fait un peu de soccer à Manet. Je ne suis pas sûr.
Elle a fait des sports. Puis pour mes parents, c'était important parce que De bouger, ça faisait en sorte que tu dépenses ton énergie, t'es plus concentré.
C'est ça. Je pense que pour eux, c'était important.
C'était pas des grands sportifs. Mes parents trouvaient ça important, mais c'était pas des grands sportifs. Mon frère, mon père, il a peut-être joué un peu au hockey, mais c'est ça.
Mais l'affaire, c'est qu'il nous supportait dans tout ce qu'on faisait.
Fait que ça soit le...
que ce soit le foot, que ce soit le piano, whatever it was, man, nos parents, ils supportaient. Puis ça, je pense que la corrélation dans les familles de sportifs, c'est surtout le support des parents.
Puis j'ai été blessé, man. Je suis heureux dans mes parents parce qu'ils m'ont supporté dans tout ce que j'ai fait. Ils ont tout le temps eu mon bac, puis ils ont tout le temps eu, genre... C'est ça, ils ont tout le temps pris le temps de m'envoyer...
d'aller me porter à mes pratiques, d'être là pour moi pour payer un camp, ou peu importe.
Ça, je pense que ça, ça va être beaucoup.
Entre frères, il y avait aussi l'aspect compétitivité. Tout ce que mon frère faisait, moi je voulais le faire meilleur que lui. Puis pour mon frère, en étant le frère plus vieux, lui c'était comme, il n'y a aucune chance que je laisse mon plus jeune frère faire de quoi de mieux que moi.
À ce jour, c'est différent. À ce jour, c'est pour un de mes plus grands fans.
C'était de même, c'est de même qu'on grandissait. Moi, tout ce qu'il faisait, j'étais comme, il faut que je le fasse meilleur que lui.
Puis lui, c'était comme, il fallait qu'il montre à quel point il était meilleur que moi. Il fallait quoi. Puis à chaque fois, des fois, c'était démoralisant, mais justement, ça builde un caractère, puis ça te construit, puis ça fait en sorte que j'ai pu voir l'adversité
[01:09:41] Speaker B: plus vite. Exact, c'est ça. T'as vu. Peut-être que c'est une des raisons pourquoi t'as...
Aujourd'hui, en fait, dans ta carrière, t'avais une bonne vision de l'adversité parce que tu la connaissais à tous les jours, justement avec ton grand frère qui pratiquait aussi ce sport-là. Non, c'est bon, man. Je suis content que tu l'aies amené parce que moi, j'allais te l'amener, man.
C'est bon, man.
T'arrives en CFL. Est-ce que t'as un welcome to the league moment?
Oui.
Je
[01:10:12] Speaker A: te dirais que ma première pre-season game, Tu sais, j'ai peut-être un goût physique, mettons, au côté cégep et universitaire.
Puis là, je suis safety, je suis... C'est à Calgary.
Pis là, c'est genre un outside zone au running back, man. Moi, je suis safety, pis là, je vois le gars qui s'en vient pis il est all alone, untouched, man. Le D.N. s'est fait sûrement wash in.
Peu importe. Il y a aucun contact. Pis moi, je suis 30 yards downfield, man. Ça fait 30 verres que je te joue en ligne pis je suis comme, man, ce gars-là, je vais me payer la traite. Il m'a jamais vu passer pis t'sais, je m'en viens vite, man.
J'arrive pour le pincer, man, pis il a juste...
Il a baissé le casque, pis t'sais, c'était plus rendu un petit running back.
T'sais, je vais pas te disser les running backs aux sports, mais c'était pas un running back de 200 livres, là. C'était rendu un running back de 230 livres que lui a peut-être joué dans la NFL avant avec des quads de... des gros quads, là.
Hé, je l'ai senti, mon gars, là. J'ai tout donné, tout mon corps, je l'ai donné.
Pis je me suis relevé, là, c'était à sonner, là, c'était...
Je te l'ai dit, ça a sonné. Ça, je pense que c'était un bon «Welcome to the League» moment.
Mais oui, c'était un «learning experience»
[01:11:34] Speaker B: d'avoir ça. C'est sûr. Ça, c'est bon. T'as dû prendre un méchant deux. C'est-tu la première fois que ça t'est arrivé de faire sonner de même?
Sûrement. Si tu t'en rappelles,
[01:11:47] Speaker A: oui, probablement. Oui, c'est ça.
Je sais pas. Non, c'est pas vrai. Des whiplash, j'en ai déjà eu, mais me faire sonner de même, je pense que c'est une des premières fois.
Tu sais, whiplash, des fois, tu te fais juste pogner blindside, mettons, pis ton casque cogne en terre. Ça, j'en ai déjà eu, là.
Mais, ouais.
Genre, de me faire fesser de même, genre, out truck, là.
[01:12:10] Speaker B: Ouais, c'est la première fois.
Tu es safety en ce moment pour Lions. Est-ce que c'est vrai, je ne sais pas si c'est une rumeur ou whatever, nous on joue du football à 12 au Canada.
Puis aux États-Unis, ils jouent à 11. Il y a des gars qui me disaient que, mettons, notre free safety à nous, ce n'est pas le même free safety que la NFL. C'est pour ça que la majorité des safeties dans le CFL sont canadiens.
Parce que les Américains, je ne sais pas, pour l'ajustement du jeu, ils ne l'ont jamais joué de cette façon-là. Est-ce que c'est vrai, ça? C'est
[01:12:48] Speaker A: une bonne question. Moi, je n'ai jamais entendu cette perspective-là.
C'est sûr que le safety joue complètement différent.
canadien qu'américain. Dans le sens que t'as pas mal plus de ground à couvrir canadien. Comme un cover one américain, c'est pas mal plus le fun à jouer que cover one sur un terrain canadien. Faut que tu sois rangy. La position est complètement différente.
Mais comme les coachs CFL, il y a beaucoup de coachs qui viennent d'un système américain.
Ça fait qu'il coache un peu justement le free safety qui va descendre dans les zones intermédiaires.
Puis ça fait que ça fait un football un peu différent du U-sport.
Mais je ne pourrais pas dire si nécessairement c'est pour ça qu'ils mettent un Canadien free safety, mais c'est sûr qu'en respectant le ratio, des fois aussi il y a l'aspect c'est là qu'ils font le plus confiance à un Canadien comme Free Safety, parce qu'il est quand même cérébral, qu'AFBAC, qu'eux autres, ils aiment ça avoir des AFBAC plus, je ne sais pas, j'aurais dit plus petits et plus avec des changements de direction plus vifs.
Mais de plus en plus, on voit des corners canadiens. Tyrell Ford, Adrian Green, qui a joué avec nous dans ma first year, c'est les highest paid DB et c'est des corners. C'est les highest paid DB et ils sont corner, strong corner et ils ballent. Ils se mettent un peu dans un… Parce que corner c'est un peu… Field corner c'est vraiment différent de… Mettons un corner américain parce que c'est vraiment large le terrain, c'est quasiment halfback.
Fait que quand tu breaks sur des balles et que tu fais un pic, t'as des chances de faire des pics six, t'as des chances de faire des gros jeux. Fait que la balle, elle flotte longtemps dans les airs. Si t'es un gars athlétique et que t'as des bonnes skills, t'as des jeux à faire. Oui, c'est
[01:15:02] Speaker B: ça. Intéressant. Pre-snap, tes yeux sont où? C'est quoi que tu regardes? Comment tu te prépares à chaque snap? C'est
[01:15:07] Speaker A: une bonne question. Ça va dépendre du coordonnateur défensif.
Mais c'est sûr que ce qui est important à analyser, de plus en plus que j'évolue dans le football, c'est de savoir les situations.
C'est quoi le «down in distance », quel essai, combien de distance à parcourir pour faire le premier essai. où il se situe sur le terrain, aussi sur les traits assurés, mais comme s'il est sur le 30-yard line, il y a plus de tendance de lancer ici.
Si c'est first and ten, il va lancer ça.
Puis ça revient tellement souvent que les équipes vont réutiliser des... Quand ils arrivent aux 40, c'est un shot play. Ils vont take le shot. Sur First Down, c'est quasiment sûr qu'ils vont faire un play action, puis ils vont essayer un shot play.
Puis ça, mettons, c'est des petites fractions de secondes que, mettons que je suis rendu CFL, bien ça, d'étudier la game comme ça, ça va me chercher des petites microsecondes, puis ça fait la différence entre faire des jeux sur un plaqué ou faire un pick.
Fait que de plus en plus, ces petites fractions de secondes-là, en étudiant le foot, je vais les chercher. C'est les affaires où il faut que tu prennes du temps, puis il faut que tu prennes des notes, que tu regardes le tape, puis c'est d'être minutieux de comment tu travailles.
Puis c'est aussi d'être avantageux dans certaines couvertures. Fait que tout dépendant de ce qu'encore le coordonnateur te donne, si c'est une zone de coverage, tu peux essayer de montrer certaines affaires, tu peux essayer de montrer de la mène.
Puis là, c'est de mettre tes yeux à la bonne place, de voir c'est qui qui te menace.
Puis aussi en CFL, il y a aussi l'aspect «where the money at». C'est qui qui se fait payer les big bucks. Ah oui, pour vrai? Ben oui.
C'est qui qui va… Les autres qui se font payer le plus d'argent, c'est les meilleurs joueurs. Ça fait partie
[01:17:02] Speaker B: de tes notes quand tu te
[01:17:03] Speaker A: prépares.
Moi, c'est dans mes notes. J'ai l'écrit de même. Je ne te dis pas que c'est la parfaite façon de le faire, mais c'est ça pareil. Si tu joues contre Robbie Lawler dans le fourth quarter, puis le game's on the line, tu penses qu'ils vont aller où? Where the money at? C'est sûr qu'ils vont aller pour Lawler. Ça, c'est odd, man. Ça, c'est des tendances que tu n'as pas le choix de prendre en considération.
Fait que tous ces aspects-là, c'est des petites microsecondes que tu peux aller chercher. Tu sais, j'en ai encore beaucoup à apprendre. Je suis encore un jeune maraudeur dans la ligue, mais c'est toutes ces affaires-là que tu vois des vétérans, comment ils jouent. Ma première saison, c'est ça qui m'a le plus choqué. Le gars faisait peut-être quatre pas dans sa rip, mais il faisait le jeu.
Parce qu'il savait exactement ce qui se passait dans une telle situation, puis il allait direct au bon spot, puis il faisait le jeu.
Fait que c'est juste, le gars il se faisait peut-être 10 ans qu'il était en ligne, mais dans chaque situation, il savait exactement, s'il voit le receveur qui va in de même, il sait que c'est second down, ben là tu sais qu'il va avoir un gars en arrière de toi, peu importe, mais dans le sens qu'il était tout le temps au bon spot au bon moment.
Fait que c'est ça man, c'est de plus en plus, pas prendre à la légère l'expérience de tout ça. Plus que t'as l'expérience, plus que t'as vu des choses, ben tu vas te sauver des petites millisecondes. Ouais c'est
[01:18:23] Speaker B: ça, ben les joueurs deviennent des coachs sur le terrain, c'est legit ça. Yo, ça c'est wild. Mais c'est ça ce que tu m'as dit man, de «where the money's at?» Ouais, c'est ça.
Ça c'est vraiment malade.
C'est quoi que ça prend pour être
[01:18:39] Speaker A: un bon demi-défensif?
La vitesse, encore une fois. J'en ai parlé tantôt de la vitesse.
Je te dirais des bons changements de direction.
Mais même si t'as ça, puis t'es pas intelligent, tu comprends pas le scheme, tu vas juste être un... Tu vas pas pouvoir percer. C'est de comprendre aussi les schemes et qu'est-ce que ton coach essaie de faire.
En zone, c'est où ta zone a fini et que tu peux le passer au prochain gars.
Puis c'est aussi de bien jouer avec tes coéquipiers.
Il faut prendre ça aussi en considération. En tant que demi-défenseur, je pense que c'est le speed, most of all. Sans vitesse, tu ne peux rien faire.
Puis après ça, c'est de comprendre
[01:19:22] Speaker B: la game.
L'affaire qui est le fun, c'est que Ça fait plusieurs fois que je pose cette question-là à plusieurs de mes invités. J'ai eu plusieurs positions sur le podcast.
Puis, ça me fait réaliser à quel point le football, c'est pas si compliqué que ça, tu sais. Dans le sens que, comme, faut que tu cours vite.
Genre, mais l'intelligence du jeu ressort tout le temps.
Fait comme, mettez-vous le nez dans les... Genre, moi, je pense que, tu sais, C'est une chose qui est un peu négligée, surtout quand on est jeune. Ça fait chier de faire du tape,
[01:19:57] Speaker A: de faire la même genre. C'est tough pour quelqu'un que... Si c'est tes parents qui t'ont tout le temps poussé dans le cul pour jouer au football. Aussi. Puis là, il faut que tu fasses du tape, t'es comme «man, ça me tente pas plus que ça de faire du tape».
Mais pour moi, ça n'a jamais été un issue. Pour moi, c'était comme je suis dans les fonds du tape. Même à ce jour, ma blonde est dans le coin et elle rit parce qu'à ce jour, je fais du tape dans mes offices usines et je triple. Je peux être sur mon iPad comme un iPad Kid.
Je m'installe et je regarde du tape. J'aime ça. J'ai regardé des games et j'aime ça étudier la game. J'aime ça voir... Peut-être me regarder aussi ce que j'ai fait. Je suis très critique envers moi-même. Je suis très critique de comment je joue.
Mais ça fait partie de ça. Si tu veux t'améliorer, t'as pas le choix d'être critique envers toi-même, puis d'étudier ta game, de voir ce que tu fais de bien, ce que tu fais de moins bien.
Fait que c'est ça, man, je pense que c'est l'aspect intelligence, puis de comprendre la game, ça vient quasiment plus... C'est quasiment plus important que juste être vite. Parce que tu sauves des millisecondes. Fait que même si tu as de la vitesse, mais tu comprends rien de la game, tu vas te faire brûler.
Mais si, mettons, j'ai vu des gars qui n'étaient pas tant vite, mais qui comprenaient la game mieux que tout le monde, ils étaient au spot avant l'autre personne, sans avoir utilisé
[01:21:18] Speaker B: la vitesse. Tu parlais d'être tough sur toi-même. Je l'ai vu tantôt, man. Tu sais, je parle, tu faisais les tests, tout ça, man.
Tu faisais un exercice, il fallait que tu sautes sur un pied, puis là tu avais les mains ici, puis tu l'échappais, tu l'échappais, tu te pognais les nerfs un peu, on voyait que c'était... Je pense que ce n'est pas si grave que ça, mais j'ai vu que tu étais dedans.
Ça, c'est vraiment, vraiment sick.
Alors finissons sur la Ligue canadienne.
Tu dirais que c'est quoi le truc qui t'a le plus, mettons, choqué en arrivant dans la Ligue?
[01:21:57] Speaker A: qui se faisaient choquer, mettons. Une chose qui
[01:21:59] Speaker B: t'a impressionné, quelque chose... Tu sais, souvent, ça peut être une expérience, quelque chose que t'as vu, quelque chose que t'as vécu.
Tu sais, quelque chose qui n'est pas nécessairement mis de l'avant.
Ben, je
[01:22:11] Speaker A: te dirais que... Moi, ce que j'ai remarqué, c'est que... que tu viennes de... Pennsylvania, que tu viennes de la Floride, que tu viennes de...
Des shikutsumi, man.
Je veux dire, on est tous des joueurs de foot, on a tous traversé les mêmes affaires, que ce soit à Penn State justement, ou Laval, ou peu importe.
On est tous des joueurs de foot, pis t'sais, je me suis fait des chums dans le CFL qui est comme, on a zéro le même background là.
Mais on traverse tous les mêmes affaires, un peu les mêmes... la même genre d'adversité, la même, t'sais...
pas tout le monde, mais dans le sens qu'on traverse tous un peu les mêmes choses. À la fin du jour, on joue au football et on a les mêmes passions. C'est ça que j'aime du football, l'aspect humain.
Peu importe ton background, tu peux bien t'entendre et te mettre buddy avec n'importe qui. Juste être intéressé,
[01:23:09] Speaker B: intéressant.
Exactement, je n'aurais pas pu mieux dire. C'est bien dit, man. Puis aussi, je sais que souvent les plus vieux serrent d'un mentor, puis je le sais que les Québécois, souvent, vous avez les coups de serré dans la ligue. Surtout, je parlais gros avec des gars d'Ottawa, puis ils me disaient, on est un petit coup de Québécois, mais genre, t'es un nouveau Québécois qui arrive, on va te mentorer, on va t'amener dans le gym, on va s'assurer que ça se passe bien pour
[01:23:36] Speaker A: toi quand même. La culture québécoise, on dirait qu'elle est différente de tous les restants du Canada.
First, ce qui nous sépare le plus, c'est le français.
On parle français, même les anglophones, ils nous regardent et ils sont comme «qu'est-ce qu'il dit?» Ils pensent tout le temps qu'on parle d'eux.
On ne parle pas dans leur dos, mais c'est juste que… Nous autres, c'est notre culture. Moi, je suis fier de parler québécois. Il n'y a pas quelqu'un qui va me dire «Pourquoi tu parles une autre langue?» J'étais au Canada live, je parlais avec mes chums, j'étais en français. En plus, si tu connais quelqu'un et que tu parles en français avec lui, il n'y a aucune chance que s'il y a d'autres mondes alentour, tu vas parler en anglais juste parce qu'ils sont alentour.
Mais c'est ça. Je pense que québécois, c'est sûr qu'il y a une petite fierté.
C'est ça, tu viens un peu de la même place, fait que tu vas le prendre sous ton aile pis on s'entend mieux en québécois, c'est sûr. French Mafia, hein? French Mafia, c'est sûr qu'il y
[01:24:33] Speaker B: a une petite affaire là. Ça ressortait souvent, mais moi ce que les gars me disaient, c'est que justement cet aspect-là du fait qu'on est québécois, il y a le français, il y a des choses qui nous vraiment... qu'on est différents, ça amène aussi un côté dans l'équipe vraiment positif aussi.
Ça, les gars, ils me l'ont dit et je trouvais ça cool. Les gars, de plus
[01:25:00] Speaker A: en plus, ils aiment ça parler en français. Il y a des gars qui sont intéressés. Durant le training camp, des fois, je faisais un mot par jour ou un mot par semaine. J'apprenais un nouveau mot à un de mes chums. Je me rappelle, un de mes DB, il commençait à parler.
Je ne sais pas, il disait «magané» mais il ne comprenait pas ce que ça voulait dire. Il était en train de dire «magané », «magané». Ça me faisait rire. C'est bon
[01:25:22] Speaker B: ça.
Tu dirais que c'est quoi ton plus grand apprentissage du sport?
[01:25:30] Speaker A: Il faut que ce soit la persévérance. Je ne pense pas que ça peut être une autre affaire, l'adversité.
Mais ce qui va m'être utile après, ça va être la persévérance.
Parce que peu importe ce que tu traverses, ce qui va te faire traverser les moments difficiles, ça va être la persévérance. Je pense que c'est la persévérance.
[01:25:55] Speaker B: Merci de partager ça. C'est vraiment bon.
Persévérance.
Le mot qui ressortait souvent, c'était résilience. Persévérance, selon moi, ça va presque ensemble. Oui, pas mal.
Souvent, c'est comment qu'on peut définir ces mots-là.
On sait tous c'est quoi la résilience, mais c'est quoi vraiment la résilience? C'est une bonne affaire pour la persévérance, mais j'aime ça même si c'est ce qui te représente, c'est l'héritage que tu vas ressortir de ce sport-là qui va t'amener au prochain niveau.
Vraiment cool.
En finissant, Chris, tu dirais quoi à un jeune aujourd'hui?
qui a 18 ans, qui a la vie devant lui, et qui rêve un jour d'aller jouer dans la Ligue. Qu'est-ce que, Christophe Beaulieu, toi, tu lui dirais?
[01:26:43] Speaker A: Fonce.
Fonce, mon Éclair Gap, shoot.
Faut que tu prennes toutes les opportunités qui sont offertes à toi.
Puis, on s'en parlera un peu tantôt, mais des fois, il y a des opportunités qui vont s'ouvrir à juste une fois.
Puis faut que tu take the leap, faut que tu shoot.
Puis faut que tu shoot, puis faut que t'as aucune, rien qui te retienne, puis c'est ça. Je pense que, c'est sûr qu'encore une fois, c'est la persévérance, faut que tu travailles fort là-dedans.
Mais c'est ça, je pense qu'il y a un aspect aussi de, tu as un certain nombre d'opportunités qui vont s'offrir à toi, puis faut que t'y prennes.
Puis ça, c'est en faisant les bons choix au bon moment.
Puis c'est ça, man. Faut-tu percevoir.
Persevereur. Perseveur. Ouais, perceveur. Exact.
[01:27:31] Speaker B: C'est le bon mot, man. Merci.
Tout le monde, c'était le Game On podcast.
Notre invité, Christophe Beaulieu. Merci, man. T'auras pris le temps de venir partager ton histoire, de jouer le jeu, man, de partager tes apprentissages, cette expérience-là. Je te souhaite Un bon retour dans la Ligue, man. Je te souhaite une excellente saison. C'est sûr que je vais suivre ça de très près.
Merci
[01:27:54] Speaker A: Will. C'était vraiment une belle expérience.
Merci à toi, man.