Episode Transcript
[00:00:00] Speaker A: Ça, c'est peut-être le dernier fondamental que je trouve vraiment important. Tu poursuis-tu? Tu plaques-tu? Tu crées-tu des turnovers? Ton processus est-il bon? Hey, es-tu capable de communiquer et de jouer en équipe? Si tu fais ces cinq choses-là d'habitude, Ça va être pas mal bon, en effet. Plusieurs coachs overlookent les fondamentaux. C'est là où je pense que c'est la chose la plus importante.
[00:00:16] Speaker B: Maxime Chapudipu, t'es commentateur défensif des Redbirds de l'Université McGill.
[00:00:20] Speaker A: On a habillé nous entre 22 et 25 recrues par match l'année passée. C'est pas important ce que toi tu comprends comme coach, c'est important ce que t'es capable de transmettre aux joueurs. C'est pour ça que j'ai été excité pour le futur, 26, 27 et on, parce que je pense que ces gars-là vont avoir du apprendre vraiment rapidement. Y'a pas de substitut à la compétition. Ces gars-là n'auraient pas appris comme ils l'ont appris en faisant des reps sur scouts.
[00:00:42] Speaker B: Quand tu enseignes la défensive à tes joueurs, qu'est-ce qui est le plus important pour toi? La technique ou l'attitude?
[00:00:46] Speaker A: L'attitude est de facto numéro un. Est-ce qu'on joue avec une attitude, un mojo, une confiance? Je pense que c'est impossible défensivement d'être bon si tu ne fais pas ces choses-là.
[00:00:57] Speaker B: Si on regarde par position, c'est quoi les choses que selon toi sont peut-être moins travaillées, mais qui font vraiment la différence?
[00:01:02] Speaker A: D-Line, l'une des choses que je trouve vraiment importantes, c'est le film strélite. À la position de secondaire, le QI, c'est l'affaire de base. T'es-tu capable de comprendre ce qui se passe sur le terrain? Pis à B.B., man! T'es-tu capable de plaquer? T'es-tu capable de se mettre le nez dans le trafic, pis pas juste d'être un joueur de flag football?
[00:01:19] Speaker B: Bonjour tout le monde, bienvenue sur Le Game On, je suis votre host, William Rochefort, et aujourd'hui, je suis fier d'annoncer que c'est officiellement le 52e épisode du Game On. Ça veut dire un an à chaque semaine avec un épisode de mon podcast.
Puis je me suis dit, quoi de mieux qu'inviter mon premier invité du podcast, Maxime Chaput-Dupuy avec moi. Merci encore d'avoir accepté mon invitation. Merci de m'avoir fait confiance sur le premier épisode.
C'est là que ça a commencé.
Fait que, je me suis dit, ben comme on avait parlé en fait, on en parlait avant d'enregistrer, mais...
L'année passée, tu m'avais dit quelque chose qui m'avait vraiment marqué. Tu m'avais dit «Écoute Will, quand ça en fera un an, on en refera un autre pour marquer l'épisode, marquer le fait qu'on avait commencé ensemble.
Donc, nous voici de retour ensemble.
Un petit mot avant de commencer?
[00:02:21] Speaker A: Merci. Merci de me reprendre une deuxième fois, man. C'est le fun. Je trouve que, comme on disait juste avant, ce que tu fais, c'est vraiment cool. C'est une belle initiative. Je me rappelle à l'époque, j'ai regardé tous les podcasts de Prelude Football, pis là, on dirait que t'as comme pris la place, pris la niche de tout ça en ce moment au Québec. C'est juste cool de pouvoir avoir une tribune pour nos coachs, nos joueurs, de se faire valoir, de promouvoir le produit, man. Keep on doing you, c'est cool.
[00:02:48] Speaker B: Merci. J'ai pas l'intention d'arrêter. Écoute, une preuve, c'est que 52 épisodes, c'est quand même... c'est énorme. J'avais eu, il y a quelques semaines, Nick Piermas sur le podcast, pis il m'avait dit que la moyenne des podcasts qui faisaient genre 5 épisodes, pis avoir essayé d'y arrêter... Fait que, t'sais, juste le fait d'en sortir, mettons, 6, tu faisais partie du 1%. Ben là, on est rendu à 52.
Fait que...
Tu connais la formule, pour les nouveaux qui vont découvrir aujourd'hui, chaque invité sur mon podcast a le droit à une introduction.
Donc, Coach Max, voici ton intro.
Maxime Chapudipuy, t'es commentateur défensif des Redbirds de l'Université McGill.
T'es originaire de Saint-Hubert. Comme joueur, tu as commencé le football chez les Rebelles de Saint-Hubert de 2001 à 2008.
Ensuite, de 2009 à 2011, tu prends la direction de Lenoxville avec les Couloirs, occupant le poste de demi-défensif.
Puis à McGill, de 2012 à 2014, où tu as gradué en 2016.
Tu finis ta carrière au junior avec le South Shore Bruisers.
Comme coach, par la suite, tu commences au secondaire.
Trois saisons à l'école secondaire La Frontalière d'Oquaticook.
Tu vas ensuite passer trois années en France comme coordinateur défensif des Black Panthers, une équipe de Division 1, avec lesquelles tu vas remporter le championnat de la Ligue européenne de football en 2017 et le titre national français en 2019.
De retour au Québec, tu retournes aux sources comme coauteur défensif des Cougars de Champlain-Lenoxville, Bleed Blue, 2019 à 2023, avec lesquels tu vas remporter un bol d'or en 2019.
En 2022, tu décroches le titre de champion de l'Est du Canada avec l'équipe Football Québec des moins de 16 ans.
Et finalement, en 2024, tu es nommé coauteur défensif de l'Université McGill.
Maxime Chaput-Dupuy, bienvenue, et je devrais dire, re-bienvenue sur Le Game On, c'est un plaisir de t'avoir aujourd'hui.
La saison 2025, McGill, très grande surprise, j'ai envie de dire. Vous avez été... Vous avez battu Montréal, vous avez marqué beaucoup de points, on a beaucoup entendu parler de McGill. Moi, j'ai envie de rentrer dans les backstage, j'ai envie de t'entendre.
Avec un peu de recul, quel mot résume la saison 2025?
[00:05:31] Speaker A: Insatisfaisant.
[00:05:34] Speaker B: Insatisfaisant.
[00:05:36] Speaker A: Je me demande de choisir un mot. Ça va être le mot que je vais choisir. Je pense qu'on avait des attentes plus hautes que ça à l'interne, globalement.
On a compris des belles choses, on a pris un bon step dans la bonne direction, mais ça finit la deuxième moitié de saison et le back-end est un peu en queue de poisson. On espère être capable de bâtir sur ces moments d'éducation, des moments d'apprentissage pour avancer de meilleure façon dans le futur.
Je suis un peu déçu de la finalité de cette saison-là. Je pense qu'encore une fois, on est capable de faire des meilleures choses que ce qu'on a montré.
J'ai bien hâte qu'il y ait un 20-26.
[00:06:31] Speaker B: Tu veux t'en tenir à seulement insatisfaisant ou t'as envie de me donner peut-être une raison de pourquoi, selon toi, c'était... En fait, t'as l'air quand même déçu. Je pense que là, t'avances pour la saison 2026. Mais j'ai envie de... T'as envie de développer un peu sur peut-être les raisons pourquoi tu penses que vous étiez... Vous n'avez pas atteint les objectifs que vous aviez en tête.
[00:07:00] Speaker A: Je pense qu'il y a deux facteurs très gros qui ont fait qu'on n'a pas réussi à atteindre les objectifs qu'on voulait. Le premier facteur, et c'est quelque chose que de l'externe, il faut vraiment que tu t'attelles aux détails, mais on a habillé nous entre 22 et 25 recrues par match l'année passée.
On jouait des matchs avec des équipes qui avaient cinq recueils aviés, six recueils aviés. Cette semaine, ils en ont huit.
Nous, on est à 24.
Donc, on a un manque de maturité quand même important. Ça a créé certaines erreurs schématiques et des problèmes comme ça au niveau de la cohésion du groupe, tout simplement, en termes de performance.
Mais aussi de gagner des batailles un contre un.
T'as beau avoir tout le talent du monde et être un joueur de football qui va être très, très, très bon dans cette ligue-là, t'as quand même juste 20 ans et des fois tu vas perdre un contre un contre un bac de 24 ou de 25. C'est pas parce que t'es pas bon, c'est juste que t'es pas encore rendu.
Mais nous, dans l'organigramme qu'on avait ici, dans le roster qu'on avait ici, ces gars-là ont été jetés dans la gueule du loup et «let's go les boys».
C'est pour ça que je suis excité pour le futur 26-27 et on, parce que je pense que ces gars-là vont avoir dû apprendre vraiment rapidement ce qui est malade. Il n'y a pas de substitut à la compétition.
Ces gars-là n'auraient pas appris comme ils l'ont appris là en faisant des reps sur scouts. Ils ont appris comme ils l'ont appris parce qu'ils ont été lancés là-dedans, ils ont joué au Pepsi, ils ont joué au Samsung, ils ont perdu une game tight ici contre Cognou, ils sont allés à la gare. à Sherbrooke sur le gazon naturel pour la première fois. Toutes ces choses-là, pour eux, c'étaient toutes des premières. Ça fait qu'on dirait que ça, c'est une partie du problème ou une partie de la raison pour laquelle je pense qu'on a été un peu en dessous des attentes malgré qu'on avait beaucoup plus de talent que dans le passé.
Puis l'autre chose qui est incroyable, c'est que je n'ai jamais fait partie d'une équipe où on a perdu autant de joueurs à des blessures.
Puis en aussi peu de temps et en plus toutes aux mêmes positions.
Entre la semaine 3 à Concordia et la semaine 5 à Sherbrooke, on bat Montréal au milieu, mais on perd Sherbrooke et Concordia. Dans ce stretch de trois semaines-là, on a perdu huit ou neuf débits par temps, tout en même temps.
Il y a certains de ces gars-là qui sont revenus, d'autres qui ne sont pas revenus, ça a été des season-ending injuries, d'autres n'étaient plus défensifs de 2024.
Ce qui fait qu'en fin de saison, on se présente en play-off et on a des demi-défensifs qui sont partants sur le terrain, qui n'avaient même pas été habillés avant ce match-là.
C'est pas de dire que ces gars-là sont pas bons ou seront pas bons.
Ça revient à mon point, à ma prémisse de base, où on a un manque de maturité flagrant, qui est normal dans le roster qu'on a actuellement.
Mais là, en plus, on lance un gars qui était third string au camp, qui lui aussi a un manque de maturité flagrant. Tu dirais, le gros, on s'en va aux peps. Bonne chance, mon gars.
Il donne dans le warm-up, tu lui donnes la main, tu tapes dans le dos, ça va bien aller, puis tu le vois dans son visage, il est comme… C'est un petit peu plus gros que ce que je voulais avoir comme premier à boucher. Je pense que ça, c'est du moins du côté défensif, ça a été une des raisons pour la saison en deux temps.
Je pense que ça, c'est le plus gros du nonost. Puis là, tu regardes ces gars-là qui s'en vont à leur deuxième année, ou à leur troisième année, ils ont plus de maturité physique, ils sont prêts à réaffronter ces situations-là.
Je pense qu'on ne parle pas de la même équipe, c'est pas en tout, pas en tout. On était très talentueux, mais malheureusement, c'est probablement un peu de manque de maturité. Je vais prendre aussi une partie du blond là-dessus. Moi, comme jeune coach, je suis là-dedans au lieu de sticker le plan et d'essayer de continuer à coacher les gars dans la bonne direction. Tu tombes vite dans le piège de vouloir trouver des solutions à tout prix parce que tu es un compétiteur et que tu veux gagner.
Par moment, je pense que ça mettait peut-être les gars dans des situations précaires parce que le game plan de semaine en semaine était quand même très varié et très différent parce qu'il y avait une façon de gagner. Mais ça ne nous a peut-être pas permis dans la deuxième moitié de saison d'avoir la même continuité de semaine en semaine. Donc non seulement tu as un gars jeune qui n'a pas joué beaucoup, qui rentre dans le deck, il faut qu'il performe, mais en plus tu le mets peut-être dans un schéma qui n'est pas autant habitué. Tu fais ça pour son bien, mais dans le fond, c'est-tu vraiment ça qui se passe? Je pense qu'il y a une portion d'introspection qui s'est faite de mon côté là-dessus aussi.
Donc c'est toutes ces choses-là que j'ai hâte de voir culminer en 2026. Un coach max plus patient un peu, avec un groupe plus mature, je pense que ça, ça va être toutes des choses qui vont être intéressantes à regarder de notre côté.
[00:12:01] Speaker B: Est-ce que tu sais, c'est quoi la moyenne de recrues qui sont habillées, mettons, par équipe, mettons, en général, par saison?
[00:12:08] Speaker A: Ben, tu sais, on n'a pas fait l'exercice genre de moyenne, mais on a fait un exercice global, tu sais. Puis si je ne me trompe pas, nous autres, on était comme à un total de 125 ou 130 matchs joués par des recrues l'année passée.
On a 160 matchs joués par des recrues l'année passée. Le deuxième dans la Ligue a joué 80 matchs par des recrues.
On parle du deuxième.
Il y a des équipes qui ont été en dessous du seuil de 50 matchs joués par des recrues dans la saison de l'année passée.
Ça fait que c'est deux fois plus que la deuxième équipe qui nous suivait.
[00:12:43] Speaker B: Oui, mais ça c'est fou par contre. Surtout dans une ligue autant compétitive que la RSQ.
[00:12:51] Speaker A: Ça c'est l'autre chose.
Il n'y a pas de match facile dans la RSQ. C'est tous des bons coachs, c'est toutes des bonnes organisations, c'est toutes des personnes qui travaillent fort.
Si tu as une mauvaise semaine de préparation ou tu as un kid qui a une mauvaise journée, C'est difficile de garder le cap.
[00:13:25] Speaker B: Je pense que la bonne nouvelle de tout ça, par contre, le fait d'avoir eu une vingtaine de rookies d'habillés pendant les matchs durant toute la saison, bien, finalement, c'est qu'ils ont vu du terrain. Ça les a permis d'apprendre énormément, de faire face à de la vraie adversité.
Il y a des gars qui étaient déjà draftés dans CFL contre qui ils ont joué.
Ça, je pense que c'est le...
le plus gros point positif, je pense, de tout ça.
[00:13:57] Speaker A: Si tu me permets de faire un parallèle, tu sais, je t'ai coaché à Champlain, tu étais un gars avec un très gros profil en sortant du secondaire, tu étais un gars qui a reçu ses formes, tu étais content de t'avoir, tu sais. Puis à Champlain, tu as eu un rôle plutôt secondaire dans ton parcours, tu sais. Pas parce que tu étais un mauvais joueur, parce qu'on était bourré de talent, tu sais.
Mais là, dans la chaise où je suis aujourd'hui, on est en train de bâtir ça, tu comprends?
Mais là, l'an passé, si tout le monde restait en santé, fingers crossed, on est good, man. On était à l'Abbott Montréal quand tout le monde était là.
Mais quand tout le monde n'est pas là, on n'a pas la même profondeur que j'ai eu la chance d'avoir dans les organisations précédentes, du moins pas encore.
Encore là, c'est un autre learning curve, un autre truc que les gars doivent apprendre.
Encore avec le recrutement qu'on a eu cette année, je pense qu'on est encore dans une belle situation pour que si on a bien les gars qui tombent comme l'année passée, on est en meilleure position. C'est de bâtir ça tranquillement.
[00:15:00] Speaker B: Ça, c'est intéressant ce que tu me dis.
Si tu avais à comparer le cégep, vu que tu t'es coaché les deux,
[00:15:06] Speaker A: et les deux au plus haut niveau,
[00:15:10] Speaker B: Si t'avais à comparer, t'as donné mon exemple, puis j'aime ça que tu donnes mon exemple parce que c'est exactement ce qui est arrivé, j'en ai parlé une couple de fois sur le podcast là-dessus, mais si t'avais à comparer vraiment le cégep avec l'universitaire sur l'arrivée des rookies, puis comment créer justement, parce que, mettons au cégep, c'est des tiers, à chaque tiers, t'as une nouvelle courte complètement.
Si t'avais à comparer, mettons, cégep-universitaire, c'est quoi que toi, Tu ressors de ça, qu'est-ce qui t'a le plus surpris, mettons, d'essayer de construire justement, mettons, un bagage, un certain, mettons, un roster qui te permet d'avoir un depth, mettons?
[00:15:52] Speaker A: Si je parle de ma réalité, je ne peux pas comparer. Max Gauthier a fait un peu le même parcours. Il était aussi au Collège Gérald et maintenant à l'université. On a des parcours similaires.
Mais pour ce qui est de ma réalité à Champlain, quand j'arrivais en 2019, on avait un club de maturité qui était absolument lourdé.
En toute franchise, je veux dire.
Je pouvais bien laisser Étienne Amillot, Charlie Laritardif et Sam Gaurier jouer au foot. Tu comprends? Vincent Adelaide, il n'y a pas besoin de me casser la tête trop trop, tu comprends? Et je pense qu'en 2022, qui était ma dernière année à l'Enox, ça a été la fin du cycle des Chris Saints, des Phil Champagne, Alex Benoit, Chris Levesque, Manu Aouni. Je ne vais pas nommer tout le monde parce que je vais en oublier, c'est certain.
C'était ta fin carrière aussi à ce moment-là, on t'est amené. On avait un vraiment bon groupe, je me rappelle cette année-là, je pense qu'on avait joué genre 53% des reps à Cover One.
C'était pas compliqué Big, on est juste bons à laisser les gars jouer.
Puis je pense qu'au Cégep, tu le dis en termes de tiers, c'est un cycle de trois ans. Ça fait que si tu as une très, très bonne cohorte un an, tu sais que dans trois ans, ça va payer. Puis à Champlain, on a été chanceux.
La notoriété qui était avec le programme, le fait que bon, Jeff était là depuis des années, une belle stabilité.
Les gars m'ont appris à travailler et à recruter de la bonne façon. Ça fait qu'on a toujours été capable d'avoir des grosses Des gros troisième année, des gros scores. Quand les gars ont gagné Bordeaux en 2024, c'était la courbe de 2021.
C'était pareil. C'est une courbe qu'on a bâtie, qui était vraiment talentueuse. Puis quand ils sont rendus dans la troisième année, ben, you know what? They went together.
À l'université, c'est différent. Il y a beaucoup moins de programmes.
universitaire que collégiaux, fait qu'il y a une densité de talent qui est beaucoup plus élevée, peu importe le programme. Oui, évidemment, les Laval-Montréal, je pense que c'est un exemple concret, mais même Sherbrooke-Concordia, McGill-Béchat au Québec, je pense qu'il y a une un amas de talent qui est beaucoup plus là, mais il y a aussi beaucoup plus de turn around. Il y a beaucoup de gars qui ne finiront pas leur parcours universitaire. Ça peut être dû à la compétition. Ça fait qu'ils décident de, hey, je suis à ma troisième année d'études en architecture ou en ingénierie ou en business, puis j'ai un gros stage à la Malte. Il y a cette tournure-là. Ça fait que tu as moins de cycles universitaires, je pense. C'est plus, puis encore une fois, je parle pour mon expérience, mais c'est plus une équipe que tu bâtis sur 4 ou 5 ans, avec des gars que tu vas perdre, que tu vas ramener, que tu vas changer, pis il va y avoir beaucoup plus de modifications au roster. Fait que c'était important d'avoir un roster qui est profond.
Alors qu'au Cégep, mettons, c'est un roster qui est peut-être moins profond un peu, avec une courbe de troisième année ultra boostée.
Puis tu peux gagner. Ce qui était le cas en 2019 à Champlain. On avait une courbe de troisième année qui était ultra boostée. Notre courbe de première ou de deuxième année n'était pas mauvaise, mais plus tranquille. À l'université, tu ne peux pas faire ça. Tu ne peux pas avoir une cohorte et te dire «On est bon dans trois ans, on a une compagnie». Ça, ça n'arrivera pas.
Fait que c'est constamment à recommencer. Puis l'accumulation de talent à notre niveau, c'est vraiment plus un facteur important que celui-là au cégep. C'est selon mon expérience personnelle.
[00:19:24] Speaker B: Ça fait du sens. C'est fou pareil que universitaire, t'es quasiment en train de gérer un programme professionnel, de la façon comment c'est monté et tout ça. C'est quand même fou.
Tu penses que... qu'est-ce que la saison 2025 a révélé sur l'identité du programme des Redbirds?
[00:19:50] Speaker A: Probablement, je pense que ça leur a révélé une résilience assez forte de notre groupe. Ça leur a aussi révélé un vrai désir de faire partie de l'élite. Encore dans la classe de recrutement de 2026, dans la classe qui s'en vient, on est encore allé chercher des top joueurs dans l'année, cette année, et on a encore gagné les métaux de recrutement contre des gros programmes Je pense que le groupe actuel a un énorme mot à dire. Quand on met les nouveaux joueurs en contact avec le groupe actuel, il y a un vrai sentiment qu'on est capable de faire une différence, qu'on est capable de changer ça.
Moi, en ayant joué ici, je n'avais pas vu ça de mes années.
Je ne veux pas parler pour les années entre les deux, mais je n'ai pas vu ce renouveau-là non plus dans les années entre et dans les années avant.
depuis les années 2000, je n'avais pas vu ça à McGill de façon récurrente. Il y en a eu des bonnes classes de recrutement dans le passé, une bonne année, je pense à la bonne année que j'avais choisie ici, on avait Louis Guimond-Mota, on avait closé des gars qui avaient été MVP Team Québec, tu te dis «wow », mais ça a duré un an, on n'a pas eu de gars de repeat, tu comprends? Je pense qu'en 2015-2016, il y avait une classe de recrutement exceptionnelle avec les Mongeaux, les Sénètes, il y avait une classe exceptionnelle à McGill, et encore là, Il y a eu de la difficulté à regagner une deuxième et une troisième classe de recrutement comme ça.
Je pense que là, on l'a fait. On a eu une sacrée stibonne il y a deux ans.
Puis cette année, on close des gars que, man, ils auraient pu choisir n'importe où d'autre qu'à McGill. Puis on les a eus quand même. Ça, je pense que ce n'est pas juste le coaching et le recrutement.
C'est aussi notre groupe. On met ces gars-là en contact avec notre groupe actuel. Puis les gars, ils y croient. Les gars veulent que ça marche. Je pense que c'est ça, cette résilience-là et ce vrai désir de gagner en équipe, de gagner as a unit.
Je ne pense pas qu'il y ait eu ça à McGill ça fait longtemps. La cohésion au groupe est vraiment spéciale présentement. Je pense que c'est l'affaire qui est la meilleure carte de visite pour un jeune quand il vient voir chez nous.
[00:22:05] Speaker B: 100%, 100%. C'est cool, vous avez ramené des champions, vous avez ramené des gens qui ont eu des gros rôles dans leur équipe.
avant, collégial.
Je pense que ça, ça peut faire un impact. L'enfer qui est le fun, c'est que l'évolution justement de ce groupe-là va être... L'année passée, vous avez battu Montréal la première fois depuis je ne sais pas combien d'années.
[00:22:32] Speaker A: 23 ans. 23 ans.
[00:22:35] Speaker B: C'est fou, ça. Ça veut dire que... Il a espoir. Puis ça va arriver, je suis confiant de ça.
Je t'ai côtoyé pendant trois années à Lenox, je sais comment t'es, t'es compétitif, puis tu vas t'organiser pour que ça marche.
Alex Soup, je l'ai eu sur le podcast, on a eu une bonne discussion.
Avec son pédigree de foot, il a démontré que c'est pas quelqu'un... En fait, il veut pas faire rire de lui. Il veut pas faire rire de lui.
[00:23:05] Speaker A: Non.
[00:23:06] Speaker B: Fait que...
C'était très excitant pour la suite.
[00:23:11] Speaker A: J'ai vu…
[00:23:13] Speaker B: Je n'ai pas envie de casser le fun en disant ça, mais je sais que les stats, ça ne veut pas dire grand-chose.
Mais j'ai vraiment envie d'en parler parce que ça peut mettre en perspective un peu les choses.
250 points contre l'année dernière. Vous étiez la pire défensive dans la Ligue.
Jeune, défensive, beaucoup de blessés.
Mais à part ça, j'ai envie de parler du côté positif.
Qu'est-ce qui est le plus positif de la défensive?
Qu'est-ce qui est à travailler pour la saison prochaine?
[00:23:52] Speaker A: J'ai touché tantôt un peu la corde là-dessus, mais on a vraiment eu une saison en deux temps.
Évidemment, quand tu regardes le scoreboard final, it is what it is.
J'ai envie de te dire, après quatre matchs, après la victoire ici contre Montréal, on était top 5 dans à peu près toutes les catégories défensives au Canada. Si je ne me trompe pas, t'es encore premier pour les turnovers à ce moment-là.
On était dans le top 5 pour les sacs. On était 3 ou 4e défensive au sous-sol après ce moment-là. Fait que t'sais, on faisait plein de bonnes choses. Plein, plein, plein de bonnes choses.
Puis après ça, la dépendance est arrivée. Puis comme je te dis, ça marque le même moment, les blessures, les rotations.
Coach Max qui essaie d'en faire peut-être un peu trop de week-to-week. Tout ça a créé beaucoup de problèmes en deuxième moitié de saison. Puis l'autre chose que je veux te dire, qui est bien drôle, mais si tu regardes la saison, il n'y a aucun match, à part le deuxième match à Laval, qu'on l'a échappé complètement au premier quart.
Mais si tu regardes le reste de la saison, il n'y a aucun match où on a été sorti du match. Tous les matchs se sont joués jusqu'à la fin, jusqu'au milieu ou fin du quatrième quart, dont plusieurs dans la dernière minute même.
Quand tu joues des matchs pour soixante minutes, ça va dans les deux sens.
Il y a un vrai stake à ces matchs-là. Fait que tout le monde joue son meilleur foot. Donc, ils me tombent défensivement. Des fois, on a perdu certains de ces matchs-là dans la dernière minute en te donnant un 7 ou en n'étant pas capable de closer les games.
Mais quand tu es sorti du match, dès la première mi-temps et que tu perds par 25, souvent, le monde lève la pédale.
Il y a moins de points sur le scoreboard à la fin du match, mais la game était finie à mi-temps.
Si tu perds 27-0 à mi-temps et que tu perds juste 27-7 la game, elle t'a juste donné 27 points, mais dans le fond, tu n'étais pas dans le match du tout.
Alors que nous, ça ne nous est jamais arrivé.
Est-ce qu'on aurait pu mieux faire et closer des games? Oui. C'est une des choses qui est positive dans notre saison, c'est qu'on est à quelques jeux près de gagner trois, quatre games de plus dans notre année, ce qui n'est pas le cas pour tout le monde dans notre ligue.
Nous, on a cette espèce de «chip on our shoulder» qu'on dirait.
On n'est à pas grand-chose de sorte d'avoir une saison complètement différente, même si les points contre sont hauts.
les points contre ne racontent pas toute l'histoire. Exact.
[00:26:33] Speaker B: Il fallait juste regarder les points pour.
Je parle de toute votre saison.
Pourquoi je l'amène moins, c'est parce que je voulais qu'on parle plus du côté défensif, étant ton côté du ballon. Oui.
Mais ce qui m'a le plus impressionné, justement, de la saison, c'est que quand on regarde les matchs, Ben, c'est tous des matchs que, comme tu dis, les deux équipes ont joué leur meilleur foot parce que les deux équipes, les deux côtés ont marqué beaucoup de points.
Ça a été serré, ça s'est joué.
Moi, tous les matchs que j'ai regardé de mes guildes, c'est tous des matchs qui se sont finis très très serrés, fin quatrième quart, puis ça s'est joué de rien.
Je me rappelle le seul que vous êtes venu à Sherbrooke ici, on s'avait vu en plus le sideline, mais c'est comme une batteur des titans.
[00:27:27] Speaker A: C'est une game type tout lourd, c'est fait brasser au sol pas mal, ça a été la première mauvaise game au sol de l'année.
À ce moment-là, c'est exactement dans le mix que je te dis.
On avait perdu notre deuxième, notre troisième safety. On perd notre nickel.
Cette semaine-là, notre nickel tombe pendant la game. On perd notre deuxième safety pendant le match. On met un gars qui n'est pas supposé jouer là.
Puis là, la chaîne débarque. À mi-temps, c'est 14-10, je pense, ou 14-7. C'est une game de 17. C'est une game super tight.
Puis la chaîne débarque en deuxième étape défensivement, puis on finit par donner un long toucher au sol sur la dernière drive offensive de Sherbrooke. On les arrête là, on redonne la balle à l'attaque, on peut jouer la game. Encore une fois, c'est dans la dernière minute 30.
Chapeau à Max et au staff à Sherbrooke qui ont décréé ça et qui en ont pris avantage.
C'est ça que je te disais tantôt, il n'y a pas de mauvais coach dans notre ligue. C'est des choses-là, les gars le voient, puis les gars l'attaquent.
Kudos to them!
Mais ça risque qu'on ne tombe pas dans cette situation-là, on ne perd pas notre dose pendant la game, on ne perd pas notre Tech 3 pendant la game. C'est peut-être un âge différent.
C'est pour ça que je suis quand même confiant avec le futur.
Ça reste que quand je dis que c'est insatisfaisant, pour revenir à mon mot de tantôt, j'arrive plus à gagner ce game-là même.
On est-tu capable de closer ça pour gagner la game, de faire une différence?
C'est encore là, comme je te disais, c'est pour ça que les points globales à 250, on n'est pas très loin de Chabot et Concordia.
Mais nous, tous nos games se sont joués jusqu'à la fin.
C'est sûr que les games s'y jouent jusqu'à la fin.
Donc les deux défensives donnent des points, mais le score run-up, tu sais.
Moi, c'est pour ça que j'aime mieux m'asseoir sur notre victoire contre Montréal ici, où on donne 24 points. C'est que Montréal a scoré moins de 30 points juste deux fois dans toute la saison. Puis il y a une des six fois-là que c'est contre nous autres, tu sais.
[00:29:21] Speaker B: Nice.
[00:29:23] Speaker A: Fait que là, tu te dis «Hey, OK, on a 2,50, c'est correct, là, mais c'est-tu 2,50 parce que c'était très tough ou c'est 2,50 parce que, hey, every game is up for grabs, played to the end.» Je pense que c'est ça. Le pointage final ou le score défensif final, c'est ce C'est frustrant qu'il faut. sur le coup, mais quand tu regardes la rétrospective, bien, t'es capable de mettre ça en globalement et te dire «Hey man, C'est c'est correct là». On est beaucoup plus proche que le score de ce qu'il faut. l'aide sur le nombre de points donnés. C'est le même que moi, j'ai reçu ça et c'est ça qui fait que je reste positif.
[00:30:11] Speaker B: Je pense qu'il faut rester positif.
Vous étiez là de toute façon, tu le dis tout à l'heure, vous étiez dans les games pareil. Oui.
C'était... Ouais, non, c'est... J'ai rien à rajouter là-dessus, pour vrai, c'était... Je voulais juste... Je voulais juste aller voir, en fait, ce qui est... un peu le derrière, ce qu'on parle pas souvent, tu sais, qu'est-ce qui est pas mis de l'avant.
Puis, je te remercie d'avoir partagé ça. C'est quand même... C'est quand même cool de t'avoir ouvert sur un peu ce qui s'est passé chez les Redbirds, à McGill, cette saison, côté défensif.
Par contre, il y a une chose que...
Il n'a pas été parlé beaucoup, c'est la situation des carrières à McGill.
[00:30:59] Speaker A: C'est correct Christian.
[00:31:03] Speaker B: Écoute, avec le départ d'LOA, qui s'en va… Ben écoute, départ… Possible. Ouais, c'est ça, je veux dire merci. Avec le départ possible d'LOA, qui s'en va prochainement, comme à NCFL, après ça pour le draft.
C'est quoi la situation de Carrère? Qu'est-ce qu'on voit pour la prochaine saison ou pour le futur de McGill? Situation Carrère.
[00:31:29] Speaker A: Tu sais quoi, je te dirais que tu m'aurais posé la question il y a 15 mois, j'aurais dit à le gros, il faut qu'on trouve une solution.
Par contre, kudos à Coach Tennant, qui était là avant Dim, et à Coach Dim cette année, qui ont renfloué le coffre d'espoir de façon assez spectaculaire. On a rencontré un gars l'année passée, Arnaud Dugas, un gars de 6'4, un gars du Québec qui est allé jouer aux States, qui est revenu ici.
On l'avait commis à Lenoxville à l'époque avant de quitter les États-Unis.
C'était un des gars qu'on avait très haut dans notre board.
Je ne sais pas exactement s'il était un ou deux pour GF, mais il était super haut dans le board.
On est vraiment content d'avoir Arnaud avec nous autres. C'est un gars qui est un compétiteur exceptionnel.
On a aussi un jeune de l'Ouest l'année passée, Winston Chapman, qui est un gars qui joue à Football Nord dans un prep aussi. Ça nous a donné deux gars l'année dernière.
Cette année, on va ramasser un gars comme Eliott Drapeau. qui en sortant de Saint-Germain, il était Clear Cut No. 1 au Québec, carrière, qui est allé jouer avec Cali, puis qui a choisi McGill pour la suite de son parcours.
Il y a 7 années sur notre board, il était-tu un, il était-tu deux?
Je laisse les téléspectateurs ou les gars qui vont écouter le podcast décider de ça, mais il était très très haut sur le board.
C'est nous autres qui l'a eu, donc on est ultra contents d'être ça. On pense que ça peut être un gars qui, tout comme Arnaud, a des tools physiques exceptionnels.
Puis on est aussi à les chercheurs américains, qui est moins connu au Québec, un gars du Vermont, Trey Walker, qui était en CA là-bas, un autre gars de 6'3, qui a amené son équipe back-to-back, State Championship, qui slingue la balle assez spécialement, qui s'en vient aussi.
Un, il a le droit de revenir.
Ça c'est la première chose. Deuxième chose, il a le droit, dépendamment de sa situation contractuelle dans la Ligue canadienne, il le renvoie-tu, il le garde-tu. J'ai vu un post hier ou ce matin d'un autre carrière que je n'aimerais pas qui disait que selon lui, c'était le meilleur short runner du quarterback au Canada.
Je ne sais pas si tu as regardé les highlights d'Eloi sur les CubiSneak, mais je pense qu'il va être dur à battre pour ce spot-là cette année dans le draft.
Si Eloi fait un roster pour ça, bien, good for him.
S'il garde comme Khabib, il donne une chance et il dit qu'il veut jouer un peu plus, bien, good for us. Si ils disent «on change de position pour le training camp, let's go back» et qu'on veut que tu retournes à McGill pour t'apparfaire à cette position-là, et que ça soit recevoir un safety nickel, bien, good for us, si tu comprends. Je pense qu'il y a plusieurs possibilités avec le dossier-là. Dans tous les cas, on va être content pour lui et content pour nous aussi. Qu'il revienne ou qu'il reste dans la CFA, c'est un ambassadeur exceptionnel.
C'est un jeune homme très humble et très travaillant qu'on adore côtoyer.
Peu importe ce qui se passe avec lui, on va être super contents pour lui.
Mais on a rentré des gars à la position de caractère qu'on est plus que confortable.
Reste que ça a été des jeunes de 19-20 ans. Je reviens à notre maturité de tantôt.
Ça ne sera pas un partant de 24 ans, comme Arnaud a pu l'être depuis deux ans à la base.
Mais je prends l'exemple au bord de la montagne, Pépé cette année, il n'a pas eu l'air gêné à 20 ans.
Qu'est-ce qui dit que notre «kid» ne peut pas être aussi bon que ça à 20 ans?
Ça n'est pas aussi bon, mais qui peut avoir le même genre d'impact avec nous autres.
Moi, je pense que j'aime la course qu'on a et j'aime la compétition qu'on a à l'interne. De mon point de vue défensif, je ne suis pas inquiet que coach Dim et coach Sue vont trouver une façon de se corriger des points. Je ne me casse pas la tête avec ça. J'ai laissé gérer le dossier coréen.
[00:35:24] Speaker B: Ça, c'est bon. De toute façon, First, le recrutement que vous avez fait, encore une fois, je pense que c'est l'avantage d'être de McGill parce qu'il y a le côté anglophone, il y a le côté que c'est très reconnu, le côté académique.
Votre recrutement doit tellement s'ouvrir large pour aller chercher un gars au Vermont.
Ça, c'est toutes des opportunités que tu n'as pas si tu es à l'Université de Sherbrooke, à moins que tu cherches un Québécois qui joue aux États.
Mais ça, c'est... Comment vous faites pour trouver ces gars-là, en fait?
[00:36:04] Speaker A: Ben, ça, là... Un, c'est des contacts.
Les gars qui sont partis du Québec dans les preps aux États-Unis les dernières années, je les connais presque tous parce que je les avais recrutés à un certain moment dans la Champagne.
Puis, pareil, Dim les avait recrutés à Saint-Jean. Pour ça, jusqu'à présent, on a quand même été chanceux avec les Québécois qui sont aux États-Unis.
Après ça, tu sais, on a des connexions, on a des anciens qui sont dans ces régions-là. Je pense à un gars comme Drew Vargas, qui est dans la région de Boston.
Lui, il nous feed des joueurs.
Après ça, tu sais, ça fait trois ans. Ça va être la troisième année cette année qu'on va aux États-Unis au mois de mai pour faire le prep tour. On voit comme 30 écoles en 3 jours qu'on tourne.
On vient de ramasser un online de Choke qu'on a annoncé la semaine passée, c'est un gars qu'on avait vu l'année passée là-bas.
Max Depathy, Thomas Gingras, qui sont venus de Northampton, Williston l'année passée, c'est des gars qu'on avait vus dans le prep tour là-bas. Fait qu'il y a un peu de ça.
Aussi, on est chanceux d'avoir un gars avec nous autres qui est un whiz de l'Internet, puis il y a des Excel, Chris Clemens, qui à chaque année nous sort une liste d'environ 60 000 noms qu'on peut regarder, puis trouver des joueurs à travers de ça. Honnêtement, on pourrait avoir un ou deux gars full-time qui font juste ça, passer à travers l'Excel document, puis on passerait pas à travers, je pense.
Fait que ça c'est huge pour faire des contacts, lancer des perches.
Puis t'sais, notre nom, comme tu l'as dit, le nom académique de McGill est fondé aux États-Unis.
Maintenant, plus qu'on va se faire connaître au niveau du foot, je pense plus qu'on va avoir un snowball effect. Et cette année, je pense que tu as 18 ou 20 gars des États-Unis qui reviennent au Québec, qui reviennent jouer chez nous, dans le fond.
C'est une porte qu'on a qui est incroyable.
Comme tu dis, on est les seuls vraiment qui peuvent taper là-dedans.
C'est notre stratégie de base, rester au Québec.
Si on est capable d'avoir des gars de 20 ans qui rentrent à McGill, great.
La réalité, c'est que notre réalité académique est vraiment différente des autres universités au niveau du point de vue de l'admission.
Tu vois, en 2024, c'était une très bonne année au niveau des cutters au Québec. On a rentré 60 joueurs. En 2025, c'était une moins bonne année académique au Québec.
Fait qu'on a rentré moins de joueurs du Québec. Mais là, nous, on a le potentiel d'aller aux États-Unis. Fait qu'on a rentré 20 Américains pour compenser pour les gars du Québec qu'on pouvait pas recruter.
Ça, c'est des choses qu'il faut qu'on continue à faire. Puis déjà, pour l'an prochain, pour la saison 2027, on est déjà là-dedans. Les Québécois qu'on aime, on les a déjà contactés. Les Américains qu'on aime, on commence à entrer en contact avec eux autres.
L'attitude-là nous permet de pallier au manque qu'on a localement, puis aller chercher des choses à l'extérieur.
C'est un peu la façon qu'on travaille présentement.
[00:38:55] Speaker B: Vous êtes créatif.
C'est impressionnant de voir ça.
Sérieusement.
[00:39:01] Speaker A: Man, c'est beaucoup d'heures sur le téléphone, c'est beaucoup d'emails et courriels, mais c'est ça. Comme je te dis, la réalité économique de McGill est vraiment différente. C'est niaiseux, mais rentrer à McGill en business, mettons, ça te prend 30 de quota, ça te prend tes 3 maths.
Alors que si t'es un Américain, ça te prend 4 de GPA et juste ton prequel.
Avoir quatre GPOs aux États-Unis, c'est 85% ou plus de moyennes.
C'est en guillemets plus facile d'entrer un Américain en business à McGill que d'entrer un Québécois en business à McGill.
Quand on recrute un jeune et qu'il nous dit qu'il veut faire du marketing et qu'il veut être PDG de Bombardier, je lui demande les notes qu'il a. Il a 26 de compteur sur ses deux matchs. Ça ne se passera pas à McGill, mon homme. La discussion se termine là et on passe au prochain appel. Ça ne veut pas dire que le joueur n'est pas bon.
Encore une fois, depuis deux ans, on évalue nos classes de recrutement en se comparant aux autres équipes du Québec.
Il y a des bons joueurs qui vont partout. Je pense que c'est la normalité. Comme je l'ai dit tantôt, il y a des bons coachs et des gars qui travaillent partout.
Mais des gars qui ne rentrent pas à McGill, qui sont allés ailleurs.
Versus des gars qui rentrent à McGill et qui sont allés ailleurs, il y en a bien plus qui ne rentraient pas et qui ont choisi d'autres écoles. La plupart des gars qui rentrent à McGill, on réussit depuis deux ans à les avoir.
Il faut que ce soit ça notre mission.
C'est ça que je veux dire.
[00:40:22] Speaker B: Exact. Exact.
Coach Hussou me l'avait parlé de tout ça. Il m'avait dit, le côté école, si tu rentres dans les critères scolaires, déjà en partant, t'as déjà un plus pour fêter dans l'équipe. Ça montre un peu le type de personne que t'es et tout ça.
Puis ça démontre encore l'identité du programme, qu'est-ce que vous voulez construire.
Honnêtement, je n'ai pas de mots. C'est vraiment... Je ne pensais pas que c'était autant poussé que ça. Je sais que vous mettez énormément de temps, beaucoup de travail, Je ne pensais pas que c'était un jeu de même. mais...
[00:41:00] Speaker A: Pour agir là-dessus, c'est tellement important pour nous autres.
Maintenant, on dit ça avec les gars.
Si l'école, c'est aussi important que le foot pour toi, ça va montrer dans tes résultats académiques.
Ça veut dire que tu vas fichter dans le programme qu'on a ici, parce que les gars qui sont ici, c'est comme ça qu'ils voient ça. Pour eux, c'est autant important d'être ingénieur mécanique que de jouer dans la Ligue canadienne. Si toi, ton but, c'est juste de jouer dans la Ligue canadienne, on n'est peut-être pas le programme pour toi, parce que tu ne prendras peut-être pas l'école à saut sérieux pour avoir du succès à mes clubs.
C'est nous autres, c'est ces gars-là qu'on recherche. On veut le gars qui va travailler sur Wall Street, on veut le gars qui va être ingénieur minier à voyager dans le monde. C'est ces gars-là qu'on recherche dans notre programme.
C'est assez facile quand on screen. Oui, il y a des gars à qui on n'a pas accès, mais quand on fait nos premières discussions, on se rend assez vite compte si c'est un gars qui va afficher avec qu'est-ce qu'on veut bâtir ici. C'est un couteau à double tranchée.
Il y a des gars à qui on n'a pas accès, mais ceux à qui on a accès, normalement, ça leur parle parce qu'ils ont cette valeur de l'école.
[00:42:07] Speaker B: Et rendu à ce moment-là, rendu à cette étape-là, Moi, si je recule à quand j'allais rentrer à l'université, on s'entend que tu ne vas pas à l'université juste pour aller à l'université. Il y a une raison derrière ça. Tu vas aller chercher le plus, puis c'est là que les études rentrent en compte.
Si je repense à moi quand je suis rentré au cégep, moi, j'allais jouer au foot. Je m'en fous un peu de l'école. Mais quand tu arrives à l'université, là,
[00:42:30] Speaker A: c'est un autre game.
[00:42:30] Speaker B: Là, tu es comme, écoute, là, ce n'est pas vraiment étudier dans qu'est-ce que j'ai envie de faire. C'est qu'est-ce que je veux, ma vision, ma vie, tout ça. C'est beaucoup plus sérieux. Les gens sont à l'université, Seulement, ils ne sont pas là pour faire n'importe quoi.
Je suis curieux, c'est quoi la moyenne scolaire de votre équipe? Est-ce que vous la saviez ou vous l'avez calculée? Ça doit être incroyable.
[00:42:50] Speaker A: Je ne sais pas, mais je sais que l'année passée, on a battu notre record au niveau du nombre d'Academic Honor Roll. C'est-à-dire qu'on a battu notre record de joueurs en haut de 3.5 de GPA ici à McGill l'année passée. Puis on s'attache qu'on rebatte le record l'année prochaine. Puis dans les prochaines années, dû au fait qu'on a vraiment modifié notre façon de recruter aussi, les gars ont du succès académique.
C'est niaiseux ce que je veux dire, mais même des périodes d'études améliores, ça n'existe pas.
Non, on n'en a pas.
Tu te rappelles quand j'étais à Champlain, je m'assoyais avec vous autres trois heures par semaine pour m'assoyer, les gars faisaient leur devoir.
À McGill, c'est pas quelque chose qu'on a besoin de faire. Les gars sont sharp à l'école.
Il y a-tu des dossiers plus épineux? Oui, il y a des gars qu'il faut qu'on regarde un peu plus avec une loupe de temps en temps. Mais globalement, je dirais 95% des jeunes, ils ballent à l'école et ils n'ont zéro besoin de nous. Parce que c'est important à l'école.
[00:43:50] Speaker B: Non, exact. Sérieusement, ça vous enlève un peu un poids sur les épaules en tant que coach.
L'école, si on peut se souvenir, ils vont venir vous voir, c'est sûr, mais l'école, c'est fait, c'est closé. Nous, on peut vraiment s'occuper de ce qui est important et s'occuper du programme sportif.
de l'école. J'ai envie de revenir sur le point que tu as parlé tantôt du QB. Tu parlais de l'exemple de Pepe parce que c'est un rookie et tout ça.
Mais il y a une chose que j'ai remarqué après avoir parlé avec Gab Cousineau.
Il était bien entouré.
Il y avait des bons receveurs, des bons running backs. Il y avait un offensif qui le soutenait, qui était là pour lui.
Je pense que Si vous êtes capable de créer cet entourage-là autour de votre carrière recrue ou votre carrière de deuxième année, il y a moyen de moyenner et même de faire de quoi très bien.
Je pense que l'entourage a un plus grand impact qu'on peut le penser sur les athlètes, surtout à des positions clés comme ça.
[00:45:01] Speaker A: Absolument. Connais-tu un gars qui s'appelle Jerry Momo?
[00:45:06] Speaker B: Non, non, ça ne me dirait pas tout.
[00:45:08] Speaker A: Je pense que ça, ça amène un peu de pression sur le carrière.
[00:45:10] Speaker B: 100%.
[00:45:11] Speaker A: Notre ligne à l'attaque l'année passée était très jeune, on avait trois partenaires recrus.
Ces trois gars-là reviennent, dont un left tackle, Tom Gingras, et un left guard, Pat Parrain, qui ont starté à 18 et à 19 ans pour nous autres l'année passée. Tu parles de bien autour de ces gars-là, ça va être le blind side du carrière. Tu parles de deux gars qui sont quand même Dès là, on a moyen d'un nouveau talent.
À Recevoir, on est venu à l'émergence d'un gars comme Sam Maciera et Antonio Gioffre. Puis là, on est allé chercher Hubert Drouin, James Riddell, Olivier Evran, qui sont des gars de premier plan, des gars longs, des gars qui prennent la balle dans le trafic, des gars explosifs.
Il y a des gars que nous on avait très très haut dans notre board, on en avait 4 sur le top 10, top 12. Fait que là tu te dis ok.
On parle d'armes et de se mettre autour d'un carrière. Je pense que là, on est en business. Comme je te l'ai dit tantôt, j'ai confiance en ce que coach Soup et coach Dim fait.
Dim à Saint-Jean a créé un powerhouse avec les Théroux et les Carignan de ce monde.
Soup a concordé avec plus qu'un track record prouvé.
Je pense que le jeune coréen qui aura la pôle, si c'est le cas l'année prochaine, je suis pas inquiet pour lui. Autant dans le backfield que sur la ligne à l'attaque, que dans l'espace, que dans l'headset, il est en business.
[00:46:40] Speaker B: C'est quoi le meilleur conseil que t'as reçu?
[00:46:45] Speaker A: Oh wow!
D'un point de vue coaching, tu veux dire?
[00:46:53] Speaker B: J'ai envie de «pick your mind» là-dessus. En fait, c'est que oui, il y a le côté foot, mais j'aime aussi le côté humain. Puis je pense qu'il y a certains apprentissages qu'on a dans le sport qui sont très applicables dans notre vie de tous les jours.
Il n'y a pas très longtemps, j'ai lu une étude qui parlait de les anciens sportifs qui deviennent entrepreneurs, puis aussi ceux qui viennent sur le marché du travail. Ils comparaient un peu les deux. Puis ils démontraient que les athlètes, une fois qu'ils avaient fini leur sport et qu'ils allaient sur le marché du travail, ils étaient beaucoup plus performants, beaucoup plus compétitifs, puis la corrélation qu'ils faisaient avec ça, c'était souvent avec les apprentissages, la diversité qu'ils ont eue dans le sport.
Donc moi, j'ai envie de «pick your mind» là-dessus, puis de dire écoute, quel genre de conseils que toi tu as reçus, que ça peut être d'un coach, ça peut être de peu importe de qui, mais que tu penses qu'il pourrait être, qu'il reflète bien ce que tu vis présentement dans ta situation de coach,
[00:47:54] Speaker A: Je vais retourner à 2019 quand je suis arrivé à Champlain.
Évidemment, Jeff a eu un rôle très important dans le coach que je suis aujourd'hui, au niveau du recrutement administratif, ces choses-là ont eu un impact énorme. Un autre gars qui est beaucoup moins connu, qui a eu un impact énorme sur moi en tant que joueur et qui m'avait donné la picture du coaching à l'époque, c'était Louis Parent, qui était ici pour nous autres à l'Enox en 2011, qui était ici, si je ne me trompe pas, à l'Enox de… Il est revenu en 2011, il est là jusqu'en 2013, jusqu'au premier bol d'or de la séquence.
Puis Louis, en 2019, j'avais demandé qu'il vienne me donner un coup de main à coacher dans le Spring Camp, dans le Fall Camp. Puis on avait eu un début de saison assez tough.
Je me rappelle de l'avoir appelé après pour discuter la règle et demander conseil.
Puis Louis avait été vraiment...
C'est cool en me donnant du temps et en répondant à mes questions.
Une des choses qu'il m'avait dit, qui me marque encore aujourd'hui comme coach, c'est que ce n'est pas important ce que tu comprends comme coach, c'est important ce que tu es capable de transmettre aux joueurs.
Puis ça, c'est quelque chose qui m'avait vraiment marqué. Aujourd'hui, des fois, je me perds encore là-dedans, puis j'essaie de me recentrer. T'as joué pour moi, tu sais un peu comment je suis, mais je trouve que c'est un des conseils qui m'ont le plus aidé dans ma carrière de coach, de me dire «Écoute, c'est cool les X puis les O, puis le board, puis le ci, puis le ça, mais est-ce que l'équipe s'occupe d'exécuter ce que tu la demandes de faire?» Puis c'est quelque chose aujourd'hui que j'ai toujours dans ma tête. Peu importe le game plan qu'on fait.
«Ce type-là que je vais lui demander de faire telle chose, est-ce qu'il est capable de le faire?» Je l'utilise au meilleur de ses capacités.
Ça, c'est un «teaching point» ou un conseil que j'ai eu qui m'a vraiment marqué et que j'essaie encore d'utiliser aujourd'hui à tous les jours.
Je pense que c'est le meilleur conseil que j'ai eu à ma carrière de coach.
[00:50:03] Speaker B: Je peux donner du pouce un peu là-dessus. Je me rappelle très bien quand on était à Lenox, tu nous le disais très souvent que toi, ta job, c'était de nous mettre dans la meilleure situation possible pour qu'on soit capable de performer.
Une autre chose qui m'a marqué en tant que cathlète, quand tu nous coachais, c'était que t'étais quand même assez ouvert d'esprit. Tu sais, on arrivait, mettons, on avait tout un unit avant de commencer la pratique, puis on en avait aussi un ou deux aussi durant la... durant la pratique.
Puis à chaque fois qu'on avait des installs ou whatever, c'est que... bien, souvent, on le faisait, mettons, comme tu l'avais montré sur le board, puis après ça, mettons, les gars, ce qu'ils faisaient, c'est qu'eux, ils donnaient le feedback. «Ah, pourquoi pas, c'est pas lui qui joue de même» ou «Ah, moi, je suis plus à l'aise de le jouer comme ça». Puis là, tu faisais modification.
Fait qu'en tout cas, moi, Ça, c'est une chose que je pense que ça reflète un peu le conseil que t'as reçu.
C'est beau de comment toi tu le dessines, mais peut-être que sur le terrain, ça ne va pas ressortir avec les athlètes comme on a.
Je pense que ça a démontré un peu le succès défensif qu'on avait.
quand on a joué ensemble en fait.
Vraiment cool.
En rentrant dans ton mindset plus de coach, je suis curieux de savoir comment ton style de coaching a évolué depuis tes dernières années du cégep à aujourd'hui. Tantôt, tu me disais que des fois, tu te perdais encore un peu, tu travaillais là-dessus.
Sur quoi tu travailles? Comment tu as évolué là-dessus?
[00:51:41] Speaker A: Je dirais que la plus grosse différence entre Max en 2017 à Tonon-les-Bains et Max en 2026 à McGill, c'est qu'on coach comme on a appris, on coach comme on s'est fait montrer.
J'ai été coaché par des individus qui étaient très… Très demandant, ce qui n'est pas une mauvaise chose, mais aussi très cinglant des fois au niveau de leurs commentaires et de la façon qu'ils apportaient les corrections.
Je pense qu'en vieillissant, j'ai essayé de m'adoucir là-dessus et d'être plus humain et empathique dans mon approche. Je pense que je fais vraiment le meilleur job aujourd'hui que je l'ai fait.
que j'allais faire dans le passé.
C'est sûr qu'avec ma famille maintenant, une petite fille de 5 ans et demi, un petit garçon de 18 mois, eux autres aussi m'adoucissent à la main longue.
C'est une façon différente.
Je pense que les jeunes aujourd'hui, en 2026, et tu as fait partie un peu de cette génération-là à Champlain, quand tu parlais des ajustements, des fois, durant la semaine de pratique, on aime mieux se rejouer de même, on est plus à l'aise comme ça. Je pense qu'on est dans un ère où les jeunes veulent comprendre pourquoi on fait les choses. veulent avoir un sentiment d'ownership avec ce qu'on fait.
Je me rappelle, moi, je t'aime même quand je jouais.
Mais on n'était pas beaucoup sur l'équipe comme ça. Alors que là, aujourd'hui, il y a beaucoup plus de gars de même qu'il y en a des pas comme ça. C'est important pour nous autres, comme staff et comme coach, d'être ouvert à ça.
J'en ai fait cet hiver, j'ai des meetings avec nos safety à quelques temps sur les instants qu'on a faits. On discute de ça, de la faire, pourquoi pas ici, pourquoi pas ça, et on se challenge.
Je pense pas que j'ai la science infuse, pis je pense que c'est devenu une de mes forces comme coach, justement, l'adaptabilité, pis de permettre aux gars d'avoir un mot à dire.
Pis c'est quelque chose que je veux continuer à carrier. Fait que je te dirais que ça, c'est probablement la plus grosse différence. C'est quand j'ai commencé, c'était comme, «Hey, c'est de même qu'on fait les affaires, pis si t'es pas content, merde, c'est pas mon problème.» Alors que là, aujourd'hui, je suis intense, je reste intense, je reste un gars passionné. Faut pas que je perde ça, parce que je pense que c'est ça qui... Je pense que c'est vraiment la façon de faire aujourd'hui avec le groupe de jeunes qu'on côtoie.
Je trouve que c'est vraiment un changement pour le milieu.
[00:54:15] Speaker B: J'ai envie de dire que c'est presque ta marque de commerce, ton intensité.
Ça montre à quel point tu es passionné.
Quand on est à l'ENA, on parle avec les boys.
On caricature un peu les coachs. Je ne vais pas te cacher que l'intensité de coach Max ressortait souvent.
C'est le côté, je pense, positif de ça. C'est le fun de voir comment tu as évolué comme coach, de voir que tu gardes le côté intense parce qu'il faut que tu le gardes, c'est important, mais il y a aussi le côté J'ai envie que tout le monde réussisse.
Je suis ouvert à peut-être évoluer, changer, tout ça.
Très cool. Écoute, parlons défensif maintenant.
Tu es dans le côté défensif de mes guildes.
Tu t'es spécialisé côté défensif. Honnêtement, probablement un des meilleurs coachs d'IF que j'ai eu de ma vie. Très impressionnant côté XNOS. Tu comprends la game d'une façon que je ne la comprendrai jamais.
Mais avant d'embarquer là-dedans, Quand t'ensignes la défensive à tes joueurs, c'est quoi qui est le plus important pour toi?
La technique ou l'attitude?
[00:55:32] Speaker A: Je vais reformuler ta phrase, ta question.
Je pense que l'attitude est de facto numéro un. Est-ce qu'on poursuit au ballon? Est-ce qu'on veut gagner nos 1 contre 1?
Est-ce qu'on joue avec une attitude, un mojo, une confiance? Ça, je pense que c'est impossible défensivement d'être bon si tu ne fais pas ces choses-là. Pour nous autres, on a trois fondamentaux, et ça, c'est le troisième des fondamentaux.
Est-ce que tu poursuis le ballon lentement?
Est-ce que tu utilises les techniques qu'on t'a montées? Est-ce que tu es assez agressif? Pour moi, c'est comme «clear cut» numéro un. Ce n'est même pas une question.
Je pense que là où ta question me pose un problème ou me pose à me questionner, c'est plutôt est-ce que c'est tactique ou technique?
Parce que l'attitude est numéro un, no matter what. Je vais prendre un exemple et je vais les nommer.
Les Carabins font une job exceptionnelle au niveau de tout ça, de l'attitude et de la manière dont les gars jouent avec confiance. C'est quelque chose qui est beau à voir.
C'est toujours dur de jouer contre Montréal parce que justement, les gars ont confiance, ils jouent avec une hargne.
Ils font un bon travail. C'est un peu comme Sherbrooke, c'est une unité spéciale. C'est leur mojo, man. Tu sais que ça va être tough, tu sais qu'ils font un bon travail. Je reviens au niveau collégial. Limoilou, qui a une culture fort défensive, tu sais que ça va être une game tough.
T'as ces programmes-là qui réussissent à créer cette culture-là, où l'attitude, c'est même pas une question pour eux autres. C'est dans le DNA.
Pour moi, c'est ces trois programmes qui sont des staples dans ces choses-là et ils font un bon travail. Pour moi, c'est Clean Cut numéro un.
Mais après ça, numéro deux, c'est quoi qui est le plus important, tu sais? C'est-tu d'avoir le triangle de match, puis les règles de switch release les plus cool sans peur, ou, man, c'est le cas de mettre sa main dans le dirt puis jouer les double team comme du monde, comme Tech 3, tu comprends? Puis souvent, c'est là où moi, comme jeune coach, je trouve qu'il faut que je continue à partir là-dedans. Tu sais, souvent, les fondamentaux, où plusieurs coachs overlookent les fondamentaux. Et c'est là où je pense que c'est la chose la plus importante.
Si on veut que les gars jouent avec l'attitude qu'on veut, le mojo, l'intensité, il faut qu'ils soient en train de jouer vite et qu'ils soient en train de ne pas se casser la tête. Des fois, les X-Pyleros, c'est overrated. Tu entends souvent «Jim and Joe's over X's and O's». «Jim and Joe's », ce n'est pas juste le gars crocatiste et qui sont au 38 de vert.
C'est aussi le gars qui utilise la bonne technique, qui utilise le bon post-time, qui est lié à la bonne place, qui processe l'information comme dit le monde.
Et des fois, tu peux jouer trois couvertures dans un jeu, mais tu processes les formations parfaitement, tu es en bonne place, et tu vas te ressembler. C'est un peu ça, parce que la question que tu me poses, je n'ai même pas besoin d'y penser. Attitude numéro un, tout le temps. Là, comme coach, comment je peux aider les gars à avoir la bonne attitude?
Faites-le simple et laissez-le jouer. Ça revient à mon point numéro deux, que c'est probablement technique sur tactique, bien des fois.
Oui, tu vas avoir un plan de match qui est cool, puis tu vas être capable d'attaquer, puis de trouver les 100 %, puis de mettre une protection, puis de doubler tes joueurs, puis de dire, all right. Oui, là, tu veux trouver un plan qui a de l'allure, mais c'est assez simple pour que l'équipe l'ait juste exécuté pour avoir du fun.
Ce qui me ramène au point un qui est, they need to play with the good attitude. Fait que c'est ça.
[00:59:06] Speaker B: Tu as parlé des fondamentaux.
Je suis curieux, c'est quoi les fameux fondamentaux défensifs?
[00:59:14] Speaker A: Ouais, ben, t'es tout gare de plaquer, man.
Est-ce que tu poursuis le ballon? Est-ce que t'es gare de plaquer? Donc, finir quand tu traînes, parce que c'est merveilleux poursuivre si tu manques tout le temps ton plaqué, dis, ça sert à pas grand-chose. Est-ce que tu poursuis? Est-ce que tu finis?
Est-ce que tu crées des turnovers?
Y'a vraisemblablement quelque chose qu'on met beaucoup dans la face, nous autres, c'est tes yeux, tu sais. Est-ce que tes yeux sont à la bonne place? Est-ce que tu lis la bonne clé?
Est-ce que ton processus est bon quand t'approches le jeu, tu sais? Du moment où le snap 1 finit, à partir du moment où le snap 1 est terminé, le snap 2 commence. Le snap 2 commence pas quand t'as le call, le snap 2 commence quand le ballon est mis au sol, quand il y a le D&D, quand il y a le personnel, quand il y a le play call. Ça, tu tournes, la formation offensive, tes clés devraient popper dans ta tête. Après ça, alright, j'ai mon checklist dans ce couverture-là.
Je fais A, B, C.
C'est ça mon checklist. Je sais par exemple qu'avec le DND, le personnel et la formation qu'on a devant nous, je m'attends à ça, ça, ça. Mon checklist de A, B, C va m'amener aux bonnes places pour... les trois options offensives qu'on peut avoir. Tout cet espèce de flow de match, c'est tellement important et ça fait partie des fondamentaux, et c'est quelque chose qui est souvent overlooké. On ne pense pas toujours à ça, surtout au petit niveau, les gens qui ne connaissent pas le foot nécessairement.
Le jeu numéro deux commence au moment où le jeu numéro un est terminé. L'information, comme je t'ai dit, dans le stick, le personnel, le banc, Tout ça, c'est de l'information qui est importante, qui m'amène à parler de la communication.
Ça, c'est peut-être le dernier fondamentaux que je trouve vraiment important. Tu poursuis-tu, tu plaques-tu, tu crées-tu des turnovers, ton processus est-il bon? Hey, es-tu capable de communiquer et de jouer en équipe?
Si tu fais ces cinq choses-là d'habitude, tu vas être pas mal bon en défensive.
[01:01:03] Speaker B: Ça fait du sens.
Mathieu Betz, quand il était venu sur le podcast, j'avais demandé une question un peu… peut-être un peu stupide, mais je voulais savoir son point de vue là-dessus. Je voulais vraiment savoir qu'est-ce qui faisait qu'il se démarquait de tout le monde. Puis il me disait, ça peut paraître con, mais moi, la différence, c'est que même si je suis un D-line, je courais tout le temps au ballon.
Puis le fait de tout le temps courir au ballon, de finir les reps, de toujours être là, un moment donné, ça va payer et ça va te faire faire des jeux.
[01:01:36] Speaker A: Oui.
[01:01:37] Speaker B: Ça, c'est ça.
Puis après ça, j'étais comme ok, ça fait énormément de sens.
Puis, tu sais, après ça, je me rappelle quand t'étais à Lenox, puis là, tu nous faisais faire des «aïe, t'as pas fini ta rep, boum, là t'avais un check », là t'es comme fuck. Ça a vraiment un impact, ça. Quand t'es pas conscient de ça, ben tu le fais pas, tu sais. Mais ça peut vraiment t'amener à être un meilleur joueur de foot. Peut-être que tu sais, T'es peut-être pas le meilleur joueur de foot nécessairement sur le terrain, mais peut-être juste parce que tu finis tes reps, t'es tout le temps au ballon maintenant, ça te permet justement de stand-out plus que tout le monde parce que justement t'es tout le temps à la bonne place.
[01:02:18] Speaker A: Absolument.
[01:02:20] Speaker B: Non, cinq fondamentaux, c'est cool. Est-ce que quand tu me coachais à l'Enox, c'est les mêmes cinq... Oui, ça
[01:02:30] Speaker A: n'a pas changé, ça.
Ça a même à faire depuis que je joue. Depuis 2017, même quand je jouais à Champlain-Père-Améguille, comme joueur, je voyais déjà ça comme les premières affaires.
Pour moi, c'est la base du football défensif de faire ces cinq choses-là.
Puis comme je te disais, ça va te mettre dans des positions individuellement de faire des jeux, puis en tant qu'équipe, d'avoir des défensives qui sont intenses, puis qui jouent bien ensemble, puis qui limitent les gains offensifs.
[01:02:59] Speaker B: Penses-tu que tu serais un bon coordonateur offensif?
[01:03:04] Speaker A: Hey man, je sais pas.
J'ai joué quand j'avais 17 ans.
That's about all I know about sur le côté offensif. Tu sais, une chose est sûre, c'est que du côté défensif, comme coach, t'étudies tellement l'attaque.
C'est rentrer des schémas, des X-vidéos. Je pense que n'importe quel DC serait capable de faire ça.
Mais après ça, le playing calling, le feeling dans le match, les situations, c'est quand même un autre vibe.
Il y a quelque chose d'élicité, tu
[01:03:36] Speaker B: sais pas, c'est ça que tu me dis un peu.
[01:03:38] Speaker A: Bien, tu sais, sans que ça ne se teache pas, il y a une couple d'apprentissages à avoir. Demain matin, tu me dis qu'il faut que je sois aussi universitaire, je pense que je m'en ai une couple de plaques ailleurs. Je ne pense pas que c'est une transition qui est si facile que ça à faire.
Après ça, coacher une position de l'autre côté de la balle, je pense que c'est une autre affaire. J'ai coaché demi-défensif, je sais ce qu'on essaie de faire.
Mettons que je coachais les Ross Summers, je pense que, globalement, je serais capable d'avoir un beau coup de main rapidement.
Mais coacher en unité, c'est quand même un autre barrier.
[01:04:12] Speaker B: Pour jouer en défensive à l'université, c'est quoi qu'il ne faut pas négliger comme joueur?
[01:04:19] Speaker A: L'instinct fondamental.
Non, mais t'sais, t'es-tu prêt à travailler, t'es-tu prêt à mettre de l'effort?
T'sais, l'autre chose qui est importante, puis ça je pense que c'est valable pour autant un joueur offensif qu'un joueur défensif, je lui ai parlé tantôt de la pyramide, t'sais, qu'il y a moins de problèmes universitaires, donc il y a plus de densité de talent, t'sais. Eh ben, peu importe où tu vas, il y en a de la compétition, t'sais. Peu importe où tu vas. Que tu sois le champion de la Coupe de l'année l'année d'avant ou l'équipe qui a fini 6e, il y en a de la compétition. Fait que t'sais, si tu veux avoir du succès, t'sais, t'es-tu prêt à compétitionner, t'es-tu prêt à mettre de Et ça, c'est valable des deux côtés de la base. Je trouve qu'on voit beaucoup de gars qui arrivent à l'université, qui se découragent, peu importe le programme qu'ils ont choisi, qui se découragent parce qu'ils ne jouent pas, parce que ça ne va pas aussi vite qu'ils vont et aussi vite qu'ils veulent. Je pense qu'il ne faut pas ça. Il faut que tu continues à te battre, il faut que tu continues à travailler fort.
c'est normal qu'il y ait de la compétition. Dans la vie de tous les jours, tu m'as parlé tantôt sur le monde du travail, dans le monde du travail par la suite, il va y en avoir de la compétition. Quand tu vas aller travailler et qu'il va falloir passer une entrevue pour être le prochain PDG d'une grosse business ou le prochain striker d'un cabinet d'avocats, Tu ne seras pas le seul à être interviewé. Comment tu démarques du groupe, de quoi tu es spécial.
C'est un peu ça que j'essaie de dire aux joueurs ici. Les deux dernières années, on a parlé de méritocratie. Le foot, ce n'est pas un sport juste. Tu peux faire tout parfaitement.
et quand même pas gagner.
Tu peux faire tout parfaitement en pratique, technique, exécution, tout est beau. Le jeu ne vient jamais de ton bord et tu ne te fais pas voir. Tu as des points de grading de moins qu'un autre joueur qui, pour une raison X, le ballon qu'il colle dessus. Ce n'est pas un sport juste.
Je pense que c'est tellement un bel apprentissage de vie parce que la vie, ce n'est pas juste.
Quand tu es un joueur de foot universitaire, tu sois très compétitionné, tu comprends que ce n'est pas un sport juste. Fais quelque chose de différent des autres. Fais-toi remarquer. Trouve une façon qu'on te voit.
Des fois, ça peut être aussi niaiseux sur des drills de special teams. Tu es un joueur défensif qui est pris dans une chaise de second rôle parce que, comme je t'ai dit, tu n'as pas le «luck C'est le temps de faire les joueurs douce-douce, ça ne vient pas de ton côté.» Tu n'as pas ça. Mais c'est le Special Teams drill, c'est le Demon. T'es Special Teams Demon, t'es à l'avant de tout le monde, t'es intense. Le Special Teams coordinateur, il te voit et il te dit «ce gars-là, il doit se dresser». Là, il se dresse et c'est dingue. Puis là, c'est quelqu'un qui fait un gros jeu. Puis là, tout d'un coup, le DC le remarque. «Ce gars-là a sauté quelqu'un, allons lui donner un coup sur un backhug.» Et tout d'un coup, le gars, il se charge sur un backhug et il joue en défensive. Fait que de ne pas avoir peur d'être bold, de ne pas avoir peur de la compétition, de ne pas avoir peur de… de se faire remarquer et de faire de quoi de différent.
Ça serait peut-être le meilleur conseil que je peux donner.
[01:07:16] Speaker B: Très hôte. Ça fait énormément de sens. Je pense que plus on avance aussi dans le temps, je ne sais pas dans le sport, ça ressemble à quoi, mais ça n'a jamais été autant facile. Tantôt, on parlait de notre génération. Mais moi, je pense que ça n'a jamais autant été facile d'être pareil comme tout le monde.
Ça veut dire que moi, je pense que ça n'a jamais été autant facile de stand-out. La seule chose, par contre, c'est est-ce que tu es prêt à faire le step pour stand-out de tout le monde.
[01:07:47] Speaker A: Exact. Dans la vie de tous les jours, Dans la vie de tous les joueurs, c'est assez facile de décider d'avoir une couple de cheveux différentes ou un chandail différent, puis tu stands out. C'est vrai, ce n'est pas compliqué.
Au terrain de foot, tout le monde est pareil. Tout le monde a le même casque, les mêmes épaulettes, le même chandail.
À part le numéro, il n'y a pas rien de différent.
Comment tu stands out? Tu t'assures que le coach te voit, tu t'assures de faire une différence.
De facto, dans les périodes de compétition, ça n'arrive pas toujours. Dans un 12-12, offense-défense, dans un match préparatoire, ça n'arrive pas toujours.
Comment es-tu sûr que coach A, coach B, coach C ne te parlent pas?
Ça va peut-être passer par les teams, ça va peut-être passer par des meetings, ça va peut-être passer par des examens de pregame. Ça fait six semaines d'athlètes à 100% dans ton examen.
«The kid is doing something right. Let's give him a shot. Stand up. Prouve une façon de stand up.» Si
[01:08:51] Speaker B: on regarde par position, si on regarde D-line, linebacker, D-line, c'est quoi les choses que selon toi, elles sont peut-être moins travaillées, mais qui font vraiment la différence?
[01:09:04] Speaker A: Ben, tu sais, je pense que D-Line, l'une des choses que je trouve qui est vraiment importante, c'est le film story. Tu peux avoir le meilleur take-off sur la terre, tu peux avoir un arsenal de passes rush moves qui est incroyable.
Si tu t'es pas préparé contre le left tackle ou le right tackle que tu vas avoir cette semaine, it's irrelevant.
C'est comme lancer le jour d'or avec les yeux fermés.
Si tu travailles de beaux ailes, c'est pas parce que t'es bon, c'est parce que t'es chanceux. T'es capable de te préparer adéquatement. Souvent, la position de b-line, c'est une position d'engine, justement, de moteur, le gars qui poursuit, un peu ce que Mathieu disait.
Tu as du succès dans ça, mais tu pourrais être tellement meilleur si tu mettais de l'enfance sur les détails, sur quels mots utiliser à quel moment.
Ce gars-là, c'est quoi son pass 7?
Qu'est-ce qu'il te donne comme clé pour les snaps, ces choses-là? Je pense que cette position-là, c'est quelque chose qui est ultra overlooked.
À la position du secondaire, Le QI, c'est l'affaire de base. Tu es en train de comprendre ce qui se passe sur le terrain et de matcher le front-end et le back-end ensemble.
Souvent, je pense que c'est un topic qui est simple. C'est évident. Ce n'est pas quelque chose qui est overlooked.
Mais en même temps, c'est tellement important. C'est tellement important. C'est le corps de la défense. C'est le gros milieu.
C'est surtout au football canadien. Ce n'est pas une position où autant, je pense, de notoriété ou de glamour que dans l'NFL, tu vois dans l'NFL, dans le Ray Lewis pis le ci pis le ça. Tu regardes la Ligue canadienne, C'est tous les right-backers qui ont eu plus de love potentiel, c'est-à-dire le banlieu qu'on heurte, c'est-à-dire les deux dns qui passent rush, qui font des jeux. C'est tellement une position qui fait un lien entre le back-end et le front-end, que d'avoir des gars qui comprennent ce qui se passe sur le terrain, qui sont IQ dominant, qui voient les clubs avant qu'ils arrivent, qui communiquent bien, qui sont des bons leaders, ça a un avantage exceptionnel. Puis à BB, man, can you get off a block? Tu vas te ramasser dans une situation où il faut que tu te débarasses d'un bloc et que tu fasses un jeu open field tackle, que tu settes le hedge sur un bubble screen, que tu te fites un deep gap. On pense tout le temps à le gars, il peut jouer mental man, il a tous des bons skills. Il est incroyable, il a six picks cette année. Il a six picks, mais il n'est pas capable de fêter un gap en course, il n'est pas capable de fêter un bubble screen.
Ça va être un liabilité pour nous autres à un certain point. Est-ce qu'il est capable de plaquer? Est-ce qu'il est capable de se mettre le nez dans le trafic et pas juste d'être un joueur de flag football?
Même si c'est du football à trois essais et que ça lance majoritairement, il faut que tu sois capable de mettre le nez dans le trafic.
avec constance, pis ça te tente-tu? Vas-tu de reculons pis tu regardes à gauche ou... M'amener dans le trafic pour vrai. Pis dans tes années à Champlain, tu vas te rappeler facilement d'un gars comme Manuel Winnieman, que lui, il avait un fort froid aux yeux, y'en a... Y'a rien qui le dérangeait. On en a un pis un autre de même en ce moment dans notre échéquier avec des Chris Roy pis des Mathis pis l'autre.
Eux autres, ils ferment les yeux pis ils filent les gaps. Bam!
Quand t'as ces gars-là, ça fait une différence sur les jeux explosifs au sol, parce que tu vas peut-être donner 4-5, mais le jeu va se finir.
Quand t'as pas ce gars-là qui se met à venir dans le trafic, 4-5 peut facilement donner 25 puis 30 puis peut-être même 82.
Quand ça, ça arrive, comme coach, tu te dis «Ouais, c'est cool le flag football, les boys, puis le 7-on-7, mais… Je pense que c'est peut-être une caractéristique qui, encore une fois, sans dire qu'il overlook parce que c'est un des fondamentaux que je mentionnais, je» pense que ça reste peut-être pas la première caractéristique que tu regardes sur un mini qui est pourtant C'est tellement important.
[01:12:54] Speaker B: J'avoue qu'on parlait de stand-out, un débit physique, genre qui brasse le monde.
Ça, tu le remarques tout de suite. Tout de suite, tout de suite, tout de suite.
[01:13:06] Speaker A: Bien oui.
Aussitôt que tu joues catch technique, man, ou press à la ligne de médaille, pis les gars sortent de la ligne, tout le monde est comme «wow, c'est incroyable». C'est la stand-out pour tout le monde. Cette physicalité-là, on est capable de la voir quand c'est le temps de mettre l'œil dans le trafic.
Quand la balle avance, pis là c'est Martel Joseph, ou Dembélé, ou Angel Vidal, ou Jane Romo qu'il faut que tu frappes là, tu fermes-tu tes yeux ou tu y vas?
[01:13:31] Speaker B: Ouais c'est ça, exact.
[01:13:33] Speaker A: Je trouve que ça c'est une caractéristique qui est vraiment importante.
[01:13:36] Speaker B: J'ai envie de revenir sur le linebacker. Honnêtement, ça m'avait marqué.
Toutes les choses qu'un linebacker devait penser, voir, pre-snap, même pendant le jeu.
Moi, j'étais impressionné et je peux vraiment comprendre pourquoi Tu n'as pas le choix, quand tu es un linebacker, de juste comprendre ce qui se passe autour de toi et bien savoir communiquer.
Souvent, tu es le core de la défensive, veux-tu ou veux-tu pas.
[01:14:12] Speaker A: 100 %.
[01:14:13] Speaker B: Honnêtement, c'était vraiment impressionnant.
Je pense que c'est qu'il y a ce qui «make or break» souvent avec les joueurs. Tu sors du secondaire, tu arrives au cégep et tu remarques que c'est un autre game de jeu backer.
Si tu ne suis pas à la game, oublie ça.
Tu peux être tout.
L'art d'être compteur défensif, c'est quoi tes premiers points de départ? Quand tu te prépares pour un match chaque semaine, tantôt tu parlais qu'il y a aussi le fait de jouer le quatre équipes, cinq équipes l'année prochaine, mais tu ne joues pas beaucoup d'équipes, vous jouez deux fois, tu n'as pas le choix de te réinventer.
T'as pas cherché à te pousser le plus possible?
Tes schemes? Qu'est-ce que t'as envie de faire?
C'est quoi que tu te prépares? Comment tu te prépares à chaque semaine? Les joueurs te regardent, les stats, les situations, les jeux.
Comment est-ce qu'un BC se prépare chaque semaine?
[01:15:15] Speaker A: Les stats sur uSports.ca ou sur le site de la RECQ, je te le dis bien honnêtement, je pense que j'ai jamais regardé ça.
en dix ans de coaching. C'est complètement… Moi, ce que je veux savoir, c'est, alright, c'est quoi les personnels que tu utilises? Par personnel, c'est quoi les formations que tu utilises?
Puis ça, c'est la base. Est-ce qu'on est capable de s'aligner bien contre chaque formation?
Est-ce qu'on est capable de matcher le personnel? Si on matche le personnel, personnel 11 ou personnel 12 de l'équipe, est-ce qu'on est capable de rester en écho toute la journée?
C'est génial pour nous, mais si on perd ce match-up-là, comment on va gérer le personnel?
Puis après ça, comme je t'ai dit, les formations par personnel. Parce qu'on est garé de s'ennuyer contre chacune des formations, comme du monde, puis de ne pas donner de...
The easy access stuff.
Une fois que ça c'est fait, bien, down and distance, évidemment, les tendances de down and distance.
Après ça, on va regarder par field zones. Backed up, on a une tendance. Red zone, c'est green zone, red zone, goal line, on a des tendances.
Moi, je vise vraiment ça en cinq sections. Le milieu du terrain, c'est open field pour moi. Mais à partir du moment où tu tombes green zone, red zone, goal line, c'est trois sets de calls différents. Backed up, c'est un autre set de calls différents.
Ça, c'est des trucs qu'on regarde. C'est la dernière fois que je regarde.
Évidemment, les concepts de passe et les jeux au sol qui sont les plus déterminants, je pense que ça va s'en dire. Mais la dernière chose qu'on regarde fortement, c'est les match-ups sur le terrain.
Est-ce qu'il y a un joueur qu'on peut attaquer?
Est-ce qu'il y a un joueur qu'on doit absolument défendre?
Il y a dessus, je pense à 2023 à Champlain, Saint-Jean avec Nathan qui brûlait la ligue.
On ne jouera pas Nathan comme on joue n'importe qui d'autre. On va avoir un plan pour Nathan, tu comprends?
On arrive à l'universitaire, on joue des bons receveurs comme des Ligue des Cools, des Assane Dossault, des NBK à Montréal, ou les équipes qui jouaient contre nous, qui jouent Darius Simmons.
Ben là, Will Marchand à Sherbrooke en 2024, c'est quoi le plan pour eux autres? Comment qu'on joue ces gars-là? Comment qu'on enlève ces gars-là de l'équation? Comment qu'on se protège contre ces gars-là? Moi, c'est vraiment les choses que je vais regarder. Personnel formation pour savoir si on est capable de s'aligner et de matcher ça comme du monde. Alignment, c'est la première clé.
Après ça, les schémas par field zone, y'a-tu des trucs qu'on voit qu'on est capable de prendre un avantage dessus qu'il faut absolument défendre, fait que ça, ça va être assignment.
Puis après ça, bien, y'a-tu un joueur qu'il faut qu'on enlève, y'a-tu un match-up qu'on aime pas, y'a-tu un match-up qu'on aime. Puis s'il y a un match-up qu'on aime, bien, let's try to abuse it. S'il y a un match-up qu'on aime pas, bien, assurons-nous que c'est pas avec ce gars-là qui nous battent. S'il nous bat pas avec lui, bien, il va falloir qu'il nous batte avec autre chose, on va avoir fait notre job.
Je pense que globalement, pour moi, c'est les choses que je regarde le plus.
Je pense que globalement, on a eu des très bons looks de tout ça, on a fait des bons jobs à un moment, et c'est là-dessus qu'on continue à bâtir, ce qui est vraiment important pour moi d'enlever à chaque semaine.
[01:18:31] Speaker B: Intéressant.
Très... Je ne m'attendais pas à ça.
Encore une fois, la job de coach de football, c'est quelque chose. Sérieusement, c'est…
[01:18:50] Speaker A: C'est une vraie job.
[01:18:51] Speaker B: Exact. 100 %. Je suis tombé en finissant sur une étude de Harvard Sports Analysis qui analysait les saisons de 2002 à 2013.
Ils ont analysé… En fait, ils ont trouvé que si une équipe qui crée juste un turnover contre l'adversaire, il y avait 69 plus de chances de gagner le match.
Puis si, mettons, il y avait un différentiel de plus 2, bien là, ça montait à 80 %, puis plus 3, 91 %. Tantôt, tu me disais, est-ce qu'on est capable d'aller créer des turnovers? Ça fait la différence d'avoir l'équipe qui fait des turnovers, qui crée des turnovers, c'est l'équipe qui a le plus de chances de gagner le match. Maintenant, dans un football à quatre essais, à trois essais, c'est quoi ton approche défensive? Comment tu vas coller les jeux pour justement essayer d'aller créer ces turnovers-là?
[01:19:54] Speaker A: Si on parle juste de turnover, je ne suis pas un «believer» d'essayer de créer des turnovers schématiquement.
Il y a quelque chose que je dis souvent, quand on est en mène, on cherche un lien complet.
Quand on est en zone, on cherche à faire un jeu sur la barre.
Mais la majorité des piques, ce n'est pas un beau jeu défensif. La majorité des piques, c'est une erreur du carreur.
Il n'y a pas Hawker aussi qui va te dire «Ben oui, on a dessiné ce jeu-là pour qu'on lance un pick.» Ils ont tout le temps une progression pour compléter la boule. C'est quand même leur job. «It is what it is.» Mais après ça, est-ce que tu es capable de jouer le jeune qui joue carrière? Lui, tu es capable de «mix his eyes up» et de le faire faire une mauvaise décision. Souvent, c'est le même qui va arriver des interceptions. Je ne calerai jamais un jeu pour créer un turnover.
Ceci étant dit, on va caler des jeux pour créer du havoc.
qui, ensuite, perdent leur turnover.
Quand on parle d'approche au turnover, on suit une approche qui a été mise en place par les Regina Rams. Khaled Hicks, qui était notre D-line coach les deux dernières années, est allé au U-Sports Clinic rencontrer Sheldon Gray, qui est d'ici des Regina Rams, qui ont parlé justement. Et eux, ils ont vraiment rentré une méthodologie pour créer des turnovers, où ça se passe sur trois facettes. Ça se passe sur trois facettes, donc ils ont des teaching periods pour les turnovers.
Après ça, ils vont grader les pratiques pour les turnovers avec un seuil de réussite minimal.
Puis après ça, ils vont grader ça en match aussi, les opportunités de créer des turnovers.
Donc eux, ils ne regardent même pas le résultat, c'est-à-dire que t'as créé un turnover ou pas, ils n'en ont rien à vendre. Ce qu'ils regardent, c'est l'utilisation des techniques pour essayer de créer un turnover.
C'est quelque chose qu'on a rentré ici.
Maintenant, nous autres, à chaque snap, on grade s'il y a eu, oui ou non, une opportunité de créer un turnover.
Est-ce qu'on a utilisé une technique appropriée pour possiblement créer ce turnover-là?
Notre objectif, c'est d'avoir X nombre de pourcentages par période.
Si on n'a pas X nombre de pourcentages par période, il y a une conséquence qui s'ensuit. On veut s'assurer que les gars sont «brainwashed », je dirais, que c'est second nature.
On le pratique en pré-practice.
Et après ça, dans chaque période de blues, dans chaque période de shell, on veut voir X nombre de jeux sur un total de jeux où on va utiliser ces techniques-là.
Fait qu'on promouvoit ça à travers le groupe à chaque période compétitive qu'on a dans la vie. Puis tu vois, c'est arrivé une fois seulement en deux ans, On a réussi à avoir les deux pratiques de la semaine, ou les trois pratiques de la semaine à frapper notre quotient d'efficacité.
Cette semaine-là, on a créé quatre turnovers dans la première mi-temps.
[01:22:59] Speaker B: Oh my God.
[01:23:01] Speaker A: Intact, direct sur le résultat.
du match.
C'est ce que Sheldon Gray proposait dans sa présentation avec les Rams.
J'ai envie de te dire que pour nous autres, ça a marché en 2024, cette instance-là. Comme je te disais, Antoine, en 2025, on a été premier pour les turnovers une grande partie de la saison. Je pense qu'on finit dans le top six. On est sixième au Canada en fin d'année.
On a continué à faire ça et ça a eu un impact direct sur les résultats.
Après ça, nous autres, ce qu'on fait aussi, c'est qu'on calcule les Havoc Plays.
Les Havoc Plays, c'est une statistique qui est utilisée dans la NCAA, qui calcule essentiellement tous les jeux négatifs offensifs créés par la défensive.
Un sac du corps, un TFL, un pass break-up, un turnover, mais aussi un pressure sur le kayak qui force un incomplet. Ça aussi, c'est un have-a-play, même si ça n'a pas de stats en bowling.
On a un seuil de réussite par match qu'on veut atteindre.
Quand on coach, quand on call, on va bien planer pour aller chercher ces have-a-plays-là. Donc, de semaine en semaine, le plan va être différent. Le plan contre Sherbrooke, contre les Havoc Plays, contre Montréal, contre Laval, contre Concordia, contre Bishop ne sera pas le même. Parce qu'ils ont tous des systèmes offensifs différents.
Mais selon ce qu'ils nous donnent, on va essayer de rentrer peut-être 2-3 curveballs qu'on pense qui peuvent aller nous chercher ces Havoc Plays-là.
Et on considère que ces Havoc Plays-là vont nous permettre potentiellement d'augmenter nos chances de créer des turnover.
Si on se rend en arrière pour tirer un sac et que le ballon est à sa petite croche et qu'il lance un pic, on va augmenter nos chances de gagner le match avec les turnovers, on va augmenter nos havoc plays, et c'est plus comme ça qu'on va gameplanner. Je ne crois pas à gameplanner pour tirer un fumble, je ne crois pas à gameplanner pour un pic.
Je ne dis pas que c'est impossible. C'est flip a coin, il ne faut pas que tu te trompes.
Mais est-ce qu'on peut manipuler les yeux du carrière? Est-ce qu'on peut attaquer une protection qui va nous permettre de créer un have a play?
Bien, if it's a turnover, great on us. C'est juste mieux. Nous autres, c'est plus dans cette façon-là.
Je reviens à ça, mais c'est un peu plus dans le processus qu'on va créer les turnovers. On va le pratiquer, on va le travailler, on va en parler, on va mettre de l'enfance là-dessus, on va game-planner pour trouver des situations où on peut créer des have-a-plays, and you know what?
ça va devenir une bataille de retour positif.
C'est comme ça qu'on voit. C'est tout beau sur papier quand je te l'explique de même, la réalité c'est qu'il faut encore que tu comptes un contre un, il faut que tu ailles au terrain pour le faire.
Il y a bien d'autres facteurs qui rentrent en ligne de compte, mais c'est la méthodologie qu'on a décidé d'adopter quand je suis arrivé en 2024, qu'on garde depuis ce temps-là.
et forcer d'admettre qu'on a doublé notre sac total en un an, et qu'on est tombé, comme je l'ai dit, first in turnover pour la grande majorité de la saison pour faire notre sixième, comme je l'ai dit, au Canada, la méthodologie fonctionne. Est-ce que c'est parfait? Non.
Mais pour une équipe avec 24 refus par match, on s'en va dans la bonne direction.
[01:26:16] Speaker B: Exact.
J'aime ça, c'est de rendre conscient les gars de la création de Turnover.
[01:26:25] Speaker A: Ouais.
C'est drôle, tu sais.
Je t'ai dit, j'ai deux enfants maintenant, tu sais, pis je faisais la même chose avec ma fille, tu sais. La rendre consciente de prendre les bonnes décisions dans le casque qu'elle mange, de prendre les bonnes décisions quand c'est temps d'aller faire dodo pour faire ses devoirs, moi. Je veux dire, coacher, c'est ça, tu sais.
C'est essayer d'ouvrir l'horizon de nos joueurs à différentes possibilités.
Pis, tu sais, Ça, c'est une façon de le faire pour les turnovers, pour les half-a-plays, pour créer des game-changing plays.
[01:26:56] Speaker B: Écoute, tout le monde, c'était le podcast Game On, notre invité, Coach Max.
Merci, man.
Ça me fait extrêmement plaisir. Merci à tous d'avoir pris le moment de partager ça aujourd'hui.
Toujours un plaisir de jaser avec toi, Max.
[01:27:17] Speaker A: Pareil pour toi, man.