Ép.53 | Marc-Olivier Dubé - La nouvelle ère des Diablos

April 09, 2026 01:59:31
Ép.53 | Marc-Olivier Dubé - La nouvelle ère des Diablos
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[00:00:00] Speaker A: Je pense qu'il y a une différence entre «committed» et «dedicated». Quand t'es «committed », tu fais tout ce qu'on te demande. Puis quand t'es «dedicated », tu fais l'extra. Développe-toi comme athlète, là, puis on va te coacher. [00:00:10] Speaker B: Marc-Olivier Dubé, t'es coach en chef des Diablos du Ségep de Trois-Rivières. [00:00:14] Speaker A: Cette année-là, je m'occupais du field goal. Fait que là, on avait notre kicker qui revenait. Lui avait été drafté par Calgary. Il fait comme un bon trois semaines avec eux autres. Je pense qu'ils l'ont gardé depuis le début de la saison, puis un moment donné, ils l'ont coupé, puis ils l'ont ramené. Premier field goal, bloc. Deuxième P.A.T. qu'on fait, Là le kicker il se dit, ben je vais attendre qu'il pinne avant d'y aller. Time of operation est trop long, bloc. Puis là on est 0 en 2. Après ça on essaie un field goal, wide left, 0 en 4. Zéro en cinq. Finalement, le sixième field goal slash P.A.T. qu'on a fait. [00:00:44] Speaker B: Le 6 janvier dernier, tu deviens le tout nouveau entraîneur chef des Diablos d'Égypte de Trois-Rivières. [00:00:51] Speaker A: Fin novembre, là, Coach Frank annonce qu'il quitte le programme. Fait que là, j'ai appliqué sur le processus. Le processus était un petit peu plus long que prévu que je pensais. Moi, je me suis dit, ça fait longtemps sûrement que je n'ai pas été pris en entrevue ou peu importe. J'étais un peu déçu de ça, mais finalement, le 19 décembre, qui est un vendredi, je reçois l'appel. Entrevue, le lundi, le 22, je fais un open dans la Trois-Rivières. Puis là, je suis content d'être un head coach. Je peux coacher plus que juste les 18 aulangues que j'avais. Je pense que la raison pourquoi je coach, c'est que quand tu es entre les lignes blanches pour une pratique ou une game, il n'y a pas rien qui se passe. Tu peux avoir, ça peut être de la marre dans la maison, une guerre dans le monde, bris du gaz, peu importe. Quand tu es entre les lignes blanches, il y a juste ça. [00:01:37] Speaker B: Bonjour tout le monde, bienvenue sur Le Game On, je suis votre host, William Rochefort, et aujourd'hui, j'ai la chance de recevoir avec moi un tout nouveau coach en chef. Marco, des Diablos de Trois-Rivières, merci de t'avoir déplacé en studio. C'est vraiment gentil que tu ailles faire la route pour venir représenter le Cégep. Je suis excité qu'on parle aujourd'hui. Nouvelle job de coach pour toi. C'est un grand rôle que tu reprends. J'ai hâte qu'on en parle. Diablos, un cégep qui a une histoire du moins assez exceptionnelle. Un des plus vieux cégeps avec un programme de football. Donc, j'ai hâte qu'on en discute. [00:02:18] Speaker A: Ouais, moi aussi. [00:02:18] Speaker B: Un petit mot avant de commencer. [00:02:20] Speaker A: Bien, merci de me recevoir. Merci de donner l'opportunité de parler du programme comme ça. Parler un peu de comment on veut faire les choses, ce qu'on veut s'en aller. Puis, comme tu as dit, c'est vraiment un vrai, un beau défi. Puis, je suis vraiment choyé. Je suis vraiment choyé de faire partie de ça. [00:02:32] Speaker B: Ça me fait extrêmement plaisir. Je suppose que tu connais la formule. Chaque personne qui vient sur mon podcast a le droit à une introduction. Donc, Marco, voici ton intro. Marc-Olivier Dubé, t'es coach en chef des Diablos du Cégep de Trois-Rivières. Comme joueur, tu évolues avec le Phoenix de la polyvalente Nicola Gattino. Tu vas remporter le titre de MVP avec l'équipe. Au collégial, tu choisis les Griffons du cégep de l'Outaouais. Et à l'université, tu rejoins les Lions de York University dans la ligue universitaire d'Ontario. Très tôt dans ta carrière, tu t'impliques dans le coaching. En 2009, tu commences comme entraîneur bénévole au niveau secondaire. De 2015 à 2017, tu deviens l'entraîneur chef des Phénix de Nicolas Gatineau. En 2016, tu entres dans les réseaux collégiales comme entraîneur des demi-défensifs et commenteur adjoint chez les Griffons du cégep de l'Outaouais. 2017 et 2018, tu t'en vas en Beauce, complètement de l'autre côté du Québec comme compteur défensif. Après tes années collégiales pour 7 saisons, tu rejoins les GGs de l'Université d'Ottawa, avec lesquels tu vas avoir plusieurs rôles assez importants. Finalement, le 6 janvier dernier, tu deviens l'entraîneur-chef des Diablos d'Égypte de Trois-Rivières en Division 2. Marc-Olivier, bienvenue sur Le Game On. C'est un plaisir de t'avoir aujourd'hui. [00:04:03] Speaker A: Merci beaucoup. [00:04:04] Speaker B: Pour les gens qui vont apprendre à te découvrir aujourd'hui, j'ai envie qu'on entre un peu dans ton passé. Comment est-ce que le football est arrivé dans ta vie pour toi, Marco? [00:04:14] Speaker A: Oui, mais dans le fond, funny enough, moi je viens de famille pas de foot 0-0-0. Pas en tout. Pas en tout. Ma mère, elle vient de Rouen-Noranda. Mon père, il vient de Trois-Rivières, dans la région de Trois-Rives. Moi, ça a été l'hockey tout le temps, et ainsi de suite. Puis un moment donné, un de mes coéquipiers d'hockey, quand j'étais en sixième année, il dit «il y a un nouveau club à Gatineau, football civil, ça te tente-tu de t'inscrire?» Les Vikings de Gatineau qui roulent depuis des années. Fait que je suis comme, ok, let's go, on embarque là-dedans. Ma mère, elle sait pas trop quoi. Mon père sait pas trop quoi. Fait que ça, c'est en sixième année. Fait que j'ai commencé à jouer au foot avec les Vikings de Gatineau en sixième année. À mon secondaire, je m'en vais à Nicolas Gatineau. Fait que j'ai joué Benjamin et dans le temps, il n'y avait pas de règle que tu ne pouvais pas faire les deux saisons en même temps. Fait que pour ma première année de foot, j'ai fait deux saisons en même temps. Fait que je commence, on joue Benjamin. Secondaire 2, on joue Benjamin. Puis là, j'ai arrêté de jouer avec les Vikings parce que je suis plus facile avec l'école, les pratiques et tout de suite. Mais je joue quand même au hockey en même temps. Puis en secondaire 3, je tombe medjet au hockey. J'étais correct au hockey, je n'étais pas gardien, je n'étais pas All-Star, mais là on joue dans le plus haut niveau de la région, les loups des collines pour ceux qui connaissent un peu. C'est du medjet 2C, puis là on se promène partout en banlieue de Gatineau pour des pratiques toutes. J'ai mes trois pratiques de foot, j'ai mes trois pratiques de hockey, plus les matchs à la fin de semaine, plus ci, plus ça. Fait que là, ma mère, elle dit «Ben là, mon grand, il faut que tu fasses un choix. Foutre ou hockey. Je ne sais pas trop, je vais prendre le foot.» Mais elle me dit, funny enough, après 15-16 ans de tout ça, de Noël passé ou de Noël d'avant, qu'il a fallu qu'elle fasse un deuil. que j'arrête de jouer au hockey. Elle ne me l'avait jamais dit avant. J'ai trouvé ça cute et regarde d'où je suis là-dedans. En partie de secondaire 4, j'ai tout le temps été dans le football, m'impliquer le plus possible, jouer juvénile. Dans le temps, Nicolas Gatineau, c'est pas ce que c'est rendu en ce moment. En ce moment, c'est vraiment un beau programme au Québec. Avant, on était 35 joueurs juvéniles, c'était du football à 12 à cause qu'il y avait moins de règles et ainsi de suite. Puis là, cadet, mais il n'y avait pas de coach et on partit un club cadet. Puis moi, j'étais juvénile, je jouais juvénile et je coachais cadet en même temps. Fait que j'ai fait ça pendant deux ans. Puis après ça, je me suis rendu... Quand j'étais en secondaire 4, j'ai commencé à me faire parler un petit peu. Puis, une des équipes qui me parlait, c'était les Diablos, avec Kofi Kroto dans le temps. Parce que mon grand-père, il restait encore dans la région, puis ainsi de suite. Fait qu'en secondaire 4, c'était contre les règles, mais en secondaire 4, j'avais été offert le camp de printemps là-bas. Puis, dans le fond, moi je voulais aller là-bas et ainsi de suite. Puis quand on est arrivé à mon année de secondaire 5, il y a eu un nouvel entraîneur en chef, Denis Piché, au Cégep de l'Outaouais. On s'est rencontré, puis finalement j'ai décidé de rester en Outaouais. Fait que j'ai joué toute ma carrière secondaire. Ben secondaire, tout le monde joue un peu partout, mais j'étais safety DB pour montant au Griffon. Puis à ma dernière année, Ils m'ont bougé comme linebacker parce qu'on avait vraiment un stud safety qui se tenait du secondaire. Fait que dans le fond, ils m'ont bougé comme linebacker. Puis cette année-là, on était 7 linebackers, puis il y en a 6 qui ont joué au sport, puis il y en a 3 qui ont été All-Canadiens. [00:07:33] Speaker B: Oh my god! [00:07:34] Speaker A: Fait que, j'étais pas partant. J'étais pas partant dans la troisième année du cégep. Puis dans le fond, j'étais partant mes deux premières années, mais pas ma troisième année avec le changement de position. Puis là, si pas des années qu'on a à... à remplacer ou ainsi de suite, mais je n'étais pas fier nécessairement de moi, de la personne que j'étais lors de mes trois années au cégep. Le cégep, à force d'avoir travaillé dans le cégep longtemps, c'est une boîte à maturation sur plein de choses. Il y a énormément de choses qui se passent dans la tête d'un jeune homme de 16 à 20, 21 ans. Puis moi, j'étais un petit peu caught up dans tout ça. L'école, ça n'allait pas bien, le foot, tu apprends, tu fais des erreurs, tu coules des côtes. Il y a beaucoup de choses qui se passent, puis je pense que j'avais besoin d'un petit changement d'air. Puis il y avait un ami de la famille que je coachais avec, à Nicole Gatineau, puis au Viking. Il m'a dit «Ben regarde, moi je suis allé à l'université York à Toronto, il y a un campus francophone, envoie un e-mail au coach et bien c'est tout. Envoie un e-mail au coach, je fais un tape, boom, pis j'avais pas eu beaucoup de temps de jeu sauf ses unités spéciales ma troisième année. Fait que j'ai pris un peu de ce tape-là, pris du tape de ma deuxième année, puis j'ai envoyé ça. Il me rappelle «Ah oui, on veut te faire venir, c'est une visite, tout.» Fait que je me repasse là-bas, mais encore une fois, académiquement c'est relativement difficile parce que j'avais pas mon deck. Fait qu'il a fallu que je me donne vraiment à ma dernière session d'hiver pour pouvoir rentrer à l'université là-bas. Fait que c'est ça, quand je suis arrivé là-bas, avec nos cours d'anglais au cégep, on pense qu'on est bilingue. Fait que la première journée que j'arrive là, ma mère elle me drop pour le camp d'entraînement, puis elle dit «Arrange-toi pour ton souper », les repas que tu as fournis pendant le camp, «Arrange-toi pour ton souper tout », je ne me convainquais pas trop, je m'en vais au subway pour regarder comment est mon sandwich. Fait qu'il y avait bien des décendants. Fait que c'est drôle parce que j'ai encore des amis avec qui j'ai joué avec à York. Eux autres, ils ont dit ça prend un bon trois semaines avant de commencer à comprendre ce que tu disais, les termes. Fait que là, dans les premiers meetings au début, j'écrivais mes questions puis là j'allais voir le coach qui était Warren Craney qui avait coaché à Concordia. Fait qu'au moins il était à l'aise avec les francophones. Fait que là, j'allais voir mes questions après le meeting. Ok, ça, qu'est-ce que ça veut dire ça? C'est quoi que ça parle? J'ai jamais été un très grand athlète. J'étais le genre de gars qu'il fallait travailler tout le temps deux fois plus fort, faire deux fois plus de sacrifices que tout le monde pour être «average». Je dis que j'ai «overachieved» en jouant à l'université. La seule raison pourquoi je voulais jouer à l'université, c'est que je voulais coacher plus tard. C'était vraiment ça mon but, d'avoir U-Sport à côté de mon nom, pour après ça je peux commencer, puis check, au moins j'ai joué à l'uni, fait que c'est stupide là, il y a des gars qui n'ont pas joué à l'université, il y des a gars qui n'ont pas joué au cégep, puis ils sont mille fois des meilleurs coachs que moi je suis. Mais, tu sais, des fois pour la perception des gens, pour le recrutement, pour X, Y, Z, juste avoir un université à cause de ton nom, ça peut changer de quoi. Fait que je m'en vais là, pas nécessairement d'attente. Pis ça donne que j'étais deuxième Will Linebacker cette année-là. Pis le premier Will Linebacker, il arrive en retard au walkthrough avant la première game. C'est moi qui start contre Ottawa à Ottawa. Fait que c'est comme revenir chez nous, pis on a mangé une volée. Parce que ces années-là, on mangeait tout le temps des volées. Mais ça a été vraiment une belle expérience. J'ai joué ma première année. J'ai starté quelques games, j'ai joué sur les teams, dans la rotation, peu importe. Fin de ma première année, je me blesse à l'épaule. Fait que je retourne pour ma deuxième année, puis ça marche plus ou moins. Fait que je suis comme, de toute façon, j'ai tout le temps voulu coacher. Fait que boom, let's go, j'embarque là-dedans. Puis, j'ai été assez chanceux qu'Yann-Nicolas Gatineau, il était après qui nippait le programme un peu, ouvre le sport-études. Bien, moi, j'avais dans le fond une job étudiante que je travaillais au sport-études. Dans le jour, je coachais l'équipe juvénile. Puis je finissais mon bac en même temps, à temps partiel. Puis là, quelques temps après, il y a eu le poste d'étudiant qui s'est ouvert au Griffon. Fait que pendant deux ans, j'ai coaché secondaire et cégep, les deux en même temps, plus qu'à l'alumni. C'est pas assez qu'il fasse la transition entre le joueur et le coach. Même quand je jouais au cégep ou à l'université, je revenais en Ottawa pour coacher sélection Ottawa. qui est la Coupe Spalding, ou peu importe, il n'y a plus Astor, mais il y a le Nike Bowl, la Coupe Spalding, toutes ces choses-là. Je revenais avec les écoles secondaires, donc des fois, je travaillais dans un resto-bar à Toronto, mon shift finissait à 2h dans la nuit, je partais à 2h pour m'emmener à Gatineau parce que les Griffons jouaient une game de play-off à 1h, puis je venais aider, je me rendais, je dormais 2-3h chez nous, puis après ça, je repartais, j'allais coacher. J'ai tout le temps adoré le coaching parce que Vu que j'étais limité comme joueur, je pense que j'avais une bonne connaissance de la game. Puis coach, on peut être gros, bedonnant, grand, petit, peu importe. C'est tout entre les deux oreilles. C'est tout ce que tu connais et comment tu l'enseignes. C'est vraiment ça que j'aimais du coaching. Ça m'a rendu vraiment un meilleur joueur de coacher en même temps que de jouer. C'est pour ça qu'à toutes les fois que j'ai des joueurs qui viennent me voir, je vais aller m'impliquer avec le primeur, je vais aller m'impliquer ici, ça, go. Allez-y, d'un, ça donne du coaching de qualité aux plus jeunes, mais en même temps, Tu sais, quand t'expliques les choses, quand t'es capable de verbaliser ce que tu connais, ben, c'est plus facile pour toi, après, de t'en rendre compte de comment ça fonctionne. [00:12:49] Speaker B: Ils disent qu'on retient 90% mieux quand tu te mets la calotte du professeur. Tu te mets la calotte de l'entraîneur. Fait que c'est sûr que t'as un avantage à aller coacher, puis à aller aider, puis ça donne des expériences, ça donne... Folle histoire, man. Sérieusement, t'as un... C'est comme quoi chaque personne a une histoire à raconter. J'ai envie de revenir au... Au moment que tu as décidé de choisir le foot au lieu du hockey, ça avait l'air si simple. Pourquoi le foot? [00:13:26] Speaker A: L'amour pour la game, camaraderie. Au hockey, la région des collines où je jouais, c'était un gros territoire. Tu pouvais, entre deux maisons, avoir 50 kilomètres et que le monde se rejoigne à l'aréna. Tu sais, le hockey, t'arrives là, tu changes dans la chambre une demi-heure avant, tu pratiques, quinze minutes après, boum, t'es parti. Tandis que le foot, à l'école, ben, tu vois un gars dans... tu vois un gars à la cafétéria, un petit fist bump, tu vois un... tu sais, fait que c'était vraiment l'aspect de camaraderie. Moi, au hockey, j'étais goaler. Fait que t'sais, les aspects jeux, puis powerplay, puis des affaires de même, ça m'intéressait plus ou moins. Tandis qu'au foot, ben c'est toute la stratégie, t'sais. Puis je me rappelle, quand j'étais juvénile, puis je coachais cadets, puis là t'sais t'as trois coachs, fait que t'es coordonnateur, puis whatever, t'sais, tu commences de même. J'avais mon p'tit calepin, je dessinais des jeux, puis blablabla, puis t'sais, j'aimais mieux jouer à Madden que jouer à NHL. Fait que pour moi, c'était plus, je chantais que j'avais plus de la chance de percer dans le football. qu'au hockey. Parce que dans la structure, mettons, à Ottawa, oui, t'as le média 3A, puis après ça descend, mais si t'es pas dans la structure du sport-études de hockey, c'est très dur de percer de l'extérieur. Puis moi, au hockey, j'étais correct. J'en ressens plus. Fait que je trouvais qu'il y avait beaucoup plus d'avenir pour moi dans ça. Puis là, ça me permet de gagner ma vie, mais... Ouais, c'est pas mal comme ça que la décision a été prise de juste focusser 100% sur le football, mais je suis quand même extrêmement reconnaissant que mes parents m'ont permis de faire plusieurs sports. Parce que je jouais safety, mettons, surtout au secondaire. Puis quand t'es safety, tout s'en vient vers toi. Puis quand t'es gardien de but au hockey, tout s'en vient vers toi. Fait qu'il y a d'énormes parallèles à faire entre plusieurs sports. Fait que c'est pour ça que, tu sais, je pense que le multisport, puis l'on pourrait en parler pendant 4 heures de temps, mais je pense que le multisport, Tout le monde est d'accord avec ça. Il n'y a pas personne qui dit non, c'est de la merde, on ne touche pas à ça. Mais c'est qu'est-ce que tu fais pour les étudiants athlètes, pour qu'ils se permettent de se développer dans d'autres sports. Puis à Star, tous les corps arrière, OK, puis on a recruté une couple cette année, tous les corps arrière, tous des joueurs de baseball. Tout le monde lance de la même à Star. En même temps, c'est de prendre ton expérience et d'amener ça au football par la suite. Il y a un des gars qu'on a recruté, c'est un athlète de haut niveau en ski alpin. Puis c'est drôle, j'en avais un autre aussi au GG's, qui est finalement à l'université de Montréal, mais lui aussi, il faisait du ski de haut niveau. Fait que tu le sais que ce gars-là, il a une bonne flexion au niveau des articulations du bas du corps. Il changeait en direction équivocale, il plantait son pied dans le sol, puis il tournait, puis ainsi de suite. Il y a plein de parallèles à faire. Là, oui, c'est un nouveau programme au Diablos, on essaie d'amener des choses, mais éventuellement, je vais vouloir que mes O-Line et mes D-Line, ils jouent au squash et ils jouent au badminton. Pourquoi? Parce que c'est trois petits pas par en avant, faut tirer à square, trois petits pas par en arrière, mais c'est quasiment le même footwork. Il y a tellement, puis tu apprends des techniques, des habiletés, pas dans un contexte football. Ça fait que c'est mon petit segment multisport que c'est extrêmement important pour les jeunes. Puis tu sais, à Star, c'est difficile parce que, tu sais, mettons juste le foot, ben là, tu fais ta saison, puis après ça, t'as un break de trois mois, puis là, après ça, ben, les pratiques d'hiver, puis les trainings d'hiver. Puis là, l'été, ah ben là, tel coach fait un camp, ah ben j'y vais, là, Team Québec, puis là, tel autre. Tu sais, fait qu'on parle beaucoup du hockey, mais c'est le même pour tous les sports aussi, là, à Star, la sur-spécialisation très tôt, mais ça fait que, mais là, ah ben, mon ami il fait ce camp-là, moi aussi je veux le faire, puis mon ami il fait ce camp-là, mais comme, surtout le football, que c'est un développement tardif, il y a tellement d'exemples de gars qui ont commencé secondaire 5 au cégep, puis ils sont rendus pros, que développe-toi comme athlète, là, puis on va te coacher. Tu sais, c'est vraiment ça, là. Parce que quelqu'un qui est moins athlétique, c'est vraiment plus difficile à coacher, ou aller chercher le maximum, que quelqu'un qui est athlète, puis tu as juste besoin de lui montrer comment jouer au foot. [00:17:37] Speaker B: Je suis d'accord avec ça. Je ne sais plus qu'est-ce que j'écoutais, mais il me semble que c'est un podcast de hockey. Puis il disait que la NHL avait sorti une stat comme quoi il disait que comme 80% des athlètes dans la NHL faisaient plus d'un sport que le hockey. avant genre 18 ans, quelque chose comme ça. Le fait de pratiquer d'autres sports, c'est sûr que ça peut juste être bon. Puis l'avantage qu'on a aussi du foot, c'est que... On est littéralement le sport par excellence de on pratique plus qu'on joue. Pendant neuf mois, on se prépare pour huit games. Puis si tu te rends jusqu'au bout, t'es quoi? T'es à 13, mettons? 14 games, max, max, max. Fait que c'est sûr que quand t'es jeune, c'est sûr que c'est bon. C'est sûr que c'est bon. Moi, je peux parler pour moi. Moi, j'ai été énormément chanceux. J'ai joué 12 ans au foot. J'ai commencé à 8 ans, j'ai arrêté à 20 ans. J'ai jamais, jamais eu de blessure majeure de toute ma vie. Jamais. J'ai peut-être eu une ou deux commos que, mettons, que je sais que j'ai eu une commo, mettons. Mais il y a une chose, par contre, que mes parents me faisaient faire. Moi, mes parents faisaient beaucoup de crossfit. Ce que je faisais, c'est que j'allais m'entraîner avec eux. Puis j'avais 10, 12, 13 ans quand j'allais avec eux. Mais... je faisais les mêmes trainings qu'eux autres faisaient. Fait qu'il n'y a pas d'âge de s'entraîner puis de faire autre chose. Puis moi j'adorais aller là, ça me faisait bouger. Fait que j'étais jeune, je m'entraînais. Puis je suis sûr que le fait d'avoir commencé jeune à m'entraîner, puis tu ne veux pas le crossfit, c'est un autre style de sport, une autre façon de bouger. Bien, je suis sûr 100% que ça m'a aidé à me préparer pour ma préparation physique. Ou quand j'arrive aux saisons, il y a certains mouvements que peut-être des fois j'aurais eu mal aux genoux, mais là tu vois, bien, parce que je me suis entraîné jeune, tout ça, ça l'a aidé. [00:19:39] Speaker A: 100%. Je pense que des fois, comme je dis, tout le monde a de l'ouverture là-dedans, mais des fois, un coach de basket ne veut pas qu'il joue au foot parce qu'il ne veut pas se blesser. Ou un coach de hockey. Il y en a dans les programmes que si tu joues au hockey, tu ne peux pas faire un autre sport parce que sinon, on va te remplacer. Des fois, la raison pourquoi on coach, Tu sais, maintenant, je te dirais jusqu'à l'uni. La raison pourquoi qu'on coach de cégep à entours jusqu'à mag ou hockey ou pop corner ou les mini foot ou peu importe, c'est pour développer des athlètes et te donner la meilleure expérience possible, pour te donner l'amour du sport et le goût de bouger. C'est pour ça qu'on coach. Fait que, tu sais, là, tu mets un athlète dans un bind de «OK, bien, il faut que tu fasses un choix à... T'sais, t'as l'âge secondaire 2, secondaire 1, ben si tu veux être bon au hockey, c'est facile de frapper sur la tête du hockey, c'est pas ça que je dis pas en tout, mais t'sais dans les sports que... Fait qu'il faut vraiment que ça soit une vision école, pis t'sais tu parlais des gars de la NHL, là c'est drôle, y'a beaucoup plus de gars qui viennent de la NCA, pourquoi? Parce que high school souvent, ben ils font 2-3 sports, parce que l'école se parle que la saison de foot c'est de temps en temps, la saison de basket c'est de temps en temps, pis oui si ta saison de basket commence pis t'es en playoff au foot, ben finis tes playoff de foot, Puis, après ça, je vois le basket. Puis si ton camp de printemps, il est en même temps que le camp de printemps de foot, il est en même temps que le player de basket, finis ton basket puis va jouer au foot après. Puis les pays européens, ils l'ont compris en masse, puis en masse de podcasts, puis de monde là-dessus pour justement dire «Hey, faites bouger les gars». Puis après ça, les gars, les athlètes, les jeunes filles aussi. Puis après ça, spécialisez-vous par la suite. [00:21:16] Speaker B: Puis aussi, ils ont tellement agrandi tous les sports, les bassins de sports. En Europe, mettons, là, on parle du hockey, mais ils ont des ligues professionnelles dans littéralement tous les sports. Bon, ce n'est peut-être pas les meilleures, mais les jeunes, peu importe le sport qu'ils font, savent au moins où est-ce qu'ils peuvent aller à un niveau plus haut. Mais je trouve ça hyper intéressant le point que tu as amené ça, en fait, le côté du multisport. Puis moi, je pense que On est qui pour dire à un jeune de secondaire 5 qu'il ne devrait pas jouer au foot en même temps que jouer au hockey ou en même temps que jouer au basket? Man, dans ce secondaire 5. Moi, en ce moment, j'ai 23 ans. Et honnêtement, quand je réalise à quel point, quand j'étais au secondaire, je me mettais trop de barrières pour rien. C'est comme, on est qui pour dire ça? Je pense qu'on devrait laisser plus la place à participer à d'autres sports. J'ai envie de te mettre, de te ramener dans le coaching. Tu sais, tu m'as dit que tu avais un parcours un peu atypique au cégep. Puis tu m'avais dit, en fait, on dirait que ça faisait tout à partie de toi de vouloir coacher, le côté tactique, tout ça, ça te trouvait intéressé. De où ça a commencé, cette envie de coacher? Pourquoi t'as voulu commencer à coacher? C'est jeune quand même, au cégep, tu t'es dit, moi, je veux coacher. [00:22:43] Speaker A: Puis, c'est une excellente question, je ne sais pas nécessairement de où est-ce que ça appartient, mais tu sais, je pense que j'ai tout le temps été un leader dans la vie, j'ai tout le temps voulu faire avancer les choses. Tu sais, même il y a une année au hockey, je pense que c'était Bantam Bay ou c'est peu importe, c'est pas important, mais c'était dans mes années vers la fin de mon parcours de hockey où même j'étais goaler, ils m'avaient nommé capitaine, puis normalement ça ne se fait pas, mais tu sais, j'ai tout le temps voulu amener le monde avec moi, puis j'ai trouvé que dès que j'ai commencé à coacher avec le foot quand j'étais en soirée à quatre, coacher cadet, mais je suis comme, oh shit, là, là, ça a ouvert, là. T'sais, l'arnia est arrivée, là. T'sais, j'ai ouvert la chose, puis ça a fait comme, OK, il y a un autre monde qui se passe. Puis, j'ai eu la chance de travailler avec, je te dirais, mon mentor qui, là ça va être gros, mais je le vois un peu comme ça, tu sais, qui m'a un peu sauvé la vie dans le fond, ce qui m'a donné un sens dans qu'est-ce que je voulais faire dans la vie, tu sais. François Rodrigue qui était un étudiant athlète à l'Université d'Ottawa pour les Gee-Gees, puis qui avait besoin de faire un stage, peu importe. puis qui s'est ramassé à Nicolas Gatineau, puis il nous a donné un petit coup de main avec le clou de foot. Puis c'est lui qui s'occupait de notre entraînement physique, avec d'autres gars bien entendu. Puis c'est lui qui a parti le gym avec Max Lépineux justement, qui venait à parler. Puis lui, je vais toujours me rappeler un moment donné, il m'a dit «Marco, t'as toute ta vie pour coacher, concentre-toi à jouer.» Parce que j'étais trop dans le coaching et quand je jouais juvénile, c'était des anciens joueurs qui aidaient. Notre entraîneur chef juvénile, Éric Fossé, que je parle encore à ce jour, on se parle souvent, c'est un très bon ami de la famille. Il adorait le foot, mais encore une fois, les connaissances étaient relativement limitées dans l'aspect du jeu. Je me mets à ma place que j'étais dans le temps, tu regardes ce qu'ils se font à TV, puis t'essaies de reproduire ça, puis comment ils t'amènent ça, puis tu rentres des choses sans nécessairement savoir pourquoi. Puis là, il y avait un de nos entraîneurs en défensive, le comandant de défensive, que sa femme attendait un enfant pendant la saison, donc il manquait beaucoup. Puis j'ai tellement été chanceux avec Éric. J'étais second dans la quatre et il m'a dit «Marco, call la defense. C'est toi qui call la game, c'est toi qui call la pression.» Très jeune, j'ai été chanceux d'être mis dans des situations, un peu comme Reggie Dumlop, joueur entraîneur, d'être mis dans des situations de coaching déjà. Puis oui, au secondaire, quand t'es bon, t'es populaire, pis ainsi de suite. Fait que j'avais le respect des gars un peu. Fait que c'est peut-être comme ça que ça a commencé. Puis, dès ma première saison que j'ai fini de coacher, j'ai dit, c'est ça que je veux faire. C'est ça que je veux faire. Mais c'est encore une fois, d'arriver là avec papa, maman, et je veux coacher dans VR. Ben oui, c'est un bon side gig. Non, non, c'est ça que je veux faire. Puis ça a pris du temps. Puis mes parents m'ont tout le temps supporté. Mais ça a pris du temps à un moment donné à décrocher que, OK, là, il est là-dedans pour vrai. Parce que l'été, Ben, j'ai tout manqué, les vacances de famille et tout, parce que si je jouais pas l'été avec la Coast Palding, ben je coachais. Fait que ma mère, «Ah, on s'en va au Témiscamingue voir la famille. Ah, bye. Moi, je peux pas, j'ai du foot.» Le nombre de fois dans la vie que j'ai dit «Je peux pas, j'ai du foot », pis même encore à ce jour, avec le coaching, je suis le parrain de la fille de mon meilleur chum, pis on est en septembre, pis quand il m'a demandé le parrain, j'ai dit ben, Tu le sais comme moi, ils disent «Oui, oui, on le sait, tu seras pas là à aucune fête, t'institutes, mais c'est tout qu'on veut parler, pareil.» Fait que t'sais, à un moment donné, tu finis par t'associer avec des gens qui comprennent où est-ce que tu veux t'en aller. Pis ça, je l'ai vu. J'ai eu un petit choc quand je suis allé à Toronto. Tu reviens une fin de semaine, t'sais. J'ai passé deux ans à Toronto, tu reviens une fin de semaine. Mais là, au début, quand tu sors du secondaire ou tu sors du cégep, t'as mille amis, t'sais, tout le monde t'a mis. Pis là, quand tu reviens, t'as deux jours, qu'est-ce que tu fais? qui tu vois, qui est important pour toi. Fait que c'est là que le cercle d'amis est fait de même. Puis là, j'étais extrêmement chanceux, il nous reste encore, on a une belle gang de chums, là on est 10-12 chums du cégep, qui se parlent encore, on a tous joué ensemble, on se parle encore, on fait des soupers 2-3 fois par année. Fait que je suis extrêmement chanceux. Mais encore une fois, c'est tout du monde dans le même mindset qui ont passé les mêmes affaires. On parlait un peu au début de l'entrevue que le foot c'est un monde tight. Mais c'est ça, les gens ne comprennent pas nécessairement. Des fois que je disais, je ne peux pas aller remplacer dans une ligue de garage et walker le soir. Mais voyons, le foot ce n'est pas 7 jours semaine. Ben oui, je te dirais que c'est 7 jours semaine. Pendant 4 mois de temps. Fait que c'est un petit peu comme ça aussi. [00:27:11] Speaker B: Je respecte beaucoup Les commitments. C'est inspirant d'entendre parler. Pour vrai, la job, coacher, c'est plus que... C'est une vraie job. Je te dis ça tantôt, j'aime pas ça l'année de cette façon-là. Coacher, c'est vraiment une vraie job. Mais si on va au-delà, c'est tellement plus qu'être une job. C'est une profession, c'est quelque chose que tu ne peux pas faire si tu n'es pas commis comme ça. Puis moi, je trouve ça beau parce qu'on parle souvent de passion dans la vie, mais je pense que quand tu as développé cette passion-là du coaching, Après ça, c'est ça que je vais faire. C'est ça que je vais m'organiser pour faire. Quand tu es «minded» à ça, c'est là que les opportunités, tu vas aller les chercher. Tu te mets dans la game assez jeune, tu allais coacher, tu étais DC, toutes ces choses-là. Je trouve ça super intéressant. Pour vrai, moi, ce que je retiens de tout ça, c'est que si je suis jeune et que j'ai envie d'aller coacher, ou même aujourd'hui, j'ai une passion, que ce soit le coaching ou whatever, bien, organise-toi pour te mettre dans des occasions de pouvoir être dans des situations que tu peux coacher ou que tu peux te rapprocher de ce que tu veux vraiment faire. [00:28:41] Speaker A: Puis je le dis beaucoup, tu sais, puis c'est facile en sortant de l'université, tu sais, tu veux... Là, moi, j'étais chanceux, j'ai commencé jeune, mais tu sais, on parlait tantôt avec des chums qui voulaient se remettre à coacher, puis ainsi de suite. Puis moi, j'ai dit tout le temps, Fais tes classes, ça c'est extrêmement important. Fais tes classes parce que dans les premières expériences de coaching que j'ai eu, je coachais le mini foot à Gatineau. C'est bien plus tough, je prends l'exemple de la poursuite du plaqué. Qu'à cet âge-là, déjà là, se faire une caresse, ils n'aiment pas ça. C'est sûr que vous n'aurez pas plaqué quelqu'un. Vous comprenez ce que je veux dire? Fait qu'il a fallu qu'au lieu d'apprendre les drills de contact comme on faisait nous, il a fallu que je trouve une manière de vouloir les faire plaquer sans qu'ils veulent nécessairement. Je travaillais tellement les angles de poursuite que même s'il ne voulait pas frapper et qu'il voulait se mettre à genoux, il allait être bien placé par son conditionnement et il allait se mettre à genoux dans les jambes du gars qui courait avec le ballon. J'ai amené cette technique-là de frapper jusqu'à, tu sais, comme au cégep, mais à toutes les fois que je coachais, je mettais beaucoup plus d'emphase sur les angles de poursuite, que si t'es bien placé, même si tu veux pas, tu vas le frapper. Puis ça, c'est un exemple parmi tant d'autres d'apprendre jeune, tu sais, au plus jeune, parce qu'encore une fois, ça revient à ce que tu disais tantôt, il faut que tu le verbalises, il faut que tu fasses gaffe de l'expliquer. Puis c'est drôle parce que l'année passée, ma fille a commencé à jouer au hockey dans une association féminine à Gatineau, puis c'était le mag là, il y a 5-6 ans, puis là, Comme de fait, je voulais pas m'impliquer parce que je coachais déjà aux GGs en même temps. Pis là, au début je dis, je vais venir aider si manque un parent, je vais juste plâcher des cons, je veux pas coacher. Je veux pas coacher. Next thing you know, esprit, deux pratiques après, c'est moi qui roule toute l'affaire. Pis là, je roule ça avec la même préparation que les game plans aux GGs. Tout ça pour dire que coacher des petites filles de 5-6 ans qui font des allos dans les astrales, c'est beaucoup plus tough que de coacher des gars à l'uni, au foot. Tu sais, fait que le samedi soir je coachais des gars de 20 à 26 ans qui veulent aller pro, ben c'est tout de suite, pis le lendemain j'étais sur la glace à 7h le matin à coacher des petites filles pis tu peux pas donner une explication de 20 minutes? t'as un coaching type que tu veux qu'il fasse, fait que l'adrénaline, ils vont peut-être la faire tout croche, mais si toi tu travailles le croisé de la jambe, ben, tant qu'ils font le croisé de la jambe, c'est ça qui est important. T'sais, fait que c'est, t'apprends beaucoup à coacher les bas niveaux, puis les erreurs que tu vas faire, puis sont, t'sais, on pourra en parler éventuellement, mais t'sais, j'en ai fait des erreurs dans mes premières années de coaching, là. Drôle anecdote que je compte souvent de «never assume anything », Deuxième année, coaché à Nick Gatt. Tu sais, je pense que je suis un king. Je pense que je connais ça, puis je suis à la coche, puis ainsi de suite, puis que je connais la game plus que tout le monde, ce qui est extrêmement faux. Puis, on est à la ligne de 15, de notre bord. Notre punter est à la ligne de 1. Avec mon punter en barre-sous-terrain, je dis, «Mets le genou, on va prendre le 2 points.» Le kid, «Oui, pas de trouble.» Je dis, «Compris.» Elle dit, «Mets le genou, on va prendre le 2 points.» Je dis, «Oui, pas de trouble.» Punter est à la ligne de 1 parce qu'il est 14 verges en arrière. Prends le ballon, mets le genou à la ligne de 1. C'est ma faute en tant que coach. C'est de ma faute en tant que coach. Il y a bien des coachs qui vont dire «Ah le joueur il est cave, il connait pas le foot, les kids…» Non. J'ai pas verbalisé qu'il devait prendre le snap, se tourner de bord, aller dans la zone, puis mettre un point. Moi j'ai dit mets le genou. Le kid m'a [00:31:59] Speaker B: écouté, mets le genou. Il a fait exactement ce que tu lui as Il dit. [00:32:02] Speaker A: a fait exactement ça. Fait que tu sais, si j'en conseille à de nos jeunes coachs, assume jamais que les gars le savent. même à l'uni. Assume jamais que les gars le savent. Pose une question, il va te donner sa réponse, puis là tu vas savoir si c'est vraiment ce que tu veux dire ou non. Fait que, mais ça si j'avais pas coaché au secondaire... Au début, j'avais tout de suite commencé au collégial ou commençais tout de suite à l'uni parce que j'étais allé pro, je suis revenu, blablabla. Je l'aurais pas su. T'sais, dans la vie, t'apprends avec des claques dans la face. Puis on a perdu ce game-là. C'est une game tight, on l'a perdu. Puis, t'sais, c'est de voir un continuum d'apprentissage de toi en tant que coach qui est extrêmement important. [00:32:43] Speaker B: Ça, c'est super de belles anecdotes. C'est bon. Puis, je pense que j'aimerais ajouter à ça du fait de... Je pense que quand tu coaches, puis il arrive ce genre de situation-là, je pense qu'on parle souvent d'être «accountable» dans la vie. Si tu es un coach, tu es comme le dirigeant de la grosse entreprise. Tu es la tête de tout ça. Je pense que moi, personnellement, ce que je pense, c'est que s'il y a une chose qui ne va pas comme ça va, la première personne que tu dois regarder, c'est toi-même. Puis, après ça, c'est comment tu l'amènes aux athlètes. Parce que quand ils sont jeunes, puis moi, personnellement, je l'ai vécu au cégep. Tantôt, tu disais, entre 16 et 20 ans, il y a beaucoup de choses qui se passent dans la tête d'un gars au cégep. Moi, ça m'a frappé au cégep. Je me suis laissé embarquer dans des paroles qui, des fois, me blessaient. Puis, ça a joué énormément sur ma confiance. Ça a joué sur mon temps de jeu. Ça a joué sur comment je performais sur le terrain. Puis, sans dire que c'est la faute des coachs, pas nécessairement, c'est que des fois, quand tu es un coach, tu peux dire de quoi que ça peut sembler banal, mais... En réalité, ça va peut-être blesser le gars de la façon comment tu l'as amené pis tu le sais pas. Là, après ça, c'est d'essayer de comprendre comment l'amener pour pas non plus jouer avec le mental des gars, mais dans une situation comme ça, t'as pas à snapper [00:34:12] Speaker A: sur le doute. Non, non, non. Je l'ai-tu fait, je l'ai-tu pas fait, je m'en rappelle pas. Mais, pis t'sais, c'est tout le temps... Surtout quand tu commences à coacher, je pense que l'ego, elle embarque, pis ainsi de suite. Pis tu penses que t'sais, bon, moi je m'en rappelle au début là. j'écrivais mes victoires et mes défaites dans un folder pour me rassurer de ma fiche pis whatever. Ça n'a pas rapport. Ça n'a pas rapport, tu sais. Mais quand on est jeune, on est cave, on est... Tu te comprends? Puis je cliquais tout, puis tu sais, la fameuse phrase que tout le monde dit, «Ah, on les a out-coachés.» «Ah, on les a out-coachés.» Puis au début, j'étais un petit peu un hater. des autres coachs, puis comment qu'ils faisaient les affaires. Parce que tu sais, tu coaches secondaire, puis t'as telle équipe, puis ils font telle affaire, tu sais. Il y a beaucoup de hate-pastors à avoir plus d'expérience, puis plus de recul sur la job. Il y a jamais personne qui fait de quoi avec des mauvaises intentions. Il y a jamais personne qui veut, intentionnellement, montrer la mauvaise technique à quelqu'un. Puis, le foot, qu'est-ce qui est la beauté de ça, c'est que c'est rare que c'est des parents qui coachent. comme dans les autres sports. J'ai donné l'exemple avec ma fille, il manquait du monde. Moi, j'aime le coaching, je vais aller m'impliquer, je suis un papa qui coache. C'est tous des anciens gars qui ont joué la game, qui veulent leur donner parce que la game, elle les a changés, et ainsi de suite. Mais ce n'est pas tout le monde qui a le même bagage de coaching en arrière d'eux autres. Quand à un moment donné, j'ai réalisé ça, le monde font le mieux avec les capacités qu'ils ont. C'est vraiment ça. C'est pour ça que je me suis fait une vision avec les Diablos, c'est vraiment de développer des coachs. 100%. Pas juste les joueurs, il faut développer les coachs parce que tu le sais pas, un gars sur mon staff c'est peut-être le prochain head coach à Chamounigan ou à Jonquière ou à CNDA ou peu importe. Mais c'est développer des coachs puis c'est le fun de voir des gars qui partent, qui ont moins d'habileté de coaching puis après ça, après 3-4 ans, boum, ils sont rendus là puis ils prennent le spot. Puis je le dis aussi dans le recrutement que je coach l'équipe comme des coachs. Parce que c'est peut-être le prochain head coach de Diablos qui va revenir, c'est peut-être. Je trouve que, je sais que c'est un sujet à discussion tantôt sur les coachs, qu'il en manque un peu au Québec, mais c'est notre responsabilité en tant qu'entraîneur de donner le goût de coacher. C'est ça aussi. Ce coach-là, il a un impact dans ma vie, et encore une fois, on le fait pas pour avoir un impact sur les kids, mais ce coach-là a un impact dans ma vie, je veux faire comme lui et aider les [00:36:28] Speaker B: autres. Non, 100% j'ai rien à rajouter là-dessus pour vrai. Souvent il y en a qui disent aussi que les mauvaises intentions, ou comment je dirais ça, le bad, ça n'existe pas vraiment parce que personne Il n'y a personne qui est méchant... Comment je dirais ça? Il n'y a personne qui est méchant avec... Il n'y a personne qui a les intentions d'être méchant. Il n'y a rien qui est fait dans la vie dans les intentions d'être méchant. C'est juste que tu n'es pas conscient de ce qui est mauvais ou pas. En tout cas, j'avais vu ça quelque part et ça m'avait... Ça m'a fait penser à ça quand tu dis ça parce que... Quand tu y penses, c'est quand même vrai. Si on saurait que c'était mauvais, est-ce qu'on le ferait vraiment? Non. C'est ça. [00:37:17] Speaker A: Pourquoi [00:37:18] Speaker B: tu coaches? C'est quoi ton pourquoi? Tu [00:37:22] Speaker A: sais, ça peut-être paraître selfish un peu, mais le coaching c'est une drogue. Oui, la réponse facile, c'est vrai, c'est de redonner à la communauté, de redonner à la game, de changer la vie des jeunes. Mais avec l'expérience que j'ai eue au Gee-Gees, qu'à un moment donné, il y avait des expériences positives, il y avait des expériences négatives, puis à un moment donné, je me suis vraiment comme, dans ma carrière de coach, à un moment donné, j'ai dit «je tiens sur la blogue». Puis, c'est arrivé, puis là oui, ça va paraître un petit peu quétaine, mais des soirées que je reviens des pratiques et que je brûle dans mon short, je ne sais pas où est-ce qu'on s'en va et je ne sais pas ce qu'on fait. Et pas le club en tant que tel, mais moi, où est-ce que je m'en vais avec tout ça? Je pense que la raison pourquoi je coach, c'est que quand tu es entre les lignes blanches pour une pratique ou une game, Il n'y a pas rien qui se passe. C'est ça. Ça peut être de la marre dans la maison, une guerre dans le monde, le prix du gaz, peu importe. Quand tu es entre les lignes blanches, il y a juste ça. C'est le fait de déconnecter. complètement. Puis là, ma conjointe et mes enfants sont encore à Gatineau, ils vont venir me rejoindre à la fin de l'année scolaire. Puis là, le monde se dit «Pourquoi tu travailles des 16 heures par jour?» Si je m'en vais à la maison, c'est sûr que je m'ennuie. C'est sûr que je m'ennuie, je trouve le temps long à ce prix. Mais quand je suis au foot, pas que je ne pense pas à eux autres, je suis mindless à la tâche. Puis là, on a le luxe de bâtir un programme et ainsi de suite. Je me garde occupé pour Pas nécessairement pas penser à mes problèmes, parce que je suis quelqu'un de relativement très sorte en vie, mais c'est un petit peu pour ça. Puis oui, il y en a beaucoup, on coache pour les jeunes, on coache pour nous autres. On se fera pas de cachettes, il n'y a pas personne qui coache, qui met autant d'heures, autant de sacrifices dans sa vie. pour juste aider les autres. On le fait pour nous parce qu'on a une satisfaction que ce soit des... Il y a des coachs au secondaire, c'est leur activité sociale, qu'au lieu de jouer au hockey le soir ou jouer à la balle, bien, pendant trois mois, ils coachent, puis ils sont avec leur gang de chums, puis en même temps, ils redonnent, puis ainsi de suite. Ça, c'est le fun à voir, t'sais. Puis là, oui, plus que tout le monde dans les niveaux, bien, plus qu'il y en a que c'est vraiment leur job. Puis t'sais, il y a une grosse distinction entre les coachs professionnels, puis la majeure partie du temps en avoir J'en ai côtoyé quelques-uns, c'est pas tout le monde qui est comme ça, mais entre les coachs professionnels puis les coachs universitaires en descendant. Tu sais, pro, c'est plus... C'est ma job qui est en jeu à tous les jours. Puis c'est un petit peu ça le vibe qu'on avait des faux JGs aussi. Tu rentres au meeting du lundi matin puis le gars il dit bon ben si on perd ce game là, on est tout fired. Fait qu'il y a beaucoup plus je pense de selfishness, encore une fois c'est pas tout le monde, je vais pas généraliser, mais il y a beaucoup plus de selfishness dans le pro parce que c'est ma job, c'est ma maison qui est en jeu, que le coaching dans un sport amateur, incluant l'université, parce que l'université c'est un sport amateur, qui est là-dedans. C'est pour ça que je tracerais une ligne entre l'universitaire et le professionnel à [00:40:35] Speaker B: ce niveau-là. Je peux comprendre ce que tu dis, j'ai parlé avec quelques coachs professionnels, j'ai parlé avec des gens qui ont fait les deux, qui ont coaché présentement qu'ils sont à l'université, qu'ils se sont promenés aussi professionnels. Le côté, le business side du sport est très très très présent à ces moments-là. Puis on n'est jamais au courant ou du moins on n'y pense pas jusqu'à temps qu'on soit dedans. Puis il est là, il est présent. Puis c'est comme ça qu'on l'étiquette. Puis d'un côté c'est normal, mais de l'autre côté, C'est sûr qu'il ne faut pas que ça vienne à affecter non plus le personnage ou la personne derrière, les athlètes, parce qu'on ne veut pas... Dis-toi qu'il y a une raison pourquoi ces gens-là sont là, autant les athlètes que les [00:41:24] Speaker A: coachs. Je n'ai jamais coaché pro, donc je ne sais pas c'est quoi, mais à force au début, j'ai vraiment été chanceux de coacher avec des gars qui ont coaché CFL, NFL, puis quand il y a certains gars qui sont revenus, mais c'est quand même un peu la même mentalité, donc c'est là que tu vois C'est différent. Dans le pro, on en connaît tous des gars qui ont joué pro et tu ne hangoutes pas dans le bureau de ton coach. Tu comprends, c'est vraiment costaud parce que le gars peut se faire couper demain matin. L'aspect personnel de ce que je me suis fait dire est moins là. Puis moi, une des premières choses que j'ai faites quand je suis arrivé au Diablos, j'ai une grosse table de conférences dans mon bureau. J'ai dit aux gars, venez manger en bas, venez étudier dans mon bureau. On est là pour ça. Parce que si je ne peux pas avoir une relation de confiance avec les athlètes, je ne peux pas avoir de «tough discussions». Si on n'a pas le lien entre les deux, que j'y fais confiance, il me fait confiance, je ne pourrais pas t'annoncer une mauvaise nouvelle-là et que tu me prennes au sérieux. C'est la première fois qu'on se voit. Si on se voyait à toutes les semaines, je te disais qu'il arrive telle affaire, il faut que je prenne cette décision-là. ben, tu ne seras pas nécessairement plus content, mais au moins, tu vas comprendre que ce n'est pas par gaieté de coeur ou c'est parce que je veux le mieux. Mais ça, il faut qu'il y ait un sentiment de confiance qui se bâtisse. C'est une relation de confiance, ça fait que c'est ça aussi des fois qui est plus difficile à aller chercher. Parce que, tu sais, on t'apprêt pas ça à travers des changements en diablos et tout, mais je ne peux pas faire beaucoup de changements Puis c'est pas l'approbation des gars que je cherche, mais c'est qu'il faut qu'ils comprennent que les changements sont pour leurs meilleurs intérêts. Puis s'il y a pas la relation de confiance, ils vont beaucoup moins embarquer que si je leur dis OK, ben c'est ça que c'est, puis si vous êtes pas content, allez vous... C'est pas ça nécessairement, t'sais. Est-ce que [00:43:07] Speaker B: c'est une des stratégies comme jeune coach que tu peux faire pour gagner le respect la confiance d'un vestiaire, du vestiaire disons? [00:43:18] Speaker A: Ben t'sais je dirais, la ligne est relativement fine, pis c'est un peu le fun qu'on embarque là-dedans parce que la ligne est relativement fine entre être chum avec tes joueurs, puis avoir une relation de confiance. Faut quand même qu'il y ait le respect, pis faut que dans une organisation, autant les entraîneurs que les joueurs, prennent le bien de l'organisation comme priorité numéro un. Il n'y a jamais personne qui va dire «moi je prends une décision pour chier le programme». Si tu ne vas pas à tes courses, si tu ne vas pas à tes muscu, définitivement, le programme, il n'est pas capable de progresser autant. Mais il n'y a jamais un coach que je dis, mon but, c'est de planter le programme. Ça revient un petit peu à ce que je dis. Pour revenir à ça, c'est important d'avoir une bonne relation de confiance, où ils s'entendent bien. Si tu es un coach de position, tu ne peux pas avoir plus de chemin avec les gars que si tu es un chef où il faut que tu mettes ton pied à terre. Ça, moi, personnellement, il va falloir que je m'adapte. Il va falloir que je change un petit peu mon approche. de les autres années que j'étais coach de position ou assistant coach à l'université, que là j'étais chum avec les gars, je pouvais leur demander qu'est-ce qu'ils avaient fait dans leur samedi soir ou ce qui avait été brossé, on s'entend, c'est à l'uni, c'est différent. Mais tu sais, il y a ça aussi parce qu'ils savent que la discussion qu'on a dans le bureau, funnée, funnée, c'est une chose, puis quand on embarque sur le terrain, c'est coach Marco. Tandis qu'au cégep, à cause qu'encore une fois c'est une boîte à maturation, c'est pas nécessairement là dans la relation avec les gars, c'est encore à développer. Puis, t'sais, une des choses que j'ai dit au leadership meeting, justement, hier, c'est que j'ai dit aux gars, j'ai dit, moi, les gars, je suis pas un gars qui est rancunier dans la vie. Fait que oui, des fois, on va avoir des tough discussions, je vais vous donner de la marde, mais après, c'est fini, c'est fini, là. Puis si vous entendez quelqu'un dans le locker dire, ah, ben là, le coach, il m'a donné de la marde ou il m'a réprimandé pour telle, telle, telle affaire, je sais pas s'il est encore fâché contre moi. Non, ça a été fait. T'as payé ton ticket, t'as payé tes 12, puis that's it, là. T'sais, on passe à l'autre chose, là. J'aime [00:45:20] Speaker B: ça comment tu l'amènes. C'est une boîte à maturation, Cégep. Je pense que l'université, c'est une boîte à outils. L'université, c'est la place où tu vas justement remplir ton coffre avec plein d'outils pour construire ton futur, que ce soit sportif, professionnel, dans la vie, whatever. Puis Cégep, ce n'est pas ça que tu... Construis ton coffre. Exact, tu construis. C'est vraiment bon. En parlant de... d'étudiante-là. C'est quoi pour toi un bon étudiante-là? Tu sais, je pense [00:45:58] Speaker A: qu'il y a une différence entre «committed» puis «dedicated». Tu sais, où c'est que quand t'es «committed », tu fais tout ce qu'on te demande. Puis quand t'es «dedicated », tu fais l'extra. Puis dans la vie, il n'y a jamais quelqu'un qui va te donner de quoi pour gratuit. Il y a toujours de quoi. Il y a toujours de quoi en arrière. Fait qu'il faut que tu travailles pour qu'est-ce que tu vas chercher. Comme je t'ai dit, j'ai commencé à coacher, j'avais quoi, 14-15 ans. Pis là, c'est ma première job temps plein, à l'année au complet. Parce qu'en bas, c'est un contrat juste pour la saison. Fait que ça a pris quoi, 15-16-17 ans. que j'ai tout travaillé ce temps-là pour avoir la première job à temps plein. Fait qu'il y a jamais personne qui va te donner ça, pis qu'est-ce qui est difficile, je pense, avec les étudiants-athlètes de la nouvelle génération. Pis je prends un ou deux secondes pour faire une parenthèse pour dire que c'est facile de chialer sur la nouvelle génération. Ah, les jeunes sont plus comme qu'ils étaient avant, pis blablabla. C'est ça, à ce temps-là, deal with it. T'sais, c'est ça à ce temps-là, faut trouver un moyen d'aller chercher, faut trouver un moyen de... Puis, tu sais, où c'est stupide que... Des fois, au GGs, on faisait du brainstorm, comment aller chercher les gars, leur intérêt, les recruter, puis ainsi de suite. Puis quand tu es sur Instagram, puis tu vois une publication, je prends l'exemple des GGs parce que j'ai coaché là, mais tu vois une publication des GGs, ben, ta voix pendant cinq secondes, puis après ça, ben, c'est un chat qui tombe d'une poubelle, puis après ça, c'est un highlight dans la NFL, puis après ça, c'est un char qui fait des burn-out, puis tu sais, il n'y a pas juste... C'est pas juste toi contre les autres universités ou toi contre les autres cégeps, c'est toi contre tout. Tu comprends? Fait que la nouvelle génération est comme ça, fait que c'est comment aller les chercher. Comment piquer un intérêt qu'ils veulent devenir meilleurs aussi. Parce que souvent, quand il y a au secondaire, c'est ton meilleur joueur. Ah ben je veux, si mon meilleur cahier a un esprit, si j'ai le PSOF, il voudra pas venir aux pratiques. Pis là on a vraiment besoin de lui pour gagner. Cégep, c'est des ligues de développement. Il y a de l'enseignement qui a à se faire. Il n'y a pas personne qui va se faire «fired» parce qu'on perd tous nos games. Il y a de l'éducation à faire. Moi je l'ai dit à mes gars, je ne suis pas là pour que vous m'aimiez, je suis là pour vous rendre meilleur. C'est ça que c'est. Oui, par la force des choses, je pense par ma personnalité, certains gars vont falloir m'apprécier. En tout cas, je le souhaite. Souvent qu'ils arrivent du secondaire ou qu'ils sont déjà au cégep, ça des fois on voyait à l'université aussi, le gars c'est un all-star, où est-ce qu'il est allé, où est-ce qu'il a joué, puis il a tout cassé. Pis là, t'arrives au prochain niveau, pis tu te fais dire «Non, ça c'est pas bon. Non, ça c'est pas bon. Non, ça c'est pas bon.» C'est sûr que le kid va se décourager. Toute sa vie, il s'est fait dire que c'était le meilleur, pis qu'il était stud, pis qu'il pouvait rien faire de mal. Mais c'est un petit peu ça aussi, la nouvelle génération, où ils cherchent beaucoup la gratification. Je pense qu'en tant qu'entraîneur, c'est extrêmement important d'aller renforcer les petits détails, les petits comportements. J'avais un gars chez nous qui était plus ou moins «sharp» au niveau des courses, de comment il se comportait, et ainsi de suite. Quand il a commencé à bien se comporter, je suis allé le voir et je lui ai dit «Ça va vraiment bien ces temps-ci. Good job, continue de même.» Parce qu'il va chercher de la gratification et il va dire «Ok, c'est la bonne voie.» Je le vois avec mes deux filles, elles ont 4 ans et 7 ans. Elles sortent surtout à un très bas âge, ça fonctionne avec la carotte. Tu sais, fais telle affaire, tu vas avoir telle affaire, pis blablabla, pis là j'embarquerai pas dans le développement de l'enfant, mais c'est un petit peu ça aussi, de renforcer les bons comportements, puis qu'est-ce que tu laisses aller, c'est comme si tu l'acceptais. C'est ça que c'est. C'est ça que c'est. Fait que c'est vraiment de... C'est pour ça que c'est tough, je pense, de rentrer dans un nouveau programme puis d'ajuster les choses à ta façon. C'est que tu peux pas tout contrôler. Tu peux pas changer. T'sais, changement, ça prend du temps. T'sais, ça prend du temps, puis t'amènes quelque chose, puis il y a tout le temps une phase de réticence au début. Puis là, OK, là, ça accepte. changer une culture dans un club de hockey à 22, changer une culture dans un club de foot à 75, plus que le paquebot est gros, plus ça prend du temps. C'est à moi et aux coachs qui rentrent dans les nouveaux programmes de de jamais oublier tes standards, puis où est-ce que tu veux être, puis tu ne seras pas là au début. Puis c'est une affaire que j'ai appris quand je rentrais, tu sais, je sortais de l'université, je suis ton med-co, je suis un écologue à Tino, au début là, je veux tout rentrer, tout en même temps. Tu sais, aussi stupide que t'attaches ton casque sur le terrain, tu cours entre les lignes, que comment tu t'habilles, que blablabla, j'essaie de tout rentrer en même temps, fait que tout est fait un petit peu. Puis à un moment donné, c'est tough de... Avoir le contrôle sur tu, tu peux pas. C'est impossible. Fait que c'est vraiment d'y aller petit peu par petit peu. Ok, bon ben là, je focus là-dessus. Une fois que l'aspect A est maîtrisé, on fonce sur l'aspect B, puis C, and on and on. Pendant un an, si tu fais bien les choses, ça va être tes joueurs qui vont renforcer ça. T'sais, fait que toi tu vas t'assurer de monitorer, pis t'sais, il va tout le temps y avoir qui sont à côté de la track, pis ainsi de suite. Ça fait partie de l'éducation qu'on doit faire en tant que coach collégial, mais c'est tout le temps de ramener ça, OK. Fait que c'est d'y aller, t'sais, si j'avais un conseil à donner aux nouveaux entraîneurs-chefs ou t'sais, aux nouveaux coordonnateurs qui commencent, petit peu par petit peu. T'sais, vas-y étape par étape, parce que si, comme l'erreur j'ai faite, tu le lances tout en même temps, ben, tu sais pas qu'est-ce qui va coller pis qu'est-ce qui collera pas, pis souvent, si c'est pas toi qui choisis, ben c'est pas tes priorités. Fait que c'est un petit [00:51:42] Speaker B: peu ça que je dirais. J'aimais ça la comparaison de, tu sais, soit t'es committed, ou t'es dédicaté. C'est, man. C'est, pis y'en a beaucoup [00:51:53] Speaker A: dans le sport là, qui sont committed, ils font tout, ils manquent jamais, ils sont tout le temps à l'heure, ils font ce qu'ils ont à faire, mais ils cherchent pas à aller chercher le prochain niveau. Tandis que «dedicated », c'est quelqu'un qui va en faire de l'extra, autant au niveau physique que au niveau mental. Si on utilisait beaucoup ces termes-là à l'université, «he's committed, not dedicated». C'est vraiment ça que c'est. Il fait ce qu'il a à faire et il est bien dans sa zone de confort. Tandis que «dedicated », si on veut le mettre plus en français, ça serait sortir de sa zone de confort et oser pour atteindre un niveau plus haut. [00:52:33] Speaker B: C'est quoi ton plus grand apprentissage du sport? Fais les erreurs. Trompe-toi. [00:52:39] Speaker A: Fais les erreurs. Comme je disais en vieux, il faut que tu apprennes à être des claques dans la face. C'est vraiment ça. N'aie pas peur de sortir de ta zone de confort, justement. J'ai eu autant de fun à coacher le hockey féminin de MAG que de coacher à l'Uni. Va te chercher une expertise autre. Oui, les choses PNCE, ce n'est pas le plus le fun, mais tu fais du réseautage, tu apprends d'autres coachs. Il y a des choses que tu n'as pas passées. Dans toutes les affaires de PNCE, c'est tout du common sense, mais dans la vie, on sait que le common sense n'est pas commun. C'est un petit peu ça aussi. fait des erreurs, ose, puis t'sais, brûle pas d'étape, ça se répand à ça, [00:53:24] Speaker B: t'sais. Non, c'est bon. Est-ce que c'est le genre de truc que... t'apprenais dans... J'ai vu en fait que t'as fait un accélèrement de développement personnel pour entraîneur, de... Better Sports, des stages défensifs NCAA, des climes d'entraîneur avec l'Université de Notre-Dame. Qu'est-ce que t'apprends là-bas? Qu'est-ce que t'es allé chercher là-bas? Est-ce que c'est le genre de bagage que justement t'es allé chercher pour... Comment je dirais? Te permettre de... d'apprendre des erreurs des autres, mettons. [00:54:00] Speaker A: Oui, non, tu sais, je mets l'accélérateur de performance de coach dans le fond, c'est que je reviens à mon mentor François-Rodrigue, où lui, ça faisait partie de son projet de l'université, que c'est ce qu'il fait dans la vie. À ce moment-là, il enseigne à l'université en ce moment. Mais lui, c'est de coacher des coachs. Parce que son raisonnement, c'était plus de, il y a beaucoup de choses pour les athlètes, mais pas assez pour les coachs. Puis là, on cherche que les athlètes ne sont pas meilleurs, mais on regarde qui coache les athlètes, puis ce n'est pas comme qu'on devrait, tu sais. J'ai eu la chance d'être son cobaye pendant plusieurs années d'être un peu enligné dans la profession de coaching. Je suis extrêmement reconnaissant. Je sais que je peux l'appeler n'importe quand. On va juste jaser de comment il en est. Il m'apporte des pistes. Je suis vraiment joyé d'avoir rencontré cette personne-là. C'est un peu quand je t'ai dit que c'est ça que je veux faire dans la vie, maintenant comment je vais chercher? Quelqu'un veut devenir ingénieur, il va faire ses maths au secondaire, il va faire ses cours d'ingénieur et il va devenir ingénieur éventuellement. Encore une fois, il n'y a rien qui est gratuit dans la vie. Fait qu'à un moment donné, je me suis comme dit, au début je savais pas trop quoi penser du projet. Pis ben oui, j'embarque, tu m'as tellement donné des coups de main que je vais te donner un coup de main et un moment donné ça a cliqué, ça a fait comme ok. Là, si je veux faire ça de ma vie, ben il faut que je trouve une manière de me démarquer parce que Je me suis déjà fait dire dans un exit meeting par un des deux coachs universitaires que j'ai eus, que j'étais rien, dans le fond. Je viens de passer une saison à coacher pour cette personne-là, puis je le rencontre à la fin de l'année, puis moi je pense que ça va être un «Ah, good job, on est content de t'avoir », blablabla. Je me suis fait défoncer. Oh, ouin. Pudgy white guy, t'sais, un p'tit gros t'es pas athlétique. J'coach là. Un p'tit gros t'es pas athlétique. t'es un no-name, t'as pas eu une grosse carrière comme joueur, t'as pas coaché pro, t'as pas joué pro, tu viens pas d'une famille de foot. Fait que de te faire dire ça après un an, t'es comme «ok, ben je fais quoi avec ça?» Fait que ça revient un petit peu à ce que tu disais tantôt. J'aurais pu à ce prix m'en retourner chez nous pis «ah, c'est de la mort, je m'en coachais ailleurs.» Fait que là, ça m'a dit «bon ben, il faut que je me présente mieux un peu.» Faut que j'essaie d'être dans une meilleure chaîne. Faut que j'essaie, tu sais, de... Puis là, je me suis dit, c'est pas mon nom puis mon parcours de joueur qui va me donner une vitrine. C'est vraiment comment je me développe comme coach. Puis, t'sais, on aura le temps d'en reparler un peu tantôt, mais aux DJs, à chaque année, j'ai gravité des échelons parce qu'à un moment donné, ils voulaient peut-être mettre quelqu'un d'autre, mais crime, Marco fait la job. Bon, on va lui donner plus de responsabilités. Puis moi, le gaffe, je disais tout le temps oui. On va lui donner plus de responsabilités, plus de responsabilités, plus de responsabilités, puis ça va donner la job, ce que j'ai à start, t'sais. Mais encore une fois, il faut que tu sortes de ta zone de confort. Quand j'ai coaché defense toute ma vie, je me fais demander d'aller coacher running back tight end quand j'ai jamais mis le pied de ce côté-là du ballon. crime universitaire. T'sais, let's [00:56:58] Speaker B: go, on part. Exact. Puis t'sais, moi, il y a une chose que j'aime dire, c'est qu'en ce moment, moi, je suis un yes man. T'sais comme, tu me donnes une opportunité, whatever, à l'échange, je vais te donner. La semaine prochaine, il y a un de mes profs que j'ai eu à l'université, au début, début de mon bac, il m'envoie un courriel de nowhere de même. Il m'envoie, salut William, on a un concours de pitch la semaine prochaine dans mon cours, j'aimerais que tu sois dans le jury. Ok, je ne dirais pas non à ça. Voyons donc, ma mentalité de tout ça, si je peux donner du pouce à ce que tu as vécu avec les Gee-Gees, je pense que dans notre vingtaine, on devrait être des yes-men, puis figure it out après. Dis oui, puis tu figures it out après. Juste t'assurer par contre de ne pas faire rire de toi. [00:57:45] Speaker A: C'est ça, puis la ligne est là parce que Comme je dis, j'ai eu des expériences autant positives que négatives avec les Gee-Gees, puis j'ai deux de mes bons chums qui coachent dans le réseau universitaire québécois. Puis à toutes les fois, ils sont comme, mets ton pied à terre, donne tes limites, et ainsi de suite. Mais moi, mon but, comme ça va revenir avec ta question, on reviendra dessus, mon but, c'est à tout temps, quand je commence à coacher, je vais aller coacher aux États-Unis. C'est ça que je veux faire. Puis même à faire que les jeunes à ce temps-là, je vais aller jouer au prep, je vais aller jouer au NCAA, parce que c'est glamour, c'est beau, c'est wow. Pis bon, après ça, mon but, c'est d'être coach temps plein universitaire. Puis, fait que là j'étais comme non mais je veux mon full-time, il m'a promis mon full-time pour l'année prochaine, il m'a promis mon full-time pour l'année prochaine. Puis là un moment donné, mes boys sont comme là, le réveil. Ça fait trois ans. Trois ans qu'ils te disent, pis moi, ah ben non, les gars ils comprennent pas, pis ils savent pas c'est quoi ma situation, pis blablabla. Puis, quand j'ai pogné la job ici, ma blonde est venue à un moment donné, les enfants étaient au camp de chasse pendant la semaine de l'âge, blablabla. T'sais, ma blonde elle m'a dit, elle a dit je suis fier de toi, merci, t'sais c'est vraiment gentil de tout, mais elle a dit non, elle a dit, t'sais, quand on est revenu ensemble, t'as dit que toi tu voulais vivre du foot, pis à Star, tu le fais. T'sais, pis ça m'a comme fait réaliser que, la fameuse expression, quand un nez collé sur la forêt, tu vois pas l'arbre. Quand un nez collé sur l'arbre, tu vois pas la forêt, mais c'est un peu ça où c'est que, t'sais j'étais tellement focussé sur universitaire, universitaire, universitaire, y'avait d'autres beaux projets, J'attendais la bonne opportunité, je n'aurais pas sauté sur n'importe quoi non plus. J'ai dit non à des jobs avant. Je pense que c'est mieux pour ça, mais quand la job s'est allée au vert, je suis parti. Pour revenir à ta question des coaching clinics, c'est tout le temps. C'est tout le temps bien. Dans le fond, j'étais allé à Notre-Dame plusieurs fois parce que c'était mon club dans l'NCA. Puis là, la première fois que j'étais allé là, j'étais au Cégep, ma première année au Cégep. Puis le gars avec qui je coachais, c'est ça, il avait fait sa maîtrise là-bas. Puis il est comme, «Hey, on y va-tu?» «Hey, let's go. Esprit beau, mon père. On est trois, quatre coachs. On s'en va là.» Puis au début, c'est comme «Wow! C'est vraiment l'NCA, surtout les gros programmes, c'est cool. Puis, on est allé l'année d'après. C'était comme notre boys trip, mettons.» On est allé l'année d'après, puis cette année-là, j'ai rencontré un... Je regardais une drille des linebackers pendant des pratiques. Il y avait un coach à côté de moi. Puis, on s'est mis à parler de qu'est-ce que les linebackers faisaient, et ainsi de suite. Puis là, je disais, ah, je voyais que c'était un université pour qui ils coachaient. Je suis comme, ah, tu coaches pour un université? Ouais, une petite université de Détroit. t'sais, en Indiana, à peu près à une heure de Notre-Dame. Pis là, il est comme... J'suis comme «Ah, avez-vous des, t'sais, des camps de perfectionnement?» ou ainsi de suite, bla, bla, bla. Pis moi, j'étais à l'université dans ce temps-là. Ouais, c'est ça. L'éternellement, j'étais à l'université dans ce temps-là, fait que c'est dans les dernières années que j'étais allé à Notre-Dame. Puis, Il dit... Il dit «Non, mais t'sais... Toi, tu joues à l'université?» J'suis comme «Ouais, t'sais, au Canada, mais je sais pas si je reste là ou pas, parce que j'étais dans mon... J'coache-tu, j'coache-pas ou... J'arrête-tu ça là, ou j'coache, peu importe. Comme «let's go». Fait que je suis parti un moment donné de Toronto, je t'ai laissé une visite à l'université de Détroit là-bas, c'était Trine University. Passé un dur jour avec eux autres, je me suis super bien entendu avec le coach. Finalement, c'est une bonne école académique, fait qu'il n'y a pas nécessairement les notes pour rentrer là. Puis, il aurait fallu que je recommence mon bac au complet. Puis, Détroit, t'as pas de full ride. Fait que là, c'est pas vrai que je vais payer 40 000 pour aller recommencer un bac juste pour jouer au foot aux états de mon rêve de petit gars. Fait que ça reste la même. Là, j'arrête de jouer au foot. Puis, je voulais aller dans le fond, encore une fois, dans le but de tout le temps vouloir aller coacher aux States, puis blablabla. Je voulais aller dans des camps d'entraînement, des universités plus proches de chez nous, pour me faire un nom, puis networking, puis blablabla. toutes les universités disons un qui t'approche, tu sais, FBS, FCS, elle dit non. Puis j'ai envoyé un e-mail à lui. Il dit ben oui, viens-t'en. Il dit viens passer le training camp avec nous autres. Fait que je suis pas hors-esprit, je mets la tente dans le char. Fait que j'avais pas assez d'argent pour me payer un hôtel. Fait que pendant une semaine, j'ai resté d'une tente dans un terrain de camping à côté d'une autoroute en Indiana, but fuck nowhere Indiana. Puis je suis allé passer le camp d'entraînement avec eux autres. L'année d'après, je suis retourné avec eux autres. Leur camp d'entraînement était une semaine avant, le camp collégial. Fait que dans le fond, j'allais passer la semaine là-bas. Je revenais genre le vendredi, le samedi, on commençait notre camp. Puis la deuxième année que j'étais allé, j'ai coaché. J'ai resté chez un des coachs. Fait que c'était vraiment une belle expérience pour vrai. Puis le collégial Division 3, l'universitaire Division 3 aux States, Dans le temps, il y avait une très bonne équipe. Ils se sont rendus dans le Final 8 des équipes en Division 3. C'est comme le collégial Division 2, je dirais. Des athlètes, puis le niveau de jeu, et ainsi de suite. C'est ça, des fois, il y a beaucoup de gars qui veulent partir aux États-Unis. Oui, les prep school. T'as une chance d'y aller, go for it, vas-y. Il y a plein de belles histoires de gars du Québec et de gars de l'Ontario qui sont partis aux États-Unis, qui ont eu de belles carrières. Mais je trouve que ce qui me rend triste d'avoir coaché YouSport pendant 7 ans, c'est que je ne pense pas que les gens se rendent compte à quel point on a une belle ressource ici. Et qu'on a du beau foot ici. Tu sais, comme oui c'est les règles différentes, pis quand tu joues, pis tu cours, tu joues le 3-down game là, c'est le fun en maudit. À la TV, le monde pense comme, ah c'est 1st down, 2nd down, pis après ça on punt. Non, dans le fond, t'enlèves le 2nd down. Pourquoi? Parce que c'est quoi le down le plus fun à regarder au football américain? C'est le 3rd down. Eille, il va se passer de quoi? T'as ça à tous les deux jours au Canada. C'est cool au bout. Puis oui, ça pône tout le temps, mais c'est plus sur, mettons, une longue période de la game, c'est plus un marathon qu'un sprint. Fait que souvent, il y en a un, moi je vais aller jouer aux States, il a y des en serveurs blancs à 6 pieds, il y en a 1000 là-bas. Si tu ne cours pas en 4x4, oublie ça. C'est différent un peu, je pense que c'est plus facile pour les big guys de se rendre dans le South, mais... Pour les skills, c'est rough. Fait qu'on a vraiment, vraiment des belles ressources ici. Autant c'est JEP qu'il y a des gars qui vont au prep. Ils sont 40 dans l'équipe, à ce prix, il n'y a pas de coach à temps plein. Je joue aux States par exemple. Je dénigre pas personne, c'est pas ça mon but, c'est juste que... on a des belles ressources ici, puis il faut en prendre avantage. Puis, t'sais, les chances que tu reviennes dans CFL, t'sais, à jouer à des bonnes universités au Canada, tandis qu'à jouer dans une équipe des deux aux States, qui est moins forte que l'université canadienne, tu vas finir dans le CFL Paris. Si t'es allé dans le CFL, tu vas finir dans le CFL Paris. T'sais, c'est un peu soon. Ils vont trouver [01:04:27] Speaker B: une façon d'aller te chercher pareil. C'est ça, [01:04:29] Speaker A: c'est ça. Fait que ça c'est mon point de vue. Je sais qu'il y a des gens qui ne seront pas d'accord avec moi, mais c'est une main que je vois sur un plan. Ben [01:04:33] Speaker B: t'sais, moi je te dirais que je suis comme pogné dans deux balles, dans le sens que j'ai eu des gars sur le podcast qui ont passé leur vie aux États-Unis, pis c'est des Québécois, des gars de Montréal, pis bon ben ils ont eu leur shot de division 1, pis tout ça. Sauf que le gars il est 6-6, 2-20, recevoir 4K, bon. Tu sais, là je me dis bon, ben lui, tu sais, il y avait le côté biologique qu'on ne peut pas changer, c'est lui là, tu sais. Fait que, moi je suis au courant des deux, très bien comme des deux possibilités. Moi, je ne vais pas te cacher qu'une des raisons pourquoi je fais le podcast, c'est que, ben, pourquoi pas soutenir aussi les programmes d'ici, tu sais. Fait que, moi personnellement, tu sais, à moins que, justement, t'ailles le skills, le body type qui fittraient dans ces programmes-là, probablement qu'au lieu d'aller, pas perdre ton temps, mais au lieu d'aller là-bas et de revenir après, qu'est-ce qui t'empêche de continuer ici et au pire, tu feras le chemin inverse si tu as une occasion, puis après ça, tu te rends en [01:05:41] Speaker A: NFL. Avec le Cégep, on est la seule province ou état en Amérique du Nord qui a ça. Le meilleur moyen de se rendre à l'INSEE, c'est de passer par le CEGEP. Selon moi, encore une fois, je n'ai pas coach d'autres états. Il y a des places qui font vraiment bien ça, mais il y a beaucoup de places que c'est des money grab, malheureusement. Puis, c'est les parents puis les kids qui payent pour ça, puis ainsi de suite. C'est une super belle ressource au CEGEP. Prends-la. Puis après, vas-y à l'INSEE si tu as besoin d'y aller. Ça, c'est mon avis. Mais, quoi. [01:06:07] Speaker B: Parlons des GGs un peu. Yes. Comment t'as fini par... coachait avec les Gee-Gees à avoir cette opportunité-là? Parce que, quand même, cette saison... Ouais. Ouais, [01:06:17] Speaker A: mais dans le fond, ça, j'ai fait deux ans avec les Griffons, puis, tu sais, je backtrack un peu, puis là, je réussis à avoir la job de commentateur défensif en Beauce en 2018. Trois, quatre mois après, on l'avait pas prévu, ma blonde tombe enceinte. Fait que je savais que j'étais là juste pour une saison. Puis... Je suis revenu, dans le fond, quand je suis revenu en Outaouais après la saison, j'avais, je pense qu'est-ce que je peux dire et qu'est-ce que je peux pas dire, mais t'sais, j'avais dans le fond commencé à coacher avec une organisation qui s'appelle Football North. Je sais pas si t'as déjà entendu parler. Ça me dit rien. Il y avait un club à Toronto puis un club à Ottawa, puis c'était sous forme de prep school. OK. Fait que dans le fond, eux autres, ils jouaient au Cétacynie. Ça, c'était avec Canada Football Chat. Ils font une game à TSN à toutes les années, des meilleurs prospects, et ainsi de suite. Donc là, dans le fond, il y avait un club à Toronto qui marche relativement bien, puis un club à Ottawa. Puis moi, encore une fois, dans mon chose, je veux coacher aux États-Unis, je veux coacher aux États-Unis. Là, je me suis dit, bon ben, je vais aller coacher dans le prep school. Donc, nos boss ont fini la saison, puis il reste une game avec cette équipe-là. Puis moi, dans le fond, un gars qui m'avait coaché au Griffon, puis j'avais coaché avec, était rendu genre déjà là-bas. Fait qu'au début, moi je pense que c'est all glamour, c'est all nice, whatever, boom, je m'en vais avec eux autres. Puis, on fait une game au connecté kit, c'est vraiment cool. Tu sais, mais encore une fois, c'était un peu baboche, mais tu sais, c'était cool de coach aux états avec un A11, puis un terrain plus petit, puis blablabla, tu sais. Fait que là, ça reste comme ça. L'été, on finit la game, là. Le printemps, on le fait, puis écoute, on est 20-25 dans l'équipe. Ça coûte 10 000 piastres, 10 000-12 000 piastres pour jouer là. Fait que le recrutement, il est tough. Puis là, t'sais, je suis comme Krim, j'ai parti du cégep pour venir là. C'est pas tant sérieux. T'sais, je suis parti de full-time, puis là, je suis plus full-time. Hé, quoi, c'était à une heure de cours de chez nous, là. Je faisais ça matin et soir pour aller coacher la gars, pour aller coacher là-bas. Parce que moi, je reste genre dans l'est de Gatineau, puis c'était dans l'ouest d'Ottawa, là. T'sais, c'est vraiment comme deux antipas au complet. Puis là, c'était plus ou moins sérieux. Il y avait des vrais bons coachs, mais les joueurs, la qualité des joueurs. Puis là, l'été, on essaie de le recruter, puis là, ça marche plus ou moins. Puis là, on fait des camps, mettons, aux États-Unis. Puis, une semaine avant que la saison commence, ils ferment le club. Fait que là, si on parle de août 2019, fin juillet début août 2019, fait que là, je suis comme, je fais quoi? Ça a plus ou moins bien été quand je suis parti des Griffons pour aller en Beauce. Je viens d'être D.C. collégial, je ne retournerai pas coach au secondaire, mais j'avais parlé avec mon collègue Gatineau, avec Joe, que je m'entends vraiment bien, puis il est comme «Hey, si tu veux revenir, viens». Puis là, je ne reviendrai pas à l'esprit comme head coach au D.C. ou whatever. Je vais coacher une position, puis je vais re-checker après. Puis là, je ne suis plus certain. Ça ne va pas. J'appelle mon mentor qui avait joué à l'Université d'Ottawa, pis moi j'avais des amis qui jouaient à Carleton aussi. Fait que dans le groupe d'amis que je parlais au début, il y en a qui jouaient à Carleton et qui jouaient à Ottawa. Fait que là je suis comme ok, là j'appelle mon mentor, je suis comme là je fais quoi? Peux-tu appeler soit à Carleton ou à Ottawa ou me dire s'ils veulent me prendre ou peu importe. Je veux même pas de t-shirt, je veux juste coacher. Fait que comme on a fait, il appelle OGGs, pis... Et voyons, je rencontre le head coach, qui était Jimmy Burrissey dans le temps. Fait que là, il me rencontre, je suis comme moi, il me dit «Ben regarde, on a un spot pour coach de DB, puis tu peux venir». Je suis comme «Ok, let's go». Fait que dans le fond, j'ai été genre engagé le jeudi, puis le vendredi, j'étais déjà sur la route pour aller recruter. Fait que moi je voulais me faire un nom, je voulais que c'est ma chance pis let's go je coache universitaire pis blablabla. Puis j'ai vraiment été chanceux, Jean-Vincent Posioudet qui est déjà coaché ici, qui était avec les Gee-Gees depuis une couple d'années, il m'a un petit peu pris en sur son aile pis t'sais je l'ai aidé. Pis là moi j'étais d'ici, j'étais d'ici au collégial, fait que je comprenais un peu ce qu'il faisait pis ensuite il a complètement changé ma vision de la défensive, de comment ça devrait se faire et ainsi de suite. Puis là, quand j'ai commencé à coach au Canada, j'étais comme ok, c'est ça, je veux faire de la vie. Quand j'ai commencé à coach universitaire, j'étais comme ok, je veux être un coach universitaire, c'est ça, fuck les States, pis whatever, on focus là-dessus. Fait que t'sais, j'arrive en Beauce, puis trois mois après, l'entraîneur-chef se fait mettre dehors, Marc est rentré. Fait que là, j'avais vécu ça une fois. Là, après, là-bas, je m'en vais avec le prep school, avant saison, club ferme. J'fais ma première saison avec les JJ, j'ai vraiment tripé. L'entraîneur-chef se fait mettre dehors. Fait que... Aïe... En deux saisons, ou en deux ans calendrier, y'a eu trois fire ou slash, le club qui ferme. Fait que là, J'attends, puis j'ai pas nécessairement de nouvelles, puis j'ai pas nécessairement de nouvelles, puis je me rappelle, je pense que j'avais envoyé un email à Carlton, il avait pas eu de réponse. Puis là, le nouveau head coach est arrivé, même pas eu le temps de le rencontrer, COVID. Fait que là, je me suis pris des contrats d'enseignement à un collègue à Tino. J'avais coaché un peu, on avait eu 2-3 matchs, j'avais coaché un peu avec les kids là. Puis finalement, le coach, après COVID, il a décidé de me reprendre. Fait que là, j'avais été DB, linebacker, toute ma vie. Le nouveau coach arrive, il dit «tu vas aller coacher à D-Line». Fait que là, on parle de 21. Ok. Fait que là, 21. Coach de la D-Line. Autre événement relativement tragique. Deuxième... Première game de la saison, parce qu'on commençait plus tard. Un joueur qui décède dans le parking en sortant dans le bus. On était même pas sortis du parking. Ouais. Un petit gars de Sherbrooke, ouais. No way! Ouais. Fait que t'sais, là, y'a ça aussi que ça a comme... ça frappe, ça change un gars en maudit, j'en parle un peu plus pour y faire honneur qu'à parler de tout ça. Après la saison, Il y a un coach qui se fait mettre dehors. Il y a d'autres qui quittent, whatever. Fait que là, moi je suis comme Krim, je veux coacher ma propre position. Ça fait deux ans que je suis assistant, pis blablabla. Fait que Marcel me rencontre dans son bureau pis il me dit, ben regarde, non, une semaine avant la saison, il me rencontre dans son bureau pis il dit, veux-tu coacher running back tight end? Je suis comme, let's go, j'embarque. Fait que là, il est dans le corridor, il montre le footwork de un jeu, pis il dit, ok go, vas-y. Fait que là, dans ce groupe-là, il y a quatre gars qui sont allés CFL. Pas à cause de moi nécessairement, mais comme dans ce groupe-là, éventuellement, il y en a quatre, puis il y en a un que je souhaite qu'il se fasse drafter cette année. Puis je me rappelle JP Simakinda, qui était le gros back. Prototype, il avait joué à Guelph, il avait transféré à Iowa, et ainsi de suite. Tu sais qu'il connaît plus la position de running back que moi. Puis lui, il s'était fait drafter par les Elks d'Edmonton, il venait de se faire couper du camp, là il s'en revient. Puis là, je dis à JP, je dis «On se fera pas de cachettes, là, on se parle en nom, tu connais plus ça que moi, mais qu'est-ce que tu t'attends de moi en tant que coach? Parce qu'il y a une affaire que je me suis dit, ok, je connais pas grand chose de running back. C'est bon ça. Mais, je connais la defense.» Fait que je peux te dire comment les gars vont bouger, je peux te dire comment c'est la tête des blocs, je peux te dire c'est quoi les probabilités que lui blitz, que ainsi de suite. Pour le début, encore une fois, j'ai jamais étudié un playbook offensif. Là, il faut que t'apprennes des termes, il faut que t'apprennes du spacing, il y a plein d'affaires qu'il faut que t'apprennes au début. Pis, fait que quand j'ai demandé qu'est-ce que t'attends de moi, pas que je m'attendais à ce qu'il me sorte une réponse intelligente, mais JP étant JP, il me regarde straight up dans les yeux pis il dit «don't take any bullshit from me». Fait que là, je suis comme, OK, on s'en part. Go! Première pratique, on y va. Fait que là, il y avait ça de moi qui apprend à aller running back, qui a coaché des gars qui sont en leur 3 ou 4ème année. Puis des fois, à l'Uni, ce que j'aimais, c'est que les gars te regardent dans le recrutement ou ils te regardent après quelques années et ils sont comme, qu'est-ce que tu peux faire pour me rendre pro? C'est là, c'est vraiment dans le perfectionnement. Ça va me manquer un peu, mais je suis quand même capable de le faire au niveau collégial avec les joueurs qui ont un petit peu plus de talent et qui veulent un peu plus d'aller chercher les petits détails dans le coaching. Apprendre les running back et les tight end en même temps, qui est deux positions complètement différentes. Fait que t'sais, au moins j'avais une bonne relation avec les gars parce que ça faisait deux ans que j'étais là, ils me connaissaient et ainsi de suite. Fait qu'il y a des vêtes qui m'ont beaucoup aidé au début là, t'sais. Fait que là, j'avais mes drills, là j'expliquais mes drills aux gars, qu'est-ce que t'en penses? Ah ça, modifie ça, ah ça t'as l'affaire. Pis là des fois, mettons, après une pratique, je dis ok les gars, qu'est-ce que vous voulez travailler demain? Ah on aimerait ça travailler tel habileteur. Ok, là j'allais chercher des drills pour travailler ces habiletés-là. L'avant-pratique, je leur montrais, c'est bon le groupe, on y va. Puis à un moment donné, je me suis pâti un identité comme cause de Running Back Tight End, puis ainsi de suite. Mais tout a été from scratch. J'ai pas eu de support d'en haut. C'est le même qu'on faisait en face, c'est le même qu'on veut ça. Fait qu'apprendre à dur. Puis ma deuxième game, la première game, il est arrivé l'événement. On jouait à Toronto. La deuxième game, on jouait à Queens. Je pense qu'on avait presque juste le jeudi, parce que là, Krim avait eu la grosse nouvelle, pis on voulait vraiment jouer la game pour Frank, pis ainsi de suite. Fait que quand on est arrivé là-bas, écoute, y'a rien à voir là. On était juste pas là, pis ainsi de suite. Fait qu'on part à 30 à 6 je pense, whatever. Le meeting du lundi, le dimanche matin, je me fais ramasser là. C'est la première fois que je coache en offense, la première fois que je coache des running back, pis là j'étais à l'université, pis là t'as mon head coach qui est aussi en même temps qui dit c'est la pire performance des running back que j'ai vu en 30 ans de coaching. Fait que là qu'est-ce que je fais, ben je mets mes bottes à cap, pis je m'amène à travailler, pis à coacher les gars de manière différente, pis à essayer d'aller chercher ça, pis t'sais, de tout le temps se développer, pis t'sais cette année-là après y'a un gars encore une fois, c'est pas moi, les joueurs ont beaucoup là-dedans, mais y'a un gars qui s'est fait drafter par les Red Blacks, qui a fait le club. À toutes les années, j'avais des gars à ma position qui se faisaient drafter. Ils ont fait le club après, oui ou non. C'est rendu là, c'est eux. C'est la CFL. J'aime ça me dire qu'au moins j'ai aidé leur développement, peut-être pas dans leurs habiletés techniques au début, mais au moins dans le plan tactique et la compréhension de la game. Oui, pourquoi? Parce que ça a tout le temps été ma force. J'étais allé dans teacher qu'est-ce que j'étais confortable, puis après ressortir un peu. L'année d'après, après ça, le coach de Running Back qui était parti décide de revenir. Le gars, il est awesome dude. Il a joué 14 ans dans le CFL, c'est un policier de la ville d'Ottawa. DJ est vraiment, vraiment malade. Puis là, il m'appelle «Hey Marco, ça te dérange-tu si je reviens?» Finalement, j'ai plus du temps. J'ai dit «Hey DJ, t'es un bien meilleur coach de running back que moi, je vais prendre des tight ends, ça va m'aider, ça va me rapprocher de la boxe, découvrir de quoi d'autre.» Fait qu'il est comme ok, je voulais pas te le prendre. J'étais comme mais non, viens-t'en. Fait que là, pendant deux ans, je coachais les Titans. En même temps qu'être assistant Special Team Coordinator. En même temps qu'assistant Recruiting Coordinator. Puis cette année-là, je m'occupais du field goal. Puis tu sais, des fois, ils parlent à l'université des fameux cinquièmes années. Les gars qui se font drafter à leur quatrième année vont faire le camp pro, puis là, ils reviennent. La nature humaine, c'est sûr que ton mindset est différent. Tu sais, t'es là un petit peu plus pour toi. Puis t'es là, tu sais, comme... Je veux pas se généraliser, mais il y en a beaucoup que c'est ça. Tu sais que là, ils commencent plus à penser à eux autres pour faire le pro, puis le bien de l'équipe qu'on parlait tantôt, c'est plus ou moins... Fait que là, on avait notre kicker qui revenait. Lui avait été drafté par Calgary, si je me trompe pas. Si c'est pas Calgary, c'est ça, c'est pas important. Fait que c'était drafté, il fait comme un bon trois semaines avec eux autres, puis je pense qu'ils l'ont gardé depuis le début de la saison, puis à un moment donné, ils l'ont coupé puis ils l'ont ramené. Puis, fait que là, quand il revient, il est habitué que le time of operation soit de même parce que c'est un Holder Pro puis c'est un Long Snapper Pro. Fait que, t'sais, dès que le snap il part, il commence sa chose. Fait que là, c'est moi qui est responsable du field goal. Premier field goal, bloc. Le snapper, il a bubblé le punt. Le snap. Fait que là, deuxième, ben c'est les P.A.T. mais deuxième P.A.T. qu'on fait, là le kicker il se dit, ben, je vais attendre qu'il pinne avant d'y aller. Comme de fait, temps d'opération est trop long, bloc. Puis là, on est 0 en 2. Après ça, on essaie un field goal, wide left. Là, moi je suis dans le boot là, à la place des deux, puis je capote. Je suis comme ok là, je suis 0 en 3. Après ça, 0 en 4. Zéro en cinq. Finalement, le sixième field goal slash P.A.T. qu'on a fait, là, ça a fonctionné. Puis après, on n'a quasiment pas manqué. Puis cette année-là, on a gagné trois games sur des field goals. Mais encore une fois, ça revient à... Tu manges, t'as claque dans la face. Pis je veux pas descendre en bar halftime. Moi, je suis dans le boule cette année-là. Je veux pas descendre en bar halftime. Je sais que je vais m'en faire driller un nouveau. Pis comme de fait, le dimanche, je me suis fait driller un nouveau. Mais c'est ça pour dire que... Comment que j'adapte mon coaching? Je l'ai-tu mal expliqué? Mon scheme est-il correct? Faut tout le temps que tu te remettes en question de refaire des affaires. Comment que je fais? Pis même... Oui, on change pas une recette gagnante. Mais même quand ça va bien, comment que je peux le tweaker pour l'améliorer? Essayer de garder ça. Tu sais, quand je te dis des claques dans la face, t'en manges, t'en manges, tu sais, puis finalement... Fast forward deux ans, qui était la saison 2025 l'année passée, le coach des All-Ireland s'en va. Puis moi et le coach Montréal disaient, ça te tente-tu de coacher à All-Ireland? Fait que je suis comme, let's go, j'embarque là-dedans. Puis le fait que j'avais coaché les Titans, on était beaucoup associés avec l'All-Ireland aussi. Fait que ça a fait une super belle transition. Puis je te dirais que c'est ma position préférée à coacher, c'est vraiment All-Ireland. [01:19:40] Speaker B: Qu'est-ce qui fait que c'est ta position [01:19:44] Speaker A: spéciale? Je te dirais que c'est tellement complexe. Tu sais, tu as oui ta responsabilité d'online, mais tu sais... Technique, ça reste relativement très explicite où mettre ton pied selon la shade, selon ceci, selon ça, mais tout ce qui est au niveau ski, mais alentour de la haut-line, le fameux bloquer quelqu'un ou bloquer haut-line, c'est plus que ça. Puis, je trouve que des fois, dans les bas niveaux, c'est une position qui est sous-coachée. T'es un gros bonhomme, sois gros pis ils bloquent du monde. Mais y'a tellement de développement à faire, pis des petites technicalités dans les drills, c'est vraiment des détails. Le souci du détail dans les lines, c'est extrêmement important. Que tu mettes ta main dans l'armpit ou que tu mettes ta main sur le chest, c'est ça qui fait la différence si tu réussis ton bloc ou si tu réussis pas ton bloc. Vu qu'il y a beaucoup d'ensemble, pis y'a des gars qui sont extrêmement athlétiques, Mais ils ne savent pas c'est quoi la différence entre un over et un punder. Donc en ce moment-là, j'avais mon background défensif où j'essayais de coacher la one-on-one le plus possible. Checker le safety. C'est des petits pointers de même que j'amenais. Puis encore une fois, j'ai vraiment eu la chance d'avoir des bons vétérans. Il y avait quatre finissants sur la ligne. Fait que j'avais la chance de pouvoir travailler avec des gars de même que justement, il y en a un, c'est quasiment la suite en cours, j'ai O-Line, que je parlais avec, OK, t'as le drill, moi je la changerais juste de même. Mais quand le foot ça reste la même chose, n'importe quelle position, c'est le footwork, les angles, puis les jeux que tu fais. C'est vraiment ça. Fait que c'est de transporter ça à la O-Line, j'avais une bonne base avec les Thaïlandes, je connaissais déjà les steps, qu'est-ce qu'on va faire en enfance, et ainsi de suite. Mais c'est de dire aux gars qu'ils n'ont pas besoin de tout bloquer. T'sais, t'as le D.N. qui est en wide-nine, là. Ben, les chances qu'il ait à l'extérieur sont vraiment hautes. Va pas le chercher à se frayer pour qu'il recote en dedans. T'sais, c'est des petites choses de même que... Ben, t'sais, j'avais beaucoup plus de parler avec les gars, puis je coachais beaucoup plus en vidéo qu'en film. Puis t'sais, quand tu te coaches en vidéo, Moi je pose tout le temps une question à l'athlète, je disais tout le temps la dernière fois «talk to me». Parle-moi, qu'est-ce que tu vois, comment tu as évalué ta rep? Parce que si moi je vois l'aspect A, puis lui il voit l'aspect B, quand même j'ai fait un coaching sur l'aspect A, lui il n'est pas là dans sa tête. Quand tu poses une question à un athlète, qu'est-ce que tu vois, parle-moi, c'est quoi ton processus décisionnel? ben là, tu peux voir s'il est à la même place que toi ou s'il est ailleurs complètement. Fait que là, toi en tant que coach, t'as deux choix. Soit tu veux le coacher sur l'aspect que toi tu veux. Je suis comme ok, ben regarde, moi je pense pas que c'est ça le problème. Je pense que c'est plus ça part de telle place, puis on corrige ça, puis après on s'occupera. Ou si tu vois que t'es situé entre deux, puis ils te donnent l'aspect B, ben coache-les sur l'aspect B, t'sais. Puis je pense qu'on est en ligne, Ils ont beaucoup de... Surtout, mettons que les one-on-one ou ainsi de suite, c'est fail or pass. Puis moi, je l'ai dit toute l'année en coachant les one-on-one, je me dis «je m'en fous si tu gagnes ta rep ou pas». C'est pas ça que je veux voir. Je t'ai dit de travailler sur tes deux premiers steps. Si tu as travaillé sur tes deux premiers steps, puis tu les as réussis, puis tu parles à la rep, t'as gagné ta rep. Si tu fais tout tout crush, puis tu fais un pancake, t'es pas devenu le meilleur joueur de foot. Tu sais, c'est ça que c'est là. C'est vraiment un processus. Puis avec l'Outline, j'aimais ça de tout décortiquer au complet. Puis tu sais, c'est la raison pourquoi que tu as des sommités comme Carl Brennan, que ça fait X nombre d'années qu'ils font ça, parce que c'est tellement pointilleux comme position, puis le souci du détail, que c'est sûr que tu veux te spécialiser là-dedans le plus possible, tu sais. Puis je me suis dit Outline, c'était ma chance d'avoir le full-time qui m'était dû, tu sais. [01:23:17] Speaker B: C'est vrai qu'après avoir parlé avec Carl, je l'avais reçu sur le podcast, puis honnêtement, je ne m'attendais pas à ça. C'est une game pour vrai, la ligne offensive. La logique qu'il m'avait faite, c'est comme, on est cinq dans une unité, [01:23:38] Speaker A: Il [01:23:38] Speaker B: fait tout en analogie du point, parce que cinq qui sont soudés, c'est fort. Un coup de point, c'est fort. Mais une claque, c'est pas mal moins fort que... Fait que moi, j'avais trouvé ça hyper bon, mais c'est le fun, mais en même temps, ça t'a fait voir, encore une fois, ça t'a rajouté dans ton CV une autre facette du jeu que tu connaissais peut-être un peu moins, tout ça. En parlant de développement des joueurs, je suis curieux. Tu connais beaucoup de gars RSEQ, tu comptes beaucoup de monde, tu as été 7 saisons dans l'OUA, même plus que ça, vu que tu as joué et que tu es joueur. J'aimerais que tu me comprennes un peu les deux ligues. Qu'est-ce que tu connais? Comment ils développent, mettons, les joueurs, ce côté développement? [01:24:23] Speaker A: Dans le fond, au Cégep, si on parle du Québec, au Cégep, ça sort aussi comme un filtre. autant pour les coachs que les entraîneurs. Mon point avec ça, c'est qu'il y a un gars qui choisit du secondaire à aller au cégep, il y a déjà une sélection naturelle qui se fait. Puis ensuite, au Québec, ils prennent les meilleurs joueurs du cégep pour aller à l'université. Ontario, enlève le cégep. Fait que je suis allé recruter à des places, deux pratiques semaines, pas de meeting, ils pratiquent d'un terrain de balle, ils n'ont pas toutes les cases pareilles, Puis là, toi, faut que tu te dises, OK, bon, mais là, je te recrute pour qu'est-ce que tu vas avoir de l'air dans trois ans. Puis t'es pas sûr. Puis là, tu décides de prendre une shot. Fait que là, tu te dis, OK, bien, je t'offre pas de EFE, qui est le scholarship au Canada. «Je t'offre pas des F.E. parce qu'on sait pas…» Pis là, lui il se retourne pis il dit «Ben, Western, Guelph pis Queens vont faire des F.E.» Pis là t'es comme «Ben, vas-y man, qu'est-ce que tu veux que je te dise?» Vu qu'il y a pas de filtre entre les deux, ben c'est vraiment… Tu recrutes sur vraiment qu'est-ce que le gars va être. Tandis que je pense qu'à l'Université au Québec, c'est qu'est-ce que le gars… Oui, ils vont prendre des gars, mettons, qui ont un peu plus de potentiel, mais c'est vraiment qu'est-ce que tu peux faire pour nous, plus là. Pis là, de qu'est-ce que je pense? Encore une fois, j'ai jamais coaché une université en en Q, mais c'est ça je pense. Le foot en Ontario, c'est vraiment des gars de clocher. C'est vraiment des régions. Beaucoup, beaucoup, beaucoup. Puis en Ontario, qu'est-ce qui arrive avec le foot avant l'université, c'est que t'as tes écoles secondaires, mais il y a aussi la OSFL, l'été en tout cas, peu importe, que les meilleurs joueurs se ramassent dans ces équipes d'été-là. Fait que, le recrutement, c'est beaucoup plus difficile parce que les gars, mettons, sont à l'université pendant 5 à 7 ans. Puis avec les règles, la manière que c'est faite, c'est qu'un gars peut passer 3 ans sans brûler des années d'éducation. Fait que là, il arrive à sa troisième année, il n'a jamais touché au terrain, puis il peut quand même commencer pendant 5 ans. Oh my God! Ouais. Tandis que les gars au Québec, souvent, après 4-5 ans, les gars ont fini leur bac, puis ils partent, puis ainsi de suite. Mais là, quand ça fait 3 ans, mettons, en Ontario, que tu passes sur le banc, puis... Là, tu viens de finir ton bac, mettons, parce que tu jouais pas, ça fait que tu prenais plus de cours et ainsi de suite, ben là, je vais faire une maîtrise ou je vais faire un autre bac. Puis nous, on avait la chance sur JJ d'être à une université francophone où on pouvait recruter beaucoup au Québec. 40% de nos gars, c'était au Québec. Niveau recrutement, c'est ça. T'avais des gars esprit qui sortent, ils ont sorti un article sur Jackson Breshear. J'ai eu la chance de faire partie de son processus de recrutement. Je suis pas venu chez nous à cause de moi. C'était un super dupe, il est arrivé, il était ready, il a dress, il a pas starté sa première année, mais il a dress, puis il a vu du temps de jeu, puis ainsi de suite. Puis dans la même classe de recrutement, t'as un gars du Sceau Sainte-Marie, qui joue du... C'est complètement deux antipodes, qui vient de finir sa douzième année. T'as un gars qui rentre à 17 ans à l'université, qui est deuxième année de cégep, puis t'as un autre gars qui rentre à 21, qui a fait 4 ans de cégep, puis les deux compilent pour la même position. C'est pas la même game. C'est pas la même game du tout, du tout, du tout, du tout, tu sais. Fait que ça, je te dirais que c'est vraiment la différence où il y a un filtre qui se fait avec le secondaire parce qu'il y a des gars que c'est des studs, t'es recrut, t'es sprit, tu te donnes EFM, mon gars, tout ce qu'ils veulent avoir, blablabla. Ils arrivent là, ah ben finalement c'est trop sérieux pour moi, je m'en vais. Ah ouais? Ben oui. Parce qu'ils ont jamais été mis. Ça revenait de la discussion qu'on avait tantôt que ça a tout le temps été les meilleurs dans leur programme. Puis que s'ils viennent pas, ben t'sais, s'ils viennent pas aux pratiques, ils viennent pas aux games. Mais là, l'équipe a peur. Fait que là, t'sais, c'est un cercle vicieux, là, t'sais. Fait que... C'est idiot, toi. Ouais. Fait que là, il arrive... Ah ben non. Il y avait un gars qui venait de Peterborough. Il était bon, là. Bon, là. Il a fait trois jours là qu'en entraînement, il a dit non, c'est trop sérieux pour moi. Ça me tente pas. Son père avait joué CFL, là. Son père avait joué au CFL, pis lui il est juste genre «non, c'est pas pour moi». Wow, ok, je comprenais pas ça. T'sais au cégep, tu vas le savoir quand un gars qui sort du cégep, c'est parce qu'il est relativement sérieux pis il veut jouer à l'université. [01:28:28] Speaker B: Ah, si t'as passé le travail au cégep, pis tu veux aller jouer universitaire, Je pense que tu as déjà un bon bout de fait. Parce que le Cégep, c'est hyper sérieux. La game est prise au [01:28:40] Speaker A: sérieux. Il y a plein de beaux programmes. Dans toutes les divisions, il y a plein de beaux programmes. C'est compétitif. À toutes les semaines, tu te prends un bon opponent. Tu ne peux pas prendre rien pour granted. Fait que tu sais, à ce niveau de recrutement, c'est une game complètement différente. Puis j'en parle avec mes chums qui étaient dans Q, puis ils sont comme «Hey, ça doit être dégueu de recruter en Ontario». Des fois, tu trouves des beaux petits gems, tu sais, que tu penses que t'es le seul qui… Puis t'es en Ontario, admettons, quand j'allais recruter une game de Cégep, ben, tu te prends un billet, c'est en tant que nécessaire, puis t'attends que la game finisse, puis après ça, tu vas serrer à mon kit, ben c'est tout. En Ontario, je me mets entre les deux bancs. Je m'assurais de mettre le chandail avec le plus gros logo, puis t'es entre les deux bancs. Par exemple, il y a un club à… Ça, c'est une bonne anecdote. Il y a un club à, voyons, c'est Huron Heights, dans le nord de Toronto. Les autres, ils jouent des games aux States, puis au Canada, puis ils roulent de quoi? Très, très, très sérieux. Ils gagnent leur genre de bol d'or à toutes les années. Puis le coach, c'était un méchant malade. Il roule du triple option, wing triple option. Là-bas, quand tu rentres dans le programme, là-bas, c'est tough. Un moment donné, c'était Nathan Taylor que j'ai coaché avec au Gee-Gees. Lui, il est rendu avec les Red Blacks. Ça fait 3-4 ans qu'il était avec les Red Blacks. On se parle encore, on s'entend vraiment bien encore. Puis lui, il recrutait là-bas justement, puis il était entre les deux bancs. Puis, il y a un joueur qui fait vraiment un jeu de marde. Il manque un tackle, ou il échappe le ballon, ou whatever. Le coach le punk par la grille, il le ramène sur le banc, puis il va à côté de Nathan. Nathan est là pour recruter avec son show des GGs, ou whatever. Pis le coach, t'sais là je vais le traduire, mais il dit «C'est qui ça?» Pis là, le kid est comme «Non.» Il dit «Ça c'est un coach universitaire, pense-tu qu'il va te recruter si tu joues de même?» «Non, ben genre, t'sais comme, get better, whatever, pis...» Oh my god! Ouais, fait que t'sais, la différence avec le high school, t'sais, tu verrais jamais un coach, j'ose espérer, t'sais, ici au Cégep, quand il va recruter, que «Hey, t'sais, ça c'est un coach Cégep, ben joue mieux parce qu'il te recrutera pas, là.» Quand je t'ai dit que le niveau, c'est beaucoup plus gratifiant quand tu trouves un gars dans un coin perdu. J'étais à Sudbury, sur Sainte-Marie. Oui, à Toronto, tu chèques un arbre, il y en a 12 qui tombent, mais les petites places différentes de même. Parce que oui, il y a 11 équipes, mais il y a beaucoup plus de high school football. Ça fait que c'est des belles expériences. J'ai découvert plein de beaux coins de pays. Beaux coins de pays, Windsor, c'est pas beau, mais j'ai découvert plein de belles places, des nouveaux stades et d'autres choses en Ontario. Ça fait que pour ça, c'est le fun. Je jouais 11 équipes aussi, donc tu ne joues pas tout le temps tout le monde dans ta saison. Même une année, on n'avait pas joué le World en saison, et en Play-Off, on les a joués, donc c'était 9 équipes différentes. Ça, c'était quand même cool. Mais l'histoire que je ne coche plus d'où jouer, je peux le dire, les deux meilleures équipes au Canada, c'est Montréal-Laval. C'est ça que c'est. Puis c'est lui qui va gagner la Q, qui va gagner une équipe qui va être chanceuse et qui va les battre. Le niveau de jeu, parce que quand t'as passé à travers le cégep, ça fait 4 ans que tu work sur ton craft, dans l'année, t'es solide. Le foot est vraiment différent entre les deux. Je suis content [01:31:53] Speaker B: d'entendre qu'au Québec, on a mis [01:31:55] Speaker A: un foot. Là, je peux le dire [01:31:56] Speaker B: à ce soir. Avant, [01:31:59] Speaker A: je vais regarder un studio. [01:32:02] Speaker B: Le 6 janvier dernier, tu deviens le tout nouveau entraîneur chef des Diablos du cégep de Trois-Rivières. Ce que je peux comprendre par contre, c'est que ton histoire pour avoir le poste, elle a pas commencé le 6 janvier. [01:32:19] Speaker A: Non, effectivement. Dans le fond, tu sais, qu'est-ce que je faisais pendant mon parcours au Gee-Gees, vu que dès que j'avais commencé à coacher à Nicolae Gattino, j'étais tout le temps à temps plein pendant la saison. Tu sais, comme je disais, avec la sport étude, puis après ça, coacher juvénile, puis là, quand j'étais allé en bosse, bien, j'étais à temps plein pour la saison. Fait que moi, dans le fond, qu'est-ce que je faisais, c'est que je coachais à temps plein pendant la saison pour 1 500$ par année. Puis, l'hiver, j'avais, admettons, des contrôles d'enseignement, puis je ramassais mon argent pour dans la saison, recoacher, et ainsi de suite. Puis là, à un moment donné, après on a dit, là, on est rendu avec deux enfants, là, je pense que j'ai été assez patiente, là, va donc te trouver une job. Fait que là, j'ai eu la chance d'être... être pédagogique individuel pour les étudiants athlètes au cégep de l'Outaouais. J'ai fait ça pendant deux ans en même temps que coach OJJ. La première année, c'était tough parce que là, je n'étais plus dans tous les meetings de game plan. Je n'étais plus dans, t'sais, j'allais là, mettons, à temps plein, deux, trois jours semaine, puis les autres, t'sais, je faisais mes... mes journées, t'sais, je m'arrangeais avec mon horaire pour ne pas manquer de pratique, ne pas manquer de meeting, puis ainsi de suite. Mais t'sais, il y avait beaucoup de plus par moi-même. Ça fait que ça, je trouvais ça tough. C'était la première fois de ma vie que j'avais une vraie job, puis qu'il fallait que je travaille, puis que, genre, je n'étais pas là tout le temps au foot. Fait que ça, c'était quand même tough. Puis là, avec les compressions budgétaires, après en première année au CEGF, je n'étais pas sûr de me faire renouveler. Puis moi, mon père, quand je partais à Toronto, comme je disais, il vient de la région de Trois-Rivières. Fait que quand je partais à Toronto, il lui disait, mon fils n'est plus dans la région, je vais m'en aller, je vais retourner dans mon boot à Trois-Rivières. Puis après, ma première année en tant qu'API, c'était vraiment là où je disais, je suis bien au GGs, je m'en vais où dans ma carrière de coach. Je cherchais un peu. Puis, ma blonde m'a dit «Pourquoi qu'on s'en va pas à Troia?» Je suis coach universitaire, la job n'est pas ouverte là-bas. Funny enough, coach Douce avait fait un post Facebook, il cherchait des entraîneurs. J'écris à coach Douce, je lui dis «Hey, as-tu des coachs whatever, si tu as une job temps plein?» «Ah non, c'est que je suis coach d'assistant.» «Ah merci, bonne chance ta saison.» Ça reste là. Fait que là, je ne sais pas moi si je me fais renouveler au cégep de l'Outaouais à cause des compressions. Puis là, quand que finalement je me suis fait renouveler, j'ai dit je retourne au GIGIS, puis je continue ma job d'API, puis on garde ça comme ça. On est dans la région, ma mère est dans la région de l'Outaouais, ma conjointe, sa famille est dans la région de l'Outaouais. Fait que c'est juste plus facile pour ça. Ma blonde me l'a dit après que j'ai eu la job, à Troirie, mais elle dit qu'elle avait vraiment été déçue quand on avait décidé de pas faire le move pour s'en aller à Troirie. Mais ça, elle m'a jamais dit. Fait que là, fast forward un an, je fais ça encore, puis là, où est-ce que j'ai ma job d'API, puis je coache OGG, on parle de la saison 2025. Puis là, après la saison 2025, Marcel lui dit, c'était la même chose, Marcel qui était l'entraîneur-chef, l'entraîneur-chef OGG lui dit «OK, bien là, l'année prochaine, tu tombes temps plein », comme qu'il m'avait dit les quatre dernières saisons aussi. Fait que là je suis comme «alright, that's it, j'ai un temps plein». Ça s'en vient, fait que là je commence à préparer mes affaires au cégep de l'Outaouais pour dire «ok bien regarde, ça se peut que je ne revienne pas». J'en avais parlé mettons à ma chef d'équipe, mais pas à ma boss ou ainsi de suite. Là, on va au Boulder, on va recruter au Boulder, pis ma conjointe c'est extrêmement chanceux, elle adore le foot, fait qu'elle vient au Boulder avec nous. Fait qu'on est là d'incestrade, ben d'incestrade peu importe au stade, pis c'est en jazz, pis là on a entendu le vendredi soir qu'il y avait une rumeur que Coach Frank, il quittait. Fait que là, on revient dans la chambre, la blonde, «Ah, t'sais, ça serait le fun.» Pis à toutes les fois, je retourne à Trois-Rivières parce que j'étais allé faire le camp d'entraînement là en secondaire 4, parce que je suis né là-bas dans le fond, t'sais, je suis déménagé à Gatineau, j'avais deux ans, mais je viens de là-bas et je me dis «Tant c'est un gars de Trois-Rivières qu'un gars de l'Outaouais.» T'sais, c'est stupide parce que j'ai passé plus de temps de ma vie là-bas. Pis là, elle dit, t'sais, à toutes les fois que je viens, je me dis «Ah, ça serait le fun de coacher ici.» Tant que c'est la job à l'ouvert un moment donné. Fait que là, la rume Là, ma blonde, ça serait quand même le fun, blablabla. Pis mes chums, ouais, go, appelez, qu'est-ce que tu pries, vas-y, t'sais, ça fait longtemps que tu bûches, vas-y. Fait que là, c'est la même, le samedi, la rumeur, c'est que c'est pas coach Frank qui passe, c'est son frère qui était là aussi, coach Jay Dussault, qui quitte. Fait que là, j'ai dit non, je partirais pas de full-time online coach, OGGs, pour... aller comme coordonnateur au Cégep avec un gars que j'ai jamais nécessairement travaillé avec. Je pense que mon meilleur move, encore une fois, il n'y a pas personne qui prend des décisions en disant que c'est la meilleure décision que je peux prendre. Je pense que mon meilleur move, c'est de rester au GGs, tester le full-time, puis après ça, de voir ce qu'il y en a. Parce que je ne cherchais pas nécessairement par-dessus les GGs. Est-ce que j'étais le coach le plus heureux? Je te mentirais si je disais oui, mais je ne cherchais pas nécessairement par-dessus ça. Puis là, fast forward, fin novembre, Là, Coach Frank annonce qu'il quitte le programme. Fait que là, ça fait «OK». Puis là, au début, tu sais, c'est quand même des changements. Puis là, je me dis «Ben Blonde, vas-tu vouloir déménager avec les enfants? Qu'est-ce qui va se passer et tout?» Puis là, comme «Oui, let's go », on applique. Fait que là, j'ai appliqué sur le processus, puis j'ai eu la chance d'avoir, le processus était un petit peu plus long que prévu que je pensais, mais j'ai eu la chance d'avoir dans le fond un appel le 19 décembre. «Hey, veux-tu venir faire une entrevue?» Moi, je me suis dit «Ah, ça fait longtemps, sûrement que je n'ai pas été pris en entrevue» ou peu importe, j'étais un peu déçu de ça. Fait que finalement, le 19 décembre, qui est un vendredi, je reçois l'appel, entrevue. Le lundi, le 22, je fais un open dans la Trois-Rivières. Puis, t'sais, j'étais confiant à mes habiletés d'avoir la job, t'sais. Tu peux pas rentrer dans une entrevue et dire «je sais pas si je suis fait pour ça» ou «whatever». Fait que t'sais, je me suis préparé en masse, sorti des stats, sorti qu'est-ce que je voulais faire, des plans, t'sais, plans de recrutement, plans de développement, plans d'études, t'sais, une grosse affaire. Puis, finalement, j'étais encore à Trois-Rivières quand ça s'est passé, mais ils m'ont appelé puis ils ont dit «hey, on t'offre la job». Fait que... Je suis parti chez nous en tant qu'APU, je suis revenu en tant que coach de foot. Ça, c'était vraiment bien. Puis dans le fond, vu que mon père reste là, j'avais la chance d'avoir... une place où rester. Le 6 janvier, première journée, boum, on start ça. Ça amène où est-ce qu'on est aujourd'hui, mais ça a été des fêtes assez quick turnaround et ainsi de suite. Je lève le chapeau à ma conjointe parce qu'à la maison, l'hockey, la gymnastique, les devoirs, les salons de job, préparer la maison pour vendre ça, ça fait beaucoup. Pis t'sais moi aussi j'essaie de bâtir de quoi ici, fait que t'sais c'est beaucoup en ce moment, mais t'sais c'est un, il reste un 3 mois de hard push pis après ça, t'sais on va vivre ça beaucoup après. Fait que, ouais. [01:38:57] Speaker B: Nice. Folle histoire pour vrai. Quand même [01:38:59] Speaker A: ouais. Hell of a [01:39:01] Speaker B: ride man, c'est cool. Pis t'sais, j'ai-tu [01:39:03] Speaker A: tout le temps pris les décisions pour ma carrière, les meilleures décisions pour ma carrière, j'ai-tu tout le temps fait les meilleurs moves, t'sais je sais pas, mais t'sais je changerais rien. Parce que les claques d'en face que j'ai mangées, les expériences que j'ai vécues, ça amène la personne que je suis et là je suis content d'être un head coach. pour pouvoir faire à ma manière et décider tout, mais je peux coacher plus que juste les 18 ou 20 que j'avais. Je peux coacher toutes les positions, tous les gars, développer des coachs, des choses que j'aurais aimé que un head coach fasse avec moi. Quand je coachais sous lui, je vais le faire avec les autres coachs. Comment on traiterait les joueurs, que c'était bien ou pas bien. D'amener ce qui était positif, de laisser derrière et de m'assurer de ne pas faire les mêmes erreurs que les autres ont faites. C'est probablement [01:39:50] Speaker B: arrivé pour une raison, ces choses-là. Ça t'a juste permis de te construire la personne que t'es devenu aujourd'hui. C'est quoi ton style de coach? C'est vraiment [01:40:01] Speaker A: une bonne question. Je ne suis pas le genre de gars qui crie et qui pète des coches et ainsi de suite. Je ne suis pas un «raw raw guy» non plus. Je pense que je suis un gars social qui aime jaser, qui aime créer des liens, comme je disais avant, mais vraiment focussé sur le développement, puis pas nécessairement sur le résultat. Puis si tu développes de la bonne manière, les résultats vont venir par eux autres-mêmes. Mais je pense que si tu mets trop l'emphase sur le résultat, il y a tellement de choses qui dépendent de si t'es une bonne équipe ou pas une bonne équipe, que tu contrôles pas. Si tu te mets à focusser sur ce que tu ne contrôles pas, ça ne marchera pas. C'est comment qu'on peut faire, vraiment bâtir des fondations solides avec le programme. On est là-dedans. Ceux qui étaient là avant ont fait vraiment un bel job. Mais c'est d'amener un petit peu ce que moi, mon bagage, remodeler les Diablos comme je pense qu'un club de foot devrait. Peut-être que je m'enligne dans le mur. On ne sait pas. Peut-être que je m'enligne vraiment dans le mur. Comme je dis, je vais remettre mes bottes à cap, je vais relever mes manches et on va retourner le bateau d'une autre façon. Mon style de coach, je dirais, plus dans l'éducation que dans le coaching en tant que tel, d'expliquer, si on parlait de la nouvelle génération tantôt, ils veulent tous savoir, explique pourquoi qu'on fait les choses. Puis qu'est-ce qui arrive, conséquences positives du geste, conséquences négatives du geste. Fait que là, au moins, les kids peuvent comprendre pourquoi qu'on fait les choses, comme que je dis, j'ai coach pour qu'ils deviennent des coachs. Tu sais, c'est pas juste met ton pied là parce que je t'ai dit de le mettre. Ça marche plus de même en start. Je trouve que la nouvelle génération, c'est ça que c'est beau que ça amène. Qu'il faut sortir des nouvelles manières de coacher pour aller les chercher. Parce que ti Joe, pis ti Dan, ils se feront pas coacher de la même manière. Tu sais, fait que c'est un petit peu comme ça aussi. Fait que tu sais, coaching évolutif, adaptatif, je dirais. Puis vraiment mettre l'athlète dans le centre de nos décisions. Tu sais, oui t'as l'équipe, mais l'athlète devrait être dans le centre de toutes les décisions. Puis des fois, Le meilleur pour l'athlète, il n'y a pas nécessairement la même vision que nous. Dans le sens d'un changement de position. Dans le sens de, il y a une raison pourquoi je te demande de t'en faire un étude trois fois par semaine. Les gars détestent ça, mais c'est pour leurs meilleurs intérêts. Puis c'est leur faire comprendre que les choses qu'on fait, puis les changements qu'on apporte, c'est pour leurs meilleurs intérêts. pas parce que ça me tente d'être un tyran pis de faire des artisans. Fait qu'il y a ça aussi, tu sais, tout est dans tout, comme le monde dit ça, mais ouais, c'est un petit peu ça qui amène là-dedans. Pis [01:42:32] Speaker B: mettons que je me mets dans la peau d'un jeune qui choisit les Diablos. À quoi je peux m'attendre dans mes trois saisons avec les [01:42:41] Speaker A: Diablos dans l'heure Marco? Je te dirais, encore une fois, je me fais sur mes anciennes expériences, mais c'est d'être dans un environnement de haute performance, un environnement élite avec de hauts standards de performance, tout en gardant le côté humain. Puis ça, des fois, c'est ça qui sépare certains programmes de d'autres, je pense. Tu sais, de n'importe quel niveau, là. De n'importe quel niveau, mais tu sais, pour moi, le côté humain, c'est extrêmement important, parce que comme je dis à tout le monde dans le recrutement, puis je dis à tout le monde quand ils sont dans mon bureau à manger leurs deux oeufs bacon, même si tu joues dans le CFL 10 ans, là, ça te prend une job après. Puis si tu développes... Si tu vas pas à l'école, puis tu te développes pas comme individu, ben, moi, je n'ai pas fait ma job. Ça fait que c'est un petit peu ça dans le sens que... Souvent, il y en a qui pensent que si on met l'intérêt des individus avant, on n'aura pas de résultat. Non, parce que si tu as un haut standard de performance avec une vision d'élitisme, les gens qui choisissent ton programme, ils savent dans quoi ils s'embarquent. Il y en a qui ont décidé de venir chez nous et ce n'est pas pour eux. C'est bien correct. Je leur dis tout le temps qu'ils sont bienvenus, viennent voir. On a une vision, puis encore une fois, j'ai travaillé tellement fort pour avoir cette job-là, que c'est sûr que je veux me faire renouveler, puis je vais être là 10, 15, 20 ans, puis bâtir une dynastie, puis c'est ça que je veux. Fait qu'il faut qu'on s'assure de faire les choses comme il faut en partant, pour qu'après ça, ça finisse. Je peux pas rouler tout seul, t'sais. Fait que c'est un petit peu comme ça qu'il y en a qu'il y a autant des gars qui sont dans l'équipe qu'il y a des gars qui s'en viennent, qu'ils vont arriver pis ils vont faire comme «Ah non, c'est pas pour moi.» Pis t'sais, quand on parlait de l'éducation tantôt, ben ça se peut qu'ils disent «Ah le coach c'est un ci, le coach c'est un ça, il sait pas de quoi il parle pis c'est correct.» Ça me dérange pas. Mais tu sais, c'est vraiment de bâtir, puis ceux qui vont vouloir embarquer dans ce qu'on fait, ils vont rester, puis éventuellement le mot va se passer, puis ils vont savoir que si tu viens au Diablos, ben c'est boom, boom, boom, c'est à ça qu'on s'attend. Mais encore une fois, c'est pas du jour au lendemain. Puis ça, il faut que je me le rappelle souvent. Les changements, c'est pas du jour au lendemain, puis c'est chaque chose dans son temps, puis c'est de renforcer les comportements positifs, puis c'est un petit peu ça comme que je disais. Effectivement [01:45:03] Speaker B: que ça prend du temps de construire des bonnes bases, puis justement te permettre d'amener les athlètes au prochain niveau, amener le programme au prochain niveau. On en parlait un peu avant l'entrevue, mais on parlait de 3 à 5 ans. Ça donnait le temps, mais de bien le faire. Comme tu disais tantôt, de ne pas tout implanter d'un coup, d'aller A, B, C, 1 à la fois. Je suis curieux, tu parles souvent de développement des joueurs. On parle que tantôt tu as amené le Collégial, c'était une ligue de développement. J'ai trouvé ça honnêtement excellent comment tu l'amènes. Comment vous, vous allez les développer, les joueurs? Tu sais, il [01:45:52] Speaker A: ne faut pas juste regarder le joueur de foot. Il faut que tu regardes l'athlète au complet. Puis, on parlait de committed et de dedicated tantôt. Je pense qu'il y a beaucoup de gars qui sont dedicated au foot, mais qui ne sont pas dans la vie. T'sais, comme que j'ai dit, fallait que je travaille deux fois plus fort. T'sais, ma première année, funny story, ma première année à York, je me dis bon ben là je suis rendu universitaire à esprit, je bois pas une goutte d'alcool, tant qu'on gagne pas une game, on finit 0-8, malgré bien en novembre. Ça pour dire que, vu qu'il a tout le temps fallu que je fasse plus que tous les autres, je pense que ça m'a amené à une certaine discipline de vie, pis c'est pour ça que je suis pas la même personne que je l'étais à mes trois années collégiales. Puis, encore une fois, avec des essai-erreurs, puis des claques dans la face, puis ainsi de suite. Mais, tu sais, je pense qu'il faut donner une discipline de vie, puis qu'une fois que la discipline de vie est bien, là on peut commencer à être plus picky dans le foot. Mais, tu sais, si tu as quelqu'un qui reste tout le temps dans sa zone de confort, ben souvent ces athlètes-là, ils vont travailler sur qu'est-ce qu'ils sont bons. Hey, je suis bon moi pour attraper les deep balls en tant que receveur. Fait que quand je sors au parc avec mes amis pour vous lancer des routes, c'est tout des deep balls. Ouais, mais t'es hitch, t'es slant, t'es drop tout. Ouais, mais je suis bon pour les deep balls. Non, c'est développer. Puis moi, mon but en tant que programme, souvent, on avait des gars qui sortaient de programmes de division 1, 2, 3, Puis Kim, il n'était pas nécessairement prêt à l'université. Fait que moi, mon but, c'est que est-ce que je vais développer les meilleurs joueurs? Peut-être pas. Mais par exemple, je veux que les coachs universitaires, que c'est mes anciens collègues, que quand ils viennent recruter chez nous, ils savent que les gars sont prêts pour le niveau universitaire. Dans comment ils font leur meeting, comment ils prennent leur note, comment ils s'entraînent. Le gars, il fait-tu juste bench and plate à sa troisième année? Peut-être. Mais au moins, il est dans le gym. Quand on lui demande, il fait ses affaires, il fait de l'extra. Puis au cégep, c'est beaucoup de... Je pense que dans cette âge-là, les gars veulent tout en faire plus, mettons. Je suis pas sur le gym, je suis pas sur le gym. Mais à l'université, ce que je me suis rendu compte, c'est que les athlètes, plus qu'ils avancent dans leur cheminement universitaire, plus qu'ils savent comment prendre soin de leur corps. Si tu regardes pro, ils ont 18 games dans le CFL, plus les deux de pré-saison, puis les playoffs. Maintenant qu'ils jouent 25 games dans l'année, c'est une game aux deux semaines. Quand tu regardes ça, c'est quand même assez fou. C'est sûr qu'il faut que tu saches comment bien prendre soin de ton corps. C'est les gars qui font beaucoup d'extras, les «dedicated ones », mais il y a quand même de l'éducation à faire avec eux autres. Parce que si t'es en char et que tu roules tout le temps à 8000 tours sur un char, le moteur va péter. C'est un petit peu la même chose. Fait qu'il y a de l'éducation à faire à ce niveau-là. Je pense qu'une de mes forces, et ça revient un peu à ta question, c'est que J'aime beaucoup, je suis un gros fan de segmenter chaque aspect de l'athlète. Parce que bien beau tout faire dans le gym, si ton sommeil, ton hydratation et ta bouffe n'est pas bonne, ça marche, tu n'auras pas autant de résultats. Une chose que je mets beaucoup d'emphase, c'est la vie de cégep. C'est important de sortir avec tes gars quand tu es majeur. Oui, faire des parties, ça fait partie de ça. Tu sais, je ne voudrais pas nécessairement non plus avoir des robots qui sont tous à la coche et qui n'ont pas de fun. Puis là, à un moment donné, ils sont rendus après leur troisième année d'université et ils sont écœurés bien raides du foot. Puis ils vont le faire pareil. C'est ça. C'est ça. Tu sais, il y a quand même une fine ligne de... tu sais, entre les deux, puis quand tu l'apportes, puis tu sais, la vie de cégep, c'est important, puis j'en parle des fois entre le, ah ben là, mon fils, veux-tu le faire en deux ans ou en trois ans, qu'est-ce que tu me dis? Je dis, c'est important qu'ils vivent, puis qu'ils apprennent, parce que c'est une boîte à maturation, mais maturation interpersonnelle. Il y en a que c'est la première fois qu'ils vont avoir une blonde, il y en a que c'est la première fois qu'ils vont avoir des relations, il y en a que c'est la, tu sais, fait que ça rentre là-dedans aussi, fait qu'il faut que tu te laisses le temps de maturer là-dedans, autant physiquement, mentalement, qu'émotionnellement. Fait que c'est pour ça que je dis que l'athl Je pense [01:49:49] Speaker B: que c'est une bonne façon de l'amener. Le prendre soin de son corps, moi c'est quelque chose que j'ai réalisé trop [01:49:54] Speaker A: tard. Même chose. [01:49:57] Speaker B: Je pense que si vous ajoutez ça dans le développement, c'est pas de forcer les gars, c'est que ça fait partie du processus, ça va se faire naturellement. Je trouve que c'est une belle façon. Puis je suis content que tu t'ailles ouvert là-dessus. Merci d'avoir partagé ça parce que ça va faire partie de la nouvelle ère des Diablos. Qu'est-ce que moi, je voulais mettre de l'avant aujourd'hui. Puis c'est le fun que tu en parles. J'avais vu dans d'autres entrevues, dans des articles, que tu avais parlé que vous voulez développer les joueurs. En fait, c'est important pour toi de développer les joueurs. Mais on n'avait pas le comment. [01:50:33] Speaker A: Moi, je voulais savoir le comment. Les termes que j'aime utiliser, c'est enseigner la game. C'est vraiment ça. Enseigner pourquoi les gens font les choses. Parce que le foot, c'est une game de probabilité. C'est vraiment, vraiment une game de probabilité autant que ton corner, il va-t-il être man, high ou low. Le dealing qui est en avant de toi, il va-t-il être dans ce gap-là, dans ce gap-là. Mais c'est une game de probabilité. Fait que c'est d'essayer d'être le plus segmenté comme je disais là-dedans. Puis c'est facile de dire, ah oui, trust the process. C'est quoi le processus? Ça, c'est la phrase préférée des coachs. Fais confiance au processus. Mais c'est quoi le processus? C'est de définir ça puis où est-ce qu'on s'en va. Puis ça revient un peu avec nos standards en tant que programme et nos standards de performance. C'est vraiment amener ça. OK, bon, mais là, on est à l'étape 1. Puis après ça, on va à l'étape 2. Ça revient à ce que je disais tantôt, tu ne peux pas tout mettre dans le même panier et attendre que tes gars soient à la coche. J'ai des joueurs qui sont extrêmement talentueux. Ce n'est pas les gars les plus sharp. Mais moi, c'est bien plus gratifiant coacher les gars de même, de les rendre «sharp» après leur parcours, qu'avoir un gars qui est «dedicated» puis qui fait tout comme du monde. Ben, il a déjà ça. Fait que là, lui, on va travailler sur d'autres choses, t'sais. On va avoir 75 gars dans l'équipe, ben 75 individus vont être traités de la même manière. Ils vont tous avoir un rôle différent, puis notre approche avec eux va être différente pour les 75. Mais t'sais, tout le monde va être traité de la même manière. Ça, pour moi, c'est extrêmement [01:51:59] Speaker B: important. Au printemps 1969, les Diablos sont venus au monde. Depuis, huit champions, huit championnats provinciaux, excuse-moi, c'est un des plus vieux programmes au Québec, tous football confondu. C'est quoi le plan à long terme pour redonner les lettres de noblesse aux Diablos de Trois-Rivières? Encore [01:52:23] Speaker A: un peu, t'as dit huit championnats en D2, une avec quatre en D1 aussi. Fait qu'on est à douze, mais t'sais, c'est... Pour moi, la culture, c'est extrêmement important. Je pense que tu as eu cette vibe-là un peu. Une des raisons pourquoi j'aime l'Université de Notre-Dame, c'est parce que c'est un club qui est allé d'un fin 1800. Ça fait longtemps qu'ils sont les Canadiens de Montréal. Moi, je trouve ça inconcevable que, même si je les déteste, les Maple Leafs de Toronto ne soient pas. Pourquoi Original Six, même chose avec les Rangers et Blackhawks, C'est les racines du hockey et les Diablos. C'est drôle parce que j'ai appris ça cette semaine. C'est le seul club francophone depuis 1969 qui n'a pas eu d'interruption. Techniquement, c'est le plus vieux programme francophone au Québec. Mais pour moi qui adore la culture et qui adore l'histoire, c'est-tu cool de faire partie d'un programme de même? C'est malade! On a le Hall of Fame et plein de gars, Pierre Vercheval, Denis Touchette, Mathieu Bertrand, je pourrais en nommer plein de name drops qui ont passé par là. J'ai été extrêmement chanceux, puis je suis extrêmement chanceux de faire partie d'un programme comme ça. Même j'ai coaché en Beauce un an, ça aussi c'est un autre programme historique. Fait que pour moi c'est vraiment quelque chose qui est cool, puis c'est de s'assurer de, pour revenir à ta question, c'est vraiment de s'assurer de bien faire les choses pour ramener là. C'est sûr qu'on veut, tu sais, oui, on veut gagner des bols d'or et ainsi de suite, mais tu sais, on parlait du cycle tantôt de trois ans et ainsi de suite. Moi, cette année, c'est année zéro. C'est pas année un, c'est année zéro. Pourquoi? Parce que j'ai pas eu une année complète encore. Tu sais, c'est pas comme si j'étais rentré la semaine après la saison, puis j'ai eu le temps de recruter, puis j'ai le temps, tu sais. Fait que cette année, c'est année zéro, puis c'est vraiment servir à monter une belle fondation. Parce que... Tu sais, avec Franck Rodré que je parlais tantôt, tu sais, il m'a comme donné le goût de faire de la recherche en coaching, puis en développement, puis ainsi de suite. Tu sais, c'est facile. J'ai jamais gagné grand-chose dans ma vie, mais c'est facile de gagner une fois. t'es chanceux, t'as le meilleur QB, pis l'exemple que je donne tout le temps, c'est Joe Burrow en 2019. T'sais, avec LSU, Krim, il sort de Wyoming State, il s'en va là, il rafle tout, un des meilleurs clubs ever dans l'NCA, c'était wow. Pis j'ai lu le livre d'Edward Duran de cette saison-là, que ça s'appelait Flip the Script. Très bon livre, pis il parle beaucoup de lui, pis je l'aime bien comme personne. Pis plus j'avançais dans le livre, plus je me disais, c'est où ça chie? Parce qu'ils ont gagné un an. Mais après, moi, c'est facile. C'est facile de gagner un an, je ne devrais pas dire ça, c'est extrêmement difficile de gagner en sport, mais tout le monde peut être chanceux, comme je dis. À tout plus avancer, d'échapper, c'est comme, c'est où ça a chié? Où est-ce que ça n'a pas fonctionné? Pourquoi ils n'ont pas été capables? Puis, après ça, ça regarde, mettons, j'ai lu un autre livre, «Force and Goal Every Day », sur les premières années de Nick Saban à Alabama. Puis là, c'est comme OK. Tu sais, avant, j'étais un hater d'Alabama, parce que Crime, il gagne tout le temps, pis ses poches, pis blablabla. Mais Crime, il y a une raison pourquoi il gagne tout le temps. C'est qu'il segmente tout, pis il font les affaires, pis Crime, tout est calculé. Tu sais, les places dans l'autobus, quand ils s'en vont de Tuscaloosa à l'aéroport, les 8 autobus qu'ils ont, tout le monde a une place à titrer. Tu sais, quand tu calcules tout, c'est un petit peu ça que je veux essayer d'amener à plus petite échelle. Les gars n'auront pas des places à titrer dans l'autobus, c'est pas choisi, mais tu sais, c'est de... Mon but, c'est pas juste de gagner un an. C'est de gagner année après année, monter une dynastie, puis tu sais, on a un super beau stade, on est dans le milieu du Québec, tu sais, ils ont déjà été en Division 1, pourquoi pas? Pourquoi pas remonter en Division 1 éventuellement? Ça n'arrivera pas dans trois prochaines années. C'est-tu plus cinq, huit ans, dix ans? On ne sait pas. Mais si on ne fait pas les choses comme il faut là, puis on ne bâtit pas un programme solide, bien, ce n'est pas quand il reste deux ans avant de faire notre demande que, OK, là, on fait le switch Division 1. Ça ne marche pas de moins. Il y a beaucoup de stigmas dans le recrutement. Ils sont D1, vous êtes D2. Il y a eu Marc qui l'a vraiment bien expliqué aussi. Mais moi, c'est OK. Oui, on est division 2. Mais je peux te donner le même type d'encadrement qu'un division 1. De développer de la même manière qu'un division 1. Peut-être même faire mieux les choses que certains programmes de division 1. C'est vraiment de bâtir. Est-ce qu'on va avoir les résultats? On va-tu gagner un ball l'an dernier? Je ne peux pas te regarder dans les yeux et te dire oui, on va gagner un. Ça reste notre but, on veut tout le temps gagner, oui. Mais encore une fois, c'est de développer des bases solides pour que dans 2, 3, 4, 5, 10 ans, on soit encore dans le top. Il n'y a pas de short cut. There is no short cut to greatness. C'est vraiment ça. C'est s'assurer de vraiment tout calculer le plus méthodiquement possible, de décortiquer chaque aspect de l'étudiant-athlète, de le support qu'on peut lui donner. Parce que comme je dis, c'est tough en tant que cégep de te démarquer parce qu'il y a tellement de beaux programmes dans les trois divisions. C'est vraiment une belle ressource. Il y a vraiment beaucoup, beaucoup de beaux programmes. Puis tu sais, à toutes les fois qu'il y a un kid qui va, qui commite ailleurs, Je ne peux pas lui dire que j'aurai une mauvaise expérience là-bas. Non, ça ne marche pas de même. C'est sûr qu'on aurait aimé ça t'avoir chez nous, mais bonne chance. On a eu deux gars de la région de Trois-Verts qui sont allés à John Abbott. Pat Gregory, c'est un des gars que j'admire le plus à l'esprit. C'est quasiment un de mes idoles à John Abbott. Je sais qu'ils vont être bien coachés là-bas et qu'ils vont avoir une belle expérience, qu'ils vont avoir du fun et qu'ils vont se développer. Je suis qui, moi, pour dire que ça va là, ça va de la merde ou ainsi de suite. Il y a tellement de belles ressources. C'est d'essayer, oui, avec nos facilities et avec ce qu'on peut donner. Mais je pense que l'approche humaine est extrêmement importante dans tout ça. Ça revient à ce qu'on disait que la nouvelle génération, c'est plus les contacts humains qui, selon moi, c'est important. Puis ils se sentent bien. Je ne prendrais pas le terme d'insécurité, mais ils se sentent bien dans un endroit. Mais là, on va aller chercher ça. Mais ça, c'est un petit peu maudit avec le recrutement collégial, où c'est difficile de bâtir des relations en recrutement. Souvent, ça se fait par texte, puis tu fais une visite de trois heures, puis là, tu prends ta décision après, ça ne marche pas nécessairement de même. Fait que c'est de trouver un moyen de bâtir des relations avec l'étudiant-athlète, avec la famille, pour qu'ils disent «OK, bien, j'ai un bon vibe à cette place-là, c'est [01:59:00] Speaker B: là que je vais.» Tout le monde, c'était le Game On podcast. Notre invité, Marc-Olivier Dubé. Merci, man, d'avoir participé au podcast. Quel bel échange, man. J'ai adoré. Merci beaucoup d'avoir prêté au jeu, d'être venu sur le Game On, c'est très apprécié.

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