Ép. 45 | Kevin Régimbald-Gagné - Comment le Vert et Or prépare 2026

February 12, 2026 01:04:20
Ép. 45 | Kevin Régimbald-Gagné - Comment le Vert et Or prépare 2026
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Ép. 45 | Kevin Régimbald-Gagné - Comment le Vert et Or prépare 2026

Feb 12 2026 | 01:04:20

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[00:00:00] Speaker A: Soit tu gagnes, soit que t'apprends. Puis je le vois vraiment comme un apprentissage à tous les niveaux. [00:00:05] Speaker B: Je vais nommer la résilience, le fait. [00:00:16] Speaker A: De... bon, après une contre-performance, comment on revient la semaine d'après? Mais pour moi, c'est plus individuellement, chaque personne a appris. Après ça, dans le rôle d'entraîneur-chef, j'apprends constamment. [00:00:26] Speaker B: Le dernier épisode ensemble, tu avais parlé de l'engagement. C'était vraiment le mot d'ordre de 2025. Mais qu'est-ce qu'il y en a pour 2026? [00:00:34] Speaker A: C'est l'effort et l'attitude. Un message que je fais souvent aux joueurs finissants, c'est durant ton spam de 4 ou 5 ans à l'université, tu vas avoir une incidence à faire sur le programme. Mais pour moi, le rôle est encore plus grand. Imagine la portée que tu peux avoir sur le programme quand tu as une influence sur un joueur de première ou de deuxième année. Goose me parlait de thermostat et de thermomètre. Pour moi, la différence, c'est qu'un thermomètre va te donner la température dans la salle. Tu suives le niveau d'intensité et tu as les thermostats, tu as ceux que tu nécessites. [00:01:03] Speaker B: Dis-moi, est-ce qu'il y a quelque chose que les gens valorisent, mais que toi, ce n'est pas vraiment ta priorité? [00:01:07] Speaker A: Être plutôt que pareil. Pour moi, la personne, l'individuité, la manière dont tu te comportes, les choses que tu vas faire concrètement. vont beaucoup plus être révélateurs. [00:01:18] Speaker B: C'est quoi qui distingue un bon joueur d'un joueur qui va marquer le programme? [00:01:22] Speaker A: Je vais te dire, le dénominateur commun de ces gens-là, c'est que c'était des gens qui étaient acharnés à devenir meilleurs. [00:01:30] Speaker B: Nous, ce qu'on va te donner, c'est l'opportunité. [00:01:36] Speaker A: Ce qu'on te demande, c'est de saisir cette opportunité-là pour nous montrer ce que tu es capable de faire. On est exigeant envers eux comme on va l'être envers un gars qui a déjà vécu ce processus-là. [00:01:45] Speaker B: Donne-moi 30 secondes de ton temps, j'ai deux choses importantes à te dire. Premièrement, je veux prendre le temps de te remercier d'être là à tous les vendredis, d'écouter mon show. Ça représente le monde pour moi, j'apprécie énormément. C'est vraiment un rêve qui est devenu une réalité. Deuxièmement, en parlant de rêve, c'est un rêve qui fait juste commencer. Donc si t'es nouveau ici, S'il vous plaît, faites comme les 27% des gens qui me suivent sur cette application-là et abonne-toi. Voici ma promesse envers toi. Je vais tout faire en mon pouvoir pour rendre ce show-là le meilleur possible maintenant et dans le futur. Je vais aller chercher les invités que vous voulez avoir sur le podcast, que vous voulez entendre et je vais continuer à faire ce que vous aimez tant du show du vendredi. Sur ce, dans ma chambre d'étudiants, merci. Bonjour tout le monde, bienvenue sur Le Game On, je suis votre host William Rochefort et aujourd'hui, on commence notre saison 2026 avec nos premiers coachs universitaires. Kevin Réjean-Balde de l'Université de Sherbrooke, merci pour une deuxième fois. Tu fais ton passage sur le Game On, c'est très apprécié. J'ai vraiment hâte de discuter avec toi. La première édition qu'on avait eue, c'était très inspirant, vraiment cool d'en apprendre plus sur toi, mais aussi sur qu'est-ce que tu veux construire, qu'est-ce que vous voulez construire au vert et or. Merci d'être là encore. C'est très apprécié, Kevin. [00:03:17] Speaker A: Merci à toi, Will. [00:03:18] Speaker B: Ça me fait extrêmement plaisir. Avant de commencer, chaque personne qui vient sur mon podcast a le droit à une intro. J'ai modifié un peu la tienne, comme je t'avais dit avant de commencer. Donc, Kevin, voici ton intro. Kevin Régébal Garnier était entraîneur chef du Verre et Or de l'Université de Sherbrooke. C'est civil que tu commences ton football avec les Wildcats de Laurentide Lanaudière. En 2005, tu t'es joint au Spartiac du Jeu Montréal. De 2008 à 2012, tu te joins au Vert et Or. En 2011, t'es nommé First Team All-Canadian. En 2013, t'es repêché au 35e choix au total par les Rough Riders de la Saskatchewan. Tu deviens la même année le premier joueur issu du programme Sherbrooke à soulever la Coupe Grey. En 2016, tu te joins au staff d'entraîneur du Verre et Or. Depuis, tu as coaché les postes de position de commentaire des unités spéciales pendant plus de sept saisons. Et finalement, depuis 2023, tu es le coach en chef du Verre et Or de l'Université de Sherbrooke. Kevin Réginbald, bienvenue sur Le Game On. C'est un plaisir de t'avoir. Saison 2025, j'aimerais t'entendre. C'est avec un petit pas de recul maintenant qu'on est rendu en janvier. En quelques mots, comment tu résumerais la saison 2025 du Varéage? [00:04:43] Speaker A: C'est difficile à résumer. Je dirais un petit peu en dessous des attentes, bien évidemment. On voulait faire les séries. De la manière dans laquelle on n'a pas réussi à rentrer dans les séries a été vraiment crève-cœur. Je pense que ça va me rester en tête longtemps. Pour faire un petit récapitulatif, en fin de saison, on avait notre sort entre les mains. Donc, si on battait l'Université Laval, on rentrait automatiquement dans les séries. En perdant le match, on était à la merci entre le match de McGill et Concordia qui jouaient au même moment. Puis on a appris en regardant le match à la fin complètement de notre match. On a appris qu'on n'était pas dans les séries. Bien évidemment, on aurait bien aimé en faire partie. De l'autre côté, en tant qu'entraîneur, on est conscient qu'à plusieurs moments durant la saison, on avait l'opportunité de s'acheter une place en série. Puis malheureusement, on n'a pas réussi. De l'autre côté, Point de vue positif, je vois un système offensif qui se bâtit et des joueurs qui commencent à l'assimiler de plus en plus. Je vois défensivement un groupe tissé serré qui a envie de se battre l'un pour l'autre. J'ai vu des belles améliorations au niveau de certains aspects qu'on avait ciblés durant la dernière saison. On avait parlé d'engagement, on a vu une amélioration à ce niveau-là. Je vois un groupe qui gagne en maturité présentement, qui apprend notre nouvelle manière de faire, qui veut le mettre en application. Je vois vraiment une belle progression maintenant. Les résultats doivent suivre. C'est ça qui fait en sorte que l'année 2025, pour moi, n'est peut-être pas à la hauteur de nos attentes. [00:06:20] Speaker B: Écoute, moi pour y avoir été, avoir été présent à toutes les matches du Vert et Or, à part le premier qui était contre les Carabins, j'ai été agréablement surpris, même si des fois... Il y avait des moments un peu choquants, un peu crève-cœur. Honnêtement, j'ai vu quand même des balleurs sur le terrain. Je voulais prendre le temps de le dire, mais en défensive, il y a un numéro 15, Benjamin Perron. Ce gars-là, tu sais, il joue au foot. Puis moi, quand je voyais ça, j'étais comme, OK, il y en a qui sont là, puis ils ont du cœur. Puis moi, je trouvais ça vraiment le fun de voir ça. Puis il y en a qui sont capable de baller, de vraiment baller. Tu sais, je pense en offensive, à training back, tu sais, Jonathan... Jonathan Martel-Georgios. Ouais, Ben aussi, il y a eu, Ben, il y a eu des très bons moments, des très bons coups. Puis, tu sais, moi, je suis... Je suis assez confiant. Depuis que je suis dans le podcast, je suis plus dans l'environnement médiatique, du sport, si on peut dire. Je parle avec plusieurs personnes. J'aime ça, des fois, rentrer un peu dans les coulisses et d'entendre des choses comme ça, même si les attentes ne sont pas là. Il y a quand même de l'apprentissage à faire là-dedans. Vous avez le cas de « bounce back ». Il y a une chose que je voulais te parler. J'ai fait des concours de pitch, où il fallait que j'aille faire des pitchs, essayer de gagner. Malheureusement, je n'ai pas gagné. Un de mes mentors m'avait dit, quand tu perds de cette façon-là, tu ne peux pas dire que tu as tout donné. Parce que si tu as tout donné, ça veut dire que tu as vraiment perdu. Il ne faut jamais que quand tu perds, tu dises que tu as tout donné parce qu'il y a tout le temps quelque chose à améliorer. Ça, ça me restait en tête et je voulais prendre le temps de te le partager parce que dans le premier épisode qu'on a fait ensemble, je t'avais demandé ton avis un peu sur l'adversité et comment tu le voyais. Tu m'avais dit que comment toi tu voyais l'adversité, c'était soit tu vas grandir ou ça va te breaker. Comment le Varéor a réagi à l'adversité. [00:08:34] Speaker A: Cette saison? Pour reprendre un petit peu la phrase que tu disais, moi, comment je le vois, c'est soit tu gangues, soit tu apprends. Je le vois vraiment comme un apprentissage à tous les niveaux. Ce que je vois, c'est présentement, je vois un groupe qui a appris de plusieurs choses dans la dernière saison. Ça a été le message tout au long de la saison. On a vécu des moments plus difficiles par moment contre certaines équipes à certains moments dans des matchs. Puis pour nous, c'était de s'efforcer de pas répliquer les erreurs qu'on avait commises, de s'assurer d'apprendre de ces défaites-là. Faut apprendre dans la victoire également, mais on dirait que c'est toujours plus facile d'apprendre. Ou je vais dire, les apprentissages sont plus concrets dans la défaite. Puis je dirais que c'est ça. On sort d'un année 2025 où est-ce qu'il y a des moments qui ont défini notre saison, malheureusement. Puis on veut s'assurer de ne pas répliquer ces erreurs-là. Ce que j'ai vu, c'est un groupe qui, à fur et à mesure que la saison avançait, on essuyait des petites erreurs qui s'étaient passées durant la saison. Maintenant, c'est sûr qu'on veut accélérer ce processus-là encore une fois. Pour faire un retour un petit peu sur ce que j'avais dit, je pense que c'est propre à chaque individu de la manière de répondre. Puis je pense que de break certains individus, c'est souvent pas les gens qui vont réussir à avoir une belle carrière universitaire ou qui vont souvent baisser les bras ou abandonner le sport. Puis tu le sais comme moi que c'est pas évident de poursuivre année après année puis de s'investir. Fait que je pense que dans le groupe, puis même je suis convaincu que dans le groupe, on a le genre d'individus qui est beaucoup plus dans la lignée de remonter leur manche, de trouver des solutions, de s'assurer, de corriger les choses qui n'ont pas été comme on voulait le faire. Je pense vraiment que c'est ce qui va nous définir comme équipe. On va se rendre aussi loin que les joueurs sont prêts à s'investir, à se rendre où est-ce qu'on devrait être. [00:10:33] Speaker B: Comme équipe. Tu as parlé d'apprentissage. Quel genre d'apprentissage as-tu vu que les joueurs, que l'équipe ont eu. [00:10:40] Speaker A: Cette année? Je dirais qu'il y en a plusieurs. Je pense qu'il y en a, bien évidemment, quand on est un entraîneur, il y a tout le côté technico-tactique et tout ce qui est rattaché vraiment au football au sens propre. Mais pour moi, c'est plus individuellement, chaque personne a appris. Et que ce soit, je vais nommer la résilience, le fait de, bon, après une contre-performance, comment on revient la semaine d'après? Que ce soit de gérer son stress, de gérer les échecs, de gérer les décisions qui ne t'appartiennent pas. J'ai vu un groupe qui a appris à gérer certaines de ces situations-là. Maintenant, comme tu l'as dit, je pense pas qu'on a été parfait, sinon on aurait été parfait dans notre fiche, on serait rendu jusqu'au bout. Mais j'ai quand même vu un groupe qui a pris en maturité, puis c'est ce que je veux dire un petit peu par la maturité, c'est d'apprendre à dealer avec toutes les situations qui sont multiples, tu sais, puis dans une saison... C'est pas vrai que c'est juste le résultat du samedi ou du vendredi ou du dimanche qui compte. C'est pas vrai que c'est juste les pratiques qui comptent. C'est la session, c'est ta famille, c'est tout ce que t'as à dealer comme étudiant-athlète quand t'es au niveau universitaire. Puis je pense que plus tu grandis dans ce processus-là, on dirait que pour un gars de cinquième année, ça devient plus « simple ». Mais pour les joueurs de première, deuxième, troisième, il y a beaucoup d'apprentissage à. [00:12:01] Speaker B: Faire durant ces saisons-là. Surtout première année. Deuxième année, je te dirais que ça commence à prendre un beat, mais première année, je parlais avec plusieurs joueurs que c'était leur première année. c'est de prendre le beat. Là, c'est l'école. C'est le football qui demande beaucoup. C'est le mélange de tout. Il y en a qui n'ont jamais de stress à cause de ça. Du coup, ils en vivent parce que t'es à l'université. On aurait dit que c'est plus gros que ça l'est. Non, je trouve ça cool. Est-ce que vous aviez beaucoup. [00:12:36] Speaker A: De finissants cette année? On en avait 17 finissants cette année. On était relativement un petit roster. On n'était pas 100 dans l'équipe cette année. On veut tourner aux alentours de 100. C'est pas mal le chiffre qu'on vise. Je te dirais, on est un petit peu en dessous. Avec 17 finissants, bien évidemment, on avait besoin d'une courbe de recrutement assez importante s'assurer d'avoir assez de joueurs pour être près du nombre qu'on vise. Puis, dans les finissants, bien, c'est sûr et certain, il y avait un capitaine à l'intérieur de ça, il y avait des joueurs qui occupaient des rôles de leader, il y en a qui ont occupé d'autres rôles aussi au sein de l'équipe, mais à chaque année, il y a cette roue perpétuelle-là où est-ce qu'il y a des joueurs qui arrivent puis il y a des joueurs qui partent. Puis je pense, t'sais, un message que je fais souvent aux joueurs finissants, c'est... Durant ton span de quatre ou cinq ans à l'université, tu vas avoir une incidence à faire sur le programme. Tu vas jouer ton rôle, tu vas faire ton douzième, tu vas être impliqué. Mais pour moi, le rôle est encore plus grand. Et aux joueurs qui finissent, souvent, ce que je dis, c'est imagine la portée que tu peux avoir sur le programme quand tu as une influence sur un joueur de première ou de deuxième année. Quand je te parlais d'apprentissage, pour moi, les vétérans ou les finissants jouent un rôle immense dans apprendre aux joueurs c'est quoi les standards, comment tu peux te préparer, d'essayer d'expliquer un petit peu, oui, notre manière de faire, mais aussi d'essayer d'enlever... de permettre l'anticipation de ce qui pourrait arriver, autant en saison qu'à l'extérieur de la saison. Je pense qu'ils ont un gros rôle à jouer, et c'est là où est-ce que, bien évidemment, remplacer un joueur de cinquième par un joueur de première, on souhaite tous que ce soit un fit-in et qu'il soit capable de jouer, ce n'est pas toujours le cas, mais minimalement, s'il est capable de passer de tout ce qu'il a accumulé durant son parcours universitaire, bien là, ça vient. [00:14:32] Speaker B: Jouer un gros rôle. Tu me fais penser en disant ça, Sébastien, le coach de Saint-Hyacinthe, il m'avait dit, t'sais, une chose que lui, il a énormément travaillé pour avoir du succès à Saint-Hyacinthe, c'était d'avoir des leaders au sein de l'équipe. Parce qu'il disait qu'une équipe gagnante, bien, c'est. [00:14:50] Speaker A: L'Idée par les joueurs. Par. [00:14:51] Speaker B: Les joueurs, oui, définitivement. Puis, ça peut pas être mieux que ça, t'sais. Je parle, quand c'est les joueurs de 5e, 4e, 5e année qu'eux s'en vont, bien, soit jouer professionnel ou du moins continuer leur vie en tant que professionnel dans leur domaine, je pense qu'il n'y a rien de mieux que de pouvoir au moins essayer de redonner au programme de cette façon-là. Essayer de garder les gars accountable, tout ça. Super de belles façons à amener. Je sens l'optimisme. Moi, j'ai parlé avec plusieurs gars que j'ai côtoyés en fin de saison, tu sais, durant la session d'école, ou même que, tu sais, là, je me suis promené dans quelques événements sportifs, puis j'en ai croisé des gars. Puis, tu sais, je sens l'optimisme. Les gars sont, tu sais, ils gardent le sourire quand même, tu sais, ils sont là pour une raison, tu sais. Puis c'est ça qui est beau de voir. Puis, tu sais, oui, les gars sont déçus, ça n'a pas fini comme ils voulaient. Puis ça, c'est 100 normal, tu sais, tu fais partie d'un programme sportif, tu veux qu'ils réussissent. mais tu sens l'optimisme pis les gars, je pense qu'ils vont arriver pis ils vont fight pour la prochaine. Qu'est-ce que la saison 2025 a révélé, tu penses, sur. [00:15:56] Speaker A: La... l'identité du programme? Ben, chuuut! J'aimerais, puis je crois, parce que pour moi, tu sais, je suis pas dans les yeux des autres personnes, puis pour être bien honnête, moi, ce qui m'importe, c'est plus le ressenti à l'intérieur de l'équipe. Puis je te dirais que ce qui ressort, puis l'identité de notre équipe, pour nous, tu sais, je te parlais d'engagement, tu sais, je vais ajouter le mot « effort », je vais ajouter le... Tu sais, on peut le dire un petit peu dans n'importe quel terme, mais pour moi, c'est... le grit de notre équipe et la manière dont ils continuent de le faire. Ça, pour moi, ça me rend vraiment fier de notre organisation et je trouve que c'est ce qui nous démarque. C'est des joueurs qui ne vont pas baisser les bras, c'est des joueurs qui vont se battre jusqu'à la fin. Peu importe le résultat, peu importe le score, c'est des joueurs qui vont continuer de le faire pendant quatre quarts. Puis c'est vrai à l'année, c'est vrai en saison, c'est vrai durant les matchs. Puis ça, pour moi, c'est vraiment ce qui a été notre identité et qui va rester notre identité d'équipe. J'ai vraiment vu une amélioration à ce niveau-là, puis j'ai vu une équipe qui veut avoir cette identité-là également. Puis je te dirais que c'est l'optimisme que tu ressens de la part de nos athlètes, je pense qu'il est dû à ça, parce qu'à la fin de la journée... Pour moi, le talent, puis je le dis souvent, moi, le talent, je crois pas à ça. Je crois à l'effort, je crois au travail, je crois à l'optimisation. Je considère que c'est ça qu'on est en train de faire présentement dans l'équipe, de s'assurer de faire les choses de la bonne manière, mais de continuer peu importe le résultat, de continuer de peu importe c'est quoi l'adversité, de continuer avec les moments qu'on va vivre qui soient beaux ou moins beaux, c'est de continuer à travailler. Je fais lien avec ce que tu fais. Je suis convaincu que... Quand tu pars une entreprise, quand t'as un projet, bien, c'est pas vrai que tu vas pas frapper des portes fermées, des embûches, mais à la fin de la journée, si tu y crois puis t'es buy-in à 100 %, bien, tu vas continuer à travailler, tu vas mettre les heures que t'as besoin de mettre, puis à la fin de la journée, tu vas atteindre le. [00:18:01] Speaker B: Résultat. [00:18:01] Speaker A: Parce que t'es un travailleur acharné. Exact. Mais pour moi, c'est ce qu'on est. Tu sais, le vert et l'or, l'identité qu'on a, puis que j'ai pas besoin... Tu sais, oui, j'en parle, puis on essaie de le... mais ce que les joueurs font, ce que les joueurs mettent de l'avant, ce qu'on essaie d'améliorer encore une fois parce. [00:18:19] Speaker B: Qu'On n'est pas rendus, c'est cet aspect-là. Puis aussi, c'est le côté... On parle tout le temps du résultat. Mais tu sais, en réalité, le plus important, puis c'est un peu ce que j'entends quand tu parles de ça, c'est qu'est-ce que les gars font. C'est pas les résultats. Ce que les gars font, c'est qu'est-ce qu'ils font pour arriver là. C'est vraiment une belle façon, je trouve, de l'amener Est-ce que cette saison, ta. [00:18:53] Speaker A: Troisième saison cette année. [00:18:54] Speaker B: Pour... Ça va être ma troisième saison. Oui, ça va être ta troisième saison. Est-ce que tu as appris des leçons? Est-ce qu'il y a des choses que, comme les deux, tu. [00:19:04] Speaker A: As appris cette saison pour le varial? Oui, définitivement, je pense qu'on apprend chaque année. Moi, présentement, c'est sûr et certain, je vais partir d'un point de vue individuel. Je me suis fait un effort d'être un petit peu plus présent pour ma famille durant la saison, ce qui veut dire passer les quelques heures, minutes avec ma fille, avec ma blonde durant la saison. Je trouvais ça important. Le rôle de père m'a grandement changé. Ça, c'est un apprentissage individuel. Après ça, dans le rôle d'entraîneur-chef, on ne se cachera pas, ça ne fait pas 25 ans que je suis un entraîneur-chef au niveau universitaire. J'apprends constamment sur la gestion d'équipe, sur comment être un bon motivateur, comment s'assurer d'avoir le bon climat dans l'équipe. Il y a plein d'apprentissages que j'ai faits à ce niveau-là. Après ça, il y a aussi la portion, je vais dire, gestion ressources humaines. Pour moi, il y a les athlètes, il y a aussi les entraîneurs, d'avoir un bon climat de travail, de s'assurer de mettre tout le monde sur la même page. Pour moi, le rôle d'un entraîneur-chef, ce n'est pas juste de gérer l'équipe, c'est aussi d'être le confident, d'être l'oreille, qui écoute quand les joueurs ont une demande, quand les joueurs ont besoin de parler. Puis c'est définitivement quelque chose que je crois que je fais, mais que je veux encore améliorer. Je veux essayer d'être le plus accessible possible, autant pour les entraîneurs, les joueurs, pour toutes les personnes qui ont besoin d'être entendues. Ça, pour moi, définitivement, ça a été un apprentissage cette année. C'est facile lorsqu'on est débordé par le travail de mettre certaines choses de côté, mais la raison pour laquelle on le fait, c'est pour les joueurs, c'est pour les entraîneurs. Je pense que dans l'apprentissage, c'est d'essayer de laisser encore plus de place à ça. J'ai toujours pensé que je le faisais, mais je veux encore plus mettre ça de l'avant, parce que pour moi, c'est vraiment. [00:21:09] Speaker B: De là que part notre. [00:21:11] Speaker A: Rôle. [00:21:11] Speaker B: D'Entraîneur. Gardez le contact, tu vois. 100%. Il y en a qui disent « it's a people business ». Tout à fait. C'est garder ça. En disant ça, tu m'as donné des flashs sur vos matchs que vous avez joués cette saison. Je vais plus parler pour les matchs que vous avez joués. [00:21:29] Speaker A: À la. [00:21:29] Speaker B: Maison. Oui. C'était des matchs de foot. C'était hot. C'était serré. Tout le long des matchs, t'avais aucune idée de qui va ressortir de ça. Je reviens encore à ce que tu disais, c'est ce que les gars font, la résilience, le travail pour aller là. Tout ça, c'est hot de voir ça. Puis, c'est sûr que... Ben, tu sais, il y a des défaites qui sont au crève-cœur, qui font chier en bon cas de quoi. C'est correct. Ça fait partie du processus. Tu sais, au verre et or, on en parle beaucoup, puis on essaie de garder ça le plus positif possible. Mais c'est quoi, selon toi, c'est quoi qui distingue un. [00:22:23] Speaker A: Bon joueur d'un joueur qui va marquer le programme? Bien, je dirais, puis là encore une fois, je vais parler du vert et or. Tu sais, si on parle de joueurs marquants, t'as rencontré Anthony Gosselin, je veux dire, Alexandre Garnier, Jérémie Doyon-Rock, qui était carrière chez nous, qui a eu une carrière exceptionnelle au Nouveau-Universitaire. Avant moi, Samuel Giguère, Pierre-Luc Labbé. Tu sais, il y en a plein, je peux t'en nommer jusqu'à demain matin. Je vais dire le dénominateur commun de ces gens-là, c'est que c'était des gens... Je prends l'exemple d'Anthony qui est passé ici, qui a raconté son histoire. Ce que j'entends quand j'entends Goose parler, c'est que c'est un gars qui était acharné à devenir meilleur. Il n'allait pas laisser personne en faire plus que lui. Il allait s'assurer de contrôler chaque petit aspect qu'il allait faire en sorte de l'emmener à son objectif. Ça, pour moi, je parle de la réalité du verre et or, mais pour moi, c'est dans n'importe quelle sphère, dans n'importe quel milieu. C'est des gens qui refusent d'être moins que la version optimale de ce qu'ils veulent atteindre comme personnes ou leur objectif en affaires, leur objectif dans un sport. Pour moi, c'est les gens qui ont marqué le varéor, ça a été ça. Ça a été des personnes... Je vais prendre Jérémie Doyon-Rock, moins connu parce qu'il ne s'est pas rendu au niveau professionnel. Je le cite souvent en exemple parce que c'est une personne avec qui j'ai eu la chance de jouer. Puis c'était quelqu'un qui était, à chaque jour, la question... Le matin, en se levant, il se disait, « Comment je vais faire en sorte d'être le meilleur joueur à ma position au pays, au monde? » Comme c'était sa nutrition, sa préparation physique, le temps qu'il allait passer avec ses entraîneurs. Sa journée était breakdown jusqu'à la minute pour s'assurer d'optimiser son temps. C'était vraiment quelqu'un qui avait son succès à cœur, qui voulait se rendre au plus haut niveau. Pour moi, quand je le regarde aujourd'hui, c'est un gars qui a un poste très important chez BRP. C'est quelqu'un qui continue à monter dans les échelons parce que c'est quelqu'un qui, peu importe. [00:24:40] Speaker B: Dans quel domaine. [00:24:41] Speaker A: Il est, il va faire la même chose. Il va réussir. Alexandre Garnier, c'est la même chose. Sa dernière année était ma première année comme entraîneur. Puis je me souviens de lui qui vient s'asseoir à côté de moi, puis qui était en mode éponge, puis qui voulait juste comme, « Dis-moi tout ce que tu sais parce que je veux me l'approprier, puis je veux faire en sorte de devenir encore meilleur. » Puis ça a été la même chose pour Goose, ça a été la même chose pour chacun des gars qui ont marqué ce programme-là. Puis je pense, pour moi, c'est vraiment, je vais te dire encore une fois, le dénominateur commun sur à quel point tu vas avoir une portée. Puis après ça, il y a cet aspect-là, puis il y a l'aspect aussi de quel genre d'individuité, parce que tu peux être ce genre de personne-là, puis être un prick, puis comme t'auras pas une portée sur l'équipe, tu auras une portée parce que t'as des résultats sur le terrain. Mais souvent, ces gens-là, c'est des gens qui sont inclusifs, c'est des gens qui vont aller vers le monde, c'est des gens qui font preuve d'ouverture, c'est des gens qui sont positifs avec le reste de l'équipe. Je pense que qui tu es joue un rôle très important dans la portée que tu vas avoir sur un groupe. Tu peux avoir du succès individuellement et ne pas avoir de... Goose me parlait de thermostat et de thermomètre. Pour moi, la différence, c'est qu'un thermomètre va te donner la température dans la salle. Il y en a plein des joueurs dans cette équipe-là qui font juste suivre le niveau d'intensité. T'as les thermostats, t'as ceux qui le settent. J'ai adoré l'analogie. C'est exactement ça. Souvent, ceux qui vont marquer, c'est des gens qui vont amener le niveau d'énergie. C'est eux qui vont soulever l'équipe. C'est eux qui vont les emmener à suivre ce. [00:26:21] Speaker B: Qu'On essaie d'implanter. Souvent, ces gars-là, c'est des thermostats plutôt que des thermomètres. c'est qu'est-ce que t'es prêt à faire pour te démarquer, justement. Puis t'as raison sur le fait de... Souvent, c'est des gens qui sont incluants. Je sais pas si ça se dit, mais ils veulent que les gens se sentent... Ils sont rassembleurs, exact. Ils veulent que les gens se sentent bien. Mais la beauté de la chose là-dedans, puis ça, c'est une chose que. [00:26:46] Speaker A: J'Ai été plus conscient récemment, c'est que tu peux choisir d'être cette personne-là. 100%. C'est un exemple hyper banal que je donne souvent aux gars. On a un leadership council dans lequel on veut prendre de l'information de l'équipe, mais aussi aider les joueurs à prendre un peu plus d'équipe, de place dans l'équipe, et de s'assurer de le faire de la bonne manière. Et quand tu te dis de choisir de le faire, pour moi, j'y ai deux types de personnes. Tu vas voir, c'est un exemple hyper banal, mais je dis, t'arrives dans un... On a tous des amis, avec des couples d'amis, t'as une blonde, tu connais un peu les amis, mais tu connais pas les chums de tout le monde. Là, je disais, t'es comment, toi, dans ton cercle d'amis fermé? T'as cinq amis avec qui t'es vraiment chum, tu connais tous leurs blondes, leurs copains, leurs copines, pis là, t'sais, y'a une nouvelle personne qui se greffe dans le groupe. T'es-tu genre la personne qui, parce que t'es à l'aise avec ces cinq personnes-là, tu vas parler à ces cinq personnes-là? Ou tu vas faire en sorte que ce nouveau membre-là va se sentir bien, va se sentir accueilli, que tu vas t'intéresser à lui? Pis pour moi, c'est définitivement un choix, t'sais. Y'en a qui l'ont naturel pis qui sont portés à le faire, mais tout le monde peut le faire. C'est vraiment un choix de dire, moi, je veux être le genre de personne qui va faire en sorte que cette personne-là se sente bien. Dans un groupe de 100 individus dans une équipe, il y en a pour qui ça va être naturel d'accueillir les jeunes et de faire en sorte qu'ils se sentent bien. Tu en as d'autres pour qui, moi, j'aime bien mieux me tenir avec mes 2-3 chums avec qui je me sens bien, mais tu peux être cette personne-là aussi. Je. [00:28:23] Speaker B: Pense que de les conscientiser à ça, ça peut avoir une portée immense. Non, j'aime ça. C'est tellement une belle analogie. C'est simple, mais tout le monde comprend. Puis tout le monde. [00:28:34] Speaker A: Peut « relate » à ça. Je ne sais. [00:28:37] Speaker B: Pas comment vous dire en français. Tout le monde a vécu ce genre de situation. Exactement. Donc, c'est une super belle façon de l'amener. Le dernier épisode ensemble, tu avais parlé de l'engagement. Tu l'as nommé depuis le début de l'épisode. Tu en as parlé un peu. [00:28:51] Speaker A: C'était vraiment le mot d'ordre de 2025. Mais qu'est-ce qu'il y en est pour 2026? L'engagement reste d'actualité. Je pense que, comme je te l'exprimais, pour marquer l'histoire, pour faire en sorte d'avancer, ça doit faire partie de ce qu'on essaie de faire. Mais pour moi, il y a deux mots qui me viennent en tête. C'est l'effort et l'attitude. On parlait d'engagement. C'est beau. Pour nous, l'engagement, c'est la rigueur, l'éthique de travail. Ça fait partie de l'engagement. Puis quand on parle d'éthique de travail, je vais inclure le mot effort à l'intérieur de ça. Puis l'effort, pour moi, c'est quand tu viens, donne le meilleur que tu es en mesure de donner. Puis ça, tu le contrôles à 100 %. Comme tu peux décider d'être cette personne-là qui est inclusive et qui va voir les gens, à chaque jour, tu prends une décision de comment je vais me comporter durant un entraînement, comment je vais me comporter dans mes cours, comment je vais me comporter à chaque moment où est-ce que j'ai une décision à prendre sur est-ce que je le fais à demi-vitesse ou je le fais au mieux de mes capacités. Puis l'effort pour moi c'est vraiment, c'est très important présentement, puis pour nous ça l'est très important parce qu'on ne peut pas se permettre d'avoir un effort qui est en dessous de ce qu'on demande. Puis l'effort pour moi, ce ne sera pas la même chose pour tous les joueurs, parce que chaque joueur est différent, mais il faut que tu viennes et que tu te donnes à 100 à chaque entraînement. Puis après ça, il y a l'attitude, parce que tu peux décider de le faire et d'avoir... tu peux décider, puis on vit toutes des choses. Tu sais, tu gères pas. Tu gères pas comment tu ressens une situation, mais tu gères comment tu vas réagir à cette situation-là. Puis ça, pour moi, c'est... encore une fois, ça va être déterminant, tu sais, de s'assurer qu'il y a notre attitude. Puis là, je le nomme attitude, mais ça peut être ton comportement. À la fin de la journée, quand t'es dans un groupe, quand t'es dans une famille, quand t'es dans un milieu de travail, bien, tu dois pas... pas mettre de côté comment tu te ressens, mais ce que tu laisses percevoir, puis la manière dont tu t'adresses aux gens, la manière dont tu te présentes, tu dois faire en sorte de le gérer à 100%. Parce que si tu arrives avec une mauvaise attitude, tu vas avoir une influence encore une fois sur le groupe. Ce n'est pas vrai que tu vas avoir une pratique optimale. Ce n'est pas vrai que tu vas avoir un bon état d'esprit pour performer. Pour. [00:31:21] Speaker B: Moi, je ferais lien avec l'effort et l'attitude qui sont mis de l'avant pour l'année 2026. Peu importe qui tu es aussi dans l'équipe, l'attitude que tu as, ça nous arrive tous. On a tous des mauvaises journées. Des fois, tu as un petit moment qui te gosse dans ta journée et ça scrape un peu ta journée. Mais quand tu arrives à l'entraînement avec tes boys, naturellement, tu es supposé avoir du fun. Si tu arrives avec cette énergie-là, c'est sûr que ça va avoir un impact, peu importe t'es qui. Tu sois le grand leader, le capitaine de l'équipe, ou tu sois le rookie qui vient d'arriver, ça se sent, ça. C'est pour ça que ça revient au point de, parles-en à tes boys, parles-en à tes coachs. Des fois, ça peut être une connerie plus facile à régler qu'on peut le penser. Ou sinon, si tu penses que tu es capable de gérer tout seul, c'est une affaire que moi, en ce moment. [00:32:16] Speaker A: J'Essaie de. [00:32:16] Speaker B: Travailler là-dessus. Mettons, des fois, j'ai des pensées qui peuvent jouer un peu sur... Ton moral. Exact. Mon. [00:32:24] Speaker A: Stress, mon moral, whatever. [00:32:25] Speaker B: En ce moment, j'ai quand même pas mal de choses à penser. Oui, j'en veux pas. Je prends un instant pour me dire, j'ai juste cette pensée-là. Est-ce que cette pensée-là me permet de grandir? Est-ce que cette pensée-là m'amène quelque part? Puis pourquoi j'ai pensé à ça? Puis c'est tough, honnêtement. Ça fait peut-être trois semaines que j'ai commencé à faire ça, depuis que je suis revenu des fêtes. Puis, bien, tu vois, depuis que je le fais, je suis comme... Bien, il y a une certaine pensée que des fois, je fais juste laisser aller parce que je le sais que cette pensée-là aurait scrapé un peu mon mood ou aurait scrapé un peu ce que j'allais faire. Mais en réalité, souvent, ça n'a aucun lien ou c'est juste de quoi que je ne contrôle pas ou peu importe. En tout cas, un petit truc comme ça que moi, perso, je fais que... Bien, je trouve que ça pourrait peut-être aider les autres qui étaient... C'est quand même important. Ça joue sur l'attitude. Surtout quand tu es dans. [00:33:14] Speaker A: Une société comme le foot, tu n'as pas le choix d'avoir du moins une bonne attitude. Il y avait David Goggins, si tu te souviens. David, dans son deuxième livre, il parlait de ça. Puis lui, il parlait de zone 2. Bien évidemment, un ultramarathonien parlait de BPM puis de zone pour être endurant. Mais il faisait le lien avec la vie. Puis il disait, tu ne devrais jamais aller dans une zone 1 ou une zone 3. Tout devrait être une zone 2. Puis ce qu'il voulait dire par là, Laisse rien t'affecter à un point où est-ce que ça te sort de ce que t'essayes de faire, puis fout-toi-en pas à un point où est-ce que tu l'oublies. Tout ce qui n'est pas urgent, immédiat, c'est une zone 2. Fais en sorte de bien gérer la situation, mais de ne pas laisser la situation peser sur comment tu te sens. J'avais aimé l'analogie. Bien évidemment, David Goggins, il faut en prendre, il faut en laisser. Je ne vais pas. [00:34:13] Speaker B: Me mettre à courir. [00:34:13] Speaker A: Des. [00:34:13] Speaker B: Ultramarathons à. [00:34:14] Speaker A: Cause de lui, mais j'aimais l'analogie qu'il avait emmenée. As-tu lu ses livres? Oui. Tu conseilles-tu? Oui, c'est intéressant. C'est sûr et certain. Je suis bias un peu parce que tout ce qui est militaire. Dans son premier livre, il raconte un peu l'histoire de comment il avait fait en sorte de passer les tests du Navy SEAL. Mais on parlait de résilience définitivement. Quelqu'un qui a fait preuve d'énormément de résilience dans sa vie. C'est intéressant. Il parle de concepts justement pour la gestion du stress, sur comment performer. C'est quand même. [00:34:49] Speaker B: Intéressant. J'ai pas écouté ses podcasts, par contre. Je sais qu'il y a un podcast aussi. J'ai pas écouté non plus ses podcasts. Je. [00:34:55] Speaker A: Connais ses livres, mais ils sont dans ma. [00:34:58] Speaker B: Liste. Je suis pas rendu là encore, mais... Je te conseille le premier, notamment. Ah oui? [00:35:02] Speaker A: OK. C'est bon, je garde ça en tête, certain. Comment tu décrirais ton style de coaching? Bien, je dirais qu'il a été évolutif dans les dernières années, parce que j'ai changé de rôle, parce que j'ai fait différentes choses. Moi, il y a une chose vraiment importante, et c'est à la fin de la journée, tout le monde le fait. On n'est pas dans l'NCA. Il n'y a personne qui a des NIL deals ici et qui le fait pour l'argent. Je pense que tout le monde le fait parce qu'il a une passion pour le sport. Pour moi, c'est vraiment important. On parlait tantôt, quand tu arrives, tu vas avoir une bonne attitude, un bon mindset. Pour moi, c'est important que les gars aient du plaisir. Quand t'es un entraîneur-chef, la portion football prend moins de place que lorsque t'es un coordonnateur ou un entraîneur de position uniquement. Pour moi et pour les joueurs, j'essaie de faire en sorte que ce soit notre plus belle partie de la journée. Justement, tu parlais des porteurs de ballon, qui est la position que je coach présentement. Jonathan, Martel, Joseph, Freud, César, Zach Bouchard, Benvio, l'année dernière aussi, qui étaient dans notre unité. tu leur demanderais comment se passent les meetings. On est sérieux, on est axé sur la tâche, mais premièrement, j'ai de la misère à rester assis. Je suis vraiment excité de parler de foot, de regarder du foot, de corriger des joueurs. Pour moi, un, c'est l'aspect plaisir. [00:36:23] Speaker B: Oui, on est. [00:36:24] Speaker A: Axé sur le travail, mais il faut avoir du plaisir durant ces moments-là. Make it fun. Oui, 100 %. Je te dirais que tout ça part de la prémisse qu'on veut faire en sorte que ça soit leur meilleur moment dans leur journée. Puis après ça, en tant que coach, je te dirais, comme je te disais tantôt, j'essaie d'être le plus proche possible de ces personnes-là parce qu'à la fin de la journée, On peut être demandant envers les personnes, mais il faut que tu aies une relation avec cette personne-là pour être demandant. J'essaie d'avoir cette relation-là dans le poste que j'occupe avec l'ensemble de l'équipe. Je te dirais que ce n'est pas aussi facile que quand tu en as trois ou quatre ou cinq joueurs à t'occuper, mais j'essaie de créer des liens le plus possible avec ces joueurs-là pour faire en sorte que ils sentent que je suis là pour les aider, que je suis là pour les emmener encore plus loin. Je te dirais que le gros de mon rôle d'entraîneur, c'est ça. C'est de faire en sorte qu'ils aient envie de jouer pour moi, que moi j'ai envie qu'ils fassent partie du. [00:37:25] Speaker B: Variable, d'avoir cette relation-là qui fait en sorte qu'on se comprend et qu'on est capable d'avancer ensemble. J'écoutais justement, un matin avant de m'en venir, j'écoutais, je ne sais pas si c'était un entrevue ou un podcast, mais de Sean McVie. Il s'est fait demander c'est quoi un conseil que tu donnerais au jeune coach qui commence, peu importe le niveau. Il disait, je le cite, « Would you want to be coached by you? » Est-ce que tu aurais envie d'être coaché par toi? Ça, c'est la base. Il dit, si tu n'aimerais pas essayer de coacher par toi, mais peut-être parce qu'il y a quelque chose qui ne marche pas. J'ai trouvé ça une super belle question, analogie à se poser à nous-mêmes. Je suis sûr que ça doit être le fun. Tu ne donnes pas le vibe. [00:38:19] Speaker A: Que t'es un gars qui lève souvent le ton ou que, tu sais, que... Je sais pas, tu sais... Effectivement, je suis pas quelqu'un qui... Je vais te dire que je gère bien mes émotions. Je vais le dire comme ça. Là, je le fais passer d'un côté positif. Mais je suis quelqu'un qui est très difficile à mettre dans un état d'esprit où est-ce que je suis capable de me contrôler. Ça arrive très, très, très, très rarement. De l'autre côté, pour moi, je te dirais, je suis plus déçu que fâché. Je pense que c'est ce qu'il ne faut pas dépasser. Ça n'empêche pas que des fois, je lève le ton et je veux m'assurer que le message passe. Mais pour moi, ce n'est pas en faisant ça à chaque fois que ça va faire en sorte de passer. Je suis certain que tu as vécu des situations où quelqu'un criait après toi dans une pratique de football. La majorité des joueurs l'ont vécu, cette situation-là. et à quel point tu as retenu le message qui était véhiculé. Je ne crois pas tant à cette démarche-là. Je pense qu'il y a des joueurs, malheureusement, qui ont besoin de ça. Il y a des joueurs qui ont besoin de se faire crier après et qui voudraient ça. Mais de l'autre côté, pour moi, c'est... Un des aspects importants du coaching, c'est de ne pas se dénaturer. Je ne pense pas qu'il faut que tu deviennes quelqu'un d'autre par besoin. Il faut que tu sois à l'aise avec ce que tu es et qui tu es comme personne. Je suis ce genre de personne-là. Définitivement, je ne. [00:39:45] Speaker B: Suis pas quelqu'un qui va lancer des bureaux, casser des fenêtres. Je ne suis pas ce genre de personne-là. les situations ne te contrôlent pas. C'est un peu ça. Dans les émotions, des fois, ça peut être tough, surtout quand tu te mets à se fâcher. Souvent, si tu es fâché par certaines situations, c'est peut-être parce que la situation te contrôle un peu. Ou est-ce que dans des situations stressantes, fin de match, tout ça, où il arrive des situations, ça, ça aurait dû être un call, monsieur l'arbitre, whatever. Tu. [00:40:19] Speaker A: Sais. [00:40:19] Speaker B: OK, bon, ce n'est pas arrivé malheureusement, mais on ne va pas laisser ça nous contrôler, the outcome. Exact. Mais non, c'est vraiment cool. Tu m'as dit qu'il y avait 17 finissants cette année pour le varéor. Oui. J'ai vu en ce. [00:40:30] Speaker A: Moment 11 nouveaux recrues qui ont été affichés officiellement. Comment ça se passe le recrutement cette année côté varéor? On est à pas mal plus que 11. [00:40:40] Speaker B: On. [00:40:40] Speaker A: Est près de 40 recrues qui ont commis à Sherbrooke. Fait qu'on a une belle cour de recrutement. Félicitations. Merci, merci. Notamment à Lenoxville, on a réussi à amener plusieurs gars de Lenox qui s'en viennent à Sherbrooke, des gars des volontaires. On a eu une belle cuvée aussi à Saint-Hyacinthe. On a réussi à aller chercher des joueurs dans plusieurs programmes à des positions importantes où est-ce qu'on avait besoin. [00:41:03] Speaker B: De refaire le plein. Une très belle courte, on est très heureux de ce qu'on. [00:41:07] Speaker A: A fait cette année. Qu'est-ce que le varéor demande de leurs recrues quand ils vont rentrer dans le programme? Bien, je pense que tout ce qu'on a nommé, qu'on demande de la part des joueurs, bien, on demande aux recrues. Tu sais, pour moi, à partir du moment où est-ce que t'es un varéor, que tu sois en première ou en cinquième année, bien, les attentes vont être les mêmes, tu sais. C'est sûr et certain qu'il y a une période d'apprentissage. Ça fait que quand t'arrives, tu connais pas nécessairement les standards et les attentes de l'équipe comme un gars qui l'a déjà vécu. Mais il reste qu'on s'attend à ce que tu « bring it up to speed » assez rapidement. Puis on est exigeant envers eux comme on va l'être envers un gars qui a déjà vécu ce processus-là. Après ça, comme recrue, je veux dire, nous, ce qu'on va te donner, c'est l'opportunité. Ce qu'on te demande, c'est de saisir cette opportunité-là pour nous montrer ce que tu es capable de faire. C'est vrai à tous les niveaux. Je pense que les recrues, on essaie de les mettre dans une situation où ils se sentent à l'aise dans le milieu le plus rapidement possible. Autant qu'on te demande de remplir les standards, de faire les attentes, etc. Mais de l'autre côté, on veut s'assurer qu'aussi quand ils viennent à Sherbrooke, qu'ils se sentent bien, qu'ils se sentent accueillis. Pour moi, c'est un devoir qui revient aux vétérans, mais qui revient aussi aux recrues. Parce qu'autant d'un côté, on doit faire l'effort d'aller vers les recrues, les recrues doivent faire un effort d'aller vers les vétérans. 100 %. Une des majeures différences de l'Université de Sherbrooke et des autres universités, c'est qu'on est une université de région. On est une université où est-ce que la quasi-totalité de notre équipe ne vient pas de Sherbrooke. C'est des gars qui viennent de Montréal, de Québec, d'Outaouais, de La Beauce, du Saguenay. Fait que tout le monde est déraciné un peu de leur milieu, puis tout le monde vient s'installer ici à Sherbrooke. C'est important de retrouver ce sentiment familial-là qu'on dit avoir, mais ça doit se faire, ça. [00:43:06] Speaker B: Doit se créer. Autant du côté des recrues que du côté des vétérans, on doit faire un effort pour créer ce sentiment-là. Puis tu dirais quoi, mettons une recrue, mettons une recrue arrive, écoute, Moi, coach Kevin, j'ai envie de réussir, au vert et or. [00:43:23] Speaker A: Dans le programme, mais aussi à l'école. Quel conseil, qu'est-ce que tu me dirais pour que je puisse réussir dans le programme? Premièrement, je te dirais, fais-toi un plan. Puis je vais t'aider à faire ce plan-là. Mais pour moi, c'est multifactoriel. Il y a plusieurs choses à prendre en ligne de compte. La position, la situation à la position. Mais nonobstant de tout ça, c'est fait en sorte d'avoir un plan qui est clair, précis, défini. pour faire en sorte d'atteindre ce que tu veux atteindre. Puis après ça, comment je nous vois là-dedans? Je nous vois vraiment comme un rôle de facilitateur, puis de donner les outils pour te rendre où est-ce que tu veux te rendre. À la fin de la journée, le conseil que je donnerais, c'est viens t'asseoir dans mon bureau, puis on va faire en sorte d'avoir un plan qui est solide pour te rendre où est-ce que tu veux te rendre. Puis c'est systématique. Dans les rencontres avec les recrues, je leur demande c'est quoi ton plan? C'est où tu veux te rendre? Puis, tu sais, les plans, je veux dire, ils peuvent en avoir autant que d'individus qui rentrent dans mon bureau, tu sais. Puis, pour moi, la manière de s'y rendre va être différente d'une personne à une autre parce que tu sais quel genre d'engagement tu vas avoir, c'est quoi le plan que tu veux... que tu as pour toi, tu sais. Puis... Fait que je te dirais que le conseil que j'y donnerais, c'est de faire en sorte de « write it down », de. [00:44:40] Speaker B: Faire en sorte que ce soit concret puis que ce soit dirigé envers ce que tu veux vraiment atteindre. Ça serait ça, mon conseil. Merci d'avoir partagé ça. Tu parles de plans. Tu es tout le temps impliqué dans le recrutement. Tu en côtoies beaucoup de gars. On a tous des objectifs, on a tous des rêves, on a tous un certain plan, même si ce n'est pas tout le temps écrit. Je veux savoir, en général, dans les jeunes que tu rencontres, il y a beaucoup de gars que leur. [00:45:17] Speaker A: Plan, c'est d'aller jouer pro. Est-ce que c'est encore assez populaire? Est-ce que c'est plus populaire que ça l'était, mettons, quand toi, tu jouais? Je te dirais que ça doit être probablement le même ratio. Je suis mal placé pour le dire parce que quand j'étais joueur, bon, OK, oui, c'était véhiculé dans le vestiaire, puis on en parlait. Mais je te dirais que ça doit être probablement la même proportion. Je pense qu'il y a encore autant d'intérêt à vouloir aller au niveau professionnel. Maintenant, ce qui a changé, c'est que, ou du moins dans les dernières années, il y avait beaucoup d'opportunités qui s'étaient créées. Il y a des joueurs qui sont allés jouer dans l'NFL, il y en a qui jouent dans la CFL, et le nombre continue à croître. Je pense que ça donne un peu de hope à tous les joueurs qui veulent se rendre jusqu'au prochain niveau. Je te dirais que je ne vois pas que ça l'a augmenté ou diminué, mais ce que je vois c'est que les opportunités continuent d'y rendre et ça. [00:46:15] Speaker B: Fait en sorte que tout d'un coup, il y a de plus en. [00:46:17] Speaker A: Plus de joueurs qui. [00:46:18] Speaker B: Peuvent espérer. [00:46:19] Speaker A: Se rendre jusqu'à ce niveau-là. [00:46:20] Speaker B: Puis. [00:46:22] Speaker A: Justement, j'ai parlé avec Nick. [00:46:26] Speaker B: Sinac, qui est un joueur, un Montréalais. – Un boy de Vanier. – Exactement, exactement. – Qui joue à voir, oui. – Exact. – Qui a déclaré pour l'NFL. – Exact. Il vient juste de déclarer. Puis, tu sais, j'avais demandé si lui, ça a toujours été son plan de jouer pro. Puis, il me disait oui, ça a toujours été ça, mon plan. Puis, tu sais, il disait... Pour aller NCAA ou aller jouer professionnel, selon lui, c'est plus possible que ça l'était avant. Parce qu'aujourd'hui, les jeunes ont accès à deux fois, trois fois, dix fois plus d'opportunités qu'avant on en avait. Juste avec les réseaux sociaux, aujourd'hui, tu peux contacter n'importe qui, n'importe où, n'importe quand. Juste ça, c'est fou. Tu peux être ici, assis dans ton bureau, à l'université de Sherbrooke, et tu penses que t'es « nobody ». Finalement, tu parles avec un gars que c'est un agent et qu'il peut t'emmener dans un camp où il va te faire rencontrer plein de gars de la NFL. C'est ça qui est quand même fou. Maintenant, c'est « take that step ». Moi, c'est un peu ça. Il n'y a aucun invité que… La majorité des invités, mettons que je suis venu pour le podcast, La majorité, je ne les connaissais pas. Je ne les avais jamais vraiment parlé. La première fois que je suis allé te voir, tu n'étais même pas à ton bureau, mais je me suis dit que j'étais à l'Université de Sherbrooke, je vais aller te voir dans son bureau. J'avais vu les coachs, on avait jasé. C'est take that stuff. On parlait de se démarquer tantôt. Qu'est-ce que tu peux faire pour te démarquer? Ma façon à moi, c'était le genre de message que je voulais écrire. Il y a une technique que j'aime utiliser des fois. Moi, pour le podcast, je l'ai moins utilisé pour ça, mais pour d'autres relations plus affaires, j'écrivais des lettres à la main. Je les envoyais par la poste. Qui ne regarde pas leurs lettres par la poste? Essayez de regarder les opportunités et tout ça. En tout cas, je pense que c'est une. [00:48:13] Speaker A: Bonne façon d'alléger les opportunités, mais il y en a. C'est beau de voir ça. Depuis que t'es arrivé comme entraîneur chef, je suis curieux de savoir, qu'est-ce qui t'a fait le plus grandir? Ça revient un petit peu à la question qu'on a parlé tantôt de l'apprentissage dans la dernière année. Je te dirais que c'est... la balance dans la vie, là, je pense que c'est la plus grande chose. Tu parlais tantôt de... Tu parlais un petit peu de ta vision de cette année ou dans les trois dernières semaines que tu avais mis ça de l'avant, de dire, bien, comme, est-ce que ça m'aide? Non, bien, je vais mettre ça de côté. Pour moi, c'est la balance entre la vie familiale, la vie professionnelle, mes passions, tu sais, qui est le football, mais qu'il reste mon travail. Tu sais, pour moi, c'était vraiment important de... ou du moins j'essaie année après année d'avoir la meilleure balance possible pour faire en sorte d'être le meilleur père, le meilleur chum, le meilleur fils, le meilleur frère, le meilleur coach. Puis je te dirais que c'est un apprentissage qui est loin d'être terminé, mais définitivement, c'est ce que j'apprends année après année, d'essayer d'avoir. [00:49:20] Speaker B: Cette balance-là dans ma vie pour être heureux, qui fait. [00:49:23] Speaker A: En sorte que ça me permet d'être chacun de ces rôles-là d'une manière plus efficace, puis d'être plus heureux à l'intérieur de tout ça. Est-ce que présentement, t'es quand même capable de le faire? Je me suis amélioré, je vais dire ça comme ça. Je pense jamais être parfait dans cette optique-là, mais j'essaie fortement d'être un meilleur. Dans chaque sphère, j'essaie d'être meilleur. Puis je pense que je suis déjà mieux que je l'ai déjà été. Maintenant, est-ce. [00:49:54] Speaker B: Que plus tard, je vais être mieux? Peut-être. Mais présentement. [00:49:57] Speaker A: Je. [00:49:57] Speaker B: Trouve que j'ai déjà grandi dans ces rôles-là, présentement, qui sont pour moi tous distincts, mais qui se rejoignent dans. [00:50:03] Speaker A: La même personne. L'important, justement, c'est que tu avances, tu ne recules pas. Exactement. Dis-moi, est-ce qu'il y a quelque chose que les gens valorisent, mais que toi, ce n'est pas vraiment ta priorité? Oui, c'est une question qu'on avait discutée et ça m'a fait réfléchir. La première chose qui m'est venue en tête, je vais faire un shout-out à mon almamataire, le vieux Montréal. On avait une phrase « essequem videri » qui veut dire « être plutôt que paraître ». Puis ça, pour moi, on vit dans une génération où est-ce que t'en as parlé, les réseaux sociaux, le paraître prend énormément de place, où est-ce que c'est beaucoup mis de l'avant. Puis moi, personnellement, c'est pas quelque chose qui me rejoint. Je ne suis pas quelqu'un de très actif sur les réseaux sociaux, je dois l'être à cause du recrutement. Je porte le même linge, j'ai un véhicule qui a beaucoup de kilométrage, qui est un running gag dans le staff et dans l'équipe. Il reste que pour moi, ça, c'est pas quelque chose d'important. Pour moi, la personne, l'individuité, la manière dont tu te comportes, les choses que tu vas faire concrètement vont beaucoup plus être révélateurs que. [00:51:24] Speaker B: Ce que tu possèdes. Puis ça, pour moi, je suis conscient que je suis peut-être un arriéré dans cette façon de voir les choses, mais définitivement, pour moi, ça serait ça. Ça serait d'être plutôt que de paraître. mais je trouve ça vraiment, vraiment hot, sérieusement. Tu sais, tu parles de... On parle des réseaux sociaux, tu sais, le paraître, tout ça, puis... Moi, il y a une chose qui me tient énormément à cœur, puis ça, c'est une promesse que je me suis faite surtout en commençant le podcast, c'est de... de ne pas jouer un personnage. C'est la personne que tu es devant le micro, c'est la personne que tu es quand on parlait off-cam, c'est la même personne que tu vas aller déblayer ton short tantôt, ou que quand tu rencontres quelqu'un, peu importe, une nouvelle personne en affaire, ou tu sors au bar, puis tu rencontres une fille, whatever, t'es chum. Pour moi, c'est hyper important. Puis, tu vois, Quand tu es dans un processus de tout le temps vouloir grandir et apprendre, j'ai l'impression que des fois, on va être piqué sur certaines choses. Une des choses que j'avais peur, c'était de venir accro à ça, accro aux statistiques, accro à ce que je vais avoir des vues, ce que je vais avoir des likes. Tu vois, je n'ai jamais eu ce sentiment-là. Je ne sais pas que je ne le regarde pas, mais des fois, je me dis « Get. [00:52:50] Speaker A: Off your phone ». Ta vie ne se passe pas sur ton cellulaire. Ça, c'est une autre affaire que tu vois en ce moment. J'essaie de travailler et tout ça, mais c'est bon. J'aime ça. C'est être, ne pas paraître. Si tu savais le nombre d'interventions, on est dans le vestiaire. Il y a plusieurs joueurs qui sont assis dans le vestiaire, puis c'est des pods de monde qui regardent leur téléphone en mangeant au lieu de parler, être ensemble. Là, on ne parle pas de paraître, mais oui, il y a un peu de ça, mais pour moi, c'est comme... On vit dans une génération où est-ce que mon téléphone, si je passe une heure sans le regarder, il faut que je le reprenne. Pour le fun, l'hiver dernier, on avait fait ça. J'avais passé avec certains joueurs. « Moi, ton screen time, je veux voir combien de temps tu as passé sur ton téléphone aujourd'hui. » C'était aberrant. Je ne revenais pas à quel point ils passaient beaucoup de temps sur leur téléphone. Puis il y a beaucoup de ça. Je ne suis pas en train de dire que chaque individu met de l'importance au paraître, mais tout est porté vers la consommation, tout est porté vers les filtres, mettre ça plus beau que c'est, puis faire en sorte de donner envie d'atteindre ça, que ce soit un critère de beauté, que ce soit un bien, que ce soit... Je pense que définitivement, de mon côté, je sais que ça ne soit jamais le cas. Pour moi, c'est beaucoup plus parfait. Dans la. [00:54:15] Speaker B: Même affaire que tu parles de croissance personnelle, comment je peux être une meilleure version de moi-même pour les gens qui m'entourent, pour les gens qui sont importants? Je te dirais que c'est de là que ça part énormément, de valoriser l'individuité. C'est intéressant ce que tu me dis à propos des joueurs dans le vestiaire qui sont sur le cellulaire. J'ai fait un incubateur à trois pas en arrière et un des professeurs de l'incubateur, je peux dire, un des mentors, coach qui était là, il s'appelait Jean Bibaud, On avait souvent des grosses discussions. Moi, j'aime ça les discussions de moi-même. Il me disait, il y a une chose qu'il trouve hyper importante, c'est de parler aux gens. Il me disait, Will, peu importe où je vais, je suis en voyage au Maroc, je mange avec du monde sur le bord de la rue, je parle avec les itinérants, peu importe. Moi, je parle aux gens parce que tu peux apprendre n'importe quoi. Avoir des discussions comme ça avec lui, ça m'a fait réaliser que Bien, c'est vrai qu'on devrait plus parler aux gens dans notre entourage. Aujourd'hui, c'est tellement rendu bizarre que je te demande que je te dise bonjour quand je. [00:55:23] Speaker A: Marche dans la rue pour aller à mon cours. [00:55:25] Speaker B: C'est ça qu'elle me disait. Elle me disait, moi, je marche, je suis tout heureux, je dis bonjour aux gens et les gens me regardent bizarre parce que je marche, je suis tout heureux et je dis bonjour. Pourquoi tu dis bonjour? Exact! [00:55:33] Speaker A: Et quand elle m'a fait réfléchir. [00:55:37] Speaker B: À ça, c'était une situation qu'on avait dans le stationnement et j'allais à un cours. Je me suis pointé à mon cours, je me suis assis et je regarde autour de là. Personne ne se parle. Tout le monde sur leur téléphone. Tout le monde sur leur téléphone. Puis là, c'est un moment-là que j'ai fait, genre... À cette heure, il y a quelqu'un à sa côté de toi, tu fais l'effort d'au moins dire salut, puis t'essaies d'avoir une discussion. Si elle ne veut pas de m'avoir, c'est correct, mais au moins, tu vas avoir essayé de le faire, tu sais. Puis qui sait, peut-être que ça va. [00:56:01] Speaker A: Être une nouvelle relation, une nouvelle amie ou whatever, tu sais. Maintenant, même avec les profs, je fais l'effort d'aller voir le prof et jaser. Nouvelle session, salut, salut, moi c'est William. Je trouve ça important, mais c'est tellement une belle analogie. Quand j'avais été entraînant-chef au U16 à Team Québec, on est dans un contexte de retraite fermée, tout le monde était à Bourget. Puis pour moi, c'était une règle d'équipe. Dans la cafétéria, il n'y avait aucun téléphone cellulaire. Pas de coach, pas de joueur, personne n'avait le droit à leur téléphone cellulaire. Ça a fait quoi? Une génération de gens que quand je mange mon téléphone, tout le monde parlait, tout le monde apprenait à se connaître. dans le meilleur des mondes, je ferais ça, la règle sur le campus. Pas de téléphone quand t'es... Mais tu sais, je comprends qu'aujourd'hui, c'est un outil aussi, là. Mais il reste que oui, je suis 100 d'accord avec ce que t'apportes de dire, comme, crée ces occasions-là de discuter aux gens qui t'entourent. Puis d'autant plus quand ces gens-là sont dans la même famille, équipe, dans la même... qui ont la même mission, le même objectif que toi. Tu sais, tu vas apprendre tellement sur cette personne-là dans... un talk que tu vas avoir de cinq minutes à discuter de tout et. [00:57:13] Speaker B: De rien, puis finalement. [00:57:14] Speaker A: Tu vas découvrir que. [00:57:14] Speaker B: T'As plein de points en commun, des affinités avec cette personne-là. Fait que je pense qu'on gagne beaucoup à laisser nos téléphones dans nos poches, puis de faire en sorte de discuter aux gens. Cette année-là, avez-vous gagné? Oui. Oui, j'ai gagné. Écoute, sans dire qu'il y ait une corrélation, c'est sûr que c'est les meilleurs du Québec qui sont supposés être là, mais sans dire qu'il y ait une corrélation, mais moi, je pense qu'il y en a quand même une petite. Parce que, tu sais, c'est à tous les midis, au lieu d'être ton self, tu joues avec tout le monde, tu crées des affinités, puis ces affinités-là, ça devient tes frères, ça. [00:57:43] Speaker A: Devient tes brothers, tu t'en vas à guerre avec eux, ça te donne plus le fun de te battre pour un gars que tu te chillais avec pendant que tu disais n'est, qu'un gars qui gossait de TikTok à côté de toi. Il y avait une chose que j'ai... Parce que c'était en 2000, je me trompe, 18 ou 19. Le groupe qu'on avait a vraiment soudé. C'était vraiment un groupe... On s'entend, le tournoi U16, c'est très rapide. C'était une semaine de camp, après ça on partait. Puis c'était la cour de recrutement suivante dans les cégeps. Puis à chaque fois qu'il y avait des joueurs de cette édition-là qui jouaient l'un contre l'autre, ils se rejoignaient à la fin de la game pour prendre une photo ensemble. Il y avait un groupe Messenger qui continuait à alimenter plusieurs années après. Il y a des gars de cette édition-là qui sont dans notre équipe. Il y en a d'autres qui sont dans d'autres équipes universitaires. Puis ils ont encore continué à avoir des relations. Est-ce que c'est seulement le fait de ne pas avoir le téléphone durant les repas, laisse-moi en douter, mais il reste. [00:58:41] Speaker B: Quand même que je vois que ça a créé des liens qui perdurent dans le temps. Ça fait que je sens dire que c'était la meilleure chose, mais je. [00:58:48] Speaker A: Pense que ça a eu du positif pour ces joueurs-là à ce moment-là. 100 %, ça a eu un impact. Quand tu coaches tes joueurs, que ce soit offensif ou défensif, qu'est-ce qui est le plus important pour toi? La technique ou l'attitude? L'attitude, 100%. Parce que la technique, on peut la corriger, on peut l'améliorer, on peut l'enseigner. L'attitude, c'est 100% toi qui vas la gérer. Je peux pas te demander, ou du moins je peux te demander, mais c'est toi qui le contrôle à 100%. C'est sûr et certain que je vais prendre l'attitude avant la technique. Techniquement, il y a des joueurs qui jouent au niveau professionnel, qui ne sont pas sound techniquement, mais qui réussissent à faire des jeux non-stop. Je ne me souviens plus quel coach de l'NFL parlait de ça, mais d'avoir cette liberté-là. Ah, c'était Saban qui parlait de coacher un corner qui est en backpedal ou qui est open. Puis là, il disait, je vais coacher ce qu'il est capable de. [00:59:47] Speaker B: Faire, mais à la fin de la journée, pour moi, la personne est beaucoup plus importante que juste la technique qu'on va utiliser. Puis ça, pour moi, ça vient en lien avec je vais prendre l'attitude 100 fois avant de prendre la technique. Je suis 100% d'accord avec ça. La technique, il y a tout le temps façon de la corriger, façon de la travailler. Les pratiques sont là et les coachs sont là pour ça. [01:00:09] Speaker A: Aussi. C'est super bien, façon d'amener ça. 2026, nouvelle saison, fresh air, nouveaux recrues, nouveaux blocs, j'ai envie de dire. C'est quoi les objectifs principaux pour la prochaine saison? Si t'as envie de m'en glisser peut-être un mot, ça ressemble à quoi 2026? Premièrement, ça marque un changement. La conférence vient de changer avec le retour de Bishop. Ça va changer complètement les calendriers, ce qui est une bonne nouvelle. Au lieu d'avoir ce qu'on a vécu depuis 2017 avec deux matchs contre chaque équipe, ça va faire en sorte de « mix it up » un peu. C'est vraiment intéressant aussi d'avoir un affrontement avec une équipe qu'on n'a pas joué depuis des années. Ça ajoute au plaisir de la saison 2026. Dans les objectifs, on ne se cachera pas, l'objectif de tous c'est de gagner. De gagner ton dernier match, de te rendre jusqu'au bout. Mais tu sais, je crois que nous, notre objectif présentement, c'est de faire en sorte de se donner cette opportunité-là. On veut rentrer dans les playoffs, on veut faire en sorte de se donner la chance de jouer les matchs qui, je ne vais pas dire qu'ils sont importants, tous les matchs sont importants, mais les matchs qui vont faire en sorte qu'on peut atteindre cet objectif-là. Pour moi, ça, c'est le but. L'objectif, je vais dire, ça va être d'améliorer chacun des aspects. Comme tu parlais tantôt du processus qui va nous emmener vers l'objectif, pour moi, c'est de continuer à s'améliorer là-dedans qui va nous emmener ces résultats-là. Pour moi, l'objectif réel qui est concret et qui est défini, c'est de continuer à améliorer notre engagement. de gérer notre effort, de gérer notre attitude, de faire en sorte de prendre chacun de ces aspects-là, de continuer à monter le niveau dans l'ensemble de l'équipe pour faire en sorte que quand on arrive à la saison, on est prêt à performer pour se rendre à ce qui est ultimement l'objectif de chaque équipe, mais qui va se... [01:02:04] Speaker B: Ce qui va être déterminant à l'intérieur de ça, c'est la manière de faire les choses qu'on va avoir fait depuis... qu'on fait depuis trois semaines, puis qu'on va faire encore jusqu'au mois de novembre. C'est ça qui va nous emmener à atteindre ces objectifs-là. Merci, Kevin, d'avoir partagé ça, mais d'être venu sur le podcast, c'est très apprécié. J'ai vraiment aimé la discussion qu'on a eue aujourd'hui ensemble, sérieusement. Très inspirant. [01:02:30] Speaker A: Très hot. Je vous le souhaite. J'ai... Non, je trouve ça vraiment... ce que vous êtes en train de construire, c'est... Vous êtes encore jeune dans le Kevin-Réjean-Bald era, mais je pense que vous êtes en train de construire de quoi qui est très intéressant. Bien, merci à toi, Will. Puis, tu sais, je crois que Sherbrooke est un... je vais dire un produit, mais tu sais, est une équipe, une famille intéressante où est-ce qu'on a tout à accomplir, tu sais. Présentement, on est une équipe qui veut... qui veut aspirer au plus haut niveau. Mais pour moi, ça va passer par les personnes qui viennent. Puis comme tu le dis, on est en train de faire ce changement-là puis de l'emmener dans la bonne direction. Il nous reste encore plein de choses à apprendre. Mais ce que j'adore, c'est que les gens y adhèrent. Puis de plus en plus, les cohortes de recrutement puis les gens qui décident de venir à Sherbrooke adhèrent à cette vision-là. Puis c'est ça qui va nous emmener à atteindre les résultats que tu parles. Ou de voir le point de vue optimiste de ce qui se passe, je pense que c'est vraiment ça qui va nous emmener où est-ce qu'on veut aller. De l'autre côté, je veux dire, tu fais une job extraordinaire. Je pense que c'est le fun d'entendre parler des gens de notre beau sport, autant au niveau collégial, universitaire, professionnel. Je trouve que c'est tous des gens qui ont des choses très pertinentes. [01:03:48] Speaker B: À dire. Pour moi, ça montre à quel point le football, c'est une. [01:03:51] Speaker A: Belle et grande famille.

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