Episode Transcript
[00:00:00] Speaker A: Moi, je comptais pas aller à l'université. J'aimais pas l'école.
C'est grâce à ça aujourd'hui, c'est grâce à l'université justement que je me retrouve dans le Team Cannes aujourd'hui. Mais si c'était pas pour le flag, honnêtement, je pense pas que je serais allée à l'universités.
[00:00:12] Speaker B: Laura Molymore est une joueuse de centre pour Équipe Canada et les Stingers de Concordia.
[00:00:16] Speaker A: J'ai tombé en amour avec la communauté de flag, d'avoir du fun. C'était pas tant sérieux. C'était juste plus là pour apprendre et de te laisser aller. Il n'y avait pas vraiment de standard. Que ce soit aux flags ou en gymnastique ou n'importe quel sport, c'est vraiment atteignable.
Une fois que tu as un objectif en tête et que chaque jour, tu te donnes pour cet objectif-là, c'est réalisable et il faut que tu y crois.
[00:00:40] Speaker B: L'équipe nationale, comment tu as eu ce fameux appel-là? C'est quoi le processus pour faire partie?
de l'équipe Canada.
[00:00:47] Speaker A: C'est là que ça a commencé pour moi aussi, comme j'ai vu que j'avais un futur dans le flag. J'ai commencé à jouer universitaire et ça allait bien. Après ça, quand j'ai joué civile, après avoir gagné les catégories, j'ai fait «OK, c'est for real, ça se passe.» J'ai été aux sélections, j'ai fait les trois jours, ça s'est super bien passé.
Après ça, justement, c'était l'appel. C'était un appel. C'est cette journée-là.
Je sais que tu vas recevoir un appel, soit que tu fais l'équipe, soit que tu ne fais pas l'équipe.
[00:01:15] Speaker B: Le premier tournoi de qualification pour les Jeux olympiques, 32 équipes, hommes et femmes, 19 pays différents. Le Canada est présentement 4e mondial. C'est quoi le mindset pour Dusseldorf?
[00:01:24] Speaker A: C'est les deux premières équipes qui se qualifient. Si les États-Unis sont deuxième, c'est la première et troisième équipe qui se qualifie. Si eux y arrivent premier, c'est la deux et la troisième qui se qualifient.
[00:01:34] Speaker B: Bonjour tout le monde, bienvenue sur La Game On, je suis votre host William Rochefort.
Aujourd'hui, je suis très excité.
J'ai la chance de recevoir avec moi une fille de l'équipe nationale canadienne de flag football, Laura.
En plus que tu viens de me dire que tu étais l'une des plus jeunes de l'équipe, C'est très le fun que tu prennes le temps de venir t'asseoir. Surtout que demain, tu viens de m'annoncer que vous quittez pour l'Allemagne. Un tournoi qu'on va parler tantôt, mais un tournoi qui est très important pour les Jeux olympiques.
[00:02:06] Speaker A: C'est les qualifications.
[00:02:08] Speaker B: Exact. 32 équipes. J'ai vu quelque chose comme ça. Ça va être assez huge.
Merci de prendre le moment aujourd'hui, Laura. C'est très apprécié. Bienvenue, j'ai envie de dire.
[00:02:18] Speaker A: Écoute, le plaisir est à moi. Merci beaucoup de m'avoir invité.
[00:02:22] Speaker B: Ça me fait extrêmement plaisir. Je pense que c'est un sport qui est en très grande croissance, très rapide. Aujourd'hui, tout le monde sait c'est quoi le flag. J'ai joué une saison de flag, moi, perso.
[00:02:34] Speaker A: Juste une.
[00:02:37] Speaker B: Ça m'a vraiment surpris parce que moi, je m'en allais avec un mindset de foot. Je suis arrivé là-bas et je jouais contre du monde qui joue au flag. Ce n'est pas la même chose.
[00:02:44] Speaker A: Ce n'est pas le même game. C'est complètement différent.
[00:02:46] Speaker B: Je pensais jamais me faire masse dans ma vie.
Mais vraiment cool. Je pense que c'est un sport qui mérite d'être plus mis de l'avant, surtout que là, vous allez être sur la scène olympique.
Quel bon moment pour en parler, j'ai envie de dire. J'ai déjà reçu, Alex, en commençant l'épisode, Alexandre Desjardins, qui est un de vos coachs.
[00:03:06] Speaker A: Commentateur offensif.
[00:03:07] Speaker B: Commentateur offensif, Alexandre Desjardins, épisode 60, si jamais, disponible.
Super bonne discussion, on avait parlé plus de l'aspect équipe, l'aspect coaching, l'aspect administrative du flag football, j'ai envie de dire.
Avec toi, on va plonger dans le joueur. En fait, la joueuse, C'est quoi ça représente pour toi de jouer pour Canada, Team Canada?
Bref, on va se lancer là-dedans.
Mais avant d'aller plus loin, chaque personne qui vient sur mon podcast a le droit à une introduction. Donc, Laura, voici ton intro.
Laura Molymore, t'es une joueuse de centre pour Équipe Canada et les Stingers de Concordia.
T'es originaire de Vaudreuil. Au cégep, t'as joué pour le Noir et Or de Valleyfield.
2024, tu rejoins les Citadins de l'UQAM.
2025, tu décides de rentrer dans le portail pour transférer vers les Stangers de Concordia.
À travers les années, tu as participé à plusieurs tournois, dont le USA Flag Football Championship, Depuis 2025, tu es joueuse de centre pour l'équipe féminine Flag Football Canada, avec laquelle tu es finie à la troisième position au championnat mondiaux en Chine.
Finalement, au moment où on enregistre, tu te prépares pour les championnats mondiaux en Allemagne qui détermineront votre présence aux Jeux olympiques.
Laura, bienvenue sur La Game On, c'est un plaisir de t'avoir aujourd'hui.
De Vaudreuil aux Jeux olympiques, Passais-tu un jour à représenter ton pays sur la scène internationale?
[00:04:42] Speaker A: Écoute, pas vraiment. J'ai commencé en tant que joueuse de soccer.
Puis ça a toujours été un rêve de représenter le Canada, de jouer pour Team Canada au soccer.
Puis au fil du temps, j'ai commencé à jouer au flag en même temps que le soccer.
Et puis au Cégep, j'ai choisi le flag et j'ai lâché le soccer à du temps.
Puis à partir de là, c'était rendu mon sport, mon main sport. Puis, tu sais, ça a grossi vraiment vite, mais dans le temps que j'étais au Cégep, je regardais pas Team Canada, je regardais pas les tournois qui se passaient. Puis c'était pas autant... C'était pas autant organisé. C'était des équipes qui étaient Team Canada, comme on a parlé tantôt. Donc, tu sais, je connaissais pas tout le... L'arrière-plan, le flag n'avait pas une grosse ampleur.
Ce n'était pas un gros sport reconnu.
Puis en vieillissant justement, en allant à l'université, en voyant où le sport s'en allait. Après quand j'étais au Cégep, c'est là que j'ai su que ça allait devenir un sport olympique. Ça a allumé une petite lumière en moi, mais je n'y croyais pas encore. Puis au fil des années, en montant les échelons, en jouant pour l'université c'est là que j'ai vu l'opportunité. Puis un jour, j'ai peut-être la chance de jouer pour Team Canada et d'aller plus loin avec ça.
[00:06:08] Speaker B: T'as dit qu'à 18 ans, t'as décidé de… commencer le flag, en fait, le prendre plus au sérieux, de devenir ton main sport. Pourquoi le changement? Qu'est-ce qui t'a accroché? C'est quoi qui...
[00:06:21] Speaker A: Écoute, je trouve que c'est vraiment deux mondes différents dans le sport.
Le soccer, vu que c'est très connu internationalement, puis c'est un sport que ça fait longtemps qu'il est là, la culture est très différente que la culture de flag.
Quand j'ai commencé au soccer, c'était très sérieux, très jeune.
J'ai été AAA, je pense, à 15 ans, puis Je ne sais pas si c'était peut-être plus jeune, 14 ou 15 ans, mais c'est très sérieux rapidement. On arrivait deux heures d'avance au match, on était habillés en polo, on était des enfants. C'était vraiment sérieux. Les pratiques, c'était du 3-4 fois par semaine.
Les journées de game, ça prenait ta journée au complet.
On partait en bus, ou c'est soit un bus qu'on prenait quand les games étaient loin, ou si on se faisait du courage de voyage avec les parents, les filles, parce qu'on était jeunes. Donc, on ne disait pas à cette âge-là.
Mais il fallait arriver une heure et demie, deux heures d'avance. Là, un match de soccer, c'est beaucoup plus long qu'un match de flag. Ça dure une heure et demie. Puis après ça, il y a le cool down. Après ça, il y le speech des coachs. Puis après, on retourne dans le bus ou on revient à la maison. Ça prenait la journée au complet.
Mais pour revenir à la culture, je te dirais que c'était très sérieux. Puis c'était moins... C'est sûr que c'était le fun, mais j'avais moins de plaisir.
Puis c'était...
c'était, je ne veux pas dire négatif parce que j'ai quand même eu plusieurs années de plaisir au soccer, j'ai vraiment aimé ça, dépendant des équipes que j'ai fait aussi.
Mais au soccer, au flag, quand j'ai commencé le flag, c'était vraiment plus basé sur le fun. Tu as du fun, tu joues avec tes coéquipières, les coachs aussi, quand j'y ai commencé, étaient beaucoup plus jeunes parce que justement c'est un sport qui est en ascension, donc tu n'as pas des personnes qui sont là depuis très, très longtemps qui run le programme, admettons. Donc, c'était vraiment un point de vue différent. Puis j'ai tombé en amour avec la communauté de flag, d'avoir du fun. C'était pas autant sérieux. C'était juste plus là pour apprendre, puis de te laisser aller. Il n'y avait pas vraiment de standard.
Puis, j'ai vraiment évolué là-dedans. J'ai pris de la confiance là-dedans, sauf que j'avais de moins en moins de confiance avec les années. Puis avec le flag, c'était le contraire. Je me retrouvais en tant que sportive, je me retrouvais en tant que joueuse.
C'est vraiment ça qui m'a fait accrocher au flag. Encore aujourd'hui, c'est ça que j'aime le plus du flag. On est une communauté, tout le monde s'aime. Dans la ligue universitaire, on joue contre Sherbrooke, on joue contre les Carabins, on joue contre l'UQAM.
À la fin de la journée, on est tous amis. J'ai des amis à l'UQAM, j'ai des amis dans les Carabins, j'ai des amis à Sherbrooke.
À la fin de la journée, quand on n'est pas sur le terrain, tout le monde s'aime, tout le monde se s'entretient, tout le monde se pousse vers le haut et on n'a pas une rivalité justement à l'extérieur des matchs avec les autres écoles. Donc, c'est vraiment une belle communauté, le flag football.
[00:09:18] Speaker B: Intéressant. Tu as parlé de...
Tu as vu l'engouement du sport, le commencement.
Je suis curieux.
Une fois que tu étais au cégep, est-ce que toi, à ce moment-là, la ligue universitaire existait déjà?
[00:09:36] Speaker A: Elle a commencé, j'étais au cégep, puis justement, moi je comptais pas aller à l'université. J'aimais pas l'école.
[00:09:44] Speaker B: No way!
[00:09:44] Speaker A: J'aimais pas l'école, je voulais finir mon DEC, puis je savais pas plus ce que je voulais faire après.
[00:09:51] Speaker B: Ok, donc t'as aucune idée de ce que t'aurais fait?
[00:09:52] Speaker A: Je ne sais pas. Je ne sais pas, mais mes parents ont toujours voulu qu'on aille à l'université le plus loin possible.
La seule raison que je suis allée à l'université justement, ce n'était pas pour jouer au flag, je me suis inscrite dans un programme que ça avait peut-être le fun.
Vraiment, je n'ai pas aimé et j'ai changé.
Mais si ce n'était pas pour le flag, honnêtement, je ne pense pas que je serais allée à l'université.
Puis c'est grâce à ça aujourd'hui, c'est grâce à l'université justement que je me retrouve dans le Team Cannes aujourd'hui. Mon parcours, comment je m'ai fait voir, comment je m''ai connue, c'est à travers justement l'université et les équipes civiles. Donc, si ce n'était pas pour l'université, je ne serais pas où je suis aujourd'hui.
[00:10:32] Speaker B: Damn, c'est malade ça.
L'université justement, t'es dans quoi en ce moment? C'est quoi ton programme?
[00:10:41] Speaker A: En ce moment, je suis en train de finir mes prérequis. J'aimerais ça rentrer en Exercise Science à Concordia pour faire le programme d'Athletic Therapy. Je finirais mes prérequis en automne, puis je peux juste commencer le programme en automne aussi, donc j'attendrai l'année prochaine.
pour rentrer là-dedans. J'ai vraiment hâte de commencer parce que c'est un domaine que déjà là, je vais chercher des connaissances à l'extérieur de l'école.
J'aime faire des recherches par rapport à tout ce qui touche ce domaine-là, donc je sais que je vais aimer ça. J'ai vraiment hâte de commencer le programme parce que ça fait longtemps maintenant que je n'ai pas un programme fixe.
Ça va venir un jour.
[00:11:19] Speaker B: Oui, c'est correct. Mais tu vois, le sport fait partie énormément de ta vie, l'entraînement et tout ça.
Je te suis et c'est vraiment impressionnant. Tu t'entraînes quand même pas mal.
C'est sûr que la majorité, il y a beaucoup de gars que je connais qui sont allés, mettons, en kins.
Ils sont vraiment restés profs d'éducation, ils sont vraiment rancis dans l'aspect plus sportif. Ils aiment vraiment ça.
Ça rejoint beaucoup avec leur foot, je pense, qu'est-ce qu'ils veulent faire.
[00:11:49] Speaker A: Quand tu es évolué dans le sport depuis que tu es jeune, ça fait du sens justement de trouver une branche qui reste dans le sport en vieillissant et de faire vivre de ça.
[00:12:01] Speaker B: Non, 100%. C'est vraiment cool.
Est-ce qu'il y a des options peut-être, tu dis qu'ils se donnent juste à l'automne ton programme.
[00:12:09] Speaker A: Il faut juste rentrer en automne.
[00:12:10] Speaker B: Cet automne, tu fais d'autres prérequis. Est-ce que durant l'hiver, parce que moi j'ai fait ça à l'uni en fait, parce que je ne suis pas rentré au bac non plus.
Tout de suite, j'ai fait d'autres patentes.
Elle est typique, un peu à gauche et à droite.
Écoute, fun fact, je sonne comme le plus gros Québécois au monde, mais j'ai étudié une partie de ma vie en anglais.
Puis quand je suis arrivé dans une université francophone, il a fallu que je passe un cours de français, je passe un examen francophone, j'ai poché.
Il a fallu que je fasse plein d'affaires avant que je rentre au bac. Mais qu'est-ce que ça me fait penser, c'est parce que moi aussi j'étais à ce moment-là, un peu dans ta position, où est-ce que les vrais cohortes commencent à l'automne. À l'université, souvent c'est ça.
Mais par contre, je les ai demandé pour pouvoir prendre l'avance, est-ce que durant l'hiver, je pouvais commencer à prendre quelques cours de tronc commun? Des cours que tout le monde fait.
Peut-être que ça, ça pourrait être une option pour toi.
[00:13:08] Speaker A: Il me semble que j'ai parlé beaucoup avec les cours de...
les API, puis il n'y a pas de cours que je peux prendre. C'est renfermé. On ne peut pas rentrer à l'hiver, tu rentres en automne.
Je vais voir ce que je vais faire durant l'hiver parce que techniquement, je finis tous mes prêts requis en automne.
Donc l'hiver après, c'est à voir, est-ce que je prends des cours justement pour avoir des crédits de plus.
Donc, il faut que je regarde ça justement, comment je vais m'aligner là-dedans.
[00:13:39] Speaker B: Oui, c'est ça. Je ne connais pas. C'est sûr que les universités, c'est vraiment compliqué comment c'est organisé.
[00:13:45] Speaker A: Ça varie vraiment d'une université à l'autre. Ils ont tout leur système.
[00:13:49] Speaker B: C'est ça que j'ai compris. À Sherb, vu que justement mon programme, vu qu'il y a des cours que tu fais admin comme moi je fais, mais il y a des cours que tout le monde doit faire obligatoires. Fait que ce que ça fait c'est qu'après ça, même si t'es au certificat, au micro programme ou whatever.
[00:14:08] Speaker A: Il y a des crédits qu'il faut que je prenne à côté, oui. Mais avoir été à l'UQAM pendant un an et demi, j'ai déjà complété tous les crédits de plus que j'ai besoin de compléter avec le programme.
Donc, je n'ai pas besoin de prendre des cours en supplément.
[00:14:23] Speaker B: Là, il serait juste vraiment les cours deux. Tu vas peut-être avoir des sessions, en espérant, plus allégées.
[00:14:31] Speaker A: Oui, mais j'imagine que oui, j'aurais pas des cours de plus à prendre pour avoir des crédits parce qu'ils sont déjà complétés depuis un petit bout.
[00:14:36] Speaker B: Je suis exactement dans cette situation-là en ce moment. J'ai des sessions un peu plus lousses. Ça me permet de faire autre chose, puis avancer dans mes affaires, parce que justement, j'ai fait d'autres préalables avant.
Mais cool.
Parlons-en du flag football universitaire. J'ai envie de dire, qui va battre les carabins de l'Université de Montréal.
Tu as fait l'UQAM et Concordia.
[00:15:01] Speaker A: Oui.
[00:15:02] Speaker B: Au début, tu as un peu expliqué l'histoire derrière.
Tu avais choisi l'UQAM, mais pourquoi en réalité vouloir continuer avec l'UQAm, ensuite Concordia? C'est quoi l'idée derrière? C'est-tu vraiment juste les cours?
[00:15:17] Speaker A: Un mélange de deux choses.
Je suis rentrée à l'hiver à l'UQAM. Là, j'ai rentré en gestion du tourisme et de l'hôtellerie.
[00:15:26] Speaker B: C'est un programme ça?
[00:15:27] Speaker A: Oui, c'est un programme.
Ce n'est pas pour moi.
J'ai réalisé ça justement après un an dans le programme.
Et puis, après ça, j'avais une session de plus que j'étais étudiante libre un peu. Je voulais rentrer en Quine à l'automne à l'UQUAM.
Et puis, je regardais aussi mes autres options. Il y avait Kin à l'UDM, puis sinon il y avait le programme d'AT à Concordia, que lui, il m'appelait beaucoup plus.
Mais au niveau de l'équipe, j'ai adoré l'équipe à l'UQAM. Je suis encore amie avec des filles aujourd'hui qui ont fait partie de l'équipe. C'était plus niveau coaching, je te dirais.
Recommencer un programme de trois ans KIN, je ne me voyais pas exceller, mais apprendre davantage en tant que joueuse.
Puis je voulais justement avoir des coachs qui allaient plus m'encadrer, qui allaient plus me donner du feedback, qui allaient plus m'aider à évoluer.
Puis c'est ça, je suis allée à Concordia, puis j'adore ça. Autant les filles que les coachs, c'est super. C'est une belle ambiance, c'est bien organisé.
[00:16:34] Speaker B: Vous avez plusieurs filles en plus, je crois, plusieurs coéquipières qui font Team Canada ou qui ont fait du moins.
[00:16:40] Speaker A: Caro et Sarah dans... Ouais, fait qu'ils
[00:16:43] Speaker B: font en ce moment. Ouais, c'est ça. Moi, j'ai vu un peu sur la page Instagram des Stingers.
Mais wow, quelle expérience pareille. Conco, je ne m'attendais pas à ça. Vous êtes quand même très talentueuse.
[00:16:57] Speaker A: Oui, on est une bonne équipe.
[00:16:59] Speaker B: Oui, c'est ça. Vous êtes vraiment bonne. Comment fonctionnent les tournois universitaires?
Là, j'ai vu que vous avez une saison d'automne.
[00:17:08] Speaker A: Oui.
[00:17:09] Speaker B: Ça, c'est en tournoi. OK, c'est en tournoi.
[00:17:13] Speaker A: Oui. Dans une journée, tu as plusieurs matchs.
[00:17:16] Speaker B: C'est pour ça qu'il y a des matchs qui ont la même date.
[00:17:18] Speaker A: Oui, c'est ça. Tu vas jouer une DM le matin, tu vas jouer Sherbrooke après. Donc, tu as plusieurs matchs dans une journée. Puis après, même à la finale, même le dernier tournoi en tant que tel, tu vas finir avec un match de saison, tu auras ta demi-finale.
Puis, tu peux avoir jusqu'à trois, quatre matchs la journée.
dépendant de ta réputation dans le classement, mais il me semble que justement, tu peux avoir jusqu'à quatre matchs au dernier tournoi.
[00:17:48] Speaker B: Quand même!
[00:17:49] Speaker A: Oui, trois ou quatre matchs.
[00:17:51] Speaker B: Puis c'est des demi, genre 20 minutes.
[00:17:54] Speaker A: Oui, c'est ça, des matchs normaux.
[00:17:56] Speaker B: Oui, comme même, c'est quand même demandant.
[00:18:00] Speaker A: Oui, oui, rendu au dernier match.
[00:18:02] Speaker B: Tu commences à être gassed un peu.
[00:18:03] Speaker A: Oui, il faut que tu fuels, il faut que tu manges, il faut que t'hydrates. Aussi, il y a un plus gros banc que Tim Kahn universitaire, donc il y a plus de rotations qui sont faites. Durant le dernier tournant justement, quand tu prends des équipes que tu juges qui sont moins bonnes, que tu devrais battre, bien là, tu fais plus rouler ton banc. Puis après, rendu au final, bien là, tu roules moins ton banc justement. Donc, il y a l'aspect de... Tu sais, il y a une logistique derrière tout ça aussi, justement, pour garder tes filles les plus en forme possible.
[00:18:38] Speaker B: Selon toi, c'est quoi que ça prend pour être une bonne équipe de flag football?
[00:18:44] Speaker A: Il faut que tu aies une bonne cohésion d'équipe. En défense, c'est beaucoup de communication, puis en attaque, il faut que tu sois à la même longueur d'onde. Autant avec ta carrière qu'avec tes receveurs, parce que tu vas faire des concepts avec tes receveurs.
OK, si elle, elle va tasser telle fille pour moi, ou elle, elle va clear le chemin pour moi, ou tu vas travailler des concepts, ou ce que vous croisez, donc vous avez besoin d'être sur la même longueur d'onde, puis autant que ta carrière, tu sais, de savoir, sur ce jeu-là, je sais que j'ai le plus de temps pour faire mon tracé, ou sur ce jeu-là, ça va plus vite.
Une bonne cohésion d'équipe, je te dirais que c'est très important.
Puis après ça, de la répétition, puis de savoir justement d'avoir de la répétition dans les jeux que tu pratiques. Comme n'importe quelle pratique, tu roules tes... d'avoir des jeux justement qui... des jeux pour... plusieurs situations. Il faut que t'aides tes jeux de long-down, t'aides tes short-plays, t'aides un petit peu de tout, puis les catégoriser comme ça quand t'arrives au match, ça va bien, puis tu sais à quel moment porter un.
[00:20:00] Speaker B: Est-ce que vos playbooks sont quand même épais?
[00:20:03] Speaker A: Avec Concordia, on s'est resbandé, puis on a quand même eu beaucoup de jeux.
Oui, mais on revient souvent à utiliser les mêmes qui fonctionnent tout le temps. On ne les utilise jamais toutes dans une partie. On n'a pas assez de jeux pour... Mais oui, on a un assez gros playbook. Puis avec Team Can, cette année aussi, on a un assez gros playbook.
C'est vraiment...
Il a vraiment évolué depuis l'année passée. On a des nouveaux jeux, on a des additions de ce qu'on avait déjà. On a changé une couple d'affaires et on a des jeux qu'on a encore. Donc, en tout, notre playbook a vraiment grossi cette année et ça va bien.
[00:20:45] Speaker B: Ce que je comprends, c'est que c'est plus une game qui joue bien avec les situations.
Alex, il m'expliquait ça. Il était comme, de... vous avez quatre essais pour franchir le milieu ensemble, c'est ça. Là, il me disait, il y a certaines filles ou il y a certaines positions sur le terrain où est-ce qu'on va prioriser de, mettons, jouer nos quatre jeux. En tout cas, il m'a expliqué des
[00:21:09] Speaker A: situations où je suis comme, what? On n'avait pas vraiment cette approche-là l'année passée aux World Games ou au Panama, mais en regardant du tape et en analysant et en sortant des statistiques, on a vu que si on... on a plus de chances de scorer si on a un bon premier essai, arriver à la deuxième moitié du terrain. Donc là, si j'ai le ballon, c'est le deuxième essai. Et là, je cours. Et là, je vois que je vais me faire déflaguer deux verges après le premier essai pour le touchdown. Mais là, je vais arrêter juste avant la ligne. Je vais déposer le ballon par terre ou je vais attendre de me faire déflager ou je vais sortir du terrain. Comme ça, on va avoir un quatrième ou un troisième.
On va y aller même jusqu'au quatrième, tu sais.
Donc si en même temps c'est le troisième essai, on le sait qu'on a une meilleure chance de scorer à la fin si on a un bon premier essai. Donc on va sortir au troisième essai, et on va être une verge avant la moitié du terrain.
Et puis là après, on va faire un jeu, puis après on va arriver peut-être 6, 7, 8 verges après la demi. Puis à partir de ce positionnement-là, on a beaucoup plus de chances de rentrer dans le end zone que si on était premier et deux, premier et trois.
Donc, on priorise vraiment de se mettre dans des bonnes situations pour justement scorer le plus souvent possible à chaque drive, techniquement.
[00:22:29] Speaker B: Ça, c'est fou, man. Je ne m'attendais vraiment pas à ça.
[00:22:31] Speaker A: Oui, mais quand il nous a sorti ces statistics-là, on était comme… C'était le fun, justement, de savoir ça. Et là, on va attaquer le jeu de telle manière.
Avant, même si on était au troisième, c'est comme là, il faut que tu traverses parce que ce n'est pas sûr. Mais en faisant les statistiques, on a vu que justement, on est mieux de prendre le quatrième parce que notre taux de complétion pour le quatrième essai va être plus gros pour avoir un bon premier que si on a un premier et 25, admettons. Ça, c'est terrible comme situation.
[00:23:05] Speaker B: Ah, il y a, imagine. Fait que là, les high IQ play rentrent en jeu. On voit qui qui a vraiment une intelligence de jeu et tout ça, c'est fou.
[00:23:13] Speaker A: Dans notre tête, on a des zones du terrain où c'est comme, OK, là c'est fun zone, là c'est building zone, là c''est red zone. Notre red zone, il ne faut pas attraper le ballon dans les cinq premiers verges après le milieu. Si tu te fais déflaguer dans les cinq premiers verges après le milieu, ce n'est pas une bonne situation. Si tu ne penses pas que tu traverses les cinq premiers verges après le milieu, tu es mieux de sortir avant.
Mais cette zone-là, on ne l'aime pas. Après, les cinq verges avant le milieu, on s'amuse avec ça. Qu'est-ce qu'on peut faire? Qu'est-c'qu'on peut coller comme jeu? Qu'est ce qu'on peut faire? Parce que là, on a plusieurs essais, justement, pour traverser le milieu. Puis on est dans une bonne zone de terrain, justement, pour faire des jeux.
On voit le terrain sous différents angles, dépendant de ce qu'on est.
[00:23:56] Speaker B: c'est ultra intéressant ça. C'est fou à quel point la game évolue. Si on regarde juste... En fait, il faut que la game évolue, j'ai envie de dire. C'est pour ça que quand il sort des stades de même, ça veut juste prouver une affaire, c'est que la game, quand tu prends le temps de l'étudier,
[00:24:08] Speaker A: elle peut être encore... Jamais je n'aurais pensé à ça.
[00:24:11] Speaker B: C'est malade.
[00:24:11] Speaker A: C'est le fun justement de voir que ça agrossit comme ça et qu'il y a justement des stratégies derrière tout ça.
[00:24:19] Speaker B: Est-ce que tu dirais que c'est... C'est sûr que ça l'est, mais en termes de...
de calibre de jeu, puis en termes de stratégie comme ça. Puis mettons plus en termes de stratégie, est-ce que le Canada puis universitaire vont se ressembler un peu?
[00:24:37] Speaker A: Tu sais, dans le sens que... Oui, oui, dans le sens que, tu sais, notre coach aussi, nos coachs, c'est des coachs universitaires. Puis la plupart des filles font partie du circuit universitaire.
Donc, oui, mais je te dirais, comparé à l'année passée, on a beaucoup évolué en tant qu'équipe.
Puis, on a vu d'autres aspects, d'autres choses sur la scène mondiale.
Et puis, justement, on essaie d'être les meilleurs. Donc là, on va prendre, ah, ça, c'était vraiment bon ce qu'ils ont fait. OK, eux, c'était vraiment bon ce qu'ils ont fait. Donc, on va rajouter des affaires à notre playbook de ce qu'on voit ailleurs, de ce qui marche. Donc là, on a des additions, mais je te dirais, Ça ressemble quand même au circuit universitaire, mais depuis cette année, je te dirais qu'on a vraiment le plus grosse différence, puis on a pris une coche de plus, puis on a vraiment ouvert notre façon de voir les choses, de voir le flag.
[00:25:30] Speaker B: Dans le sport universitaire, en fait, une chose que j'ai appris cette année en me promenant un peu, en sortant juste du foot, c'était juste du foot avant ma vie, puis j'ai commencé à essayer d'aller voir d'autres sports universitaires.
La préparation, je ne m'attendais pas à ça. Dans le sens que, vu ma réalité avec le foot, moi j'avais juste ça comme exemple dans ma tête.
Je me fais beaucoup à ça comme standard, disons. Mais là, quand j'ai commencé à voir comment les gens en volleyball se préparaient, comment les gens en track, comment les gens flag se préparaient, j'ai fait comme, OK, c'est un sport universitaire, c'est vraiment pris au sérieux. Il y a un standard à respecter.
Toi, dans ton cas, Ça ressemble à quoi une semaine d'étudiante athlète qui joue à ce niveau-là?
[00:26:19] Speaker A: Avec les Stingers, admettons.
[00:26:21] Speaker B: Oui, ça peut être Stingers.
[00:26:23] Speaker A: Durant la saison, à mettre en compte la dernière saison, Stingers, j'ai déménagé à Montréal.
Mais ça, ça revient aussi de l'UQAM.
Parce qu'au début, j'étais supposée rester à l'UQAM. Puis là, à la fin, ça s'est passé vraiment vite. Le changement, c'était à la fin de la saison universitaire que j'ai fait le switch pour Concordia.
Mais j'avais déjà choisi d'habiter à Montréal.
Puis j'habitais à Montréal justement pour le transport, parce que de chez moi, ça me prenait une heure et demie jusqu'à deux heures de me rendre à l'école. Je prenais mon auto, je me rendais à la gare, après je faisais du train, après ça je faisais le métro pour me rendre jusqu'à l'école, puis tout ça, ça me prenait une heure et demi le minimum.
Donc c'était beaucoup de transport, c'était beaucoup, c'était énorme le transport. Donc là, j'avais trouvé justement un endroit à Montréal où le temps de transport allait être réduit.
Mais là, j'étais rendue à Concordia. Et puis le temps que ça me prenait de prendre ma voiture, parce que moi j'étais au campus Loyola.
puis c'était comme 40 minutes de char avec le trafic.
Puis si je partais de chez moi, puis je prenais le train, puis je débarquais à Montréal-Ouest pour aller à Loyola, c'était la même chose, c'est le même temps. Avoir su plus tôt, je n'aurais jamais habité à Montréal.
Mais pour revenir à ça, c'est que quand j'étais à l'UQAM, je travaillais en plus. Mais là, en habitant à Montréal, mon emploi c'était et pas dans le coin. Je ne travaillais pas durant la saison d'automne. J'avais une couple de shifts ici et là dans un autre emploi que j'avais à Laval, mais ce n'était pas récurrent.
Donc là, avec ça, j'avais un petit peu plus de temps sur mes mains comparé à ma saison avec Lucas, puisque je travaillais en plus.
Mais il faut que tu séduises ta journée.
Souvent, on a trois pratiques semaines.
C'est ça, ou trois ou deux.
J'ai un petit blanc.
Je pense que c'était du trois pratiques semaines.
Et puis, il faut que tu aisles tes entraînements en salle aussi là-dedans.
Donc, soit tu y vas justement avant la pratique avec l'équipe, ou tu y vas le matin avant tes cours.
Tu planifies ta semaine en fonction de ça, puis avec l'horaire universitaire et l'horaire de tes cours. Après une, deux, trois semaines, tu pognes le billet et tu répètes la même chose. C'est la façon la plus facile de le faire. Si tu viens à toujours tout changer à chaque semaine, tu te retrouves toujours perdue.
En étant en appart aussi, c'est de planifier aussi tes repas.
C'est con, mais ça prend une bonne partie de ton temps. Il faut que tu t'assures que tu as... À mettre en compte, quand tu pars le matin pour faire ton entraînement. À mettre en compte, tu pars le matin et tu fais ton entraînement à l'école. Là, je vais partir de chez moi à 6 heures le matin. Je me réveille, je vais déjeuner à la part. Je pars pour l'école. Après ça, j'ai mon entraînement. Après mon entraînement, j'ai faim. Il faut que je me fasse... Il faut que j'ai un meal pour après. Donc là, je mange un repas là, je vais à mes cours, c'est le dîner, un autre repas.
Après, avant la pratique, un autre repas.
Donc, dans une journée, même si je déjeune et que je soupe plus tard après ma pratique, chez moi, j'ai quand même trois repas des collations à manger à l'école. Donc, c'est beaucoup de planification. Surtout quand tu n'habites plus avec tes parents. Là, ça fait une différence. Puis là, tu réalises à quel point Cuisiner, ça prend une bonne partie de ton temps, puis il faut que tu t'alimentes comme il faut pour pouvoir performer.
Donc, il y a ça qui rentre en compte. Puis après, c'est justement dans tes pauses, il faut, dans tes pauses tu fais des devoirs, dans tes pauses tu étudies, parce que souvent à la fin de semaine, une fin de semaine sur deux, t'auras ton tournoi de fly, puis l'autre journée, en même temps, tu vas travailler pour ramasser des sous.
Ton horaire est chargé de A à Z tout le temps, et le soir quand j'ai des pratiques, C'est ça que j'arrivais chez moi à 10h le soir et je quittais à 6h le matin. Tu arrives, tu manges vite, tu prends ta douche rapidement, tu prépares ton lunch vite-vite pour le lendemain, puis tu recommences la même affaire le lendemain.
Ça te fait des grosses journées aussi.
[00:30:32] Speaker B: Je ne m'attendais pas à ça.
C'est impressionnant pour vrai.
[00:30:36] Speaker A: C'est beaucoup d'organisation, mais ça se fait. Tu tombes en amour avec ça.
[00:30:40] Speaker B: Oui, c'est ça. Ça se fait parce que tu le fais.
Ça, c'est sûr, mais quand je t'écoutais, les meilleures joueuses vont se démarquer juste comme toi tu fais, mettons. C'est sûr qu'elles ont les mêmes heures que toi, mais elles ne font pas autant que toi.
Parce que, comme, tu sais, moi...
[00:31:06] Speaker A: Il faut que tu veilles.
[00:31:07] Speaker B: Ben, t'as pas le choix, là. C'est fou, là. Je m'attendais tellement pas à ça, là. Je ne m'attendais tellement pas à ça. C'est vraiment fou, là, comme... What? Je m'attendais vraiment pas à ça, pour vrai. Pis, tu sais, après ça, c'est comme... Ça revient...
Même histoire, ça revient au temps et à l'argent.
Après ça, si tu veux développer tes athlètes le plus possible. Là, c'est rendu l'histoire d'NIL de l'autre côté. Mais au US, tout le monde en parle en ce moment. Ils signent des millions les athlètes. Sauf que quand tu regardes ça, sans parler d'NIL, peut-être que ça vous aiderait.
à je sais pas, mais genre de la bouffe, genre des trucs déjà préparés.
[00:31:53] Speaker A: Ça fait la différence de un, tu passes pas ton temps à cuisiner, de deux, la nourriture, ça coûte cher.
C'est sûr qu'en même temps avoir des meal prep déjà fait, ça prend des athlètes, ou en même temps de l'argent, le temps que tu as de plus, à la place de le passer à travailler, tu peux le récupérer, tu peux passer du temps avec ta famille, ou tu peux étudier justement un peu plus, ou te préparer pour... Faire autre chose qu'avoir du temps pour toi. Donc, c'est sûr que l'aspect financier, ça rend les choses toujours un peu plus difficiles, plus complexes, mais c'est de trouver comment faire fonctionner ça avec ce que tu as besoin.
[00:32:37] Speaker B: Exact.
Plusieurs athlètes le font depuis plusieurs années, puis ont survécu, puis ont fini par avoir des bacs et tout, mais c'est sûr que moi personnellement, Peut-être qu'il y aurait besoin d'aide. Il y aurait peut-être des façons d'améliorer, mais on n'est pas là pour ça.
As-tu déjà senti le besoin de trouver, parce que tu es une femme, le flag ou juste, tu parlais de soccer tantôt, Est-ce que tu as déjà eu ce sentiment-là?
[00:33:09] Speaker A: Le flag en général, j'ai l'impression qu'à chaque année, ça grossit et à chaque année, ça prend de l'ampleur. Le monde réalise que c'est vraiment un sport.
C'est quelque chose pour de vrai. Il y a aussi le fait que ça a été comparé au foot.
C'est encore comparé au foot, que c'est la deuxième carrière.
Mais non, ce n'est pas du vrai football parce que ce n'est pas du football.
C'est un sport complètement différent, et j'ai l'impression qu'on est souvent mis dans l'ombre du foot. Il faut souvent se prouver que notre sport, qu'on joue, c'est un vrai sport, puis c'est légitime.
Donc, de ce côté-là, de cet aspect-là, oui, de montrer aux gens que ce n'est pas un sport juste pour le plaisir de garage. On s'entraîne fort pour ça, puis il y a un débouché là-dedans, maintenant, aujourd'hui, ça s'en va aux Olympiques.
Là aujourd'hui, je pense qu'il y a vraiment une meilleure visibilité pour ce sport-là. Il est beaucoup plus reconnu qu'il l'était l'année passée, il y a deux ans ou trois ans.
À chaque année, on voit une énorme croissance et une énorme reconnaissance pour le flag qui va vers le haut.
Mais c'est sûr qu'on continue individuellement et en tant qu'équipe de prouver qu'il on a notre place dans ce sport-là, y puis on veut être très au sérieux. On n'est pas un sport comme dans une ligue de garage.
[00:34:38] Speaker B: En fait, j'ai l'impression que souvent le flag est associé à la ligue du dimanche.
[00:34:44] Speaker A: Oui, bien oui.
De dissocier ces deux mondes-là, puis de...
C'est sûr que ça existe aussi, mais que ça existe dans tous les sports. Tu peux avoir du soccer, tu peux avoir des ligues professionnelles, mais il y a plein de gens qui jouent le dimanche juste pour le fun. Donc, le flag, c'est la même chose. Ce n'est pas juste ça. Ça va plus haut et il y a d'autres niveaux à ça.
Donc, c'est vraiment de faire la différence, la distinction entre ça. On pousse pour ça et on voit justement avec les années une amélioration de ce côté-là.
[00:35:21] Speaker B: Je ne me souviens plus exactement des stats, mais je sais que si on compare le foot au flag foot, c'est vrai que ce n'est vraiment pas la même affaire, mais si on regarde le nombre de joueurs et de joueurs au foot, ça n'a aucun sens. Ce n'est pas comparable.
[00:35:39] Speaker A: Mais il n'a beaucoup plus de joueurs
[00:35:41] Speaker B: pour sa deuxième carrière. Oui, je crois que je les avais sortis avec Alex, justement dans le podcast Alex Desjardins, Y'avait au-dessus de 20 millions de nouvelles personnes.
[00:35:55] Speaker A: Est-ce que t'as vu quelque chose par rapport à ça, que le flag c'était un des sports les plus en croissance dans le monde?
[00:36:01] Speaker B: Si t'en regardes le foot, je pense qu'il y a même pas 2 millions de joueurs qui jouent au football américain.
[00:36:09] Speaker A: Ah ouais?
Pis là le flag, on est à 20 millions? Ouais.
Aïe aïe.
Là qu'on sort les chiffres, ça me surprend.
C'est sûr que ça grossissait, mais de le comparer à ça, au foot, j'aurais jamais cru qu'il y avait autant de grosses différences.
[00:36:29] Speaker B: C'est sûr que quand j'ai sorti les… Mais en même temps, c'est qu'en ce moment, vous ne vous battez pas parce que là, la NFL se sont mêlées, mais quand tu as la NFL, qui littéralement… C'est sûr que c'est une grosse bagarre, mais là… Je pense qu'ils se sont plus impliqués pour les Jeux olympiques et tout. Mais c'est sûr qu'à l'NFL, on parle d'événements sportifs avec des stades énormes. On parle des milliards de revenus à chaque année. Quand tu te bats contre ça, il y a juste 4 millions de joueurs de foot dans le monde, et l'autre 20 millions, ça ne change pas grand-chose.
L'enfer, c'est la croissance.
Je parle pour elle-même, puis juste au Québec.
Tu sais, je parle à 11 des joueurs qui vont jouer avec toi à l'équipe Canada en Allemagne.
Elles sont québécoises. Selon toi, qu'est-ce qui rend notre Québec si présent?
[00:37:38] Speaker A: Le flag, ça commence jeune dans les écoles secondaires, il y a du flag. Moi, j'ai commencé en secondaire 2 à jouer au flag. Pour ma première année, en secondaire 1, j'étais à Chêne-Bleu en concentration soccer.
J'ai moyennement aimé mon expérience.
Mes parents m'ont changé d'école. Ils m'ont mis au, tu sais, parce que ça coûtait cher, le chien de bleu. Puis si je n'avais pas beaucoup de fun, ça serait quoi de payer des milliers pour quelque chose que, tu sais, mon enfant n'aime pas. Donc là, ils m'ont inscrit à la cité des jeunes.
Et c'est là que j'ai commencé à jouer au flag en secondaire 2.
Et là, il y en a aussi dans les cégeps.
Puis de plus en plus à chaque année, il y a de plus en plus de gens qui s'inscrivent. Puis aussi, on a une ligue universitaire très développée. Donc, on joue constamment. Puis on a des équipes civiles. On a des ligues d'hiver après la saison universitaire. Donc, on est constamment en train de jouer. Puis même l'été, On joue pour le fun. Avec Team Khan, on ne peut pas jouer dans des équipes civiles, ce qui fait beaucoup de sens. Je ne suis pas contre ça. On est déjà assez gros volume. Bon, merci.
Même à ça, tu sais, durant l'été, on continue à jouer, on joue à l'année longue au fly. Puis notre ligue universitaire est très, très, très, très, très, très forte. Donc, tu sais, les filles qui font partie de l'équipe ont tout joué universitaire ou presque.
Donc, c'est ça, c'est une de nos forces. Puis justement, le fait d'être toutes des Québécoises qui sont relativement proches. Tu sais, il y a Sam qui vient de l'Ontario, mais elle est venue habiter au Québec pour l'été, ce qui est super hot. C'est comme si on a pu avoir nos pratiques, on a continué à avoir nos pratiques trois fois par semaine, puis nos quatre entraînements quand on partait.
Mais le fait d'être toutes situées au même endroit, c'est un gros avantage qu'on... qu'on a capitalisé là-dessus, puis on a pratiqué ensemble.
[00:39:42] Speaker B: C'est cool. C'est vrai, je n'avais pas pensé à ça.
[00:39:45] Speaker A: Ça fait toute la différence. On a une préparation, pour de vrai, je me trouve vraiment «sharp».
[00:39:50] Speaker B: C'est «sick».
[00:39:52] Speaker A: Oui.
[00:39:52] Speaker B: C'est vrai.
Le plus grand avantage que vous avez en ce moment, c'est que vous êtes littéralement toutes ici.
[00:39:59] Speaker A: Oui, pour de vrai ça fait toute la différence, on a nos camps d'entraînement comme d'autres pays ont eu aussi. Le Mexique sont allés en Europe, On a eu des camps d'entraînement, puis à l'extérieur de ces camps d'entrainement-là, on pratique encore ensemble. On va revenir, on va avoir une semaine un petit peu plus légère pour rétablir du volume qu'on vient d'avoir. Après ça, ça repart à du trois pratiques semaines, tout le monde ensemble. C'est un gros avantage qu'on a, puis on ne le prend pas pour acquis, puis on est là en équipe.
[00:40:34] Speaker B: Qu'est-ce que le fait d'avoir pratiqué ce sport-là à si haut niveau t'a appris sur toi?
[00:40:42] Speaker A: C'est vraiment mental.
C'est vraiment une game mentale. Oui, tu peux être très bonne sur le terrain, mais si tu n'as pas la force mentale et si tu n'a pas confiance en toi, au bout de la ligne, ça ne donne rien.
C'est une charge mentale assez élevée.
de t'adapter quand on part justement au training camp, de toujours s'adapter, de revenir, il faut que tu te rétablisses, il faut que tu t'entraînes, il faut que ça soit pratique, tu ne peux pas sortir à tous les soirs, tu ne peux pas boire à tous les soirs, c'est un horaire très… pas fermé, je te dirais, mais… Il faut que tu priorises vraiment le sport et ton corps d'athlète. Tu ne peux pas avoir des nuits de 5 heures à toutes les nuits, ça ne va pas marcher, tu vas te blesser, tu ne vas pas performer.
Ça m'a vraiment appris à bien structurer ma vie à l'entour du sport et de prioriser justement les choses qui vont me faire du bien à moi pour pouvoir justement performer sur le terrain.
Je vais faire en sorte que mon horaire va respecter l'horaire de, selon moi, ce qu'un athlète devrait avoir.
Puis justement, le sport de haut niveau, ça m'a permis de d'avoir une structure, une bonne structure dans ma vie justement, que je sais quels jours je m'entraîne.
Même si ça me tente moins, avec le temps, ce n'est pas une question de si ça tente ou ça ne tente pas.
Ça fait partie de la game, ça fait partie du sport, il faut que tu le fasses, il faut que t'aies t'entraîner.
Je suis rendue à un niveau où ce que ça me tente, ce n'est pas que ça ne me tente pas, mais des fois, Vu que je l'ai tellement fait, j'ai tellement répété l'entraînement, que ce soit les pratiques, l'entraînement salle ou les sessions de track, ce n'est pas une option. C'est «you show up» et tu donnes ton 100 à cette journée-là. Même si tu es plus fatigué, tu as 15 à donner, mais tu donnes ce 15 %-là. Ce n'est plus rendu comme «ah, est-ce que ça me tente ou ça ne me tente pas ce matin».
c'est j'y vais pareil. J'ai même plus cette question-là dans ma tête justement de, est-ce que j'y vais ce matin? Même si ça ne me tente pas, j'ai plus la réflexion de, est- ce que je prends off aujourd'hui? Comme si ce n'est pas ma journée où je prends off, si ce n'est pas mon rest day, j'y vais. C'est comme si c'était mon emploi. Comme, I'll show up. I'll be there at 8 a.m., I'll be there at 7 a.m. C'est non négociable.
[00:43:26] Speaker B: Est-ce que tu dirais que c'est, mettons, T'as-tu permis, mettons, de cibler les habitudes qui te permettent d'aller au prochain niveau?
[00:43:35] Speaker A: Certainement. Avant, en mettant juste le sommeil, je pensais que j'étais une super sœur et que 5-6 heures, c'était vraiment correct. C'était passé. Au cégep, je faisais moins attention à mon sommeil. Je veillais plus.
Je roulais sur 16 heures de sommeil constamment, puis à un moment donné, j'ai frappé mon mur, puis ça allait moins bien.
Aujourd'hui, en priorisant un bon 8 heures de sommeil, ton corps, il récupère tellement mieux.
Quand tu dors, c'est fou d'avoir fait les deux.
Tu peux tellement plus en faire durant une semaine avec un huit heures de sommeil à chaque jour qu'avec un six heures de sommeil à chaque jour. Donc niveau sommeil, pour de vrai, en étant un sport de haut niveau, j'ai vu une grosse... en étant... En pratiquant un sport de haut niveau, ça m'a appris vraiment que le sommeil c'est très très important.
Puis sinon, mon alimentation, ça c'est juste un intérêt que j'ai toujours eu, de vouloir me donner le plus de chance possible pour bien performer et bien récupérer.
Donc, que je sois au niveau ou non, j'ai toujours priorisé justement une bonne alimentation, puis j'ai toujours fait des recherches pour savoir qu'est-ce qui est mieux, qu'est-c'est moins bon. Ce n'est pas le sport de haut niveau qui m'a apporté ça, c'est plus mon intérêt, mais le sport de haut niveau m'a appris que justement le sommeil c'est très important, des journées de récupération c'est très important. J'ai toujours été all-in, je vais en faire le plus possible, je vais en faire plus que tout le monde.
J'ai eu des semaines où je ne prends aucun break, je fais deux entraînements par jour.
pendant une semaine, puis dans ma tête, je vais récupérer quand je dors ou je vais récupérer quand je suis pas en train de m'entraîner, mais c'est vraiment pas le cas. Ton corps a besoin de journée où il fait moins de sport, où tu fais juste de la mobilité ou que tu prends juste une journée de repos complémentaire. Tu as besoin de repos pour récupérer, puis en faisant un sport de haut niveau, c'est vraiment intense.
Puis, tu sais, tu peux pas performer, tu peux pas jouer si... tu n'as pas de repos. Donc ça aussi, ça m'a appris de bien respecter mes journées de repos, puis de les prendre, puis de suivre un horaire d'entraînement d'un athlète de haut niveau.
[00:45:54] Speaker B: C'est ultra inspirant, honnêtement. Pour vrai, c'est comme...
Je pense que, en tout cas moi quand je t'écoute, j'ai l'impression que ça va plus loin que juste vouloir jouer aussi au plus haut niveau. J'ai l'impression qu'il y a un but derrière ça.
[00:46:10] Speaker A: Je m'essaie de prouver à ma main aussi de ce que je suis capable, d'atteindre la meilleure version de moi-même et de montrer, de voir où est-ce que je suis capable d'aller. Si je me donne à fond dans quelque chose, à quel point je peux percer là-dedans.
[00:46:25] Speaker B: Tu parlais de ton sommeil, c'est quoi ta routine de sommeil, mettons?
[00:46:32] Speaker A: Moi, je suis beaucoup plus un «morning person». J'aime ça me coucher tôt.
Le soir, dépendant de si, admettons, j'avais une pratique ou un entraînement ou si je travaille, le soir, je vais… Je me couche à 9h30, 10h, dépendant de ce que j'ai fait justement.
Puis je me réveille, je me donne 8h à 8h30, donc je me réveille vers 6h30, presque tous les matins.
Puis souvent, je vais m'entraîner le matin. Je vais déjeuner, je vais marcher après mon déjeuner. Après ça, je m'entraîne. Puis après ça, je commence à travailler. Souvent, ça a été ça ma semaine. Je suis revenue de la Chine, ça a été ça ma routine.
Pas mal à tous les jours. Je me couche vers 9h30, je me réveille, je déjeune, je vais prendre une marche, je vais au gym, après mon gym, je travaille. Puis soit que je finis à 8h quand je n'ai pas de pratique, puis quand j'ai une pratique, je finis à 4h, je prends mon auto, je vais à ma pratique. Après, je reviens le soir, puis je recommence le lendemain.
Donc, ça a été ça vraiment ma routine les deux dernières semaines, puis tu sais, j'ai adoré. Donc, ça me garde occupée.
[00:47:44] Speaker B: Non, exact, mais c'est bon ça, 8 heures, ben…
[00:47:49] Speaker A: Si je vise pour ça, c'est sûr qu'il y a des nuits où je vais peut-être avoir 7 heures, mais comme… Au bout de la semaine, si j'ai eu 7h, 7h30, 8h, 8h30, c'est pas le 7h qui va m'affecter. C'est une accumulation de si j'ai juste du 7h ou si j'ai juste du 6h, bien là, ça devient problématique. C'est sûr qu'en même temps, si j'aie une pratique et j'arrive chez moi à 10h, puis le lendemain, je commence à travailler à 9h ou à 10h, puis il faut que je fasse mon entraînement avant, je vais me réveiller tôt, puis je vais peut-être juste avoir 7h cette nuit-là. La nuit d'avant, j'ai eu 8h, je vais être correct.
[00:48:21] Speaker B: Mais je regardais un podcast d'un sleep expert, puis il disait que peu importe, en fait, la meilleure façon de ne pas briser ton horaire de sommeil, je ne sais pas à quel point ça peut s'appliquer à un athlète. Il parlait plus en général. Mais il disait que la règle que tout le monde devrait respecter, ce n'est pas à l'heure que tu te couches, c'est à l'heure que tu te lèves.
Il dit, peu importe à l'heure que tu te couches. Ça se peut que tu brises un soir. Au lieu de te coucher à 9, tu te couches à 11 parce que t'as les spectacles.
Le lendemain, réveille-toi quand même à 5 heures. Mais c'est cool que tu ailles parler de sommeil parce que c'est tellement important, mais on n'en parle pas beaucoup.
[00:48:55] Speaker A: Oui, c'est important.
[00:48:56] Speaker B: Encore une fois, depuis le début, tu me parles des affaires que c'est probablement la réalité de plusieurs autres athlètes masculins, mettons, mais qui ne m'en ont pas nécessairement parlé. Ça fait que c'est intéressant que tu m'amènes…
[00:49:09] Speaker A: C'est un point de vue différent.
[00:49:09] Speaker B: Oui, exact. C'est un côté de fraîcheur, j'ai envie de dire. Ça fait que, c'est vraiment cool que tu ailles partager ça.
Je te remercie.
Pendant qu'au Québec, des centaines de filles commencent le flag, toi, tu es déjà au sommet.
Qu'est-ce que ça fait d'être à la fois le rêve, mais aussi être un peu le modèle de cette nouvelle vague de joueuses?
[00:49:31] Speaker A: Écoute, c'est un feeling que je ne peux pas décrire. Pour de vrai, c'est une opportunité, c'est incroyable d'avoir la chance d'être d'avoir des jeunes filles qui te regardent de haut. Ça m'arrive, j'ai déjà signé un flag d'endurance, j'ai déjà des endurance qui m'ont demandé «est-ce qu'on peut prendre une photo ensemble?» et je ne reviens pas. Les fois que ça m'arrive, je suis comme «ben oui, c'est sûr, ça me ferait plaisir» et à chaque fois, autant surprise. Donc, c'est vraiment un privilège d'être à ce niveau-là. Je ne le prends pas pour acquis.
J'essaie justement de connecter le plus possible avec la jeunesse, puis d'avoir un lien avec eux, puis d'être une inspiration, puis de montrer justement que c'est possible. Tu travailles fort, tu suis le bon chemin, puis c'est accessible pour tout le monde. C'est vraiment...
C'est quelque chose.
[00:50:39] Speaker B: J'ai aimé qu'elle t'a dit, je ne le prends pas pour acquis.
[00:50:43] Speaker A: Non, vraiment pas.
[00:50:45] Speaker B: Ça honnêtement, c'est huge.
Parce que c'est... Comment qu'on... Si je parle, on est tout un peu...
Comment je dirais ça, guilty, dans le sens qu'on prend tout un peu des choses des fois trop pour acquis, j'ai l'impression. Ça joue des fois contre nous.
[00:51:01] Speaker A: C'est sûr que quand tu te dis confortable dans un environnement, c'est là que ça peut venir de le prendre pour acquis, mais c'est de se rappeler.
que justement, on a travaillé fort pour se rendre là, puis notre travail, il vaut quelque chose, mais aussi d'être reconnaissant pour ce que tu as et pour où tu es aussi, puis de transmettre cette gratitude-là, puis de ne pas oublier justement ce background-là.
[00:51:32] Speaker B: L'équipe nationale, comment tu as eu ce fameux appel-là? C'est quoi le processus pour faire partie de l'équipe Canada.
[00:51:42] Speaker A: Ben, à un moment donné, moi, mon parcours, la première année que j'ai été sélectionnée, c'est sûr que d'avoir une certaine visibilité, ça aide. Quand je suis rentrée à l'UQAM, je suis rentrée l'hiver à l'UQUAM.
Et puis, SubZéro, c'était une équipe civile qui existait, puis ils avaient été en Finlande, puis ils avaient représenté Team Cannes. Et moi, pendant que j'étais au Cégep, Et même quand j'étais encore à l'université, je le manifestais le soir. Un jour, je vais jouer avec Sub-Zéro. Pour moi, c'était la meilleure. C'était Tim Gunn, c'était eux qui sont allés en Finlande. C'était mes idoles, pour de vrai. Je voyais cette équipe-là et j'étais comme, un jour, j'aimerais vraiment jouer avec Sub-Zero. À chaque soir, je me le disais.
Puis justement, à la saison d'automne, avec l'UQAM, après un tournoi justement au Stepsum, il y a Sabrina Gervais et Catherine Gaumont, qui sont des joueurs en défense à Team Cannes. Eux faisaient partie de Sub-Zéro, puis ils sont venus me voir, puis m'ont demandé, est-ce que tu veux venir jouer à Tampa avec nous?
Et là, j'étais tellement excitée, j'étais tellement heureuse, c'était comme si c'était un rêve qui se réalise, je m'en vais jouer avec Sub-Zéro. Genre, j'en revenais pas.
Et justement, j'étais allée à Tampa avec eux. On s'est inscrits dans trois catégories, dont on en a gagné deux.
Puis à ce tournement-là, pour de vrai, ça s'est super bien passé pour moi. J'ai joué de mon meilleur flag. Puis, on a joué contre Cayenne, où les coachs de Cayenne, c'est les coachs de l'équipe nationale, c'est Rachel et Alex.
Et on a gagné des finales contre eux. Donc, je crois que je m'ai vraiment mis de l'avant avec Sub-Zéro.
Puis, après ça, il y a eu les sélections.
C'est là que ça a commencé pour moi aussi, comme j'ai vu que j'avais un futur dans le flag, j'ai commencé à jouer universitaire et ça allait bien. Après ça, quand j'ai joué civile, après avoir gagné les catégories, j'ai fait OK, c'est for real, ça se passe. Après ça, il y a eu les sélections.
J'ai été aux sélections, j'y ai fait les trois jours, ça s'est super bien passé.
Après ça, justement, c'était l'appel. C'était un appel. C'est cette journée-là. Je sais que tu vas recevoir un appel, soit que tu fais l'équipe, soit que tu ne fais pas l'équipe. Donc, t'attends l'appel avec impatience. Je m'en rappelle, j'ai reçu l'appel.
C'était pour confirmer ma place et qu'il fallait que je travaille encore. J'avais des choses à améliorer et ils voulaient voir certaines...
J'avais du travail à faire sur certaines facettes de mon jeu, mais je faisais partie des filles qui étaient sélectionnées pour l'équipe.
Le processus a été relativement le même cette année. Il y avait le camp d'entraînement.
Il y avait les Open Trials dans toutes les provinces. Après ça, il y a eu le top 50. Il y a eu le camp d'entraînement du top 50. Après ça, tu reçois un appel pour te dire si tu fais partie des efforts pour l'été.
Puis au fur et à mesure que l'été avançait, après certains camps d'entraînement, bien là, il y avait d'autres appels, justement, parce qu'ils faisaient d'autres coupures, jusqu'à aujourd'hui, où là, on est rendu juste 12.
[00:55:11] Speaker B: C'est un long processus, quand même.
[00:55:15] Speaker A: Oui, oui, oui. Parce que ça commence, admettons, début printemps, tu sais, les trials, tu étais en...
En mars, la première phase, fin février.
Non, je pense que la première phase de Trade allait commencer en mars, puis justement, ça vient de finir il y a une semaine.
Il y a eu les dernières coupures.
[00:55:37] Speaker B: Holy crap, ok.
Ah ouais.
Fait que là... Fait que, admettons, ce que tu me parles de Top 50 et Trade et tout ça, c'est vraiment là ce que tu as vécu cette année pour l'équipe que là s'en va en Allemagne.
C'est un processus que j'étais vraiment pas au courant.
[00:56:01] Speaker A: Mais ça fait deux ans qu'il est en place. Avant, Team Cal, c'était une équipe qui gagnait un championnat. Là, c'est rendu justement, il y a des sélections.
Puis c'est nouveau de deux ans.
[00:56:10] Speaker B: C'est vraiment cool. Puis j'aimais ça l'aspect. Ça n'a aucun rapport avec le processus de Team Cal, mais tu as amené l'aspect, tu le manifestais, tu voulais ça.
C'est vraiment cool que tu partages ça encore une fois.
La manifestation, c'est quelque chose qui revient souvent. J'ai lu beaucoup de bibliographies sportives. En fait, je suis parti là-dessus en ce moment. Il y a beaucoup de sportifs professionnels qui manifestent énormément.
Ils parlent beaucoup de la réadmission et tout ça.
C'est quelque chose que, perso, je crois beaucoup, mais c'est fou que tu le faisais et que c'est arrivé. C'est quand même mal.
[00:56:51] Speaker A: Oui, la soirée, je me disais un jour, je vais jouer avec Sub-Zéro. Je le disais à lui.
[00:56:55] Speaker B: C'est insane ça, c'est crazy pour vrai.
Tu sais, tu joues à l'international aussi.
Tu as fait des tournois que tu n'aimes pas, c'est quand même huge aussi.
[00:57:03] Speaker A: C'est énorme. C'est énorme, je ne m'attendais pas à ça.
[00:57:06] Speaker B: J'ai vu un peu des clips, tout ça, ça n'a aucun sens.
Mais le stress d'avant-match, mettons, est-ce que c'est le même que quand tu joues au Québec contre les universités que tu connais?
[00:57:21] Speaker A: Ça dépend.
Je te dirais, le plus gros stress que j'ai vécu, je ne suis pas une joueuse très… Je peux être dans ma tête, mais stressée, je ne suis pas une joueuse très stressée dans la vie. Je n'ai jamais vraiment été stressée avant des matchs. Mais je m'en rappelle, en Chine, après un World Games l'année passée, on avait un super beau terrain, on est rentré, il y avait les caméras, le crowd, il y avait beaucoup de stands pour beaucoup de gens.
Je savais que c'était télévisé et tout ça, et on rentrait avec la grosse caméra dans notre visage.
Je le voyais comme si c'était un tournoi qui avait de l'ampleur.
Et puis je me rappelle, la première game, je snappais le ballon, puis ma jambe, elle shakait. Parce que j'en ai une qui est comme sur les orteils, admettons. Puis je la sentais, elle shakait. Puis après le premier snap, là ça s'est placé, puis après j'étais correcte. Mais c'est là que j'étais vraiment stressée, qu'il y a beaucoup d'affaires qui se passent en même temps.
Puis ça s'est placé assez vite, puis ça s'est pas bien passé.
Mais après cette fois-là, je pense que toutes les autres fois après, il n'y a rien qui va battre ça. Au Panama, j'étais déjà habituée à ça de la Chine, je n'étais pas stressée. Je te dirais l'autre fois d'après, ce que j'ai reçu, que j'ai senti le même genre de stress, c'est quand on a joué à la mi-temps du match des Bills.
On est allé à Buffalo et on a joué contre les States pendant leur mi-temps. C'était rempli, le salle était rempli, rempli, remplie. Jouer devant autant de gens, là où il y a aussi un petit stress qui vient.
À part de ça, je te dirais que je ne suis pas vraiment quelqu'un qui va stresser avant les games.
Donc, que ce soit un game universitaire ou un game Team Khan, c'est sûr que je ressens une plus grosse pression avec Team Khan.
Mais en tant que stress, je ne vois pas une énorme différence entre les deux. C'est un bon stress que je vais avoir avant.
ça va être le même, relativement. C'est plus la pression, la situation qui va être plus grosse.
[00:59:40] Speaker B: Il y a-tu un défi dans le sport féminin, tu crois, qui mériterait d'être mis plus de l'avant?
[00:59:49] Speaker A: On travaille autant fort, ce n'est pas parce qu'on est des filles qu'on ne travaille pas fort. J'ai l'impression que souvent, on va penser que c'est des filles, c'est moins sérieux, elles ne travaillent pas autant fort, mais on se donne autant, sinon pas plus pour prouver qu'on a notre place.
On s'entraîne à l'extérieur du sport, on a des pratiques, on a des games, on se donne.
Puis j'ai l'impression que justement, vu que c'est des filles, ça ne se force pas autant ou ça ne se pousse pas autant, mais on s'entraîne vraiment fort pour être au niveau de ce qu'on est.
[01:00:21] Speaker B: Depuis le début, tu le partages beaucoup, puis honnêtement, je ne m'attendais vraiment pas à ça. C'est ultra impressionnant pour vrai, genre wow, pour vrai.
Je suis vraiment content qu'on ait cette édition-là parce que tu m'as beaucoup appris, mais aussi c'est que Je vous respecte beaucoup plus que ce que je vous respectais avant, je pense. C'est vraiment impressionnant. Moi, je ne m'attendais vraiment pas à ça. Je ne suis pas quelqu'un qui a vraiment des attentes dans la vie, mais quand tu te proposes un podcast, des fois, je parle.
T'essaies de donner des idées de comment ça pourrait aller et tout ça, mais je ne m'attendais vraiment pas à ça.
C'est ultra impressionnant. Honnêtement, vous méritez vraiment... T'as fait plus que trois cours que moi ce que moi j'ai fait. Pour être bien honnête. J'ai arrêté parce que moi je voulais arrêter. Rien à voir.
Mais ça c'est aussi un dilemme du
[01:01:28] Speaker A: sport en tant que tel, ce n'est pas juste côté Il y a le côté féminin de tout ça, mais il y a aussi le côté flag football qu'en tant qu'équipe, on veut vraiment prouver qu'on a une place et qu'on veut se faire respecter. Ce qu'on fait, c'est légitime.
Donc, on pousse pour ça individuellement, mais aussi en tant qu'équipe. Un de nos buts, le premier, c'est de montrer que le flag football, ça laisse sa place. Je pense que celle-là pour vrai.
Je suis contente de l'entendre.
[01:02:00] Speaker B: C'est pour ça que moi je voulais me l'avoir sur mon podcast.
Il y a plusieurs personnes qui me parlaient comme «Will, essaie le flag genre, ça pourrait être intéressant le flag, flag, flag.» Puis moi, je ne connaissais pas pantoute ça. Vraiment, vraiment pas. À part ma ligue que je jouais le dimanche, justement.
Puis là, j'ai commencé à faire des recherches. Puis là, je me fais référer à Alex. Puis là, je parle à Alex, puis comme «OK». C'est un monde là. Je commence à croiser l'équipe féminine au varéage. J'ai croisé un événement à l'université, on commence à jaser et tout.
Je suis comme ok.
C'est quelque chose, c'est un vrai sport. On voit à Team Cannes, je suis comme ok, il y a de quoi. Il y a quelque chose d'assez intéressant. Comment tu vois l'adversité?
[01:02:51] Speaker A: Je te dirais qu'il y a plusieurs aspects différents.
C'est sûr que ça revient toujours d'un... Au bout de la journée, c'est quelque chose de positif parce que sans l'adversité, tu ne vas pas t'améliorer en tant que personne ou en tant que joueuse.
Donc n'importe quel obstacle ou n'importe quel challenge que tu vas faire face à, ça va vraiment t'aider justement à atteindre le prochain niveau.
Mais ça peut partir de juste structure de journée, comment je fais pour être capable de travailler, de m'entraîner et de faire ma pratique en une journée.
Comment que je structure ma journée?
Ah, il faut que je m'apporte un lunch. Ah, il faut que j'aille m'entraîner le matin comme ça, j'ai le temps de récupérer avant ma pratique. Ou si mon training est juste avant ma pratique, il faut que ce soit plus léger.
C'est quoi le plan d'entraînement que je vais suivre?
Donc, de trouver une routine là-dedans, c'est quand même... Là que je le vis, là que c'est ma routine justement, dans le sens que c'est une routine, ça devient facile. Je me réveille et je fais la même chose à chaque jour. Je ne me pose pas de questions, mais au début, de développer cette routine-là d'entraînement et de balance, justement, c'est un certain défi aussi de trouver aussi le juste milieu entre, OK, là, il faut que je me pousse, mais là, il faut vraiment que je prenne du temps pour moi de reset, il faut que je prenne le temps de me rétablir de telles blessures où il vaut juste que je donne à mon corps un break. Il y a ça aussi que pour moi c'était un gros morceau. J'ai toujours voulu en faire le plus possible.
Puis souvent, après deux, trois semaines ou quatre semaines, ça te revient toujours. Si tu ne prends pas le temps de rétablir et de rester, au bout, tu vas finir par crash.
Puis j'ai... Ça m'a pris plusieurs fois que j'ai frappé mon mur pour réaliser justement que quand tu prennes tes journées de repos, elles sont autant importantes que tes journées d'entraînement.
Ça, ça a été un challenge aussi pour moi.
Sinon, niveau confiance, j'ai aussi réalisé que qu'il y ait deux joueuses, sinon il y en a une qui est un petit peu meilleure que l'autre, mais qu'elle, elle n'a pas la meilleure confiance, puis que celle qui est un petit peu moins bonne, elle a une confiance énorme, elle va jouer et elle va performer tellement plus que celle qui est un petit peu meilleure.
Donc, ce n'est pas juste de se fier sur son talent, mais c'est aussi de... il faut que tu...
Faut que tu pratiques aussi ta tête, faut que tu donnes des trucs quand ça va bien justement pour quand ça va moins bien. Faut que tu bâtisses ton mental parce que les journées c'est justement quand t'as moins de confiance dans ton jeu ou les semaines, ça peut être par période. Quand t'as moins confiance dans ton jeu, faut que tu te rappelles justement la joueur que t'es, que t'étais. Puis, il faut que tu aies des trucs, que tu lis des livres, que tu sois un spécialiste. Là, on a Summer, elle vient d'entrer dans le staff avec Team Khan. Puis, elle a fait de l'apprêtement avec nous. Puis, elle est superbe. Puis, c'est le fun d'avoir justement cette ressource-là. Elle est là pour l'équipe, mais si j'ai besoin d'aide individuellement, j'ai accès à elle pour donner des trucs. Donc, il y a ça aussi que, comparé à l'année passée, je pense que vraiment, depuis, admettons que tu n'aimes pas, Depuis le début de la sélection nationale, j'étais sur un high, puis ça allait super bien mon affaire. Maintenant cette année, étant ma deuxième année dans le processus, j'ai ressenti une plus grosse pression, puis il y avait des moments justement que j'étais plus dans ma tête, j'étais moins confiance. C'est difficile de remonter de ça. Donc, je pense que ça aussi, ça a été un autre obstacle. Donc, ça fait vraiment le tour. Ça peut être autant mental que justement la routine.
Ça touche plusieurs niveaux, plusieurs aspects.
[01:06:56] Speaker B: Oui, c'est intéressant. Est-ce que ça t'aide beaucoup le coaching mental?
[01:07:00] Speaker A: Pour vrai, j'aime vraiment ça. On en fait en équipe, mais j'ai appris aussi beaucoup en lisant et en écoutant des vidéos, mais je pense que je pourrais en apprendre beaucoup plus en dehors des séances avec elle, ou lui poser des questions, demander des trucs. C'est personnalisé pour des problèmes ou des aspects que j'ai plus de difficultés avec. T'as-tu des trucs, t'as-tu justement quelque chose que je peux commencer à faire pour m'aider avec telle situation?
Elle a fait ça toute sa vie, donc c'est sûr qu'elle pourrait plus m'encadrer pour des situations spécifiques que justement des sessions de groupe.
[01:07:38] Speaker B: Très intéressant.
Ben écoute, si tu lis un peu, je ne sais pas si tu lis en français, mais il y a un Québécois qui a écrit un livre.
Moi, je l'ai lu et je trouve ça excellent. Ça s'appelle «Le hockey, c'est dans la tête». Ça a été écrit par un psychologue sportif.
C'est Sylvain Guimond, je ne sais pas si tu as dit quelque chose. Il a suivi le Canadien de Montréal, il a travaillé avec Tiger Woods, bref, un gros nom quand même dans l'industrie du sport. Il a écrit plusieurs livres, dont un sur la psychologie sportive.
[01:08:05] Speaker A: Le hockey c'est dans la tête.
[01:08:06] Speaker B: Le hockey c'est dans la tête. Tu sais, le titre est un peu trompeur, parce que oui, il parle d'hockey, mais honnêtement, moi j'ai lu son livre quand je ne faisais plus de sport. Ça l'a vraiment aidé sur tout ce que je fais présentement, puis ma vie en général personnelle.
C'était puissant quand même. Puis il donne beaucoup d'exemples, oui, de hockey, mais il donne aussi beaucoup d'exemples de la vie.
C'est pour ça que tu me parlais de la manifestation, de la confiance, c'est tout des affaires qui reviennent.
C'est une chose que, je ne sais pas si ça s'écrit dans le livre, mais je sais que j'ai parlé avec un gars qui s'appelle Harris, il a joué au basket dans l'NCA. Il me disait que tous les gars qui jouent à ce niveau-là, ils sont tellement confiants, ils sont presque narcissiques de ça, mais ils sont meilleurs.
[01:08:55] Speaker A: C'est ça qu'il faut.
[01:08:56] Speaker B: Ce n'est pas des mauvaises personnes, c'est juste qu'ils sont tellement confiants de leur capacité, Il n'y a personne qui va…
[01:09:03] Speaker A: – Il faut que tu penses que tu es la meilleure sur le terrain. – Exact. – Il faut que tu le crois, même si en temps, ce n'est pas le cas. Il faut que profondément, dans toi, il faut que tu le senses, il faut que tu penses, il faut que tu y crois que tu es la meilleure sur le terrain pour jouer comme la meilleure sur le terrain.
[01:09:18] Speaker B: – Moi, ce que j'aime faire dans la vie souvent, c'est de ramener les choses à sa plus simple expression, dans le sens que, mettons, Tu n'as pas besoin d'être la personne la plus confiante durant toute la game, mais tu peux être la personne la plus confiante sur cette rep. C'est ce qui peut te faire gagner ta rep, même si la personne devant toi est meilleure que toi.
[01:09:36] Speaker A: Oui, j'aime ça.
[01:09:38] Speaker B: En tout cas, c'est... Par rapport à
[01:09:41] Speaker A: ça, en même temps, l'équipe, on se le dit et c'est un truc aussi. Dans des grosses situations, on va se dire que c'est juste du flag.
C'est juste du flex.
[01:09:51] Speaker B: C'est un jeu. C'est ça.
[01:09:54] Speaker A: Ça aide à détendre l'atmosphère un peu.
[01:09:57] Speaker B: Un des derniers chapitres justement du livre «L'hockey c'est dans la tête », il y a un chapitre qui est juste sur l'aspect du jeu.
Il ne faut pas oublier que la journée que tu pratiques ce sport-là, tu oublies l'aspect du jeu, ça peut peut-être devenir un problème aussi.
Parce que le fait de dire que c'est un jeu et qu'il faut aussi que j'aille du fun à le faire, des fois ça peut peut-être... Ça enlève la pression, l'anxiété, tout ça, parce qu'à un moment donné...
[01:10:25] Speaker A: Si tu n'as pas de fun quand tu joues, tu ne joues pas bien. Il faut que tu ailles du fun.
[01:10:30] Speaker B: Tu joues pas bien, genre littéralement.
[01:10:31] Speaker A: Non, non, ça va pas bien.
[01:10:32] Speaker B: Non, non. Exact.
[01:10:33] Speaker A: Tu vas pas vouloir jouer non plus si t'es pas pour avoir du fun. Ça me donne quoi d'aller faire ça? Il faut que j'aime ça. Quand ça devient vraiment intense, c'est justement de se rappeler qu'il faut que t'ailles du fun. Si t'as pas du fun, il y a quelque chose que tu fais pas comme il faut.
[01:10:50] Speaker B: Non, c'est ça. Exact. Très bien dit.
Avant qu'on embarque sur Team Canada et l'équipe qui s'en va en Allemagne, Si tu pouvais revivre un moment dans ta carrière de flag, ce serait lequel?
[01:11:07] Speaker A: Un moment?
[01:11:09] Speaker B: Ah ben… Écoute.
Écoute, on peut peut-être tricher un peu.
[01:11:15] Speaker A: Pour pouvoir comme… Admettons, là je pense à la finale au Panama contre le Mexique. On n'a pas fini le match.
Puis là, ça vient encore me chercher. Le match est fini à la demi à cause de la tempête, puis là on a perdu.
le match à cause de ça.
Si j'étais pour retourner dans le temps, j'aimerais ça refaire ce match-là.
On les avait pris en game de pool, puis on avait gagné contre eux.
Et là, c'était rendu la demi-finale, et il y avait des orages.
On perdait 12-0, et puis là, le match a été arrêté à cause de la température, et il n'a jamais repris. Puis selon les règles, IFAF, À cause de l'écart de 12-0, on a perdu ce match-là.
C'était la finale, c'était la demi-finale. Il restait une autre demi-finale à jouer. Donc, tu es arrivé deuxième à cause de ça.
Je pense à l'Allemagne. Je te dirais que c'est le match que j'ai le plus hâte de jouer, c'est contre le Mexique.
Parce qu'on a quelque chose à prouver. On n'a pas pu finir notre dernier match.
C'est ça, j'aurais vraiment aimé reprendre, puis comme finir ce match-là, puis voir si ça leur a donné quoi, parce que là, ça l'est juste fait enlever, j'ai l'impression.
[01:12:33] Speaker B: Ouais, c'est ça, c'est presque chien, là.
[01:12:35] Speaker A: Ouais, non, c'est ces chiens-là, ouais. Ouais, c'st ça, exact, damn.
[01:12:39] Speaker B: Ben écoute, allez leur chercher. Tu parles du Mexique. Je crois que le Mexique, présentement, son numéro 1.
sont classés numéro 1, le Mexique.
[01:12:48] Speaker A: Non, mais pour de vrai, quand je parle du flag avec les gens…
[01:12:50] Speaker B: J'en parle du soccer avec le Mexique,
[01:12:51] Speaker A: du flag football, le Mexique… Ouais, le Mexique, tu sais, je parle aux gens, puis ils me demandent «Ah, c'est quoi les meilleures équipes?» «Ah, on est vraiment forts, il y a les States qui sont forts.» Mais le Mexique, pour de vrai, ils sont vraiment forts. Puis les gens «Hein? Le Mexique?» Ouais, le Mexique, ils sont là, ils font partie des… Des meilleures équipes, oui.
[01:13:11] Speaker B: Ils ont une superstar, je pense, dans leur équipe. Est-tu mexicaine?
[01:13:16] Speaker A: Il y a la carrière arrière.
[01:13:18] Speaker B: C'est peut-être la Cubie, en fait.
[01:13:20] Speaker A: C'est ça, c'est peut-être la Cubie. Diana, oui.
[01:13:22] Speaker B: Exact, exact.
C'est une méchante superstar.
[01:13:26] Speaker A: Oui, elle est reconnue partout.
[01:13:28] Speaker B: Ah ben c'est ça, j'ai vu.
[01:13:29] Speaker A: Son visage est partout. C'est le visage du flague présentement.
[01:13:33] Speaker B: C'est-tu vrai?
[01:13:33] Speaker A: C'est elle qui a le plus de... Elle apporte beaucoup au sport. Puis justement, c'est le Mexique encore.
À le sens que Diana, je ne veux pas trop parler Pour elle non plus, je ne connais pas tant.
Ce n'est pas à moi de raconter Anne-Thonson Parco ou sa place dans le sport, mais oui, elle a une place très importante dans le sport et elle apporte beaucoup au sport.
Ça fait partie des gens qui sont le visage du flag, qui sont reconnus mondialement.
[01:14:11] Speaker B: C'est fou ça, parce que moi je la connais.
J'ai aucun rapport avec la famille.
Moi justement, la première fois que j'ai entendu parler d'elle, c'était l'été dernier quand vous aviez été en Chine, je crois.
En tout cas, ils avaient gagné, je crois.
[01:14:29] Speaker A: Oui, ils ont gagné en Chine. Mais l'an passé, quand j'étais en Chine, j'étais… Je passais le rang au Canada, je ne connaissais pas les joueurs des States, je ne connaissais pas les joueurs du Mexique. Je ne connaissais pas c'était qui Diana. Puis quand je disais ça, je ne sais pas c'est qui, je ne sais pas c'est qui Diana.
Non. Là aujourd'hui, je sais qui c'est. Quelqu'un qui me dit tu ne connais pas c'est qui Diana, j'aurais la même réaction.
[01:14:53] Speaker B: J'aime cette côte-là et je trouve que ça fit bien avec votre équipe.
seuls on va plus vite, ensemble on va plus loin.
Vous êtes 11, en fait vous êtes 12 dans l'équipe, 11 québécoises, très impressionnant, on représente le Québec au Canada, c'est le fun.
C'est quoi votre plus grande force d'équipe?
[01:15:18] Speaker A: Écoute, c'est le fait qu'on est un noyau, qu'on s'entend vraiment bien, qu'on est très, très, très, très soudés, mais aussi vu qu'on part de loin, puis qu'on a travaillé vraiment fort pour se rendre où ce qu'on est, puis pour avoir la reconnaissance aujourd'hui.
Tout le travail qu'on a mis là-dedans, c'est notre identité.
de un, qu'on est soudés en tant qu'équipe, mais de deux, d'avoir passé à travers tout ça puis d'avoir prouvé à de nombreuses reprises qu'on a notre place, qu'on mérite notre place, qu on est là.
Puis t'sais, on a passé à travers...
beaucoup de marde, de chaos, de changements, d'incertitudes.
On s'adapte continuellement, on est en train de s'adapter, que ce soit pendant qu'on est en training camp ou pendant qu'on est en tournoi.
Il n'y a rien qui nous est donné. On a vraiment à travailler pour tout ce qu'on a.
Donc, le fait d'avoir vécu ça et d'être autant soudés, je dirais que c'est les deux plus grosses forces de notre équipe.
[01:16:30] Speaker B: Tu me fais penser en disant ça, est-ce qu'il y a une ligue?
En fait, il y a-tu des ligues professionnelles qui s'en viennent?
[01:16:37] Speaker A: Bien, il y en a une qui est partie avec Phil Cutler, qui est partie ça, qui comptait trois équipes justement.
Il y en a d'autres qui sont en chemin pour l'année prochaine.
Mais oui, c'est quelque chose qui est en train de prendre de l'ampleur. C'est quelque chose qui est en train de se créer.
Ces autobouts-là, jamais, jamais, jamais j'aurais pensé qu'un jour j'aurais l'opportunité de jouer dans une ligue professionnelle de flag. Juste de le dire, je suis comme...
[01:17:08] Speaker B: C'est crazy.
[01:17:09] Speaker A: What the hell.
[01:17:10] Speaker B: Non, c'est ça, exact. Peut-être même être payé à jouer ton sport.
[01:17:13] Speaker A: C'est incroyable. Jamais, jamais, jamais, je n'aurais pensé que ça aurait été un débouché pour le flag, pour moi, d'être payé à jouer au flag.
C'est complètement fou. Je le dis et je ne réalise toujours pas que c'est une possibilité pour moi.
Donc, c'est incroyable de voir aussi que le sport est rendu là, l'évolution que ça a eu. Il y a une couple d'années, il n'y avait même pas de ligue universitaire. Il n'y avait pas de ligue universitaire.
Là, c'est rendu partout et ça l'a tellement grossi. Donc, de voir qu'on est rendu à ce point-là, à ce stade-là, c'est impressionnant et c'est beau à voir aussi.
[01:17:52] Speaker B: Est-ce que tu penses que je serais capable de survivre de jouer contre vous?
[01:17:58] Speaker A: Admettons…
[01:18:00] Speaker B: Au flag.
[01:18:01] Speaker A: de jouer contre nous en même temps avec une équipe de gars qui n'a jamais joué au flag de jouer contre
[01:18:06] Speaker B: nous, on va vous péter.
[01:18:08] Speaker A: Il n'y a aucun doute.
[01:18:12] Speaker B: Probablement, probablement.
Ce serait quand même ultra intéressant de voir ça.
Sûrement.
Une pétrise, ce serait quand même drôle à voir. Ce serait ultra drôle à voir aller courir. L'Allemagne.
Le premier tournoi de qualification pour les Jeux olympiques, 32 équipes, hommes et femmes, 19 pays différents.
Le Canada est présentement 4e mondial.
C'est quoi le mindset, excuse-moi, pour Düsseldorf?
[01:18:41] Speaker A: Dans le fond, cette année, il y a deux équipes qui se qualifient.
Les Américaines, eux, ils ont déjà leur place aux Olympiques parce que c'est eux qui hostent les Olympiques. Donc, eux, ils ont leur place assurée.
Donc, ils finissent derrière.
Eux, ils sont qualifiés pour les Olympiques. Après ça, c'est les deux premières équipes qui se qualifient. Donc si les États-Unis sont deuxième, c'est la première et troisième équipe qui se qualifie. Si eux y arrivent premier, c'est la deux et la troisième qui se qualifient cette année.
Donc il y a…
[01:19:14] Speaker B: Tout le monde veut battre les États-Unis.
[01:19:16] Speaker A: Oui, oui, oui.
Mais pour nous, L'équipe à battre c'est le Mexique parce que récemment, cet été, on a joué contre eux et on les a battus.
L'équipe à battre pour nous en ce moment c'est le Mexique, mais c'est sûr que les États-Unis ça reste autant un gros défi.
Il ne faut pas les prendre à la légère, aucunement. Ça reste une très très bonne équipe. Puis, dans le fond, c'est ça.
Il y a juste deux équipes qui se qualifient cette année.
Puis en 2028, il y a trois autres équipes qui vont se qualifier pour les Olympiques. Puis aux Olympiques, on va juste être dix équipes.
Donc...
[01:20:00] Speaker B: C'est fou, hein?
[01:20:01] Speaker A: Six équipes. Ce n'est pas beaucoup. Je serais sûre que j'aurais aimé plus d'équipes.
[01:20:04] Speaker B: C'est un petit tournoi olympique.
[01:20:05] Speaker A: C'est un petit tournoi, mais pour un début aux Olympiques, je vais le prendre.
[01:20:10] Speaker B: 100%.
[01:20:10] Speaker A: Si je suis capable d'être là, puis s'il y a six équipes, il y aura six équipes, puis ça va être ça. L'expérience. Puis si ça reste aux Olympiques en 2032 en Australie, puis qu'il y a 10, 12, je vais le prendre. C'est sûr que ça va bien cette année. Je ne verrais pas pourquoi qu'ils ne rajouteraient pas des équipes.
pour les prochaines années. Surtout que le niveau augmente.
Si on retourne dans le temps, j'ai l'impression que le gap entre les équipes bonnes et moins bonnes est plus gros.
Le plus qu'on avance dans le temps, le plus que ce gap-là se réduit, donc ça donne du plus beau flag à avoir.
Si une équipe se fait éclater, ce n'est pas le fun à avoir. Mais quand tu as une équipe serrée, c'est beaucoup plus le fun d'avoir.
En avançant dans le sport, je pense que justement, ce gap-là va se réduire et ça va donner lieu à plus de matchs de rivalité.
[01:21:08] Speaker B: En finissant, Laura, je t'ai parlé au début qu'il y avait mes invités qui ne pouvaient pas échapper à cette fameuse question-là.
Moi, je veux t'entendre.
Qu'est-ce que tu souhaites partager ici, présentement, à la prochaine génération d'athlètes féminines qui peut-être un jour souhaitent aussi participer dans l'équipe nationale?
[01:21:31] Speaker A: C'est vraiment possible. C'est vraiment possible, c'est atteignable.
et rester dans le sport, puis tu peux changer de parcours. Moi, j'ai changé. À 18 ans, j'ai choisi de prioriser le flag, mais avant, depuis 4 ans, j'avais joué au soccer.
Puis moi, dans ma tête, j'allais finir ma vie en jouant au soccer, puis j'allais être une joueuse de soccer. Puis là, aujourd'hui, je suis une joueuse de flag football. Donc, que ce soit au flag ou en gymnastique ou n'importe quel sport, c'est vraiment atteignable.
une fois que tu as un objectif en tête et qu'à chaque jour, tu te donnes pour cet objectif-là, c'est réalisable et il faut que tu y crois.
[01:22:11] Speaker B: Tout le monde, c'était le Game on Podcast.
Notre invitée, Laura Malimor. Merci d'avoir pris le moment de venir partager. C'était honnêtement vraiment bon.
[01:22:23] Speaker A: Merci à toi, j'ai vraiment aimé ça aussi.
C'était ma première expérience avec un podcast, donc c'était hot au bout. J'ai trippé.
[01:22:30] Speaker B: Nice.